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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Il est 14h, bonjour, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver pour votre édition du B-News
00:05du dimanche.
00:06Votre 14h-15h, c'est donc parti, je vous présente l'équipe qui m'accompagne dans quelques instants.
00:10Mais on commence comme d'habitude par un tour complet de l'information avec vous, Sandra Chumbo.
00:14Bonjour Sandra.
00:15Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:17Deux nouvelles personnes ont été interpellées la nuit dernière dans le cadre de l'enquête sur l'attentat des jouets
00:21contre le siège parisien de la Bank of America.
00:24La garde à vue du mineur interpellée la veille a été prolongée.
00:28Au total, trois personnes sont donc en garde à vue dans ce dossier,
00:31pour lequel le ministre de l'Intérieur a fait un lien avec la guerre au Moyen-Orient,
00:35tout comme Vincent Jambrun qui a dénoncé une volonté de vengeance après l'attentat des jouets hier à Paris.
00:42Le ministre de la Ville et du Logement était l'invité du Grand Rendez-vous ce matin sur CNews.
00:46Après avoir salué le travail des forces de l'ordre, il a évoqué un acte prévisible venant de certains groupes
00:52et pays à cause du conflit en Iran.
00:54Et puis on termine avec ces images de la 8e édition des 10 km des étoiles ce dimanche à Paris.
01:00C'est le rendez-vous incontournable du secteur de l'hôtellerie-restauration et du tourisme.
01:04Ils étaient des milliers de coureurs à prendre le départ sur la place du Palais-Royal pour rejoindre le pont
01:09de Birakel.
01:10Il paraît qu'il y avait quelques membres de CNews qui participaient. Vous êtes au courant de ça ?
01:14Ah non.
01:14J'ai entendu ce matin Elodie Huchard annoncer que certains salariés de CNews participaient à cette course.
01:18Ah oui, certains journalistes, oui. Il semble qu'Isabelle Piboulot y était.
01:21Ah, Isabelle Piboulot. D'accord. Vous n'avez pas le score ni le résultat ?
01:23Non, elle nous le dira tout à l'heure. Elle prend toutes les infos tout à l'heure.
01:26On lui posera la question. Merci beaucoup.
01:28Présentation de l'équipe du dimanche.
01:30Myriam Djabali-Larak, professeure d'économie et présidente de l'association Regarde Lycère, est avec nous. Bonjour.
01:35Bonjour. Axel Ronde, porte-parole CFTC Police, est avec nous. Bonjour.
01:39Bonjour Thierry.
01:39J'ai le sujet évoqué avec vous, évidemment. Alain Destex, sénateur honoraire belge, est avec nous. C'est un bonheur
01:44de vous avoir.
01:45Merci Thierry, à bientôt.
01:46Pour commencer, oui, à bientôt évidemment. Pour commencer, on va prendre la direction des Côtes d'Armor, si vous le
01:51voulez bien.
01:52Et on va retrouver un maire qui a décidé carrément de jeter l'éponge deux semaines, oui, deux semaines seulement
02:00après son élection.
02:01Et cela en raison d'attaque. Cela nous dit beaucoup, beaucoup de choses sur le climat qui règne après ces
02:06élections municipales.
02:07On ne cesse de vous en parler sur CNews. Nous sommes avec Olivier Pelland, maire de Montcontour, une petite commune
02:14de 700 habitants.
02:15Bonjour Olivier Pelland. Merci d'avoir accepté notre invitation sur CNews et dans ce mini-news du dimanche.
02:21C'est la première fois que vous vous exprimez à la télévision et je vous en remercie parce que ce
02:25n'est pas facile.
02:26J'ai beaucoup de questions à vous poser. Vous avez été élu, je le rappelle quand même, dès le premier
02:30tour avec un score incroyable de 53,19% des voix.
02:35Et vous, jetez l'éponge, puis je me permets de vous poser la question. Pourquoi, monsieur le maire ?
02:41Écoutez, tout simplement, depuis ma prise de fonction le 21 mars dernier, je ne sais pas si vous m'entendez
02:50bien, oui.
02:51Oui, donc j'ai pris mes fonctions le 21 mars à 10 heures et dans la nuit de samedi à
02:56dimanche, on a été victime de dégradation, dégradation au détail sur mon domicile, sur notre domicile.
03:04Donc voilà, j'ai alerté les services de gendarmerie. Dès le lendemain, j'ai déposé plainte.
03:10J'ai également réuni aussi mon équipe pour prévenir un petit peu de tous ces actes qui étaient à mon
03:18encontre quand même...
03:19Enfin, j'étais visé personnellement. Bon, déjà, pour mon épouse et ma famille, c'était un petit peu compliqué déjà
03:25la nuit.
03:26Et notamment, donc, dès jeudi après-midi dernier, mon véhicule qui était stationné, puisque j'étais en mairie toute l
03:33'après-midi, a été vandalisé, véhicule tout neuf,
03:38ben voilà, des rayures, etc., sur les portes. Donc voilà, cela fait beaucoup. Ce niveau impact familial, c'est aussi
03:45sur le mental de la famille et moi-même, c'est compliqué.
03:48Tout simplement, je ne vois pas comment je peux m'engager dans un mandat et décider et avoir des projets
03:56et dans la crainte que la poule vente,
03:59que toujours, enfin voilà, que quelque chose y ait de se passer dans mon bien, dans mon bien personnel.
04:06Et on voit, pendant que vous parlez justement, les images de votre véhicule, les tags. On voit Ogec.
04:13Vous êtes clairement visé. Pourquoi Ogec ? Parce que vous avez alloué une subvention, c'est cela ?
04:18Alors, pour l'instant, je veux dire que je n'ai rien à louer, puisque pour l'instant, je ne
04:22fais que de prendre en début de mandat.
04:24C'est une subvention qui existe déjà depuis plusieurs mandats, 4 voire 5 mandats.
04:31Donc voilà, cette subvention, elle est de 30 000 euros. Durant la campagne, avec mon équipe, on a été tout
04:37à fait clairs et d'accord là-dessus.
04:40On la maintiendrait. On n'a pas dit qu'on allait l'augmenter, on a dit qu'on la maintiendrait
04:44pour que les véhicules soient viables,
04:46puisque si nous supprimons cette subvention, l'école n'est plus viable.
04:51Donc voilà. Après, il y a deux écoles sur mon compte. On a une école publique, une école privée.
04:56On n'a pas de partie, je n'ai pas de partie, moi-même, mes enfants et j'étais au
05:00niveau de l'école publique.
05:01C'est juste pour l'intérêt de la commune de conserver ces deux écoles et pour nos enfants surtout.
05:06Vous avez le sentiment que c'est vous et vous seul qui êtes visé, Olivier Pelland, parce que personne dans
05:12votre équipe n'a subi les mêmes choses ?
05:16Oui, justement. Si je n'étais pas le seul visé, il y aurait eu d'autres dégradations chez d'autres,
05:21je pense, de mon équipe.
05:23Aujourd'hui, ce n'est pas le cas du tout. Alors, il faut savoir que j'ai connu des faits
05:27similaires.
05:28J'ai déjà été élu entre, j'ai commencé en 2008 en tant que conseiller municipal et en 2014, je
05:35suis repassé, mais toujours conseiller municipal.
05:38Nous n'avions pas la majorité et pendant le mandat, il y a eu un changement de majorité.
05:42Je suis passé le 1er à juin, donc en 2016, les mémoires, et j'avais été déjà vandalisé à mon
05:47domicile sur mon bien, sur ma voiture qui avait été aussi incendiée en début de partie de nuit.
05:54Donc, voilà, et ces faits se reproduisent dès ma prise de poste.
05:59Pour moi, c'est vraiment clair que c'est moi qui sois, moi et ma famille, parce qu'on est
06:05quand même tous dans le même bateau.
06:07Alors, vous avez déposé plainte, Olivier Pelland, et je vous écoute et je vous remercie encore une fois d'avoir
06:11accepté de témoigner,
06:12parce que c'est très courageux vu ce que vous vivez en ce moment, et je suppose que ce n
06:15'est pas facile.
06:16Votre commune, c'est 700 habitants.
06:18Est-ce que quand on voit ces tags, etc., est-ce que vous avez une petite idée des gens qui
06:22auraient pu commettre ce genre de geste,
06:26à mesure où c'est aussi politique, quoi ? On vous reproche potentiellement d'aider des écoles, etc., etc.
06:34Oui, tout à fait. Après, nous, on est vraiment, on est sans parti politique, on est sans étiquette, on est
06:39vraiment pour l'intérêt de la commune.
06:43Les deux écoles, pour nous, elles sont viables et elles méritent d'exister, notamment pour attirer des familles,
06:48et aussi, surtout, pour notre commerce de ruralité, puisque les écoles apportent beaucoup au commerce,
06:54et donc il est important de préserver.
06:58Maintenant, je ne sais pas quoi dire sur le GEC, moi, personnellement, je suis pour les deux écoles,
07:04que je n'ai pas de partie plus l'une que l'autre. Il ne faut que tout le monde
07:08y trouve son compte.
07:09On vous sent profondément touché, on le saurait à moins, Olivier Pellan, et on le voit, il y a un
07:14grand nombre d'élus qui jettent l'éponge,
07:16et je trouve que votre cas est assez symbolique, vu le climat ambiant que nous décrivons depuis ces élections municipales.
07:27Oui, c'est la démocratie, chacun peut s'exprimer, chacun est libre de penser et d'avoir ses opinions,
07:34mais de là de s'attaquer à des biens personnels, je trouve que ça impacte énormément la famille, psychologiquement et
07:41moralement.
07:42Après, on pourra me traiter, me dire que je suis un lâche, que je suis… voilà.
07:47Mais pour moi, non. Déjà, j'ai toujours été engagé dans la commune, puisque je suis aussi sapeur-pompier depuis
07:5634 ans,
07:57donc au service des autres, donc je sais que je donne de mon temps, j'ai envie de donner de
08:01mon temps.
08:02Mais voilà, on ne veut pas recevoir en échange des menaces pareilles, même si ce n'est que des taxes,
08:09comme on l'a dit, ce n'est que des taxes, ce n'est que du bien. Après, on travaille
08:12tous, on travaille pour gagner notre croûte,
08:16pour investir dans une maison, pour investir dans… Donc voilà, dégrader, je trouve que c'est aberrant.
08:21Et puis vous me le disiez, on a échangé juste avant cette émission, l'un de vos fils vit très
08:26mal à cette situation.
08:28Oui, tout à fait. Même s'il a 19 ans, c'est lui qui a découvert les taxes, qui…
08:34Aujourd'hui, le soir, dès qu'il entend un bruit, dès qu'il rentre, il se dit « il faut
08:38que je reste là,
08:38je ne sors plus », parce que, ben voilà, ils vont peut-être revenir faire des taxes,
08:42donc il faut que je sois vigilant, il faut que je veuille sur vous, enfin voilà.
08:44Et puis même nous, je vais vous dire, depuis, les nuits sont courtes.
08:49Donc là, vous jetez l'éponge, c'est clair, net et précis, ça ne vaut pas le coup, c'est
08:53ça que vous vous dites, évidemment.
08:55Alors, je ne veux pas me dire que ça ne vaut pas le coup, parce que ça serait dommage de
09:00dire ça.
09:01Mais je ne me vois pas, aujourd'hui, déjà, commencer le mandat en ayant ce genre d'incivilité,
09:07décider des choses et d'avoir la boule au ventre et d'avoir, enfin, de me détruire à la santé,
09:12parce que je vais être dans la crainte.
09:14Dès qu'on va décider quelque chose, dès qu'on va appliquer quelque chose, on va se faire,
09:18mais, ou je vais me faire plutôt, parce que c'est quand même moi qui faisais et qui prend les
09:23coups, ce qui est normal.
09:25Olivier Pelland, restez avec nous, parce que Myriam Djabali à l'Arak, il y a une question à vous poser.
09:29Oui, en fait, vous y avez, bonjour, monsieur le maire, vous y avez partiellement répondu.
09:34En fait, je me disais, avec cette démission, c'est quoi ? C'est de la résignation, de la peur,
09:38de se dire, ce n'est pas la peine, c'est la République qui recule ? C'est quoi le
09:41message, en fait ?
09:43Non, moi, tout simplement, c'est de me protéger, protéger ma famille.
09:47D'accord.
09:48Je ne veux pas vivre dans l'inquiétude et toujours de savoir ce qui va se passer ou ce qui
09:53peut se passer.
09:54Et ce qui est important, Olivier Pelland, c'est que le préfet vous a soutenu, l'Association des maires de
09:59France aussi,
10:00et ça vous fait chaud au cœur, et ça, c'est important de le dire aussi.
10:03Oui, je tiens quand même à remercier monsieur le préfet, ainsi que l'Association des maires de France,
10:09qui ont vraiment été là dès le départ, et aussi, je dirais, toute l'agglomération du pays de Saint-Brieuc
10:15et de l'enval de terre et maires,
10:16qui est actuellement toujours comme président, avec Thierry Andrieux,
10:20et tous les maires des communes qui m'ont quand même soutenu et envoyé des messages de soutien,
10:24qui comprennent très très bien ma décision, et je tiens à remercier.
10:29Et je voudrais remercier aussi le major Perruchon et toute l'équipe de gendarmerie de mon contour,
10:34qui ont été présents et à nos côtés, et qui sont encore là aujourd'hui.
10:40Dernière question, est-ce que vous avez un message à délivrer, notamment pour sans doute des maires qui nous regardent,
10:46est-ce que vous avez un message particulier à délivrer, Olivier Pellan, après ce que vous venez de vivre ?
10:51Après, je pense qu'on est tous différents, on a tous des façons de voir les choses.
10:59Notamment aujourd'hui, j'ai reçu des mails, surtout deux mails de maires qui ont démissionné il y a quelques
11:05années,
11:06qui étaient dans la même situation, et qui m'expliquaient un petit peu aussi leur raisonnement,
11:12et qui correspond tout à fait au mien.
11:14Donc voilà, aujourd'hui je ne peux pas dire, je ne peux pas, mais je trouve ça dommage de s
11:18'attaquer directement à quelqu'un.
11:21Écoutez, merci beaucoup Olivier Pellan, c'est trop très courageux de votre part d'avoir accepté de témoigner, je vous
11:26en remercie.
11:27Je vous souhaite bon courage, parce qu'évidemment, ce n'est pas facile à vivre,
11:31et vous êtes dans une petite commune de 700 habitants, faut-il le rappeler, 700 habitants.
11:35Bon courage à vous, et merci pour ce témoignage très fort, Olivier Pellan.
11:39Ça nous dit quelque chose de ce que nous vivons actuellement.
11:42Oui, mais vous savez, les policiers aussi, nous vivons la même chose.
11:46C'est pour ça que je m'adresse à vous d'ailleurs, Axel Ronde.
11:48C'est bien, 160 policiers hors service sont agressés chaque année.
11:52Eux aussi, ils ont la boule au ventre, malheureusement.
11:56C'est le climat d'ultra-violence qui s'abat sur notre pays,
12:00et les représentants de l'État, ils font les frais de leurs devoirs au final.
12:06Et ce maire a choisi de lâcher, de jeter l'éponge.
12:10C'est compréhensible, puisqu'il a déjà été victime par le passé.
12:15Au bout d'un moment, ça suffit.
12:17Si vous voulez, quand vous n'avez plus, vous n'avez pas vraiment eu de réponse,
12:20que ce soit au niveau de la justice, parce que malheureusement, elle-même est sinistrée,
12:24et n'a pas les moyens de rendre des décisions de justice cohérentes,
12:29avec le manque de place en prison et le manque de réponse pénale,
12:34on se retrouve avec des individus qui sont extrêmement violents,
12:38qui basculent dans la criminalité et qui n'ont plus peur d'attaquer des maires.
12:42Alain, très rapidement, on va aller à Fresnes.
12:45Tout d'abord, il faut rendre hommage à ces maires,
12:48surtout dans les petites communes qui font ça, c'est quasiment du bénévolat.
12:51Ça leur prend des heures de faire ce travail, c'est de plus en plus compliqué,
12:56non seulement avec la violence, mais avec la bureaucratie,
12:59les lois qui se multiplient, etc.
13:00Mais au-delà de ça, il faut essayer de comprendre ce qui se passe,
13:05et pas seulement dans cette commune, mais de façon plus générale.
13:08En fait, cette violence, elle est d'extrême gauche.
13:12C'est l'extrême gauche qui organise cette violence.
13:15Pourquoi ? Parce que contrairement à ce qu'a dit ce maire,
13:18on n'est précisément plus dans la démocratie.
13:20On est dans une tentative d'annihiler, de détruire la démocratie,
13:24de le faire emporter, la violence.
13:27Et en fait, on est dans une logique, si vous voulez, de type révolutionnaire.
13:30C'est-à-dire qu'il faut imposer son agenda politique par la force,
13:34par la rue et non plus par les urnes.
13:36C'est extrêmement grave.
13:38C'est un changement de société, c'est un changement de paradigme,
13:41et malheureusement, l'État n'y répond pas vraiment.
13:43On va justement parler de ce qui s'est passé à Frennes,
13:47la mairie de Frennes, qui a été saccagée.
13:49Les habitants, vous le comprenez aisément, sont particulièrement inquiets.
13:54Un incident qui n'a pas empêché la tenue du conseil municipal,
13:58c'était hier après-midi.
13:59L'une de nos équipes était sur place.
14:01Regardez le reportage de Manon Varaldo, Antoine Durand et Chloé Tarka.
14:06Devant la mairie de Frennes, les forces de l'ordre sont toujours présentes ce samedi.
14:11Il est un peu plus de 21h30, vendredi soir, lorsque les dégradations sont commises.
14:16Le hall d'accueil de la mairie est vandalisé en plein centre-ville.
14:20A quelques mètres de là, les dégâts sont encore visibles.
14:24Cette auto-école a eu ses vitrines brisées.
14:26La banque voisine a, elle aussi, été prise pour cible.
14:29C'est vraiment choquant de savoir qu'il y a des personnes qui osent avoir un rapport de violence envers
14:38la commune.
14:39Malgré ces dégradations, le conseil municipal a bien été maintenu.
14:43Le nouveau maire Les Républicains, Christophe Carlier,
14:46élu face à la sortante socialiste Marie Chavanon,
14:49assure vouloir éviter toute récupération politique.
14:52Je déplore évidemment les incidents qui ont eu lieu hier en mairie.
14:56Il ne faut pas les chercher.
14:57Je veux simplement rassembler, rassurer.
15:00L'émotion est également vive pour le ministre de la Ville et du Logement,
15:04ex-maire d'une commune limitrophe.
15:06Ça nous a glacé le sang.
15:07Vous imaginez pour moi et mes équipes qui ont connu les émeutes de 2023,
15:12qui ont été jusqu'à attaquer mon propre domicile,
15:15ça a donné une terrible impression de déjà-vu.
15:18De son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a dénoncé une attente à la République,
15:23assurant que tout était mis en œuvre pour identifier et interpeller les auteurs.
15:28Et Vincent Jambrin, qu'on a vu dans le sujet, qui était notre invité dans le grand rendez-vous politique
15:33européen,
15:34c'est News Les Echos.
15:35Vous vous souvenez qu'il avait été victime lui-même au cours des émeutes.
15:39C'était en 2023 où sa famille avait été victime de violences.
15:45Et on voit tout ça sur ces images.
15:48Je vois que l'on évoque également maintenant ce qui se passe depuis plusieurs jours à Rieux-la-Pape,
15:54dans la banlieue de Lyon.
15:55Rieux-la-Pape en proie à des nuits de violence.
15:58Regardez cette séquence assez significative.
16:01Vous allez réagir là-dessus, Axel Ronde.
16:03Évidemment, regardez un petit peu ce qui se passe.
16:05Écoutez également les propos.
16:08On vous a fait un petit patchwork de tout cela.
16:10Regardez.
16:11Sous-titrage Société Radio-Canada
16:43Bon voilà, les scènes de violence, les propos, il y a du rap, il y a tout ça.
16:48Alors je le rappelle quand même, je le dis à nos téléspectateurs qui nous regardent,
16:52le prétexte de ces violences serait la morfure d'un jeune par le chien d'un policier municipal.
17:00Et d'ailleurs, Mathieu Vallée avait réagi à travers un tweet.
17:04On va découvrir le tweet de Mathieu Vallée prétextant la blessure d'un jeune par le chien d'un policier
17:10municipal.
17:11Des hordes de voyous sème.
17:12Le chaos depuis quatre jours a eu lieu, la pape est aux villes voisines, voiture brûlée, dégradation, attaque contre les
17:17forces de l'ordre.
17:18Tout est prétexte pour casser et agresser.
17:20Une enquête est en cours.
17:21Mais dans la Nouvelle-France, certains préfèrent rendre leur justice dans la rue sans foi ni loi, etc.
17:27Soutien évidemment aux policiers mobilisés.
17:29Je ne vais pas tout vous lire.
17:30Mais voilà en gros le tweet de Mathieu Vallée.
17:34Axel Ronde.
17:35Encore une fois, on voit que tout est prétexte pour semer le chaos.
17:40On voit bien que ces violences urbaines sont le fait d'individus qui veulent gagner du terrain,
17:47gagner leur quartier au final et vont imposer leurs propres règles et leurs propres lois.
17:51On sait très bien que c'est le narcotrafic qui est derrière.
17:54Donc toute cette pression, toute cette mafia qui s'installe et toute cette économie parallèle qui est dedans
17:58font que les policiers dérangent.
18:00Donc ils vont chercher le moindre prétexte pour s'attaquer, pour dégrader, pour marquer leur territoire
18:07et dire qu'ils sont ici chez eux, que c'est leur propre règle, c'est leur propre loi.
18:12Et la police nationale ou municipale n'a rien à faire ici.
18:15Et ils vont avoir des comportements extrêmement dangereux, extrêmement violents vis-à-vis des fonctionnaires de police.
18:22Les policiers vont être encore blessés.
18:24Je rappelle qu'il y a 20 policiers qui sont blessés chaque jour dans notre pays
18:26par des actes de violence extrêmement graves.
18:29Je rappelle qu'à Brest, par exemple, vendredi soir, un fonctionnaire de police a été poignardé.
18:35Il a eu 30 jours d'ITT, suite à un individu qui a refusé son interpellation parce qu'il menaçait
18:41des gens.
18:41Donc on voit tous les jours, tous les jours, il y a des rixes, des violences.
18:46Et encore une fois, c'est la police et les policiers qui sont souvent d'ailleurs des cibles
18:49et qui sont souvent désignés comme les potentiels responsables et les coupables.
18:54Donc ça, on n'en peut plus.
18:55Là, c'est les policiers municipaux.
18:57Mais au-delà de ça, c'est les forces de l'ordre.
18:59On est tous solidaires, on est tous pareils, on fait le même métier.
19:01On est là au service des citoyens et on essaye de maintenir à bras le corps, la République.
19:07Et malheureusement, c'est très difficile avec l'état actuel de cette violence.
19:11Avec Tadny Atelier qui prépare cette émission,
19:13mais écoutez, on vous a senti une image de ce qui se passe au Salvador,
19:16qui est le sort réservé au Salvador.
19:18Alors évidemment, ce n'est pas la même ampleur, évidemment.
19:21Mais au moins, une chose est sûre, c'est que ça marche.
19:24Regardez ces images de prisonniers, des narcotrafiquants tassés dans des prisons.
19:31Et conséquence, la sécurité a sérieusement baissé.
19:34Nous, en France, on n'en est pas là.
19:38Loin de là.
19:38Et peut-être qu'on perd un certain laxisme dans ce domaine.
19:41Quel est votre regard à l'intérêt de ce texte ?
19:43Mais vous savez, le ministre de l'Intérieur dit que c'est une atteinte à la République.
19:47Non, ce n'est pas une atteinte à la République.
19:49C'est l'échec de la République.
19:51C'est l'échec de toutes les politiques de la République depuis 30 ou 40 ans.
19:55C'est l'échec de la politique de la ville,
19:57parce que toutes ces villes ou ces banlieues ont été inondées de fonds publics.
20:01C'est tout l'échec de la politique d'abord d'assimilation,
20:05dont on ne parle même plus, mais désormais de la politique d'intégration,
20:08puisque désormais, le mot à la mode, c'est l'inclusion.
20:11Donc, c'est un échec total.
20:12Et effectivement, c'est aussi le laxisme,
20:14alors non pas, M. Ronz, de la police, mais de la réponse judiciaire.
20:19Vous savez que dans certains États américains,
20:21après trois atteintes aux personnes, c'est la prison à vie.
20:26Aujourd'hui, que risquent ces délinquants qu'on voit ?
20:29Ils risquent une peine d'intérêt général, une amende,
20:32éventuellement un court passage en prison.
20:34Donc, l'effet dissuasif ne joue plus.
20:38Et la récidive est un problème majeur aujourd'hui de la politique pénale.
20:41Et Gérald Darmanin s'exprime en longueur chez nos confrères du Parisien.
20:45Le ministre de la Justice évoque l'état de la société et la violence politique du moment,
20:50celle que nous commentons d'ailleurs depuis la fin de ses municipales.
20:55Et concernant ce qui s'est passé à la mairie de Fresnes,
20:57c'est pour lui inacceptable.
20:58Il condamne ses actes.
20:59Avec la volonté du peuple souverain, doit être toujours respecté, dit Gérald Darmanin.
21:04Un mot rapide avant de partir en pause pub, Myriam ?
21:07Il y a un vrai climat pré-révolutionnaire.
21:09On le sent avec une montée de la tension sociale qui s'exprime,
21:12de toute façon toujours assez agressivement.
21:14Mais à chaque fois avec des motifs différents.
21:16On l'a vu à mon contour.
21:18Le maire, c'est des pressions individuelles, de l'intimidation.
21:21Ce n'est pas l'institution qui lâche, c'est les élus locaux qui craquent.
21:24À Fresnes, c'est l'autorité elle-même qui est, et là c'est une grande ville.
21:28Alors pour le coup, mon contour, c'est tout à fait à son honneur
21:30parce que les indemnités sont très faibles.
21:32À Fresnes, c'est l'autorité institutionnelle qui lâche.
21:35Et puis le ministre de l'Intérieur fait un état tout à fait clair.
21:38Simplement, je pense que les solutions qu'il donne sont incomplètes.
21:42Effectivement, il y a la partie juridique, judiciaire,
21:45avec tout de suite une réponse et une réponse immédiate avec une sanction immédiate.
21:50Mais il y a aussi tout l'aspect social qu'il faut reprendre en compte.
21:52Non mais le problème, c'est que ces autorités sont dans le commentaire.
21:55On attend de l'action, de la réponse et pas de l'indignation.
21:59Mais moi, ce qui m'inquiète, c'est qu'on va enchaîner très rapidement vers les présidentielles
22:04et que je me dis que vu ce qu'on vit là, après les municipales,
22:08waouh, ça promet !
22:09Mais vous savez, les causes politiques sont également importantes.
22:11La polarisation du débat contribue à cette violence-là sociale.
22:15Alors justement, on va marquer une première pause et on reviendra.
22:18Je vous conseille, mais je suis sûr que vous l'avez fait, d'avoir lu le journal du dimanche
22:24avec une enquête passionnante, enquête sur la France et les filles.
22:28On va revenir là-dessus et puis sur certaines passations encore avec des scènes totalement lunaires.
22:34Mais restez avec nous, restez-nous fidèles.
22:35Merci beaucoup et à tout de suite.
22:39Il est 14h30, merci de nous accueillir.
22:41Prenez place, c'est la deuxième partie de votre mini-news de ce dimanche.
22:45On continue avec un nouveau tour d'horizon de l'information avec vous, Sandra Chumbo.
22:49L'Iran menace de prendre pour cible le porte-avions USS Abraham Lincoln.
22:54S'il venait de s'approcher à portée de tir, je cite le chef de la marine de l'armée
22:59iranienne,
23:00« Nous vengerons le sang des martyrs du navire Bena en lançant différents types de missiles mer-mer ».
23:05Il faisait référence à la frégate iranienne coulée par les États-Unis le 4 mars dernier.
23:10Un peu plus tôt ce dimanche, l'Iran a aussi menacé de frapper les universités américaines au Moyen-Orient
23:15en représailles à des frappes qui ont, selon eux, endommagé deux universités en Iran.
23:20Téhéran a également revendiqué aujourd'hui des attaques contre deux des fonderies d'aluminium
23:24les plus importantes du monde au Bahreïn et aux Émirats arabes unis.
23:27Et puis le Pakistan reçoit ce dimanche et demain les chefs de la diplomatie saoudienne, turque et égyptienne
23:34pour évoquer la situation au Moyen-Orient avec cette guerre qui en a son 30e jour.
23:39Le président iranien Massoud Pézéchkihan a salué les efforts de médiation d'Islamabad
23:43pour mettre fin à la guerre avec les États-Unis et Israël.
23:47Merci beaucoup ma chère Sandra. Nous poursuivons nos échanges.
23:50On va parler, pardonnez-moi, de la bordalisation, vous m'autorisez le terme,
23:55de cette vie politique en ce moment, les installations des nouveaux conseils municipaux.
24:02Et je vous conseille encore une fois de lire le journal du dimanche
24:06avec cette enquête ô combien passionnante, enquête sur la France insoumise, la France LFI,
24:11notamment ces témoignages de plusieurs maires sortants qui ont été insultés, chahutés,
24:17chassés de leur mairie par les partisans de la Nouvelle-France.
24:21En moins d'une décennie, Jean-Luc Mélenchon a effectué, c'est le moins qu'on puisse dire,
24:25un virage à 180 degrés, notamment sur les questions de laïcité ou du communautarisme.
24:31On voit tout ça avec Alexis Prince et on poursuit nos échanges avec nos invités.
24:36Moi je considère que c'est un traitement dégradant, primo.
24:39Secondo, je considère que c'est une provocation d'un certain nombre de milieux intégristes contre la République.
24:44Une autre époque, voilà d'où semblent provenir ces propos de Jean-Luc Mélenchon sur le voile intégral
24:50et sur le simple foulard comme soumission au patriarcat,
24:53à l'heure où des élus de liste LFI siègent en conseil municipal voilé, comme à Meaux ou à la
24:58Courneuve.
24:58Bien avant la Nouvelle-France, celui qui est devenu entre-temps leader des insoumis
25:02a acté de longue date son changement sur les questions communautaires,
25:05imposant dès 2020 l'idée de créolisation jusqu'à forger le concept phare de ces municipales.
25:10Vous voyez, le concept de Nouvelle-France embrase tout ça
25:14et fait de la souffrance de ne pas être de la bonne société, de la bonne catégorie sociale,
25:21de ne pas avoir la famille qui a fait les grandes études, etc.
25:24La fierté de dire « je m'y mets ».
25:26Et qui dit Nouvelle-France acte aussi l'existence d'une ancienne,
25:29oppresseuse des minorités, que l'on n'hésite pas à chasser une fois battue dans les urnes.
25:33Ici un maire exfiltré à Mante-la-Jolie.
25:36Là, l'édile sortant de Saint-Denis hué et sifflé au conseil municipal.
25:41Ou encore à Creil, l'ex-mère socialiste insultée, humiliée.
25:45Le fait que je sois une femme, évidemment, le fait que je ne sois pas musulmane,
25:50ce qui s'est traduit par des insultes, on va traiter de mécréantes.
25:55Place désormais à la pratique dans ces villes dites laboratoires pour la France insoumise,
25:59qui malgré une réelle percée, a largement perdu les deux seules mairies qu'elle détenait à l'issue de ces
26:04municipales.
26:05Voilà, avant de vous faire réagir, j'aimerais vous faire écouter Mathilde Panot,
26:10de la France insoumise, sur toutes ces affaires.
26:14Réaction sans surprise, enfin vous allez me le dire, mais sans surprise.
26:18L'autre polémique, ce serait les violences qui auraient été exprimées contre des maires sortants,
26:24notamment parce que certains des maires sortants se sont fait huer par des habitants.
26:29Alors déjà, première chose, ces attaques viennent à la fois de l'extrême droite,
26:33jusqu'à là aussi Gabriel Attal et Yael Brunpivet,
26:35en qualifiant des maires d'insoumis parce qu'ils sont noirs de peau,
26:39alors que ce ne sont pas des maires insoumis à certains endroits.
26:43Donc ça, c'est la première chose, preuve d'un racisme là aussi crasse.
26:46Et puis la deuxième chose, c'est qu'ils devraient regarder un peu dans l'histoire,
26:50par exemple Valéry Giscard d'Estaing, lors de la passation de pouvoir en mai 1981,
26:55lui aussi a été hué en quittant l'Élysée.
26:57Et donc, je veux dire, il n'y a rien de grave dans le fait qu'un maire soit hué
27:03à un moment
27:05sans aucune violence physique.
27:07Et par ailleurs, ce sont des mensonges qui sont répétés les uns après les autres.
27:11Alain Destex, pas de surprise, je l'avais annoncé avant.
27:15Oui, oui, vous l'aviez annoncé avant, mais on n'est pas dans…
27:18Je vais être assez dur, on n'est pas dans une nouvelle France.
27:21On est dans un laboratoire d'un pré-califat islamique et communiste.
27:28On est dans un nouveau modèle social et politique qui va combiner des éléments de communautarisme,
27:34d'islamisme, de racisme ou de racialisme et de communisme.
27:38Pourquoi de communisme ?
27:39Parce qu'en dehors de la tolérance qu'il y aura vis-à-vis de l'islam,
27:44moi je serais curieux de savoir si la République n'interdit pas le port du voile
27:48aux conseillères municipales musulmanes, combien de conseillères municipales musulmanes
27:53oseront encore ne pas porter le voile demain.
27:56Et du communisme, parce qu'on sera à la fois dans des politiques collectivistes,
28:01mais aussi dans la violence qui est une caractéristique du communisme.
28:06M.Yam, votre réaction ?
28:07En fait, quand Mathilde Panot dit « ce n'est pas très grave qu'un maire soit eu en sortant
28:11»,
28:12c'est quand même le signe justement de cette montée de violence.
28:15On ne peut pas dire qu'ils ne sont pas responsables.
28:17Et le pire, c'est que c'est dans les mairies où justement le débat poétique
28:21et la campagne ont été très violents.
28:23Ensuite, cette histoire de Nouvelle-France, de LFI, ce n'est pas une description,
28:27ce n'est pas non plus un projet, c'est une stratégie électorale finalement de mobilisation
28:32qui fait suite à un bilan plutôt mitigé de LFI sur ces municipales.
28:37C'est une théorie, j'ai regardé, j'ai lu un peu, de ciblage électoral,
28:42mais aussi de conquête sociologique, parce que ça transforme un petit peu l'électorat.
28:46Vous avez parlé de laboratoire et ça peut être exact dans certains cas.
28:50Et puis finalement, ils ne cherchent pas à convaincre, ils cherchent à mobiliser
28:52parce qu'il se dit qu'une minorité très mobilisée peut faire plus de mal
28:56qu'une majorité plutôt dissoute.
28:59Là et aujourd'hui, c'est le cas parce qu'on est dissous sur le candidat.
29:02Et la responsabilité de LFI est encore plus grave parce que je pense qu'elle contribue réellement
29:08à cette montée de violence, à cette tension sociale aujourd'hui.
29:10La République, la démocratie en France permet de s'exprimer par les urnes,
29:14elle permet également de s'exprimer de manière pacifique.
29:16Ce nouveau mode de communication est dangereux.
29:19Elle est dangereuse pour nos sociétés, elle est dangereuse dans nos villes,
29:21elle est dangereuse pour nos jeunes par rapport au schéma de sociétés qu'on leur renvoie.
29:25Et puis quels signaux on envoie aux Français ?
29:27Mais quels signaux on envoie aux Français ?
29:28Déjà qu'ils sont un peu fans de la politique,
29:32mais là c'est une bordélisation avec un grand B majuscule.
29:35Il n'y a plus de respect, il n'y a plus rien.
29:37Et quand Mélenchon parle de rats crevés ou d'insectes ou de parasites,
29:44il déshumanise l'adversaire.
29:46On n'est plus dans un adversaire politique, on est face à un ennemi politique.
29:50Et quel est le sort qu'on réserve à un moustique, à un rat ?
29:54On l'assassine, on l'illimine.
29:57Donc on est vraiment au niveau du vocabulaire
30:00dans quelque chose d'extrêmement grave de déshumanisation de l'adversaire.
30:05Très rapidement.
30:06Ce qui est curieux, c'est que Mme Pannot parle d'une nouvelle France
30:12et elle fait une référence à l'ancienne France des années 70
30:14en parlant de Giscard d'Estaing.
30:17Donc c'est assez curieux en parlant de nouvelle France en utilisant ça.
30:21Et au-delà de ça, moi ce que je trouve assez incompréhensible,
30:24on nous parle de laïcité sur les crèches
30:28et les mairies ne peuvent pas mettre de crèche à Noël.
30:30Et là, vous avez des personnes qui ont le droit de, qui font partie du conseil municipal,
30:35venir avec des signes distinctifs religieux.
30:38Donc les Français n'y comprennent plus rien aussi.
30:40On va en parler justement.
30:42À dire également dans le JDD ce qui s'est passé dans la commune de Billy-Montigny.
30:46C'est dans le Pas-de-Calais.
30:48Le nouveau maire est âgé tout juste de 21 ans.
30:51Il est RN.
30:52Il a renversé une véritable dynastie locale.
30:56La communauté occupée par le parti communiste auparavant.
31:01Il y a eu des insultes, des coups de portée.
31:03Le nouveau maire, son nom c'est Yanis Godilla,
31:06a dû être placé sous protection policière.
31:09On en est là.
31:10Et justement, on va voir cette petite séquence.
31:13On n'arrête pas de progrès.
31:15On va aller du côté de la Courneuve.
31:17Regardez cette petite séquence à la Courneuve.
31:19Le nouveau maire est édifié.
31:21Et je vous laisse regarder cette séquence.
31:23Et cet élu voilé qui est chaleureusement applaudi.
31:26Et ça fait sens à ce que vous venez de dire justement mon cher Axel Ronda.
31:35Madame Amina Abal.
31:36Abal.
32:13Voilà, ça va être bien dans le sens de ce que vous venez d'évoquer.
32:16On nous parle de laïcité, de neutralité de la fonction publique.
32:21Ce qui est très bien, c'est la République.
32:22Et on se retrouve avec des élus qui ont le droit de porter des signes distinctifs.
32:26En tous les cas, je n'ai pas entendu le préfet agir,
32:29puisqu'il a les moyens d'agir sur un conseil municipal qui ne serait pas valide.
32:34Ou en tous les cas, qui ne représenterait pas les valeurs de la République.
32:37Et nous, on est très attachés justement aux valeurs de la République en étant policiers.
32:41C'est notre essence même pour ça qu'on fait ce travail.
32:46C'est protéger la République et défendre les citoyens qui se font agresser.
32:52Et quand vous avez des mairies qui veulent à Noël mettre une crèche et qu'on leur dit
32:56« Non, vous n'avez pas le droit de la mettre parce que c'est une neutralité du service public.
32:59Et vous devez l'enlever. S'ils le refusent, ils sont condamnés pénalement. »
33:04Enfin, pas pénalement, mais piquénièrement.
33:05Ils doivent payer des amendes.
33:07On ne comprend plus rien.
33:09Alors, j'aimerais vous remontrer, Tania va nous remontrer avec les équipes de la régie,
33:13les images avant les applaudissements.
33:15Mais regardez le nombre de femmes voilées dans l'Assemblée.
33:19On va le voir, regardez.
33:20Mais regardez, les images se passent de commentaires.
33:25Ce ne sont plus des images de la France avec ces femmes voilées.
33:30Il faut toujours rappeler que le voile est le signe dans l'islam de la soumission de la femme.
33:36C'est le signe le plus tangible de l'inégalité entre les hommes et les femmes.
33:40Et ça n'a aucun sens d'interdire le port du voile islamique à l'école
33:45et de l'autoriser pour des personnes qui représentent l'autorité publique
33:50dans une république qui se veut officiellement laïque.
33:54Miriam, quand vous voyez ces images, qu'est-ce que vous dites ?
33:57Il faut se poser la question du cadre législatif.
33:59Alors, en Angleterre, aux Etats-Unis, ça n'aurait pas du tout posé de problème
34:03parce qu'on a l'habitude.
34:04Après, on ne peut pas nier que sociologiquement, la France a changé.
34:09Les communes et les grandes villes ont changé.
34:11Alors, qu'est-ce qu'on fait face à la conquête sociologique de LFI ?
34:15Ça répond, ils ont été élus, les urnes ont parlé.
34:18Maintenant, moi, j'aimerais savoir quel est le cadre législatif.
34:20Comment est-ce qu'on définit la laïcité en France ?
34:23Le foulard et le voile, c'est une question un peu plus complexe.
34:25Alors, je ne suis pas imam, mais il me semble que ce n'est pas qu'un signe de soumission.
34:30Certains diront que c'est un signe de pudeur, etc.
34:31Mais il faut juste qu'on nous explique le cadre pour que nous, on soit clairs
34:34et qu'on vive tous ensemble.
34:36Je veux dire, au-delà de nos positions idéologiques ou morales.
34:39Alors, on va écouter le maire, justement, de la Courneuve.
34:42Écoutez bien ce qu'il dit.
34:44C'est important par rapport à ce que vous venez de dire, et les uns, et les autres.
34:47Écoutez bien, et vous allez comprendre.
34:49J'ai même envie de dire, on sera même plus présents pour toutes les personnes qui ont moins de droits,
34:53qui sont violentées par les administrations, par l'État, par les médias,
34:58par un certain nombre de partis politiques.
35:00On sera là, à vos côtés.
35:02Vous pouvez compter sur nous, vous pouvez compter sur moi.
35:04Vous pouvez compter sur chacun et chacune des élus qui portent une écharpe,
35:07ou même celles et ceux qui n'ont pas d'écharpe.
35:09Tout le monde sera au service de la ville, des Courneviennes et des Courneviens.
35:15Comment agissez ces propos-là ?
35:17C'est très intéressant.
35:18Parce qu'en fait, il prétend défendre une partie de la population,
35:21mais il ignore complètement la violence, la marginalisation,
35:24et l'exclusion d'une autre partie de la population.
35:27Et ce qui est intéressant aussi, c'est que la plupart de ces maires qui viennent d'être élus à
35:32l'EFI,
35:32ils ont précisément bénéficié du modèle d'intégration républicaine.
35:39En général, ils ont eu des emplois publics,
35:41ils ont été dans des associations qui ont bénéficié de subsides.
35:45Donc, en quelque sorte, ils sont la preuve de la réussite de l'intégration et de l'assimilation à la
35:52française.
35:52Mais ils utilisent cette intégration contre la République en ayant ce projet politique d'extrême-gauche.
35:59Alors, on va évoquer Bruno Rotaillot, qui s'exprime dans les colonnes du journal du dimanche.
36:05Je vous l'ai dit, il y a beaucoup de choses à voir et à lire dans le journal du
36:08dimanche ce dimanche,
36:09comme tous les dimanches d'ailleurs.
36:10Interview très intéressant, puisqu'on parle de cette nouvelle France voulue par LFI.
36:14C'est, pour le président des Républicains, carrément la fin de la France.
36:19Dans certaines villes, dit-il, la victoire ne suffit plus, il faut humilier, abaisser, détruire moralement l'adversaire.
36:25C'est une forme de lynchage symbolique.
36:27C'est grave ici, mais Jean-Luc Mélenchon a lui-même levé le voile, puisqu'on parlait de l'oile
36:30tout à l'heure, sur son projet.
36:31Nous sommes la nouvelle France, le pays est à nous.
36:33Pour moi, cette nouvelle France, c'est la fin de la France.
36:39Il est ministre de la Justice, donc je pense qu'il doit aussi prendre des directives par rapport à cela.
36:45Quand vous avez un maire qui est en train de dire, en gros, que dans sa mairie, il est censé
36:51respecter les lois de la République.
36:53Ce n'est pas une enclave.
36:54On n'élit pas un maire et il s'absout de toutes les règles de la démocratie et de la
36:59société française.
37:00Il est censé respecter le cadre législatif légal de la France.
37:06Donc, en entendant cela, moi, je trouve que c'est assez étrange.
37:09D'ailleurs, ça fait un petit peu écho avec ce qu'a dit le maire de Saint-Denis,
37:12où apparemment, soit la police municipale ou les agents municipaux doivent finalement approuver,
37:19en gros, le programme qu'il veut mettre en place politiquement.
37:24On sait assez, nous, en tous les cas, on est très interpellés par rapport à ça,
37:28parce que qu'est-ce qu'il va faire de ces agents ?
37:31Est-ce qu'il va y avoir de la...
37:33Qu'on a un peu de harcèlement ?
37:34Est-ce que le défenseur de droit, justement, s'est penché sur ces propos d'un maire
37:38qui appelle, en gros, à faire de la chasse aux sorcières sur la fonction publique,
37:42qui est, je rappelle, neutre au niveau politique ?
37:45On n'a pas le droit de dire nos opinions politiques.
37:48C'est ce qui fait partie de la République.
37:51Il y a la laïcité, la neutralité politique.
37:54Voilà, c'est toute cette intégrité et cette force de la fonction publique.
37:58Donc, attaquer les agents comme ceux-là, je trouve ça scandaleux.
38:02Et j'espère que le défenseur des droits va s'autosaisir,
38:04parce qu'il aime beaucoup s'autosaisir quand il y a des problèmes, entre guillemets,
38:08sur des comportements non déontologiques, d'après eux, sur des pratiques policières.
38:12Eh bien, j'aimerais bien l'entendre sur ce nouveau maire
38:15qui a quand même dit des mots assez durs au niveau des personnels de la fonction publique de sa ville.
38:23Allez, on va parler de Paris.
38:25Emmanuel Grégoire, l'associiste Emmanuel Grégoire, a été élu maire ce matin par les conseillers de Paris.
38:33Annie Delgaud lui a officiellement cédé son fauteuil de maire.
38:36Et l'occasion pour nous de revenir sur cette passion d'Emmanuel Grégoire pour le vélo.
38:43Personne n'a oublié, Jacques Chirac et lui avaient pris la fameuse CX.
38:47Emmanuel Grégoire, lui, a pris le vélo, arrivée très triomphante à la mairie de Paris.
38:54Et justement, dans une interview qu'il a accordée à nos confrères du Parisien,
38:58il a dit qu'il souhaitait poursuivre la politique de la mer sortante.
39:02Vive le vélo !
39:02On va voir tout ça avec Anne Charlène Lutin et Anaïs Bauchet
39:06qui sont allés à la rencontre des usagers parisiens.
39:11Paris, la ville où les cyclistes sont rois.
39:13Avec les plans vélo successifs établis depuis 2015,
39:16les pistes cyclables ne cessent de se multiplier dans la capitale.
39:19Mais le partage de la route entre cyclistes et conducteurs est parfois compliqué.
39:23Certains automobilistes sont exaspérés par la conduite dangereuse des cyclistes.
39:27Ils ne s'arrêtent pas sur le feu rouge et ça c'est le plus dangereux.
39:30Et moi j'ai une méthode à utiliser maintenant parce que j'ai une grande voiture
39:33et j'ai beaucoup d'expérience, même quand c'est le feu vert, je regarde.
39:37Ils ne respectent pas les feux ni les priorités, ils ne regardent même pas s'ils peuvent passer ou pas.
39:43La ville de Paris a déjà créé plus de 1350 pistes cyclables.
39:47Avec le nouveau plan vélo 2021-2026, près de 180 supplémentaires devraient être construites.
39:52Un projet soutenu par Emmanuel Grégoire, arrivé symboliquement en vélo à la mairie de Paris le soir de son élection.
39:58Les transformations engagées ces dernières années étaient nécessaires, notamment sur le développement des pistes cyclables.
40:03Je compte les poursuivre.
40:04Au dernier trimestre de 2025, la fréquentation des pistes cyclables parisiennes a progressé de 9,2%.
40:10Mais certains usagers alertent sur des carrefours dangereux.
40:13Beaucoup d'endroits où on est en sens contraire, c'est un sens unique.
40:17Le vélo peut circuler en sens contraire et là parfois c'est un peu juste.
40:22Selon les derniers chiffres, en France, 234 cyclistes sont décédés en 2025, soit 10 de plus que l'année précédente.
40:292800 ont été blessés gravement, 8% de plus qu'en 2024.
40:34Oui, et on vous a sorti les chiffres avec Tania qui prépare cette émission à mes côtés.
40:41Les chiffres pour 2024 à Paris, 1048 cyclistes victimes d'accidents, 69 tués ou blessés graves.
40:48Et les accidents de vélo à Paris ont augmenté d'environ plus 70% depuis 2017.
40:54Plus 70%, c'est pareil.
40:56On parle de Paris, mais il y a d'autres villes.
40:57Il y a une ville que je connais bien, c'est la ville de Nantes.
40:59Je pourrais dire que là aussi, c'est le paradis du vélo.
41:01Et c'est compliqué de circuler en voiture à Nantes.
41:04D'ailleurs, moi à Paris, je circule en deux roues aussi.
41:07Mais c'est les nouveaux chauffards au final, les cyclistes.
41:10C'est exactement ce qu'on a connu dans les années 70 jusqu'à 90, avec des personnes
41:16qui roulaient à tombeaux ouverts, qui ne respectaient absolument rien.
41:20Donc c'est pour ça que nous, nous réclamons l'immatriculation des vélos et qu'on puisse
41:24verbaliser ces comportements pour pouvoir justement apaiser cette route, que les cyclistes
41:31ne se sentent pas finalement impunis, encore une fois.
41:35S'il n'y a pas de sanctions, vous avez ces comportements déviants.
41:39Et voilà, il faut encore une fois que les pouvoirs publics s'adaptent à cette nouvelle
41:44France justement, où des personnes veulent se déplacer le plus possible à vélo.
41:49Mais il faut mettre de la réglementation parce qu'on voit bien que les gens, s'il
41:52n'y a pas de réglementation, ils font absolument n'importe quoi et ça la pagaille.
41:55Très rapidement, on va terminer.
41:57Pour le vélo, le vrai débat, c'est la transition écologique dans Paris.
42:00Et c'est comment je mets en place un projet contre l'avis d'une grande majorité de
42:05la population et de un.
42:06Et de deux, je trouvais qu'Emmanuel Grégoire était plus pertinent sur la diminution des
42:11indemnités de représentation et la suppression pour les maires d'arrondissement.
42:15Ça, ça part parce que c'est de la transparence et de la gestion de l'argent public.
42:18Non mais le problème, c'est le symbole.
42:22Paris, c'est quoi ? C'est la Tour Eiffel, c'est l'Arc de Triomphe, c'est Notre-Dame,
42:25c'est le Louvre.
42:26Et il choisit d'arriver en vélo.
42:28C'est terrible l'image qu'il véhicule.
42:30Personne n'a quoi que ce soit contre le vélo.
42:32Mais le vélo ne représente pas Paris.
42:35Ça sera le mot de la fin.
42:36Le vélo, grande phrase, on la garde.
42:38Le vélo ne représente pas Paris.
42:41Elle représente Emmanuel Grégoire.
42:42Oui, voilà.
42:43Écoutez, message à l'intention d'Emmanuel Grégoire.
42:46Le vélo ne représente pas Paris.
42:48Je pense qu'on n'aura pas mieux pour terminer cette émission.
42:50Merci à vous de m'avoir accompagné.
42:52Merci à l'équipe qui m'a entouré.
42:53Déborah Smadja, Tania Thiolet, Sarah Gaudron, Camille Guédon, Sandra Thiombo pour l'information,
42:58Stéphane Fattoreto à la programmation.
43:00Merci évidemment aux équipes en régie.
43:01Tout de suite, c'est Julien Pasquet.
43:03J'aurais le plaisir de vous retrouver à 17h.
43:05A tout à l'heure.
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