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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00à l'ensemble des familles et des frères d'armes.
00:03Nos soldats ont été frappés, alors que comme nous le faisons depuis plusieurs années,
00:10ils luttaient dans le cadre d'une coalition internationale contre les résurgences du terrorisme dans la région
00:15et au service de la souveraineté irakienne.
00:20C'est évidemment inacceptable.
00:23Arnaud Frion était membre du 7e bataillon de chasseurs alpins de Vars,
00:27une unité d'élite formée pour évoluer dans des zones montagneuses.
00:31Il avait reçu la médaille militaire en 2022 après 17 ans de service,
00:35une décoration décernée pour service militaire exceptionnel.
00:39Il a commencé vraiment tout en bas de l'échelle, comme jeune chasseur au 27e BCA
00:44et puis il a gravi tous les échelons assez rapidement.
00:46C'est quelqu'un qui était ultra compétent, très très performant.
00:50Et donc comme on dit de façon un peu banale, c'est les meilleurs qui partent les premiers.
00:56Aujourd'hui, tout salue son engagement.
00:58Des hommages doivent être organisés dans les prochains jours.
01:0313h02 sur CNews et je veux vraiment que tout au long de notre première partie d'émission,
01:07on garde l'image de l'adjudant-chef décédé, donc tué en Irak.
01:13Arnaud Frion et à travers ce visage et son courage,
01:17ayant une pensée évidemment pour tous les soldats français qui sont en opération extérieure.
01:22On a plus de 13 000 soldats français en opération extérieure
01:25qui, au péril de leur vie, nous protègent.
01:28On est avec Françoise Laborde.
01:30Merci chère Françoise d'être avec nous.
01:31Jules Torres, Alexandre Delval, vous êtes géopolitologue.
01:35Vous avez écrit entre autres le nouvel ordre post-occidental.
01:38Comment la guerre en Ukraine et le retour de Trump accélèrent la grande bascule géopolitique.
01:43Cette bascule géopolitique, on est en plein dedans.
01:46Gérald Olivier, merci d'être avec nous.
01:48Nous, journalistes spécialistes des Etats-Unis, on parlera de Donald Trump.
01:51Et monsieur le ministre, merci d'être avec nous.
01:53Charles Mignon, ancien ministre de la Défense.
01:56Et je me tourne vers vous, bien sûr,
01:58parce que lorsqu'on a le visage d'un soldat français mort au combat,
02:04tué, je le disais, dans une frappe d'une milice pro-iranienne en Iran,
02:10avec ses fameux drones,
02:12quel regard le ministre de la Défense que vous êtes porte sur cette actualité dramatique ?
02:17D'abord, une pensée de compassion et une pensée d'admiration.
02:22Parce que ces jeunes soldats sont là pour défendre l'idée de la France,
02:30le rôle de la France, la mission de la France.
02:33Et ils le font au risque de leur vie,
02:35et ils donnent leur vie, ce qui est le cas de ce soldat.
02:39Donc je crois qu'il faut que nos concitoyens soient un petit peu admiratifs de ces personnes.
02:46Et que lorsque le Président nous explique que nous sommes simplement en situation défensive,
02:53il faut qu'il sache que l'adversaire, lui, ne considère pas du tout qu'on est en situation défensive.
03:01Et il nous poursuit, en réalité,
03:03pour pouvoir nous éliminer de la scène politique et de la scène militaire.
03:08Et je me permets d'insister sur cet aspect,
03:11parce que je pense qu'il faut que la France prenne ses responsabilités.
03:15Et comme vient de le dire Philippe de Villiers,
03:17il faut qu'au Liban, on aille aider l'armée libanaise à s'armer,
03:22à s'équiper et à remplir sa mission,
03:26qui est d'abord de désarmer le Hezbollah et de reprendre le contrôle du Liban.
03:32C'est important, c'est essentiel.
03:34Et ça fait partie, en fait, de ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient.
03:39Et deuxièmement, je pense qu'il faut que la France aussi se tourne
03:42vers les pays avec qui elle a passé des accords de défense
03:45ou avec qui elle entretient des relations intimes depuis un certain nombre d'années.
03:50C'est-à-dire tous les pays du Golfe qui nous attendent
03:53et que nous n'avons pas à avoir une position attentiste.
03:58Il faut qu'on ait une position, j'allais dire, d'action
04:01et de proposer à ces pays, par exemple,
04:04de les aider à se protéger des attaques
04:08qui ont lieu actuellement tous les jours contre eux.
04:12Et ça serait en fait la moindre des choses.
04:14Cette position, monsieur le ministre, pardonnez-moi,
04:16c'est la position qui est annoncée par la France
04:19depuis le premier jour du conflit,
04:21qui se tient aux côtés de ses alliés dans la région.
04:25C'est la formule employée par Emmanuel Macron.
04:28Je fais la différence entre ce qui est dit et ce qui est fait.
04:31Aujourd'hui, vous avez un certain nombre de pays.
04:34Vous avez le Qatar, vous avez les Émirats arabes unis,
04:37vous avez l'Arabie saoudite,
04:40vous avez d'autres pays de la péninsule
04:45qui reçoivent toute la journée des missiles
04:49ou même des drones qui viennent les frapper.
04:56Je pense que ce serait intelligent de la part de la France
04:58pendant que les belligérants que sont les Américains
05:02et les Israéliens qui combattent la République islamique d'Iran,
05:09que nous, on puisse aider ces pays à s'organiser pour se défendre.
05:13Pardonnez-moi, simplement à la différence d'Israël
05:16qui a une défense anti-aérienne parce que depuis des années,
05:21ils ont conscientisé Israël le fait d'être sous la menace existentielle
05:26de pays qui veulent leur mort.
05:28Les pays frontaliers ou voisins et parfois partenaires de l'Iran
05:33pour des raisons économiques ou même idéologiques parfois,
05:36aujourd'hui se retrouvent sous cette menace-là.
05:38Et ils n'avaient pas, par exemple, vous parlez du Qatar,
05:41dans les immeubles au Qatar, à la différence d'Israël,
05:44ils n'ont pas ces fameux bunkers où peuvent se protéger les populations.
05:49Donc cette situation, elle est peut-être un peu différente.
05:52Je me tourne vers le géopolitologue que vous êtes, Alexandre Delval,
05:56et c'est vraiment un plaisir de vous avoir sur ce plateau aujourd'hui.
05:59Je vous suis attentivement sur l'antenne de CNews,
06:02mais c'est la première fois qu'on a la chance d'être ensemble.
06:04Donc je suis ravi d'être avec vous.
06:06Le régime iranien et ses proxys frappent aujourd'hui parfois sans distinction.
06:13Et la formule de Vincent Erwout m'a marqué cette semaine,
06:17c'est ce régime qui aujourd'hui est frappé violemment depuis 15 jours
06:21par Israël et les Etats-Unis, cherche soit le chaos,
06:26le chaos, le chaos, pour éviter le chaos,
06:30c'est-à-dire d'être à terre et d'être mis à terre.
06:34C'est-à-dire qu'il voudrait peut-être mettre la région à feu et à sang,
06:40quitte à ce que ça soit mondialisé.
06:41C'est pour ça qu'Emmanuel Macron dit qu'on a perdu un soldat,
06:44mais il faut garder notre sang froid.
06:46C'est vrai que l'Iran aujourd'hui cherche le temps.
06:49Et le temps est permis par le fait que l'Iran n'a plus de missiles,
06:52presque plus de rampes de lancement, mais 80 000 drones.
06:55On pensait qu'ils en avaient 8 à 10 000 avant la guerre,
06:58qu'ils n'avaient que quelques centaines de missiles.
07:01Ils ont 10 fois plus de missiles que l'on croyait.
07:04Il reste des rampes de lancement cachées.
07:06Et ils ont de quoi épuiser les défenses anti-missiles.
07:10C'est le général Dan Cain, américain, qui avait averti,
07:14ainsi que la CIA, parce qu'on accuse souvent la CIA de toutes sortes de choses,
07:17la CIA, le Pentagone.
07:18Et Dan Cain avait dit, attention, cette guerre,
07:21nous avons épuisé beaucoup de munitions pour l'Ukraine.
07:23D'ailleurs, Trump a eu raison de dire, on a trop donné à l'Ukraine.
07:27Raison pas au sens moral, mais au sens par rapport à un autre front.
07:30Et donc, l'Iran joue sur le temps.
07:32Et un missile, ça coûte 2 millions d'euros.
07:35Et un drone, ça coûte 35 000 euros ou 20 000 euros.
07:38Donc, on voit bien la guerre d'attrition iranienne.
07:40C'est épuiser les défenses anti-missiles de ces pays du Golfe
07:44pour leur montrer que l'Amérique ne les protège pas bien.
07:48Et d'ailleurs, Trump a dit récemment,
07:49on va privilégier nos propres anti-missiles pour nos propres soldats
07:54avant la réassurance dans ces pays du Golfe.
07:57C'est ça le calcul iranien qu'il ne faut pas sous-estimer,
07:59qui est assez vicieux, mais qui est assez efficace.
08:01Je voudrais, et on ne l'a pas suffisamment abordé,
08:04revenir sur l'adjuge en chef Jules Torres Arnaud Friand,
08:07tué jeudi en Irak par drone.
08:10C'est le premier soldat français qui, depuis 14 jours de guerre
08:14contre la République islamique en Iran, est touché.
08:17Il n'a pas été visé par une frappe depuis Téhéran.
08:20900 kilomètres séparent Téhéran de Erbil en Irak.
08:25Et c'est une milice pro-iranienne qui aurait frappé.
08:28J'utilise du conditionnel, puisque ce n'est pas une affirmation
08:31faite par le chef de l'État aujourd'hui.
08:33Oui, surtout qu'il n'était pas là pour combattre le régime des Mollahs
08:37ou pour combattre les milices ou les proxys
08:41qui peuvent être ceux des régimes des Mollahs.
08:42Il était là pour former les soldats irakiens,
08:45notamment ceux du Kurdistan irakien, en effet.
08:48Il était là-bas depuis le 24 janvier 2026.
08:52Et c'est vrai que quand on regarde son CV,
08:54puisque vous avez voulu commencer l'émission comme ça,
08:56quand on regarde son CV, quand on regarde son état de service,
08:59ça nous dit quand même qui il était.
09:00C'était quelqu'un qui était militaire depuis 2004,
09:03qui a participé à toutes les grandes opérations françaises depuis 2004.
09:06Il est allé au Tchad, il est allé au Mali,
09:08il a fait l'opération Barkhane, l'opération Serval.
09:10Il est également allé en Côte d'Ivoire,
09:12il est également allé en Afghanistan.
09:14Il a été cité trois fois à l'ordre militaire,
09:17ce qui n'est pas rien.
09:18Il a eu la médaille militaire qui est la plus haute distinction
09:20pour un sous-officier.
09:22C'est quelqu'un qui n'a pas démarré sa carrière comme sous-officier,
09:25mais qui a gravi les échelons militaires au fur et à mesure des années
09:28grâce à ses prouesses.
09:29Il a un certain nombre de prouesses qui ont d'ailleurs été
09:32de manière extrêmement belle, il faut quand même le dire,
09:35par l'armée de terre qui a rendu hommage évidemment à ce militaire.
09:40Donc voilà, c'est quand même un mort pour la France.
09:42Emmanuel Macron a raison de le dire
09:44parce qu'il a combattu pour la France pendant 23 ans.
09:48Ce qui peut se passer dans les prochains jours,
09:50et on imagine qu'il y aura un hommage militaire aux invalides,
09:54mon général, monsieur le ministre, pardonnez-moi,
09:57parce que je pensais justement, j'étais encore avec le général Trinquant
10:01qui revenait sur les hommages militaires ce matin sur l'antenne d'Europe 1.
10:05Vous avez dû, en tant que ministre de la Défense,
10:09honorer la mémoire de soldats qui sont morts au combat ?
10:12Bien sûr, puisque dans l'opération de Bosnie,
10:16la reprise du pont de Verbania,
10:18nous avons eu deux soldats tués
10:19et qui ont été enterrés à Vannes.
10:22Et je suis allé avec Jacques Chirac, président,
10:27accompagner ces soldats et leur rendre hommage.
10:30Car effectivement, c'est eux qui ont permis
10:32de retourner la situation à l'occasion de la reprise du pont de Verbania.
10:37On va écouter le colonel F. François-Xavier de Lacheynay,
10:40qui était le chef d'Arnaud Frillon
10:45et qui est revenu sur cette frappe
10:47et qui a été par un drone, un drone Shahed.
10:50C'est une conception justement iranienne.
10:54Il est mort frappé par un drone Shahed
10:58sur la position sur laquelle il était.
11:01Une profonde tristesse de perdre l'un des siens.
11:04Donc ça, je pense que tout le monde est à peu près apte
11:07à comprendre la douleur évidemment du bataillon
11:10et puis de ses proches, de sa famille évidemment.
11:13Et depuis le début de la guerre au Moyen-Orient,
11:14le Kurdistan irakien et Erbil ont essuyé
11:16de multiples attaques impuptées à des factions pro-iraniennes
11:21visant notamment les dispositifs militaires américains
11:23dans la région.
11:24Mais c'est une base militaire
11:26où il y a finalement plusieurs nations.
11:30C'est la fameuse coalition pour lutter contre le terrorisme.
11:3380 pays islamistes.
11:3580 pays dites-vous.
11:36Et c'était pour lutter contre Daesh.
11:38Absolument.
11:38Contre l'État islamique initialement
11:40et avec le recul de l'État islamique,
11:42c'est ensuite devenu Daesh bien sûr.
11:43Inherent Resolve.
11:45Inherent Resolve.
11:46L'OIR.
11:46Exactement.
11:47Je vous propose de voir le sujet de la rédaction de CNews
11:50sur justement ces groupes irakiens pro-Iran.
11:55Sans revendiquer clairement l'attaque
11:57qui a coûté la vie d'un soldat français,
11:59le groupe armé chiite pro-iranien Ashab al-Khaf
12:02pourrait en être l'auteur
12:04et cible directement l'armée française.
12:06Nous annonçons à partir de cette nuit
12:08que tous les intérêts français en Irak
12:10et dans la région seront pris pour cible.
12:12Ce groupe chiite pro-iranien est apparu en 2019.
12:16Son nom signifie légende de la grotte
12:18qui fait référence à un mythe religieux
12:20qui apparaît dans la Bible et le Coran.
12:22Il s'agit d'une milice très opaque
12:24dont les dirigeants ne sont pas clairement identifiés.
12:26Devenu le bras armé de la République islamique d'Iran
12:29au Kurdistan irakien,
12:30ils sont très actifs depuis l'assassinat
12:32du général iranien Qasem Soleimani
12:34par les Etats-Unis.
12:36Ce groupe est anti-américain,
12:38hostile à Israël
12:39et critique vis-à-vis du gouvernement irakien
12:41jugé trop proche de Washington.
12:43Ashab al-Khaf justifie sa volonté
12:46de s'en prendre aux intérêts français
12:47par le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle
12:50dans la région.
12:51Je vous propose d'écouter à présent Emmanuel Macron
12:54qui est revenu en longueur
12:56sur le risque de riposte
12:58et qui ne veut peut-être pas rentrer,
13:02allez-vous me dire,
13:03dans cette volonté d'embrasement
13:05que souhaiteraient les groupes terroristes présents
13:08qui n'ont plus que ça.
13:10Et je repense à la formule employée
13:12par l'ambassadeur d'Israël en France
13:15qu'on avait interrogé le week-end dernier,
13:18Joshua Zarqa,
13:19qui avait dit
13:19c'est une réponse hystérique
13:21de la part de la République islamique iranienne.
13:24Dans le terrorisme,
13:25il y a une volonté
13:26de tout emporter sur son passage
13:28et c'est peut-être aussi pour ça
13:29qu'ils ont décidé
13:30de frapper cette base militaire.
13:33Dès l'annonce de cette attaque,
13:35j'ai demandé à nos armées
13:36une analyse consolidée des faits,
13:37de leurs circonstances
13:38et nous aurons dans les prochaines heures
13:41la totalité, je l'espère,
13:42de ces informations.
13:44Je m'entretiendrai
13:46dès le début d'après-midi
13:47avec le Premier ministre irakien.
13:51Nos soldats ont été frappés
13:53alors que,
13:54comme nous le faisons depuis plusieurs années,
13:57ils luttaient dans le cadre
13:59d'une coalition internationale
14:00contre les résurgences du terrorisme
14:02dans la région
14:03et au service
14:04de la souveraineté irakienne.
14:08C'est évidemment inacceptable.
14:12Face à la guerre en cours,
14:14la position de la France
14:15est purement défensive.
14:17On soutient ses alliés
14:18et ne saurait justifier jamais
14:20qu'on s'en prenne à elle.
14:23La France continuera
14:24de faire preuve de sang-froid,
14:25de calme,
14:26de détermination.
14:28Le calme et la détermination
14:30et le sang-froid
14:31pour la France.
14:32Monsieur le ministre,
14:33j'ai quand même eu du mal
14:34à...
14:35Jusqu'où doit aller la France ?
14:37C'est-à-dire,
14:37aujourd'hui,
14:38la position française
14:39est une position de défense.
14:41Elle est présentée comme telle.
14:44Visiblement,
14:45c'est une position
14:45que vous ne partagez pas.
14:47Non, parce qu'en fait,
14:50nos adversaires
14:51n'ont pas du tout
14:53la même conception
14:54que le président de la République.
14:56nos adversaires,
14:57ils nous considèrent
14:58comme étant des belligérants.
15:00Et on ne va pas,
15:01donc,
15:01à ce moment-là,
15:02se faire tuer
15:03les uns après les autres
15:04parce que nous,
15:05on est en situation défensive.
15:07Alors,
15:07soit on prend une position
15:08qui est claire
15:09et on s'engage
15:10d'une manière bien définie
15:13dans ce conflit
15:14et on permet,
15:15en réalité,
15:16aux belligérants
15:17que sont
15:19les Israéliens
15:20et les Américains
15:22de gagner,
15:23en fait,
15:23cette bataille
15:24et même ce conflit,
15:26soit,
15:27eh bien,
15:27on va prendre le risque
15:29de voir,
15:30en fait,
15:31les troupes,
15:35non,
15:35pas les troupes,
15:36mais les proxys
15:37nous prendre
15:37comme objectifs
15:39et peu à peu,
15:40on verra,
15:41en fait,
15:41des Français tomber
15:42sans qu'ils aient pu combattre
15:44ou prendre des positions
15:46préalables
15:47pour pouvoir se préparer
15:48à un combat.
15:49Françoise Laborde.
15:50Oui,
15:51j'allais dire,
15:51moi,
15:51ce qui m'a beaucoup frappée,
15:52alors,
15:52en effet,
15:53on a le sentiment,
15:54pardon,
15:55je suis beaucoup moins spécialiste
15:56que vous,
15:56donc je parle sous votre contrôle,
15:57mais on a le sentiment,
15:58en effet,
15:59que l'Iran cible
16:00un à un les pays
16:02pour,
16:02en effet,
16:03essayer de les intégrer
16:04et de les amener
16:05dans ce conflit.
16:06Moi,
16:06ce qui m'a quand même
16:07beaucoup frappée,
16:07c'est que quand l'Iran
16:08a ciblé Chypre,
16:09qui est quand même
16:10territoire européen,
16:11il y a eu une sorte
16:12de zéro réaction,
16:15il n'y a pas eu
16:15de réaction spectaculaire.
16:18Emmanuel Macron
16:18s'est rendu à Chypre.
16:21de Gaulle qui est en mer
16:23Méditerranée,
16:24à tel point que
16:24la réponse des milices
16:26pro-iraniennes,
16:27elle est revendiquée
16:28au nom du Charles de Gaulle
16:30qui est sur place.
16:32La réaction aurait été
16:33anglaise,
16:34pardon,
16:35parce que c'est une
16:36sovereign base.
16:37En fait,
16:38les bases anglaises
16:39à Chypre
16:39ne sont pas territoire chypriote,
16:40c'est des bases souveraines.
16:42Ils ne payent pas.
16:42C'était un territoire anglais.
16:44Je les ai visités,
16:45il y a des villages anglais.
16:46Et donc,
16:46l'Angleterre aurait dû répondre
16:48puisque c'était l'Angleterre.
16:49Et vous savez,
16:49qui a dit ça ?
16:50Richie Sunak,
16:51l'ancien Premier ministre britannique,
16:53a dit qu'on a mis
16:53moins de moyens
16:54que la France.
16:55Mais ce qui est paradoxal,
16:56c'est que si vous considérez
16:57être dans une position
16:59défensive,
16:59à ce moment-là,
17:00il faut peut-être
17:01être prudent,
17:02discret,
17:03pour éviter l'embrasement.
17:04Si vous êtes
17:04dans une position
17:06défensive,
17:07est-ce qu'il est judicieux
17:09de vous rendre
17:10à Chypre
17:11ou sur le Charles de Gaulle,
17:13multiplier les séquences
17:15et ensuite,
17:16être sous la menace,
17:17en quelque sorte,
17:18de milices pro-iraniennes
17:20qui viennent vous taper
17:22sur des bases militaires.
17:23La question mérite...
17:23Quelle est la limite ?
17:24Moi, j'essaie de me poser
17:26cette question.
17:26Votre question est légitime
17:27parce que la petite milice
17:29qui a frappé ce Français,
17:30elle est minuscule.
17:31Il y en a 80,
17:31beaucoup plus puissante.
17:33235 000 hommes en Irak
17:35sont prêts à entrer en action
17:37et l'Ayatollah Sistani,
17:38haute autorité religieuse,
17:40même s'il était en bisbille
17:41avec l'Iran,
17:41a demandé à venger le guide.
17:42Et on a aussi les outils.
17:44Si les outils entrent en action,
17:46le 3e front
17:46et le 2e front irakien,
17:48ce qu'a dit Goldman Sachs,
17:50qui craint un dollar
17:51à 150 ou 200 euros
17:53dans un mois,
17:54ce ne sera rien
17:54à côté de ce qui pourra arriver
17:56parce que la mer rouge
17:57et les outils,
17:58ça impactera le pétrole
17:59qui va vers l'Europe.
18:0120h20 sur CNews.
18:02Je le dis aux téléspectateurs,
18:04bien sûr,
18:04on va continuer de parler
18:06de cette guerre,
18:0714e jour de guerre
18:08contre la République islamique
18:09en Iran.
18:10Mais à 20h35,
18:12très précisément,
18:13on parlera d'un enjeu national
18:15des élections municipales
18:16avec notre invité,
18:18Rachida Dati,
18:19candidate
18:19à la mairie de Paris.
18:21Je veux qu'on aille
18:22sur le terrain
18:22des Etats-Unis.
18:23Merci d'être avec nous,
18:24Gérald Olivier.
18:25Les Etats-Unis et Israël
18:26ont touché
18:27plus de 15 000 cibles
18:29depuis le début
18:29de leur guerre
18:30contre l'Iran,
18:31a annoncé vendredi
18:32le ministre américain
18:33de la guerre
18:34et non de la défense.
18:35Cette fois-ci,
18:35il est présenté ainsi.
18:36Vous étiez,
18:37monsieur le ministre,
18:38ministre de la défense.
18:39Vous n'étiez pas
18:40ministre de la guerre,
18:42Charmillon.
18:42Eh bien,
18:43aux Etats-Unis,
18:43aujourd'hui,
18:44il y a un ministre de la guerre.
18:45Il s'appelle Pete Exet.
18:46Je vous propose
18:47de l'écouter ?
18:47Oui, allez-y.
18:48Allons-y.
18:51Nous savons que le nouveau,
18:53soi-disant leader suprême
18:54est blessé
18:55et probablement défiguré.
18:58Il a publié hier
18:59une déclaration
19:00plutôt faible en réalité,
19:01mais sans voix ni vidéo.
19:04C'était une déclaration écrite.
19:06Il a appelé à l'unité,
19:07apparemment tué
19:08des dizaines de milliers
19:09de manifestants.
19:10C'est ça,
19:10son idée de l'unité.
19:13Ils reviennent donc
19:14sur le nouveau guide suprême
19:16qui serait défiguré
19:17et en grande difficulté.
19:19C'est toujours important.
19:20On est à 15 jours,
19:21deux semaines
19:21du début du conflit.
19:24Dans quel état
19:25est la population américaine
19:26aujourd'hui,
19:27Gérald Olivier ?
19:27Est-ce qu'elle est en soutien
19:28de Donald Trump ?
19:29Elle est un petit peu
19:30dans l'expectative,
19:31si vous voulez.
19:31Alors, au passage,
19:32c'est Donald Trump
19:33qui a changé le nom
19:34du ministre de la Défense
19:35en ministre de la guerre
19:37dès son début
19:38de deuxième mandat
19:39parce qu'il a dit
19:40du temps où on l'appelait
19:41le ministre de la guerre,
19:42on gagnait les guerres.
19:44Depuis qu'il est devenu
19:44ministre de la Défense,
19:45on les perd.
19:46Donc moi,
19:46je l'appelle
19:47le ministre de la guerre.
19:48Sur le plan strictement militaire,
19:50la domination américaine,
19:51elle ne fait aucun doute.
19:52Vous avez souligné
19:52toutes les cibles
19:53qui ont été touchées.
19:56Les Américains,
19:57notamment M. Pete XS
19:58et puis Dan Kane,
19:59le général,
20:00font des conférences de presse
20:01pour un état des lieux
20:03des bombardements
20:03et le fait que les missiles
20:05sont atteints
20:05et que les attaques
20:06ont diminué 96%.
20:07Donc sur le plan militaire,
20:09il n'y a absolument aucun doute
20:10que les Américains
20:11sont en voie
20:12de réussir les objectifs.
20:13Maintenant,
20:14le temps,
20:14d'une certaine façon,
20:15joue contre eux
20:15et puis vous avez en face
20:17une guerre asymétrique
20:18où l'argument de l'Iran,
20:20il est de tuer des gens
20:21qui sont extérieurs au conflit,
20:22que ce soit des soldats français
20:24ou des civils du coin
20:25et puis leur argument,
20:26il est économique.
20:27Et aujourd'hui,
20:28le premier front de la guerre,
20:29ce n'est plus l'Iran,
20:30c'est le détroit d'Hormuz
20:31parce que la nécessité
20:33des Américains,
20:33c'est de rétablir
20:34le commerce maritime
20:36pour que le pétrole
20:37et d'autres biens
20:37puissent circuler
20:38et qu'on évite
20:39une sorte de poursuite
20:41de la hausse
20:42des prix du baril
20:42et que l'économie
20:43puisse continuer.
20:44Donc tant que les Iraniens
20:46parviendront à empêcher
20:47la circulation maritime
20:49dans le détroit d'Hormuz,
20:50ils auront un petit levier
20:52qui subsistera
20:54en dépit de toutes les pertes
20:55qu'ils ont subies.
20:56Et de toute façon,
20:57ils sont dans un mode de survie.
20:58Ce régime vit peut-être
21:00ces derniers jours.
21:00En tout cas,
21:01il en a le sentiment.
21:02Et ce monsieur
21:03Moshtaba Kamenei,
21:04s'il ne s'est pas montré,
21:06il y a plusieurs raisons.
21:07Peut-être qu'il est défiguré,
21:08on ne le sait pas.
21:09Je rappelle qu'il était présent
21:10lors des frappes
21:11contre son père.
21:12Et donc,
21:12c'est là où il a été blessé.
21:13Donc, il est déjà miraculé
21:14à ce moment-là.
21:15Voilà,
21:16il a survécu à cette attaque-là.
21:17On ne sait pas
21:17dans quel état il est.
21:18Oui.
21:19Vous parlez du baril du pétrole.
21:21Le baril de Brent
21:22a bondi de 42%
21:23depuis le début de la guerre
21:24au Moyen-Orient.
21:25Donc,
21:31et c'est une guerre
21:32et une inquiétude,
21:34préoccupation,
21:34là aussi mondiale.
21:36Le géopolitologue
21:37que vous êtes...
21:38Il y a un rapport
21:39à Goldman Sachs
21:40qui est très inquiétant.
21:41Et le ministre saoudien
21:43du pétrole a dit
21:43que si ça dure
21:45au-delà
21:45de 20 autres jours,
21:48alors pourquoi 20 jours ?
21:48Parce qu'on a rajouté
21:49400 millions
21:50d'ajustements
21:51de réserves stratégiques
21:53pour essayer
21:53de juguler la baisse.
21:54Mais on peut tenir
21:5520 jours
21:56avec ces 400 millions.
21:57Il en faudrait
21:573 milliards
21:58pour vraiment tenir
21:593 mois de guerre.
22:00Ça veut dire
22:00que dans 20 jours,
22:02heureusement,
22:02Trump va rencontrer
22:03un certain Xi Jinping
22:04fin du mois.
22:05Et il y a une négo
22:06en cours
22:07entre Trump,
22:08Xi Jinping
22:08et Poutine
22:09pour essayer
22:10de sortir par le haut
22:12et de négocier.
22:13Mais le problème,
22:14c'est qu'aujourd'hui,
22:14l'Iran ne veut pas.
22:15Trump a essayé
22:16de trouver une négociation
22:17avec l'Iran
22:17pour arrêter cette guerre
22:19qui est très ennuyeuse
22:20pour lui politiquement.
22:21Il n'y arrive pas,
22:21l'Iran ne veut pas.
22:22Et il va aider,
22:23il va être aidé
22:23par Poutine et Xi Jinping.
22:25On parlera
22:25dans un instant
22:26de Donald Trump,
22:27mais je voudrais
22:28qu'on fasse un tour
22:29depuis Israël
22:30rejoindre notre envoyé
22:31spécial Thibault Marcheteau
22:32puisque des missiles iraniens
22:34ont continué
22:34de pleuvoir
22:35dans le ciel d'Israël.
22:36Mais contrairement
22:38au pays du Golfe,
22:40il y a
22:40une défense entière aérienne
22:42qui est tout de même
22:43efficace
22:43du côté des Israéliens
22:45malgré
22:46quelques dizaines
22:47de blessés,
22:48notamment au nord d'Israël.
22:49Ça s'est passé
22:50ces dernières 24 heures,
22:51Thibault.
22:54Oui, absolument.
22:55On y était ce matin
22:56avec Timothée Forget.
22:57une localité
22:59qui est à quelques kilomètres
23:00de Nazareth
23:00dans le nord du pays
23:01qui a été touchée
23:02par un missile iranien
23:03qui a été envoyé
23:04vers 2 heures du matin
23:05qui a fait plusieurs dizaines
23:06de blessés.
23:08Ce missile est passé
23:09à travers le dôme de fer
23:11mais vous l'avez dit
23:11il est très efficace ici.
23:13La plupart des projectiles
23:14envoyés par l'Iran
23:15et le Hezbollah
23:16sont interceptés
23:17par ce dôme de fer
23:19très très efficace.
23:20Il y a aussi
23:21des débris qui tombent
23:22notamment cet après-midi.
23:23Certains débris
23:23sont tombés
23:24à proximité
23:25de l'aéroport Ben-Gurion.
23:27Ils ont entraîné
23:28un incendie
23:29et d'importants dégâts
23:30mais toujours
23:31aucune victime.
23:32Le bilan
23:32depuis le début
23:34de cette guerre
23:34vous l'avez dit
23:35nous sommes au 14ème jour
23:37il n'y a que 12 morts
23:38sur le territoire israélien
23:40alors que des centaines
23:41et des centaines
23:42de missiles
23:42ont été envoyés
23:43par l'Iran
23:44ou par le Hezbollah.
23:45Il y a eu
23:46un petit peu plus tôt
23:46dans la semaine
23:47une vague de 200 roquettes
23:49envoyées par le Hezbollah
23:50mais la population israélienne
23:52et d'ailleurs
23:52c'est avec qui
23:54on peut discuter
23:54dans les abris
23:55on passe beaucoup de temps
23:56dans les abris
23:57on peut discuter avec eux
23:58ils se disent
23:59évidemment fatigués
23:59mais ils restent assidus
24:01appliqués
24:02et continuent d'appliquer
24:03ces consignes de sécurité.
24:04Évidemment
24:05elle pèse
24:05sur cette population
24:06mais elle explique aussi
24:08ces consignes de sécurité
24:09et bien ce bilan
24:11qui pour l'instant
24:11est relativement
24:14encourageant
24:14en tout cas
24:15de 12 morts seulement
24:16et certes
24:17plusieurs centaines de blessés.
24:18Dans le même temps
24:19il y a ces opérations
24:21de l'armée israélienne
24:22qui se poursuivent
24:23notamment dans le ciel
24:24de Téhéran
24:25on sait qu'aujourd'hui
24:26150 cibles ont été frappées
24:28par l'armée israélienne
24:30notamment des sites
24:30de production de missiles
24:31également des lanceurs de missiles
24:33et aussi
24:34des usines de production
24:35de drones
24:36et également
24:37ce deuxième front à gérer
24:38avec le Hezbollah
24:39des frappes ont eu lieu
24:40aujourd'hui à Beyrouth
24:41mais également dans le sud
24:42du Liban
24:43on l'a constaté
24:44encore aujourd'hui
24:45toute la journée
24:45avec Timothée Forget
24:46des avions
24:48dans le ciel d'Israël
24:48qui partaient
24:49donc pour réaliser
24:51ces frappes
24:51toute la journée
24:52on entend ces avions
24:53pour que
24:55l'armée essaie
24:56de neutraliser
24:57notamment ces lanceurs
24:58qui harcèlent
24:59ces localités du nord
25:00pour le Hezbollah
25:00mais tout le territoire
25:01d'Israël
25:02pour ces projectiles
25:03en provenance d'Iran.
25:03Merci beaucoup
25:05Thibaut Marcheteau
25:07pour ce complet
25:09débriefing
25:09de la journée
25:10et de cette semaine
25:11sous les bombes
25:12d'autant que
25:13Tzahal a annoncé
25:13deux semaines d'opérations
25:15avec plus de
25:167600 cibles
25:17frappées au total
25:18sur l'Iran
25:192000 cibles
25:20liées au QG
25:21et actifs
25:21du régime iranien
25:234700 cibles
25:24liées au programme
25:25de missiles iraniens
25:26et des milliers
25:27d'opérateurs terroristes
25:29éliminés
25:29visiblement
25:30selon l'armée israélienne
25:31et au Liban
25:32plus de 1000 cibles
25:33et 380 terroristes
25:35du Hezbollah
25:36éliminés.
25:36Je voudrais qu'on revienne
25:37en image
25:37sur ce qui s'est passé
25:38ces dernières 24 heures
25:39depuis Israël
25:39avec Adrien Fontenot.
25:44Le sujet
25:45il est signé
25:45Adrien Fontenot
25:46est-ce qu'on peut le voir
25:47s'il vous plaît ?
25:51Eh bien
25:51nous le verrons
25:52dans quelques instants
25:53je voudrais qu'on revienne
25:54sur la question
25:56américaine
25:56puisqu'on en parlait
25:57avec vous Gérald Olivier
25:58mais vous savez
25:58quand on a nos
25:59enveillés spéciaux
26:00depuis Israël
26:02assez bon
26:02on peut voir le sujet
26:03merci
26:03voyons le sujet
26:04s'il vous plaît
26:05Une maison
26:06soufflée par l'explosion
26:08cette voiture calcinée
26:10à Zarzir
26:11difficile ce matin
26:12de contenir
26:13son émotion
26:14un missile
26:15balistique iranien
26:16tombé aux alentours
26:17de 2h37 nuit
26:18a balayé
26:20ce village
26:20au nord d'Israël
26:21aucun mort
26:22par miracle
26:23mais des dizaines
26:24de blessés
26:27environ 60 personnes
26:28ont été blessées
26:29à la suite
26:29de cette puissante explosion
26:31une ou plusieurs maisons
26:32ont été détruites
26:33par la roquette
26:347 ou 8 personnes
26:35de cette maison
26:36ont subi des blessures légères
26:37et ont dénombre
26:38environ 30 à 40
26:39autres blessures légères
26:40dans la zone
26:43Azarzir
26:43le trou béant
26:44laissé par le missile
26:46laisse imaginer
26:47la puissance
26:47de cette frappe
26:48dans ce logement
26:49à une centaine
26:50de mètres
26:51cette habitante
26:52découvre avec sidération
26:54l'étendue des dégâts
26:55par chance
26:56aucun blessé
26:57a déploré
26:57dans sa famille
26:58cet après-midi
26:59autre maison
27:00complètement détruite
27:02toujours dans le nord du pays
27:03mais par des tirs
27:04de roquettes
27:05du Hezbollah
27:05une femme a été blessée
27:08ce bâtiment
27:09est entouré
27:10de crèches
27:10et de structures
27:11d'accueil
27:11de la petite enfance
27:12c'est un véritable miracle
27:13que personne ne s'y trouvait
27:16des attaques
27:17iraniennes et libanaises
27:18qui n'épargnent pas
27:19les civils
27:20le ministre
27:21de la défense
27:22israélien
27:22promet en retour
27:24des conséquences néfastes
27:26bientôt 20h30
27:27sur ces news
27:27on poursuit
27:28notre émission
27:30autour du 14ème jour
27:31de guerre
27:32contre la république
27:32islamique en Iran
27:3420h35
27:34Rachid Haddati
27:35candidate
27:36à la mairie de Paris
27:37sera notre invité
27:38je voudrais qu'on écoute
27:39Donald Trump
27:40qui a annoncé vendredi
27:41vouloir frapper très fort
27:42l'Iran
27:42la semaine prochaine
27:44signalant qu'une fin
27:45de l'opération militaire
27:46n'était pas pour l'instant
27:48envisagée
27:48la guerre se terminera
27:49quand je le sentirai
27:51dans mes tripes
27:51a-t-il dit
27:52écoutez-le
27:52il était l'invité
27:53de Fox News
27:55Eh bien nous le ferions
27:56si nous y étions contraints
27:57mais nous le ferions
27:58si cela s'avérait nécessaire
28:00mais vous savez
28:01espérons que tout se passera
28:02très bien
28:02nous verrons bien
28:03ce qui se passera
28:04il se peut que nous leur ayons
28:05déjà causé tellement de dégâts
28:06qu'il leur faudrait des années
28:07pour se reconstruire
28:08et nous allons les frapper
28:09très fort au cours
28:10de la prochaine semaine
28:11Gérald Olivier
28:12J'ai besoin de savoir aussi
28:13comment vous décodez
28:14décrypter la communication
28:16du président américain
28:17et on a vu
28:18ces nombreuses vidéos
28:20sur le compte Twitter
28:23de la Maison Blanche
28:24qui peut surprendre
28:24côté français
28:25c'est deux cultures
28:26qui sont différentes
28:27moi j'ai jamais fait
28:29une sorte de trait d'union
28:30non mais j'ai jamais fait
28:31une trait d'union
28:32entre la culture américaine
28:34chacun sa culture
28:35et la culture française
28:36d'ailleurs c'est deux
28:37sociétés différentes
28:38Non mais le président
28:39a si vous voulez
28:40un ennemi
28:42ou un adversaire
28:43c'est le temps
28:43et c'est vrai
28:44qu'il a besoin
28:45que cette campagne
28:46se conclue
28:47on est certain
28:48qu'elle va se conclure
28:49par une victoire
28:50et plus cette victoire
28:51viendra tôt
28:51plus lui-même sera content
28:52en début de semaine
28:54il disait
28:54c'est presque fini
28:55au début des
28:57le 28 février
28:58lors de sa première allocution
29:00il a dit
29:00ça va durer 4 semaines
29:01après sa porte-parole
29:03Caroline Lévy
29:04t'a dit 4 à 6 semaines
29:05et puis lundi
29:06il disait
29:07on a fait
29:07en 12 jours
29:08ce que nous comptions faire
29:09en un mois
29:10ça veut dire
29:10qu'on serait déjà
29:11dans la 5ème semaine
29:12et vers la fin du conflit
29:13après il a dit
29:14on est presque au bout
29:15et puis il a ajouté
29:16oui mais il faut
29:17finir le travail
29:18donc on peut lire
29:19un petit peu
29:19tout ce qu'on veut
29:20dans cette déclaration
29:20ça veut dire deux choses
29:22ça veut dire que
29:22est-ce que ça veut dire
29:23que lui-même est perdu
29:24ou au contraire
29:25il joue l'ambiguïté
29:26de la guerre
29:27du chef de guerre
29:28il joue l'ambiguïté
29:30par rapport à l'Iran
29:30il veut rassurer
29:31sa propre base
29:33cette guerre
29:33ne va pas durer
29:34éternellement
29:35par contre
29:36comme le disait
29:37Alexandre Delval
29:38si une porte de sortie
29:40se présente
29:40je pense qu'il la prendra
29:41et on verra
29:43à ce moment-là
29:43comment ça se passe
29:44à l'intérieur de l'Iran
29:45mais il est vraisemblable
29:47que les buts de guerre
29:48strictement stratégiques
29:50et militaires
29:50ayant pratiquement
29:51déjà été atteints
29:52à partir du moment
29:53où quelqu'un en Iran
29:55admet ou reconnaît
29:57ces fameuses
29:57rééditions inconditionnelles
29:59il arrêtera
30:0020h30 sur CNews
30:01on fait le point
30:02sur l'information
30:03avec Isabelle Piboulot
30:04chère Isabelle
30:05bonsoir
30:05et on revient évidemment
30:06à notre émission
30:07et je le rappelle
30:0820h35
30:09Rachida Dati
30:09sera notre invité
30:11Isabelle
30:11bonsoir
30:14bonsoir
30:15bonsoir à tous
30:16la mort d'un premier
30:17militaire français
30:18fait réagir
30:19le premier ministre
30:20irakien
30:21qui a échangé
30:21avec Emmanuel Macron
30:23promet de prendre
30:24les mesures nécessaires
30:25pour empêcher
30:25de nouvelles attaques
30:27assurant qu'une enquête
30:28serait menée
30:29le président du Kurdistan
30:30irakien
30:31lui
30:31condamne une attaque
30:32terroriste
30:33l'adjudant-chef
30:34Arnaud Friand
30:35a été tué
30:35par la frappe d'un drone
30:36et six autres soldats
30:37français ont été blessés
30:39une récompense
30:40de 10 millions de dollars
30:41c'est ce que veulent offrir
30:42les Etats-Unis
30:43en échange d'informations
30:45sur le sort des dirigeants
30:46iraniens
30:47dans le viseur de Washington
30:49notamment
30:49le nouveau guide suprême
30:50Mojtaba Ramenei
30:52mais aussi le chef de la sécurité
30:53Ali Larijani
30:55enfin la priorité
30:56de Recep Tayyip Erdogan
30:57est d'empêcher
30:58d'entraîner la Turquie
30:59dans le brasier
31:00du Moyen-Orient
31:01nous agissons
31:02avec une très grande prudence
31:03face aux complots
31:05aux pièges
31:05et aux provocations
31:06affirme le président turc
31:08une déclaration
31:09alors que l'OTAN
31:10a intercepté
31:11dans l'espace aérien turc
31:12un troisième missile
31:14en provenance d'Iran
31:15le dirigeant turc
31:16promet tout de même
31:17une réponse
31:18appropriée
31:18et mesurée
31:19Merci Isabelle Piboulot
31:21dans quelques instants
31:22nous serons avec
31:23Rachida Dati
31:24je me tourne vers vous
31:25Alexandre Delval
31:25tout au long de l'émission
31:26avec Philippe De Villiers
31:27on s'est posé une question aussi
31:28c'est comment éviter
31:29l'embrasement
31:30l'embrasement mondial
31:31est-ce qu'on est sur
31:32une ligne de crête
31:33qui est extrêmement fine
31:34avec ses frappes
31:36incessantes
31:36et finalement
31:38indifférenciées
31:39du côté des proxys
31:41mais également
31:41de la République islamique
31:42d'Iran
31:43et donc quelle doit être
31:44la réponse
31:44pour éviter
31:45non pas un embrasement
31:47régional
31:47mais international
31:49Alors si vous parlez
31:50d'une réponse
31:50qui n'est pas militaire
31:51c'est un peu
31:53la thèse de mon livre
31:53c'est très immoral
31:55c'est pas très audible
31:57mais c'est une grande
31:58négociation
31:59un Yalta 2
32:00qui est en préparation
32:01qui n'est pas du tout
32:02encore conclu
32:03entre les grands
32:04vous savez que
32:05M. Trump a écrit
32:06sur une carte
32:06quelque chose
32:07de très rigolo
32:08mis
32:09toutes les Amériques
32:10et le Groenland
32:11Poutine, l'Europe
32:12et Xi, l'Asie
32:14alors c'est caricatural
32:15ça ne se fera pas
32:16mais il faut
32:17une négociation
32:18au très haut sommet
32:20à très haut niveau
32:20entre les trois
32:21ou quatre grands acteurs
32:22du Nouveau Monde
32:23post-occidental
32:24ou multipolaire
32:25ou multipolaire
32:26la France
32:27malheureusement
32:28sera oubliée
32:28et vous savez
32:29l'Europe
32:30c'est un eugenie
32:30objet géopolitique
32:31non identifié
32:32qui est le dindon
32:34de la farce
32:34sur le prix du gaz
32:36sur le fait
32:37qu'elle prend les risques
32:37pour la guerre
32:38et elle achète
32:39les armes aux Américains
32:40qui eux ne prennent plus
32:41les risques pour l'Ukraine
32:42donc il faut
32:42une grande négociation
32:43et c'est en cours
32:44puisque M. Trump
32:45est en train de parler
32:46avec Poutine
32:46et il prépare
32:47une énorme négociation
32:49avec Xi Jinping
32:49donc je pense que
32:50nous sommes en train
32:51d'aller vers quelque chose
32:52qui va essayer
32:53de trouver un équilibre
32:54Alexandre Delval
32:55je rappelle votre livre
32:56Le nouvel ordre post-occidental
32:58comment la guerre en Ukraine
32:59et le retour de Donald Trump
33:01accélère
33:01la grande bascule géographique
33:03dans un instant
33:04nous serons avec
33:04Rachida Dati
33:05Charles Millon
33:06le ministre de la défense
33:08que vous avez été
33:08que vous êtes toujours
33:09d'ailleurs
33:09reste ministre
33:11comment il s'adresserait
33:13aux soldats français
33:15qui sont en opération
33:16aujourd'hui
33:16à l'extérieur
33:17de leur territoire
33:18qu'est-ce que vous diriez
33:19aux familles
33:21des soldats français
33:22qui s'inquiètent
33:23aujourd'hui
33:23en se disant
33:24mais il y a un soldat
33:26qui est mort
33:27sur le terrain
33:28irakien aujourd'hui
33:29est-ce que le prochain
33:31sera mon fils
33:32mon mari
33:32peut-être mon frère
33:35je dirais tout simplement
33:36que la situation
33:37est beaucoup plus grave
33:38que trop souvent
33:39on l'a décrit
33:40on a en face de nous
33:43un groupe
33:44d'abord
33:45de terroristes
33:46islamistes
33:47qui sont prêts
33:48à tout
33:49pour pouvoir
33:49poursuivre leurs objectifs
33:51ils pourront agir
33:52en France
33:53ils pourront agir
33:54dans les pays
33:55où actuellement
33:56seront nos troupes
33:57ils pourront agir
33:58dans tous les lieux
33:59où ils ont envie
34:00de déséquilibrer
34:01la situation
34:02deuxièmement
34:03nous avons
34:03une république islamique
34:05d'Iran
34:06qui est prête à tout
34:07et c'est la raison
34:08pour laquelle
34:09personnellement
34:09je soutiens
34:10en réalité
34:13les américains
34:14et les israéliens
34:15dans leur réaction
34:17parce qu'ils sont en train
34:19démontrer
34:19que s'ils avaient
34:20la bombe atomique
34:21ils n'hésiteraient pas
34:22à l'utiliser
34:23pour faire disparaître
34:25l'état d'Israël
34:26comme ils le prévoient
34:27donc je dirais
34:28que les soldats français
34:30ont une mission importante
34:31c'est de protéger
34:32leur patrie
34:33de protéger
34:34leurs concitoyens
34:35et de protéger
34:36en réalité
34:37notre Occident
34:39tel qu'il est actuellement
34:40attaqué
34:41par la république
34:42islamique d'Iran
34:43Charles Millon
34:43Alexandre Delval
34:44Gérald Olimvier
34:45merci à tous les trois
34:46dans un instant
34:47on va recevoir
34:48Rachida Dati
34:49je vous propose
34:49d'écouter
34:50Emmanuel Macron
34:51qui a rendu
34:52hommage
34:53à l'adjudant-chef
34:55tombé
34:56hier
34:57tué jeudi
34:58en Irak
34:58par un drone
34:59l'adjudant-chef
35:00Arnaud Friand
35:01écoutez Emmanuel Macron
35:03au nom de la nation
35:04je veux m'incliner
35:06aujourd'hui
35:07avec respect
35:09devant la mémoire
35:10de l'adjudant-chef
35:11Arnaud Friand
35:12du 7ème bataillon
35:13des chasseurs alpins
35:14de Vars
35:15il est mort pour la France
35:17cette nuit
35:18lors d'une attaque
35:21lancée à proximité
35:22de Herbil
35:24je veux aussi adresser
35:25tout mon soutien
35:26à nos militaires blessés
35:28et évidemment
35:29à l'ensemble
35:30des familles
35:30et des frères d'armes
35:32dès l'annonce
35:33de cette attaque
35:34j'ai demandé
35:35à nos armées
35:35une analyse consolidée
35:36des faits
35:37de leurs circonstances
35:38et nous aurons
35:39dans les prochaines heures
35:40la totalité
35:41je l'espère
35:42de ces informations
35:43nos soldats ont été frappés
35:45alors que
35:46comme nous le faisons
35:47depuis plusieurs années
35:49ils luttaient
35:50dans le cadre
35:51d'une coalition internationale
35:52contre les résurgences
35:53du terrorisme
35:54dans la région
35:55et au service
35:56de la souveraineté
35:58irakienne
35:59c'est évidemment
36:01inacceptable
36:0420h37 sur CNews
36:05et vous continuez
36:05de suivre
36:06l'heure des pros
36:07merci
36:08Rachida Dati
36:09d'être notre invité
36:09ce soir
36:10candidate
36:10à la mairie
36:12de Paris
36:12Rachida Dati
36:14on est à 48h
36:15du scrutin
36:15majeur
36:16pour les français
36:16mais depuis deux semaines
36:18tous les regards
36:19se sont détournés
36:20des élections municipales
36:21vers
36:22la guerre
36:24au Moyen-Orient
36:25contre la république
36:26islamique en Iran
36:27encore plus
36:28aujourd'hui
36:28avec la mort en Irak
36:29et vous avez entendu
36:30le président de la république
36:31Emmanuel Macron
36:32l'adjudant-chef
36:33Arnaud Friand
36:34peut-être souhaitez-vous
36:35commencer cet entretien
36:36par un message
36:37à adresser à la famille
36:38et aux proches
36:39d'Arnaud Friand
36:40moi j'ai une pensée
36:42pour sa mémoire
36:43à Arnaud Friand
36:44et à sa famille
36:45à tous ses frères d'armes
36:46et aussi aux autres soldats
36:48qui sont blessés
36:48parce qu'il faut savoir
36:49que ces soldats
36:50qui sont dans cette région
36:51particulière en Irak
36:52depuis 2015
36:53ce sont des sujets
36:54que moi j'ai suivis
36:55particulièrement
36:55lorsque d'ailleurs
36:56j'étais député européen
36:57parce que j'étais en charge
36:58pour mon groupe politique
36:59de la lutte contre le terrorisme
37:00et la radicalisation
37:01y compris à l'extérieur
37:02et ces soldats
37:03qui sont implantés
37:04sur des zones
37:05très difficiles
37:06très inflammables
37:07parce qu'elles ont toujours
37:08été inflammables
37:08depuis longtemps
37:10toutes ces régions
37:11et tous ces pays
37:12et donc
37:12que font-ils là-bas ?
37:14Ils luttent pour notre liberté
37:15en luttant contre le terrorisme
37:16contre le terrorisme islamiste
37:18qui a infiltré
37:19gangréné
37:20notamment les pays occidentaux
37:21et donc notre lutte
37:23doit être
37:23sans aucune concession
37:25sans aucune compromission
37:26également
37:26et donc moi j'ai
37:27une pensée particulière
37:29pour tous ces soldats
37:30vous savez je suis maire
37:30du 7ème arrondissement
37:31et dans mon arrondissement
37:33j'ai l'Institut National
37:35des Invalides
37:35et entre la cour d'honneur
37:38on vient rendre hommage
37:39à chaque fois
37:39ces soldats tombés
37:41pour la France
37:41tombés pour notre liberté
37:42et en particulier
37:43pour tous ces militaires
37:44qui reviennent
37:45blessés
37:46mutilés
37:46amputés
37:48mais aussi pour ceux
37:49qui sont victimes
37:49d'attentats terroristes
37:50et qui sont hospitalisés
37:51dans cet institut
37:52moi je voudrais avoir
37:53une pensée aussi
37:53à un hommage
37:54particulier pour eux
37:55parce que je suis en lien
37:57très étroit
37:57avec cet institut
37:58pour lequel
37:59avec beaucoup d'émotions
38:01je le dis
38:01pour lequel j'ai
38:02un immense respect
38:03voilà ce dont est capable
38:04la France
38:05la grandeur de la France
38:06elle est aussi là
38:07et on imagine
38:08que l'hommage militaire
38:09sera rendu à Arnaud Frion
38:10dans les prochains jours
38:11ou peut-être la semaine prochaine
38:12et on espère
38:14qu'il y aura
38:15cet hommage
38:16évidemment aux Invalides
38:17mais que sur l'esplanade
38:18des Invalides
38:19au niveau des Jardins
38:20de nombreux Français
38:21se réuniront
38:22pour penser à Arnaud Frion
38:25et tous les frères d'armes
38:26qui nous protègent
38:27en opération extérieure
38:28même en campagne
38:30à Paris
38:30Rachida Dati
38:31vous restez attentive
38:32à la situation en Iran
38:33j'ai regardé vos messages
38:34sur les réseaux sociaux
38:35vous avez adressé
38:36un message au peuple iranien
38:38qui subit le poids
38:39d'un régime totalitaire
38:40avant janvier
38:41les massacres de sa population
38:43peu de médias
38:43de politiques
38:45parlaient de la situation
38:46en Iran
38:46notamment des femmes iraniennes
38:48je pense à la révolution
38:50non pas celle de janvier
38:51mais d'il y a 3 ans
38:53pour Massa Amini
38:53une jeune femme
38:54qui a été tuée
38:55parce qu'elle a eu
38:56le malheur
38:56de mal porter son voile
38:57et c'est vrai
38:58que la diaspora
38:59à qui vous avez
39:00adressé un message iranien
39:02dit souvent
39:03qu'il y a des combats
39:04à géométrie variable
39:05dans le monde de la culture
39:06que vous connaissez très bien
39:07et aussi dans le monde politique
39:08pourquoi ?
39:10parce que ça n'arrange pas
39:11certains
39:12ça n'arrange pas
39:13l'idéologie de certains
39:14et puis souvent
39:16moi je pense à cette gauche
39:17qui s'est radicalisée
39:18vous savez le parti socialiste
39:19il a tout cédé
39:20à la gauche radicale
39:21il a tout cédé
39:22par compromission
39:22et par compromission
39:24mais également
39:25pour des raisons électoralistes
39:26et moi je trouve
39:27qu'elle s'est affaiblie
39:28elle s'est fortement affaiblie
39:29cette gauche républicaine
39:31qui s'intéressait
39:31à des combats
39:32liés aux inégalités
39:33aux discriminations
39:34aux combats aussi
39:35pour les droits des femmes
39:36des libertés des femmes
39:37et ils se sont compromis
39:39pour une certaine forme
39:40finalement de clientélisme
39:41et de compromission
39:42c'est pour ça que d'ailleurs
39:44dans mes combats
39:45dans ce que je porte
39:46ou ce que je peux incarner
39:47je suis leur cible
39:48et je suis leur cible
39:50de plus en plus violente
39:51les attaques sont de plus en plus
39:52violentes et outrancières
39:54mais ça ne me fait pas dévier
39:56parce que ce combat
39:56pour les femmes
39:57les femmes iraniennes
39:58les femmes irakéennes
39:59les femmes syriennes
40:00les femmes afghanes
40:01moi je suis allée
40:02dans ces endroits
40:02je suis allée dans ces pays
40:03justement pour être
40:05aux côtés des femmes
40:06des femmes qui se présentent
40:06à des élections
40:07au péril de leur vie
40:08en Afghanistan
40:09je suis allée
40:10j'ai mené un combat
40:11au moment où
40:12Karzai était président
40:13d'Afghanistan
40:14où le viol
40:16c'était les femmes
40:17qui étaient poursuivies
40:18et elles étaient
40:19reléguées
40:19bannies de la société
40:21et moi j'y suis allée
40:22j'ai accompagné
40:24notamment des associations
40:24pour aider ces femmes
40:26pour que le viol
40:27ne soit plus
40:27un crime
40:28qui soit poursuivi
40:29à leur encontre
40:30et donc ce combat
40:32pour les femmes afghanes
40:33pour les femmes iraniennes
40:34pour les femmes syriennes
40:35j'étais allée aussi
40:35en Syrie
40:36je suis allée en Irak
40:37également
40:38auprès des femmes irakéennes
40:40qui je me souviens
40:41il y avait des associations
40:42de magistrats
40:43qui elles luttaient
40:45pour cette liberté
40:45des femmes
40:46et aussi une liberté
40:47d'engagement politique
40:48donc ces combats
40:49pour moi
40:49ils sont très anciens
40:50je n'ai pas attendu
40:51une campagne électorale
40:52ou je n'ai pas attendu
40:53de vouloir faire du clientélisme
40:54ces combats là
40:55ils se mènent dans la durée
40:56ils ne se mènent pas
40:57de manière
40:57ce qui me surprend c'est qu'il n'y ait pas
40:58d'unisson autour de ces combats là
41:00et qu'il y ait des combats
41:01à géométrie variable
41:02chez certains
41:03et vous notiez
41:05la compromission
41:05selon vous
41:06d'une partie
41:07de la gauche
41:09dite républicaine
41:10auprès de la gauche radicale
41:12j'étais en train
41:13de pianoter sur mon téléphone
41:14puisque vous parliez
41:14des femmes afghanes
41:16et dans l'indifférence
41:17médiatique et politique
41:19totale
41:19la semaine dernière
41:20je découvrais cette information
41:21relayée par les colonnes
41:22nos confrères du Figaro
41:24une femme
41:25un homme
41:25peut frapper sa femme
41:26tant qu'il ne lui brise pas les os
41:28le code pénal afghan
41:29institutionnalise
41:30les violences conjugales
41:32voilà pour le proche
41:33et le Moyen-Orient
41:34parlons à présent
41:35des élections municipales
41:37parce que c'est vrai
41:37que depuis 15 jours
41:39on ne parle plus
41:40de ces élections
41:41Jules Torres
41:42journaliste OJDD
41:43Françoise Laborde
41:45ancienne du CSA
41:46ancienne de tout
41:47et journaliste également
41:50qui est avec nous
41:51et vous allez pouvoir
41:52répondre
41:53à leurs questions
41:54également
41:54si vous me permettez
41:55je vais juste revenir
41:56sur un point
41:56vous parliez justement
41:57de la liberté des femmes
41:58et des atteintes
41:59des droits des femmes
41:59à Paris
42:00la liberté des femmes
42:01elle n'est pas assurée
42:02moi je veux dire
42:03je fais une campagne de terrain
42:05ça on ne peut pas
42:06me dénier
42:06je vais partout
42:07je parle avec tout le monde
42:08et vous voyez
42:09quand vous allez
42:10dans le 19ème arrondissement
42:11dans le 18ème
42:11dans le 20ème
42:12il y a des zones
42:13de non-droit
42:13des zones qui sont devenues
42:15des zones séparatistes
42:16interdites aux femmes
42:17avenue Max Dormois
42:19dans le 20ème cité
42:20Saint-Blaise
42:20Saint-Fargeau
42:21il y a des endroits
42:22entiers interdits aux femmes
42:23un espace public
42:24c'est-à-dire
42:25vous n'avez pas eu
42:25la possibilité d'y aller
42:26si moi
42:27ils m'ont laissé entrer
42:27je parlais de tout le monde
42:28mais sauf que par exemple
42:29vous aviez découvert
42:30des cafés
42:31des cafés
42:32des restaurants
42:32en plein centre
42:33en plein Paris
42:33à Belleville
42:34à Belleville
42:35j'y étais
42:36dimanche dernier
42:36vous avez
42:37le boulevard de Belleville
42:39est une frontière
42:39il y a des endroits
42:40qui ne sont pas accessibles
42:41aux femmes
42:41et c'est assumé
42:42c'est assumé
42:43c'est-à-dire que
42:44quand je leur dis
42:44alors ils disent
42:45oui avec vous
42:46on discute
42:47on vous laisse entrer
42:48et je dis
42:49mais pourquoi
42:49il n'y a pas de femmes
42:50ils ont dit
42:50mais leur place
42:51n'est pas ici
42:52voilà c'est la réalité
42:53de Paris
42:54pourquoi je mène ce combat
42:56je dis
42:56Paris c'est le combat
42:57de ma vie
42:58mais c'est le combat aussi
42:59de certaines libertés
43:00et une liberté fondamentale
43:02de circuler
43:02de vivre
43:03et de vivre en sécurité
43:04à Paris
43:05mais moi je le dis
43:06parce qu'on a
43:07moi je fais des réunions
43:08j'étais encore
43:09avec quelques élus
43:10que ce soit
43:11Agnès Évren
43:11Geoffroy Boulard
43:12Jean-Pierre Lecoq
43:13Philippe Goujon
43:14et tant d'autres
43:14nous étions
43:15ou Thierry Guerrier
43:16Pierre Lissia
43:17je les cite tous
43:18nous étions sur le terrain
43:19pourquoi je fais des vidéos
43:20pour montrer cette réalité
43:21à Paris
43:21il y a à Paris
43:22des zones de non-droit
43:23en plein centre de Paris
43:25mais lié à quoi
43:26pardonnez-moi
43:26les zones de non-droit
43:27le tunnel des Halles
43:29c'est un endroit
43:30alors ça c'est la question
43:30de sécurité
43:31oui
43:32vous y allez
43:33vous y allez
43:34le tunnel de Châtel
43:35j'ai vu qu'il y allait
43:36pour des raisons évidentes
43:38de sécurité bien sûr
43:39sur les voies sur berne
43:39oui mais là vous parliez
43:40de l'islamisation
43:41et d'une forme radicale
43:43de l'islam
43:44en plein Belleville
43:45on a laissé prospérer
43:47certaines catégories
43:48de population
43:48qui effectivement
43:50font adopter leur loi
43:51la rue de Jean
43:52c'est une zone
43:54de non-droit
43:54vous avez des gens
43:55ça n'est plus
43:56une économie souterraine
43:58c'est une économie
43:58à ciel ouvert
43:59l'avenue Max-Dormois
44:00je l'ai toujours dit
44:01il y a des commerces
44:03de blanchiment d'argent
44:04donc on fait
44:04c'est-à-dire qu'on est
44:06dans l'ouest parisien
44:07on est entre nous
44:08c'est bien
44:08certains me disent
44:09non tout va bien à Paris
44:11mais Paris
44:12petit à petit
44:13l'espace public
44:14a été grignoté
44:17confisqué
44:17aux parisiennes
44:18aux parisiens
44:18c'est pour ça que
44:19le combat que je mène
44:20pour Paris
44:21c'est qu'il n'y ait plus
44:22un ouest contre un ouest
44:23et un nord contre le sud
44:24parce que même
44:25les gens maintenant
44:26de l'est
44:26et du nord
44:27que vous demandent-ils ?
44:29ils vous demandent
44:29de la sécurité
44:30ils vous demandent
44:31de la propreté
44:32ils vous demandent
44:33une qualité de vie
44:33quand vous voyez
44:34le parc social à Paris
44:35le parc social
44:36qui est préempté
44:37à prix d'or
44:38monsieur Brossat
44:39adjoint au logement
44:40et monsieur Béliard
44:41qu'ont-ils fait ?
44:42ils achètent à prix d'or
44:44des appartements privés
44:46où ils bétonnent
44:48parce que
44:48pour ceux qui se disent
44:50écologistes
44:50pour faire du parc social
44:51dans lequel ils parquent
44:52des gens
44:52de manière indigne
44:53que font-ils maintenant ?
44:55parce qu'ils ont tellement
44:56peur de perdre
44:57ils vont voir
44:58ces locataires
44:59qui sont logés
45:00de manière indigne
45:01dans ce parc social
45:02je les ai tous faits
45:03en leur disant
45:03si Rachida Dati est élu
45:05vous serez expulsé
45:06si Rachida Dati est élu
45:08pour certains
45:09ils leur disent
45:09vous serez expulsé
45:10de France
45:11c'est scandaleux
45:12moi je dis
45:13à ces locataires
45:14si je suis élu
45:15votre parc social
45:16vos appartements
45:18seront intégralement
45:20rénovés
45:20j'ai du respect
45:21moi pour les gens
45:21qui vivent dans le parc social
45:22eux ils en ont fait
45:23une réserve électorale
45:25moi je souhaite
45:26que les parisiens
45:27qui sont logés
45:28dans le parc social
45:28qui travaillent à Paris
45:29qui travaillent pour les parisiens
45:31soient respectés
45:32ils font partie
45:33de la cohésion
45:34de Paris
45:34et je dois le dire
45:36le logement qui fait partie
45:37des priorités
45:37des français
45:38mais je me permets d'avancer un peu
45:39parce qu'en fait
45:40le temps défile
45:41juste sur parc social
45:43vous savez pourquoi
45:43il est très dégradé
45:44et insalubre
45:45parce qu'en connaissance
45:47de cause de monsieur Brossat
45:48on l'a laissé faire
45:48monsieur Brossat
45:49savait qu'il y avait
45:50des détournements
45:51de fonds publics
45:52cet argent
45:52devait servir
45:53à réhabiliter le parc social
45:55cet argent a été détourné
45:56voilà ce que je dis
45:57aux locataires
45:58du parc social à Paris
45:59une question avec vous
46:00Françoise Laborde
46:01et on ira ensuite
46:02sur les sondages
46:03une et demie
46:03d'abord
46:04quels sont les moyens
46:05du futur maire de Paris
46:07du maire de Paris
46:07quel qu'il soit
46:08de la maire de Paris
46:08quand vous dites
46:09il faut en effet
46:10que toute la ville
46:11soit ouverte aux femmes
46:12y compris dans les hommes
46:13quels sont les moyens
46:13dont vous disposez
46:14première question
46:15deuxième question
46:15est-ce que vous considérez
46:17que vous avez 100 jours
46:17pour réussir
46:19et quelle serait
46:20la première mesure
46:21que vous prendriez
46:21dans ces 100 jours
46:22d'abord
46:24vous avez raison de dire
46:25est-ce qu'on est capable
46:26de changer Paris
46:26vous connaissez mon tempérament
46:28je suis déterminée
46:29vous connaissez aussi
46:30ma politique des résultats
46:31je suis maire d'arrondissement
46:32et même si on n'a pas
46:34de pouvoir
46:36comme maire d'arrondissement
46:37j'ai expérimenté
46:38des dispositifs
46:38j'ai été magistrat
46:40j'ai été garde des Sceaux
46:41j'ai aussi dirigé
46:42j'ai été directeur général adjoint
46:44pour gérer
46:45le département du 92
46:46donc je sais
46:47j'ai cette expérience
46:48et cette expérimentation
46:49de dispositifs de sécurité
46:51moi
46:51cette ville
46:52elle sera sur
46:5324h sur 24
46:547 jours sur 7
46:55je m'y engage
46:56c'est un engagement
46:57que je tiens
46:57et que je prends
46:58devant les parisiens
46:59il y aura 5000 policiers
47:00et municipaux
47:01armés
47:02équipés
47:02formés
47:03c'est eux qui permettront
47:05aux femmes
47:05d'aller dans les cafés ?
47:06il y aura ça
47:07il y aura aussi
47:088000 caméras de vidéo protection
47:10il y en a moins de 4000
47:11il y a 7000 rues à Paris
47:12il n'y aura plus d'angle mort
47:13si vous sécurisez
47:15l'espace public
47:16et que
47:16cette brigade de police municipale
47:18armée
47:19équipée
47:20formée
47:20et que ces caméras
47:22de vidéo protection
47:22soient reliées
47:23à un centre de supervision urbain
47:25relié à la mairie d'arrondissement
47:26le maire d'arrondissement
47:27aura une agilité
47:29répressive
47:30mais il y aura aussi une agilité
47:31préventive
47:32pour prévenir
47:33tous les actes
47:34de délinquance
47:35sur votre arrondissement
47:36si vous avez
47:37arrondissement
47:37par arrondissement
47:38des arrondissements
47:39sur 24 heures sur 24
47:417 jours sur 7
47:42vous assurez la sécurité
47:43de chacune
47:44et de chacun
47:45ça c'est un engagement
47:46que je prends
47:46qui évidemment
47:48fonctionnera
47:49je m'engage
47:49devant les parisiens
47:50sur les premières mesures
47:51la première mesure
47:52que je vais prendre
47:53si je suis élu
47:54maire de Paris
47:55et je veux vous dire
47:56je suis avec des élus
47:56expérimentés
47:57c'est-à-dire que
47:58si nous sommes élus
47:59aujourd'hui
47:59nous serons opérationnels
48:01le lendemain
48:02moi ça doit être
48:03d'abord
48:03de résoudre
48:04le scandale
48:05du périscolaire
48:06le scandale
48:06de la maltraitance
48:07des agressions sexuelles
48:09et des viols
48:09dans le périscolaire
48:10le périscolaire
48:11c'est 100 000 enfants
48:12aujourd'hui
48:13ils sont exposés
48:14à des prédateurs sexuels
48:16tous les jours
48:16on ne sait pas le nombre
48:18d'animateurs suspendus
48:20on ne sait pas le nombre
48:21d'animateurs déplacés
48:22je vous signale
48:24qu'une famille a été reçue
48:25qui a demandé
48:26pourquoi l'animateur
48:27qui a été déplacé
48:28dans l'école de leurs enfants
48:29et qui a commis des viols
48:31sur un enfant
48:32d'école maternelle
48:33on lui a dit
48:34on l'a déplacé
48:35parce qu'on voulait lui donner
48:36une nouvelle chance
48:37évidemment
48:38le criminel
48:39a plus de droits
48:40que finalement la victime
48:41ou les familles de victimes
48:42aujourd'hui
48:43on ne connait pas
48:43le nombre d'enfants victimes
48:44à Paris
48:45donc si je suis élu
48:46le périscolaire
48:47d'abord
48:48je checkerai
48:49tous les animateurs
48:50du périscolaire
48:50recrutés par monsieur
48:52Emmanuel Grégoire
48:53il a dit à une famille
48:54je suis responsable
48:55mais pas coupable
48:56ça ne marche pas comme ça
48:57il est responsable
48:58et coupable
48:59et donc ça
49:00ça sera la première mesure
49:01je checkerai
49:02tous ces animateurs
49:03moi je recevrai
49:04toutes les familles
49:05et je dénombrerai
49:07le nombre d'enfants victimes
49:08et je les accompagnerai
49:09dans les procédures
49:11pour que la justice
49:12fasse son oeuvre
49:13la priorité
49:14donc en tout cas
49:15la première mesure
49:16que vous prendrez
49:16cher Rachida Dati
49:19en sachant qu'il n'y a pas eu
49:20de commission d'enquête parlementaire
49:22sur la question du périscolaire
49:23et vous dites
49:24Jules Torres
49:24pas encore
49:25il nous reste 5 minutes
49:26le temps défile
49:27et on pourrait rester avec vous
49:29plus longtemps
49:30mais allons aussi
49:31sur le terrain
49:31de ce qui peut se passer
49:33dans 48 heures
49:33et les sondages se multiplient
49:35Jules Torres
49:35c'est ça parce qu'avant
49:36les 100 premiers jours
49:37et la première mesure
49:38il y a ce qui va se passer
49:38dans 48 heures
49:39et on a publié hier
49:41évidemment un sondage
49:43CSA pour CNews Européen
49:45et le journal du dimanche
49:45qui montre que
49:46vous êtes en tête
49:47avec Emmanuel Grégoire
49:48mais qu'on pourrait avoir
49:49que se dessine
49:50possiblement un scénario
49:51de quinquangulaire
49:52c'est-à-dire qu'il y ait
49:535 candidats
49:54parce qu'il n'y a pas que vous
49:55et M. Grégoire
49:55il y a Mme Chikirou
49:56il y a M. Bournazel
49:57et Mme Knafo
49:59comment Rachida Dati
50:00vous gagnez
50:01la mairie de Paris
50:02avec des sondages comme cela
50:03Nous sommes à l'aube
50:05d'un moment historique
50:06pour Paris
50:07Une majorité de Parisiens
50:08souhaite le changement
50:09Ce changement
50:10c'est notre combat
50:11et c'est un combat vital
50:13pour Paris
50:13Pourquoi c'est un combat
50:14vital pour Paris ?
50:16Parce que Paris s'expose
50:17à deux risques
50:18Le déclin
50:19Paris a beaucoup décliné
50:21et ça va se poursuivre
50:22avec cette équipe
50:23en pire
50:24parce que nous avons
50:24toute la gauche radicale
50:26sur la liste de M. Grégoire
50:27Il n'a pas besoin
50:28de s'allier à l'EFI
50:28il les a déjà sur sa liste
50:30Et la deuxième chose
50:31il faut savoir que
50:32le seul projet
50:33sur lequel ils sont d'accord
50:34parce qu'ils ne sont pas d'accord
50:35sur la police municipale
50:36ils ne sont pas d'accord
50:36sur la sécurité
50:37ils ne sont pas d'accord
50:38sur la mobilité
50:39ils ne sont pas d'accord
50:40sur l'économie
50:40ils sont d'accord
50:42sur une seule chose
50:4240% de logements sociaux
50:44à Paris
50:44Et donc avec ce projet
50:46ça veut dire quoi ?
50:47On va paupériser
50:48et ghettoiser Paris
50:50Et donc une ville
50:51et une capitale économique
50:52avec 40% de logements sociaux
50:54ça n'existe pas
50:55Pourquoi ?
50:55Parce qu'il faut savoir
50:56que cette ville
50:57c'est 25 ans
50:5925 ans de gauche
51:00au pouvoir
51:00Et comment ont-ils fait ?
51:02à coups de subventions
51:03clientélistes
51:04d'ailleurs vous avez vu
51:05nous avons avec
51:06Grégory Canal
51:07qui a fait une mission
51:08pour scanner
51:08toutes les subventions
51:10beaucoup de subventions
51:11octroyées
51:11soit des
51:13des associations
51:15non non
51:15des anciens candidats
51:17socialistes
51:17qui ont été battus
51:18donc on leur octroie
51:19des subventions
51:20ou des subventions
51:21octroyées
51:22à des colissiers
51:23de monsieur Grégoire
51:24donc à coups de subventions
51:25clientélistes
51:26à coups de logements
51:27sociaux
51:27ils tiennent la ville
51:28donc aujourd'hui
51:29nous avons une chance
51:30historique
51:30que cette ville
51:31bascule
51:32pour un vrai changement
51:33mais pour un vrai changement
51:34avec une union
51:34qualitatif
51:35s'il vous plaît
51:36justement
51:36on y vient
51:37parce que
51:38quel que soit
51:39au second tour
51:40les possibilités
51:41qu'un congrueraire
51:42quadrangulaire
51:43duel
51:44sur toutes les estimations
51:46pour l'instant
51:47mais on est encore loin
51:48du second tour
51:48Emmanuel et Grégoire
51:50est en tête
51:50sauf dans un cas
51:51c'est la triangulaire
51:53où Sophia Chikirou
51:54la candidate à l'EFI
51:56se maintient
51:57et là
51:58vous êtes en tête
51:58moi la question
51:59c'est pas de savoir
52:00en duel
52:01je bats Emmanuel Grégoire
52:02c'est pas
52:04du moins
52:04c'est pas ce qui est présenté
52:05dans les derniers sondages
52:06mais c'est pas la question
52:07et moi je veux même pas
52:08aller sur le terrain
52:08des unions
52:09des droites
52:09etc
52:10quels sont
52:11les ingrédients
52:12qui entraîneraient
52:14non pas une union des droites
52:15mais une alliance
52:17contre
52:17parce que vous dites
52:18c'est le déclin de Paris
52:19j'imagine que vous
52:20qui avez Paris
52:21dans votre coeur
52:22vous voulez que Paris
52:23soit sauvée
52:24donc quels sont
52:25les ingrédients
52:27qui permettraient
52:28une alliance
52:28contre Emmanuel Grégoire
52:30et non pas une union
52:31des droites
52:31des gauches
52:32du centre que sais-je
52:32alors aujourd'hui
52:33il faut rassembler
52:34tous les électeurs
52:35de la droite la plus affirmée
52:37jusqu'au centre
52:37ça c'est une réalité
52:39aujourd'hui
52:40les autres candidats
52:40ne sont pas capables
52:41de rassembler
52:42de la droite la plus affirmée
52:44jusqu'au centre
52:44je suis en tête
52:45évidemment sur ce rassemblement
52:47et donc aujourd'hui
52:48une alliance d'un côté
52:49vous fait perdre de l'autre
52:50une alliance
52:51donc le vote utile
52:51au premier tour
52:52donc c'est le vote utile
52:53au premier tour
52:53moi je le dis
52:54aux parisiennes et aux parisiens
52:55quel est l'enjeu
52:56aujourd'hui
52:56est-ce qu'on veut battre
52:57cette gauche radicale
52:59ou est-ce qu'on veut
52:59continuer avec cette gauche radicale
53:01vous savez
53:02si Emmanuel Grégoire
53:03et sa liste
53:05sont réélus
53:06vous savez
53:06qu'il est réélu
53:07avec monsieur Brossat
53:08qui souhaite
53:09non seulement
53:10plus de logements sociaux
53:10qui souhaite
53:11non seulement
53:12réquisitionner
53:13exproprier
53:14le logement privé
53:15et qui veut y mettre
53:16des sans-papiers
53:17et monsieur Béliard
53:18et qui est communiste
53:18et monsieur Béliard
53:19qui souhaite
53:20évidemment
53:21de la subvention
53:22ils le font tous les jours
53:24pour des associations
53:25clientélistes
53:26comme la librairie
53:27qui vendait
53:28il est pour l'avenir de Paris
53:29vous êtes d'accord
53:30madame Simonnet
53:31soutenue par des antisémites notoires
53:33monsieur Laurent Sorel
53:34qui dit que la police tue
53:36voilà
53:36ceux qui seront réélus
53:38si nous sommes
53:40si nous nous dispersons
53:41c'est l'avenir de Paris
53:42qui est en jeu
53:42et vous parlez de vote utile
53:43en 30 secondes
53:44si ce vote utile
53:45n'est pas entendu
53:46du moins qu'il y a
53:47une dispersion des voix
53:48parce que certains
53:49vous dites
53:50vous ne perdez pas
53:51au premier tour
53:52il y a un second tour
53:53moi je ne vais pas
53:54sur l'union encore une fois
53:55est-ce qu'il y a une alliance
53:55je vous mets très à l'aise
53:56je vous mets très à l'aise
53:57moi j'en appelle
53:58à la responsabilité
53:59des électeurs
53:59aujourd'hui
54:01les alliances
54:01monsieur Bournazel
54:02ne souhaite pas d'alliances
54:03il ne souhaite pas l'alternance
54:04d'ailleurs c'est pour ça
54:04qu'il chute dans les sondages
54:05parce que les parisiens
54:06ont compris
54:07qu'il ne souhaitait pas
54:08l'alternance
54:08aujourd'hui j'en appelle
54:09à la responsabilité
54:10des électeurs
54:11soit évidemment
54:12il n'y a pas de dispersion
54:13et nous l'emportons
54:14et Paris sera changé
54:16et en mieux
54:17comme je vous l'ai dit
54:18une ville sûre
54:19une ville propre
54:19une ville qui rayonne
54:21et dans laquelle on circule
54:22soit les voix se disparaissent
54:24je ne vous ai pas parlé d'union
54:25je vous ai parlé d'alliance
54:27avec des partis
54:27qui peuvent garder leur opposition
54:28il est 20h55
54:29je vais me faire gronder
54:30il manque de temps
54:30et je vais vous dire
54:31soit évidemment
54:33il y a un vote utile
54:34pour le changement
54:35dès le premier tour
54:36pour avoir cette dynamique
54:37de deuxième tour
54:37soit ça sera la gauche
54:39en pire
54:40et en bien pire
54:40Rachida Dattier
54:41était notre invitée
54:42candidate à la mairie de Paris
54:44merci à tous les trois
54:45merci à toutes les équipes en régie
54:46dans un instant 100% politique
54:47pardonnez-moi
54:48pour ce tout petit débat
54:50c'est de ma faute
54:50oui c'est votre responsabilité
54:51mais je peux continuer
54:52j'en appelle à la responsabilité
54:53de la candidate
54:54à la mairie de Paris
54:55merci à vous
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