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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h sur CNews, d'abord le point sur l'information avec Noémie Hardy. Rebonsoir Noémie.
00:09Bonsoir Elliot, bonsoir à tous. Un homme de 23 ans a été tué par balle à Dijon.
00:14Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche, en plein centre-ville.
00:18Selon la préfecture, le drame aurait un lien avec le trafic de drogue.
00:22Une autre personne de 26 ans a été grièvement blessée.
00:25Un touriste a injurié un rabbin à Nice ce vendredi.
00:30L'individu a été rapidement interpellé dans le tram après qu'il ait pris la fuite.
00:35Il a ensuite été placé en garde à vue.
00:37Le préfet des Alpes-Maritimes a réagi. Aucune tolérance ne sera accordée.
00:42Le ressortissant suisse n'est pas connu des services en France.
00:45Au Proche-Orient, Israël a annoncé avoir bombardé une nouvelle tour d'habitation à Gaza.
00:51Selon Tzahel, elle était utilisée par l'organisation terroriste du Hamas.
00:55L'armée israélienne avait appelé la population hier à évacuer.
00:59Il n'y a pas eu de blessés à cause de cette frappe.
01:01Merci beaucoup pour le point sur l'information.
01:04Véronique Jacqui est avec nous.
01:05Arthur de Vatrigan de l'Incorrect.
01:08Frédéric Durand et Sabestien Ligné.
01:10Bonsoir à tous les quatre.
01:11Dans le scandale.
01:13Cohen Legrand, chroniqueur phare de France Inter, accusé de collusion avec des hauts responsables du PS.
01:19Je pensais qu'on avait atteint les sommets de la malhonnêteté, diraient certains, journalistique.
01:27Je ne le dirai pas, vous l'avez bien compris.
01:29Chaque jour, chaque heure sont l'autre surprise.
01:32Les syndicats, l'article du Monde, les menaces de plainte.
01:38Mais alors, chers téléspectateurs, écoutez bien cette séquence.
01:41Cet après-midi, sur France 3, le service public, vous allez entendre M. Francis Letellier, qui fait dimanche en politique, qui l'anime.
01:50C'est le rendez-vous politique du service public sur France 3.
01:53Qui est l'invité ? Olivier Faure.
01:55Les réponses d'Olivier Faure, je vais vous dire que ce n'est pas ça le plus important.
02:00Écoutez attentivement les questions de M. Francis Letellier sur ce scandale.
02:04Écoutez très attentivement, c'est une séquence qui est longue, mais volontairement.
02:07On n'a rien coupé pour que chacun puisse se faire son avis.
02:11Vous avez entendu parler de Thomas Legrand et Patrick Cohen, journalistes éditorialistes,
02:14qui ont été piégés par le Média en ligne, l'incorrect, en train de converser avec des membres de la direction de votre parti, le Parti Socialiste.
02:20Dans un communiqué, votre parti rappelle qu'il n'y a aucune collusion avec les journalistes quels qu'ils soient
02:24et a accusé l'incorrect, Média créé par des proches de Marion Maréchal, de complotisme.
02:29Les deux journalistes confrères vont porter plainte.
02:32Est-ce que vous aussi, en tant que Parti Socialiste, vous allez porter plainte contre cela ?
02:36On n'en a pas décidé.
02:37Mais c'est vrai que je comprends parfaitement la plainte que vont déposer ces deux journalistes.
02:43Je dis les choses très franchement.
02:46Bien sûr qu'il y a des rendez-vous et bien sûr que les journalistes parlent aux femmes et aux hommes politiques.
02:50Et c'est vrai à l'extrême droite, comme c'est vrai dans la gauche radicale,
02:53comme c'est vrai dans tous les autres partis que l'on appelle traditionnellement de gouvernement.
02:57Et donc, ce n'est pas anormal que ces dialogues existent.
03:01Maintenant, quand on peut tronquer des phrases, quand on cherche à faire dire des choses
03:05et rentrer dans une logique complotiste, laisser penser que le service public serait aux mains des socialistes,
03:10parce qu'en gros, c'est ce qui est en train d'être raconté,
03:13il suffit d'écouter chaque matin ce que dit Patrick Cohen et de lire chaque jour ce que dit Thomas Legrand
03:19pour se rendre compte qu'ils sont très très loin d'être des soutiens.
03:25En tout cas, il parlait de l'avenir de Rachida Dati, qui est ministre de la Culture,
03:29qui a relayé d'ailleurs cette vidéo et elle a demandé dans un texte que chacun prenne ses responsabilités.
03:35Que la ministre de la Culture relaie cette vidéo, est-ce que ça vous a étonné, choqué ?
03:40Ça m'a étonné parce qu'elle est ministre justement de tutelle
03:43et que quand elle prononce ses mots, elle sait très bien que ça vaut forcément injonction
03:51pour la direction de Radio France.
03:54Et donc, je crois qu'étant elle-même partie du sujet, elle aurait dû s'abstenir.
03:59Dans cette séquence, il y a tout du système médiatique.
04:03C'est une pépite, et je me tourne vers vous Arthur de Vatrigan,
04:05puisque c'est l'interact qui a relié.
04:07Vous avez piégé, c'est ce que dit le journaliste,
04:09vous avez piégé, donc, les deux chroniqueurs de France Inter.
04:14Et la deuxième question, c'est, il a parlé de l'avenir de Rachida Dati.
04:18Mensonge, c'est pas il a parlé de l'avenir de Rachida Dati, M. Legrand,
04:22sinon il ne serait pas suspendu.
04:24Mensonge, M. Letellier.
04:26C'est qu'il a dit, nous, on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick Cohen et moi,
04:30à propos des élections municipales.
04:32Donc, c'est un autre univers, et c'est une inversion accusatoire.
04:35Mais réponse, bien évidemment, vous êtes accordé.
04:37Le principe, encore une fois, c'est la vieille technique du régime totalitaire,
04:41si on diffame le messager, pour empêcher de parler du message.
04:45Bon, donc, c'est extrême droite, je le répète à chaque fois.
04:49Là, c'est, on a tronqué, monté, piégé.
04:52Donc, si vous voulez, les seuls complotistes dans cette histoire,
04:54ce sont ceux qui accusent l'incorrect d'avoir fait un complot.
04:58Malheureusement pour le service public, malheureusement pour cette caste,
05:01il n'y a pas besoin de chercher loin d'épreuve.
05:03Elle tombe simplement dans un café un lundi 7 juillet, le matin.
05:08Voilà, c'est ça.
05:09Parce que ces gens-là se pensent tout permis, se croient tout puissants,
05:13et donc ils se permettent de comploter et de conspirer,
05:16parce que ce n'est pas une réunion de travail,
05:20ce n'est pas une réunion pour chercher des informations,
05:22pour préparer un entretien.
05:23C'est une réunion pour préparer une stratégie,
05:26pour faire monter Glouxman, éliminer Rachida Dati,
05:28et retapisser la France d'éoliennes.
05:29Je le redis, c'est sûr, c'est une stratégie qui se déroule en trois étapes.
05:32Donc encore une fois, ils vont essayer de noyer le poisson,
05:35là si vous voulez, ce n'est même pas un interviewer,
05:37ce n'est même pas un passe-plat,
05:38c'est un groom qui arrive, qui essuie les pieds,
05:40qui nettoie la moquette,
05:41et qui donne le plateau en disant, est-ce qu'il est bien brillant ?
05:44Je vous laisse la paternalité de ses prépos,
05:46en revanche, moi ce qui m'intéresse, c'est qu'il tord la réalité.
05:49Et c'est ça le système médiatique.
05:51Il ne tord pas la réalité, il veut.
05:53Olivier Faure donne les réponses que tout le monde attend.
05:56Non, mais pardonnez-moi, de dire que Thomas Legrand
06:01a parlé de l'avenir de Rachida Dati,
06:03c'est un mensonge, c'est un mensonge,
06:05et c'est sur le service public.
06:07Alors moi j'imagine maintenant que l'ARCOM va réagir,
06:10puisqu'il tord cette réalité.
06:11L'ARCOM a été saisi apparemment.
06:12Non, pour l'affaire Legrand et Cohen.
06:14Mais là, France 3...
06:17Par rapport à l'hôtelier, d'accord.
06:18Mais pardonnez-moi, ça n'a rien à voir.
06:21Il ne dit pas, il a été mis à pied
06:25parce que voilà ce que précisément est reproché à M. Legrand.
06:28Non, il parle de l'avenir de Rachida Dati.
06:30Ça reste très flou de dire, il parle de l'avenir de...
06:33Ah oui, oui, c'est très flou.
06:34Non, mais il ne se fera pas retoquer pour ça,
06:35puisqu'il peut dire, il parle de son avenir
06:38pour l'empêcher d'accéder au pouvoir.
06:40Ça, en soi...
06:41Non, mais c'est tiré par les cheveux, je vous l'accorde.
06:43Je veux dire que d'un point de vue purement légal,
06:45je pense qu'il risque absolument rien.
06:47Par contre, sur effectivement le fait
06:49de ne pas poser une seule question sur le fond,
06:52mais simplement sur la plainte
06:53qu'on devrait déposer pour avoir soutiré des propos
06:56prétendument privés dans un bistrot.
06:59Effectivement, là, il y a un peu une inversion de l'accusation.
07:02On ne peut pas dire le contraire.
07:02Non seulement il ne pose pas de questions,
07:04mais en plus la deuxième question qu'il pose,
07:06il inverse sa responsabilité.
07:07Donc la responsabilité n'est plus sur Thomas Legrand,
07:10Patrick Cohen, les cadres du Parti Socialiste,
07:13la neutralité du service public.
07:14La deuxième question est la coupable.
07:16C'est Rachida Dati qui est donc coupable de quoi ?
07:19D'avoir mis en avant et relayé cette vidéo.
07:22Non, relayer une vidéo
07:24de journalistes qui ont piégé
07:26deux autres chroniqueurs.
07:28C'est le monde.
07:30Mais c'est ça le système médiatique,
07:32Véronique Jacquier.
07:33Non, mais c'est le monde à l'envers,
07:35mais c'est surtout le temple de la mauvaise foi.
07:37C'est la religion de la mauvaise foi, sincèrement.
07:39Parce que je pense qu'il y a quelque chose
07:41qui les énerve profondément.
07:42C'est pour ça qu'ils sont dans la meilleure défense
07:45et encore l'attaque, comme on dit.
07:46Là, ils passent à l'attaque,
07:48mais avec des arguments qui tiennent guère la route,
07:50mais surtout avec beaucoup de mauvaise foi.
07:52Parce qu'ils sont très énervés
07:53de voir, justement, le travail
07:55qui a fait l'incorrect.
07:56D'abord, d'être piégés,
07:57comme des bleus, pardonnez-moi,
07:59puisqu'ils étaient dans un café,
08:00ils parlaient fort.
08:01Donc, il n'y avait pas cette dimension
08:03de discrétion, de confidentialité
08:05ou même d'intimité.
08:06On l'entend quand on entend la vidéo.
08:08Et ils se sentent d'autant plus piégés
08:11et d'autant plus affaiblis
08:13que ça fait 40 ans
08:14qu'ils ont le monopole
08:15de la bataille culturelle.
08:17Moi, il m'est arrivé,
08:18en tant que journaliste politique,
08:19de couvrir les journées d'été socialistes
08:22de la Rochelle, à l'époque.
08:24Mais il y avait une collusion
08:25entre tous les journalistes de gauche
08:27et les hommes politiques de l'époque,
08:28que ce soit Martine Aubry,
08:29François Hollande,
08:30Pierre Moscovici.
08:31Enfin, c'était la grande camaraderie,
08:33comme avec tout un certain système médiatique.
08:36Et donc, ils ne supportent pas
08:39que cette camaraderie,
08:41que cet écosystème soit remis en cause.
08:43Et même soit attaqué, du coup.
08:44Le problème, parce que je reçois un message,
08:47par exemple, je suis attentif
08:48aux réseaux sociaux.
08:49Il y a quelqu'un qui dit
08:49s'il parle de l'avenir de Rachida Dati,
08:51Thomas Legrand.
08:52Ce n'est pas parce qu'il parle
08:53de l'avenir de Rachida Dati
08:54qu'il est suspendu par le service public
08:56à titre provisoire.
08:58C'est parce qu'il dit
08:59à deux responsables du PS,
09:01donc deux employés, en quelque sorte,
09:04de M. Fort,
09:05pas d'inquiétude, les gars,
09:07on s'occupe de Dati avec Patrick.
09:09C'est ça l'idée.
09:11On vit dans un monde de...
09:12Madame Dati réagit pour deux raisons.
09:14Un, parce qu'elle est nommément attaquée
09:15et quand on dit
09:17on s'en occupe,
09:18c'est quand même un langage de mafieux.
09:20Donc forcément,
09:21ce n'est pas très agréable.
09:21Et deux, je rappelle
09:22qu'elle est ministre de la Culture.
09:24Donc, elle doit...
09:25Ça aurait été surprenant
09:26qu'elle ne réagisse pas.
09:27Au contraire,
09:28elle exerce son ministère,
09:29elle est ministre de Tuteuil.
09:30Et vous me permettez une chose,
09:32et c'est toujours en toute transparence
09:33avec les téléspectateurs,
09:35depuis vendredi soir,
09:36on a l'information
09:37que vous allez relayer
09:38cette séquence.
09:40On ne diffuse pas
09:41la séquence vendredi soir
09:42sur CNews.
09:43Et si on la diffuse
09:44le samedi matin,
09:45c'est parce qu'il y a
09:46la réaction politique
09:47de la principale concernée,
09:49à savoir
09:50Mhrachida Dati
09:51et parce qu'il y a
09:52un député
09:53qui a décidé de saisir.
09:54Donc, ça devient
09:55un sujet politique.
09:56Sinon, je pense
09:57véritablement
09:58qu'on n'aurait jamais
09:59diffusé cette séquence.
10:00J'ajouterais que j'ai diffusé,
10:01j'ai fait le choix
10:02de diffuser la vidéo
10:03après la publication
10:04d'un article écrit
10:05parce que, justement,
10:07on nous accusait
10:08de propager des fausses nouvelles.
10:09Donc, on a apporté
10:10une preuve
10:10que ce qu'on racontait
10:12n'était pas faux.
10:12Alors, moi, ce qui m'intéresse
10:13maintenant, c'est la défense
10:14de M. Legrand
10:15et la défense de M. Cohen.
10:16On va voir le sujet.
10:18Ils n'ont pas compris une chose.
10:20On vit dans un monde
10:20où les archives existent.
10:23Donc, je pensais
10:24que plus ils parlent,
10:26plus ils creusent.
10:27C'est fou.
10:27C'est fou.
10:28Donc, d'abord,
10:29voyons le sujet
10:30de la rédaction de CNews
10:31et puis ensuite,
10:32on ira sur des séquences
10:33de 2018
10:34ou encore de 2010
10:36pour M. Legrand.
10:38Après la diffusion
10:40de cette vidéo
10:41prise à leur insu,
10:43les journalistes
10:43Patrick Cohen
10:44et Thomas Legrand
10:45se défendent
10:45de toute connivence
10:46avec le PS
10:47contre Rachida Dati.
10:49On a pris des bouts
10:50de phrases.
10:50Il n'y a pas 20 secondes
10:51de conversation suivie.
10:52C'est complètement manipulatoire.
10:54Un journal d'extrême droite
10:55a diffusé ce week-end
10:57des images filmées
10:58à mon insu.
10:59Si mes propos tronqués
11:00et décontextualisés
11:01peuvent prêter à confusion,
11:02je revendique le droit
11:03d'exercer ma fonction
11:04d'éditorialiste.
11:05Loin de moi,
11:06l'idée d'imaginer
11:07peser sur une élection.
11:08La vidéo fait polémique.
11:10Dès vendredi soir,
11:11la radio publique
11:12a annoncé suspendre
11:13Thomas Legrand
11:14de l'antenne
11:14à titre conservatoire.
11:16Dans un communiqué,
11:18le syndicat national
11:18des journalistes
11:19de Radio France
11:20apporte son soutien
11:21aux journalistes.
11:22De son côté,
11:23le Parti Socialiste
11:24s'est également défendu.
11:26Aucune collusion
11:27n'existe entre
11:27le Parti Socialiste
11:28et les journalistes,
11:29quels qu'ils soient.
11:30Les propos du Média
11:31créés par Marion Maréchal-Le Pen,
11:33relayés par la presse
11:34d'extrême droite,
11:35ont pour seul but
11:36d'entretenir
11:37une lecture complotiste
11:38du monde.
11:39L'ARCOM,
11:39régulateur de l'audiovisuel,
11:41a indiqué avoir été saisi.
11:43Les deux journalistes
11:44annoncent leur intention
11:45de déposer plainte.
11:46Intention de déposer plainte
11:48parce qu'ils considèrent
11:49que c'est une atteinte
11:49à la vie privée.
11:51D'accord ?
11:51Qu'ils ont été filmés
11:52à leur insu ?
11:53Petite piqûre de rappel
11:54pour M. Patrick Cohen.
11:56Ce n'est pas il y a 25 ans ?
11:572018.
11:58Il y a une polémique.
11:59Laurent Wauquiez
11:59est enregistré
12:00à son insu.
12:02Le président des Républicains
12:03à l'époque
12:04a été enregistré
12:05à son insu
12:05lors d'une intervention
12:06devant des étudiants
12:07d'une école
12:08de commerce de Lyon.
12:09Paul Larutourou
12:10pour Quotidien
12:11qui organise ça.
12:13M. Cohen,
12:142018,
12:15c'est à vous.
12:15que pense-t-il
12:16de cette séquence ?
12:17Résultat,
12:20et on l'a entendu,
12:21je le dis
12:22assez fermement,
12:23grâce à la saine curiosité
12:25d'un journaliste
12:26qui a eu la bonne idée
12:27de solliciter des étudiants
12:29pour voir ce que pouvait dire
12:30un personnage politique
12:32aussi important
12:33dans une enceinte universitaire.
12:35Je rappelle que
12:35ce n'est pas un bureau politique
12:36de LR
12:37qui a été espionné,
12:38ce n'est pas un rendez-vous secret.
12:39Une enceinte scolaire
12:40ou universitaire,
12:41c'est un endroit public.
12:42Bien sûr,
12:43la loi dit
12:44qu'on ne doit pas
12:45enregistrer les gens
12:45à leur insu,
12:46mais il y a une démarche
12:47journalistique,
12:48moi,
12:48qui me semble tout à fait
12:49légitime,
12:50et le résultat
12:51est très intéressant,
12:51surtout quand on apprend
12:52que dans sa vision
12:53des choses à Laurent Wauquiez,
12:55il fait du bullshit
12:56sur les plateaux télé et radio,
12:58c'est-à-dire qu'il raconte
12:59n'importe quoi.
13:00Et ça justifie
13:00qu'on l'entende
13:01plus attentivement,
13:02en liberté,
13:03donc face aux étudiants lyonnais,
13:05dans des morceaux de phrases
13:07qui n'ont pas été contestées
13:08sur le fond.
13:09Enfin,
13:09il n'a pas dit
13:09je n'ai pas dit ça,
13:11il l'a dit,
13:11il a dit les choses,
13:13on dit ça a été coupé,
13:14oui,
13:14ça a été coupé,
13:15peut-être durant une suite,
13:16d'ailleurs,
13:16peut-être qu'on aura
13:17ce soir d'autres
13:19d'extraits
13:20tout aussi éloquents,
13:21mais en tout cas,
13:22sur la légitimité
13:23de la démarche,
13:23je pense qu'elle est
13:24absolument contestable.
13:27C'est légitime avant,
13:29mais 2018,
13:30encore une fois,
13:32vous voulez une autre séquence ?
13:33Cette fois,
13:33c'est M. Legrand.
13:34Il s'avoureux quand même.
13:35Mais c'est incroyable.
13:37C'est extraordinaire.
13:37C'est incroyable.
13:38M. Legrand,
13:39on est en 2010
13:40et il va nous parler
13:40de l'affaire Bettencourt
13:41parce qu'il peut y avoir,
13:44si vous voulez,
13:44lorsqu'il y a un intérêt public,
13:46c'est dans le droit,
13:47l'exception,
13:47les journalistes,
13:48lorsqu'il y a un intérêt public,
13:49le droit à l'information
13:50est fondamental.
13:52Et il y a des jurisprudences.
13:53Le mur des cons,
13:54vous en parlez d'ailleurs,
13:56Claire Stream,
13:56Big Malion,
13:57Cahuzac.
13:58Tous les grands scandales d'État,
14:00il y a toujours eu
14:01des écoutes pirates,
14:02des vidéos enregistrées
14:04à l'insulte protagoniste.
14:05Vous pouvez reprendre
14:06toutes les affaires,
14:06il y a ça.
14:07Eh bien,
14:07et comptez Thomas Legrand,
14:09chronique sur France Inter,
14:102010 sur l'affaire Bettencourt.
14:12Les bandes sonores
14:13récupérées par le site
14:14Info Mediapart,
14:16que l'on a entendues
14:17sur les radios
14:17mais très peu à la télévision,
14:19sont des objets journalistiques
14:21tout à fait conformes
14:22à l'exercice de notre métier.
14:23Mediapart est un site internet
14:24composé de journalistes
14:25professionnels.
14:27Ils ont obtenu ces bandes,
14:28ils ne les ont pas volées,
14:30ils ont vérifié
14:30leur véracité
14:31et ils ont jugé
14:33leurs sources fiables.
14:34Et cet enregistrement,
14:35Thomas apporte,
14:36en plus,
14:37des tas d'informations.
14:38Oui,
14:38des informations
14:38très éclairantes
14:39sur la façon
14:40dont une partie
14:41du monde économique
14:42et financier
14:42utilise le monde politique
14:44et sur la façon
14:45dont une partie
14:45du monde politique
14:46se laisse volontiers
14:47ainsi utiliser.
14:49Est-ce qu'il faut
14:50débattre à présent ?
14:52Parce qu'en fait,
14:52tout est dit
14:52à travers les archives.
14:53C'est l'existence
14:55même du cercle
14:56de la raison.
14:56C'est-à-dire que
14:57tous ceux qui sont
14:57considérés à l'intérieur
14:58de ce cercle
14:59ont tous les droits,
15:00sont tous permis.
15:01C'est-à-dire que
15:01Cache Investigation,
15:03Élise Lucet
15:03qui filme en cachette,
15:06qui met des micros
15:08en cachette,
15:09ça c'est autorisé
15:09parce qu'elle fait partie
15:10du cercle de la raison,
15:11elle fait partie
15:11de la caste autorisée
15:13par ses confrères médiatiques
15:15et dès qu'on est
15:16à l'extérieur
15:16de ce cercle de la raison,
15:18alors là par contre
15:18vous n'avez plus le droit
15:19parce que vous êtes
15:20un pétiniste,
15:21vous êtes proche
15:22des milieux
15:22d'extrême droite, etc.
15:23Mais ce qui est intéressant,
15:25moi je le vois
15:25plutôt d'une bonne manière,
15:27je pense qu'il faut voir
15:27le verre à moitié plein
15:28dans cette affaire,
15:29c'est qu'aujourd'hui
15:30ces méthodes-là,
15:31ce discours-là
15:32ne passe plus.
15:33La même vidéo
15:34il y a 10-15 ans,
15:35je pense que personne
15:37n'en aurait parlé.
15:38Aujourd'hui,
15:38on a la chance
15:39d'avoir les réseaux sociaux,
15:40on a la chance
15:40d'avoir CNews,
15:42l'Incorrect,
15:42des médias
15:43qui osent essayer
15:44de briser ce cercle
15:45de la raison
15:45et donc aujourd'hui
15:47on arrive enfin
15:47à briser cette omerta
15:49et cette hégémonie.
15:50Donc je pense
15:52en réalité de cette polémique
15:53parce que ça montre
15:54qu'ils ne sont plus
15:55en impunité totale.
15:56Encore une fois,
15:56si nous en parlons
15:57le samedi matin,
15:58c'est parce que la ministre
15:59et la principale concernée
16:00a réagi.
16:01Mais il y a 10 ans
16:02peut-être que la ministre
16:03n'aurait pas réagi.
16:05Là, vous avez raison.
16:06Véronique ?
16:07Oui, non mais il y a
16:08un ton très grand inquisiteur
16:11chez Patrick Cohen
16:12comme un,
16:13avec je distribue
16:14les bons points
16:15aux bien-pensants
16:16et puis il y a évidemment
16:17les mal-pensants,
16:18donc l'incorrect,
16:20tous ceux qui sont catalogués
16:21dans l'extrême droite.
16:22Je pense que les Français
16:23ne sont plus pas dupes
16:24et effectivement,
16:25cette polémique
16:26fait sortir quelque chose
16:27de très sain.
16:28Il y a plein de gens
16:28qui se disent
16:29mais on le sait
16:30qu'ils ne sont pas neutres.
16:31Mais en fait,
16:31ce n'est pas tant
16:32qu'on leur demande
16:32d'être neutres,
16:33on demande au service public
16:35du pluralisme.
16:36On leur demande
16:37qu'il n'y ait pas
16:37que des gauchos bobos
16:38qui donnent leur avis.
16:39On leur demande
16:40qu'ils ne fassent pas
16:41la publicité
16:41pour le wokisme.
16:42Voilà, c'est ça
16:43qu'on demande au service public.
16:44C'est ce que demandent
16:45les Français.
16:46Ils ont un raisonnement
16:47assez sain,
16:47les Français.
16:52Thomas Legrand
16:53a été suspendu
16:54mais Patrick Cohen
16:54coûte deux.
16:55Vous allez l'écouter
16:56attentivement
16:56puisque demain
16:57il sera sur France Inter.
16:58En tous les cas,
16:59ce qui était formidable
17:00pour déceler
17:02les contradictions
17:03de M. Wauquiez
17:04en 2018,
17:06filmé à son insu
17:07et enregistré
17:08à son insu,
17:09est pénalement répréhensible
17:11puisqu'il va peut-être
17:12vous attaquer en justice
17:13parce que ça le concerne.
17:16Faites ce que je dis,
17:16pas ce que je fais.
17:17C'est l'arroseur arrosé,
17:18c'est-à-dire qu'il parle
17:19de saine curiosité
17:20dans le cas
17:21qui vient de nous être montré.
17:23Et puis quand il s'agit de lui,
17:24la curiosité lui semble
17:25beaucoup moins saine,
17:26identique pour Thomas Legrand
17:28qui parle d'une activité
17:30tout à fait conforme
17:31lorsqu'on filme
17:33ou on enregistre
17:33à l'insu des protagonistes
17:35mais lorsque ça lui arrive,
17:36apparemment,
17:37c'est moins conforme.
17:38Donc effectivement,
17:38il y a deux poids,
17:39deux mesures
17:39et je pense que,
17:41d'ailleurs la suspension immédiate,
17:42c'est allé très très vite,
17:43la suspension très très vite.
17:45Donc c'est bien
17:45qu'il y a une prise de conscience
17:46à ce niveau-là.
17:47Sinon,
17:48on aurait tergiversé
17:49à d'autres temps.
17:49En d'autres temps,
17:50on aurait tergiversé,
17:50mais je peux vous dire
17:51que dans la maison ronde,
17:55la maison rouge,
17:55vous l'appelez comme vous voulez,
17:57c'est pas,
17:58c'est Éric Revelle
17:59qui le disait,
17:59il a un peu la connaissance,
18:00il a été pédégeur de France Bleue.
18:01Bon, il dit,
18:03les patrons,
18:04c'est pas eux qui commandent,
18:05c'est les syndicats.
18:06Donc il ne faut pas trop
18:07embêter les syndicats.
18:08Mais vous avez raison,
18:08le droit à l'information
18:09est très important en France
18:11et encore une fois,
18:12c'est la question
18:12qu'on s'est posée évidemment,
18:13est-ce que ce droit à l'information
18:14est supérieur au droit
18:16au respect de la vie privée
18:17et au nom de l'intérêt général,
18:18on a publié ce scandale
18:20et quand on voit aujourd'hui
18:21l'intensité des réactions
18:23et des émotions,
18:24c'est bien la preuve
18:24qu'il y a un intérêt général.
18:26Mais je remercie
18:26d'avoir diffusé ces séquences
18:27quand je serai
18:28sur le bon des accusés.
18:30Mes défenseurs
18:30n'ont aucun petit pas à faire
18:32étant donné qu'ils seront
18:32Thomas Legrand
18:33et Patrick Cohen,
18:34je leur demanderai
18:35de réciter
18:35ce qu'ils ont dit
18:36en 2018 et en 2010.
18:37La meilleure phrase
18:38de Thomas Legrand,
18:39c'est quand il dit
18:40« Jamais de la vie,
18:41je souhaite peser
18:42sur une élection ».
18:43Alors il se défend,
18:45effectivement.
18:45De la part d'un homme
18:45qui combat
18:46le Rassemblement National
18:47et tout ce qui est à droite
18:48d'Emmanuel Macron
18:50depuis 20 ans,
18:51d'un homme
18:52qui est un éditorialiste
18:53qui appelle en sous-marin
18:55à voter contre la droite
18:56depuis 20 ans
18:57et cet homme-là
18:58qui complote
18:58pour essayer
18:59de faire monter
18:59Raphaël Glucksmann
19:00contre Rachida Dati.
19:02Cet homme-là,
19:03pas du tout.
19:03C'est une discussion
19:04entre amis.
19:05Il n'a pas aucune intention
19:06de peser sur une élection.
19:07Deux idées différentes,
19:08pardonnez-moi.
19:08Il pense à la présidentielle
19:09avec un homme providentiel
19:11qui est Raphaël Glucksmann
19:12et ensuite il pense
19:13à Rachida Dati
19:14pour la municipale à Paris
19:15en disant
19:15« Ne vous inquiétez pas,
19:16on s'en occupe ».
19:17Mais visiblement,
19:18lui, il pensait
19:18journalistiquement.
19:19Du moins,
19:20c'est sa défense.
19:20Alors, on ne peut pas
19:21dire que
19:23Jean-Michel Apathy
19:24est un pro CNews,
19:27un pro européen,
19:28un pro l'incorrect
19:29aux valeurs actuelles.
19:31Et il a tweeté.
19:32Alors, le problème
19:32avec Jean-Michel Apathy,
19:33c'est que ce n'est pas des tweets,
19:34c'est des romans.
19:34C'est toujours trop long
19:35et ce n'est pas grave.
19:36Là, en le lisant,
19:38j'ai eu la sensation
19:39qu'il tuait journalistiquement
19:41et Patrick Cohen
19:42et Thomas Legrand.
19:43J'ai pris trois exergue.
19:45Violation de la vie privée
19:46dans un bistrot
19:47où on parle de politique,
19:48on trouvera difficilement
19:50le tribunal
19:51qui condamnera
19:51la captation
19:52de la diffusion.
19:54Boum !
19:55Deuxième,
19:56demeure de fond,
19:57soyons nets,
19:58dans l'extrait diffusé,
20:00même haché, coupé,
20:01on comprend que
20:01les deux journalistes
20:02ne sont pas
20:03à la bonne distance
20:04par rapport
20:04à leurs interlocuteurs politiques.
20:07Encore faut-il
20:08différencier les deux protagonistes.
20:09Thomas Legrand,
20:09bavard,
20:10semble recomposer
20:11toute la planète politique.
20:13Après tout,
20:14cela ne serait
20:14qu'une vantardise
20:15s'il ne suggérait pas
20:16dans son propos
20:17qu'à l'antenne
20:18de France Inter
20:18pouvait aider
20:20à accomplir ce travail
20:21il y a pour le moins
20:23un dérapage.
20:24Et alors là,
20:24attention,
20:25troisième mise en exergue,
20:26Patrick Cohen ne dit rien,
20:28hélas,
20:29qui ne dit mot consent,
20:30radote la sagesse populaire,
20:31parfois perspicace.
20:33Le voilà emporté
20:34par le flot de paroles
20:35de son camarade,
20:36notamment quand il indique
20:38que Patrick et lui
20:39feront ce qu'il faut
20:40contre Rachida Dati
20:41et le mot le plus important,
20:43vous pouvez le lire,
20:45indéfendable.
20:47Jean-Michel Apathy.
20:48C'est intéressant quand même
20:50de voir ce que dit
20:52Jean-Michel Apathy
20:53sur un tel sujet.
20:55C'est intéressant,
20:56c'est ce que je disais tout à l'heure,
20:57c'est-à-dire que c'est la preuve
20:58que les choses,
21:00avant ça n'aurait pas pu arriver,
21:02donc les choses
21:02dans ce sens-là
21:03sont évolues.
21:05Tenant, c'est quoi ?
21:05Vous disiez la maison rouge.
21:07Moi, je ne crois pas
21:07que ce soit la maison rouge.
21:09Laquelle ?
21:09France Inter ?
21:10Oui, je crois que c'est.
21:10Oui, c'est la maison bleue, pardon.
21:11Non, c'est la maison rose claire,
21:13plutôt pour moi.
21:14Et je pense qu'il y a
21:15un social-libéralisme
21:16qui est défendu,
21:17effectivement,
21:18de tout craint,
21:19parce qu'il est en train
21:20de prendre l'eau.
21:22Voilà, après...
21:22Je veux dire,
21:23il y a 50 nuances de gauche.
21:24Oui, mais si ce sont
21:27les ambassadeurs,
21:28si eux sont les défenseurs
21:29du PS,
21:30on peut dire qu'ils n'ont pas
21:31très bien réussi
21:31ces dernières années,
21:32en tout cas,
21:33parce qu'ils sont plutôt
21:33en échec.
21:34Une dernière chose à présent,
21:36parce qu'il y a
21:36le terrain politique,
21:37on en a parlé un peu hier,
21:38mais le groupe UDR,
21:39et c'est pour ça
21:40que c'est une information
21:40qui est aussi capitale,
21:42c'est qu'il y a un groupe
21:43politique qui a décidé
21:44de lancer et d'organiser
21:45à l'Assemblée nationale
21:46une commission d'enquête
21:48parlementaire
21:48pour faire toute la lumière.
21:50Alors, eux,
21:51ils disent sur la neutralité
21:52de l'audiovisuel public.
21:53Et c'est vrai que Julien Drey,
21:54peut-être à Justotti,
21:55disait que la neutralité,
21:56ça n'existe pas.
21:58Le pluralisme,
21:58ça peut exister.
22:00La transparence,
22:01ça doit exister.
22:02Voilà.
22:03Que Thomas Legrand
22:03soit sur France Inter,
22:04tant mieux.
22:05Que Patrick Cohen le soit,
22:06tant mieux.
22:07Mais il faut Véronique Jacquier,
22:09Arthur de Vatrigan, etc.
22:10Se servir de l'antenne,
22:11c'est ça qui est problématique.
22:12Parce qu'après tout,
22:13Thomas Legrand a le droit
22:14de penser absolument
22:14ce qu'il veut,
22:15heureusement,
22:16et Patrick Cohen également.
22:17Le problème,
22:17c'est que lorsque vous vous servez
22:18d'une antenne pour,
22:20pour là,
22:21en l'espèce,
22:22dire on va tout faire
22:23pour que Rachida Dati
22:24ne soit pas élue.
22:25Une antenne publique.
22:26Oui, bien sûr.
22:27Une antenne qui tourne
22:28à 4 milliards d'euros par an.
22:29A fortiori.
22:30Donc, je pense que le problème
22:31pour moi,
22:32c'est que moi,
22:32je suis plutôt un défenseur
22:33du service public,
22:34y compris de la radio
22:35et de la télévision publique.
22:36Et je pense qu'ils font
22:36beaucoup de mal
22:37à la radio,
22:37à la télévision publique.
22:38Voilà ce qu'on pouvait dire
22:39sur ce sujet.
22:40Je précise qu'hier,
22:41au 20h de France 2,
22:42on a préféré faire un sujet
22:44sur la coupe mulet,
22:45à la Vogue en ce moment,
22:46que plutôt que d'expliquer
22:48aux téléspectateurs
22:49de France 2
22:49ce qu'il se passe en ce moment.
22:51Une chose,
22:52il n'y a pas que du mal
22:52au service public.
22:53Ils font du mal aux Français.
22:54Moi, je n'oublie pas
22:55la façon dont Patrick Cohen
22:56a parlé de l'affaire de Crépole.
22:57Je n'oublie pas la façon
22:58dont il a traité l'affaire
22:59de la mort d'Elias
23:01avec sa maman
23:01qui était venue en plateau
23:02l'incriminer justement
23:04parce que les parents
23:04se sentaient terriblement blessés.
23:06Donc, ça va plus loin
23:08que simplement
23:08une histoire
23:09de service public.
23:11Malheureusement, malheureusement.
23:13Ce qui est fascinant,
23:14c'est de voir à quel point
23:14les Français
23:15ont été choqués
23:16par cette affaire
23:17et à quel point
23:18il y a une indifférence
23:19du système médiatique
23:20et quand ils en parlent,
23:22c'est pour dire
23:22extraite droite, complotiste.
23:23Ils n'ont pas indifférents.
23:24Préparez votre procès.
23:26Je n'ai pas le nombre
23:26de messages
23:27que je reçois,
23:29mais y compris
23:30de journalistes
23:31dans le bunker
23:32Radio France
23:33qui se félicite.
23:35Il a réussi
23:36à faire l'alliance
23:37de Mélenchon,
23:38Adati,
23:39Retailleau,
23:39Horizon
23:39contre lui.
23:40C'est vous dire
23:41en fait
23:41que c'est bien
23:41une petite minorité
23:43qui contrôle
23:44un pouvoir très grand.
23:45La pub,
23:45on revient dans un instant
23:46avec beaucoup
23:47de réactions politiques.
23:49Là, on avance.
23:50Que se passera-t-il
23:51demain à partir
23:52de 18h ?
23:53That is the question.
23:54Ça posera peut-être
23:55en plusieurs langues.
23:55Parlons de François Bayrou.
24:02Peut-être
24:02ces dernières heures
24:03à Matignon
24:04et avant de quitter
24:05Matignon,
24:06il a réussi
24:06à se mettre à dos
24:07une partie
24:07de la police nationale.
24:09Alliance Police Nationale,
24:10les forces de sécurité
24:11intérieure dénigrées
24:13par le Premier ministre.
24:14Voilà le tweet
24:14de l'Alliance Police Nationale
24:16en affirmant
24:17que nos contrôles
24:18dépendraient aussi
24:18de la couleur de peau.
24:20Bayrou insulte
24:21l'honneur
24:21et le professionnalisme
24:23de milliers
24:23de policiers.
24:24Alliance Police
24:25exprime
24:26sa très vive colère.
24:28C'était un entretien
24:29pour Brut.
24:30Il a quand même dit aussi
24:31je n'oublie jamais
24:33aussi la manière
24:33dont les policiers
24:34sont regardés
24:34traités,
24:35parfois agressés,
24:36parfois assassinés.
24:37Mais ce qui a choqué,
24:38c'est ce que vous allez
24:38entendre à l'instant.
24:40C'est vrai
24:41qu'il y a plus souvent
24:42des contrôles
24:43selon la situation,
24:45le quartier,
24:47la couleur de la peau.
24:49Je ne dis pas
24:50le contraire.
24:51Il y a des contrôles
24:51au faciès,
24:52c'est ça quelque part ?
24:53Oui, sûrement.
24:55Je n'ai pas de doute
24:57qu'un certain nombre
25:00de jeunes
25:00dans certains quartiers
25:02sont contrôlés
25:03plus souvent
25:04que d'autres jeunes
25:05dans d'autres quartiers.
25:07Il est en train
25:08d'épouser la thèse
25:08de la France insoumise.
25:09Pardonnez-moi.
25:10Ça veut dire
25:11qu'il y a
25:12en quelque sorte
25:12un racisme systémique
25:14dans la police.
25:15Une zénophobie.
25:17Pardonnez-moi.
25:18Moi, j'ai la lecture
25:19comme ça.
25:19C'est-à-dire que le policier,
25:20c'est qu'a priori,
25:21parce que vous êtes noir,
25:22il va...
25:22Dans les quartiers,
25:24selon les quartiers,
25:25dans les quartiers
25:26où vous avez
25:26un taux de délinquance
25:27de 50%,
25:28vous aurez plus de contrôle
25:29que dans les quartiers
25:30où vous avez 2%.
25:31C'est parce qu'il dit
25:32c'est en fonction
25:33de la couleur de peau ?
25:34Non, il ne dit pas que ça.
25:35Il dit
25:36c'est à propos
25:37des quartiers,
25:40à propos de la couleur
25:41du peau.
25:41Il le dit aussi.
25:42Oui, c'est une réalité.
25:44Il le dit.
25:45Mais c'est une vérité.
25:47Voilà.
25:47Mais ce n'est pas une vérité
25:48qui est liée
25:48de la part de la police
25:50au fait de la couleur de peau.
25:51Dans les endroits,
25:51il y a plus de délégance.
25:52Oui, il y a plus de contrôle.
25:54C'est comme ça.
25:54Donc votre interprétation,
25:55c'est de dire non pas que...
25:57L'interprétation
25:57de ce que je viens d'attard
25:58par l'Estaing,
25:58c'est non pas...
26:01Comme s'il dit,
26:01le plus souvent.
26:02Donc en effet,
26:02on dit ça.
26:03Le plus souvent,
26:04c'est-à-dire que c'est un système.
26:05Ça veut dire que c'est non pas
26:05le plus souvent...
26:06Ben si, le plus souvent,
26:07il y a des contrôles.
26:08Donc c'est-à-dire que c'est un système.
26:09C'est généralisé.
26:09C'est systémique.
26:10Mais ça veut dire
26:11que c'est les quartiers
26:12là où il y a la délinquance
26:12et donc c'est là
26:13où il y a le plus de gens
26:14qui n'ont pas une couleur blanche.
26:16Donc ça signifie,
26:17selon ce que vous interprétez,
26:19que les délinquants
26:19sont majoritairement pas blancs
26:21et donc qui sont ratés
26:22naturellement.
26:23C'est ça que ça veut dire ?
26:24Non, non, j'ai simplement dit
26:25qu'il y avait des quartiers
26:25où il y avait beaucoup plus
26:26de délinquants que par voie de...
26:27Mais lui, il parle de couleur.
26:28Non, il parle de la couleur de peau.
26:29Pardonnez-moi.
26:30D'accord.
26:30Eh bien, est-ce que c'est vrai
26:31ou est-ce que ça n'est pas vrai ?
26:32Écoutez, c'est ultra choquant
26:34pour les policiers.
26:35Mais non, mais pour les policiers,
26:36c'est pas en fonction
26:37de la couleur de peau
26:38qu'ils interpellent.
26:39C'est en fonction de la population
26:40qui est là.
26:40Ben évidemment.
26:41C'est en fonction de la délinquance.
26:42C'est pas parce qu'il y a
26:43une personne blanche
26:44et une personne noire
26:45qui va interpeller.
26:47C'est en fonction de la zone,
26:49de la délinquance dans cette zone.
26:51Et puis contrôle au faciès,
26:52c'est quand même une expression
26:53qui est quand même très connotée
26:54d'extrême-gauche,
26:55qui a été inventée,
26:56qui a été instrumentalisée
26:57par les réseaux d'extrême-gauche
26:58pendant des années.
26:59Il l'emploie pas pour rien
27:00et puis il l'emploie
27:01sur un média brut
27:02qui est un média d'extrême-gauche.
27:04Il sait très bien ce qu'il fait
27:05comme tous les macronistes.
27:06Il s'adapte aux médias
27:07dans lesquels il parle.
27:08C'est-à-dire qu'aujourd'hui...
27:09Non, non, je suis pas d'accord.
27:12C'est pas parce que vous êtes
27:13sur un média comme Brut
27:14que vous devenez tout de suite
27:15un élus d'extrême-gauchiste
27:17et si demain il va sur CNews,
27:18il tiendra le discours inverse.
27:19Pour ce tourné d'adieu,
27:20il y a un côté caméléon quand même
27:22parce qu'on n'arrive plus
27:23à le suivre.
27:23C'est surtout qu'il est arrivé
27:25à Matignon avec cette promesse
27:27d'être le grand réconciliateur.
27:29Il va quitter Matignon
27:30très probablement avec...
27:32Il s'est mis à dos
27:33les retraités.
27:35Il s'est mis à dos
27:35les principaux partis
27:37et il se met à dos
27:38aujourd'hui la police nationale
27:40qui est choquée.
27:41Moi, je comprends
27:42que les policiers aujourd'hui
27:43se disent
27:43« Attendez, monsieur le Premier ministre,
27:44vous n'avez pas compris notre job. »
27:46En fait, nous,
27:46on est en sous-effectif.
27:48On a des gens en face de nous
27:49qui sont plutôt virulents,
27:50qui ne respectent plus
27:51l'uniforme
27:55et on va dans des zones
27:55effectivement où il y a
27:56plus de délinquances,
27:57plus de criminalités
27:58donc on interpelle plus,
27:59on contrôle plus.
28:00Qu'importe la couleur de peau.
28:01Bayrou était persuadé
28:02d'être l'homme du dialogue
28:04et donc l'homme de la situation.
28:05Je me souviens très bien
28:06quand Barnier avait rendu la blouse,
28:08il avait dit
28:08« Ouais, mais il n'a rien compris,
28:09il n'a pas parlé aux socialistes,
28:10il n'a pas su parler aux socialistes. »
28:12Je ne crois pas que Bayrou
28:13ait fait beaucoup mieux
28:14donc ils se mettent du monde à dos.
28:16Aujourd'hui, je crois
28:16que c'est 10% de la population
28:18à peu près de 10%.
28:1914% de toute popularité.
28:2214% qui sont encore prêts
28:23à l'électricité.
28:24Le premier ministre le plus impopulaire
28:25de l'histoire de la Vème République.
28:26Il fait pire que Jean-Marc Ayrault,
28:27c'est quand même fort.
28:28Oui, c'est pour ça que
28:29Lourke Rotaillot appelle
28:31à le maintenir,
28:33maintenir quelqu'un en poste
28:34qui n'a les faveurs
28:35que de 14% du peuple français,
28:37c'est aussi un peu étonnant.
28:39On avance.
28:39Marine Le Pen
28:40qui charge François Bayrou
28:41et Emmanuel Macron
28:42et puis elle a une formule forte,
28:44elle dit
28:44« Je suis prête
28:45à me sacrifier pour l'alternance. »
28:47C'est-à-dire qu'il y ait
28:48si une dissolution est là,
28:49elle ne peut peut-être pas
28:50se représenter.
28:51Et elle, elle est prête
28:52à ça pour la France.
28:53D'accord ?
28:54À la veille de la probable chute
28:55du gouvernement Bayrou,
28:56la chef de file
28:57du Rassemblement national
28:58réclame dimanche
28:59avec insistance
29:00une nouvelle dissolution
29:01de l'Assemblée nationale.
29:03On écoute Marine Le Pen.
29:05Nous ne sommes pas comme vous.
29:08Notre boussole n'est pas
29:10et ne sera jamais
29:11notre intérêt personnel.
29:13Notre boussole,
29:14c'est l'intérêt de notre pays
29:15et de notre peuple.
29:16Et nous ne les sacrifierons jamais
29:19à notre confort personnel
29:21ou à notre carrière.
29:23Je suis prête
29:24à sacrifier
29:25tous les mandats
29:26de la terre
29:26pour vous empêcher
29:27de massacrer
29:28les Français
29:29avec vos politiques absurdes
29:31et vos pseudo-économies
29:33injustes
29:33et toxiques.
29:35Et je vous propose
29:36d'écouter une nouvelle fois
29:36Marine Le Pen,
29:37cette fois sur
29:37Jordan Bardella
29:38qu'elle dit « prêt
29:39à prendre la tête
29:40du gouvernement
29:41de bain ».
29:42de s'écouler
29:45nous ont permis
29:46d'acquérir
29:47une vision
29:47encore plus précise,
29:48encore plus étayée
29:49des voies
29:50et moyens
29:51qui nous permettront
29:51de redresser la France,
29:53des mesures
29:53que nous pouvons
29:54dès maintenant
29:55sans attendre
29:56la prochaine présidentielle
29:57mettre en œuvre
29:58pour commencer
29:59cette grande entreprise.
30:01Nous avons
30:01l'immense chance
30:03d'avoir
30:04en la personne
30:05de Jordan Bardella
30:05un futur Premier ministre
30:07pugnace et talentueux
30:08prêt à prendre
30:09la tête de main
30:10de notre gouvernement.
30:13Alors là,
30:13il y a deux mots
30:14qui vont arriver.
30:15C'est front républicain.
30:17Est-ce que ça va marcher encore
30:18ou est-ce que cette fois-ci
30:19ça ne marchera pas ?
30:20Frédéric Durand.
30:21Moi, je ne crois pas
30:22que ça marchera.
30:22En tout cas,
30:23ça ne marchera pas du tout
30:23à la hauteur à laquelle
30:24ça a pu marcher
30:25lors des dernières élections
30:26pour au moins deux raisons.
30:27La première,
30:28c'est que les Français
30:28en ont un peu marre
30:29qu'on leur dise
30:30« mobilisez-vous pour du contre
30:32et non pas pour du pour ».
30:33C'est-à-dire qu'il n'y a pas
30:34de proposition
30:35qui soit convaincante.
30:36Donc ça,
30:37c'est la première raison.
30:38La deuxième raison,
30:39c'est qu'il y a des municipales
30:40qui arrivent,
30:40Elliot,
30:41et que ces municipales,
30:42c'est la guerre totale
30:43entre les Insoumis
30:44d'un côté
30:44et le reste de la gauche.
30:45Donc c'est difficile
30:46de dire
30:46« Allez,
30:47on ne fera aucune alliance
30:48avec vous,
30:49on veut Montpellier,
30:50on veut Marseille,
30:51on veut telle ville
30:52et on vous mettra
30:52des listes en face »
30:53et puis après dire
30:54« Pour la législative,
30:55faisons quand même une union
30:56parce que là,
30:56vous comprenez,
30:57ce n'est pas pareil.
30:57Non, ça ne marche plus. »
30:59Véronique ?
30:59Non, je pense que
31:01ça ne marchera pas
31:01le Front Républicain
31:02parce que les Français
31:04sont franchement désespérés.
31:06Il y a pas mal
31:07de remontées
31:07de circonscriptions
31:09et quand on prend
31:10le pouls du terrain,
31:11les Français ne sont pas
31:12dupes de la crise financière,
31:14même de ce qu'on peut appeler
31:15une crise de société,
31:16une crise existentielle.
31:17Donc ce n'est pas
31:18cette tambouille
31:19qu'on voit là
31:19se dérouler sous nos yeux
31:21et quand on connaît
31:22le résultat demain
31:23qui va les rassurer.
31:25Donc non,
31:26moi je pense
31:27que ça ne va pas prendre.
31:28Elle est offensive.
31:30elle se donne
31:33dans ce discours-là
31:35aussi parce qu'il y a
31:36le diagnostic
31:37qu'elle fait.
31:38Elle dit
31:38la France
31:39est à l'asphyxie,
31:41au bord de l'asphyxie.
31:42Elle parle
31:42de l'état de la France.
31:43Écoutez.
31:44La situation
31:45est aujourd'hui
31:47en vérité
31:47d'une tragique simplicité.
31:51La France
31:51est en état
31:53d'asphyxie démocratique
31:54à un point
31:56que nous n'avions
31:57jamais connu
31:57sous la Ve République.
31:58et en huit ans,
32:01cette crise
32:02de la représentation,
32:03cette absence
32:03de légitimité politique
32:05structurante
32:05organisée
32:06par les partis
32:07du système
32:08n'ont fait que
32:09s'aggraver,
32:10plongeant la nation
32:11entière
32:12dans l'incertitude
32:13et l'angoisse.
32:15L'asphyxie démocratique,
32:16c'est une formule
32:17qui est forte,
32:17qui est intéressante.
32:18Pourquoi il y a
32:18cette asphyxie aussi ?
32:20C'est parce que vous avez
32:20des alliances
32:21contre nature.
32:22Quand, pendant
32:23l'entre-deux-tours,
32:23vous avez Gabriel Attal
32:24qui est capable de dire
32:25je suis prêt à mettre
32:26un bulletin LFI
32:28dans l'urne
32:29plutôt que celui
32:30de Jordan Bardella,
32:31ça donne au final
32:33à l'Assemblée nationale
32:34des députés
32:35de la France insoumise
32:36qui n'auraient peut-être
32:37pas dû,
32:38sans cette alliance
32:39indirecte,
32:40arriver dans l'hémicycle.
32:41Et quand vous avez
32:42à l'Assemblée nationale,
32:43après cette élection,
32:44un parti qui est le premier
32:45en termes de siège
32:46sans qu'on enlève
32:47les alliances
32:47et qui a presque
32:49aucune fonction
32:50au sein des instances
32:51de l'Assemblée,
32:52beaucoup de Français
32:53se sont remémorés
32:562005.
32:56On vote,
32:57mais le vote ne compte pas.
32:58Et le drame,
32:58il est là.
32:59Moi,
32:59la dissolution ou pas,
33:01ça ne change rien pour moi.
33:02De mon point de vue
33:03politiquement,
33:03ça ne change rien.
33:04Majorité relative,
33:06ça ne change rien.
33:07Assemblée tripartite,
33:08on revient en arrière.
33:08Majorité absolue,
33:09on est dans une république
33:11où le pouvoir,
33:11un tel président,
33:12jusqu'au choix
33:13de l'ordre du Conseil
33:14des ministres,
33:14que le président
33:15pourra empêcher
33:16un gouvernement,
33:17une Assemblée
33:18même majoritaire
33:18de gouverner.
33:19Donc le seul truc
33:20qui peut compter,
33:20c'est un changement
33:21d'élection.
33:22Mais la question,
33:23c'est est-ce que les Français
33:23croient encore
33:24au pouvoir politique ?
33:25Les politiques
33:26ont été dépossédées
33:28du pouvoir
33:28et se sont
33:29auto-dépossédées
33:30du pouvoir.
33:31Et les décisions
33:32ne se prennent plus
33:33ni au Parlement
33:33et presque même plus
33:35à l'Élysée.
33:35Ce que j'allais vous dire,
33:36parce qu'il y a aussi
33:37ce que Laurent Wauquiez
33:37appelle les cours suprêmes,
33:39c'est-à-dire que vous avez
33:39le Conseil d'État,
33:40le Conseil constitutionnel.
33:42Frédéric Durand,
33:43pardonnez-moi,
33:43prenons un exemple
33:44très concret.
33:45La loi immigration
33:46qui a été détricotée
33:48par le Conseil constitutionnel.
33:50Prenons un autre exemple.
33:51La loi sur la délinquance
33:53des mineurs,
33:53détricotée par le Conseil constitutionnel.
33:56Le président
33:56du Conseil constitutionnel
33:57à gauche.
33:58Le président du Conseil d'État
34:00à gauche.
34:01Le président de l'Arcom
34:02à gauche.
34:03Les Français,
34:03ils se disent
34:03« Attendez, ça va là ? »
34:04Non ?
34:06Oui, à la fois,
34:06moi je crois pas.
34:07Et de la Cour des comptes aussi.
34:07Je crois, contrairement
34:08à ce que vous disiez,
34:09je pense pas que s'il y avait
34:10une majorité absolue,
34:11rien ne pourrait changer.
34:12Je le crois pas.
34:13Je crois qu'aujourd'hui,
34:14ce qui pose problème,
34:15le blocage total,
34:16il est lié à la situation
34:18tripartite
34:18et que personne
34:19ne peut voter de loi.
34:21Demain, vous avez une majorité,
34:22il y aura des lois
34:23qui seraient votées.
34:24Je vois pas.
34:24Emmanuel Macron,
34:25il peut à nouveau dissoudre
34:26dans un an.
34:26Non, non, il peut empêcher
34:27une Assemblée de gouverner.
34:29Vous regardez,
34:29c'est dans les règles
34:30de la République.
34:30Il ne pourra pas empêcher
34:32politiquement,
34:33il ne pourra pas empêcher
34:34une majorité
34:35de voter des lois.
34:36Voilà.
34:37Donc, si demain,
34:38on réunit, par exemple,
34:39vous parliez de l'immigration,
34:40qu'est-ce qui fait
34:40qu'il ne peut pas y avoir
34:41de référendum sur l'immigration ?
34:43L'article 11,
34:43il n'est pas prévu pour ça.
34:44Si demain,
34:45on réunit le Congrès...
34:46Si.
34:46Si il y a une majorité
34:47demain au Congrès...
34:48Votre interprétation.
34:50Non.
34:50Si on réunit...
34:51Vous avez aussi des juristes
34:53qui vous expliquent
34:53que vous pouvez poser
34:54une question migratoire.
34:55Je finis juste.
34:56Si demain,
34:56vous avez une majorité
34:57et que vous décidez
34:58d'élargir le champ
34:59de l'article 11,
35:00vous pourrez faire
35:01un référendum tout simplement.
35:02Autre chose,
35:03je voudrais qu'on revienne
35:03sur Marine Le Pen
35:04parce que l'élément clé,
35:05c'est qu'elle dit,
35:06en gros,
35:07il faut une dissolution
35:08parce que la priorité,
35:09ce n'est pas ma petite personne,
35:10c'est l'alternance.
35:11Ma priorité aujourd'hui,
35:12c'est que Jordan Bardella
35:14se retrouve au pouvoir
35:15et ça vient balayer aussi
35:17la petite musique
35:17qu'on pouvait avoir
35:18chez certains journalistes politiques,
35:20c'est-à-dire des dissensions.
35:22Marine Le Pen
35:22qui sera un frein
35:23pour Jordan Bardella.
35:24Elle dit tout l'inverse
35:25aujourd'hui.
35:25Surtout,
35:25elle vient mettre un terme
35:29qui est que vu le calendrier
35:31judiciaire de Marine Le Pen,
35:32Jordan Bardella
35:33n'allait plus être vue
35:34comme un potentiel
35:35Premier ministre
35:35mais comme un potentiel
35:36président de la République.
35:38Et donc Marine Le Pen,
35:39elle replace Jordan Bardella
35:40dans son rôle,
35:41on va dire, premier,
35:42celui de Premier ministre.
35:43Et maintenant,
35:44pourquoi Marine Le Pen,
35:45elle dit qu'elle est prête
35:45à se sacrifier ?
35:46Il faut bien comprendre
35:47que cette femme
35:48et son père avant elle
35:50qui se sont battus
35:50toute leur vie
35:51contre le système,
35:53contre les Français aussi
35:54d'une certaine manière
35:54qui ont mis du temps
35:55à adopter
35:56et à partager leurs constats,
35:58elle ne peut pas
35:59accepter,
36:00elle ne peut pas envisager
36:00une seule seconde
36:01qu'à l'époque,
36:02à l'année
36:03où enfin son constat,
36:04le constat de son père
36:05devient majoritaire
36:06dans le pays,
36:07à l'heure où son parti
36:08semble prêt à une marche
36:09d'accéder au pouvoir,
36:11elle met un frein
36:13à cela,
36:14à une histoire familiale
36:14à cause de ses petits
36:15besoins personnels.
36:17Marine Le Pen,
36:17elle sait pertinemment
36:18qu'en cas de dissolution,
36:19de toute façon,
36:19il n'y a que deux choix.
36:21Soit le RN peut gouverner,
36:22soit Emmanuel Macron
36:23est obligé de député.
36:24Dans tous les cas,
36:24ça l'arrange.
36:25Rentrée de Marine Le Pen,
36:26rentrée politique
36:27de Bruno Retailleau
36:28et Bruno Retailleau
36:29a décidé de clarifier
36:30la situation
36:31parce qu'on ne comprenait
36:32plus rien.
36:33Est-ce que si demain
36:33vous avez un Olivier Faure
36:36à Matignon,
36:37est-ce que vous avez
36:38des ministres LR ?
36:40C'était du moins,
36:41Laurent Wauquiez
36:42cette semaine avait dit
36:42qu'il n'y aura pas
36:43de censure a priori
36:43si c'est un Premier ministre
36:46socialiste,
36:46un Premier ministre de gauche.
36:48Bon,
36:48écoutez Bruno Retailleau
36:50parce qu'il a clarifié
36:51la situation.
36:53Du socialisme ?
36:55Il est hors de question
36:56comme vous le savez
36:58qu'on accepte demain
36:59qu'un Premier ministre
37:01socialiste soit nommé
37:02à Matignon.
37:04Nous sommes entrés,
37:05je l'ai dit,
37:05je le redis,
37:06pour que ce soit bien clair,
37:07au gouvernement,
37:08c'était pour faire barrage
37:09à la gauche mélenchonisée.
37:12Ce n'est pas pour qu'elle
37:12revienne par la fenêtre.
37:15Bon,
37:15ça a le mérite
37:16d'être clair
37:16Arthur de Batrigan,
37:18d'être plus clair
37:18depuis le début
37:19de la semaine.
37:20Non mais,
37:21vous avez deux têtes,
37:23vous avez Bruno Retailleau
37:24qui a été élu
37:25légitimement
37:26avec un énorme score
37:27et puis vous avez
37:28Laurent Wauquiez
37:29qui ne supporte pas
37:30que Bruno Retailleau
37:31soit le patron.
37:32Et donc,
37:32il y a une guerre interne.
37:33Malheureusement,
37:33la vie étant comme ça,
37:34ça a toujours été comme ça.
37:35Et donc,
37:36non seulement la France
37:37est en banqueroute,
37:38il y a une élection
37:39qui se prépare,
37:40mais eux ne peuvent pas
37:40mettre leur égo de côté,
37:42surtout Laurent Wauquiez.
37:43Et donc,
37:43ils s'envoient
37:44des pots de bananes.
37:45La plus révélateur.
37:47Copé,
37:47on en a envoyé une belle aussi,
37:48rappelez-vous.
37:49Et donc,
37:50ils s'envoient
37:50des pots de bananes.
37:51Donc,
37:51un jour sur deux,
37:53ils disent l'inverse
37:53de l'autre,
37:54mais l'inverse
37:55peut être aussi l'inverse
37:56de ce qu'ils avaient dit
37:56il y a deux jours.
37:56J'ai l'impression
37:57que là,
37:58maintenant,
37:58ils sont tous
37:59sur la même ligne.
37:59Attendons demain.
38:00Pas de PS,
38:01pas de PS à Matignon.
38:03Avant de,
38:04avançons un tout petit peu,
38:05je vous dis,
38:05les prochaines heures,
38:06elles seront compliquées
38:07pour François Bayrou.
38:08Bruno Retailleau
38:09qui a chargé,
38:10taclé François Bayrou
38:12sur,
38:12vous savez,
38:12cette proposition
38:13qu'il avait faite
38:14de supprimer
38:15les deux jours fériés.
38:15Réponse de Bruno Retailleau.
38:18Si on veut encourager
38:20les Françaises
38:21et les Français
38:21à travailler,
38:22il faut que le travail
38:23paye plus,
38:25c'est le problème.
38:26Vous avez deux tiers,
38:27pratiquement,
38:27deux tiers de Français.
38:28Lorsqu'ils vont avoir
38:30une augmentation,
38:31ils donneront plus
38:32que ce qu'ils recevront.
38:33C'est ça que les Français
38:34ne peuvent plus comprendre.
38:36Comment voulez-vous
38:37encourager ?
38:38Alors, évidemment,
38:38si vous abrogez
38:40deux jours fériés
38:41sans gagner plus,
38:42ça, c'est le pompon.
38:44C'est le pompon,
38:45Véronique Zéquier.
38:45Non, mais de toute façon,
38:46cette histoire de suppression
38:48des deux jours fériés,
38:4982% des Français
38:50étaient contre.
38:52Donc, de la part
38:53de François Bayrou,
38:53c'était complètement ubuesque.
38:55C'était 4 milliards d'économies.
38:56Vous privatisez
38:57le service public.
38:58Voilà.
38:59Comme ça,
38:59c'est 4 milliards d'économies.
39:00Par hasard.
39:01Par hasard,
39:01comme ça,
39:02comme ça.
39:02Je ne pense absolument pas
39:04à M. Legrand
39:04et M. Coën.
39:05Ça s'attaquait
39:06au coût de l'immigration,
39:07ça s'attaquait
39:08au coût des dépenses sociales.
39:09Il y avait d'autres idées
39:10à mettre sur la table.
39:10Frédéric ?
39:11Oui, il y a aussi
39:15chiffre de 214.
39:16Je veux bien
39:17qu'on le coupe en deux.
39:18Donc, il y a aussi
39:19d'autres idées
39:19pour ne pas aller toujours
39:20dans le même sens des idées.
39:21C'est pour ça que vous êtes là,
39:22mon cher Frédéric.
39:23Donnez des idées.
39:25Mais donnez des idées.
39:27C'est pour essayer
39:27de donner un spectre
39:27plus large aux possibilités
39:29qui existent.
39:29Ce qu'on leur donne
39:30dans la main gauche,
39:31on leur prend dans la main droite.
39:32Donc, effectivement,
39:33cette idée-là
39:35ne pouvait être
39:37qu'épopulaire.
39:37Et on ne comprend pas
39:38pourquoi Bayrou l'a lancé
39:39pour nous expliquer ensuite
39:40qu'il demandait la confiance,
39:42non pas sur ces questions,
39:43petites questions de réforme,
39:44mais sur la question
39:45plus globale,
39:47est-ce qu'il y a
39:47une crise de la dette ?
39:48Oui, il y a une crise de la dette
39:49puisque la France
39:50a une dette de 5 000 euros
39:51par seconde.
39:53Elle augmente sa dette
39:54de 5 000 euros chaque seconde.
39:55Donc, forcément,
39:56il fallait commencer
39:56par cette question
39:57et après se mettre d'accord
39:58sur les réformes.
39:58Il ne fallait pas le faire l'inverse.
39:59Le problème,
40:00ce n'est pas la dette.
40:01Parce que si vous pouvez avoir
40:033 000 milliards de dettes
40:04et que vous en rentrez 6 milliards,
40:06ce n'est pas grave.
40:06Le problème,
40:07c'est que les intérêts
40:08de la dette
40:08deviennent le premier budget.
40:10Et je réponds à votre question
40:11pourquoi il a parlé
40:12des jours fériés
40:12s'appelle un écran de fumée,
40:13s'appelle un contre-feu.
40:14Comme ça,
40:14les Français disputent de ça
40:16et on ne parle pas
40:16de l'éléphant au milieu du couloir
40:17qui s'appelle l'immigration.
40:18Non, mais moi,
40:19je pense que c'était
40:19un ballon d'essai
40:20mais je pense que
40:21lorsqu'on veut appeler
40:23à la confiance,
40:23on ne fait pas ça.
40:24Donc, on ne peut pas
40:25faire ça en amont.
40:26On dit d'abord
40:27est-ce qu'on se met d'accord
40:28sur ça
40:29et ensuite,
40:29on voit les mesures
40:30et pas l'inverse.
40:31Tout simplement.
40:31Bon,
40:32demain,
40:33ce sera le grand jour
40:35politique
40:36et puis pour le coup,
40:37on ne sait pas
40:38ce qui va se passer.
40:39Écoutons juste
40:39une dernière fois
40:40François Bayrou,
40:40il est plutôt colère.
40:42Il dit,
40:43il n'a pas réussi
40:44à convaincre
40:45en tous les cas
40:45ni les Français
40:45ni les partis d'opposition
40:47parce que pour le coup,
40:48les Français sont raccords
40:49avec la volonté
40:50des partis d'opposition
40:50de ne pas voter
40:52la confiance de François Bayrou.
40:53Je voudrais juste,
40:54je le dis en régie,
40:54qu'on écoute François Bayrou,
40:56s'il vous plaît.
40:57Voilà des formations politiques
40:59qui non seulement
41:00ne sont d'accord sur rien
41:01mais bien pire que ça
41:03sont en guerre civile
41:06ouverte
41:06les unes avec les autres
41:08et en haine
41:09les unes avec les autres.
41:10LFI et le Rassemblement National,
41:13c'est quoi ?
41:14C'est de la guerre civile,
41:17y compris parfois
41:18dans l'hémicycle physique.
41:21Les députés des uns
41:22qui refusent
41:23d'accorder un regard
41:25ou de serrer la main
41:26aux députés des autres
41:27même quand ce sont
41:28des jeunes députés.
41:30Ce sont des formations
41:31qui sont hostiles
41:34jusqu'aux racines.
41:36les unes aux autres
41:38et qui vont s'allier
41:39pour abattre le gouvernement
41:41sur une question
41:42assez simple,
41:43c'est est-ce que la situation
41:44du pays est grave
41:45et urgente ?
41:45Monsieur Ligné.
41:47En fait, vivement,
41:48que le sketch se termine.
41:49Je n'en peux plus
41:50de ce cirque
41:51qui consiste depuis 10 jours
41:52à avoir un Premier ministre
41:53qui parle tous les jours
41:54ou tous les soirs
41:54à un média différent.
41:55pour dire à moi
41:56c'était faux au Gulli
41:57parce que j'ai vu ça
41:58sur les réseaux sociaux
41:59c'était une fake news.
41:59Oui, c'était une fake news
42:01mais je pense que vous lui laissiez
42:01deux semaines de plus
42:02avec Gulli.
42:03Il y avait Gulli,
42:04il y avait l'équipe 21
42:05et l'équipe 21.
42:06Et donc ça va faire 10 jours
42:08que cet homme
42:08se balade de plateau en plateau
42:10que les Français,
42:10ça fait bien longtemps
42:11qu'ils ont arrêté
42:11de l'entendre et d'écouter,
42:12les audiences le montrent
42:13et ça fait 10 jours
42:14qu'il nous explique
42:15qu'il est le meilleur,
42:16qu'il n'est pas parti en vacances
42:17quand tous les autres
42:18partaient en vacances,
42:19que c'est un prophète
42:20dans le désert
42:20qui alertait contre la dette
42:22quand tout le monde
42:22était encore au berceau,
42:24que ses solutions
42:24sont les meilleures,
42:25qu'il a la confiance du président
42:26et qu'il a la confiance
42:27des Français.
42:27Ça fait 10 jours
42:28qu'il nous enfume
42:29donc évidemment
42:29que les Français
42:30ont arrêté de l'équiper.
42:30C'est terminé quasiment.
42:31La situation,
42:33moi je me souviens quand même
42:34de Marion Maréchal
42:35quand elle était députée,
42:37le nombre de députés LR
42:38qui ne voulaient pas
42:39lui serrer la main,
42:40il dramatise la situation
42:41en disant
42:41guerre civile
42:42entre le RN
42:43et les députés LFI.
42:45On sait que la guerre civile,
42:46le chaos c'est vraiment
42:47du côté des LFI quand même.
42:49Merci à tous les quatre
42:50pour cette émission.
42:51On verra ce qui va se passer
42:52demain dans un instant
42:54c'est en quête d'esprit
42:55avec un moment justement
42:56des grands moments.
42:57Très fort,
42:58un moment très très lumineux
42:59puisque ça porte évidemment
43:00sur la canonisation
43:01de Pierre-Giorgio Frassati
43:03et de Carlo Acoutis.
43:04Eh bien on va le découvrir
43:05dans un instant
43:06avec Rémerick Pourbet
43:07et je le disais à Rémerick
43:08ce matin
43:08et sur CNews
43:09et sur Europe 1,
43:10heureusement qu'il y a ces moments
43:11on peut respirer
43:13dans cette actualité politique
43:14ultra tendue,
43:15dans ce monde fragmenté,
43:17avoir cette source d'espérance
43:19ça fait beaucoup de bien.
43:21Je regarde l'écran
43:22parce que j'ai envie
43:23de remercier les téléspectateurs.
43:25Vous avez été très nombreux
43:26à nous suivre ce week-end
43:27donc un grand merci
43:28de votre fidélité.
43:29CNews fait une rentrée historique
43:31et cette rentrée
43:33elle est grâce à vous
43:33et c'est toujours un plaisir
43:34de pouvoir échanger
43:36avec vous dans la rue.
43:39Donc merci une nouvelle fois.
43:41Le scandale médiatico-politique
43:43Patrick Cohen
43:43et Thomas Legrand
43:45c'est un des soptomes
43:46justement de ce système médiatique
43:48qui refuse de parler du réel
43:50ce que vous avez vu, entendu
43:51ces dernières heures
43:52vous ne l'avez pas vu
43:53vous ne l'avez pas entendu.
43:55Ils ne veulent pas en parler
43:56ça tombe bien
43:57nous on en parle.
43:59Un grand merci
43:59et on se retrouve bien évidemment
44:01le week-end prochain
44:02et dans un instant
44:03c'est Enquête d'Esprit.
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