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Regardez Ils refont la France avec Vincent Parizot du 20 mars 2026.
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00:04C'est pas inutile le vendredi soir de les écouter, nos amis étrangers correspondant en France de grands médias,
00:12poser leur regard, leur diagnostic sur notre actualité, nous aider à comprendre, savoir comment va la France en ce jour
00:19de printemps.
00:21Effectivement, je suis donc ravi d'accueillir dans cette émission des journalistes venus de Belgique, de Pologne, d'Israël et
00:26de Grande-Bretagne.
00:27Bonsoir Joël Mesquins.
00:29Bonsoir Vincent, bonsoir à tous.
00:31Correspondante du Soir, le journal belge, le Soir à Paris.
00:35Bonsoir Anna Kowalska.
00:36Dobry wiatur.
00:37Voilà, vous l'avez compris, vous avez dit bonsoir en polonais.
00:41Absolument, Télévisa Polska, ça aussi je peux dire en polonais.
00:43La télévision publique polonaise dont vous êtes la correspondante.
00:47Bonsoir Joachim Toker.
00:48Bonsoir.
00:49Journaliste israélien à Paris, spécialiste en relations internationales et bonsoir Dion Henley.
00:53Good evening.
00:54Ah bah ça j'ai compris.
00:56Du quotidien britannique de Guardian et puis une journaliste allemande à la tête du service France de Courrier international, le
01:02partenaire de cette émission, Caroline Lawrence qui nous rejoindra tout à l'heure.
01:07Jusqu'à 20h, ils refont la France avec Vincent Parizeau.
01:12Sur la question du détroit d'Hormuz, nous avons pu là aussi échanger.
01:15J'ai redit qu'une fois que la situation serait plus calme, la France était prête avec d'autres nations
01:20à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navires.
01:24Dans le cadre d'une mission qui n'a pas vocation à être une action de vive force, nous ne
01:28participerons à aucune ouverture de force du détroit dans le contexte des opérations de guerre et des bombardements en cours.
01:34Voilà. Et en plus, il a précisé, dans le cadre de l'ONU, pour une future mission, donc pour sécuriser
01:43la navigation, mais absolument pas effectivement d'entrer dans le conflit.
01:47Et donc, ça serait envisageable avec d'autres pays, une fois que les armes se seront tues.
01:54Voilà. Résultat des courses.
01:56Donald Trump, il a réagi, pas plus tard qu'il y a deux heures, sur son réseau social.
02:01Je vous le cite.
02:04Sans les Etats-Unis, l'OTAN est un tigre de papier. Ils n'ont pas voulu se joindre à la
02:09bataille pour arrêter un Iran doté de l'arme nucléaire.
02:12Maintenant que le combat militaire est gagné avec très peu de danger pour eux, ils se plaignent des prix du
02:17pétrole élevé qu'ils doivent payer, mais ne veulent pas aider à ouvrir le détroit d'Hormuz.
02:22Ce sont des lâches. Voilà. Ce sont des lâches. Et nous nous en souviendrons s'il y est Donald Trump.
02:31Alors, ça vous fait rire, mais il nous traite de lâches, Donald Trump, dans cette affaire.
02:37Moi, j'ai envie de vous dire pourquoi il nous traite de lâches, et est-ce qu'il faut y
02:42aller, et dans quel cadre ?
02:44Est-ce que c'est dans le cadre évoqué par Emmanuel Macron, c'est-à-dire d'un arrêt, évidemment,
02:50des combats pour sécuriser ?
02:52Ou dans ce que nous demande Donald Trump ?
02:57Voilà. Qu'en dit-on ?
02:59Il est marrant, il nous insulte. Il nous menace. Il ne consulte pas. Il ne nous informe de rien.
03:10Il lance des attaques, une guerre, sans aucune réflexion, sans aucune stratégie, aucun plan de sortie, aucun but défini, aucune
03:27chance de succès, sans une véritable invasion, avec des boots on the ground, etc.
03:37Et après, il attend qu'on l'aide. Et c'est non.
03:44Je pense que Macron, il a complètement raison. Il faut que les alliés, ceux qui restent des alliés des États
03:56-Unis, restent engagés sur le zone.
03:59Il y a des raisons, évidemment, extrêmement importantes, ne serait-ce qu'économiques.
04:08C'est 20% du pétrole.
04:11On voit le résultat. Il y a les Français, il y a les Français, les Européens, etc.
04:15Mais il faut que ça se passe dans un contexte international, dans une mission de paix, pas de guerre.
04:25Et il ne faut pas que ça donne à Donald Trump l'impression qu'on le soutient.
04:31Alors, je retiens le tableau que vous avez dressé de l'opération lancée par Donald Trump.
04:38Mais il n'est pas tout seul dans cette opération, You have to care.
04:42On ne peut pas faire abstraction non plus du rôle joué par Israël.
04:48Qu'est-ce qu'on en dit, d'ailleurs, de cette affaire du détroit d'Hormuz ?
04:51Parce qu'on a l'impression que ça concerne les Européens, les Américains, mais pas les Israéliens.
04:55Oui, non, mais ce n'est pas exact.
04:58Bien évidemment, concernant la réalité réelle, mais c'est vrai que c'est moins présent dans la conscience israélienne,
05:05étant donné que les sources de ravitaillement en énergie pour Israël ne passent pas par ces détroits-là.
05:14et surtout qu'il y a des priorités plus importantes du point de vue israélien quand il s'agit de
05:21cette guerre, n'est-ce pas ?
05:23Et après, vous savez, c'est après le thème, je crois que c'est un peu le thème à la
05:28mode,
05:28ce qui ne veut pas dire que ce n'est pas un thème réel,
05:31c'est-à-dire les commentateurs un peu partout dans le monde qui essayent de voir
05:35à quel niveau les différences d'approche entre Washington et Jérusalem s'expriment.
05:43Est-ce que, effectivement...
05:44Tout le monde cherche le découplage, finalement, de ce tandem...
05:48Oui, d'ailleurs, la presse israélienne fait la même chose.
05:51On détecte un mot, une virgule, ou un virage de phrase.
05:56On veut dire, aïe, là, il n'est pas content,
05:58c'est la fin de cette espèce d'entente parfaite entre Israël et les Etats-Unis.
06:04Notamment, là, sur la question des frappes sur le centre gazier...
06:08Oui, mais je soupçonne plutôt que les choses ne sont pas si dans l'air que cela,
06:16et que le niveau de coordination est à 100% pour chaque Etat,
06:21il est tout à fait satisfaisant.
06:23Et il ne faut pas exclure aussi la possibilité où Israël fait ce qu'il fait,
06:27et puis Trump dit ce qu'il dit,
06:29et après, pendant un demi-cycle d'informations,
06:35les hypothèses par rapport à qui a atténu au courant qui...
06:38Alors, la question est de savoir qu'est-ce qu'on fait avec le détroit d'Hormuz.
06:42On y va ou on n'y va pas, Anna Kovaccar ?
06:44Moi, je pense qu'il ne faut pas y aller pour la première fois depuis très longtemps,
06:47probablement pour la première fois dans l'histoire.
06:49Je suis fière de l'OTAN et de l'Union Européenne
06:51d'avoir mis clairement et très unis en ligne rouge à Donald Trump
06:56en disant, l'Iran, ce n'est pas notre guerre, débrouille-toi.
06:59Et c'est vraiment très impressionnant,
07:01et je pense que les Européens ne sont pas dupes,
07:03il n'y a pas de fondement stratégique, opérationnel, militaire dans cette guerre,
07:08donc ils en coûteraient très cher.
07:11Effectivement, je pense que ça va coûter probablement cher,
07:14aussi à nos relations avec les Etats-Unis.
07:16C'est peut-être un point de non-retour,
07:19vu les derniers commentaires de Donald Trump,
07:22mais peut-être c'est aussi la clé de voir que Donald Trump
07:26comprend seulement le langage de la force,
07:27et finalement, les Européennes arrivent à y parler en force.
07:31En ce qui concerne Hormuz, effectivement, à un moment donné,
07:34il va falloir comprendre le pour et le contre,
07:38parce que si ce problème économique se poursuit dans les semaines ou mois d'avenir,
07:42on ne sait pas à combien va durer cette guerre.
07:44Je pense qu'aujourd'hui, la stratégie d'Iran est claire,
07:47de bloquer Trois-Dormus, parce que c'est un moyen de dissuasion,
07:50mais si ça continue, le pays européen, par exemple,
07:53comme la Pologne, qui a aujourd'hui le plus grand nombre de dragueurs de mines,
07:55dont l'OTAN pourrait bien aider les Etats-Unis,
07:57qui est très atlantiste, par ailleurs la Pologne,
08:00si vraiment le coût économique dépasse le coût militaire de cette guerre.
08:03Et on ne peut pas l'exclure dans le mois à venir, si ça continue.
08:08Joël Mesquins ?
08:09Je pense qu'Anna a complètement raison.
08:12Il faut tenir tête à Donald Trump dans cette affaire.
08:15Cette guerre n'est pas la nôtre.
08:16Tout le monde l'a répétée en Europe.
08:19Le Premier ministre belge l'a répétée aussi.
08:20Cette guerre, nous n'en avions pas été informés.
08:23Elle se fait sans nous.
08:24Elle se fait sans l'ONU.
08:27sans danger imminent, sans menace imminente pour la sécurité des Etats-Unis.
08:32Donc cette guerre n'est pas la nôtre.
08:33Et je pense aussi qu'on ne le dit pas souvent ici,
08:36mais qu'il faut rendre hommage à Emmanuel Macron,
08:39dans sa fermeté dans cette affaire,
08:42et dans son sang-froid aussi,
08:43qui a toujours pesé pour la désescalade.
08:47Et donc il y a cette proposition qui est sur la table,
08:49avec une poignée de pays, le Royaume-Uni.
08:54Oui, mais une fois que les armes se seront tues,
08:57on a l'impression qu'aujourd'hui, on n'est pas à la veille de ça.
09:00Et un âme ne me redira pas à la coalition des volontaires,
09:03dont on parle, donc une initiative volontariste pour l'Ukraine.
09:08Mais quand les armes se seront tues ?
09:10Alors quand les armes se seront tues ?
09:12C'est ça qui pose problème.
09:13Moi aussi, je suis content.
09:15Je ne suis pas peut-être si élogieux de...
09:18Ah, les Européens qui se sont mis de nouveau sur leurs pieds.
09:21Hourra, hourra.
09:22Je ne suis plus...
09:23Mesuré.
09:24Je les conditionne quand même.
09:25Mais c'est vrai que les Européens, pour une fois,
09:28et c'est la première fois, à ma connaissance, pour une affaire importante,
09:32depuis l'arrivée, l'arrivée de nouveau de Donald Trump,
09:36dans le bureau Valk,
09:37et les Européens tous ont dit stop.
09:40Ce n'est pas notre guerre.
09:41Enfin, comme vous l'avez dit.
09:43Vous parlez avec une voie unique, une seule voie.
09:44Une voie unique.
09:45Ça ne s'est pas produit.
09:46Ça ne s'est pas produit depuis...
09:48N'entend.
09:48À mon avis, depuis janvier de l'année dernière.
09:51Donc, depuis l'arrivée de Trump pour le deuxième mandat.
09:55Par contre...
09:56Oui.
09:56Là, ils ont bougé quand même, les Européens.
10:00On entend, depuis 48 heures, un langage nettement plus nuancé,
10:03qui dit, oui, dans certaines conditions,
10:06entre autres les conditions que vous venez de nommer, Vincent,
10:11il faudrait voir la chose.
10:12Mais, sous, bien évidemment, le parapluie du droit international...
10:17Le droit international, on a presque l'impression que ce mot a disparu du vocabulaire.
10:23Qui peut se permettre d'être contre les droits internationaux ?
10:27Je ne vais pas du tout dire quoi que ce soit
10:29qui mettrait cet aspect-là sous l'air, sous le projecteur cynique ou ironique.
10:35Ce n'est pas du tout mon intention.
10:37Mais on ne peut pas opérer dans ce monde brutal, cruel,
10:41avec des jeunes enterrés,
10:43avec des personnages comme Trump, justement,
10:45avec les droits internationaux comme une espèce de porte-avions.
10:50Mais le droit international, il est quand même foulé au pied.
10:53Non, mais ça veut dire quoi de dire aujourd'hui,
10:55quand la chose se calmera,
10:57et sous la couverture d'un cesselle-feu ou d'arrêt d'hostilité,
11:01oui, nous serons prêts à envoyer, je ne sais pas quoi,
11:04les bateaux des courses,
11:07à patrouiller là-bas et à vérifier que les choses se passent bien.
11:11C'est pas sérieux, et c'est pas une politique adulte.
11:16Vous avez vu le petit clin d'œil quand même dans le message de Donald Trump.
11:20Sans les Etats-Unis, l'OTAN est un tigre de papier.
11:23C'est un clin d'œil à Mao quand même.
11:25L'OTAN, c'est une organisation de défense mutuelle.
11:30Ce n'est pas une organisation d'attaque.
11:33Et puis il y a un paradoxe total dans ce mot,
11:36il exige la protection de l'OTAN du Grand Nord,
11:39par exemple, on a quand même des limites,
11:42on sait qu'il concerne le nombre de troupes, le nombre de dravilles de l'OTAN,
11:45on ne peut pas tous maintenant les envoyer au Moyen-Orient,
11:47ils doivent s'en rendre compte.
11:48En tout cas, l'OTAN et la France et l'Europe pourront bénéficier,
11:55la France en premier, dans quelques années,
11:58enfin dans 12 ans,
11:59d'un nouveau porte-avions nucléaire,
12:02à propulsion nucléaire,
12:04et capable d'envoyer des engins nucléaires.
12:06Il s'appellera le France Libre,
12:08et voilà, c'est quand même un événement,
12:10et on va en parler dans un instant.
12:11A tout de suite.
12:26Et avant de refaire la France,
12:27Alban Leprince, l'essentiel de l'actualité.
12:30Sociétaire des grosses têtes,
12:31pendant près de 40 ans,
12:32Isabelle Mergaux est décédée aujourd'hui à l'âge de 67 ans,
12:36après un long combat contre la maladie.
12:38Son sens de l'humour, son cheveu,
12:40sur la langue resteront légendaires,
12:42son oeuvre également,
12:43puisqu'elle avait remporté le César du meilleur,
12:46premier film en 2007,
12:47avec Je vous trouve très beau.
12:49RTL et les grosses têtes lui rendent hommage,
12:51avec une émission spéciale lundi,
12:53à partir de 15h30.
12:54C'est un sujet qui s'est imposé
12:56dans la campagne des municipales à Paris,
12:58ces dernières semaines,
12:59les violences sexuelles dans le périscolaire.
13:01On apprend ce soir que trois hommes,
13:03dont deux animateurs,
13:04ont été interpellés ces 15 derniers jours,
13:06accusés d'agressions sexuelles sur 12 enfants.
13:09La justice a finalement donné son feu vert.
13:12Elle a approuvé aujourd'hui la reprise
13:14du verrier Arc France,
13:15par l'unique candidat,
13:17Timothée Durand,
13:18reprise qui prévoit 700 suppressions de postes.
13:21Et puis du foot,
13:22ce soir,
13:22Lens va tenter de passer en tête
13:24du classement de Ligue 1.
13:25Les 100 et Or reçoivent Angers
13:27en ouverture de la 27e journée.
13:29Match à vivre en direct et en intégralité
13:31dans RTL Foot.
13:32À partir de 20h,
13:33le coup d'envoi est à 20h45.
13:34Merci Albanais.
13:35Justement,
13:36vous reviendrez à 20h,
13:37juste avant la soirée foot.
13:38À tout à l'heure.
13:39À tout à l'heure.
13:40Vincent Parizeau.
13:41Que l'est-ce que vous voulez ?
13:42Bonjour.
13:42Ils refont la France sur RTL.
13:44Ils sont là pour refaire la France.
13:46Joël Meskens,
13:48Joab Toker,
13:49Radha Kowalska,
13:50John Henley
13:51et qui nous a rejoint ici,
13:54Caroline Laurence,
13:55la chef du service France
13:57de Courrier International
13:58qui, je le rappelle,
13:59est le partenaire de cette émission.
14:01Oui, un chantier hors normes,
14:03le plus lourd de France
14:04puisque le porte-avions
14:05pèsera 77 000 tonnes,
14:07près de deux fois plus
14:08que le porte-avions actuel,
14:10le Charles de Gaulle.
14:11Ce bâtiment nouvelle génération
14:12emportera 2000 marins
14:14et 40 aéronefs
14:15et pourra,
14:16et c'est une avancée,
14:17catapulter et apponter
14:18des avions en même temps
14:19grâce à trois pistes différentes.
14:22Il emportera
14:22les nouvelles versions du Rafale
14:24mais aussi des drones
14:25et des hélicoptères
14:26avec pour objectif
14:27de pouvoir s'adapter
14:28aux aéronefs
14:29qui existeront en 2038,
14:31date de sa mise en service.
14:33Voilà ce qu'expliquait
14:34Émilie Beaujard
14:35du service international d'RTL.
14:37Donc livraison normalement
14:38en 2038.
14:39On a oublié l'addition.
14:4112 milliards 220 millions
14:46aujourd'hui
14:47parce que vous imaginez
14:48qu'en 2038,
14:49l'addition aura sans doute
14:50un petit peu évolué.
14:52Et puis le nom,
14:53c'est très important ça,
14:54il en a beaucoup été question.
14:56Le France libre,
14:58voilà,
14:5877 000 tonnes,
15:01belle bête.
15:02Je voudrais savoir
15:03ce que vous en pensez
15:04et à quoi ça correspond
15:06aujourd'hui.
15:07On rappelle que
15:08seuls les Etats-Unis
15:11et la France
15:12ont des porte-avions
15:13à propulsion nucléaire
15:16et lanceurs d'engins.
15:17Est-ce que de cette manière,
15:19la France impose
15:21sa place
15:22de grande puissance
15:24militaire
15:25autonome
15:26et indépendante ?
15:28Autonome et indépendante,
15:29pas tant que ça en fait.
15:30Je ne suis pas une experte
15:32du tout des affaires militaires,
15:33mais il y a quand même
15:33quelque chose qui me frappe
15:34dans ce porte-avions,
15:36c'est que tout le dispositif
15:38n'est pas autonome.
15:39Justement,
15:40il dépend des technologies américaines,
15:41notamment toute la technique
15:43du catapultage.
15:44Il va dépendre des Etats-Unis
15:46pour quelles raisons ?
15:47Pour une raison financière.
15:49Parce qu'on aurait
15:49les moyens techniques
15:50en France
15:51de faire le nôtre.
15:52Le problème,
15:53c'est qu'on n'a pas
15:54les moyens financiers.
15:55Et pourquoi on n'a pas
15:56les moyens financiers ?
15:57Parce qu'on en a tellement
15:58souvent parlé ici,
15:59parce que la France
16:00n'a pas apuré sa dette.
16:02Et donc,
16:02elle se retrouve,
16:03encore une fois,
16:04entravée
16:04dans ses propres ambitions
16:06de souveraineté
16:07en matière de défense,
16:09etc.,
16:09qui sont louables.
16:10Mais,
16:11encore une fois,
16:13il y a un boulet au pied
16:14et ce boulet,
16:14il est budgétaire.
16:16Alors,
16:16j'avais presque envie
16:18de dire,
16:18bon,
16:18ok,
16:20le catapultage,
16:21c'est quand même essentiel,
16:22c'est vrai,
16:22sur l'importation,
16:23ils ne peuvent pas décoller.
16:26Effectivement,
16:26ça pose un problème.
16:27Mais,
16:28en dehors de ça,
16:29c'est quand même
16:30un message adressé
16:32au monde entier,
16:32non ?
16:33Si,
16:34évidemment,
16:34parce que c'est
16:35le moyen numéro un
16:36pour une projection
16:37des forces.
16:38À part les Etats-Unis,
16:39il n'y a personne
16:40au monde.
16:40C'est clair,
16:41c'est clair et net,
16:42c'est une,
16:43comment dire,
16:44une consolidation
16:47de la place
16:48de la France
16:48par rapport
16:49à son potentiel
16:50global.
16:51C'est clair.
16:53Et,
16:54j'ai fait deux remarques.
16:55La première,
16:55donc,
16:56s'aligne sur la question
16:57que vous venez de poser.
16:58c'est-à-dire,
17:00si on allait lancer
17:02la construction
17:02de ces porte-avions
17:04il y a deux ans
17:04ou trois ans,
17:06les termes militaires
17:07des drones,
17:08par exemple,
17:08n'existaient pratiquement pas,
17:10à part les experts
17:11quelque part
17:11dans des lieux exotiques
17:13de la planète.
17:14Je me demande,
17:15pendant les douze ans,
17:16treize ans,
17:17qui nous séparent
17:17du jour où
17:19le France libre,
17:20la France libre
17:21ou le France libre,
17:22je veux dire...
17:222038,
17:23le France libre,
17:24je pense.
17:24de quelle façon
17:25il y aura un suivi
17:26des technologies
17:27et des tactiques
17:28et des façons
17:30de réfléchir militairement
17:31qui accompagneront
17:33la construction
17:34du monstre ?
17:35On peut imaginer.
17:36On peut imaginer
17:37qu'il va s'adapter.
17:39Ça risque d'être rattrapé
17:40parce que les drones,
17:41ce n'est pas simplement
17:42un nouveau moyen
17:44de faire feu,
17:45c'est aussi une réflexion
17:47sur le théâtre
17:48de bataille.
17:49Et c'est finalement
17:51un engin petit,
17:53peu cher,
17:54pour la plupart des cas,
17:55extrêmement maniable.
17:57On voit bien d'ailleurs
17:59actuellement.
18:0077 tonnes.
18:0277 000 tonnes.
18:03Parce que 77 tonnes...
18:05Non, 77 000 tonnes.
18:08Et ça flotte.
18:09Mais si vous permettez,
18:10Vincent,
18:10ma deuxième remarque
18:11me semble quelque part
18:12plus importante.
18:13Elle n'est pas du tout
18:14du même niveau.
18:15Et la remarque
18:16porte sur le non.
18:19Et là,
18:20franchement,
18:20j'y trouve que c'est audacieux.
18:22C'est audacieux
18:23des façons
18:23qu'elle est à prendre
18:25ou à laisser.
18:26Je ne sais pas.
18:27Ça a été imposé.
18:28En tout cas,
18:28il n'y a pas de discussion.
18:29C'est quelque chose
18:29de très lourd,
18:30à mon avis,
18:31de mon sens.
18:32Je ne suis pas né en France.
18:35C'est la période
18:36la plus noire
18:37de l'histoire française
18:39depuis mille ans.
18:411940,
18:42avec la défaite,
18:43avec l'occupation,
18:45avec la collaboration
18:46pendant quatre ans.
18:47Oui,
18:48mais c'est De Gaulle.
18:49C'est De Gaulle.
18:50Heureusement.
18:51Heureusement pour la France
18:52et pour le monde entier.
18:53Et la France
18:54n'a pas su
18:55faire face
18:56à cette tâche énorme.
18:58Et même aujourd'hui,
18:5980 ans après,
19:00il y a toujours du retard
19:02par rapport à la façon
19:02dont d'autres pays...
19:04Vous auriez préféré
19:05une autre référence
19:06qu'une référence
19:07à la Première Guerre mondiale,
19:10même si après,
19:11le général De Gaulle
19:11a créé cette force militaire
19:14indépendante et autonome
19:16avec le nucléaire,
19:17avec les sous-marins nucléaires,
19:19avec les premiers porte-avions
19:21qui font qu'aujourd'hui,
19:22la France a une place à part
19:24quand même
19:25dans le concert international.
19:27Je suis bien pour le nom.
19:28Je suis aussi fort bien
19:30pour que la France
19:30fasse le nécessaire
19:32par rapport
19:32à cette histoire difficile.
19:33Je pense que si elle veut
19:35rester dans cette première classe,
19:37justement,
19:37il fallait peut-être
19:38un nouveau porte-avions
19:39parce que Charles De Gaulle,
19:40il commence à être
19:41un peu fatigué,
19:42toujours performant,
19:44mais d'ici 2040,
19:45ça ne va probablement
19:47pas être le cas.
19:48Il ne faut pas oublier
19:49que la France
19:49est quand même
19:50le deuxième état
19:50en ce qui concerne
19:51les superficies maritimes
19:52dans le monde entier.
19:54Elle doit montrer
19:55qu'elle peut avoir
19:56des influences
19:57à la mer
19:58dans le monde entier,
19:59surtout dans le contexte
20:00d'aujourd'hui.
20:01On voit les risques
20:03à la mer Baltique-Nord
20:04depuis la guerre en Ukraine.
20:06Maintenant,
20:07il y a un moment stratégique
20:08au Moyen-Orient.
20:09Quand on envoie
20:11Charles De Gaulle
20:12en Méditerranée
20:15protéger Chypre,
20:16c'est un petit peu...
20:16C'est un outil dissuasif,
20:18anti-politique,
20:20et puis logistiquement,
20:21on peut envoyer
20:21des avions
20:22de n'importe quel endroit
20:23sur la planète.
20:25Ben oui,
20:25c'est quand même...
20:26Qu'est-ce que vous en pensez,
20:28John Henley ?
20:28Alors que vous,
20:29vous aussi,
20:29vous avez des portes-avions.
20:32Nous, on a un gros port-avion,
20:34mais on n'a pas fait le choix
20:35pour le nucléaire.
20:37Notre marine nous a expliqué
20:39que c'était nécessaire
20:40pour les Américains
20:41parce qu'ils sont essentiellement
20:43dans l'océan Pacifique
20:46qui est énorme.
20:47Et ça ne sert pas vraiment
20:49à grand-chose
20:49d'avoir
20:50des propulsions nucléaires
20:53ailleurs.
20:54Mais moi,
20:54j'avais deux remarques.
20:55Pour moi,
20:55c'est évidemment
20:57une projection
20:58de la puissance,
21:01etc.,
21:01de la France
21:04qui vise à impressionner
21:06le monde entier.
21:07C'est juste un peu dommage
21:08que le petit film
21:09qui a lancé tout ça,
21:11le slogan,
21:12je ne sais pas
21:13si vous avez remarqué,
21:14c'était en anglais.
21:15France is wild.
21:17Oui,
21:18parce que c'est un message
21:18international.
21:19C'est sauvage,
21:19la France est dingue.
21:21On ne peut pas dire
21:22des mots pareils en français.
21:24Non.
21:24Mais la deuxième chose
21:25par rapport au...
21:26Non,
21:26ça n'existe pas.
21:27La France est sauvage.
21:28C'est sauvage,
21:28non,
21:29ce n'est pas l'idée.
21:30C'est la France...
21:32C'est dingue,
21:32c'est dingue.
21:34On n'ose tout,
21:35un peu.
21:35Mais l'autre chose,
21:37juste très rapidement,
21:39le choix du nom,
21:41je trouve ça très bien
21:42que ça a été imposé
21:43parce que nous,
21:45en Angleterre,
21:46on avait un vaisseau,
21:47un bateau,
21:48destiné pour l'explorer
21:50dans l'Arctique,
21:51etc.
21:52C'était un truc
21:53du public.
21:54On a lancé
21:55un site web
21:56avec des suggestions
21:58du public.
21:59Il y a eu un vote,
22:00etc.
22:01Et on n'en sent plus.
22:01On a fini par le baptiser
22:03Booty Muck Boat Face.
22:06Il ne se traduit pas.
22:07C'était une blague totale
22:09et ils ne pouvaient pas le changer
22:10parce qu'ils avaient promis...
22:11À partir du moment où ça devient...
22:13Parfois, la démocratie...
22:16Évidemment, c'est du second degré.
22:17J'espère que vous aurez compris.
22:18On marque une petite pause
22:19et puis dans un instant,
22:20on parle de politique.
22:22Évidemment, on va essayer
22:23de ne pas bousculer
22:24les équilibres
22:25puisqu'à minuit ce soir,
22:27ça sera terminé.
22:28Mais on peut parler
22:29quand même
22:31de ces alliances
22:32au niveau local
22:33entre le PS et LFI
22:35qui ont tant fait couler
22:36d'encre cette semaine.
22:37A tout de suite.
22:38RTL.
22:39Ils refont la France
22:40avec Vincent Parizeau.
22:44Jusqu'à 20h,
22:45ils refont la France
22:46sur RTL.
22:47Vincent Parizeau.
22:49Ils refont la France.
22:50Joël Meskens
22:51du journal belge
22:52Le Soir,
22:53correspondante à Paris.
22:54Anna Kowalska
22:55de la télévision publique
22:56polonaise
22:57en poste à Paris.
22:58Également,
22:58Joël Tockeur,
22:59journaliste israélien
23:00à Paris.
23:01Et Yann Henley
23:02du quotidien britannique
23:03The Guardian
23:04avec nous également
23:05de Courrier International.
23:06Notre partenaire
23:08Caroline Lorenz.
23:10Je suis assez scandalisée
23:12par l'alliance
23:12gauche et LFI.
23:14Ils se haïssent,
23:15ils se traitent de tout,
23:16ils se détestent,
23:17ils s'opposent
23:18et pour avoir le pouvoir
23:19les élections,
23:20ils s'aiment,
23:21ils sont capables
23:22de s'entendre.
23:23C'est vrai que c'est magique
23:24la politique.
23:25On déblatère
23:26les pires choses
23:27pendant des semaines
23:28et des semaines
23:28et une fois que
23:29le premier tour est passé,
23:31embrassons-nous
23:31Folvig.
23:32J'exagère un petit peu
23:33mais c'est ce qui a choqué
23:33les électeurs
23:34ou les électrices
23:35comme Martine
23:36qui est intervenue
23:37sur l'antenne d'RTL.
23:40L'EPS tombe-t-il
23:42dans un piège
23:42avec ses accords locaux
23:44ou est-ce un phénomène
23:45ponctuel,
23:46local,
23:47qui n'engage
23:48à rien
23:49pour la suite ?
23:51Je voudrais avoir
23:51votre avis
23:54par exemple
23:55à vous
23:55Joël Mesquens
23:56qui a regardé ça
23:57avec beaucoup d'attention
23:58depuis la Belgique.
23:59Oui c'est vrai
24:00on consacre beaucoup
24:00on a beaucoup d'intérêt
24:02pour ces élections municipales
24:03on a fait beaucoup de reportages
24:04et est-ce que c'est un piège ?
24:06On le verra dimanche
24:08on verra dimanche
24:08si cette stratégie
24:09est gagnante ou pas
24:10rien n'est gagné
24:11ou si au contraire
24:12c'est Paris
24:13et Marseille
24:14qui n'ont pas fait alliance
24:15avec la France insoumise
24:17où la gauche
24:18sociale démocrate
24:19va gagner
24:19donc ce sera
24:20un vrai test
24:21de cette stratégie
24:21mais je pense
24:22qu'au-delà
24:23de l'échec
24:24potentiel stratégique
24:25il y a déjà
24:25en tout cas
24:26un échec
24:27vis-à-vis
24:28de la confiance
24:29en la classe politique
24:30je pense
24:31que c'est désastreux
24:32et après
24:33on fera des éditoriaux
24:34sur l'abstention
24:36sur la participation
24:38mauvaise
24:38dans ces élections
24:39mais il faut
24:40s'en mordre les doigts
24:41qu'est-ce qui s'est passé
24:42pendant toute la campagne
24:44et même depuis des mois
24:44en amont
24:45le parti socialiste
24:46a dit jamais
24:47au grand jamais
24:48on ne fera alliance
24:49avec le parti socialiste
24:51et on ressortait
24:52toutes les saillies
24:53au Roland antisémite
24:54de Jean-Luc Mélenchon
24:56et là
24:56il n'a même pas suffi
24:57de quelques heures
24:58et ce n'est même pas
24:59pour combattre
24:59l'extrême droite
25:00c'est ça qui est important
25:01c'est pour conserver
25:02des villes
25:02ou en conquérir
25:03par rapport à la droite
25:03mais Olivier Faure
25:04dit pas d'alliance
25:05au niveau national
25:06pour des élections
25:07qui n'ont rien de national
25:10c'est un petit peu
25:11peut-être là
25:12enfin je ne sais pas
25:13mais c'est fou
25:13mais il essaye de sauver
25:14il essaye de sauver la face
25:16parce que c'est sûr
25:17qu'électoralement
25:18les alliances
25:19peuvent être très intéressantes
25:20à la fois pour les uns
25:21et pour les autres
25:21mais en ce qui concerne
25:22la réputation
25:23avant la présidentielle
25:24c'est sûr qu'il va être éternier
25:25moi je suis d'accord
25:26avec Joël
25:26qu'on verra dimanche
25:28même pas par rapport à
25:29je ne sais pas
25:29nombre de villes
25:30qui va être gagnée
25:31par LFI
25:32mais imaginons
25:32prenons Paris
25:33si Rachida Dati gagne
25:35Jean-Luc Mélenchon
25:36je pense que
25:36il serait très heureux
25:37parce qu'il va démontrer
25:38que le Parti Socialiste
25:39ne voulait pas faire alliance
25:40avec LFI
25:40et du coup c'est lui
25:42donc c'est un piège
25:42à tous les coups finalement
25:43absolument
25:45et je pense finalement
25:46que cette fragmentation
25:47de la gauche
25:48c'est peut-être
25:48un but ultime aujourd'hui
25:49aussi de LFI
25:54pour démontrer justement
25:55que lui
25:55c'est le dernier rempart
25:56contre l'extrême droite
25:58notamment avant 2027
26:00j'imagine que vous suivez ça
26:01de près
26:01Yohef Talker
26:02oui d'abord
26:02je trouve que c'est faux
26:03de dire qu'il n'y a pas
26:04un accord national
26:05c'est parce que
26:05le secrétaire général
26:06du Parti Socialiste
26:07le dit
26:08il dit ça
26:09et puis après
26:10on apprend que
26:11dans 5 à 15 villes
26:13en France
26:13il y a des accords
26:14dits
26:15pas nationaux
26:16locaux
26:17etc
26:18qui
26:19mais qu'est-ce que c'est
26:21et puis il y a
26:22un langage
26:22il y a un double langage
26:24cynique
26:25à droite aussi
26:26par rapport à la complexité
26:29et Rassemblement National
26:30et Reconquête
26:31etc
26:32et ses relations
26:33avec le LR
26:34avec la droite
26:34dite républicaine
26:36etc
26:36mais tout ça
26:37contribue à long terme
26:38à la perte
26:40de la valeur
26:41et je dirais même
26:42du symbolique
26:44qui va avec
26:45la parole politique
26:46après on s'étonne
26:47que les extrêmes gonflent
26:49et deviennent de plus en plus
26:50importantes
26:50et à gauche et à droite
26:51les extrêmes
26:52et que les partis
26:53dits traditionnels
26:54qui ont quand même
26:55une histoire
26:55qui sont implantés
26:57quand même
26:57oui mais c'est pas
26:58uniquement parce qu'ils étaient
26:59faibles
27:00ou parce qu'il y avait
27:00une présidence Hollande
27:02qui était vraiment
27:02dans l'ombre
27:03mais c'est aussi
27:04parce que jour après jour
27:05et preuve après preuve
27:06il y a des erreurs
27:07les hommes politiques français
27:09commettent des erreurs
27:10de ce type
27:11et toute la scène politique
27:14française va payer le prix
27:15je suis complètement d'accord
27:18je regarderai juste
27:20de l'autre côté
27:21de l'échiquier
27:22je pense que Nice
27:23ça va être également
27:24extrêmement important
27:26certains disent que c'est
27:26un laboratoire
27:27pour la suite
27:28pour une éventuelle stratégie
27:29d'alliance
27:31droite classique
27:32droite conservateur
27:33d'ailleurs voir Bruno Retailleau
27:35tout d'abord
27:36refuser de se prononcer
27:37puis après il fait un peu
27:38marche arrière
27:39tout ce jeu là
27:40pour ça
27:41ça pour moi
27:43c'est potentiellement
27:45plus important
27:46que les petits jeux
27:47dans plusieurs villes
27:49entre les socialistes
27:51et L.A.
27:51Je vois Caroline
27:52Lerens
27:54Oui parce que
27:55l'union de la gauche
27:56qui était un peu
27:57une surprise
27:57après les élections
27:59anticipées
27:59vont aussi décider
28:01un peu de 2027
28:02donc je pense
28:03à l'étranger
28:03en tout cas
28:03c'est assez regardé
28:04quand même
28:05ce qui se fait
28:05au niveau des unions
28:06et à gauche
28:07et à droite
28:07En tout cas
28:08on aura un début de réponse
28:11dimanche soir
28:11et évidemment
28:13on en parlera largement
28:14vendredi soir
28:15dans cette émission
28:16On va marquer
28:18une petite pause
28:19et puis dans un instant
28:20on va évaluer
28:22notre bonheur
28:23à chacun
28:24et autour de cette table
28:27j'ai envie de dire
28:28que les français
28:29semblent les plus malheureux
28:30en apparence
28:31A tout de suite
28:33Jusqu'à 20h
28:34Ils refont la France
28:35avec Vincent Parizeau
28:37Ils refont la France
28:41sur RTL
28:43Avec Vincent Parizeau
28:45Pour encore quelques minutes
28:46Joël Mesquen
28:47Sana Kowalska
28:48Joao Ftocker
28:48Yon Henley
28:49et Caroline Lawrence
28:51Pour conclure
28:52sur le sujet
28:53des municipales
28:54Yon Henley
28:55vous avez noté
28:56quand même
28:57tout l'amour
28:58des candidats
28:59pour les toutous
29:00Chaque candidat
29:02il y a une proposition
29:03pour les chiens
29:04ou plutôt
29:05pour les propriétaires
29:06de chiens
29:06parce que
29:08Paris
29:08mine rien
29:10c'est la ville
29:10au monde
29:11avec la population
29:12la plus dense
29:13des chiens
29:14par kilomètre
29:16du carré
29:18et
29:18ils n'ont accès
29:21qu'à un seul
29:22ou un tiers
29:23des parcs
29:24il y a très peu
29:25d'espace
29:26Enfin c'est vraiment
29:27dans la campagne
29:28vous avez vraiment
29:28noté ça
29:29C'est dans chaque
29:30projet
29:30Emmanuel Grégoire
29:32Vous parlez de Paris
29:33Non
29:33il a un site
29:36ou un compte
29:37Instagram
29:38dédié
29:39à 100%
29:40Vous avez une voisine
29:41polonaise
29:42Anna Kowalska
29:42qui dit
29:43Paris n'est pas
29:43une ville
29:43Moi je suis prête
29:44à voter pour n'importe qui
29:45qui s'occupe de chiens
29:46dans la capitale
29:47parce que c'est la ville
29:48la plus hostile
29:49aux chiens
29:50on ne peut pas
29:50le promener nulle part
29:51les gens nous crient dessus
29:52on ne peut pas
29:53entrer dans les boulangeries
29:54dans les restaurants
29:55et je s'ouvre avec mon chien
29:56à peu près 170 000 votes
29:58et ça quand on sait
29:59que l'écart
30:00entre Anne Hidalgo
30:01et Rashida Dati
30:02il y a 6 ans
30:04était 55 000 votes
30:05ça peut compter
30:06en tout cas
30:07si on vous a compris
30:08Anna
30:09les toutous
30:10ne sont pas heureux
30:11à Paris
30:12et ça nous amène
30:13à parler du bonheur
30:18Et oui avec le classement
30:21mondial du bonheur
30:22qui est tombé
30:23aujourd'hui
30:24enfin plutôt hier
30:25alors c'est une étude mondiale
30:28je voudrais vous donner
30:29quand même
30:29quelques chiffres
30:31on demande aux gens
30:32de donner une note
30:33entre 1 et 10
30:35sur le sentiment
30:37qu'ils ont
30:38par rapport au bonheur
30:4010 c'est la félicité
30:41la plus totale
30:42et 0 ou 1
30:44c'est le grand malheur
30:45le plus sombre
30:46les premiers sont
30:47les Finlandais
30:48devant les Islandais
30:50ensuite 3ème
30:51le Danemark
30:51donc là on a déjà
30:52bien compris
30:53où se situe le bonheur
30:54assez haut dans l'Europe
30:55le premier autour de cette table
30:57c'est Israël
30:578ème
30:58la Belgique
30:59cher Joël
31:0014ème
31:01l'Allemagne
31:02Caroline
31:0317ème
31:04je tourne ma page
31:05Anna
31:06la Pologne
31:0724ème
31:08le Royaume-Uni
31:09cher John
31:0929ème
31:10et les Français
31:11sont bons derniers
31:1335ème
31:14je voudrais savoir
31:15que le regard
31:16vous portez
31:17sur
31:17ben voilà
31:19ces Français
31:19qui sont
31:21on est moins heureux
31:24qu'au Kazakhstan
31:27qu'en Serbie
31:29qu'au Belize
31:31ou d'autres
31:33moi je ne comprendrai
31:34jamais
31:34moi je suis convaincu
31:35qu'il existe
31:37une sorte
31:37une sorte
31:38une sorte
31:38de
31:40misérabilisme
31:42performatif
31:42Français
31:43ils ne sont pas
31:44vraiment
31:45malheureux
31:46ils adorent
31:46juste dire
31:47qu'ils le sont
31:48je trouve
31:49et moi
31:50j'ai connu
31:51des sondages
31:51j'ai vu des sondages
31:52dans le passé
31:53où les Français
31:55ont dit
31:55qu'ils étaient
31:56moins heureux
31:57et ils avaient
31:57moins de confiance
31:58dans l'avenir
31:59que les habitants
32:01du Bangladesh
32:03où la moitié
32:04de la population
32:05vit sous le seuil
32:06de la pauvreté
32:07et ils risquent
32:07d'être inondés
32:09à tout moment
32:10je veux dire
32:10qu'est-ce qui explique cela ?
32:12Et qu'est-ce qui explique
32:13que dans le pays d'Anna
32:14qui est
32:16menacé directement
32:17par la Russie ?
32:18Moi je suis moins beau
32:18et moins privilégié
32:19que la France
32:20c'est vrai
32:22moi je pense
32:23ce qui est clair
32:23c'est qu'habituellement
32:25c'est économie et bonheur
32:27qui sont liés
32:27dans ces rangs
32:28mais pas pour la France
32:29moi je pense
32:30que c'est une question
32:31des collectivités
32:32qui joue énormément
32:33il y a vraiment
32:33énormément
32:35d'individualisme
32:35méfiance collective
32:37et vraiment
32:37je voyageais
32:38dans le monde entier
32:38ces deux mois
32:39et la première chose
32:40on arrive à Roissy
32:41et la première chose
32:42qu'on voit
32:42c'est une douanière
32:43qui nous crie dessus
32:45vraiment
32:46c'est vrai
32:46et on se pose
32:47la question
32:49pourquoi ?
32:50Ce qui frappe
32:51en fait
32:51c'est que les français
32:53et beaucoup de sondages
32:54le disent d'ailleurs
32:54ils sont pas si malheureux
32:56en fait
32:56dans leur intimité
32:57dans leur vie intime
32:59avec leur famille
33:00avec leurs amis
33:00etc
33:01par contre
33:02par contre
33:04c'est effectivement
33:05le collectif
33:05le sens du commun
33:07et les français
33:07non plus
33:08J'aurais aimé
33:09vous donner
33:09plus de temps
33:10Caroline Lorenz
33:11mais c'est aussi
33:12une manière
33:12d'aborder le bonheur
33:13vous soulignez
33:14dans le dernier numéro
33:14que dans
33:15ce qu'on appelle
33:16la génération Z
33:17les jeunes préfèrent
33:19le midi
33:20déjeuner tout seul
33:21plutôt qu'avec
33:22leurs copains de travail
33:23le célèbre déjeuner
33:24à la française
33:25et qui a la réputation
33:26d'être long
33:27copieux
33:27et convivial
33:28a pris un nouveau coup
33:29à l'étranger
33:30pourquoi ?
33:30parce que la génézette
33:31française préfère
33:32manger seule
33:33plutôt que de passer
33:34leur pause midi
33:35avec leurs collègues
33:36ils sont un tiers
33:37parmi les moins
33:38de 25 ans
33:39rapporte le quotidien
33:40britannique
33:41The Guardian
33:42et cela laisse
33:43dans une incompréhension
33:45voire dans une inquiétude
33:47grandissante
33:47de nombreux français
33:48qui craignent
33:49pour ce pilier
33:50de la sociabilité
33:52au travail
33:52commentaire de la journaliste
33:54j'ai été également choquée
33:55par de tels chiffres
33:56mais pour des raisons
33:57inverses
33:57ah bon
33:58ils sont si peu
33:58pourquoi elle dit ça ?
34:00parce qu'elle écrit
34:00il n'y a pas grand chose
34:02qui me rende fière
34:03d'être britannique
34:04à part peut-être
34:05notre faculté
34:06à comprendre discrètement
34:07le droit d'autrui
34:08à des moments
34:09à soi
34:10et bien voilà
34:11c'est peut-être
34:12ce qui fait la différence
34:13avec la gastronomie
34:14évidemment
34:16mon cher John
34:16je vous remercie tous
34:18d'avoir fait cette émission
34:21et à très bientôt
34:22pour refaire la France
34:24est-ce que vous déjeunez
34:25avec vos collègues de travail
34:26à réussir ?
34:27moi vous savez
34:27en tant qu'Italien
34:28entre les antipastis
34:29les primo
34:29les secondo
34:30les repas
34:31durent très longtemps
34:32et ils sont souvent
34:33très nombreux à table
34:34comme au foot
34:34ils sont 22 sur le terrain
34:35ils sont tous ensemble
34:36l'an sans g ce soir
34:37belle soirée foot
34:38à tout de suite
34:41RT
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