00:00– Clairement, pas d'alliance avec le Rassemblement national ou ses proxys.
00:04Je vois bien les tentations, mais en fait, cette tentation, c'est notre disparition.
00:08– Sur l'Union des droites, on a entendu le président du Sénat, Gérard Larcher,
00:12rejeter toute alliance avec le RN, cette tentation, c'est notre disparition.
00:16Mais qu'en pensent les électeurs républicains ?
00:18– C'est tout le problème, en effet.
00:20On le voit bien, enfin, on voit bien qu'à reprendre l'exemple de Paris,
00:24on voit bien qu'il y a une partie de l'électorat qui aurait pu ou dû se porter sur
00:30Rachida Dati,
00:31qui s'est déportée vers Sarah Knafo.
00:35On voit bien la prudence de Sioux de Rachida Dati dès qu'on évoque Sarah Knafo,
00:41car évidemment, il est impossible pour elle de s'aliéner les électeurs de Sarah Knafo.
00:46Donc, quand Gérard Larcher fait cette déclaration extrêmement claire,
00:52eh bien, je pense qu'il est urgent d'attendre dimanche soir
00:55pour voir la manière dont tout ça va se goupiller.
01:00C'est un vrai sujet, parce que sur le fond, Gérard Larcher a raison.
01:04C'est-à-dire que toute fusion d'une liste de droite avec l'extrême droite
01:10affaiblira encore le parti Les Républicains qui n'a pas besoin de cela.
01:15– Oui, alors c'est peut-être là qu'il y aura des leçons quand même nationales
01:19à tirer de ces élections municipales, Lucie de Schmid.
01:23Parce qu'on voit que la tentation est grande, même s'il y a ces consignes nationales,
01:26il y a certainement des villes où l'alliance, la fusion, on l'appellera technique ou pas, se fera.
01:32– C'est-à-dire que Sophie Coignard parle de Paris, moi je pense à Marseille.
01:35– Oui, c'est l'autre grand exemple.
01:36– On pense, et notamment parce que Martine Vassal est en grande difficulté
01:40et que le RN sera sans doute plus auquel.
01:42Et donc il y a toute cette question, alors qu'à Paris, Rachida Dati sera devant Sarah Knafo.
01:47Donc là c'est différent, en même temps, on sait très bien que pour rassurer,
01:51ce sera sans doute la tête de liste Martine Vassal avec une liste RN.
01:55Donc tout le sujet, et ça rejoint ce que disait Martial Foucault,
01:58c'est la confusion des étiquettes qui est utilisée aujourd'hui.
02:01Je voudrais quand même insister sur une chose, c'est que plus on se rapproche malgré tout
02:04des grandes métropoles, plus le caractère national du scrutin peut être regardé de près.
02:09C'est-à-dire qu'on ne peut pas dire en majorité que les villes moyennes,
02:12évidemment ce sera national, mais il n'y a pas que Paris, il va y avoir Marseille.
02:16Et à Lyon, on peut quand même dire que le fait divers,
02:18la mort de ce jeune militant d'extrême droite a joué un rôle dans la campagne.
02:23En fait, on ne sait pas comment il a joué un rôle,
02:26on ne sait pas comment il jouait un rôle, mais ça a pu changer des intentions de vote
02:30sur la manière de gérer le fait, la mort violente de ce jeune homme.
02:35Comment est-ce que Jean-Michel Lolas l'a géré ?
02:37Comment est-ce que Grégory Doucet l'a géré ?
02:39Moi, j'étais à Lyon il y a quelques jours,
02:41on sent que la ville est encore bouleversée par ce fait divers,
02:45mais aussi la gestion qui en a été faite.
02:47Est-ce qu'elle a été correcte ? Est-ce qu'elle a été électoraliste ?
02:50En fait, on sent des électeurs qui sont aujourd'hui
02:52en train de chercher leur boussole.
02:54et puis on se met des électeurs qui sont en train de regarder dans un rôle,
02:54un rôle qui est en train de chercher leur boussole.
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