00:00La décision du Parti Socialiste est d'une stupidité, est d'un danger politique absolu.
00:08Ils ne veulent d'union, ni au premier, ni au deuxième tour.
00:12– Lui aussi, il s'adresse aux électeurs qui rêvent de gauche, qui rêvent d'union, il y en a
00:15encore.
00:16– Oui, il y en a encore, et ils sont majoritaires.
00:18Lorsque vous les interrogez, ce peuple de gauche, il veut l'unité,
00:22il veut une primaire à gauche, il veut un seul candidat, etc., etc.,
00:25y compris chez les insoumis.
00:27– Oui, mais peut-être un peu moins depuis quelques semaines,
00:30avec un certain nombre de dérives de Jean-Luc Mélenchon, pas forcément.
00:34– Il y a un point, en fait, sur lequel Jean-Luc Mélenchon a raison.
00:37Historiquement, ça fait quand même très longtemps qu'il y a un acte,
00:40en fait c'est depuis 1962, modulo quelques accros,
00:43il y a un principe à gauche, c'est qu'au deuxième tour,
00:47il y a soit un désistement dans le cas des législatives
00:50pour le candidat qui est le mieux placé,
00:52et ça souffre presque d'aucune excuse ou anicroche,
00:57et pour les municipales, il y a réunion des listes
01:00en fonction du pourcentage au premier vote,
01:03si vous avez fait plus de 5 ou plus de 10%.
01:05Et ça, c'est vrai que le Parti Socialiste,
01:08par son communiqué, rompt avec cette tradition qui date de 1962.
01:12Mais dans une certaine mesure, Jean-Luc Mélenchon,
01:14il est aussi responsable, en fait, de cette situation,
01:18parce qu'il a aussi créé les conditions de l'irréconciabilité,
01:22en fait, des deux gauches.
01:24Lorsque Sophia Chiquirou, elle commence sa campagne municipale
01:27en disant qu'Emmanuel Grégoire et Anne Hidalgo
01:29sont responsables de la mort d'un bébé,
01:31ben je suis vraiment désolé, et elle l'a fait dans un tweet,
01:34elle a mis la photo, etc.
01:36Bien sûr qu'elle crée les conditions de l'irréparable,
01:39bien sûr qu'elle crée les conditions de,
01:40bon ben non, Emmanuel Grégoire ne voudra jamais faire une alliance
01:42avec Sophia Chiquirou.
01:44Donc, bon, je ne sais pas si les torts sont peut-être partagés, etc.
01:47Mais, de fait, c'est historique, ça.
01:49Ça date depuis 1962, il y avait un principe de fusion des listes,
01:52et pas que technique, parce que technique,
01:54c'est un peu dégueulasse comme mot.
01:55Parce que ça veut dire qu'au fond, programmatiquement,
01:57dans les faits, ils vont rester dans l'opposition.
01:59Ça équivaut, en fait, à de gauche et réconciliaire.
02:02Mais Christelle Crappel, il y a quand même des villes
02:04où des alliances LFI-Parti Socialiste,
02:07elles existent même au premier tour.
02:09Il n'y en a pas beaucoup, il y en a quelques dizaines.
02:11Il n'y en a pas beaucoup, puisque LFI présente surtout
02:12des listes autonomes.
02:14En revanche, au deuxième tour, voilà.
02:15Le critère, c'est quoi ?
02:16C'est le danger du Rassemblement national ?
02:18Ça va être ça, le critère principal ?
02:19Alors, chez les électeurs de gauche,
02:20il y a cette volonté d'union, quand même,
02:22qui est très forte auprès des sympathisants LFI,
02:24qui est moins forte auprès des sympathisants PS,
02:26parce que les tensions, elles sont fortes,
02:28mais qui existent aussi.
02:29Mais effectivement, derrière,
02:30il faut voir quel est le moteur de cette union.
02:32Et pour beaucoup, c'est justement
02:34cette lutte contre l'extrême droite,
02:36ou pour faire barrage au Rassemblement national.
02:38C'est ça, quand même, qui fait le plus,
02:40le ciment de cette volonté d'union à gauche.
02:42Ceux qui sont pour l'union de façon inconditionnelle
02:45sont plus minoritaires,
02:46même s'ils existent aussi.
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