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  • il y a 3 heures
Avec Michel Odoul, fondateur de l’Institut Français de Shiatsu

Retrouvez Brigitte Lahaie du lundi au vendredi à partir de 14h sur Sud Radio.
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##BRIGITTE_LAHAIE-2026-03-10##
Transcription
00:00:0114h-16h, Brigitte Laé, Sud Radio.
00:00:04Bonjour à tous, nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio.
00:00:09Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c'est des événements qui sont plutôt désagréables,
00:00:14qui vont nous faire prendre conscience que nous ne sommes peut-être pas tout à fait dans la bonne direction
00:00:19dans notre existence.
00:00:21Et ces accidents de la vie, en quelque sorte, ça nous permet de nous recentrer.
00:00:26C'est un peu le message que nous donne Michel Audoul dans son dernier livre,
00:00:31Un corps pour me soigner, une âme pour me guérir.
00:00:34Alors j'aime bien l'idée que nous avons tous une destinée, mais il n'y a rien de définitif
00:00:40dans tout cela.
00:00:41On a toujours le choix de prendre telle ou telle autre direction.
00:00:44Mais pour aller bien, peut-être faut-il aller dans le sens de notre âme.
00:00:49Mais de quoi on parle quand on évoque l'âme ?
00:00:52C'est peut-être par ça qu'on va commencer avec Michel Audoul.
00:00:55Mais en tout cas, si vous avez envie de témoigner de votre parcours,
00:00:59si vous avez envie de nous raconter que tel événement,
00:01:02et bien tout d'un coup vous a fait changer de cap, changer de direction,
00:01:06et bien vous pouvez nous appeler au 0 826 300 300.
00:01:10Et vous pouvez également envoyer un SMS, vous envoyez Brigitte au 7 20 18.
00:01:15Bonjour Michel Audoul.
00:01:16Bonjour Brigitte.
00:01:17Merci d'être avec nous.
00:01:19Votre dernier livre est sorti il n'y a pas tout à fait un mois,
00:01:22Un corps pour me soigner, une âme pour me guérir.
00:01:24C'est aux éditions Albin Michel.
00:01:27Le livre est assez dur.
00:01:31Dans la première partie du livre, vous nous racontez
00:01:33que peut-être on est toujours un peu responsable
00:01:38de la situation dans laquelle on est,
00:01:40et que le monde va mal,
00:01:42mais peut-être parce qu'on n'a pas assez pris conscience
00:01:45de ce qui fait qu'on peut aller bien ?
00:01:48Oui, c'est-à-dire que mon idée quand j'ai écrit ce livre,
00:01:51c'est de mettre une lumière crue sur une certaine réalité
00:01:56qu'on a peut-être habituellement tendance à fuir,
00:01:58c'est-à-dire qu'il peut sembler dur dans un premier temps,
00:02:03mais c'est parce que j'ai voulu le construire
00:02:04à l'identique de ce qui se passe quand on apprend qu'on est malade.
00:02:07Quand on apprend qu'on est malade, c'est violent,
00:02:10c'est une information brutale qui nous secoue,
00:02:14qui nous terrasse parfois,
00:02:16suivant le type de maladie et des choses que l'on apprend
00:02:19après un diagnostic fait par la médecine.
00:02:23Et nous sommes atterrés, nous sommes anéantis,
00:02:28nous sommes détruits, nous sommes désespérés,
00:02:31nous sommes dans différents états,
00:02:33qui sont les états dans lesquels, effectivement,
00:02:35il y a une vraie dureté de la rencontre,
00:02:37avec le principe de vie qui, chez nous,
00:02:40s'exprime par de l'inconfort et de la douleur.
00:02:42Puis ensuite, la deuxième partie de cet ouvrage
00:02:44est celle qui correspond à la phase
00:02:46où, une fois sorti de ce moment du choc,
00:02:49on commence à réfléchir un peu,
00:02:51à se poser quelques questions,
00:02:53à se demander, mais pourquoi est-ce que ça m'arrive ?
00:02:55Au-delà du simple ressenti direct et brutal
00:02:57de cet impact,
00:02:59on se pose la question de savoir d'où ça vient,
00:03:01pourquoi ça arrive à ce moment-là,
00:03:03qu'est-ce qui se passe dans ma vie,
00:03:04quelles sont les responsabilités éventuelles,
00:03:08directes ou indirectes, dans ce qui m'arrive ?
00:03:10Et puis ensuite, la troisième et dernière partie de ce livre
00:03:12est celle de se dire,
00:03:13mais à partir du moment où,
00:03:15au-delà de l'impact,
00:03:16et après la réflexion qui peut émerger,
00:03:18suite à cet impact,
00:03:20quelles sont les issues ?
00:03:21Vers quoi ça va ?
00:03:22Où est-ce que ça me mène ?
00:03:24Quelle est la réflexion que je vais pouvoir en développer ?
00:03:27Et dans quelle mesure ?
00:03:28À partir du moment où j'ai pris ma part dans ce qui m'arrive,
00:03:33eh bien, je vais pouvoir...
00:03:35En fait, ça revient toujours à la question du sens,
00:03:37mettre du sens à ce qui nous arrive.
00:03:38C'est la question du sens.
00:03:39Mais au-delà de la question du sens,
00:03:41c'est-à-dire, la question du sens,
00:03:43c'était vraiment ce que j'amenais dans
00:03:44« Dis-moi où tu as mal ».
00:03:45Là, il y avait...
00:03:46Quand quelque chose m'arrive,
00:03:48qu'est-ce que cela signifie ?
00:03:49Cette signifiance, elle est importante,
00:03:51parce que le sens, effectivement,
00:03:53est déjà un premier acte thérapeutique,
00:03:55si j'ose dire, par rapport à soi.
00:03:57Mais ce que j'essaye de mettre en lumière
00:03:59dans ce livre-là,
00:04:01c'est combien, au-delà de la question du sens,
00:04:04parce que je vais accepter le sens et me l'approprier,
00:04:07ça va réallumer une flamme en moi,
00:04:09ça va réactiver quelque chose,
00:04:12d'où le titre.
00:04:13Ça va remettre au centre de la pièce
00:04:16un pan de moi-même, invisible, sensible,
00:04:20qui s'appelle l'âme.
00:04:21C'est ça, on en vient donc à l'âme.
00:04:23Mais c'est quoi l'âme ?
00:04:25C'est une notion qui est très religieuse pour beaucoup.
00:04:29En fait, moi, j'ai tendance à dire
00:04:31que c'est quelque chose de spirituel,
00:04:33qu'on a tous en soi,
00:04:34parce qu'après tout,
00:04:35par exemple, je vais prendre un exemple actuel,
00:04:37quelqu'un qui a envie de faire la politique,
00:04:39parce qu'il a envie d'être maire de son village
00:04:42pour que le village aille mieux,
00:04:43c'est déjà de la spiritualité.
00:04:45Oui, puis au-delà même de cette idée
00:04:48que certains mettent de la religiosité
00:04:50dans le terme âme, pourquoi pas ?
00:04:52Le terme âme n'appartient pas
00:04:53à une croyance religieuse,
00:04:55quelle qu'elle soit,
00:04:56il appartient au fait d'envisager
00:05:00qu'il y ait un champ subtil dans l'être humain.
00:05:03Et c'est de ça dont on parlera.
00:05:05Et donc, c'est parce qu'il nous arrive quelque chose
00:05:07que tout d'un coup...
00:05:09Vous êtes d'accord, d'abord,
00:05:10avec ce que j'ai dit en introduction,
00:05:11c'est que c'est quand même, malheureusement,
00:05:14plutôt dans les moments difficiles
00:05:15qu'on va se poser des questions
00:05:17et qu'on va peut-être réajuster notre existence.
00:05:19On reviendra là-dessus,
00:05:20mais vous savez, c'est comme un enfant
00:05:21qui a l'impression qu'on ne s'occupe pas de lui,
00:05:22il fait une bêtise.
00:05:23C'est-à-dire, il fait quelque chose d'inconfortable
00:05:25pour attirer l'attention.
00:05:26Oui, donc notre corps,
00:05:30notre...
00:05:31Nos structures non conscientes profondes,
00:05:34notre soi, notre être profond,
00:05:35à un moment donné...
00:05:36On va faire un acte manqué réussi,
00:05:38comme vous aimez à dire.
00:05:39On crée ce qu'on appelle un goût de théâtre.
00:05:40C'est ça, pour que tout d'un coup,
00:05:42on ouvre un peu les yeux
00:05:44et on se stoppe
00:05:45et on prenne peut-être une autre direction.
00:05:48Alors, il y a évidemment la maladie,
00:05:51ça, vous en parlez énormément
00:05:52dans 10 mois où tu as mal,
00:05:53mais il peut y avoir aussi
00:05:55tout ce qu'on appelle des accidents de vie,
00:05:59c'est-à-dire une rupture sentimentale,
00:06:03la perte d'un être cher,
00:06:05enfin, il y a plein de choses
00:06:06qui peuvent nous faire aussi
00:06:08prendre conscience qu'on a une âme
00:06:10et qu'il faudrait peut-être...
00:06:11Un vécu psycho-émotionnel
00:06:12qui est impactant pour un individu,
00:06:14il peut avoir deux conséquences.
00:06:16Un, une conséquence pathogène,
00:06:20par exemple, notre immunité baisse
00:06:21et c'est à ce moment-là
00:06:22que nous ouvrons la porte à un microbe,
00:06:24ou des attitudes comportementales
00:06:26accidentogènes.
00:06:27C'est-à-dire que nous nous mettons
00:06:29à avoir des comportements
00:06:30qui nous mettent en risque.
00:06:32Parce que le risque,
00:06:33à un moment donné,
00:06:33qui va créer ce fameux goût de théâtre
00:06:35dont je parlais tout à l'heure,
00:06:36on va créer un choc,
00:06:37une brutalité
00:06:38et quelque chose
00:06:39qui, en tout cas,
00:06:39va nous conduire à nous arrêter.
00:06:41Parce que, bien entendu,
00:06:42que dans tout ce que j'évoque
00:06:43à travers tout ça,
00:06:44ce ne sont pas des idées
00:06:46ou des concepts
00:06:46que j'ai constitués un jour
00:06:49en me réveillant un matin
00:06:49et en me disant
00:06:50voilà, c'est comme ça
00:06:51que ça doit être.
00:06:51C'est purement et simplement
00:06:53la compilation,
00:06:54le résultat,
00:06:55l'observation
00:06:57et, comment on va dire ça,
00:06:58la synthèse
00:06:59de plus de 10 000 consultations
00:07:01au cours desquelles
00:07:02je n'ai pas rencontré
00:07:03un seul patient
00:07:03qui, quand on le conduit
00:07:05au bon niveau,
00:07:05bien entendu,
00:07:06et jusqu'au moment
00:07:07où cela peut être possible.
00:07:09Parce que la chance
00:07:10que j'ai, moi,
00:07:11c'est que quand des patients
00:07:12viennent me voir,
00:07:12ils sont dans une véritable démarche,
00:07:14ils ne sont pas dans
00:07:15un état d'esprit
00:07:16qui est celui
00:07:17d'une prise en charge
00:07:18et d'une anesthésie
00:07:20de ce qu'ont les vécus
00:07:21et les ressentis
00:07:21et que, par conséquent,
00:07:23de ce point de vue-là,
00:07:24on peut aller très vite
00:07:24en besogne,
00:07:25on peut aller très vite
00:07:25au fond des choses
00:07:26et, à ce moment-là,
00:07:27mettre en exergue,
00:07:28révéler, mettre en lumière
00:07:30quel a été le chemin,
00:07:31quel a été le processus,
00:07:33quelles ont été les étapes
00:07:34qui ont conduit,
00:07:34à un moment donné,
00:07:35à cette espèce
00:07:36de coup d'éclat,
00:07:37à cette espèce de clash,
00:07:39à cette espèce d'événement
00:07:40qui a transformé la vie
00:07:42et que j'évoque
00:07:44dans, effectivement,
00:07:45un corps pour me soigner
00:07:46qui peut aller jusqu'à
00:07:47des moments donnés
00:07:48où on va jusqu'à la mort
00:07:49et dont certains reviennent.
00:07:50Oui, vous parlez
00:07:51des morts imménantes, etc.
00:07:55On va en parler
00:07:57avec vous, bien sûr,
00:07:58sur Sud Radio.
00:07:59Vous nous appelez
00:07:59au 0826 300 300.
00:08:01Alors, il paraît
00:08:01que les voyages
00:08:02forment la jeunesse,
00:08:03mais c'est aussi un voyage,
00:08:04parfois, qui peut nous faire
00:08:05prendre conscience
00:08:06qu'on n'est pas
00:08:06dans la bonne direction.
00:08:07Je crois que c'est
00:08:08ce que va nous raconter
00:08:08Fabienne dans un instant.
00:08:1214h-16h,
00:08:13Brigitte Laé, Sud Radio.
00:08:15C'est avec Michel Audou,
00:08:16qu'on vous aide
00:08:17à mieux comprendre
00:08:18si vous êtes
00:08:19dans la bonne direction,
00:08:21s'il vous est arrivé
00:08:22récemment quelque chose
00:08:23qui a été difficile,
00:08:24un accident,
00:08:25une maladie
00:08:26et que vous avez envie
00:08:27de peut-être mettre du sens.
00:08:28N'hésitez pas
00:08:29à nous rejoindre
00:08:29sur Sud Radio.
00:08:30Bonjour Fabienne.
00:08:32Oui, bonjour Brigitte.
00:08:33Bonjour Michel.
00:08:34Bonjour.
00:08:37Donc, j'ai bien écouté
00:08:38votre introduction.
00:08:40C'est bien, c'est bien.
00:08:41Vous êtes une bonne élève,
00:08:42Fabienne.
00:08:43Et je me pose toujours
00:08:44la question
00:08:45quelle est la différence
00:08:46entre l'âme
00:08:47et l'intuition.
00:08:50Parce que j'ai eu,
00:08:52je ne sais pas si on peut
00:08:52parler d'âme,
00:08:53moi, je suis partie
00:08:54donc de faire un voyage
00:08:56que je voulais faire
00:08:57depuis très longtemps.
00:08:58Je voulais aller à Bali.
00:08:59je pensais toujours y aller
00:09:00en couple,
00:09:01sauf que j'y suis partie
00:09:02toute seule.
00:09:03Mais en fait,
00:09:04c'était plutôt bien
00:09:05que j'y sois toute seule
00:09:05parce que j'ai bien réfléchi
00:09:07à pas mal de choses.
00:09:10Et j'avais perdu une amie
00:09:11quelques temps
00:09:12avant de partir
00:09:13et il y avait tout prévu
00:09:14pour que son frère
00:09:16aille déposer ses cendres
00:09:18sur une plage bien précise.
00:09:20Et donc,
00:09:21j'y suis allée
00:09:22sur cette plage.
00:09:23Et c'est là que
00:09:25je me suis dit,
00:09:26parce qu'à l'époque,
00:09:27je travaillais,
00:09:28j'avais un salon de coiffure,
00:09:31je donnais des cours de yoga,
00:09:32bref.
00:09:33Et cette fille-là,
00:09:35elle était toujours à courir
00:09:36dans tous les sens.
00:09:37Elle avait mal au dos.
00:09:39Et je lui disais,
00:09:39mais prends le temps,
00:09:40viens faire des cours de yoga.
00:09:42Ah non, non,
00:09:43je n'ai pas le temps,
00:09:43je n'ai pas le temps.
00:09:45Et moi, je lui disais,
00:09:46comme disait ma grand-mère,
00:09:47on aura bien le temps de mourir.
00:09:50Et donc,
00:09:50sur cette plage-là,
00:09:51je me suis dit,
00:09:52bon,
00:09:52moi aussi,
00:09:53je suis en train de courir.
00:09:55je n'ai plus de sens
00:09:56dans cette vie.
00:09:57j'aime beaucoup
00:09:59les gens avec qui je travaille,
00:10:01mais je ne fais plus rien pour moi,
00:10:03je fais tout pour les autres.
00:10:03À un moment,
00:10:05au retour,
00:10:06j'arrête.
00:10:07C'est intéressant,
00:10:09parce que
00:10:09dans ce que vous racontez,
00:10:11vous voyez,
00:10:11il y a à la fois
00:10:11cet endroit
00:10:12où vous vous retrouvez seule
00:10:14dans un paysage
00:10:15certainement
00:10:15qui vous change
00:10:16de vos paysages habituels,
00:10:18parce que ça aussi,
00:10:20ça ouvre à l'âme,
00:10:22si je puis dire.
00:10:23Et puis,
00:10:23en même temps,
00:10:24vous avez perdu cette amie.
00:10:26et cette rencontre,
00:10:28si je puis dire,
00:10:29entre cet endroit
00:10:30et ce qui vous est arrivé
00:10:32donc avec la perte
00:10:33de cet ami
00:10:33qui a permis sans doute
00:10:36cet éclairage
00:10:41et peut-être
00:10:41cette connexion
00:10:42à votre âme.
00:10:45C'est possible.
00:10:46C'est possible qu'on peut...
00:10:47Alors, justement,
00:10:48on va essayer de répondre
00:10:49à votre question.
00:10:51L'âme et l'intuition,
00:10:52c'est pas tout...
00:10:53On n'est pas sur les mêmes...
00:10:55Enfin, je trouve
00:10:55qu'on n'est pas sur les mêmes registres.
00:10:57Non, c'est pas du tout
00:10:57la même chose.
00:10:59D'accord.
00:10:59L'intuition est un canal informationnel
00:11:02qui vient de nos structures profondes
00:11:05non conscientes.
00:11:06Et de nos sens.
00:11:07De nos sens.
00:11:08D'éléments informationnels
00:11:10qu'au plus profond de nous-mêmes,
00:11:12quelque chose de subtil
00:11:14organise et analyse,
00:11:15mais qu'on peut nommer
00:11:16dans les champs psycho-émotionnels,
00:11:18à travers les structures
00:11:19de la psychologie classique
00:11:21comme étant le soi,
00:11:22comme étant quelque chose
00:11:23au fond de nous
00:11:24qui est capable de gérer
00:11:26des informations du champ subtil.
00:11:28L'âme, c'est autre chose.
00:11:30J'essaye d'expliquer
00:11:31ces différences justement
00:11:32entre les notions d'âme,
00:11:34de conscience
00:11:34avec un C majuscule
00:11:36ou d'esprit
00:11:36parce que dans notre langage
00:11:39courant et classique
00:11:39et commun,
00:11:41ce sont souvent des choses
00:11:42qui sont confondues
00:11:44et dont le sens,
00:11:45tout en n'étant pas clair du tout,
00:11:47reste commun.
00:11:48Il y a une vraie différence
00:11:50et j'utilise une image
00:11:51dans mon livre
00:11:51qui est l'image
00:11:52d'un scaphandrier.
00:11:53Les scaphandriers à l'ancienne,
00:11:55quand ils descendaient
00:11:55au plus profond de la mer,
00:11:57ils étaient reliés
00:11:59à la surface
00:12:00par une sorte de tuyau
00:12:01qui leur insufflait de l'air
00:12:02à partir d'une pompe
00:12:04qui était en surface.
00:12:05Et ce tuyau
00:12:07qui insuffle de l'air,
00:12:08c'est ça l'âme.
00:12:09C'est-à-dire,
00:12:09c'est ce qui constitue
00:12:10le lien
00:12:12entre notre essence originelle,
00:12:15cet océan
00:12:15de l'absolu
00:12:17et de l'universel
00:12:18qu'on va appeler
00:12:19l'esprit
00:12:21et d'où nous sommes tous issus
00:12:23et où nous retenons tous
00:12:25à un moment donné
00:12:26et notre réalité
00:12:28et notre densité
00:12:29qui se manifestent
00:12:30à travers notre corps physique
00:12:31qui représente
00:12:32le scaphandrier
00:12:32et nos structures
00:12:35comment dire ça ?
00:12:37subtiles
00:12:38qui habitent
00:12:39nos parcelles du corps.
00:12:40On dit en médecine chinoise
00:12:41que quand un individu
00:12:42s'incarne,
00:12:43un être
00:12:44et un esprit
00:12:44s'incarnent,
00:12:45la conscience
00:12:46qui est la parcelle
00:12:47de conscience
00:12:48qui est comme une goutte d'eau
00:12:49qui tombe d'un nuage
00:12:50qui va aller habiter
00:12:52et investir
00:12:52toutes les cellules du corps
00:12:54et c'est cette conscience-là
00:12:55qui anime,
00:12:56qui regroupe,
00:12:57qui constitue
00:12:58l'unité
00:12:58et l'identité
00:12:59même de ce qu'est l'individu.
00:13:01Cette conscience-là,
00:13:02elle est un petit peu
00:13:03comme le corps
00:13:04et la réalité physique,
00:13:05elle a besoin de respirer,
00:13:06elle a besoin de se nourrir.
00:13:08Ce qui permet à la conscience
00:13:09de se nourrir,
00:13:11c'est la manière
00:13:12avec laquelle
00:13:12nous interagissons
00:13:13avec le monde
00:13:14et ce qui permet
00:13:15à la conscience
00:13:15de respirer,
00:13:16c'est la manière
00:13:17dont notre âme
00:13:18est capable
00:13:18de lui insuffler
00:13:19quelque chose.
00:13:20C'est pour ça
00:13:21que dans le fait respiratoire,
00:13:22quand on fait rentrer
00:13:23de l'air en soi,
00:13:24ça s'appelle inspirer.
00:13:26Inspirer,
00:13:26ça a comme origine
00:13:27in spiritu.
00:13:28C'est-à-dire qu'on est vraiment
00:13:30dans la dimension
00:13:32subtile de notre être
00:13:33qui est en relation
00:13:36avec l'universalité
00:13:37des consciences,
00:13:39ce que Jung avait travaillé
00:13:41avec l'inconscient collectif,
00:13:42ce que vous faites du yoga,
00:13:44donc ce que dans cette vision
00:13:45du monde,
00:13:45on appelle le champ
00:13:46du corps causal,
00:13:47qui est cette espèce
00:13:47de globalité
00:13:49qui n'a ni fin
00:13:50ni début,
00:13:51d'où émane
00:13:52et où retournent
00:13:52tous les esprits humains,
00:13:54et cette parcelle
00:13:55de l'expression
00:13:56de cette dimension-là
00:13:57qui s'appelle
00:13:58l'individu
00:13:59avec sa conscience
00:13:59individuelle
00:14:00et la manière
00:14:01avec laquelle il avance.
00:14:02Et donc là,
00:14:02on est dans la façon
00:14:04dont on peut
00:14:05conceptualiser
00:14:08les corps subtils
00:14:10d'un être humain
00:14:11ou d'un individu.
00:14:12L'intuition,
00:14:12c'est autre chose.
00:14:13L'intuition est un vecteur
00:14:15informationnel,
00:14:15c'est comme si vous vous branchez
00:14:16sur Sud Radio.
00:14:17À ce moment-là,
00:14:18vous avez des informations
00:14:18qui arrivent
00:14:19venant de Sud Radio.
00:14:20Qui ne sont pas toujours
00:14:21justes d'ailleurs.
00:14:22Enfin, là,
00:14:22je ne parle pas de Sud Radio,
00:14:23je parle de l'intuition.
00:14:24Sur Sud Radio,
00:14:25c'est toujours juste.
00:14:27Il y a des critères
00:14:28pour l'intuition.
00:14:29Il y a des critères précis.
00:14:30L'intuition n'est jamais négative.
00:14:31C'est quelque chose
00:14:32que j'ai beaucoup
00:14:35étudié, l'intuition.
00:14:36Mais c'est vrai
00:14:36qu'on ne peut pas
00:14:37la comparer à l'âme.
00:14:38Je crois que, Fabienne,
00:14:39il y a quelque chose
00:14:40qui va peut-être vous parler
00:14:41et qui parlera sans doute
00:14:42aussi à tout le monde.
00:14:43L'âme,
00:14:44on est réellement
00:14:44au-delà de l'ego.
00:14:46Je crois que c'est ça
00:14:46qui est important.
00:14:47On est au-delà
00:14:47du petit moi.
00:14:48On est dans quelque chose
00:14:50qui nous enveloppe totalement
00:14:52et qui est en même temps
00:14:53le centre.
00:14:54C'est à la fois
00:14:55le tout
00:14:56et le centre,
00:14:58l'âme.
00:14:58C'est un peu plus clair,
00:15:00en effet.
00:15:01C'est plus clair,
00:15:02ça vous aime ?
00:15:02Oui.
00:15:03Et l'intuition,
00:15:04est-ce que ça pourrait être
00:15:05plus par rapport à quelqu'un
00:15:06qu'on a de l'intuition ?
00:15:08En fait,
00:15:09l'intuition,
00:15:11c'est des perceptions
00:15:12qui sont peut-être justes
00:15:15mais qui peuvent être fausses
00:15:16parce qu'elles peuvent être
00:15:18des projections
00:15:18de désir
00:15:20que quelque chose
00:15:21se réalise.
00:15:22Par exemple,
00:15:22vous rencontrez quelqu'un,
00:15:23vous avez l'intuition
00:15:24que c'est l'homme
00:15:25de votre vie ?
00:15:26Est-ce que c'est une intuition
00:15:27qui est juste ?
00:15:28Ou est-ce que c'est un désir
00:15:30de rencontrer quelqu'un,
00:15:32vous voyez ?
00:15:32C'est pour ça qu'il faut...
00:15:34Enfin,
00:15:34l'intuition,
00:15:35elle se développe
00:15:37au fil
00:15:38de, justement,
00:15:40de notre conscience.
00:15:42Si on a laissé l'âme
00:15:44un petit peu émerger en nous,
00:15:46notre intuition
00:15:47va être meilleure,
00:15:48évidemment.
00:15:48Oui.
00:15:49Et à l'époque,
00:15:50je ne sais pas si c'est un rapport,
00:15:51si Michel peut avoir
00:15:52une idée là-dessus,
00:15:53j'avais très mal au coccyx.
00:15:57Rien n'y faisait,
00:15:58j'avais tout essayé,
00:15:59magnétisé.
00:16:01Et puis bon,
00:16:02là maintenant,
00:16:03ça va mieux.
00:16:04Mais parce que,
00:16:05si vous voulez,
00:16:06à nouveau,
00:16:06pour revenir sur cette question
00:16:07ou cette notion d'intuition,
00:16:09l'intuition est toujours
00:16:10un champ informationnel
00:16:11qui est un champ informationnel
00:16:12positif
00:16:12qu'il ne faut donc pas confondre
00:16:14avec l'imagination
00:16:15ou les fantasmes
00:16:16qui sont deux choses différentes.
00:16:17On peut se fabriquer
00:16:18des pseudo-intuitions
00:16:20qui sont des choses
00:16:21qui vont nous dire
00:16:22attention,
00:16:22ne va pas par là
00:16:23parce que là,
00:16:23c'est dangereux.
00:16:24Ça,
00:16:24ce n'est pas l'intuition
00:16:25qui nous informe de ça.
00:16:27Si l'intuition
00:16:27veut nous informer
00:16:28de quelque chose
00:16:29qui est dangereux
00:16:29dans une direction donnée,
00:16:31elle nous donnera au contraire
00:16:31une opportunité
00:16:32d'aller dans une autre.
00:16:34Elle ne dira pas
00:16:35ne va pas par là
00:16:35parce que c'est néfaste pour toi
00:16:37mais elle dira
00:16:37va plutôt par là.
00:16:39Vous,
00:16:39ce que vous avez analysé
00:16:41et étudié
00:16:41à travers cette notion d'intuition,
00:16:43c'est le fait
00:16:43qu'à l'intérieur de vous,
00:16:45quelque chose
00:16:45qui est un champ subtil
00:16:46et qui, lui,
00:16:47peut être totalement intuitif,
00:16:48c'est ce moment
00:16:49où l'intelligence du cœur,
00:16:51dans son sens le plus total,
00:16:52va pouvoir interagir,
00:16:54à utiliser des informations
00:16:55qui étaient disponibles.
00:16:56Qui étaient quoi ?
00:16:57Qui étaient
00:16:58l'évocation d'un lieu.
00:16:59Qui étaient porteurs
00:17:00de quelque chose
00:17:01qui était une image,
00:17:02d'une histoire
00:17:02et d'un vécu, etc.
00:17:05Deuxièmement,
00:17:05le fait que ce lieu
00:17:06était en lien
00:17:07avec une personne
00:17:08qui était une personne
00:17:10qui avait souffert
00:17:11et qui avait disparu,
00:17:13et trois,
00:17:15que ce que vous disiez
00:17:16à cette personne,
00:17:17vous avez,
00:17:17à ce moment-là,
00:17:18impacté sur le fait
00:17:19que vous pourriez
00:17:20éventuellement
00:17:20vous le dire à vous-même.
00:17:21C'est-à-dire que l'intuition
00:17:22a ouvert des portes
00:17:23qui vous ont conduit
00:17:25à vous dire
00:17:25mais bon sang,
00:17:26mais c'est bien sûr.
00:17:27C'est ce moment de...
00:17:29Ce phénomène,
00:17:30ce qu'on appelle l'inside,
00:17:31ce phénomène de révélation
00:17:32qui vient de l'intérieur,
00:17:34cette espèce de voix étroite
00:17:35même que l'on connaît
00:17:36chez les mystiques.
00:17:37D'ailleurs,
00:17:37je compare souvent l'intuition
00:17:39à l'intelligence artificielle
00:17:40parce qu'en fait,
00:17:41c'est quoi l'intuition ?
00:17:42C'est plusieurs éléments
00:17:44qui tout d'un coup
00:17:45se révèlent à nous.
00:17:47Voilà.
00:17:47Et qui fonctionnent
00:17:49dans les champs quantiques,
00:17:50c'est-à-dire
00:17:50ça va extrêmement vite.
00:17:51Exactement.
00:17:52Oui,
00:17:52pour me dire
00:17:53que j'étais sur la bonne voie,
00:17:54en rentrant,
00:17:55lorsque j'ai dit à mes amis
00:17:56que je vendais ma maison,
00:17:57tout le monde m'a dit
00:17:58c'est pas l'époque,
00:17:59ça se vend pas et tout.
00:18:00J'ai mis ma maison à vente
00:18:01un dimanche,
00:18:02le mardi soir,
00:18:03j'avais trois offres
00:18:04au prix que je voulais.
00:18:05Donc je me suis dit
00:18:06c'est bon,
00:18:06la voie est tout à fait ouverte.
00:18:08Quand on est dans la bonne direction,
00:18:10la vie pourvoit en général.
00:18:12C'est-à-dire que le fait intuitif,
00:18:13il est jamais déconnecté
00:18:14de ce qu'on va appeler
00:18:16le langage du monde
00:18:17et les champs subtils de la vie.
00:18:20Et effectivement,
00:18:21très très très souvent,
00:18:23j'ai eu le retour
00:18:23de personnes
00:18:24qui suite à des épreuves
00:18:25ou des vécus très particuliers
00:18:27qui ont mis en place
00:18:28des changements de vie,
00:18:29ont constaté
00:18:30à leur grande stupeur
00:18:31que tout s'était absolument organisé
00:18:34pour leur permettre...
00:18:35Tout devient facile.
00:18:36Tout devient facile.
00:18:37Comme si à un moment donné,
00:18:39on a des bâtons dans les roues
00:18:41parce qu'on n'est pas
00:18:42sur le bon chemin.
00:18:43Voilà.
00:18:43Et c'était très important,
00:18:45vous parliez effectivement
00:18:46de l'introduction tout à l'heure.
00:18:47Dans l'introduction,
00:18:48Brigitte parlait de destinée.
00:18:49Il faut faire la différence
00:18:50entre destinée et destin.
00:18:52Le destin, a priori,
00:18:53serait plutôt quelque chose
00:18:54qui vous est imposé
00:18:54ou qui vous enferme.
00:18:56La destinée,
00:18:56c'est un horizon.
00:18:57C'est une direction.
00:18:58Ce n'est pas quelque chose
00:18:59qui est destiné à être atteint.
00:19:01Et par conséquent,
00:19:01pour vous diriger vers l'horizon,
00:19:03vous pouvez prendre différents chemins.
00:19:04Vous n'êtes pas déterminé par cela.
00:19:05Ça me fait sourire
00:19:06parce que c'est exactement
00:19:07une conversation que j'ai eue hier
00:19:09avec quelqu'un
00:19:09qui me posait des questions
00:19:10sur la spiritualité,
00:19:12à quoi on reconnaît quelqu'un
00:19:14qui est vraiment dans la spiritualité.
00:19:16Et ça va vous amuser,
00:19:17je crois, Michel Audou,
00:19:18mais je pense que ça va vous amuser aussi, Fabienne.
00:19:20J'ai dit,
00:19:20c'est simplement quelqu'un
00:19:21qui accepte d'être sur le chemin,
00:19:23celui qui n'est pas
00:19:24dans la vraie spiritualité.
00:19:26Il croit qu'il est arrivé
00:19:29ou il sait où il veut arriver.
00:19:32Vous voyez, Fabienne ?
00:19:33C'est vrai, ça me parle.
00:19:36On est sur le chemin,
00:19:37mais c'est tout.
00:19:39Et parfois,
00:19:40quand on a l'impression
00:19:40qu'on n'avance pas,
00:19:41il faut se retourner
00:19:42et voir d'où on vient.
00:19:43Et là, on se dit,
00:19:44oui, je suis sur le chemin.
00:19:45Mais ce qui est important aussi,
00:19:47à la fois à partir
00:19:49de ce dont vous témoignez,
00:19:50c'est aussi de comprendre
00:19:52que parfois, ça fait peur.
00:19:53Quand on est dans ces moments-là,
00:19:55les changements,
00:19:56voire les directions
00:19:59radicalement différentes
00:20:00de celles qu'on avait prises
00:20:01et les conséquences
00:20:02qu'ils vont avoir,
00:20:03ça peut faire peur,
00:20:04ça peut bouleverser.
00:20:05Et le grand piège,
00:20:06à ce moment-là,
00:20:07c'est de faire les choses
00:20:08brutalement
00:20:08et de les construire
00:20:10contre ou en opposition
00:20:11avec l'existant
00:20:12et ce qui a été.
00:20:14Alors que jamais,
00:20:15le principe de vie
00:20:17va nous demander
00:20:17de détruire ce qui a été.
00:20:19Il va juste nous demander
00:20:19de nous en servir
00:20:20pour construire autre chose.
00:20:22En tout cas,
00:20:22merci vraiment, Fabienne,
00:20:24parce que votre témoignage
00:20:25est tout à fait révélateur
00:20:26du sujet que nous avons envie
00:20:28d'aborder aujourd'hui.
00:20:29donc merci à vous.
00:20:31On fait une petite pause,
00:20:32on se retrouve avec
00:20:33le Love Conseil,
00:20:34on va danser
00:20:35et puis Séverine
00:20:36va témoigner également.
00:20:38Elle a beaucoup
00:20:39de petits bobos,
00:20:40donc peut-être qu'il est temps
00:20:41en effet qu'elle comprenne
00:20:42dans quelle direction
00:20:43il est temps d'aller.
00:20:46Brigitte Laé,
00:20:47Sud Radio,
00:20:48le Love Conseil.
00:20:50Alors c'est un Love Conseil,
00:20:51je crois,
00:20:51qui va vous plaire,
00:20:52Michel Audoul.
00:20:53Je propose de danser
00:20:54parce que de nombreuses études
00:20:56ont démontré
00:20:57qu'il y a de nombreux parallèles
00:20:58entre la danse
00:20:59et la sexualité,
00:21:01mais aussi
00:21:02parce que la danse
00:21:03c'est un excellent moyen
00:21:04de prendre conscience
00:21:05de son corps.
00:21:07Alors c'est des mouvements
00:21:08qui sont plus
00:21:09en relation avec nos sens
00:21:10que le sport
00:21:11et surtout
00:21:12on est moins
00:21:13dans l'idée
00:21:13de la performance.
00:21:15Et ensuite,
00:21:17on a aussi démontré
00:21:18dans les neurosciences
00:21:19que la danse
00:21:20faisait fonctionner
00:21:22notre cerveau
00:21:23parce qu'il y avait
00:21:26des tas de choses
00:21:27qui étaient
00:21:29particulièrement bonnes
00:21:30pour notre cerveau.
00:21:32Alors,
00:21:33un bassin,
00:21:34ça bouge
00:21:36plus ou moins bien
00:21:37et on sait
00:21:38l'importance du bassin
00:21:39dans le corps
00:21:39puisque c'est quand même
00:21:42un des piliers
00:21:43si je puis dire.
00:21:44Si on a le bassin
00:21:45un peu bloqué,
00:21:47on risque facilement
00:21:48d'avoir un peu mal au dos.
00:21:50Et puis,
00:21:51ce qu'il y a d'intéressant aussi,
00:21:52c'est que le bassin
00:21:55qui est libéré,
00:21:55ça permet évidemment
00:21:57d'avoir
00:21:57toute la zone
00:22:00génitale libérée.
00:22:01Alors,
00:22:02pour ça,
00:22:03danser d'abord seul
00:22:05dans un premier temps
00:22:06sur des musiques
00:22:07qui vous font bouger.
00:22:09Après tout,
00:22:10on n'est pas là
00:22:11pour faire une performance
00:22:12de danseur classique
00:22:14ou de danseur.
00:22:15Et puis,
00:22:17fermer les yeux
00:22:17et essayer de sentir
00:22:19monter justement
00:22:20dans votre corps
00:22:22cette liberté,
00:22:23cette liberté
00:22:24du bassin,
00:22:25cette liberté
00:22:26des épaules,
00:22:27cette capacité
00:22:28à être réellement
00:22:30dans votre corps.
00:22:31Et la danse
00:22:32est un excellent moyen
00:22:34de reprendre possession
00:22:35de son corps.
00:22:36Oui, absolument.
00:22:37Mais par rapport
00:22:38à ce que vous évoquiez
00:22:39au début
00:22:39de votre rubrique,
00:22:42ce qui se produit
00:22:43dans ce qui est la danse
00:22:45ou dans
00:22:45tous les mouvements
00:22:47comme la gymnastique,
00:22:49certaines techniques,
00:22:49etc.,
00:22:51c'est en fait
00:22:52la suractivation
00:22:53d'un principe
00:22:54qui est permanent
00:22:55en nous
00:22:56et qui fonctionne
00:22:56permanent en nous
00:22:57qui s'appelle
00:22:58la proprioception.
00:22:59La proprioception,
00:23:01c'est une sorte
00:23:03de sixième sens
00:23:04qui nous permet
00:23:05de nous positionner,
00:23:06de nous placer
00:23:06dans l'espace,
00:23:07donc qui a à voir
00:23:08avec quelque chose
00:23:09de spatial,
00:23:10et également
00:23:11dans le temps.
00:23:12C'est-à-dire,
00:23:12c'est lui
00:23:12qui nous permet
00:23:13de gérer
00:23:14ce qui,
00:23:15du passé
00:23:15dans le présent,
00:23:16va permettre
00:23:17d'aller vers le futur.
00:23:19Traduisons ça
00:23:19simplement par la marche,
00:23:20le fait d'avoir
00:23:21le pied posé au sol
00:23:22puis qu'il va se lever
00:23:22pour aller vers l'avant.
00:23:24Cette proprioception,
00:23:25elle fonctionne comment ?
00:23:26Simplement à travers
00:23:27deux axes fondamentaux
00:23:29qui concernent le cerveau
00:23:31et le système nerveux.
00:23:32Un,
00:23:33ce qui est la perception
00:23:33du monde environnant,
00:23:35donc avec ses raideurs,
00:23:36ses marches,
00:23:37etc.,
00:23:37etc.,
00:23:38et deux,
00:23:38la réponse
00:23:39que notre corps,
00:23:40par les sensations
00:23:41qu'il y a,
00:23:42est capable d'envoyer
00:23:43pour nous permettre
00:23:43en permanence
00:23:44d'aller
00:23:45vers cet état
00:23:46de l'équilibre.
00:23:47Et il n'y a rien
00:23:47de meilleur
00:23:48que la danse
00:23:48ou que du mouvement
00:23:49qui est un mouvement
00:23:51en gestion
00:23:52et en rapide
00:23:53et en ouverture,
00:23:54etc.
00:23:55La deuxième des choses
00:23:55fondamentales
00:23:56qu'il y a
00:23:57dans cette pratique-là,
00:23:59c'est qu'effectivement,
00:24:00ça met en mouvement
00:24:01l'ensemble des parties
00:24:02du corps.
00:24:03Et pour mettre en mouvement
00:24:04une partie du corps,
00:24:05il faut qu'on y amène
00:24:06de l'énergie,
00:24:06il faut qu'on y amène
00:24:07de la conscience.
00:24:08Plus la conscience
00:24:09habite le corps,
00:24:10plus ce corps
00:24:10va être en équilibre
00:24:11et va être en capacité
00:24:13de se tenir
00:24:13dans cet espace-temps
00:24:14qui est ce qu'on appelle
00:24:15le principe même
00:24:16de la vie.
00:24:17Et donc,
00:24:17la danse,
00:24:19la gymnastique,
00:24:21le tai chi chuan,
00:24:22c'est-à-dire
00:24:23toutes ces pratiques
00:24:24dans lesquelles
00:24:24nous allons en conscience,
00:24:27c'est-à-dire ne faites pas
00:24:28de la danse
00:24:28ou du vélo
00:24:29ou de la gymnastique
00:24:30avec des écouteurs
00:24:31en mâchouillant quelque chose
00:24:32et en lisant un article.
00:24:34Parce que là,
00:24:34vous générez
00:24:35un certain nombre
00:24:35de ruptures
00:24:36dans pleines zones.
00:24:37et ça ne fonctionne pas.
00:24:40Quand vous faites
00:24:41de la danse
00:24:42ou que vous faites
00:24:43une gymnastique
00:24:44ou etc.,
00:24:45soyez présents à cela.
00:24:46Vivez,
00:24:47sentez la chose,
00:24:48sentez le corps
00:24:48qui bouge,
00:24:49sentez effectivement
00:24:50dans la gestuelle
00:24:51le poignet,
00:24:51les mains
00:24:52qui vont s'ouvrir,
00:24:52qui vont se tourner,
00:24:53etc.
00:24:54C'est extrêmement nourrissant,
00:24:56c'est très puissant,
00:24:57c'est très verticalisant.
00:24:58Vous parliez du bassin,
00:24:59oui,
00:24:59c'est ce qui va redonner
00:25:00de l'assise.
00:25:01Et cette assise,
00:25:02au propre comme au figuré,
00:25:04elle est essentielle
00:25:04pour notre positionnement
00:25:05dans la vie.
00:25:05Et puis,
00:25:07c'est le moment également
00:25:08de jouer avec Sud Radio
00:25:10et avec Lelo.
00:25:11Aujourd'hui,
00:25:12notre gagnant repartira
00:25:14ou notre gagnante,
00:25:15hier c'était une femme,
00:25:16avec un stimulateur
00:25:18clitoridien Sona 3
00:25:19de la marque Lelo
00:25:20qui dispose
00:25:21de 10 réglages de plaisir
00:25:23avec une application Lelo,
00:25:24évidemment.
00:25:25Si vous avez envie
00:25:26de gagner ce jouet Lelo,
00:25:29vous envoyez Brigitte
00:25:30au 7-20-18,
00:25:32donc par SMS
00:25:33et l'un d'entre vous
00:25:34sera tiré au sort
00:25:34tout à l'heure.
00:25:35Bonjour Séverine.
00:25:38Bonjour Brigitte
00:25:39et bonjour
00:25:40à votre invitée Michel.
00:25:42Bonjour.
00:25:42Bonjour.
00:25:43Ça résonne de mon côté.
00:25:44Ça résonne.
00:25:46On vous entend bien
00:25:47de toute façon,
00:25:48donc ne vous inquiétez pas.
00:25:49On vous entend
00:25:505 sur 5.
00:25:51Donc vous avez
00:25:52en ce moment
00:25:52des petits bobos
00:25:53tout le temps ?
00:25:55Quel genre
00:25:56de petits bobos ?
00:25:58En ce moment,
00:25:59j'en ai eu
00:26:00presque toute ma vie,
00:26:01je crois d'ailleurs.
00:26:03Rien de méchant du tout,
00:26:05rien de très grave,
00:26:06juste un peu handicapant
00:26:07dans le quotidien,
00:26:09ou pas,
00:26:10dans le quotidien
00:26:10quand ça se réveille,
00:26:11on va dire.
00:26:12et j'ai essentiellement
00:26:13une douleur
00:26:13à l'épaule gauche
00:26:15que je traîne
00:26:16depuis des années.
00:26:17Je n'arrive pas
00:26:18à identifier
00:26:19à quel moment
00:26:20ça s'est déclenché.
00:26:22Alors ça s'est déclenché
00:26:23dans la pratique du sport.
00:26:25C'est quelqu'un
00:26:26qui fait quand même
00:26:26pas mal de sport,
00:26:28mais pour autant,
00:26:29je pense qu'il doit y avoir,
00:26:31mon corps me dit quelque chose,
00:26:33mais je n'arrive pas
00:26:34à identifier exactement
00:26:35ce que j'ai,
00:26:36pas du tout,
00:26:37même d'ailleurs
00:26:37ce qu'il peut me transmettre
00:26:39à travers cette douleur.
00:26:41J'ai notamment
00:26:42une tendinite
00:26:43au niveau de l'épaule
00:26:44sur le long biceps.
00:26:46Et la semaine dernière,
00:26:48il y a une quinzaine
00:26:49de jours plus tôt,
00:26:50ça c'est,
00:26:51alors je ne sais pas
00:26:51si c'est une tendinite,
00:26:52mais la douleur
00:26:53est arrivée
00:26:53sur le haut de l'épaule
00:26:54quand je me levais
00:26:56le bras vers le haut
00:26:57et vers l'avant en fait.
00:27:00Donc voilà,
00:27:01c'est essentiellement
00:27:02ce qui est gênant
00:27:03depuis,
00:27:04alors cette tendinite,
00:27:04je l'ai depuis
00:27:092018-19 je pense.
00:27:11Qu'est-ce qui s'est passé
00:27:12à ce moment-là
00:27:13dans votre vie ?
00:27:13Qui part,
00:27:14qui vient,
00:27:16justement,
00:27:16c'est ce que je ne sais pas
00:27:17identifier en fait.
00:27:18Voilà,
00:27:20donc...
00:27:21Qu'est-ce que vous étiez ?
00:27:22Vous étiez où
00:27:22en 2018 ?
00:27:25Alors j'ai été
00:27:26dans la même situation
00:27:27qu'aujourd'hui,
00:27:28c'est personnel,
00:27:29je parle,
00:27:30je parle personnel.
00:27:31C'est-à-dire ?
00:27:32Oui ?
00:27:33Je suis avec la même personne,
00:27:35donc j'ai un mon mari
00:27:37aujourd'hui d'ailleurs,
00:27:38on n'était pas marié
00:27:39à l'époque,
00:27:40mais maintenant on s'est marié,
00:27:41donc c'est le même homme,
00:27:43il n'y a pas de changement.
00:27:45Et en 2018,
00:27:46en 2018,
00:27:47donc vous êtes avec cet homme
00:27:48mais pas encore marié,
00:27:50et vous êtes avec lui
00:27:51depuis combien de temps
00:27:52en 2018 ?
00:27:545 ans.
00:27:55D'accord,
00:27:565 ans.
00:27:56On est ensemble
00:27:57depuis fin 2013.
00:27:58Oui,
00:27:59et vous avez,
00:27:59est-ce que vous avez déménagé,
00:28:01vous êtes mis à habiter ensemble ?
00:28:05Et dans votre vie,
00:28:06il n'y a pas eu de changement
00:28:08de profession
00:28:09ou de décès dans votre famille
00:28:11ou de décès dans la sienne d'ailleurs ?
00:28:13Non.
00:28:14Il y a eu un changement
00:28:15dans ma profession,
00:28:17j'étais salariée auparavant
00:28:18depuis 22 ans.
00:28:20Alors avant les douleurs de l'époque,
00:28:23j'ai eu des tendinites au genou,
00:28:24j'ai eu le syndrome du côlon irritable
00:28:26qui s'est déclaré la même année d'ailleurs.
00:28:29Enfin déclaré,
00:28:30en tout cas j'ai mis un manque dessus.
00:28:33Qu'est-ce que j'ai eu d'autre en 2018 ?
00:28:36Après,
00:28:36alors en 2018,
00:28:37je suis passée du statut de salariée
00:28:38au statut d'indépendante.
00:28:40Un métier qui me plaît
00:28:42et pour lequel je suis encore aujourd'hui
00:28:44et qui me parle bien.
00:28:45Mais vous voyez,
00:28:46je vais évidemment laisser la parole
00:28:48à Michel Audoul,
00:28:49mais déjà ce que j'entends moi,
00:28:51c'est qu'on a l'impression
00:28:53que vous avez des tas de petits bobos
00:28:54et qu'en même temps,
00:28:55vous avez des tas de choses dans votre vie
00:28:57que vous ne savez pas non plus
00:28:59tellement...
00:29:03résumées si vous voulez.
00:29:04Donc on a l'impression
00:29:05que vous vous laissez un peu porter
00:29:06par les flots,
00:29:09mais sans y trouver
00:29:11ni du bonheur,
00:29:12ni du malheur,
00:29:13mais en même temps,
00:29:15sans justement avoir
00:29:16de maîtrise sur votre destinée.
00:29:23Vous tapez dans le vide
00:29:24comme toujours,
00:29:25Brigitte,
00:29:26sans plus dire,
00:29:26presque.
00:29:28Je pense,
00:29:28en tout cas pour ma part,
00:29:29parce qu'il n'y a pas plus tard
00:29:31qu'il y a huit jours,
00:29:33c'est ce que j'ai dit
00:29:33à mon mari,
00:29:35qu'aujourd'hui,
00:29:37je vais supporter
00:29:38de plus en plus mal
00:29:39le fait de subir
00:29:43la vie que j'ai
00:29:44et que ce n'est pas la vie
00:29:45que j'aimerais avoir.
00:29:46En tout cas.
00:29:48Oui, mais la clé,
00:29:49elle est là.
00:29:50Vous dites que vous avez
00:29:51maintenant mal,
00:29:52notamment quand vous tendez
00:29:53le bras vers l'avant.
00:29:55Oui.
00:29:56Qu'est-ce qu'on fait
00:29:57quand on tend le bras
00:29:58vers l'avant ?
00:30:02Qu'est-ce qu'on montre ?
00:30:05On montre quoi ?
00:30:07Avec le passé ?
00:30:10Non, normalement l'avenir.
00:30:12Normalement ?
00:30:13Là, devant ?
00:30:13L'horizon ?
00:30:15Oui, devant toi,
00:30:15l'horizon, oui.
00:30:16Là où on veut aller, oui.
00:30:18Et voilà.
00:30:19Et alors,
00:30:19vous voulez aller où ?
00:30:23Ah ben,
00:30:23je voudrais aller
00:30:24dans une vie autre.
00:30:24Non, pas où vous voudriez.
00:30:26Non, non,
00:30:27pas vous voudriez.
00:30:28Vous voulez aller où ?
00:30:30Ah, je veux aller où ?
00:30:33Alors, je ne veux pas
00:30:34bouger physiquement.
00:30:35Je ne vous demande pas
00:30:36de...
00:30:37Ma question n'est pas
00:30:38je ne veux pas.
00:30:39Vous voulez aller où ?
00:30:41Vous voulez aller où ?
00:30:44Vous voyez,
00:30:45tout est là,
00:30:46Séverine.
00:30:47C'est que,
00:30:47pour l'instant,
00:30:48vous avez passé votre vie
00:30:49à laisser les autres
00:30:50décider à votre place,
00:30:51en gros.
00:30:52Voilà.
00:30:53Le positionnement historique
00:30:54et contextuel,
00:30:55qui est celui
00:30:56que vous n'avez pas
00:30:57identifié,
00:30:58mais que vous avez nommé
00:30:59sans vous en rendre compte,
00:31:00c'est le sentiment de statut.
00:31:02C'est-à-dire que
00:31:03vous avez pris ce risque
00:31:05qui était peut-être
00:31:05quelque chose
00:31:06vers lequel vous tendiez,
00:31:07qui était de devenir
00:31:09indépendante.
00:31:09Devenir indépendante,
00:31:10c'est donc accepter
00:31:11la propre autorité
00:31:13sur soi.
00:31:14On n'a plus un patron
00:31:15qui est là
00:31:16pour nous donner
00:31:16des ordres
00:31:17et des consignes.
00:31:18L'épaule gauche,
00:31:19elle est symbolique
00:31:20de ce qui,
00:31:20dans le masculin,
00:31:22nous contraint,
00:31:22nous oblige ou nous empêche
00:31:23à faire quelque chose.
00:31:25Vous étiez très clairement
00:31:27dans un statut
00:31:27dans lequel,
00:31:29au-delà de ce qui va concerner
00:31:31peut-être des éléments
00:31:31de votre vie personnelle,
00:31:33vous aviez une véritable envie
00:31:35que plus personne
00:31:36ne vous dise
00:31:36ce que vous fassiez
00:31:37ou vous aviez à faire
00:31:38et de vouloir faire
00:31:39tout ce que vous aviez
00:31:40envie de faire
00:31:40par vous-même.
00:31:42A priori,
00:31:44ça, vous l'avez fait
00:31:45sur le plan professionnel
00:31:47et sur le plan matériel,
00:31:48mais manifestement,
00:31:49ça fait mal.
00:31:50Ça fait mal
00:31:51parce qu'il y a peut-être
00:31:51une autre composante
00:31:52qui est non pas
00:31:53le professionnel
00:31:54mais le personnel
00:31:55où il y a là aussi
00:31:56un espace à occuper
00:31:57que vous n'arrivez pas
00:31:58à occuper
00:31:58quelles que soient
00:31:59les raisons
00:31:59que vous vous en donniez.
00:32:02Oui, c'est exactement ça.
00:32:04Oui, oui, oui,
00:32:05tout à fait.
00:32:06Oui.
00:32:07Alors, j'entends
00:32:08ce que vous me dites,
00:32:09je l'entends
00:32:10et je le comprends.
00:32:12Alors, ça,
00:32:13c'est déjà bien,
00:32:13ça veut dire
00:32:14que votre intellect
00:32:15l'a entendu
00:32:16et l'a compris.
00:32:16Maintenant,
00:32:17il va falloir
00:32:17que votre âme
00:32:18puisse vous donner
00:32:20le message
00:32:20de ce que vous aimeriez.
00:32:22Et donc, moi,
00:32:22ce que je vous conseille,
00:32:23c'est de prendre
00:32:24un bout de papier,
00:32:25un petit stylo
00:32:26et puis d'écrire
00:32:27quelle serait
00:32:28votre vie future
00:32:30telle que vous avez
00:32:31envie de la vivre.
00:32:33Et puis,
00:32:34vous verrez bien
00:32:34ce qui sort.
00:32:35Et vous prenez
00:32:36ce papier,
00:32:36une fois que vous
00:32:37l'avez écrit,
00:32:38que vous l'avez bien lu,
00:32:39vous le brûlez,
00:32:39vous le donnez au ciel
00:32:41et puis vous allez voir
00:32:42si dans la prochaine averse,
00:32:44il n'y a pas
00:32:44des choses intéressantes
00:32:45qui vont venir
00:32:46arroser votre sol intérieur
00:32:48et faire pousser
00:32:48quelque chose.
00:32:51Oui,
00:32:51c'est si bien dit.
00:32:53Mais tout simplement
00:32:54parce que c'est votre corps
00:32:55qui le dit.
00:32:56Si à l'intérieur
00:32:56de vous-même,
00:32:57quelque chose
00:32:57est une mécanique
00:32:58qui se met en place,
00:32:59parce qu'on peut parler
00:33:00de la dimension mécanique,
00:33:01quand on est dans un vécu
00:33:02comme le vôtre,
00:33:03qu'est-ce qui se passe ?
00:33:04Eh bien,
00:33:04il y a un très léger décalage
00:33:05du positionnement
00:33:06de l'épaule gauche
00:33:07qui fait que les ligaments
00:33:08ne travaillent plus
00:33:09dans le bon axe,
00:33:10qu'ils génèrent
00:33:11et dans leur coulissement
00:33:12entre les différents
00:33:13axes articulaires,
00:33:14ils s'enflamment
00:33:15petit à petit
00:33:15et génèrent des tendinites.
00:33:16On peut vous donner
00:33:17une réponse
00:33:18sur le champ mécanique,
00:33:19mais l'idée intéressante,
00:33:21c'est pourquoi
00:33:21à un moment donné
00:33:22dans ma vie,
00:33:23mon épaule gauche
00:33:23est partie légèrement en avant,
00:33:25qu'est-ce que ça veut dire
00:33:25et que ça représente ?
00:33:26Et ça,
00:33:27c'est quelque chose
00:33:27à l'intérieur de vous
00:33:28qui sait.
00:33:30Oui,
00:33:30j'en ai confiance
00:33:34parce que je suis contente
00:33:35de vous avoir en ligne
00:33:35en fait,
00:33:36parce que voilà,
00:33:37de comprendre.
00:33:37Vous avez bien fait.
00:33:38Je pense que je suis
00:33:39invité par des peurs
00:33:40en même temps.
00:33:41Oui,
00:33:42mais c'est normal.
00:33:43Vous l'avez dépassé
00:33:43puisque vous avez appelé.
00:33:44C'est vrai,
00:33:45on a tous des peurs.
00:33:46C'est normal.
00:33:47Ce n'est pas grave
00:33:49ça d'avoir peur.
00:33:50Ce qui est grave,
00:33:51c'est de ne pas
00:33:53aller plus loin
00:33:54derrière cette peur.
00:33:55C'est une phrase
00:33:57très psychologique
00:33:57mais qui est très juste.
00:33:58Derrière toute peur,
00:33:59il y a un désir.
00:34:03Alors le désir,
00:34:04je l'ai.
00:34:04Là-dessus,
00:34:05il n'y a pas de juger.
00:34:06Le désir,
00:34:06c'est la peur
00:34:08d'actionner,
00:34:09la peur de ce qui peut
00:34:09m'arriver,
00:34:10le manque de confiance.
00:34:12Ça,
00:34:12ce n'est pas un désir.
00:34:12Mais voyez,
00:34:13quand Michel Audoul
00:34:14vous a demandé
00:34:16vers où
00:34:17vous voulez aller,
00:34:18vous n'avez pas
00:34:19su répondre
00:34:20parce que justement,
00:34:23votre désir,
00:34:24il est un peu flou
00:34:25parce qu'il est
00:34:26trop envahi
00:34:27par les peurs
00:34:27justement.
00:34:28Donc c'est pour ça,
00:34:29il faut tranquillement
00:34:31prener votre temps.
00:34:32J'ai l'impression
00:34:32que vous arrivez
00:34:33à dialoguer
00:34:34avec votre conjoint.
00:34:36Pas du tout.
00:34:39Non.
00:34:39Non,
00:34:40absolument pas.
00:34:41C'est vraiment
00:34:41un vrai blocage
00:34:43pour nous deux.
00:34:44Voilà.
00:34:45Et je crois
00:34:45que là,
00:34:46il y a quelque chose
00:34:46à partager.
00:34:48Je pense que
00:34:49j'ai le sentiment
00:34:50de ne pas être
00:34:52écoutée
00:34:52et entendue
00:34:53dans les deux cas.
00:34:53Déjà,
00:34:54il faudrait
00:34:54que vous puissiez
00:34:55vous écouter.
00:34:56Ça,
00:34:56c'est la première phase.
00:34:57Une fois que vous saurez
00:34:58bien vous écouter,
00:34:58vous pourrez mieux communiquer.
00:35:00Les trois quarts du temps
00:35:01quand on ne sait pas
00:35:01communiquer avec l'autre,
00:35:03c'est parce que soi-même
00:35:04on n'est pas assez clair.
00:35:06D'accord ?
00:35:07Oui,
00:35:07d'accord.
00:35:27Michel Audoul est avec nous
00:35:29pour nous présenter
00:35:30son tout nouveau livre
00:35:31« Un corps pour me soigner,
00:35:33une âme pour me guérir »
00:35:34et c'est aux éditions
00:35:36Alba Michel.
00:35:37C'est un livre
00:35:38qui a été sorti
00:35:39il y a déjà quelques années
00:35:40et qui est réédité
00:35:41avec beaucoup
00:35:42de nouveautés
00:35:43et qui vous aidera
00:35:44peut-être aussi
00:35:45à mieux comprendre
00:35:46quel est votre destinée.
00:35:48Bonjour,
00:35:49Evelyne.
00:35:51Bonjour,
00:35:51Brigitte.
00:35:52Bonjour,
00:35:52Michel.
00:35:53Bonjour.
00:35:53Alors,
00:35:54voilà,
00:35:54j'ai eu une maladie auto-immune,
00:35:55la maladie de Berger
00:35:56qui m'a détruit les reins.
00:35:58Là,
00:35:58je suis greffée
00:35:59depuis plusieurs années
00:36:00mais quand j'ai eu
00:36:01le diagnostic
00:36:02et avant d'être en dialyse,
00:36:03je me suis payée
00:36:04une formation
00:36:05en bécodage biologique,
00:36:06une formation en PNL
00:36:07pour comprendre
00:36:08pourquoi je me retrouvais
00:36:10avec ça
00:36:10et en fait,
00:36:11ça ne m'a pas
00:36:14élucidé grand-chose.
00:36:17Et oui,
00:36:17parfois,
00:36:18on a envie de savoir
00:36:19et puis il y a quelque chose
00:36:20qui bloque
00:36:21parce que peut-être
00:36:21qu'on n'est pas encore prêt,
00:36:23Evelyne.
00:36:24C'est quelque chose
00:36:27qui montre
00:36:29en tout cas
00:36:29que vous avez envie
00:36:30d'avancer.
00:36:31qu'est-ce que vous pouvez
00:36:33nous raconter
00:36:33dans votre vie
00:36:35qui aurait provoqué
00:36:36cette maladie auto-immune
00:36:37par exemple ?
00:36:39Alors moi,
00:36:39j'ai pensé
00:36:40que j'ai eu
00:36:42une émotion
00:36:42qui m'a...
00:36:43À 8 ans,
00:36:45j'ai perdu mon frère
00:36:46qui avait 9 ans.
00:36:47Oui.
00:36:50Et de là,
00:36:51très souvent,
00:36:52j'ai dit à mes parents
00:36:53que j'avais peur
00:36:54de mourir.
00:36:55Oui.
00:36:57Laissez votre émotion,
00:36:58on l'entend
00:37:00et elle montre
00:37:01que c'est votre cœur
00:37:01qui parle
00:37:02et c'est donc
00:37:02très bon signe.
00:37:04Ensuite,
00:37:05entre 20...
00:37:07Je dirais à peu près
00:37:0822 ans,
00:37:0832 ans,
00:37:09j'ai fait de l'anorexie.
00:37:12Oui.
00:37:13Et voilà.
00:37:17Ensuite,
00:37:17j'ai fait des études
00:37:19de kiné.
00:37:19Ce qui est quand même
00:37:20intéressant,
00:37:20Evelyne,
00:37:21et là,
00:37:21je parle à la place
00:37:22de Michel Audoul,
00:37:23mais c'est quand même
00:37:23des choses que j'ai
00:37:24à force totalement intégrées.
00:37:27vous parlez de vos reins
00:37:28et vous parlez
00:37:29de votre peur.
00:37:30Donc,
00:37:30on a peut-être
00:37:31quelque chose
00:37:31qui déjà
00:37:32a beaucoup de sens.
00:37:34Oui,
00:37:34c'est pour ça
00:37:34que je vous dis ça
00:37:35parce qu'évidemment,
00:37:36j'ai lu les bouquins
00:37:36de Michel
00:37:37et j'ai vu
00:37:37que c'était
00:37:38les peurs profondes,
00:37:39etc.
00:37:41Mais c'est aussi
00:37:42le rapport à la mort.
00:37:43Alors,
00:37:44moi,
00:37:44je ne sais pas
00:37:44ce que vous avez
00:37:45vu ou étudié
00:37:46ou fait
00:37:47en décodage biologique.
00:37:49Ce n'est pas du tout
00:37:51mon approche
00:37:51ni mon regard
00:37:53ni etc.
00:37:54je ne sais pas
00:37:55ce que vous avez fait
00:37:56avec la PNL,
00:37:58etc.
00:38:00La proposition
00:38:01que moi,
00:38:02je peux éventuellement
00:38:03vous faire,
00:38:03c'est d'essayer
00:38:04effectivement
00:38:05d'entendre
00:38:05ce que votre corps
00:38:07a essayé de vous dire.
00:38:08De toute façon,
00:38:10vous l'avez
00:38:10à fleur de peau
00:38:11comme vous l'avez
00:38:12à fleur de lèvres.
00:38:13Vous avez identifié
00:38:14quel est le vécu
00:38:15traumatique
00:38:17qui est celui
00:38:18qui vous a mis
00:38:19dans une insécurité
00:38:20permanente
00:38:21et latente
00:38:22qui est celle
00:38:23de la mort
00:38:24d'un frère
00:38:25et qui a généré
00:38:27chez vous
00:38:27deux choses
00:38:28fondamentales.
00:38:29Le premier,
00:38:29c'est un impact
00:38:30d'une violence extrême
00:38:32qui vous a vous-même
00:38:33confronté
00:38:34à ce qu'est
00:38:34l'éventuel risque
00:38:35de la mort
00:38:36et donc cette peur
00:38:36de la mort.
00:38:38Les reins,
00:38:38c'est la peur
00:38:39mais c'est aussi
00:38:39justement cette énergie
00:38:40de la mort.
00:38:41Les reins,
00:38:41c'est ce qui filtre
00:38:42la mort qui est en nous
00:38:43pour nous permettre
00:38:43de l'évacuer.
00:38:45Et à partir du moment
00:38:46où c'est une problématique
00:38:50qui est en nous,
00:38:51on va essayer
00:38:51de s'en défendre
00:38:52et de s'en protéger.
00:38:53Qu'est-ce qui nous défend
00:38:54et nous protège
00:38:55dans notre corps ?
00:38:56Notre système immunitaire.
00:38:57Donc la solution
00:38:58que vous aviez trouvée
00:38:59c'est que votre système immunitaire
00:39:00détruise les organes
00:39:01qui étaient vecteurs
00:39:02de l'évacuation
00:39:03de la mort
00:39:03parce que c'était
00:39:04quelque chose
00:39:05que vous vouliez
00:39:06absolument fuir
00:39:07et éviter.
00:39:08La deuxième des choses
00:39:10c'est qu'en plus
00:39:10après un vécu
00:39:12comme le vôtre
00:39:12on peut rentrer
00:39:14dans ce qui s'appelle
00:39:14le complexe du survivant.
00:39:16C'est-à-dire
00:39:17qu'en étant celui
00:39:18ou celle
00:39:18qui est restée
00:39:19alors que l'autre
00:39:20est disparue
00:39:20et a souffert
00:39:21on a inscrit
00:39:22quelque part
00:39:23au plus profond
00:39:24de soi-même
00:39:24le fait que
00:39:25finalement
00:39:25c'était peut-être
00:39:26pas juste
00:39:27peut-être qu'on n'a pas
00:39:27le droit
00:39:28peut-être qu'on va
00:39:29s'interdire
00:39:29à tout point de vue
00:39:30la possibilité
00:39:31nous
00:39:32de pouvoir vivre
00:39:33heureux
00:39:34et détendu
00:39:34et simple
00:39:35puisque l'autre
00:39:35ne l'a pas pu
00:39:36et qu'il a souffert
00:39:37et que ça ne serait pas juste
00:39:38que nous
00:39:38nous nous permettions
00:39:39de le faire.
00:39:41Et ça je l'ai pensé
00:39:41consciemment
00:39:42quand j'étais enfant
00:39:43je me suis dit
00:39:43j'aurais mieux valu
00:39:44que ce soit moi
00:39:44qui meurs
00:39:45que lui.
00:39:46Voilà.
00:39:50je ne sais pas
00:39:50si vous avez abordé ça
00:39:51mais qu'est-ce qui s'est passé
00:39:53dans votre enfance
00:39:55à tous les deux
00:39:56pour que votre frère meure
00:39:58il est meur
00:39:59de quoi est-il meur ?
00:40:00Une tumeur au cerveau
00:40:01D'accord.
00:40:02Une tumeur qui n'était pas
00:40:03cancéreuse
00:40:04mais bon
00:40:04Oui oui bien sûr
00:40:05mais quand même
00:40:06et vous faites après
00:40:07une anorexie
00:40:08à 22 ans
00:40:11moi je pense
00:40:12qu'il y a quand même
00:40:12quelque chose
00:40:13qui est de l'ordre
00:40:14d'une maltraitance
00:40:17que dont vous n'avez
00:40:18peut-être pas conscience
00:40:19parce qu'elle a peut-être
00:40:19été très tôt
00:40:20il y a quelque chose
00:40:21à comprendre aussi
00:40:22me semble-t-il
00:40:23d'assez
00:40:26comment dirais-je
00:40:27ça je l'ai compris aussi
00:40:29parce que
00:40:29en fait
00:40:31je sais que ma mère
00:40:32ne me voulait pas
00:40:32parce que j'étais trop proche
00:40:33de mon frère
00:40:34je sais qu'elle a essayé
00:40:36d'avorter
00:40:36et que ça n'a pas marché
00:40:38et ma mère a été
00:40:39beaucoup
00:40:40dans l'éducation
00:40:41elle voulait des enfants
00:40:42parfaits
00:40:43pour qu'on lui dise
00:40:44oh là là
00:40:44qu'est-ce qu'ils sont bien élevés
00:40:45qu'elle soit fière de nous
00:40:46etc
00:40:47mais elle n'était pas
00:40:48dans la douceur
00:40:49dans la tendresse
00:40:50et puis votre mère
00:40:51perdant en plus son fils
00:40:52alors qu'elle ne voulait pas
00:40:54de sa fille
00:40:55on peut penser
00:40:56que l'anorexie
00:40:57c'est aussi
00:40:58un refus de votre féminité
00:41:00il y a tout ça aussi
00:41:02et moi quand j'étais enfant
00:41:04j'ai étouffé mon chagrin
00:41:06parce que je voyais
00:41:06ma mère malheureuse
00:41:07et je me disais
00:41:08il faut la protéger
00:41:10il faut prendre soin d'elle
00:41:11et il faut pas
00:41:12et aujourd'hui
00:41:13vous prenez soin de vous
00:41:15suffisamment
00:41:19je pense que vous êtes
00:41:21c'est là où il faut
00:41:23que vous preniez conscience
00:41:24enfin
00:41:25qu'il faut prendre soin de vous
00:41:26et qu'il est temps de
00:41:28il est temps de
00:41:29vous êtes déjà arrivé trop tôt
00:41:30avec une conscience
00:41:31d'être une intruse
00:41:32puisqu'on vous attendait pas
00:41:34et non contentes
00:41:35d'être une intruse
00:41:37en plus
00:41:37lorsqu'un des deux meurent
00:41:39c'est pas vous
00:41:41il y a donc une culpabilité
00:41:43monstrueuse
00:41:43qui est là
00:41:43et qui est latente
00:41:44qu'on retrouve derrière
00:41:45ce complexe que j'évoquais
00:41:46tout à l'heure
00:41:47et dans ce que vous dit Brigitte
00:41:48il y a juste un sentiment
00:41:50extrêmement profond
00:41:51précis
00:41:51qui a besoin d'être
00:41:53réévalué
00:41:54c'est la conscience
00:41:55que vous avez de vous-même
00:41:56et le respect
00:41:57que vous avez de vous-même
00:41:57le système immunitaire
00:41:59il faut savoir
00:42:00qu'il est à l'intérieur de nous
00:42:02il est là pour nous protéger
00:42:03nous défendre
00:42:04et pour faire le ménage
00:42:05aussi à l'intérieur
00:42:05et que lui il existe
00:42:07et il agit de façon juste
00:42:08que parce qu'on a
00:42:08une juste conscience de soi
00:42:09d'ailleurs même la médecine
00:42:11le dit
00:42:11l'immunité c'est la capacité
00:42:13à faire la différence
00:42:14entre le soi et le non-soi
00:42:16et il y a une partie
00:42:17de vous-même
00:42:18que vous avez considéré
00:42:19comme n'étant pas vous
00:42:20qui étaient ses reins
00:42:22les reins c'est effectivement
00:42:23la peur
00:42:23c'est effectivement la mort
00:42:24mais c'est aussi les racines
00:42:25c'est-à-dire là
00:42:26d'où l'on vient
00:42:27c'est les origines
00:42:28et les origines profondes
00:42:30et que
00:42:31votre mère vous ayez
00:42:34entendu d'elle
00:42:35et qu'elle ait exprimé
00:42:36le fait que
00:42:37oui vous étiez une intruse
00:42:38vous êtes arrivé trop tôt
00:42:39etc etc
00:42:39elle vous a donné la vie
00:42:41elle vous a permis d'exister
00:42:42elle vous a permis de vivre
00:42:44elle a été celle
00:42:45qui vous a permis
00:42:46cet accueil du vivant
00:42:47et de la vie
00:42:48il ne faut pas que vous
00:42:49le perdiez de vue
00:42:50alors elle n'a peut-être
00:42:50pas su faire au mieux
00:42:51elle n'a peut-être
00:42:52pas su faire au bien
00:42:52elle n'a pas etc etc
00:42:54mais tout ça
00:42:56ce sont des éléments
00:42:57une analyse
00:42:57du fait extérieur
00:42:58or Brigitte a attiré
00:42:59votre attention
00:43:00sur une chose
00:43:01majeure et centrale
00:43:02c'est que la seule personne
00:43:04que vous avez oubliée
00:43:04dans toute la distribution
00:43:05c'est vous-même
00:43:06sauf
00:43:06j'ajouterai une chose
00:43:07très essentielle
00:43:08Evelyne
00:43:09c'est formidable
00:43:09d'être une femme
00:43:11et c'est ça
00:43:12qu'il faut que vous vous disiez
00:43:13peut-être
00:43:14tout ce soir
00:43:15avant de vous endormir
00:43:17promis ?
00:43:17oui
00:43:18c'est promis ?
00:43:19oui oui
00:43:20merci en tout cas
00:43:21merci de votre confiance
00:43:23on va faire une pause
00:43:24on se retrouve
00:43:24après les infos
00:43:25puis on va continuer
00:43:26à avancer
00:43:27sur cette émission
00:43:29où on vous aide
00:43:30justement
00:43:31à être
00:43:32au plus profondément
00:43:33avec vous-même
00:43:34c'est peut-être ça aussi
00:43:35l'âme
00:43:35et puis je vous propose
00:43:36une petite devinette
00:43:37celle-ci elle est mignonne
00:43:38comment faire
00:43:39pour avoir de l'argent
00:43:40devant soi
00:43:40vous avez le temps
00:43:42des infos
00:43:42pour trouver la réponse
00:43:43et puis on vous invite
00:43:45évidemment à nous rejoindre
00:43:45au 0826 300 300
00:43:47à tout de suite
00:43:53avec Michel Audoul
00:43:54on continue
00:43:55à vous aider
00:43:56à mieux comprendre
00:43:57vers quelle direction
00:43:59il est temps d'aller
00:44:00peut-être que
00:44:01vous pouvez également
00:44:02vous procurer
00:44:03le dernier livre
00:44:04de Michel Audoul
00:44:04Un corps pour me soigner
00:44:06une âme pour me guérir
00:44:07aux éditions
00:44:09Albin Michel
00:44:10qui vient de sortir
00:44:11on continue à évoquer
00:44:13ce qui dans la vie
00:44:15tout d'un coup
00:44:15nous fait
00:44:16nous arrêter
00:44:18nous arrêter
00:44:18dans notre petit monde
00:44:20très turbulent
00:44:23si je puis dire
00:44:24et finalement
00:44:26se poser
00:44:27pour réfléchir
00:44:27où est-ce qu'on en est
00:44:29et vers où
00:44:30on a envie d'aller
00:44:30avant de donner
00:44:32la parole à Jeanne
00:44:33qui nous a rejoint
00:44:33est-ce que je peux
00:44:34avoir la réponse
00:44:35à ma devinette
00:44:36comment faire
00:44:36pour avoir
00:44:37de l'argent
00:44:38devant soi
00:44:40aucune idée
00:44:40Brigitte
00:44:41on met de l'argent
00:44:42de côté
00:44:43oh elle est mignonne
00:44:44oh oui
00:44:45oh oui
00:44:45elle est mignonne
00:44:46ah oui
00:44:46bon
00:44:47bonjour Jeanne
00:44:48bonjour Brigitte
00:44:50bonjour Michel
00:44:51merci d'avoir pris mon appel
00:44:53je vous en prie Jeanne
00:44:54alors moi j'ai eu un cancer
00:44:57de l'osophage
00:44:58en 2024
00:44:59j'ai eu radio
00:45:01chimio
00:45:01opération
00:45:02et puis
00:45:03l'année dernière
00:45:04en 2025
00:45:05j'ai eu
00:45:05une récidive
00:45:06au niveau ombilical
00:45:07donc j'ai eu à nouveau
00:45:08chimio
00:45:09opération
00:45:10et là depuis
00:45:11donc l'année dernière
00:45:12depuis avril
00:45:13je n'ai plus de traitement
00:45:14et je suis
00:45:16normalement en rémission
00:45:17mais j'ai pris
00:45:18comme très peur
00:45:19tout le temps
00:45:19et je me pose
00:45:20des questions
00:45:20et je me demande
00:45:21ce que
00:45:21parce que mon corps
00:45:23ou mon âme
00:45:24a voulu dire
00:45:25et pas trouver
00:45:26vraiment de réponse
00:45:29peut-être
00:45:30Jeanne
00:45:31on va profiter
00:45:31de votre témoignage
00:45:32déjà pour revenir
00:45:33peut-être
00:45:34sur quelque chose
00:45:35qui est un peu
00:45:37qui parle à beaucoup
00:45:38de monde
00:45:38évidemment
00:45:39qui est le cancer
00:45:40on a tous les jours
00:45:42des cellules cancéreuses
00:45:44qui sont dans notre organisme
00:45:46et qui sont détruites
00:45:47par notre système immunitaire
00:45:48et puis parfois
00:45:49il y a
00:45:50il y a un bug
00:45:52comme on dit
00:45:52quelque chose dérape
00:45:54oui
00:45:54je vous laisse
00:45:56peut-être
00:45:56votre corps pourtant
00:45:57il vous dit
00:45:58quelque chose
00:45:58extrêmement clairement
00:46:01oui
00:46:01il vous dit même
00:46:02les choses
00:46:02on ne peut plus
00:46:03clairement
00:46:05à quoi ça sert
00:46:06le zoophage
00:46:06alors ça sert
00:46:08à avaler
00:46:08la nourriture
00:46:11c'est ça
00:46:13c'est le tuyau
00:46:14par lequel
00:46:14les aliments
00:46:16manifestés et denses
00:46:17viennent nous nourrir
00:46:18oui
00:46:19à quoi ça sert
00:46:20à quoi ça sert
00:46:22l'ombilique
00:46:23alors l'ombilique
00:46:25c'est ce qui relie
00:46:25le bébé
00:46:26à sa mère
00:46:28donc ça lui sert
00:46:29à quoi
00:46:29à se nourrir aussi
00:46:31et ben voilà
00:46:33d'accord
00:46:34donc moi
00:46:35je ne pouvais plus
00:46:36me nourrir
00:46:37je ne sais pas
00:46:38est-ce qu'il y a
00:46:39dans la manière
00:46:40avec laquelle
00:46:41à l'époque
00:46:42où ce cancer
00:46:43à l'osophage
00:46:44a commencé à arriver
00:46:45ensuite avec la récidive
00:46:46est-ce que vous étiez
00:46:47dans une phase de vie
00:46:48dans laquelle
00:46:49vous posiez
00:46:50des questions essentielles
00:46:52voire fondamentales
00:46:53par rapport
00:46:54à la façon
00:46:54avec laquelle
00:46:56vous arriviez
00:46:57à conduire
00:46:57et à nourrir
00:46:58votre vie
00:47:00oui
00:47:00je pense que
00:47:01oui
00:47:02j'étais un peu
00:47:03débordée
00:47:04à l'époque
00:47:04par le fait
00:47:05que je gardais
00:47:06beaucoup
00:47:06mes petits-enfants
00:47:07j'avais du mal
00:47:08à dire à mon fils
00:47:09que c'était beaucoup
00:47:10je gardais
00:47:12la moitié des vacances
00:47:14le mercredi
00:47:14et le temps
00:47:15en temps le soir
00:47:16donc il y avait ça
00:47:17il y avait aussi
00:47:19le fait que j'étais fâchée
00:47:20avec mon fils aîné
00:47:21enfin fâchée
00:47:22il ne parlait plus
00:47:23et puis il y avait
00:47:24on préparait le mariage
00:47:25de ma fille
00:47:28qui devait se marier
00:47:29donc il y avait tout ça
00:47:30et puis bon
00:47:31moi dedans
00:47:31j'étais pas très
00:47:32peut-être que j'étais pas
00:47:34très allée
00:47:34de moi
00:47:36c'est la seule explication
00:47:37que moi j'ai pu trouver
00:47:39évidemment que là
00:47:40on va trouver un lien
00:47:41qui est quand même
00:47:43assez direct
00:47:43et assez prégnant
00:47:44avec l'ombilique
00:47:47et ces enfants
00:47:48que l'on nourrit
00:47:49et dont le résultat
00:47:50et ce que l'on en obtient
00:47:52à un moment donné
00:47:53n'est pas obligatoirement
00:47:54ce qui nous satisfait
00:47:55avec la deuxième des choses
00:47:57qui est que
00:47:59il y a peut-être
00:48:00au plus profond
00:48:01de vous-même
00:48:01quelque chose
00:48:02qui est resté
00:48:03sur une forme
00:48:04de culpabilité
00:48:05de l'abandon de l'enfant
00:48:06et de ne plus être
00:48:07en capacité
00:48:08de le nourrir correctement
00:48:10oui
00:48:11peut-être
00:48:14c'est vrai
00:48:15que je suis très dévouée
00:48:16bah oui
00:48:17bah voilà
00:48:17et là actuellement
00:48:18ma fille
00:48:19qui vient d'avoir un bébé
00:48:20je suis
00:48:21âge 24
00:48:23mais c'est très bien
00:48:24sauf qu'il faut d'abord
00:48:25vous connaissez
00:48:27cette petite parabole
00:48:29dans l'avion
00:48:29on dit qu'il faut d'abord
00:48:30que la mère
00:48:31mette le max à oxygène
00:48:34avant de donner
00:48:35avant de s'occuper
00:48:36de son enfant
00:48:36et il est peut-être temps
00:48:37de vous occuper
00:48:38d'abord de vous
00:48:39et ensuite
00:48:40de vos petits-enfants
00:48:42est-ce que vous êtes
00:48:43est-ce que vous avez été
00:48:44une mère très maternelle
00:48:46et qui s'est tellement
00:48:47occupée de ses enfants
00:48:48qu'elle n'a pas pu
00:48:48tellement se créer
00:48:49en tant que femme
00:48:51oui beaucoup
00:48:51j'ai arrêté de travailler
00:48:52très très tôt
00:48:53à partir de mon troisième enfant
00:48:55j'en ai eu 4 en fait
00:48:57je pense que le message
00:49:00il est un peu facile
00:49:01il faut vous redonner le droit
00:49:02je crois que c'est à vous
00:49:03maintenant
00:49:04de vous mettre au monde
00:49:06mais ce qu'il ne faut pas
00:49:07surtout que vous entendiez
00:49:08c'est que vous redonnez
00:49:09ce droit va avoir
00:49:11pour conséquence
00:49:12de totalement abandonner
00:49:13les autres
00:49:15oui
00:49:15mais la dimension mère
00:49:17en vous
00:49:17ne doit pas envahir
00:49:18tout le reste
00:49:19et doit laisser
00:49:20de la place
00:49:21à votre existence
00:49:22et à votre dimension
00:49:23à vous en tant que femme
00:49:24simplement
00:49:25oui
00:49:26oui effectivement
00:49:27je pensais
00:49:28que c'était un peu
00:49:30un peu vers cela
00:49:32mais c'est difficile
00:49:34et pourquoi c'est difficile ?
00:49:36quand on a eu
00:49:36l'habitude
00:49:37que les autres
00:49:39comptent beaucoup sur vous
00:49:40et puis moi je crois
00:49:40que moi-même
00:49:41je suis quelqu'un
00:49:42qui a besoin
00:49:43qu'on ait besoin de moi
00:49:46mais ça n'empêche pas
00:49:47vous pouvez continuer
00:49:49est-ce que je peux être
00:49:50brutal avec vous ?
00:49:51oui bien sûr
00:49:52bien
00:49:52très bien
00:49:53le jour où vous serez plus là
00:49:54ils compteront sur vous
00:49:55les autres ?
00:49:56oui bien sûr
00:49:57ça c'est
00:49:59c'est vrai
00:50:00et d'ailleurs
00:50:00quand j'étais malade
00:50:01ils ont
00:50:02ils ont bien
00:50:02enfin ils étaient très proches
00:50:03mais ils ont bien
00:50:04eu peur
00:50:05ils ont eu très peur
00:50:07et je pense
00:50:08donc ils vous aiment
00:50:10pour vous
00:50:11et pas pour ce que
00:50:11vous leur apportez
00:50:12vous comprenez
00:50:13s'ils ont eu très peur
00:50:14c'est qu'ils vous aiment
00:50:15pour vous
00:50:15ils ont eu peur
00:50:16de vous perdre
00:50:17et ils n'ont pas eu peur
00:50:18de perdre
00:50:20l'esclave
00:50:20qui s'occupe
00:50:21tout le temps d'eux
00:50:23apparemment
00:50:24ils vous disent
00:50:24sans aucune gêne
00:50:25quand ils ont besoin
00:50:26de vous
00:50:26oui
00:50:27vous pouvez leur dire
00:50:28sans aucune gêne
00:50:29quand vous avez besoin d'eux
00:50:31oui oui oui
00:50:32ça je peux
00:50:32effectivement
00:50:33je peux
00:50:33sauf que
00:50:34peut-être
00:50:34je ne me l'autorise pas
00:50:35c'est de dire
00:50:37non je ne peux pas
00:50:38je n'arrivais pas
00:50:40à l'époque
00:50:40là maintenant un peu plus
00:50:41il serait temps
00:50:42oui il serait temps
00:50:44il serait temps
00:50:45effectivement
00:50:46non mais c'est
00:50:47vous savez
00:50:48Jeanne
00:50:49vous avez des petits-enfants
00:50:51une grand-mère
00:50:52pour des petits-enfants
00:50:53c'est une image
00:50:54extraordinaire
00:50:55c'est majeur
00:50:55parce que c'est une image
00:50:57qui n'est plus
00:50:59directe
00:50:59si je puis dire
00:51:01s'ils voient
00:51:01une grand-mère
00:51:02qui sait
00:51:03s'occuper d'elle
00:51:04qui s'amuse
00:51:05pour elle
00:51:05qui fait les choses
00:51:07et qui les aide
00:51:08à montrer
00:51:09à quel point
00:51:10la personne la plus importante
00:51:12pour soi
00:51:12c'est soi
00:51:13vous aurez réussi
00:51:14merveilleusement
00:51:15votre transition
00:51:16et vous serez devenue
00:51:18une grand-mère
00:51:19extraordinaire
00:51:21oui d'accord
00:51:23et j'éviterai
00:51:24comme ça
00:51:25j'espère
00:51:25de récidiver
00:51:26ou de me refaire
00:51:27un autre cancer
00:51:30ça
00:51:30on ne peut pas
00:51:32personne ne peut prédire
00:51:33quoi que ce soit
00:51:34mais comme vous le dites
00:51:35vous-même
00:51:36dans votre façon
00:51:37de le nommer
00:51:38vous refaire
00:51:39un autre cancer
00:51:40vous n'avez peut-être
00:51:41pas besoin
00:51:41de vous refaire
00:51:42effectivement un cancer
00:51:43à partir du moment
00:51:45
00:51:46comment on va dire ça
00:51:48tout ce que vous avez exprimé
00:51:49est légitime
00:51:52donc quelque chose
00:51:53sur lequel
00:51:53il n'y a pas une culpabilité
00:51:54à avoir
00:51:55donc quelque chose
00:51:55qui n'a pas besoin
00:51:56de changer
00:51:58sa raison d'être
00:51:59le problème
00:52:00c'est que dans le cancer
00:52:01la cellule change
00:52:02sa raison d'être
00:52:03oui
00:52:05d'accord
00:52:06donc soyez vous-même
00:52:07soyez vraiment
00:52:08dans l'accueil
00:52:08et puis à nouveau
00:52:09vous serez supéfaites
00:52:11de voir que
00:52:11quand vous serez capable
00:52:12d'exprimer une demande simple
00:52:13sans culpabilité
00:52:15donc non pathogène
00:52:16à vos enfants
00:52:18ils seront les premiers
00:52:19à être disponibles
00:52:20aussi loin qu'ils peuvent
00:52:21et autant qu'ils peuvent
00:52:22comme vous
00:52:23vous êtes la première
00:52:24à être disponible
00:52:24aussi loin que vous pouvez
00:52:25autant que vous pouvez
00:52:28d'accord
00:52:30qu'est-ce qui pourrait
00:52:31vous faire plaisir
00:52:32
00:52:32pour vous
00:52:33alors là
00:52:34ce qui me fait plaisir
00:52:35j'ai commencé
00:52:35effectivement ce processus
00:52:37c'est à dire que
00:52:37par exemple
00:52:37la semaine prochaine
00:52:38je pars une semaine
00:52:39faire de la raquette
00:52:40toute seule
00:52:42en montagne
00:52:43avec un groupe de femmes
00:52:45justement
00:52:45qui a été victime
00:52:46de cancer
00:52:47et ça c'est une semaine
00:52:48que pour moi
00:52:48puisque je vais
00:52:49je vais faire du sport
00:52:51je fais beaucoup de sport
00:52:52alors il va falloir
00:52:55que vous deveniez
00:52:56la joyeuse du groupe
00:52:57parce que le risque
00:52:58sinon c'est
00:52:59de faire de la raquette
00:53:00dans un groupe
00:53:02de personnes
00:53:02qui vont parler
00:53:03de leur cancer
00:53:06soyez celle
00:53:06qui dans le groupe
00:53:07de personnes
00:53:08va être celle
00:53:09qui va monter
00:53:09le haut de la colline
00:53:10montrer le haut
00:53:11de la colline
00:53:11montrer le sommet
00:53:13de la montagne
00:53:13montrer le soleil
00:53:14qui brille
00:53:15la lumière
00:53:16plutôt que l'ombre
00:53:17voilà
00:53:18c'est ça
00:53:18c'est ça
00:53:19mais moi je pense
00:53:20que oui
00:53:21parce que
00:53:21ça va être
00:53:22elles ne parlent pas
00:53:23toutes de leur cancer
00:53:24parce qu'elles ont un cancer
00:53:25qui n'est pas forcément
00:53:25très récent
00:53:26toujours
00:53:27donc je pense
00:53:28qu'elles ont un peu
00:53:28dépassé certaines
00:53:30c'est une très bonne chose
00:53:31c'est très bien ça
00:53:31voilà
00:53:32et puis peut-être
00:53:34qu'il est temps
00:53:35de vous éloigner
00:53:35aussi de ce mot
00:53:37qui ne vous concernera plus
00:53:40oui après
00:53:40vous allez vous créer
00:53:42au lieu de vous créer
00:53:43un cancer
00:53:45oui oui c'est ça
00:53:47après je pense
00:53:47que je tomberai
00:53:48un peu la page
00:53:49entre guillemets
00:53:50pas un peu
00:53:51un peu
00:53:51vous voyez comment
00:53:53vous êtes encore
00:53:54très envahie
00:53:55par tout ça
00:53:55vous n'osez pas
00:53:56il faut vraiment
00:53:58vous libérer
00:53:58de tout ça
00:54:00d'accord
00:54:00je vais essayer
00:54:02d'y travailler
00:54:02non non
00:54:03il ne faut pas essayer
00:54:04il ne faut pas essayer
00:54:05je vais y arriver
00:54:06je vais y arriver
00:54:09ok
00:54:10je vous en prie
00:54:12Jeanne
00:54:13merci à vous
00:54:13on fait une petite pause
00:54:15Laura va nous rejoindre
00:54:17elle voudrait parler
00:54:18de son fils
00:54:19qui a peut-être
00:54:21aussi des petits soucis
00:54:22elle nous raconte ça
00:54:23dans un instant
00:54:25Brigitte Lae
00:54:26Sud Radio
00:54:27Michel Audoul est avec nous
00:54:29fondateur de l'Institut français
00:54:31de Shiatsu
00:54:32et formateur
00:54:33puisque vous formez
00:54:34beaucoup de personnes
00:54:36au Shiatsu
00:54:37et vous êtes venue
00:54:39nous présenter
00:54:39votre dernier livre
00:54:40Un corps pour me soigner
00:54:42une âme pour me guérir
00:54:43aux éditions
00:54:44Alba Michel
00:54:44on continue avec Laura
00:54:46qui nous appelle
00:54:47pour votre fils
00:54:48qui a 22 ans
00:54:49c'est bien ça Laura
00:54:50bonjour
00:54:51bonjour Michel
00:54:52bonjour Brigitte
00:54:53je suis tellement contente
00:54:55de vous avoir
00:54:56c'est sûr
00:54:57ça me fait très plaisir
00:54:58merci beaucoup
00:55:00et bien Alba
00:55:01merci à vous
00:55:02oui merci
00:55:03je vous m'appelle
00:55:04parce que voilà
00:55:05depuis l'âge
00:55:06de ces 17 ans passés
00:55:08mon fils
00:55:09en fait
00:55:10souffre de diarrhée
00:55:11presque chronique
00:55:12dès qu'il a quelque chose
00:55:14à faire à l'extérieur
00:55:16ou prendre la voiture
00:55:17prendre le train
00:55:19aller au collège
00:55:20enfin à l'époque
00:55:21c'était au lycée
00:55:23ça lui déclenche
00:55:24une espèce de diarrhée
00:55:26voilà
00:55:26il a du mal à partir
00:55:28ça lui fait perdre du poids
00:55:30ça a commencé
00:55:31en cette année terminale
00:55:35voilà
00:55:35alors est-ce que c'est lié
00:55:36à ce départ de la maison
00:55:38ensuite pour être étudiant
00:55:39ça s'est accentué
00:55:41lorsqu'il était étudiant
00:55:42là maintenant
00:55:43il est stagiaire
00:55:44donc il est revenu
00:55:45chez nous
00:55:47ça va à peu près mieux
00:55:48parce qu'il a fait
00:55:49des tas d'examens
00:55:50au niveau de son gastro-entéléurologue
00:55:52qui le suit
00:55:53et qui lui donne
00:55:54des acides foliques
00:55:55pour aider son foie
00:55:56à mieux assimiler
00:55:57les aliments
00:55:58etc
00:55:59il voit une thérapeute
00:56:00que je lui ai conseillée
00:56:01mais qu'il a choisi
00:56:02lui tout seul
00:56:03pour essayer
00:56:04de gérer son stress
00:56:06mais ça gère le stress
00:56:08un peu mieux
00:56:09c'est pour ça
00:56:10que ça va mieux
00:56:11mais ça ne résout pas
00:56:12le problème de fond
00:56:13et on en est aujourd'hui
00:56:15effectivement
00:56:16il a 22 ans
00:56:17et voilà
00:56:17quand il a une réunion
00:56:19importante au travail
00:56:21c'est l'angoisse
00:56:22enfin je ne sais pas
00:56:23si c'est l'angoisse
00:56:24mais en tout cas
00:56:24il est coincé aux toilettes
00:56:27et ça c'est ce qui se passe
00:56:28maintenant
00:56:28sachant que j'ai quand même
00:56:30on a fait avec lui
00:56:31un peu de rétrospective
00:56:33il est né
00:56:34prématuré
00:56:35parce que
00:56:36j'ai dû faire une infection
00:56:38quand j'étais enceinte
00:56:40et lui
00:56:41mon bébé
00:56:42il a répandu
00:56:45son méconium
00:56:46dans mon ventre
00:56:48en fait
00:56:48et donc j'ai dû subir
00:56:49une césarienne
00:56:51trois semaines plus tard
00:56:52alors que tout allait
00:56:53un peu mieux
00:56:54mais que c'était
00:56:54une toute petite croquette
00:56:56il a fait une sténose
00:56:57du pylor
00:56:58il s'est fait opérer
00:57:00tout a été mieux
00:57:01jusqu'à voilà
00:57:02la vie s'est déroulée
00:57:03tranquillement
00:57:04jusqu'à cette date
00:57:05butoir
00:57:06ou qui arrivait
00:57:07comme ça
00:57:08un petit peu du jour
00:57:08au lendemain
00:57:09ou je vous assure
00:57:10que quand en fait
00:57:11il est dans le mal
00:57:13j'essaye de le réconforter
00:57:14que ça va aller
00:57:16et une fois
00:57:17j'étais comme ça
00:57:17dans la voiture
00:57:18il allait pas bien
00:57:19il fallait qu'on s'arrête
00:57:20parce qu'il fallait
00:57:20qu'il aille aux toilettes
00:57:21et je lui tiens la main
00:57:23pour le réconforter
00:57:24et là en fait
00:57:25je sens ses mains
00:57:26comme glacées
00:57:28et si vous voulez
00:57:29ça m'a fait quelque chose
00:57:29parce que j'ai l'impression
00:57:30qu'il était hors de son corps
00:57:33et donc voilà
00:57:34je me tourne vers vous
00:57:35parce que
00:57:36malgré des thérapies
00:57:38les médecins
00:57:39qui l'aident
00:57:40j'aimerais
00:57:41alors il n'ose pas appeler
00:57:43voilà
00:57:45c'est dommage
00:57:46parce que ça serait
00:57:46oui mais pourquoi
00:57:47voulez-vous qu'il le fasse
00:57:48puisque vous le faites
00:57:49à sa place
00:57:54quelque part
00:57:55je lui dis
00:57:56vas-y prends le téléphone
00:57:57et fais-le
00:57:58oui mais Laura
00:58:00ça veut dire
00:58:00en quelque sorte
00:58:01qu'il est peut-être temps
00:58:02de lui lâcher un peu la main
00:58:05j'aimerais bien oui
00:58:07votre ressenti
00:58:07de la main froide
00:58:08c'est très très simple
00:58:10et très basique
00:58:10ça s'appelle
00:58:11un processus neuro-végétatif
00:58:13il y a une ischémie
00:58:14des vaisseaux capillaires
00:58:15qui fait que la main
00:58:16devient froide
00:58:17il peut y avoir
00:58:17des transpirations froides
00:58:19qui peuvent exister
00:58:20etc
00:58:21la biomécanique
00:58:22de la diarrhée
00:58:23etc
00:58:24tout ça parle
00:58:25du système neuro-végétatif
00:58:26c'est-à-dire
00:58:27des structures non conscientes
00:58:28du non volontaire
00:58:29il n'y a rien
00:58:30d'ahurissant
00:58:31et d'étonnant
00:58:32énormément d'enfants
00:58:34ont mal au ventre
00:58:35avant de rentrer en classe
00:58:36ou etc
00:58:36beaucoup de personnes
00:58:38avant des moments importants
00:58:40quand ils vivent des stress
00:58:41vont avoir ces réactions
00:58:42et ces manifestations
00:58:43de type diarrhéique
00:58:44donc il n'y a rien
00:58:45d'anormal dans ce qui se passe
00:58:46chez votre fils
00:58:47puisque ça a commencé
00:58:47extrêmement tôt
00:58:48puisque ça a commencé
00:58:50in utero
00:58:51on va revenir peut-être
00:58:53là-dessus
00:58:53la deuxième des choses
00:58:54que vous pouvez voir
00:58:56c'est que
00:58:57il y a quelque chose
00:58:59qui est en lien
00:58:59avec cet accouchement
00:59:01prématuré
00:59:01le fait que
00:59:03la structure organique
00:59:04qui est la dernière
00:59:05à se constituer
00:59:06et qui a eu du mal
00:59:07à le faire
00:59:08comme chez beaucoup
00:59:08de prématurés
00:59:09c'est la structure hépatique
00:59:10or derrière les diarrhées
00:59:12il y a souvent
00:59:12un déséquilibre
00:59:13sur cette structure-là
00:59:14et sur le plan énergétique
00:59:15le foie
00:59:16c'est ce qui porte
00:59:17et qui répond
00:59:18à une question centrale
00:59:19qui est
00:59:19qui suis-je
00:59:21et que
00:59:21évidemment
00:59:22qu'il a besoin
00:59:23de faire quelque chose
00:59:24pour aller se rassurer
00:59:26voire même
00:59:27pour prendre conscience
00:59:27de son identité
00:59:28c'est-à-dire
00:59:29de savoir plus précisément
00:59:30qui il est
00:59:31puisque qu'est-ce que l'on voit
00:59:32c'est que c'est chaque fois
00:59:33qu'il est confronté
00:59:34à une nécessité
00:59:35où il va devoir
00:59:35entre guillemets dire jeu
00:59:37avec un J majuscule
00:59:38ou affronter le monde
00:59:40et faire face au monde
00:59:41il rentre dans ce complexe
00:59:43qu'on peut appeler
00:59:43le complexe de Tanguy
00:59:44c'est-à-dire
00:59:44il va essayer de rentrer
00:59:45dans la tanière familiale
00:59:47il va essayer de retourner
00:59:48dans cette matrice maternelle
00:59:49si protectrice
00:59:50où il n'aurait pas
00:59:52à affronter le monde
00:59:53sauf que
00:59:54ces zones-là
00:59:55comme celles du foie
00:59:56et celles notamment
00:59:57de l'intestin
00:59:58sont extrêmement importantes
00:59:59sur l'immunité
01:00:00la capacité à faire face
01:00:01et à se défendre
01:00:02c'est là-dessus
01:00:03où il y a besoin de travailler
01:00:03il y a des réponses
01:00:05il y aura des réponses biomécaniques
01:00:07il peut aller voir
01:00:08un praticien shiatsu
01:00:09il va aller se faire faire
01:00:09certaines techniques
01:00:10qui vont lui permettre
01:00:11de rééquilibrer
01:00:12ces énergies-là
01:00:13il y a des huiles essentielles
01:00:15qui peuvent s'appliquer
01:00:15sur les zones abdominales
01:00:17notamment comme
01:00:17une essentielle
01:00:18qui s'appelle
01:00:19Thin
01:00:19c'était Tujanol
01:00:21qui est particulièrement efficace
01:00:23dans ces phénomènes diarrhéiques
01:00:25mais il a surtout besoin
01:00:27de deux choses fondamentales
01:00:28un c'est
01:00:29se reprendre en main
01:00:31si j'ose dire
01:00:32c'est-à-dire
01:00:34se redonner le droit
01:00:35de redresser la tête
01:00:36et d'affronter le monde
01:00:37et puis que sa maman
01:00:38le laisse avoir
01:00:39un petit peu peur
01:00:43bah c'est sûr
01:00:44que je l'ai
01:00:45quand en fait
01:00:46j'ai failli
01:00:47le perdre deux fois
01:00:48vous l'avez bien couvé
01:00:49mais c'est bien
01:00:51on vous accuse de rien
01:00:52vous n'avez
01:00:53mais vous justifiez pas
01:00:54c'est pas grave Laura
01:00:55ça se comprend
01:00:56bien sûr
01:00:56mais là
01:00:57écoutez
01:00:58on voit bien
01:00:59c'est quand il
01:01:00quand il commence
01:01:00à quitter
01:01:02à 17 ans
01:01:03le foyer familial
01:01:04que ça commence
01:01:05à aller mal
01:01:06et il est revenu
01:01:07ça va un peu mieux
01:01:08enfin vous voyez
01:01:09c'est quand même
01:01:10assez limpide
01:01:11il a commencé de bonheur
01:01:12c'est quand il devait
01:01:13quitter la matrice maternelle
01:01:16donc il faut
01:01:17qu'il accepte
01:01:18qu'il faut qu'il vole
01:01:20un peu de ses propres ailes
01:01:21c'est tout
01:01:24pourtant il se trouve
01:01:25enfin il se donne
01:01:26l'impression
01:01:27d'être un gars
01:01:28indépendant
01:01:29qui gère sa vie
01:01:30qui est hyper cool
01:01:31vous voyez
01:01:31c'est comme si en fait
01:01:32il y avait derrière
01:01:34ce qu'il est
01:01:35enfin il est devant
01:01:35ce qu'il n'est pas
01:01:36derrière
01:01:37oui mais c'est classique
01:01:38ça vous savez
01:01:39le petit garçon
01:01:39à qui on dit
01:01:40d'aller chercher
01:01:40une bouteille de vin
01:01:41à la cave
01:01:41et qui est mort de trouille
01:01:42en descendant dans l'escalier
01:01:43il chante
01:01:44il bombe le torse
01:01:46il faut pas vous
01:01:46il faut pas vous arrêter à ça
01:01:48c'est votre fils
01:01:49et vous le connaissez
01:01:50alors ne cherchez pas
01:01:51des trucs et des prétextes
01:01:52qui vont vous permettre
01:01:53à vous de continuer
01:01:54à avoir besoin de le materner
01:01:56vous avez une espèce
01:01:57de culpabilité
01:01:57de ne pas l'avoir porté
01:01:58jusqu'au bout
01:02:00ne le laissez pas
01:02:01s'appuyer là dessus
01:02:02parce que c'est pas vous
01:02:03qui ne l'avez pas porté
01:02:04jusqu'au bout
01:02:05c'est lui qui a voulu faire
01:02:07ce qu'il fallait
01:02:07pour sortir avant
01:02:08sauf que le fait de sortir
01:02:09il disait la matrice
01:02:10tu faisais peur
01:02:13qu'est-ce qu'il a choisi
01:02:14comme métier ?
01:02:16ben là il est dans le commerce
01:02:18il est en stage encore
01:02:19c'est le plus simple
01:02:20pour affronter le monde
01:02:21le commerce
01:02:24c'est-à-dire
01:02:25c'est le monde
01:02:26le plus âpre
01:02:26le plus de compétition
01:02:28où on doit le plus
01:02:29affronter les choses
01:02:30etc
01:02:34il s'est donc fixé
01:02:35un beau challenge
01:02:37ah oui oui
01:02:38puis il les aime
01:02:39ces challenges
01:02:39et c'est sûr
01:02:41qu'il a besoin
01:02:42de se sentir
01:02:42vivre tout seul
01:02:43mais en en étant
01:02:45consciente
01:02:47j'arrive pas à voir
01:02:49comment je pourrais
01:02:50libérer de ça
01:02:52libérez-le justement
01:02:53oui mais Laura
01:02:54déjà ne vous occupez
01:02:56plus de ces diarrhées
01:02:57laissez-le
01:02:58avec ces problèmes
01:02:59c'est plus votre problème
01:03:01parce que quelque part
01:03:03il a 22 ans
01:03:05c'est sa manière aussi
01:03:06de rester
01:03:07le petit garçon
01:03:09c'était quel âge déjà ?
01:03:13vous voyez
01:03:14je vais vous rappeler
01:03:15peut-être quelque chose
01:03:16que vous connaissez
01:03:17vous savez
01:03:17comment Freud
01:03:19parlait
01:03:19du stade anal ?
01:03:23non
01:03:24bon
01:03:25c'est la première fois
01:03:26où le petit garçon
01:03:28ou la petite fille
01:03:28peut dire non
01:03:29en refusant
01:03:30de donner son caca
01:03:34alors ça
01:03:35votre fils
01:03:36ça existe entre vous
01:03:38le stade anal
01:03:40d'accord
01:03:41coupez un peu
01:03:43ce stade anal
01:03:43entre vous
01:03:44on s'en fout
01:03:45c'est diarrhée
01:03:46c'est son problème
01:03:46c'est plus le vôtre
01:03:49il a besoin
01:03:50il a un besoin
01:03:51majeur
01:03:52fondamental
01:03:54de vous sentir
01:03:55tranquille
01:03:55et de vous sentir
01:03:57absolument pas
01:03:58dans le fantasme
01:03:59du risque
01:04:00qu'il ait une diarrhée
01:04:01à tout moment
01:04:03il a besoin
01:04:04de vous sentir
01:04:05tranquille
01:04:08d'accord
01:04:08et ça
01:04:09il en est conscient
01:04:10ou pas ?
01:04:11écoutez
01:04:12symboliquement
01:04:12c'est en tout cas
01:04:14important de le comprendre
01:04:15et à partir du moment
01:04:16où c'est plus le lien
01:04:17entre vous
01:04:18ça va disparaître
01:04:19puisque ça n'aura plus
01:04:20aucun sens
01:04:22d'accord
01:04:22je vois
01:04:23d'accord
01:04:24vous savez
01:04:25je cite souvent
01:04:26cette anecdote
01:04:27à mes élèves
01:04:29ou etc
01:04:31quand il était
01:04:32vers la fin de sa vie
01:04:33mon père était assis
01:04:34près d'une fenêtre
01:04:35il y avait un tilleul
01:04:36qui était devant la fenêtre
01:04:38de la cuisine
01:04:39là où il était assis
01:04:40et il y avait
01:04:41tous les ans
01:04:42un couple de mères
01:04:43le guinichait
01:04:43et qu'il y avait
01:04:44les petits
01:04:45et quand arrivait
01:04:46le moment où il fallait
01:04:47que les petits
01:04:47quittent le nid
01:04:48donc qu'ils n'allaient plus
01:04:49pouvoir simplement
01:04:49ouvrir le bec
01:04:50pour se faire nourrir
01:04:51vous savez ce que faisaient
01:04:52les parents
01:04:53et bien ils venaient
01:04:54avec les verres
01:04:55les petits asticots
01:04:56et etc
01:04:56et ils les posaient
01:04:58au sol
01:04:58au pied
01:04:59de l'arbre
01:05:00et les petits
01:05:01qui étaient en haut
01:05:02ça ne leur plaisait pas du tout
01:05:03et ils criaient
01:05:03et ils pleuraient
01:05:04et etc
01:05:05et les parents
01:05:05continuaient à poser
01:05:06au pied de l'arbre
01:05:07jusqu'au moment
01:05:07où de toute façon
01:05:08ne pouvant pas faire autrement
01:05:10qu'est-ce qu'ils faisaient
01:05:10les petits
01:05:13ils quittaient le nid
01:05:14ils s'envolaient
01:05:15et ils allaient manger
01:05:16les petits verres
01:05:17au pied de l'arbre
01:05:19mais ça a été
01:05:20douloureux
01:05:20et confortable
01:05:21et inconfortable
01:05:22pendant un petit moment
01:05:23bien sûr
01:05:28merci Laura
01:05:28allez on fait une petite pause
01:05:30on se retrouve
01:05:30dans un médecin
01:05:31avec Cindy
01:05:32qui va parler
01:05:33de ces six titres
01:05:34à répétition
01:05:35et puis on va
01:05:37parler dans le sexe au conseil
01:05:39de cette promesse
01:05:39à tenir
01:05:41et puis si vous avez envie
01:05:42vous aussi de réagir
01:05:43vous pouvez nous appeler
01:05:44sur Sud Radio
01:05:44au 0826 300 300
01:05:46à tout de suite
01:05:48Brigitte Lae
01:05:49Sud Radio
01:05:50le sexe au conseil
01:05:52alors
01:05:52Michel Audoul
01:05:53une promesse
01:05:54à tenir
01:05:55et oui
01:05:56parce que
01:05:56quand on est
01:05:57dans des rythmes
01:05:58de rapport sexuel
01:05:59il ne faut pas tomber
01:06:01non plus dans la routine
01:06:02et c'est pas mal
01:06:03de temps en temps
01:06:04de tenter
01:06:06quelque chose
01:06:07de nouveau
01:06:08par exemple
01:06:09une fois sur trois
01:06:10une fois sur cinq
01:06:11et c'est valable
01:06:12ce conseil
01:06:13pour tous les couples
01:06:14même si vous êtes ensemble
01:06:15que depuis peu de temps
01:06:17et puis pour les autres
01:06:18qui sont ensemble
01:06:19depuis très longtemps
01:06:20c'est encore plus important
01:06:21et même si vous êtes
01:06:22un peu timide
01:06:24il y a toujours
01:06:24des tas de trucs nouveaux
01:06:25qu'on peut faire
01:06:26on n'est pas obligé
01:06:27d'inventer
01:06:28des choses extraordinaires
01:06:30mais rien qu'un petit changement
01:06:32par exemple
01:06:32de lumière
01:06:35ou bien tout simplement
01:06:36même
01:06:37un changement
01:06:38de lieu
01:06:39enfin bref
01:06:40tout ce qui peut donner
01:06:41à vos ébats
01:06:42une toute autre couleur
01:06:43ou une autre saveur
01:06:44et bien ça va vous permettre
01:06:46d'avoir une relation sexuelle
01:06:48qui va sortir
01:06:49de ce qui pourrait être
01:06:50une routine
01:06:51alors moi j'aime bien
01:06:52toujours rappeler
01:06:53qu'on peut jouer
01:06:53avec nos cinq sens
01:06:54nos cinq sens
01:06:55sont très importants
01:06:57dans tout ce qui est
01:06:58d'ordre de la sexualité
01:07:00et puis
01:07:01donc
01:07:02la question
01:07:03c'est de se surprendre
01:07:04un petit peu
01:07:05pour exciter le désir
01:07:06de l'autre
01:07:06et puis on peut également
01:07:09pour des tas de raisons
01:07:11décider que c'est
01:07:12seulement l'un
01:07:13ou l'autre
01:07:14qui va avoir
01:07:15ces petites promesses
01:07:16à tenir
01:07:16de faire quelque chose
01:07:17de nouveau
01:07:17de temps en temps
01:07:18ou ça peut être
01:07:19une fois l'un
01:07:20une fois l'autre
01:07:21ça peut être
01:07:21enfin bon ça après
01:07:22c'est à vous
01:07:23de vous organiser
01:07:23mais en tout cas
01:07:25si on ronronne
01:07:27toujours dans le même décor
01:07:28c'est un petit peu
01:07:28comme si on mangeait
01:07:29tous les jours
01:07:30la même chose
01:07:31un bout de temps
01:07:32ça peut être
01:07:32la chose préférée
01:07:33qu'on mange
01:07:34on a envie
01:07:35de manger autre chose
01:07:35bien sûr
01:07:38c'est à dire que
01:07:39en fait
01:07:39très globalement
01:07:41le désir
01:07:41n'est pas quelque chose
01:07:42qui est un dû
01:07:43qui arrive
01:07:44et qui est comme ça
01:07:45et qui est absolu
01:07:46et qui est tout le temps
01:07:46le même
01:07:47c'est comme le reste
01:07:48ça a besoin d'être nourri
01:07:49ça a besoin d'être réactivé
01:07:50ça a besoin
01:07:51et la particularité
01:07:53du désir
01:07:53c'est que
01:07:54il s'appuie
01:07:55sur toutes les énergies
01:07:56qui sont celles
01:07:57qui sont celles
01:07:58du plaisir
01:07:58du jeu
01:07:59et de la joie
01:07:59voilà
01:08:00exactement
01:08:01le jeu
01:08:01on en parle souvent
01:08:03dans cette émission
01:08:04c'est ce qui réanime
01:08:06la surprise en fait
01:08:07le jeu
01:08:08et puis il vous reste
01:08:10quelques minutes
01:08:10peut-être
01:08:11pour tenter
01:08:12de gagner
01:08:12ce lélo
01:08:14qu'on vous propose
01:08:16sur Sud Radio
01:08:16c'est un stimulateur
01:08:17clitoridien
01:08:18Sona 3
01:08:19c'est évidemment
01:08:19plutôt un jouet
01:08:21pour femmes
01:08:21mais pourquoi pas
01:08:22si vous avez envie
01:08:23de l'offrir
01:08:23à votre compagne
01:08:25vous avez
01:08:26la possibilité
01:08:27en envoyant
01:08:27un SMS
01:08:28Brigitte
01:08:29au 72018
01:08:30bonjour Cindy
01:08:31merci d'être avec nous
01:08:33bonjour
01:08:34bonjour Brigitte
01:08:35bonjour Michel
01:08:36merci de me recevoir
01:08:39bonjour
01:08:41alors en fait
01:08:42moi quand j'ai annoncé
01:08:43il y a un nom
01:08:44à ma famille
01:08:47oui
01:08:47j'ai dit
01:08:48de mon papa
01:08:49dans mon enfance
01:08:50alors je pense
01:08:52il n'y a pas d'image
01:08:53et j'en veux pas
01:08:53de ce sourire
01:08:55mais en tout cas
01:08:55quand je l'ai annoncé
01:08:56il y a un nom
01:08:57à mon papa
01:08:57parce qu'il souhaitait
01:08:59mettre fin à sa vie
01:09:01parce que sa femme
01:09:03était en train de mourir
01:09:04d'un cancer
01:09:04et bien je ne voulais pas
01:09:05qu'il meure
01:09:06avec cette culpabilité
01:09:08donc je l'ai annoncé
01:09:09en lui disant
01:09:10moi je t'ai pardonné
01:09:11et donc je l'ai annoncé
01:09:12à lui
01:09:12à mes soeurs
01:09:13et à ma mère
01:09:14et depuis un an
01:09:15j'ai des infections
01:09:16urinaires à répétition
01:09:18et même après
01:09:20les antibiotiques
01:09:21quelques jours après
01:09:22l'infection revient
01:09:23je n'ai pas de douleur
01:09:24j'ai une très forte odeur
01:09:25donc je
01:09:26mais est-ce que
01:09:27sur plein de choses
01:09:28oui
01:09:29est-ce que vous regrettez
01:09:30d'avoir dit à votre famille
01:09:32ce qui s'était passé
01:09:33ou pas
01:09:34parfois oui
01:09:35je l'ai regretté
01:09:36parfois
01:09:37et là actuellement
01:09:38bon bah
01:09:38en fait ça a tout bloqué
01:09:41dans les liens
01:09:41puisqu'ils m'en ont voulu
01:09:44et que
01:09:45à l'heure actuelle
01:09:46je n'ai pas vraiment
01:09:47de relation
01:09:47avec toute ma famille
01:09:50vous avez découvert
01:09:52donc c'est un inceste
01:09:54on est bien d'accord
01:09:55c'est votre père
01:09:55votre propre père
01:09:56qui a abusé de vous
01:09:58quand vous étiez
01:09:59petite fille
01:10:02encore une fois
01:10:02je n'ai pas d'image
01:10:04j'ai juste une verticule
01:10:05ça fait des années
01:10:06que j'en parle
01:10:08avec la psychologue
01:10:08en fait ça a commencé
01:10:09avec mon bassin
01:10:10qui était bloqué
01:10:11mon corps
01:10:11oui non mais
01:10:12qu'est-ce qui fait
01:10:14que
01:10:14est-ce que votre père
01:10:16a avoué ?
01:10:18non par contre
01:10:19ça a débloqué
01:10:20une situation
01:10:21dans le cas
01:10:22où il a dit
01:10:22qu'il a dit
01:10:23jamais j'aurais pu
01:10:24faire ça
01:10:25parce que moi-même
01:10:27un oncle me l'a fait
01:10:28j'étais trop jeune
01:10:29je ne l'ai pas compris
01:10:29donc il a dit ça
01:10:31à une de mes soeurs
01:10:32donc ça a débloqué
01:10:33en tout cas
01:10:33un secret
01:10:33qu'il avait lu
01:10:34mais moi depuis un an
01:10:36en fait
01:10:36j'ai des cystiques
01:10:37sur mon corps
01:10:38non mais Cindy
01:10:40c'est important
01:10:40encore une fois
01:10:41je ne peux pas
01:10:43affirmer quoi que ce soit
01:10:44ce ne sont que
01:10:45mes connaissances
01:10:46sur le sujet
01:10:48des abus sexuels
01:10:49sur enfants
01:10:50puisque c'est quand même
01:10:50quelque chose
01:10:51qu'on aborde
01:10:52dans cette émission
01:10:53depuis 15 ans
01:10:54donc je commence à voir
01:10:55beaucoup de
01:10:56que si votre père
01:10:58a subi des abus
01:11:00il est possible
01:11:01que vous
01:11:02en tant qu'enfant
01:11:02vous ayez
01:11:04d'une manière
01:11:05vous ayez
01:11:07incorporé
01:11:08si je puis dire
01:11:08ce secret de famille
01:11:09en vous
01:11:10et que vous en avez déduit
01:11:11que vous-même
01:11:12vous auriez été
01:11:13abusé de votre père
01:11:14mais si vous n'avez pas
01:11:16de souvenirs
01:11:16si vous n'avez rien
01:11:17qui le prouve
01:11:19ça peut être
01:11:21votre imaginaire
01:11:22je ne dis pas
01:11:23encore une fois
01:11:23que ce n'est pas vrai
01:11:24je n'en sais rien
01:11:25je dis juste
01:11:26que attention
01:11:27de ne pas
01:11:29accuser votre père
01:11:30à tort
01:11:31parce que c'est quand même
01:11:32enfin c'est gravissime
01:11:34comme accusation
01:11:35attention quand même
01:11:36à ce qui devient
01:11:37une vérité
01:11:37alors que ça n'est
01:11:38qu'une affirmation
01:11:39que ce soit par un thérapeute
01:11:41ou pas
01:11:42ça n'est qu'une affirmation
01:11:43basée sur quelques données
01:11:44qui semblent être
01:11:46chez vous
01:11:46des données corporelles
01:11:47au niveau de la structure
01:11:48du bassin
01:11:50et je pense qu'effectivement
01:11:51comme le dit Brigitte
01:11:52il est tout à fait possible
01:11:53qu'il y ait eu
01:11:54au plus profond de vous-même
01:11:55une imprégnation
01:11:57dans ce qui s'appelle
01:11:58le transmis
01:11:59ou du transgénérationnel
01:12:01ou de l'imprégnation
01:12:03d'un secret de famille
01:12:03ça ne signifie absolument pas
01:12:05qu'il y ait une vérité
01:12:07derrière ça
01:12:08et c'est là
01:12:09où ça va devenir intéressant
01:12:10de décoder votre cystite
01:12:11puisque bien que vous ayez
01:12:13apparemment résolu
01:12:15en partie la chose
01:12:17cette chose
01:12:17qui est censée être résolue
01:12:19elle a généré
01:12:19un nouveau type
01:12:20de symptômes chez vous
01:12:21et qui est beaucoup plus clair
01:12:22et précis
01:12:23donc celui-là
01:12:23il va falloir l'éclaircir
01:12:24ce qu'il faudrait aussi voir
01:12:26Cindy
01:12:26quels sont les autres symptômes
01:12:29au moment de votre adolescence
01:12:31qui pourraient laisser penser
01:12:33qu'il y a eu un ceste
01:12:34est-ce que vous avez été anorexique
01:12:36est-ce que vous avez
01:12:37eu une maladie auto-immune
01:12:38est-ce que vous avez été
01:12:39en surpoids
01:12:40est-ce que
01:12:42voyez
01:12:42parce que souvent
01:12:43quand il y a eu
01:12:44enfin pas souvent
01:12:45toujours
01:12:46quand il y a eu abus
01:12:47réellement
01:12:48avant l'âge
01:12:49de 8 ans
01:12:50il y a des symptômes
01:12:51il y a plusieurs symptômes
01:12:54je pense que j'étais
01:12:55toute bébé
01:12:56donc je ne m'en souviens pas
01:12:57oui mais
01:12:58je peux vous assurer
01:12:59que si tout bébé
01:13:00vous aviez été abusé
01:13:01par votre père
01:13:01il y aurait eu des symptômes
01:13:02enfin encore une fois
01:13:03je ne veux pas
01:13:04je ne veux pas affirmer
01:13:05mais le contraire non plus
01:13:05parce que c'est
01:13:07vous comprenez
01:13:08mais si c'est votre thérapeute
01:13:09qui vous a mis ça
01:13:10dans le crâne
01:13:11attention
01:13:11parce que
01:13:12parce qu'on entend
01:13:13beaucoup de choses
01:13:15voyez
01:13:16je me permets de vous dire
01:13:17qu'en fait
01:13:19comment dire
01:13:20en soi
01:13:21ce n'est pas ça
01:13:21qui me pose problème
01:13:22parce que
01:13:24je ne l'ai pas fait
01:13:25dans cette intention
01:13:26d'accuser mon père
01:13:28et c'est comme ça
01:13:28que du coup
01:13:29ça a été entendu
01:13:30dans ma famille
01:13:30comme quoi j'accusais
01:13:31la seule chose
01:13:32que je voulais
01:13:33c'est que
01:13:34j'ai dit
01:13:34je pense
01:13:35que ça fait ça
01:13:37et je voulais
01:13:38que tu t'en libères
01:13:39non mais Cindy
01:13:40j'ai bien compris
01:13:40on vous a dit
01:13:41quelque chose
01:13:42qui vous paraissait énorme
01:13:43et en même temps
01:13:43vous pardonniez
01:13:44déjà à votre père
01:13:45ce qui laisse à penser
01:13:46que ça ne s'est pas produit
01:13:48parce que sinon
01:13:48je ne vois pas comment
01:13:49vous auriez pu
01:13:50de manière aussi généreuse
01:13:51pardonner à votre père
01:13:52voyez
01:13:53donc vous avez cru
01:13:54bien faire
01:13:55parce que
01:13:56vous avez été
01:13:58télévidé
01:13:59par quelqu'un
01:14:00comment pouvez-vous penser
01:14:02la thérapeute
01:14:03oui pardon
01:14:03non allez-y
01:14:04allez-y
01:14:05en fait la thérapeute
01:14:07elle m'écoute
01:14:08et des fois
01:14:09elle interprète
01:14:10juste mes mots
01:14:10et j'ai des fois
01:14:11une dispute au téléphone
01:14:12avec mon père
01:14:13et ça m'a fait
01:14:14beaucoup de bien
01:14:15cette dispute
01:14:15et j'ai dit
01:14:16c'est comme s'il y avait
01:14:17quelque chose
01:14:17d'englué sur moi
01:14:18et en moi
01:14:20qui s'en faisait
01:14:20et que je retirais
01:14:21j'ai juste répété
01:14:22cette phrase
01:14:23et en sortant
01:14:25j'ai eu comme quelque chose
01:14:27en fait je voulais
01:14:27lui poser la question
01:14:28avec ce que vous pensez
01:14:29que j'étais abusée
01:14:30par mon père
01:14:30je sais qu'elle
01:14:31n'aurait pas répondu
01:14:32elle m'aurait juste dit
01:14:34seul vous pouvez le savoir
01:14:35et en fait là
01:14:36à l'intérieur de moi
01:14:37ça a été
01:14:37mais je l'ai toujours su
01:14:39donc je ne sais pas
01:14:40si c'est le cas
01:14:41en fait ce qui m'intéresse
01:14:42maintenant aujourd'hui
01:14:43c'est de débloquer
01:14:44oui oui je comprends bien Cindy
01:14:46mais c'est
01:14:48enfin ce qui est quand même
01:14:50ennuyeux
01:14:50c'est comment vous accusez
01:14:52votre père
01:14:53devant toute la famille
01:14:55alors peut-être
01:14:55qu'il a eu des gestes
01:14:57un peu incestuels
01:14:59quand vous étiez bébé
01:15:00c'est possible aussi
01:15:02de par ses propres abus
01:15:04lui-même
01:15:05mais de toute façon
01:15:06quelle que soit
01:15:07cette vérité
01:15:08cette cystite
01:15:09elle vous parle
01:15:10de votre culpabilité
01:15:12dans ce qui est
01:15:12le rapport à l'image
01:15:13et à la prégnance
01:15:15de l'image du père
01:15:16c'est un très grand classique
01:15:18derrière les cystites
01:15:19il y a toujours
01:15:20une image du père
01:15:21qui est celle du commandeur
01:15:24et vous l'avez fait descendre
01:15:27brutalement
01:15:27d'un piédestal
01:15:28et quelque part
01:15:29au plus profond de vous-même
01:15:30vous vous interrogez
01:15:31sur la pertinence
01:15:33ou pas du fait
01:15:33la deuxième des choses
01:15:35c'est que vous vous posez
01:15:36la question de savoir
01:15:37si ce que vous avez pensé faire
01:15:40sans doute
01:15:41dans la meilleure des intentions
01:15:42pour libérer la famille
01:15:43n'est pas au contraire
01:15:44quelque chose
01:15:45qui l'a plombé
01:15:46d'ailleurs
01:15:47les difficultés relationnelles
01:15:48qu'il y a aujourd'hui
01:15:49elles sont là
01:15:50et donc je pense
01:15:51que vous êtes confrontés
01:15:51plus ou moins consciemment
01:15:53à une monstrueuse culpabilité
01:15:55par rapport à ce qui s'est passé
01:15:56à ce moment-là
01:15:57par rapport au fait
01:15:58que parfois
01:15:59il y a des vérités
01:16:00qu'il est mieux
01:16:00de taire
01:16:01et de ne pas révéler
01:16:02parce que les dégâts collatéraux
01:16:04peuvent être
01:16:05beaucoup plus importants
01:16:06que le bénéfice
01:16:06qu'on va en tirer
01:16:07et que la responsabilité
01:16:09est parfois
01:16:09de savoir garder
01:16:10un certain nombre
01:16:10de choses pour soi
01:16:11pour ce qui est
01:16:12de la question
01:16:12de votre cystite
01:16:13vous vous rendez bien compte
01:16:14puisque vous le voyez
01:16:15vous-même
01:16:16dès que vous arrêtez
01:16:17un traitement
01:16:17quel qu'il soit
01:16:18à ce moment-là
01:16:19ça redémarre aussitôt
01:16:20parce que c'est pas
01:16:21à ce niveau-là
01:16:22que se situe le problème
01:16:23c'est pas le germe pathogène
01:16:25qui est responsable
01:16:25lui s'active
01:16:26parce que votre immunité
01:16:27dans cette zone corporelle
01:16:29là tombe
01:16:30et cette zone corporelle là
01:16:31c'est celle du rapport
01:16:32aux ancêtres
01:16:33c'est celle du rapport
01:16:34aux référents
01:16:35le père
01:16:35la mère
01:16:36et derrière ça
01:16:36le rapport à la famille
01:16:37et c'est celui-là
01:16:38que vous avez besoin
01:16:39de cicatriser
01:16:41vous avez besoin
01:16:42de mettre un anti-inflammatoire
01:16:43sur cette relation-là
01:16:45allez voir un praticien
01:16:46shiatsu là aussi
01:16:47parce qu'il y a
01:16:49obligatoirement
01:16:49quand il y a présence
01:16:50de cystite
01:16:51un problème
01:16:51de décalage sacroiliac
01:16:53votre sacrum
01:16:54est très légèrement
01:16:54dépositionné
01:16:55ça comprime
01:16:56certaines terminaisons nerveuses
01:16:57au niveau de la queue de cheval
01:16:58qui vont générer
01:17:00un état d'excitation
01:17:01qui provoque
01:17:01ces douleurs
01:17:02ces brûlures
01:17:02et ces ressentis particuliers
01:17:04sur le plan mécanique
01:17:05il y a une réponse
01:17:06mais sur le plan mécanique
01:17:28ures
01:17:36que fait
01:17:40que ont
01:17:41toutes les autres
01:17:58opérateurs
01:17:58qui vous détendruz
01:17:58vous êtes
01:20:50Michel Audoul est avec nous
01:20:52et je vous rappelle la sortie de ce livre
01:20:55de Michel Audoul
01:20:56Un corps pour me soigner une âme
01:20:57pour me guérir aux éditions Alba Michel
01:21:00On va conclure avec Marie
01:21:02Bonjour Marie, Maria pardon
01:21:04Excusez-moi
01:21:05Oui, bonjour Brigitte, bonjour Michel, voilà c'est Marie
01:21:13J'ai des soucis, un glaucome au niveau des yeux
01:21:20J'ai l'impression que mon corps
01:21:22il décide ou il a décidé de me montrer, de me cacher quelque chose
01:21:26mais malgré votre livre que j'ai déjà lu, je ne lis pas les premiers chapitres
01:21:36parce qu'il est un peu compliqué
01:21:37mais les autres, ce qui correspond au...
01:21:40Est-ce qu'il vous concerne ?
01:21:42Voilà
01:21:42Rassurez-vous, beaucoup font comme vous
01:21:47Mais j'ai rien trouvé sur le glaucome
01:21:50Oui parce que...
01:21:52Excusez-moi Michel, c'est toute la sphère ORL qui est touchée
01:21:57Les yeux, les oreilles, les dents, j'ai mes racines qui...
01:22:07Qui bougent ?
01:22:09Oui, qui se déracinent, voilà, qui partent, voilà
01:22:12Et puis ça descend au cervical, voilà, bon
01:22:17Voilà, voilà, alors du coup, je suis contente de vous avoir
01:22:21parce que ça fait déjà un moment que je vais essayer de vous avoir
01:22:23Et bien ça y est, vous êtes avec Michel Ledoul, mais bon
01:22:26Pour l'instant, vous ne perdez pas encore la tête, ça va
01:22:31Elle est encore sur les épaules
01:22:33J'ai l'impression d'aller sur les épaules, oui
01:22:35C'est bien souvent du mal, hein
01:22:37Tout est dit dans ce que vous dites, dans le résumé que vous faites, etc
01:22:43Oui, je ne parle pas spécifiquement du glaucome
01:22:45d'abord parce que le livre n'est pas exhaustif
01:22:49Non, oui, bien sûr
01:22:49Je n'y évoque que les choses que j'ai à traiter directement
01:22:52Je ne suis pas ophtalmolo, donc je n'ai pas à traiter les choses qui se passent au niveau des
01:22:57yeux
01:22:57En revanche, sur le plan et le champ symbolique
01:23:00Ce que vous évoquez est très clair et très net
01:23:04Toutes les symptômes et les manifestations, et notamment celles des dégradations
01:23:07concernent la sphère de la tête
01:23:10Cette histoire, donc, quand vous faites le clin d'œil de Brigitte de perdre la tête
01:23:14C'est-à-dire que vous avez, la tête, c'est le seul endroit du corps où les cinq sens
01:23:18sont réunis
01:23:21Que ce soit les oreilles, les yeux, le nez, la peau pour le toucher, le goût pour la bouche
01:23:27Cette tête, elle est, elle, ce qu'on va considérer comme étant le coffre-fort qui porte un élément particulièrement
01:23:36vital et important
01:23:37Dans le rapport au monde qui s'appelle le cerveau
01:23:39Dans notre cerveau, il y a différentes parties
01:23:42Et celle qui consciemment nous permet de nous mettre en rapport avec le monde s'appelle le cortex
01:23:46Et c'est lui que l'on voit sur les planches d'anatomie qui ressemble à un intestin grêle, un
01:23:51petit peu comme ça
01:23:51C'est le cortex cérébral
01:23:53C'est ce qui gère toutes les pensées conscientes, volontaires, du rapport au monde
01:23:57Et ce cortex qui nous est utilisé pour énormément de choses
01:24:01C'est lui qui chapote une deuxième structure du cerveau qui s'appelle le cerveau limbique
01:24:06Et qui est le cerveau chaud ou émotionnel
01:24:08Et le cortex peut nous servir à étouffer, à brimer, à faire taire, à enfouir, à refouler, comme disait Freud,
01:24:14au plus profond de nous-mêmes
01:24:15Nos structures sensibles et nos structures émotionnelles
01:24:18Et qu'est-ce que votre tête est en train de vous dire ?
01:24:21C'est que les éléments qui permettent de percevoir le monde
01:24:25Ou de s'en nourrir, comme les dents par exemple
01:24:28Sont en tension, sont en souffrance et sont en douleur
01:24:30Il y a peut-être des choses qui sont difficiles à voir
01:24:33Mais elles ne sont pas véritablement difficiles à voir
01:24:35La souffrance de vos yeux, ça n'est pas comme une cataracte, c'est pas comme une myopie, etc.
01:24:40C'est un glaucome, c'est-à-dire qu'il y a la vue qui est là
01:24:43Mais la vue, elle est mise à mal par un excès de pression qui est mise dans cet organe
01:24:48Tension brouillée
01:24:49Et cet excès de pression, donc, de tension, effectivement, qui est mise dans cet organe
01:24:53Vient se rajouter à quelque chose qui s'appelle les dents
01:24:56Et les structures des dents dans lesquelles, vous le dites vous-même, les racines ne sont pas solides
01:25:00Ça, ça vous ramène à vos racines
01:25:02Quel est le rapport et la solidité, la fiabilité, la confiance que vous avez dans vos racines
01:25:07Et en quoi ce vécu fondamental est-il en train de vous conduire à vouloir absolument vous mettre une pression
01:25:16Pour pouvoir voir ce qui arrive et ce qui émerge
01:25:19Qu'est-ce que c'est ? Quelle est l'échéance et l'horizon qui arrive bientôt pour vous ?
01:25:27J'ai 62 ans, vous savez, j'ai plus beaucoup d'horizons importants
01:25:32Et bien voilà, vous venez de tout dire
01:25:34On y est
01:25:34Oui
01:25:34Et donc la pression augmente, la pression augmente parce qu'il y a un sentiment d'urgence
01:25:38On se sentait bien la réponse, on connaissait la réponse, Maria
01:25:41Pourtant, 62 ans, vous avez peut-être encore 40 ans à vivre
01:25:47Oui
01:25:49Oui, d'accord, aujourd'hui on ne sait pas
01:25:51Non mais Maria, qu'importe, c'est votre réponse qui compte
01:25:58Parce que votre réponse, elle parle de vous, de votre vérité intérieure, de ce que vous pensez
01:26:03C'est-à-dire que tout d'un coup, vous êtes en train de vous rendre compte
01:26:07Que la vie, il y a une vie derrière vous
01:26:10Et qu'il y a maintenant une nouvelle vie devant vous
01:26:12Et celle de vie, il va falloir avoir envie de la voir
01:26:16Et quelle est l'urgence ?
01:26:18Quelle est l'envie, le vécu ou le désir profond, plus ou moins conscient, qui affleure
01:26:25Et que votre cerveau raisonnable vous a empêché de réaliser ?
01:26:35Déjà d'être moi-même
01:26:36Parce que je me suis toujours senti comme une intruse
01:26:40Enfin, voilà, l'imposture
01:26:45Vous ne pouvez pas vous appuyer sur des racines solides ?
01:26:52Non, même aujourd'hui, mes racines sont parties
01:26:59Et même là, je me sens même une imposture
01:27:03J'entends bien Maria, mais c'est votre vie
01:27:08Ça va être votre destinée
01:27:10Vous avez peut-être encore beaucoup de choses magnifiques à vivre
01:27:13Et il va falloir vous positionner un peu plus clairement
01:27:19Et plus tranquillement
01:27:21Et faire tomber toutes ces peurs
01:27:23Qui vous mettent
01:27:25Avec une tension trop forte
01:27:28D'accord, ce sont plutôt les peurs qui sont là derrière
01:27:31Et oui, puis derrière l'imposture
01:27:33Il y a toujours un mensonge
01:27:36Donc, vous n'êtes pas un mensonge
01:27:37Vous êtes un être vivant
01:27:39Vous avez une flamme de vie
01:27:42Vous êtes quelqu'un qui
01:27:43Oui, oui, mais
01:27:45Le fait de vivre
01:27:47Le fait de vivre est quelque chose
01:27:48Il faut vraiment intégrer une chose
01:27:50Ça aussi, c'est un exemple que je donne souvent
01:27:52Mais bon sang de bon sang
01:27:53Quand est-ce que les gens vont-ils comprendre
01:27:55Que s'ils se mettent au soleil
01:27:57Pour en bénéficier de quelques rayons
01:27:59Est-ce qu'ils enlèvent moindrement de la lumière
01:28:02Et du soleil aux autres
01:28:04Et que le fait d'exister par vous-même
01:28:06Et pour vous-même
01:28:07Au niveau où vous êtes
01:28:08Et dans ce que vous avez à faire
01:28:10N'est peut-être rien d'autre
01:28:11Que votre projet de vie
01:28:12Et que vous n'avez pas besoin
01:28:14De vous mettre d'urgence
01:28:15Vous avez encore une éternité devant vous
01:28:16Pour le réaliser
01:28:19Écoutez Maria
01:28:20Positionnez-vous avec le passé
01:28:21Que vous avez eu
01:28:22Et voyez comment vous pouvez envisager
01:28:24Un bel avenir
01:28:26Et ça, ce sera votre meilleure guérison
01:28:30Merci en tout cas Maria
01:28:31Merci beaucoup Michel Houdoul
01:28:32Je crois qu'on a dit des choses importantes
01:28:34Aujourd'hui
01:28:34Grâce à votre dernier livre
01:28:36Qu'on peut se procurer
01:28:38Un corps pour me soigner
01:28:39Une âme pour me guérir
01:28:40Aux éditions Alba Michel
01:28:41Tout de suite vous retrouvez
01:28:42Marie pour C'est votre avenir
01:28:43Et demain on sera avec Yves Hubsleti
01:28:45On va se poser les questions
01:28:46Pourquoi il y a tant de femmes
01:28:47Qui ne sont pas attirées par la sexualité
01:28:50On essaiera de voir tout ça plus clair
01:28:52Et notre gagnant c'est Marc
01:28:53Qui habite Carcassonne
01:28:54Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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