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  • il y a 7 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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Transcription
00:00RMC Estelle Midi, le Zapping RMC
00:03Et on démarre avec un extrait d'EGG ce matin sur RMC.
00:07La France est-elle une toxicomane des taxes sur les carburants ?
00:10Nous sommes le pays où les taxes pèsent de plus puisqu'elles représentent 60% des prix à la pompe
00:15et pour Bruno Poncet, le cheminot d'EGG avec un prix du gasoil qui n'a jamais été aussi haut
00:19depuis 1985.
00:20La pression est désormais trop forte sur les automobilistes.
00:25Évidemment qu'on est malade de tout ce qu'on peut taxer aux Français.
00:29Le seul sujet c'est qu'à un moment donné c'est devenu un mode de fonctionnement de l'État.
00:32Moi j'ai écouté ce matin, ils expliquent que là comme c'est le week-end Pascal, les banques ne
00:35vont pas travailler.
00:36Donc ils expliquaient que ça va impacter 40 millions de Français de ne pas recevoir les aides de l'État,
00:41quelles qu'elles soient, à l'occasion familiale, que ce soit, de vendredi à lundi prochain.
00:45Ça veut dire qu'en France aujourd'hui, au lieu que la priorité de l'État c'est de développer
00:50son industrie,
00:50développer ses commerces, développer tout ce qu'il fait et donc de développer l'emploi,
00:54c'est de récupérer de l'argent aux Français pour leur redonner d'une autre façon.
00:58Là c'est pire qu'un chien qui se mord la queue, c'est que t'es votre baisse de
01:01roue, c'est le hamster qui tombe.
01:03Jérôme Lavrieux, je vous ai vu faire un nom de la tête en écoutant Bruno Poncet, il a tort Bruno
01:07Poncet ?
01:07Non mais on n'est pas malade des taxes, on est malade des dépenses publiques en France.
01:15Puisque si on prenait des taxes...
01:20De prendre des taxes et de prendre de l'argent dans la poche des gens, on serait en excédent budgétaire.
01:24On est en déficit.
01:25On a franchi les 3 500 milliards d'euros de dettes alors qu'on paye les plus grosses taxes du
01:31monde.
01:31Donc on est malade des dépenses publiques, on n'est pas malade des taxes.
01:35Puisque les taxes n'arrivent même pas à couvrir nos dépenses publiques.
01:38Donc si tu veux diminuer les taxes, il faut un moment ou un autre, les taxes, les prélèvements, tout ce
01:42que vous voulez.
01:42Il faut un moment, dépenser moins que ce qu'on prélève, puisqu'on prélève déjà plus que n'importe où
01:47ailleurs.
01:48Et on est les moins heureux de tout ce monde-là en plus.
01:50C'est vrai, vous avez raison.
01:51Est-ce que justement, Yael Mélule, à un moment, il va quand même falloir réfléchir à faire des économies plutôt
01:56que de taxer, taxer, taxer ?
01:58Oui, il va falloir faire des économies et c'est surtout...
02:02Moi j'ai envie que l'État, à proprement parler, fasse des économies.
02:05À savoir toutes les agences qui ne servent à rien, tout ce millefeuille administratif qu'on l'épure,
02:14qui est moins de hauts conseils, hauts commissariats, hauts je ne sais pas quoi,
02:20qui ne servent absolument à rien si ce n'est à recaser les copains.
02:23Voilà, qu'on commence déjà à faire des dépenses, à faire des économies sur ces organismes
02:31qui ne servent strictement à rien d'autre que dépenser de l'argent public, en réalité.
02:37Puisque le résultat est...
02:39On le voit aujourd'hui, une situation qui est absolument catastrophique.
02:42Alors que l'objectif de ces agences, précisément, c'est de nous faire faire des économies.
02:47Donc le résultat...
02:49Le résultat n'est pas là, de fait.
02:53Donc il faut dégager tout ça.
02:55Mais regarde là, par exemple, là en ce moment, il y a plein de voix qui s'élèvent
02:58contre la disparition de 60 millions de consommateurs,
03:00qui était un magazine absolument génial, parce que ça nous permettait de savoir faire nos choix et tout.
03:04Pourquoi 60 millions de consommateurs, il disparaît le magazine ?
03:07Parce qu'on vient de supprimer l'agence, l'Institut National de la Consommation,
03:10qui faisait partie de ces 400 agences dont tu parles.
03:13Donc en fait, à chaque fois qu'on supprime une agence,
03:15il y a quelqu'un qui se plaint en disant
03:16« Ah ben non, mais 60 millions de consommateurs, c'était génial ! »
03:18Mais 60 millions de consommateurs, il ne peut pas être repris par quelqu'un d'autre que l'État,
03:21parce que c'est un magazine qui doit forcément être neutre.
03:24Donc voilà, à chaque fois, ça fait quand même des dégâts.
03:26Et à chaque fois, vous trouvez toujours quelqu'un pour dire
03:28« Ah ben non, il ne faut pas supprimer ça ! »
03:31Je pense que si on supprime le haut commissariat, je ne sais pas quoi,
03:35au plan de Clément Beaune...
03:37Où est-ce qu'on va mettre Clément Beaune ?
03:38Je ne suis pas certaine, certaine...
03:39Si le seul enjeu de la République est où est-ce qu'on met Clément Beaune,
03:42il se débrouillera.
03:45Le CESE, le Conseil économique et social,
03:47qui peut m'expliquer à quoi ça sert ?
03:48Rien !
03:49Rien !
03:49À avoir un siège absolument magnifique !
03:51Et c'est encore mieux, on a créé des conseils économiques et sociaux-environnementaux régionaux !
03:57Oui, ben voilà !
03:58Non mais vous vous trompez de combat !
03:59Vous vous trompez de combat !
04:00C'est déjà un bourgne !
04:01Non, vous vous trompez de combat, parce que ça, c'est l'arbre qui cache la forêt.
04:04En fait, ce que coûtent ces agences, etc.,
04:07c'est rien, c'est rien par rapport aux milliards que représentent les aides, l'assistanat, etc.
04:13Et quand Bruno Ponset dit...
04:14Attention, les retraites, c'est le premier poste d'aide et d'assistanat en France.
04:18Si on va dans ce sens-là.
04:19C'est pas de l'assistanat, hein ?
04:21Non, mais c'est la première poste d'aide en France.
04:23Si, si, c'est de l'assistanat dès lors qu'il y a un déficit,
04:26et que le déficit est pris en charge par l'État.
04:28Non, non, non, je suis désolée, c'est pas un assistanat.
04:31Les retraités aujourd'hui qui ont leur retraite chaque mois, ils ont travaillé.
04:36D'accord.
04:37Ils ont travaillé, donc tu ne les assistes pas.
04:40C'est la résultante du travail d'une vie.
04:43T'as le syndrome de Stockholm.
04:45Si, parce qu'en fait, tu as raison, si les cotisations des actifs permettent de payer les retraites de ceux
04:52qui sont inactifs.
04:52Comme il y a un déficit abyssal, c'est la solidarité nationale qui le prend en charge.
04:57Au-delà des retraites, comme Bruno Ponset dit, on prend aux Français pour leur redonner,
05:01non, on prend à certains Français pour redonner à certains Français.
05:06Et ce ne sont souvent pas les mêmes.
05:07Et ceux qui sont aidés ne savent même pas qu'ils sont aidés.
05:12C'est-à-dire qu'en fait, on a une ignorance de tout ce que l'État nous donne.
05:15Et j'aimerais que chaque année, il y ait un bilan annuel de dire,
05:18bah, monsieur Dupont, cette année, l'État a payé pour vous telle somme.
05:23Et vous avez obtenu telle somme de l'État.
05:26Je me souviens, pendant les gilets jaunes, il y avait une prof qui disait,
05:28oui, on donne toujours à l'État et on ne reçoit rien en contrepartie.
05:32Alors qu'un prof est payé par l'État.
05:34En fait, on ne se...
05:35Il travaille, enfin.
05:36Oui, mais bien sûr.
05:37Mais bien sûr.
05:38Je veux dire, c'est un fonctionnaire qui travaille.
05:40Mais je ne remets pas ça en cause.
05:40Par rapport à quelqu'un du privé, il cotise beaucoup moins pendant sa retraite.
05:44Mais il faut que les gens sachent ce que l'État leur donne.
05:47C'est nécessaire pour qu'on...
05:49Et qu'on n'a que des mécontents parce qu'on ne se rend pas compte de ce que l
05:53'État nous donne.
05:53On ne se rend même pas compte de ce que l'Europe nous donne.
05:56Hier, j'étais à un feu rouge.
05:58Attends, arrêtez-y.
05:59Hier, j'étais à un feu rouge à l'entrée d'Aix-en-Provence
06:02et je vois un panneau qui dit,
06:03ici, l'Europe crée une piste cyclable, plus de 200 000 euros.
06:08Imaginez, pour une piste cyclable à Aix-en-Provence,
06:10tout ce que l'Europe finance partout en Europe.
06:12Pardon, excuse-moi, pour les pauvres, une piste cyclable,
06:14il n'en a juste rien à carrer.
06:16Dans ces cas-là, on ne fait rien à carrer.
06:18Non, mais ce n'est pas l'État.
06:19Mais si tu veux, le plus gros problème de la France aujourd'hui,
06:22c'est qu'il n'y a jamais eu autant de pauvres.
06:25D'accord ?
06:26Donc tu vas leur dire quoi ?
06:27Oui, parce qu'il n'y a jamais eu autant de pauvres.
06:28Il n'y a jamais eu autant de gens aidés aussi.
06:30Et il faut qu'on leur dise combien l'État les aide.
06:33Il faut qu'ils le sachent.
06:35En sachant aussi que la plupart des gens
06:38ne demandent pas les aides auxquelles ils ont droit.
06:40Oui, 40%.
06:41D'accord ?
06:42C'est vrai.
06:43Plus un tiers des gens ne demandent pas les aides auxquelles ils ont droit.
06:45C'est vrai.
06:46À qui tu fais référence, en fait ?
06:47Les gens qui profiteraient du système en ne foutant rien, en fait.
06:50Parce que c'est ça, ce que tu dis.
06:52Mais exactement.
06:53Il y en a qui ne cotisent pas du tout
06:54et qui touche ce que les autres génèrent
06:57comme profit en travaillant.
06:58Tout le monde cotise.
06:59Tout le monde paye la TVA.
07:01Tout le monde, dès qu'on travaille, on est taxé.
07:03Là, tu parles de fraudeurs, en fait.
07:04Non, pas de fraudeurs.
07:05En fait, ce que dis-on, Philippe,
07:06c'est qu'aujourd'hui, tu as 45% des Français
07:08qui payent l'impôt sur le revenu.
07:10Ce qui veut dire que tu en as 55% qui ne le payent pas.
07:12Plus de la moitié des Français, aujourd'hui,
07:13ne payent pas l'impôt sur le revenu.
07:15Mais qui aimerait peut-être le payer, en fait.
07:16Ce que dis-on, Philippe, c'est qu'en fait,
07:17on se rend pas compte...
07:24Quand tu es malade,
07:26tu vas à la pharmacie,
07:28à la fin de l'année, t'as dépensé au maximum...
07:30Mais t'as cotisé, tu cotises, enfin !
07:32Mais si, c'est le problème !
07:34Tu cotises !
07:35Et c'est la raison pour laquelle...
07:36Tu sais combien tu donnes,
07:37mais tu ne sais pas combien tu reçois.
07:38Il faut qu'on sache combien on reçoit.
07:40Tu as tes fiches,
07:41et tu vois combien la Sécurité Sociale te rends pour ça.
07:43Tu sais combien tu cotises, toi ?
07:44Moi, je ne sais pas combien je cotise à la science maladie.
07:46Je n'ai pas regardé.
07:47Mais parce que c'est de ta faute,
07:48tu n'as qu'à regarder, tu as tes agis, non ?
07:49Et ça ne couvre pas les dépenses.
07:51Moi, j'aimerais savoir...
07:52Pas pour tout le monde.
07:53Mais par curiosité,
07:54j'aimerais savoir combien je coûte.
07:57Simplement, combien l'État m'a donné.
07:59Parce que l'État me donne aussi
08:00quand je vais à la pharmacie.
08:01J'aimerais savoir...
08:02Tu as ton relevé de la Sécurité Sociale.
08:03Je suis désolée.
08:05J'aimerais savoir combien je donne...
08:08Mais fais ton calcul, ça toi, Fête.
08:09Fais ton calcul.
08:10Combien mes fils,
08:11un est au collège, un est au lycée,
08:13combien ça coûte à l'État, ça ?
08:14Je ne sais pas, en fait.
08:16Et au département et à la région.
08:18Exactement.
08:18Et c'est aussi une transparence
08:20que chacun sache combien il coûte.
08:22Parce qu'il y a un moment
08:23où, en fait,
08:24tu as beaucoup de gens qui disent
08:24oui, l'État ceci, l'État cela.
08:26Mais en fait,
08:27on ne se rend pas compte
08:27de tout ce que l'État fait pour nous.
08:29Et ce serait bien de le savoir.
08:31On coûte chacun des choses à l'État.
08:32On cotise tous,
08:33mais chacun coûte.
08:35Mais on paye nos impôts.
08:36Et à nos cotisations,
08:38on ne fait rien à faire.
08:39Parce que l'État...
08:40Yael, tu as totalement raison
08:42dans ton raisonnement.
08:43Pourquoi ?
08:43Tout le monde n'est pas là.
08:45Moi, je ne perçois, par exemple,
08:47je n'ai jamais reçu
08:48une seule aide de l'État.
08:50Je n'en ai jamais demandé.
08:51Ce n'est pas vrai.
08:52Ce n'est pas vrai.
08:52Tu as reçu une aide de l'État.
08:53Ce n'est pas vrai.
08:54Mais j'ai cotisé.
08:56Ce n'est pas ce que dit.
08:58Ta cotisation ne couvre pas ta dépense.
09:00C'est ça, le problème.
09:01Sinon, il n'y aurait pas de déficit.
09:04Le déficit,
09:04c'est une aide de l'État.
09:05Si tu payais au coût réel
09:07ta santé,
09:07ta boîte de médoc,
09:09tes hospitalisations,
09:10tes transports,
09:12ton eau,
09:12tout,
09:13tu ne pourrais pas le payer.
09:14Vous voulez dire qu'elle ne paye pas
09:16assez d'impôts, c'est ça ?
09:17Non, je rigole.
09:18Je rigole.
09:19Je vais m'expliquer pourquoi
09:20elle en paye.
09:21Non, mais je ne suis pas
09:22complètement dédiée.
09:22On est aidé dans tous les domaines.
09:25Tout le monde est aidé par l'État.
09:27Tes études que tu as fait à la fac,
09:29tu ne les as pas payées.
09:30Donc, tu as été aidé par l'État.
09:32On est tous ignorants.
09:33L'impère Jarron est aidé par l'État.
09:34Je l'ai bien rendu à l'État après
09:35avec les impôts que j'ai payés.
09:37C'est pas la question.
09:38C'est pas la question.
09:39C'est le principe d'un État
09:40d'un État-providence,
09:41d'un État qui est solidaire.
09:43C'est le principe de notre société.
09:44C'est un État difficile.
09:45Mais si vous voulez remettre en cause
09:47cet État et tomber dans le libéralisme
09:49du total,
09:50eh bien allons-y.
09:50Parce que nous, on est des salauds.
09:52On est des salauds.
09:53On veut juste faire payer les pauvres.
09:55Voilà.
09:55La caricature absolue.
09:57Bon.
09:58Les GG, ce matin,
10:00sur RMC,
10:01une bonne nouvelle.
10:02Les politiques peuvent-ils tout dire ?
10:03Marine Tondelier,
10:04la secrétaire nationale des écologistes,
10:06a annoncé hier dans le magazine Elle
10:07être enceinte de trois mois.
10:09Un bébé, un miracle d'après elle,
10:11après une fausse couche
10:11et un parcours de PMA infructueux.
10:13Et cette annonce,
10:14pour Antoine Ders,
10:15le consultant des GG,
10:16elle est bien calculée.
10:17Écoutez.
10:19Le plan comme du bébé, quoi.
10:21Utiliser le bébé pour faire de la politique.
10:22Bon, je suis pas sûr.
10:24J'aime pas trop ça.
10:25Je trouve ça un peu malsain.
10:27Il manque le principal message.
10:28C'est attendez pas d'avoir 39 ans
10:30pour vouloir des enfants.
10:32Elle avait déjà un enfant.
10:33Non, mais c'est un fils.
10:34Pardon, pardon.
10:35On a un sujet dans notre société aujourd'hui
10:38et je dis pas que les femmes le souhaitent,
10:39mais je dis qu'on repousse
10:41l'âge de la maternité
10:42avec toutes les conséquences
10:44que ça implique.
10:45Médical, difficulté à avoir des enfants.
10:46C'est plus compliqué
10:47d'avoir un enfant à 39 qu'à 45.
10:49Et donc, essayons de soutenir les femmes
10:50pour avoir des enfants à 25-30 ans
10:52plutôt qu'à 35-40.
10:54C'est un peu dur quand même
10:55ce que dit Antoine Dierce.
10:56Un plan comme, voilà, c'est un bébé.
10:58Marine Tondulé, elle explique aussi
10:59qu'effectivement, elle a fait
11:01un parcours de FIV, de PMA infructueux
11:02et je pense que ça peut aider
11:03plein de femmes qui sont dans ce parcours-là
11:05de savoir qu'elles ne sont pas seules.
11:08Mais est-ce qu'on a raison
11:09d'en faire des tonnes autour de ça,
11:11Yael Mélule ?
11:12Alors, à titre personnel,
11:13évidemment qu'il faut la féliciter.
11:15Elle est enceinte, c'est beau,
11:17c'est magnifique.
11:18Mais globalement, je veux dire,
11:19on s'en fout.
11:21Oui, on ne va pas faire
11:23un événement national
11:24de la grossesse de Marine Tondulé.
11:26Enfin, je veux dire...
11:27Non, mais...
11:28Voilà, donc, oui, c'est un plan...
11:30On ne va pas éliminer la tour Eiffel
11:31comme pour Céline Dion.
11:32Oui, mais on en a quasiment autant parlé.
11:34Enfin, je veux dire...
11:35On n'exagère pas.
11:36On en a beaucoup parlé.
11:37Il y a des chaînes qui en ont fait,
11:40des plateaux, qui l'ont commentée,
11:41elle est invitée, elle en a parlé.
11:43Enfin, ça va, quoi.
11:44Enfin, je veux dire...
11:45Oui, mais elle en a parlé
11:46parce qu'on l'interviewait.
11:47Oui, mais enfin, je veux dire...
11:48C'est notre responsabilité à nous,
11:49journalistes, en fait, peut-être.
11:50De lui demander...
11:51Enfin, d'accueillir
11:53les confidences de sa grossesse.
11:54Mais en fait,
11:55si personne n'a posé la question,
11:56elle n'a pas dit
11:56« Ouh, je suis enceinte ! »
11:57Donc, on lui a posé la question
11:58et elle répond.
11:58C'est peut-être à nous,
11:59journalistes, de ne pas poser la question.
12:00Non, elle l'a dit, voilà,
12:01parce que ça commence à se voir, voilà.
12:03Et puis, elle a commencé
12:04à raconter sa vie.
12:05Enfin, voilà.
12:06Je veux dire, ok, super.
12:07Enfin, je veux dire,
12:08c'est un être humain,
12:08c'est une femme,
12:09comme beaucoup de femmes,
12:11qui a traversé des épreuves
12:13pour tomber enceinte.
12:15Ok, mais moi,
12:16c'est pas ça qui m'intéresse en elle.
12:18C'est son programme.
12:19Oui, mais ça peut peut-être
12:19aider des femmes, justement,
12:22qui ont du mal
12:23à avoir des enfants,
12:24de se dire que peut-être aussi
12:25ça va leur arriver, etc.
12:27Et que même après
12:27les parcours de filles infructueux,
12:29on peut encore avoir des enfants.
12:30Ben oui, mais enfin ça,
12:31on n'a pas besoin de marier
12:32de tondeliers pour le savoir.
12:33Enfin, je veux dire...
12:34Moi, ma première réaction...
12:35Vous n'êtes pas très charitaires.
12:37Ma première réaction,
12:38ça a été ça, justement,
12:39Estelle, de dire,
12:40c'est bien,
12:41puisque c'est une femme publique,
12:42c'est bien qu'elle le dise.
12:43Ce qui va se passer, là,
12:44dans les mois qui viennent
12:45jusqu'à la présidentielle,
12:46ça va être bien aussi
12:47parce qu'elle va montrer
12:47la difficulté pour une femme
12:49de mener de front
12:50sa vie personnelle
12:51et sa vie professionnelle
12:52quand elle est enceinte.
12:53Et en même temps,
12:54après, je me suis dit
12:55mais le problème,
12:56c'est qu'en fait,
12:57elle va donner des...
12:57Pas des complexes,
12:58mais en tout cas,
12:59elle va dire,
12:59vous voyez,
12:59moi, j'ai réussi
13:00à mener campagne, etc.
13:02Et du coup,
13:03toutes les femmes qui, elles,
13:04vont devoir être en congé maternité
13:06parce que ça se passe moins bien,
13:07en fait, elle va se dire
13:08« Bah oui, moi, j'ai pas réussi ».
13:10Enfin, ça va être
13:10une donneuse de leçons.
13:12Il ne faudrait pas
13:12qu'elle se transforme
13:13en donneuse de leçons.
13:14Chaque femme fait comme elle veut.
13:15Enfin, écoutez,
13:16j'en suis dit.
13:16Oui, mais je trouvais
13:18que c'était un très bel exemple,
13:19justement, de dire
13:20« Bah oui, c'est compliqué
13:21pour une femme
13:21et elle va réussir. »
13:23Mais en même temps,
13:23pour celles qui ne vont pas réussir,
13:24justement,
13:25à mener de front les deux,
13:26j'ai peur que ce soit
13:26un mauvais message.
13:27Mais en fait,
13:28chaque femme fait bien
13:29comme elle veut.
13:29Ou comme elle peut,
13:30comme elle peut, surtout.
13:31Comme elle peut.
13:31Oui, comme elle peut.
13:32Mais tu vas avoir des femmes
13:33qui vont avoir envie
13:34de reprendre le boulot
13:35plus tôt,
13:36d'autres plus tard.
13:38Vous vous souvenez
13:38de la polémique
13:39de Rachida Dati, quand même,
13:40quand elle était revenue
13:41aux affaires
13:42quelques jours après ?
13:43Oui, mais je ne suis pas sûr
13:44que ce soit bien
13:45de montrer ça
13:46parce que celles qui ne peuvent pas
13:48ou ne le souhaitent pas
13:48parce qu'elles veulent vivre
13:49une autre maternité.
13:50On ne va pas sans arrêt
13:51vivre parce que, justement,
13:53tu as envie de reprendre,
13:54par exemple, vite le boulot
13:55après la naissance d'un enfant.
13:56On ne va pas commencer
13:57à se cacher
13:58parce qu'il ne faudrait pas
13:59donner un mauvais exemple
14:01pour montrer que toi,
14:02tu peux...
14:02Enfin, généralement,
14:03chacun est différent
14:04et surtout, chacun fait bien
14:05comme il veut.
14:06Mais est-ce que vous,
14:06vous avez trouvé
14:08qu'il y en avait trop,
14:09finalement,
14:10autour de cette grossesse,
14:11Gérôme ?
14:11Par principe,
14:12il m'est arrivé de conseiller
14:13des hommes politiques,
14:15je suis contre l'utilisation
14:16de la vie privée
14:17pour faire du people,
14:20les doubles pages
14:21dans Paris-Mal,
14:22je posais avec ma femme,
14:23mes petits-enfants,
14:24bien soignés, etc.,
14:25devant mon château
14:26comme François Fillon.
14:27Je trouve ça ridicule.
14:30Comme François Fillon,
14:30comme s'il n'y avait que
14:31François Fillon
14:32qui avait fait ça.
14:33– Calme-toi,
14:33je n'ai pas dit
14:34Emmanuel Macron,
14:35donc ça ne sert à rien
14:36de faire.
14:37– Il l'a fait aussi,
14:38franchement.
14:40– Parce qu'on avait eu le droit
14:41à une double page
14:42où tout le monde était bien assis.
14:43D'ailleurs,
14:43il n'y avait qu'une seule personne
14:44qui n'avait pas de fauteuil,
14:44c'était sa femme
14:45qui était restée debout,
14:46je trouvais que c'était
14:46assez symptomatique.
14:47Bref, là, en fait,
14:49moi, je n'aime pas du tout
14:51cette personne,
14:53en principe,
14:53par principe,
14:54je n'ai pas d'accointance
14:55politique avec elle,
14:56mais en fait,
14:56ce dont elle parle,
14:57c'est quand même
14:58le fruit d'une politique publique.
15:00Donc, ce n'est pas
15:01pour faire de la pipolisation.
15:02Le fait qu'on puisse faire
15:03des FIV en France,
15:04qu'on puisse faire
15:05de la PMA en France,
15:06qu'on puisse faire de...
15:09la GPA,
15:10on n'a pas le droit
15:11de le faire.
15:12Mais tout ça,
15:13qu'on ait le droit ou pas,
15:14tout ça,
15:14c'est le fruit
15:15de politique publique.
15:16Donc, c'est illustratif
15:18de politique publique,
15:19d'ailleurs,
15:19que par ailleurs,
15:20elle défend,
15:20mais qu'elle n'est pas
15:21seule à défendre,
15:22puisqu'aussi,
15:22à droite,
15:22il y a des gens
15:25que je trouve bien
15:26parce qu'elle l'illustre.
15:27On va dire,
15:28oui, mais elle,
15:28pourquoi elle parle de ça ?
15:29Parce que si c'est
15:31Madame ou Monsieur Lambda
15:32et ils n'ont pas accès
15:33à la télé
15:34et ils ne peuvent pas
15:35en parler...
15:35Et puis, ça fait des mois
15:36que dans notre débat politique,
15:37il y a cette question
15:38du réarmement démographié
15:39et de la fertilité
15:40des Français, etc.
15:41C'est en ça
15:41que ça me semble bien.
15:42Après, se transformer
15:43en gynécologue des plateaux
15:44pour expliquer
15:45qu'il y a le droit
15:45de faire ceci ou pas cela,
15:47je trouve ça toujours particulier
15:48surtout quand on est un homme.
15:49Le Morning,
15:50RMC,
15:51Mathieu Béliard
15:51et Élise Dangean,
15:52ce matin,
15:52allez-vous vous restreindre
15:53sur vos chocolats de Pâques ?
15:55Le chocolat n'a jamais
15:56été aussi cher
15:57et pourtant,
15:57les Français en raffolent,
15:58on en mange en moyenne
15:597 kilos par an
16:00et par personne
16:01et Géraldine Demory
16:02nous donne des conseils
16:03pour ne pas vous ruiner
16:04en cette semaine de Pâques.
16:07Pour regarder du côté
16:08des applis anti-gaspi,
16:09vous avez Tougou Tougou
16:10qui régulièrement propose
16:12des paniers de Pâques
16:13à venir chercher rapidement.
16:14Vous avez aussi
16:15la plateforme Willy anti-gaspi
16:16qui a un rayon spécial Pâques
16:18avec des chocolats
16:19qui sont entre moins 30
16:20et moins 50%.
16:21Alors,
16:22traînez pas trop
16:22parce que ça part quand même
16:23assez vite.
16:24Dans les supermarchés,
16:25vous avez toujours
16:26quelques promos en ce moment.
16:27Alors,
16:27ça va être essentiellement
16:28des promos du style
16:291 acheté,
16:30le deuxième à moins 50%.
16:31Ça,
16:32c'est intéressant
16:33si dès le départ,
16:33vous comptiez en acheter 2
16:34parce qu'évidemment,
16:35sinon,
16:36vous n'allez pas faire
16:37d'économie du tout,
16:37vous allez juste dépenser plus.
16:39Et puis,
16:39comme d'habitude,
16:40regardez toujours
16:41le prix au kilo.
16:42Par exemple,
16:43le petit lapin,
16:44le mini lapin
16:45entouré d'un papier doré
16:463,99 euros.
16:48Comme celui que vous avez
16:49apporté sur le plateau
16:50derrière ces stories.
16:51Bon,
16:51c'est pas cher,
16:523,99 euros.
16:5380 euros le kilo.
16:56Jean-Philippe,
16:57vous qui êtes un peu rat,
16:58est-ce que vous allez...
16:59Oh non,
16:59vous pouvez pas dire ça.
17:01Il dit oui.
17:02Oui,
17:03oui,
17:03c'est moi.
17:03C'est bien moi.
17:04Comment vous le savez ?
17:06Parce que je le connais
17:07depuis 25 ans.
17:08Et fier de l'être.
17:09Alors,
17:10est-ce que vous avez
17:10des bons plans, vous ?
17:11Déjà,
17:12le premier bon plan,
17:12c'est de montrer à mes fils
17:14tous les chocolats
17:15qu'ils n'ont pas mangé
17:16l'an dernier
17:16et qu'ils traînent
17:17dans leur table de nuit
17:18parce que j'en ai approuvé
17:18très récemment.
17:19Il fait tout goût
17:20de tout goût chez lui.
17:21non,
17:21pas pour leur redonner
17:22mais pour leur dire.
17:23Ils les ont encore.
17:24Oui,
17:25oui,
17:25ils ne mangent pas tout
17:26quand il y en a trop.
17:28Le flicage du chocolat.
17:29Après,
17:30des œufs de poule,
17:30ça va être très bien.
17:31Non,
17:31mais en fait,
17:34c'était...
17:36Pain,
17:36évidemment.
17:39Ils vont être ravis.
17:39Évidemment,
17:40ils vont être ravis.
17:41C'est vrai qu'il y en a
17:43toujours trop.
17:44Il y en a toujours trop,
17:44c'est vrai.
17:45Donc,
17:45il y a un moment,
17:46il faut comprendre
17:46que ça fait du bien,
17:47un petit peu de chocolat
17:48et tout,
17:48mais se restreindre
17:50peut-être en termes
17:51de volume.
17:52Il leur offrait
17:53un petit pochon pour deux.
17:54Oui,
17:54je suis en train
17:55de les préparer.
17:55J'espère qu'ils m'écoutent.
17:59Gaëlle Mélule.
17:59Mais non,
18:00il faut se faire plaisir.
18:00Le problème,
18:01c'est que là,
18:02je crains qu'il y en ait
18:03qui ne puissent pas,
18:04en fait,
18:04parce que c'est très cher.
18:06il faudrait un chèque chocolat.
18:08Un chèque chocolat.
18:09Le chèque chocolat.
18:10Mais faites-vous plaisir.
18:11Le chèque victimeur
18:12du gouvernement.
18:13Il faut se faire plaisir.
18:15Il faut se faire plaisir.
18:16Acheter du chocolat,
18:17manger du chocolat.
18:19Voilà,
18:19c'est bon.
18:19Faites-vous plaisir.
18:20D'accord.
18:20C'est tout.
18:21C'est mon apport au débat.
18:23Oui.
18:24C'est tout.
18:24Il y a ceux
18:26qui ne peuvent pas.
18:27À cause d'Emmanuel Macron,
18:28on peut mettre
18:29l'acheter de chocolat.
18:30Et des prix d'essence.
18:31Et voilà.
18:33Jérôme Lavrieux,
18:34tiens,
18:34est-ce que dans vos gîtes,
18:35vous mettez un petit poche ?
18:36Toujours.
18:37À Noël,
18:38je mets toujours
18:38un petit quelque chose.
18:39À Pâques,
18:40à chaque fois,
18:40il y a toujours
18:40quelque chose
18:41qui est prévu.
18:45Enfin,
18:45c'est normal.
18:47Et Jean-Philippe,
18:47même s'il y en a trop,
18:49c'est vachement bien.
18:51C'est ça,
18:52le principe d'une fête.
18:53La magie de Pâques,
18:54c'est l'opulence.
18:55Si tu donnes le jour d'une fête
18:56la même chose
18:56que tu donnes
18:57les restants de l'année,
18:58ce n'est plus une fête.
18:59Noël...
18:59Du coup,
19:00je fais attention
19:01à ne pas en donner.
19:02Noël,
19:03tu fais plus de cadeaux
19:04que nécessaire.
19:05Des choses inutiles.
19:06On n'est pas obligés.
19:07C'est pour ça
19:07que ça s'appelle Noël.
19:08Et en plus,
19:09tu fais travailler
19:09plein de monde.
19:10Même si tu en as pris
19:11un peu plus
19:11que ce que tu aurais pris.
19:12Tu fais travailler
19:13plein de monde.
19:13Tu donnes du travail
19:14à des gens
19:15qui ont besoin
19:15d'avoir un travail.
19:16Tu fais marcher l'économie.
19:17Je trouve que c'est vachement bien.
19:19Ah oui,
19:19vous pensez à tout ça
19:19que vous achetez
19:20un petit papier de chocolat ?
19:21Oui, oui.
19:22Ah oui, d'accord.
19:22Je suis contre
19:23le chèque chocolat au lait
19:24qui serait différencié
19:25du chèque chocolat noir
19:26qu'une commission nationale
19:28de fonctionnaires
19:29aurait mis trois ans
19:31avant le pomme.
19:32Moi, je pense aussi au sucre.
19:33C'est souvent quand même
19:34très sucré.
19:35Et le sucre...
19:36Moi, je fais la chasse au sucre.
19:38J'essaie de manger
19:39de moins en moins de sucre.
19:40Ben oui,
19:41mais avec modération.
19:42Bravo, Jean-Philippe.
19:43Allez.
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