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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:01Bonsoir à tous et bienvenue avec, ce soir, Sarah Salman, Gilles, William Golnanel,
00:06Johan Ouzay, Joseph Masses-Caron et le général Bruno Clermont.
00:10À 20h30, ce sera l'événement ce soir, nous serons avec Rachida Dati.
00:14Nous pourrons évidemment l'interroger sur l'actualité internationale,
00:17sur l'actualité parisienne et évidemment sur la projection.
00:22Ce qui est intéressant, c'est le premier tour bien sûr, mais aussi le deuxième tour.
00:26Et nous interrogerons Mme Dati de savoir comment elle l'imagine, quels sont les scénarios pour l'emporter, en tout
00:32cas tels qu'elle les imagine.
00:33Mais pour le moment, l'événement sur CNews aujourd'hui, c'était Reza Pallas-Vie.
00:37C'était un moment d'ailleurs formidable avec Laurence Ferrari, le fils du chat du rang,
00:41qui parle un français tout à fait remarquable, qui s'est exprimé.
00:44Chaque mot le faisait avec une classe incroyable, une vision à la fois historique et prospective.
00:49C'était formidable.
00:51Vous avez écouté entièrement ?
00:52Entièrement.
00:53Et c'était effectivement...
00:54Je ne devrais pas dire une chose que je vais dire, mais on aimerait avoir un personnel politique, parfois en
00:58France, de ce niveau-là.
00:59Vous n'auriez pas dû dire ça.
01:00Bon, en tout cas, on pourrait évidemment, et on pourrait rediffuser entièrement,
01:05et j'imagine que CNews va le faire ces prochaines heures,
01:07mais pour le moment, je vous propose d'écouter Reza Pallas-Vie.
01:10La France doit choisir aujourd'hui, c'est le premier message de celui qui est le fils du chat d
01:18'Iran.
01:19Jusqu'à récemment, l'Europe en général, par exemple, pour mettre les gardiens de la révolution sur la liste théorique,
01:27ça a pris beaucoup de temps.
01:28La France était l'un des derniers pays à s'y rejoindre.
01:33Et je pense qu'aujourd'hui, la France doit faire son choix.
01:37Est-ce que vous, cette fois-ci, du côté d'un peuple qui veut se libérer, la France, terre de
01:42liberté, de fraternité, d'égalité, de laïcité,
01:47est-ce qu'on veut toujours chercher une solution avec une continuité d'un régime religieux,
01:55avec les mêmes têtes qui ont jusqu'à présent représenté ce régime, ou alors on trouve une solution au-delà
02:01de ça ?
02:01Je pense que c'est dans l'intérêt non seulement, dirais-je, national, du point de vue de sécurité,
02:09parce qu'un Iran stable, un Iran libre, permet à la fois de stabiliser la région, qui est aussi bien
02:14pour l'Occident,
02:15mais surtout ce qu'il y a à venir.
02:17Bon, on peut rejoindre évidemment ce qu'il dit.
02:20Après, ce qui est difficile à évaluer, c'est le poids politique qu'il pèse.
02:26Oui, enfin, vous avez quand même...
02:28C'est quand même le seul nom qui a été prononcé par les dizaines de milliers de manifestants iraniens.
02:33Et ça, il a fallu que des Iraniens ici viennent, pas ici à CNews, bien sûr,
02:39mais sur d'autres plateaux d'information pour dire, voilà, pour dire, oui, son nom est prononcé.
02:44C'est son nom escandé.
02:46Bien sûr, bien sûr, mais après...
02:47Mais il y a un refus, il y a un blocage sur son nom.
02:51Alors, on a vu aussi qu'il y a le blocage de Trump, qui préférait peut-être un enturbané modéré,
02:56c'est possible,
02:57ou qui préférait une solution à l'Afghanistan, c'est-à-dire s'appuyer sur des ethnies comme en Afghanistan
03:03pour mettre en péril le régime des bolas.
03:06Mais il n'empêche que l'unité nationale, eh bien c'est lui.
03:10– Non, enfin, en dehors de ça, le contenu de ce qu'il a dit est plus qu'intéressant.
03:15– Oui, et puis aussi la manière dont il le dit.
03:17– Oui, effectivement, c'est de manière assez impressionnante,
03:22mais on le sent quand même implicitement assez critique par rapport à la politique française actuelle.
03:27– Pour le moins.
03:27– Et de faire remarquer effectivement que la France a mis beaucoup, beaucoup de temps
03:32simplement pour constater l'évidence terroriste des gardiens de la Révolution,
03:38ça en dit aussi beaucoup.
03:40Moi, je suis impressionné.
03:40– Geoffroy Lejeune ?
03:41– Moi, je suis d'accord avec vous sur la grande inconnue.
03:45Il y a des inconnues sur le plan militaire, mais sur le plan politique.
03:47Un pays qui est sous cloche depuis autant de temps, dont on ne filtre quasiment aucune image,
03:53dont on connaît très, très peu la réalité de la société,
03:56et qui fait 90 millions d'habitants, c'est très, très, très compliqué
03:59d'imaginer celui qui va être la bonne solution.
04:01Je pense que d'ailleurs, les hésitations de Trump viennent du fait que lui-même ne sait pas.
04:05– Je vous donne une information importante qui vient de tomber à l'instant.
04:08Un vol Air France affrété pour les Émirats fait demi-tour du fait de tir dans la zone.
04:14– Ah oui.
04:15– Donc c'est une dépêche qui est datée de 19h54.
04:20Un vol Air France affrété par Paris pour rapatrier des Français,
04:24des Émirats Arabes Unis, a dû faire demi-tour jeudi soir du fait de tir dans la zone,
04:29indiqué le ministre français des Transports, Philippe Tabarro.
04:33Et je pense que vous êtes en train de découvrir le tweet que vient de faire M. Tabarro,
04:38qui est très présent évidemment auprès de ces Français expatriés,
04:41qui les a accueillis d'ailleurs à 3 ou 4 heures du matin,
04:46dans la nuit de mardi à mercredi je crois,
04:48pour un des premiers, sinon le premier vol qui revenait de Oman.
04:53Ce vol pour aller chercher nos compatriotes aux Émirats Arabes Unis a été contraint
04:57de faire demi-tour.
04:58Cette situation témoigne de l'instabilité dans la région.
05:01Alors, bien sûr, je ne veux alerter personne.
05:04Il y a beaucoup de gens, de familles qui sont en France.
05:07Il y a 400 000 personnes qui sont au Moyen-Orient aujourd'hui.
05:10Il va falloir rapatrier ces personnes-là.
05:13Peut-être, il faut-il patienter encore quelques jours, même si c'est rude,
05:17parce que ceux qui reviennent d'ailleurs le disaient,
05:21les deux premières heures de vol, avant de passer Chypre,
05:24il y a une certaine tension, ce qu'on peut prendre.
05:26Ils sont revenus avec Emirates, ceux qui étaient déjà sur place aussi.
05:29Bien sûr.
05:29On peut comprendre une certaine tension.
05:31Donc, une information assez importante que je vous donne à l'instant.
05:36Deuxième passage de Reza Padavi.
05:37Reza Padavi.
05:38Donc, sur le peuple, sur le peuple iranien, comment il se présente ?
05:42Écoutons-le.
05:43Il était, je le rappelle, avec Laurence Ferrari tout à l'heure.
05:46Je me présente avant tout parce que beaucoup d'Iraniens me l'ont demandé.
05:52Comme être, si vous voulez, le leader de transition.
05:56Je ne fais pas campagne personnelle.
05:57Des iraniens de la diaspora ou des iraniens d'Iran ?
06:00Surtout à l'intérieur.
06:02Aujourd'hui, j'ai le soutien des militaires, des intellectuels,
06:06des universitaires, des avocats, des écrivains, des athlètes, des ethnies,
06:12des minorités religieuses.
06:13Enfin, bref, tous les secteurs de notre société.
06:15Ceux qui ont été les plus responsables dans le meurtre de mes compatriotes
06:19et c'est justement ces soi-disant modérés.
06:22Alors, est-ce que vous pensez qu'ils y trouveront ?
06:25S'ils veulent chercher, ils peuvent chercher.
06:26Je ne dis pas que je ne suis pas contre l'idée d'aller chercher quelqu'un à l'intérieur.
06:30Ça aurait toujours été mieux.
06:31Et moi, je suis prêt.
06:32Moi, je suis prêt à travailler avec des éléments à l'intérieur
06:35à condition, encore une fois, qu'ils soient légitimes,
06:38qu'ils soient acceptables pour le peuple
06:40dans un contexte d'une coupure totale de ce régime.
06:43Et puis, ceux qui se souviennent du visage du chat d'Iran
06:46sont évidemment frappés par la ressemblance avec son fils,
06:50qui doit être aujourd'hui sans doute plus vieux
06:52que ne l'était le chat lorsqu'il a quitté son pays en 1979.
06:56Je voulais vous faire écouter également un troisième passage
06:59où ce qu'il dit est juste, c'est-à-dire que la stabilité en Iran
07:02est gage de la stabilité en Occident.
07:05L'Occident, surtout, doit comprendre pourquoi cette stabilité
07:09au fait aide à stabiliser aussi l'Occident.
07:13L'Occident qui est aujourd'hui menacé de cet extrémisme religieux
07:16que l'on voit maintenant sur des territoires européens ou ailleurs.
07:20Et la seule antithèse, le seul remède,
07:23c'est de revenir à une stabilité de modération,
07:26d'aider à ce que l'islamisme, dans le sens radical, n'existe plus
07:32et que la laïcité n'est pas contre les religions.
07:35La liberté des religions, y compris l'islam,
07:38que ce soit sunnites ou chiites,
07:39mais on n'aura pas obtenu cette liberté de religion
07:42sous l'égide d'un régime idéologique
07:45qui écrase toute autre personne ou croyance.
07:48C'est là la différence, ça touche tout le monde.
07:53Ce qu'il dit est juste,
07:56il y a quand même un élément historique
07:58qui est le fait que Juan Carlos a assuré la transition démocratique,
08:04le roi Michel en Roumanie a assuré la transition démocratique,
08:07le roi Boris en Bulgarien a assuré la transition démocratique,
08:09au Cambodge, le Sianouk a assuré aussi la transition démocratique.
08:12Alors je sais qu'évidemment, ça fait coincer, ça fait grincer des dents
08:16parce qu'on parle de prétendants monarchistes,
08:19mais que généralement, la transition démocratique,
08:21dans des situations extrêmement difficiles,
08:24ça s'est fait par le roi.
08:25C'est un point fixe.
08:25Ça s'est fait par le roi, le recours au roi.
08:27Oui, c'est un point fixe qui permet au peuple
08:29de continuer son aventure historique et démocratique.
08:34Vous avez raison.
08:35C'est rétablir une transmission.
08:36Vous avez parfaitement raison.
08:37Et les exemples que vous citez sont excellents.
08:40On va écouter Donald Trump sur M. Pallavi.
08:43Avant cela, je vous rappelle donc que ce volaire France
08:46affrété pour les Émirats fait demi-tour du fait de tir dans la zone.
08:50C'est une information que je vous donnais il y a une seconde.
08:52Et j'en profite, pardon, pour vous dire que le ministre des Transports
08:54sera demain matin à 8h10.
08:55Voilà, l'invité de Thomas Bonnet sur CNews et Europe 1.
08:58Je vois que nous avons les mêmes sources, vous et moi.
09:01Et qu'effectivement...
09:02Mais Philippe Tabarro, il est...
09:04Alors vraiment, c'est un...
09:05Il m'y a sa chemise.
09:05Voilà, c'est un ministre, j'ai envie de lui dire.
09:08Alors tous les ministres devraient être comme cela.
09:10Puisqu'il s'occupe de son ministère.
09:13C'est bête.
09:15Mais tout le monde ne le fait pas.
09:17Voilà, tout le monde ne le fait pas.
09:19Donc il s'occupe des gens qui dépendent de son ministère.
09:22Et je vous répète, il était à 3 ou 4 heures du matin, il y a deux nuits,
09:25pour accueillir les rapatriés.
09:27Et effectivement, après, il fait au mieux dans une situation
09:31qui va être quand même extrêmement compliquée.
09:33pour faire revenir, bien sûr, tous nos compatriotes.
09:36Emmanuel Macron sur Reza Palavi.
09:38Écoutons-le.
09:40Euh, Emmanuel Macron.
09:42Vous voyez, Donald Trump.
09:44Monsieur le Président, Reza Palavi est-il une option dans votre esprit ?
09:50Je suppose que certaines personnes l'aiment bien.
09:52On n'y a pas trop réfléchi.
09:54Il me semblerait que quelqu'un de l'intérieur serait peut-être plus approprié.
09:58Je l'ai déjà dit.
09:59Il a l'air d'être une personne très gentille.
10:00Mais il me semble que quelqu'un qui est là, c'est populaire actuellement,
10:06s'il y en a eu.
10:08Mais nous avons des gens comme ça.
10:09Nous avons des personnes plus modérées.
10:11C'était des radicaux fous.
10:13Tout ce qu'ils font, c'est tuer des gens.
10:15Et vous savez ce qu'ils ont ?
10:16Ils n'ont rien.
10:17Tout ce qu'ils font, c'est tuer des gens.
10:19Il est très gentil.
10:20Oui, alors, on va retenir que très gentil,
10:22mais c'est difficile de décoder.
10:23Moi, ce qui m'intéresse toujours, c'est de décoder Trump.
10:28Qu'est-ce qu'il veut ?
10:29Tout à l'heure, vous avez dit...
10:31Une possibilité, en effet.
10:32C'est-à-dire, avec l'exemple afghan...
10:34Qu'est-ce qu'il veut ?
10:35Quel est le meilleur choix politique
10:38qui sert les intérêts des États-Unis selon Trump ?
10:41C'est ça la question.
10:42Vous avez la réponse à cette question ?
10:44Non, mais par exemple, au Venezuela,
10:45il a renversé quelqu'un pour mettre quelqu'un qui lui ressemblait.
10:48En tout cas, il était d'accord.
10:50C'est le revéré.
10:51Aujourd'hui, il a toutes les options sur la table.
10:53Aujourd'hui, à l'heure où on parle.
10:54La situation n'est pas exactement la même.
10:56Non, mais bien sûr, ce que je veux dire, c'est juste que
10:58quand il a renversé Maduro, on a pensé qu'il allait mettre quelqu'un...
11:00Oui, mais ce que je veux dire, c'est que quand j'entends Trump là,
11:02je vois une réticence sur Redzap à la vie.
11:05Pour le moins, oui.
11:06Sauf qu'attendez...
11:07Donc, je dis pourquoi ?
11:08Est-ce qu'on a la réponse à cette question ?
11:10Je pense qu'il laisse toutes les options possibles.
11:12Enfin, il y a un problème, c'est qu'il n'y a pas de MOLA modéré.
11:14Ça n'existe pas.
11:15Donc, on ne trouvera pas quelqu'un de modéré au sein du régime.
11:18Il faut virer tout le régime.
11:19Parce que si on va chercher un modéré dans le régime,
11:26pardon, Donald Trump, c'est les liens également privilégiés
11:29qu'il y a entre Palavie et Israël.
11:30Je ne pense pas...
11:31Ah non, je ne pense pas que ce soit Paul, non ?
11:35Non, non, il va être le premier, il va être le premier et le seul.
11:38Non, non, ce n'est pas un défaut capital.
11:39C'est une question, il va être le premier et le seul.
11:41Franchement, je ne crois pas du tout que ce soit ça.
11:43Il doit penser qu'il n'est pas jouable.
11:45Il veut aussi avoir son modéré.
11:46Et puis aussi aller savoir, il est capable peut-être d'un raisonnement tortueux
11:49en disant que s'il ne le pousse pas trop,
11:51il sera peut-être plus acceptable, on ne sait pas.
11:53Et puis on ne sait pas aussi où on en est.
11:55Pour l'instant, c'est la guerre, me permettre de le rappeler.
11:58C'est la guerre et précisément on y vient.
12:00Emmanuel Macron a annoncé l'envoi immédiat d'une aide humanitaire
12:02pour les réfugiés fuyant le sud du Liban.
12:05Des avions militaires américains de soutien ont été autorisés
12:07sur la base française d'Istre, a annoncé jeudi l'état-major français,
12:11affirmant avoir obtenu la complète garantie
12:13que ces appareils ne participent en aucune mesure
12:15aux opérations menées par les Etats-Unis en Iran.
12:19Tweet d'Emmanuel Macron que vous découvrez avec moi
12:22pour le Liban, nous devons agir.
12:24Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France
12:27soit à nouveau entraîné dans la guerre.
12:29Le Hezbollah doit immédiatement cesser les tirs vers Israël.
12:32Israël doit renoncer à toute intervention terrestre
12:35ou d'envergure sur le territoire libanais.
12:38Et on va ouvrir évidemment ce dossier, ce chapitre.
12:41Les autorités libanaises ont pris auprès de moi l'engagement
12:44de prendre le contrôle des oppositions tenues par le Hezbollah
12:47et d'assumer pleinement la sécurité sur l'ensemble du territoire national.
12:50Je leur apporte tout mon soutien.
12:52Dans ce moment de grand danger, je demande au Premier ministre israélien
12:55de ne pas étendre la guerre au Liban.
12:58Le Hezbollah doit renoncer aux armes, respecter l'intérêt national,
13:02montrer qu'il n'est pas une milice aux ordres de l'étranger
13:04et permettre aux Libanais de se rassembler pour préserver leur pays.
13:07A priori, ce n'est pas ce qui se prépare.
13:09Mon général Clermont qui est avec nous ce soir,
13:13ce n'est pas ce qui se prépare et qui peut effectivement faire déplacer
13:20un grand nombre de populaires si on parle de 700 000 ?
13:24Oui, 700 000.
13:25Non seulement ce n'est pas ce qui se prépare, mais ce n'est pas ce qui a commencé.
13:28Puisque les bombardements dans le sud de Beyrouth,
13:30il y a trois fièvres du Hezbollah au Liban, c'est toujours le même,
13:33le sud du Liban.
13:35Et là, Israël a commencé à déployer des divisions pour occuper le terrain,
13:39après avoir, en demandant aux villageois d'évacuer la zone.
13:42Ensuite, il y a le sud de Beyrouth qui était le fief des chefs du Hezbollah
13:45qui a déjà commencé à être bombardé, qui lui aussi doit être évacué.
13:49Et puis on a appris qu'il y a la fameuse plaine de la Beka
13:52qui est au nord de Beyrouth.
13:54Les Iraniens ont aussi demandé d'évacuer certains villages.
13:58Donc ils vont remontrer à la fois une opération terrestre dans le sud
14:02et une opération de bombardement au sud de Beyrouth et dans la Beka.
14:05Bon, l'objectif ?
14:06L'objectif, c'est éradiquer le Hezbollah.
14:09L'objectif, à elle, désormais, c'est la der des der.
14:11C'est-à-dire, voilà, on a une occasion définitive.
14:13Ce n'est pas la première fois qu'ils essaient d'éradiquer le Hezbollah.
14:16Oui, mais c'est ça l'objectif, nous sommes d'accord.
14:17L'objectif, a priori, d'autant plus que le Hezbollah a été lâché par le gouvernement libanais.
14:22Un sondage dit que 95% des Libanais condamnent le Hezbollah.
14:26Donc le Hezbollah est en difficulté.
14:28Mais il n'empêche que ça va créer des déplacés, ça va créer des morts, des combats.
14:32Et ça va créer dans le monde entier des réactions qui vont être très fortes.
14:37Et déjà, elles ont commencé.
14:39Ah non, mais c'est déjà fait.
14:40Non, mais attendez, c'est déjà fait.
14:43Depuis aujourd'hui, toute la presse façon Le Monde ou France Inter
14:48ne pense plus du tout au Mollah, pour autant qu'ils y aient pensé.
14:53Et c'est déjà cap contre Israël.
14:55Il n'y a aucun doute là-dessus.
14:57Donc il suffit d'écouter France Inter à 19h.
15:02Donc c'est fait.
15:03Mais maintenant, indépendamment de leur vision des choses...
15:05C'est également la position d'Emmanuel Macron.
15:07Ça dépend des jours.
15:09Oui, qu'il demande un plan de paix.
15:11Voilà, ce qu'il dit là, très clairement...
15:14Non, mais je ne sais pas le point de parole du Quai d'Orsay,
15:15mais il vous posez la question, donc je vous réponds.
15:18M. Macron s'est mis dans la tête de toute manière
15:19qu'il était une sorte de suzerain un peu du Liban,
15:22en vue des rapports entre les Libans et la France.
15:24Il veut penser à ça.
15:25La réalité m'oblige à dire que c'eût été bien
15:29que les Libanais, pour autant qu'ils le puissent...
15:33C'est là où, effectivement, pour autant qu'ils le puissent,
15:36c'eût été bien que les Libanais respectent leur engagement
15:39de désarmer le Hezbollah qu'ils avaient pris déjà depuis nombreux mois.
15:44La vérité m'oblige à dire que ce n'est pas facile
15:46compte tenu de la faiblesse du Liban.
15:48Effectivement, il faut rembobiner le fil.
15:50Il y avait un cessez-le-feu.
15:52L'armée libanaise devait désarmer le Hezbollah.
15:55Et cette affaire devait être réglée déjà depuis un an.
15:58Et en réalité, ça n'a pas fonctionné.
16:00Et on retombe dans la situation habituelle
16:02dans laquelle le Hezbollah est toujours là et ramé.
16:04Mais la différence, c'est quand même,
16:05il a été extrêmement affaibli par les campagnes aériennes
16:07qui ont été menées en 2024 et 2025.
16:10Donc, ce n'est plus le MMS volat aujourd'hui
16:11qu'il va falloir, auquel Israël s'attache.
16:14Compagnie aérienne condamnée par la France.
16:16Et Benjamin Nau, à l'oreillette, me parlait
16:20que la dernière dépêche qui vient de tomber,
16:22les forces israéliennes ont reçu l'ordre
16:25d'avancer plus en avant, plus en profondeur.
16:27Il y a deux divisions.
16:29Il y a beaucoup d'hommes.
16:29Il y a 50 000 hommes.
16:30L'erreur d'analyse que commet le président de la République.
16:35Alors, j'imagine qu'il le fait exprès.
16:36Mais enfin, il accuse Benjamin Netanyahou
16:39de vouloir faire la guerre au Liban.
16:40Non, pardon, c'est le Hezbollah qui fait la guerre à Israël.
16:43Ce n'est quand même pas tout à fait la même chose.
16:44Pardon, Emmanuel Macron, il a oublié ça.
16:47Il ne le comprend pas.
16:48Il fait exprès de ne pas le voir.
16:49À quel moment le président de la République
16:51va-t-il admettre que pour qu'il y ait la paix dans la région,
16:55cette guerre est nécessaire ?
16:56C'est tout.
16:57La guerre est nécessaire pour obtenir la paix.
16:59Il n'y a pas d'autre débat.
17:00La guerre est nécessaire parce que nous avons été aux abonnés absents.
17:03Parce que la seule chose qu'Emmanuel Macron a su faire
17:05lorsqu'il a fait des visites au Liban, pardonnez-moi,
17:07c'est d'afficher son mépris par rapport au peuple libanais
17:10et de donner des leçons, comme il sait si bien faire,
17:12au peuple libanais.
17:13Donner des leçons, c'est bien, mais ce qu'il aurait dû aussi,
17:15c'est par exemple aider, comme Julien me le disait,
17:18l'armée libanaise.
17:19On en avait la possibilité et nous ne l'avons pas fait.
17:21Ce n'est pas non plus un grand soutien pour Israël
17:23depuis le 7 octobre.
17:24Moi, je suis assez déçue par Emmanuel Macron
17:25et je ne pense pas être la seule.
17:28C'est la France qui forme l'armée libanaise,
17:30qui l'équipe en partie.
17:31Mais c'est une armée qui reste très faible
17:33depuis des années pour un tas de raisons.
17:35Donc il n'a pas les moyens de désarmer le Hezbollah
17:38comme ce qu'il devrait faire
17:40en fonction des décisions qui avaient été prises.
17:44Bon, c'est évidemment,
17:45alors en marge de ce qui se passe en Iran,
17:48cette actualité au Liban
17:52va être déterminante ces prochaines heures.
17:55et autant on a du mal à, comment dire,
18:01les objectifs de Trump,
18:03on ne les voit pas toujours très précisément,
18:06autant les objectifs d'Israël sont d'une très grande clarté.
18:10Et légitime.
18:12Après, il y a quand même,
18:13c'est le Liban qui appelle la France à l'aide en ce moment,
18:15en tout cas c'est le président libanais
18:16qui appelle Emmanuel Macron à l'aide.
18:17Il y a la question des déplacés à venir,
18:18vous en avez parlé Pascal.
18:20Il y a la question de la faiblesse du Liban
18:21qui ne peut pas être accusé seul
18:23d'avoir couvert le Hezbollah non plus toutes ces années.
18:26Et bien sûr,
18:27et donc à la France,
18:28vous avez quand même une situation,
18:29c'est un pays qui est martyr,
18:30qui est victime de ce qui se passe dans la région.
18:32Et une nouveauté quand même depuis quelques jours,
18:34c'est peut-être moi,
18:35je pense que la seule erreur d'Emmanuel Macron,
18:36c'est de dire le Hezbollah doit prouver
18:38qu'il est libanais et pas soumis à l'Iran.
18:41Bon là, ils ont prouvé l'inverse en réalité.
18:42C'est donc l'opinion de celui qui a changé sur le sujet.
18:46Bon, c'est une émission un peu particulière
18:48parce que nous allons recevoir dans une seconde
18:50dans une dizaine de minutes Rachida Dati.
18:53Mais dans cette actualité,
18:55je voulais quand même qu'on évoque Naël
18:57parce qu'aujourd'hui,
18:59Naël,
19:01il y a eu une requalification.
19:03Le policier auteur du tir sera jugé pour violence
19:06ayant entraîné la mort sans intention de la donner,
19:08initialement poursuivi pour meurtre.
19:10La cour d'appel de Versailles a décidé aujourd'hui
19:12la requalification des faits à l'encontre du policier.
19:15Et je voulais qu'on écoute son avocat,
19:18maître Liennart,
19:19avec qui on était également tout à l'heure
19:20sur l'antenne d'Europe 1,
19:23qui était à la fois peut-être satisfait
19:27que son client ne soit pas poursuivi pour meurtre,
19:31mais qui espérait surtout un non-lieu.
19:34Pour nous, c'est une double déception.
19:36D'abord, la cour n'a pas eu le courage
19:40de prononcer le non-lieu qu'elle devait prononcer
19:43puisque nous sommes dans un cas d'application stricte du droit
19:45et mon client n'a fait qu'appliquer la loi.
19:49Donc, c'est une première déception.
19:51La deuxième déception, c'est que par la cour criminelle,
19:53il va échapper au jury populaire.
19:55Et nous pensions véritablement qu'un jury populaire
19:58aurait tout à fait compris le sens de notre position
20:02et qu'il aurait eu le courage d'acquitter ce policier.
20:08– Il a tellement raison.
20:10C'est-à-dire qu'on pourrait croire…
20:11– Un peu pervers, pardonnez-moi,
20:14je ne sais pas si c'est le bon terme.
20:15– Non, je trouve que la démonstration de dire
20:19on n'est pas très content parce qu'on échappe au jury populaire
20:21et les magistrats sont plus rudes que le jury populaire.
20:24– C'est une réalité.
20:25– Oui, mais la morale quand même, c'est que…
20:27– Je trouve que c'est compliqué de maintenir un élément intentionnel
20:29et de dire oui, il avait l'intention de le tuer.
20:31C'est quand même, c'est ahurissant.
20:33Donc, le bon sens veut qu'on requalifie.
20:35– Je suis d'accord.
20:36– Devant des magistrats professionnels, j'ai envie de dire bon courage.
20:40Voilà, bon courage.
20:41C'est très compliqué.
20:42Alors que devant un jury populaire…
20:43– Vous savez, maître Liénard ?
20:44– Pardon, oui, je vous coupe.
20:45– Non, devant un jury populaire,
20:46effectivement, il aurait pu espérer avoir gain de cause.
20:50Là, non, je ne pense pas.
20:52– Oh non, je ne suis pas…
20:53– Non, non, je le pense réellement.
20:54– Monsieur Liénard m'a dit, moi,
20:56il y a deux choses dont j'ai peur dans la vie,
20:57une maladie grave et les juges.
21:00On en est là aujourd'hui.
21:01– Oui, alors j'aimerais aussi…
21:02– Ce qu'il m'a dit des juges en France,
21:05c'est-à-dire que quand tu arrives,
21:06des gens qui ont 27 ans,
21:07qui sortent de l'école
21:08et qui envoient les uns et les autres,
21:11comme cela, sur une décision…
21:14– En fait, le risque, c'est d'être jugé sur ce que l'on est
21:16et pas sur ce que l'on a fait ou pas fait.
21:18C'est ça, le risque.
21:19Alors que j'ai plus le sentiment
21:20que quand vous arrivez devant un jury populaire,
21:22vous êtes jugé sur ce que vous avez fait ou pas fait
21:24et pas sur ce que vous êtes…
21:25– Alors c'est nouveau, ces cours criminels.
21:27– Oui, c'est nouveau, mais ça se généralise.
21:29– À 4-5 ans, mais c'est une cour criminelle,
21:30mais si vous faites appel, vous repassez devant un jury.
21:33– Oui, c'est un peu plus compliqué que ça.
21:35– Ah ben non, c'est pas du tout plus compliqué.
21:37– Non, c'est ça.
21:38– Oui, mais c'est pas le même jury que…
21:40– Après, c'est un jury d'assises,
21:42c'est un jury populaire.
21:43– Oui, j'entends, vous êtes en…
21:45– En appel, c'est jury populaire,
21:46il y a 12 personnes.
21:47– D'accord, mais vous êtes en appel
21:48et vous n'êtes plus en première instance.
21:49– Ah non, vous avez raison.
21:50Cours criminel, vous faites appel.
21:52– D'accord, mais vous avez perdu la première instance.
21:54– Ah ben oui.
21:55Mais à l'arrivée, quand même,
21:56ce que je veux dire, c'est que…
21:57– Alors si vous êtes devant un jury populaire,
22:02est-ce que je peux juste ajouter,
22:03le second policier a bénéficié d'un non-lieu
22:05qui a été confirmé.
22:06Et l'avocate a dit qu'elle allait déposer plainte
22:08pour dénonciation calomnieuse.
22:11– Bon.
22:12Deux choses à dire.
22:13– Gilles William.
22:13– La première, c'est que la presse,
22:15une grande partie de la presse,
22:17a oublié le refus d'obtempérer.
22:19Ça a totalement disparu des radars.
22:22Le refus d'obtempérer, premièrement.
22:24Deuxièmement, c'est quand même un bon résultat.
22:27Il faut dire que ça partait,
22:29ça partait quand même d'une vilainie.
22:31– Il n'est pas très content, monsieur Lénard.
22:32– Cette affaire de jury populaire,
22:35c'est très important pour lui.
22:36– J'y viens, mais ce que je veux dire simplement,
22:38de sortir de cette vilainie d'avoir prévu,
22:41de l'avoir renvoyée pour homicide volontaire,
22:46c'était une vilainie.
22:48Et c'était une vilainie rendue, effectivement,
22:51par des juges professionnels.
22:52Donc, tout avocat normal vous dira
22:56que s'il a à choisir,
22:57dans une affaire comme celle-là,
22:59entre un jury populaire et des juges professionnels,
23:02il n'y a pas photo.
23:03Vous parlez au peuple.
23:05Et le peuple, il comprend bien.
23:06– Enfin, vous ne savez pas non plus
23:07qui est dans ce jury populaire.
23:09Cet argument me paraît étonnant,
23:12puisque le tirage au sort,
23:14vous ne savez pas qui l'a jugé, mais…
23:16– J'ai la faiblesse de croire
23:19aux lois de la statistique.
23:21Et je sais de quoi est composé aujourd'hui
23:23le peuple français.
23:23D'accord ?
23:24Donc, je maintiens qu'il n'y a pas photo là-dessus.
23:29Maintenant, il n'est pas non plus exclu.
23:31Je ne veux pas non plus me caricaturer moi-même.
23:33On peut aussi, ici, on a encore le droit
23:35de tomber sur des bons juges en France.
23:37Ça arrive.
23:37– Bon, dernier mot avant le…
23:39– Non, mais je veux dire, le jury populaire,
23:40c'est un peu la loterie, parce que…
23:41– Les juges aussi.
23:42– Oui, mais des gens dont ce n'est pas le métier
23:44sont capables de se laisser, par exemple,
23:46emporter beaucoup plus facilement par l'émotion.
23:47Si l'avocat qui est en face de vous,
23:49je ne parle pas du cadenel, c'est Dupond-Moretti,
23:51qui vous fait peur, qui vous gronde,
23:52qui a son charisme, etc.,
23:55le verdict peut être beaucoup plus clément aussi.
23:58– En tout cas, en marge de l'actualité internationale,
24:00je voulais vraiment évoquer cette décision du jour,
24:03parce que nous en avons beaucoup parlé.
24:05On avait été très surpris que Florian M
24:07a passé quatre mois de prison, en détention,
24:11et qu'il méritait qu'on en parle ce soir.
24:14– Absolument.
24:14– Rachida Dati est déjà là, je la salue,
24:17je la vois dans ce studio,
24:18elle va venir dans une seconde.
24:19Nous allons changer de place rapidement,
24:22mais Margot Siffer nous rappelle les informations avant cela.
24:27Margot, c'est à vous.
24:28– Bonsoir Pascal, bonsoir à tous.
24:33Un volaire France affrété pour rapatrier des Français
24:36depuis les Émirats arabes unis,
24:37a fait demi-tour en cause des tirs dans la zone,
24:40a fait savoir le ministre français des Transports.
24:42Une situation qui témoigne de l'instabilité dans la région
24:46et de la complexité des opérations de rapatriement,
24:48ajoute Philippe Tabarro.
24:51Cette prise de parole à présent de Benyamin Netanyahou,
24:54nous continuons à frapper les cibles du régime terroriste en Iran,
24:57ainsi qu'au Liban,
24:58et les résultats obtenus sont significatifs,
25:00mais il reste encore beaucoup à faire.
25:02pour l'heure, Israël a détruit plus de 60% des lanceurs de missiles balistiques
25:07et 80% des moyens anti-aériens iraniens,
25:10précise le chef d'état-major.
25:13Et puis les forces israéliennes annoncent avoir reçu l'ordre
25:15d'avancer plus en profondeur au Liban.
25:18Les habitants de trois localités de l'est du pays
25:20appelaient à évacuer immédiatement.
25:22Tsaaldi prévoit des frappes contre des infrastructures du resbollah.
25:26Merci beaucoup, Margot Sifferm.
25:28Madame Dati, bonsoir.
25:29Bonsoir.
25:30Et merci d'être avec nous.
25:31Merci de m'avoir invitée.
25:32Vous connaissez notre émission ?
25:34Oui.
25:35C'est libre, avec un ton,
25:37où toutes les questions sont parfois à poser.
25:39Et c'est ce que nous allons faire ce soir avec vous.
25:42L'élection est donc maintenant dans quasiment huit jours,
25:46un peu plus de huit jours.
25:47On va évidemment parler de l'actualité internationale,
25:49on va également parler de l'actualité nationale,
25:50mais forcément, on va parler aussi de l'élection.
25:54Et les gens qui nous écoutent ce soir,
25:56ils connaissent les sondages,
25:58et ceux qui vont voter pour vous,
26:00ils se disent,
26:00comment, Madame Dati, va-t-elle gagner Paris ?
26:04Et ça, c'est intéressant,
26:06donc de partir de la première hypothèse.
26:09C'est un sondage, bien sûr,
26:10c'était un sondage du JDD.
26:12Les intentions de vote du premier tour,
26:15M. Grégoire est en tête,
26:16vous êtes deuxième,
26:18Mme Cnaffot est troisième,
26:20M. Bournazel est quatrième,
26:23et ce sont des gens qu'on peut classer à droite,
26:28avec évidemment des sensibilités différentes,
26:31et puis M. Grégoire et Mme Chiricoux,
26:33on peut les classer à gauche
26:35avec des sensibilités là aussi différentes.
26:37Donc les gens se disent,
26:38comment Mme Dati va-t-elle gagner,
26:41puisque au premier tour,
26:42vous ne ferez pas 50% ?
26:43On rappelle qu'au deuxième tour,
26:45c'est la liste qui arrive en tête...
26:47Qui a gagné.
26:48Qui a gagné.
26:48Donc il vous faut une alliance.
26:50Non mais c'est pour ça que c'est important
26:52ce que vous indiquez,
26:54parce que je fais beaucoup de réunions
26:55avec des Parisiens,
26:57je privilégeais ça,
26:58j'en ai fait quatre aujourd'hui,
27:00avec de nombreux Parisiens
27:01qui n'ont encore pas compris totalement le système.
27:04D'abord, le système d'élection a changé,
27:06parce qu'on a corrigé une anomalie démocratique.
27:09Désormais, dans tout Paris,
27:10les Parisiens pourront voter directement pour leur maire.
27:13Il y aura deux urnes,
27:14une urne pour le maire d'arrondissement
27:16et une urne pour le maire de Paris.
27:18Donc toutes les voies vont compter.
27:19Les voies du 18e vont compter autant que le 16e,
27:22autant que le 7e,
27:23ce qui n'était pas le cas avant.
27:24Donc là, toutes les voies vont compter.
27:25C'est le premier point.
27:26Le deuxième changement,
27:28et je m'en suis encore rendu compte aujourd'hui
27:29sur une réunion,
27:30c'est...
27:31Certains me disent,
27:32mais si vous faites 30,
27:34et puis l'autre liste 15,
27:36et l'autre liste 15,
27:38ça fait un bloc de 60,
27:40pour la droite et le centre,
27:41par exemple,
27:42et donc vous serez majoritaire au Conseil de Paris.
27:45Non.
27:46C'est celui qui arrive en tête
27:47qui remporte la mise.
27:48C'est-à-dire que si Emmanuel Grégoire
27:50fait 30,01,
27:52si je fais 30,
27:53il aura gagné.
27:55Il sera maire de Paris.
27:56D'où alliance.
27:56Et donc...
27:57Et vous avez deux possibilités d'alliance,
27:58si j'ai bien compris.
27:59Alors, d'abord,
28:00M. Bournazel,
28:02lui, il a dit,
28:03je ne me rallierai pas.
28:06Et M. Philippe a dit le contraire.
28:07Oui, M. Philippe, d'ailleurs...
28:09Qui est son patron.
28:10Oui, mais lui,
28:11il ne souhaite pas que l'on gagne,
28:12c'est autre chose.
28:13Il a des gens,
28:14il souhaite la victoire
28:16d'Emmanuel Grégoire
28:17avec sur sa liste,
28:19c'est-à-dire que j'allais dire,
28:19c'est les mêmes qu'aujourd'hui,
28:20en pire.
28:21Il y a quand même,
28:22on parlait tout à l'heure,
28:23justement,
28:24du procès du policier,
28:25il a quand même sur sa liste
28:26des gens,
28:27Laurence Aurel,
28:27qui dit que la police tue.
28:29Il y a Mme Simonnet
28:30qui est soutenue
28:31par des antisémites notoires,
28:34elle fait partie de la liste.
28:35Vous avez sur le 19ème arrondissement
28:37des colistiers
28:39qui sont non-toirement antisémites,
28:42qui le revendiquent.
28:43Et nous, on le voit.
28:43Donc, pas d'alliance
28:44avec M. Bournazel.
28:45Et donc, lui,
28:47il ne souhaite pas
28:47s'allier avec nous.
28:49Donc, alliance possible,
28:50il ne vous reste
28:50qu'une alliance possible.
28:51Si je vous suis,
28:53c'est Sarah Knafou.
28:53Je vais vous dire,
28:54il y a des alliances
28:55qui vous feront plus perdre
28:57que gagner.
28:57Je vous le dis,
28:58au lieu de dire
28:58cette extrême droite,
29:00c'est vrai que Mme Knafou
29:01siège au Parlement européen
29:02avec l'AFD
29:03et avec des parlementaires européens
29:05qui se considèrent,
29:07qui se proclament
29:07comme étant néo-nazis.
29:09Il ne faut pas l'oublier.
29:10Elle vient du parti,
29:11elle reconquête
29:12parce qu'on semble oublier.
29:14Ce n'est pas parce qu'on fait
29:14une campagne
29:15avec des dessins animés
29:16ou c'est sérieux.
29:18Et donc,
29:19enlevons même
29:20avec cet aspect-là.
29:21Aujourd'hui,
29:22il faut des candidats
29:23qui rassemblent
29:23le maximum de monde
29:25et de parisiens
29:25et de parisiennes.
29:26Sur, évidemment,
29:28pour changer Paris.
29:29Le vote utile,
29:30c'est un vote
29:30pour le changement.
29:31C'est un vote
29:32pour une alternance.
29:32Quand on regarde les sondages,
29:34c'est historique
29:35depuis 2001.
29:36C'est la première fois
29:36qu'une majorité de parisiens
29:38souhaite le changement à Paris.
29:40La gauche,
29:40elle,
29:41elle a compris tout de suite.
29:42Ils ont peur de perdre
29:44et ça peut être le cas.
29:45Et donc,
29:46ils se sont rassemblés tout de suite.
29:47Ils n'ont rien en commun.
29:49Ils n'ont qu'un projet en commun.
29:51On peut parler
29:51de la police municipale.
29:52M. Brossat
29:53et M. Béliard
29:54n'en veulent pas.
29:55Ils ne souhaitent pas.
29:57Sur tous les sujets,
29:58sur la circulation,
29:59sur le logement
30:00et évidemment
30:01sur l'écologie.
30:03Ils ne sont d'accord
30:04sur rien.
30:04Mais,
30:05ils souhaitent sauver
30:06leur siège.
30:06Et donc,
30:07c'est fait de briques
30:08et de brocs.
30:09Il y a du LFI,
30:10il y a de la extrême gauche,
30:11il y a de la gauche radicale
30:13la plus extrême.
30:14Ils n'ont rien en commun.
30:15Mais ils se sont rassemblés
30:16sur une liste unique
30:17pour pouvoir sauver leur siège.
30:18Donc, moi,
30:19je dis aux parisiens
30:19et aux parisiens,
30:20si vous voulez le changement,
30:22c'est le vote utile
30:23pour le changement.
30:23Donc, pas d'alliance
30:24avec Bournazé
30:25parce qu'il n'en veut pas.
30:25Pas d'alliance avec Knafou
30:27parce que vous n'en voulez pas.
30:28Non, c'est parce que...
30:29Et votre utile,
30:30c'est votre stratégie pour gagner.
30:31Monsieur Pro,
30:32il y a des gens qui me disent
30:33c'est pas grave,
30:34vous allez vous retrouver
30:34au Conseil de Paris
30:35et vous allez vous additionner
30:37et comme ça,
30:38vous serez élu maire de Paris.
30:39C'est pas comme ça
30:39que ça marche,
30:40malheureusement.
30:41Et donc,
30:42les alliances risquent
30:43de nous faire perdre
30:44si on rechange la liste
30:45au deuxième tour
30:45avec des alliances
30:46qui,
30:47sur une certaine sensibilité,
30:50en ferait perdre d'autres.
30:50C'est ce que vous voulez dire.
30:52Si vous alliez avec...
30:53Monsieur Pro,
30:54en ferait perdre majoritairement.
30:56Moi, je le dis
30:57aux Parisiennes et aux Parisiens.
30:58Je comprends
30:59qu'il y a des sensibilités
30:59qui ne sont pas totalement
31:01ou la nôtre ou autre.
31:02Je rassemblerai
31:03tous les Parisiens
31:04et toutes les Parisiennes.
31:05Alors, moi,
31:06je ne suis qu'un observateur.
31:07Oui, oui.
31:07Je me balade dans Paris.
31:09Les gens,
31:09ils ne disent pas ça du tout.
31:10Moi, ceux que j'entends,
31:11ils disent
31:11mais pourquoi
31:12Sarah Knafou
31:13et Rachida Dati
31:14ne travaillent pas ensemble ?
31:15J'entends ça
31:16sur les gens de droite.
31:17Oui, oui.
31:17C'est ce que j'entends
31:19matin, midi et soir.
31:20Je l'ai dans mon arrondissement.
31:21Je l'ai eu encore
31:21aujourd'hui dans une réunion.
31:22Et qu'est-ce que vous leur répondez ?
31:23Parce qu'eux pensent
31:24que quand on va se retrouver
31:25au Conseil de Paris...
31:26Ah non, non,
31:27ils ne pensent pas ça.
31:27Ils ont compris.
31:28Certains ont compris
31:29mais ils veulent
31:29que vous travailliez ensemble.
31:30En fait,
31:31ils veulent l'union des droites.
31:33C'est-à-dire que
31:33cette population de droite,
31:34elle dit
31:35qu'on voudrait l'union des droites.
31:36Moi, je n'y crois pas
31:37à l'union des droites.
31:38L'union des droites
31:39telle qu'elle est conçue aujourd'hui,
31:40c'est une union d'appareils.
31:41Moi, je voudrais savoir...
31:42Vous avez des points communs quand même.
31:43Il y a des passerelles.
31:44On peut...
31:44Il y a des passerelles.
31:45Vous avez plus de passerelles
31:46avec Mme Cnafot
31:47qu'avec Emmanuel Grégoire.
31:48Je vais vous dire, M. Pro...
31:49C'est le programme commun
31:50de la gauche
31:50de François Mitterrand.
31:52Évidemment que vous ne pensez pas
31:53toujours tous pareils.
31:54Mais il y a des passerelles.
31:55Aujourd'hui,
31:56il faut une majorité.
31:57Voilà.
31:57L'enjeu de Paris,
31:58c'est une majorité.
31:59Mais vous ne pouvez pas
31:59vous mettre d'accord sur une...
32:01Il y a des alliances
32:02qui feront perdre
32:04une partie de l'électorat.
32:05Je vous le dis très directement.
32:07Là, aujourd'hui,
32:08les candidatures à 10, 11 ou 12 %,
32:11ce ne sont pas des candidatures
32:13qui rassembleront.
32:14Je vous le dis, M. Pro.
32:15Et donc, il faut...
32:17Effectivement, au deuxième tour,
32:18dès le premier tour,
32:19il faut qu'il y ait un vote utile
32:20pour le changement.
32:21Donc, on a bien compris.
32:22Pour que vous puissiez...
32:23Bien, nous aïe.
32:23Vous dites aux électeurs,
32:24il faut que Sarah Knafot
32:25et Pierre-Yves Bournazel
32:26soient sous les 10 %
32:27au soir du premier tour.
32:28Mais ce que vous dites est important.
32:29Vous nous dites ce soir
32:30que votre liste de second tour
32:32sera identique
32:32à votre liste de premier tour.
32:34Vous venez de le dire.
32:35Non, mais non.
32:36Tout est possible.
32:37Vous pouvez avoir...
32:38Vous pouvez avoir des gens
32:39qui nous rejoignent
32:39au deuxième tour.
32:40Moi, j'appelle au rassemblement
32:41de toutes les listes,
32:42de la liste de M. Bournazel.
32:43Il y a des gens,
32:44des Républicains
32:45sur la liste de Mme Knafot.
32:47Vous avez des gens
32:48qui ont des sensibilités
32:49qui sont les...
32:50Mais ça veut dire quoi ?
32:50Qui vous rejoignent ?
32:51Pardonnez-moi, je ne comprends pas.
32:51Si Mme Knafot a dit
32:52je vous rejoins...
32:53Mais je ne...
32:54Si vous voulez,
32:55je ne peux pas faire une alliance
32:57avec Mme Knafot
32:58et avec Reconquête.
32:59Ça n'est pas possible,
32:59M. Pro.
33:01Qui vous rejoint, alors ?
33:02Par exemple,
33:03il y a des colistiers
33:04de M. Bournazel
33:05qui nous ont appelés
33:06parce qu'ils ne sont pas d'accord
33:07avec sa position.
33:08Mais il faut qu'ils partent
33:09tout de suite.
33:09Pourquoi ils sont au premier tour ?
33:10Parce que là,
33:11si certains sont partis
33:12jusqu'au premier tour,
33:13on verra bien.
33:14Premier tour, c'est le 15 mars.
33:15On verra bien.
33:16Moi, j'en appelle au rassemblement.
33:17Il y a évidemment des colistiers
33:18qui peuvent nous rejoindre dès maintenant.
33:19Rassemblement sans Reconquête ?
33:21Mais non, mais M. Pro.
33:23On peut aussi...
33:24Vous pouvez faire une addition.
33:25Moi, je ne veux pas faire
33:26ce que fait la gauche
33:27à faire la gauche radicale,
33:29l'extrême-gauche
33:30avec aucune valeur commune.
33:31Là, je perdrai plus,
33:33je vous le dis.
33:34Pourquoi ?
33:34Pour le centre-droit,
33:35vous voulez dire ?
33:35Vous perdrez des électeurs
33:36de centre-droit ?
33:37Mais bien sûr,
33:37mais même dans mon socle politique,
33:41on perdra des électeurs.
33:42Mais pardon,
33:43je vous assure,
33:44je vous parle au premier degré
33:45parce que je n'y comprends rien
33:46dans la politique politicienne.
33:48Non, mais non,
33:48je vous assure,
33:49on peut me reprocher
33:50beaucoup de choses
33:50sauf la modestie excessive.
33:53Comment se fait-il
33:54que la gauche,
33:55elle,
33:55M. Grégoire,
33:56qui n'est quand même pas
33:57un stalinien,
33:58il ose prendre sur sa liste,
34:00vous l'avez rappelé,
34:03Mme Simonnet,
34:03qui a accueilli
34:04l'antisémite Corbyn
34:06à Paris.
34:07Et apparemment,
34:08vous pensez quand même
34:10que la gauche est dangereuse.
34:12Eux ne craignent pas
34:13de prendre sur leur liste
34:15des gens qui sont
34:17épouvantables.
34:17Pour certains,
34:18comment ça se fait ?
34:18Mais ce n'est pas vous
34:19que je vais le dire.
34:19Les journalistes ne leur reprochent pas,
34:20ils ne leur posent jamais la question.
34:21Mais vous devez le répéter
34:22sans cesse.
34:23Voilà.
34:23Et donc,
34:24à nous,
34:25il nous pose sans cesse.
34:26Nous,
34:26on est suspects tout le temps.
34:28Moi,
34:28je suis bien placé pour ça.
34:31On est suspects tout le temps.
34:32Vous discutez avec quelqu'un,
34:33vous êtes suspects.
34:34Vous travaillez avec quelqu'un,
34:35vous êtes suspects.
34:36On vous aperçue peut-être
34:37avec quelqu'un.
34:38Nous,
34:38on est suspects tout le temps.
34:40Les mêmes
34:41qui se gargarisent de principe,
34:43avec nous,
34:43c'est la société du soupçon.
34:45Ils nous collent le soupçon
34:47tout le temps,
34:47quoi qu'on fasse.
34:48Même,
34:49regardez,
34:49la dernière fois,
34:50je parle de Mme Knafow,
34:52mais je n'étais pas sortie du plateau.
34:53On m'a traité de fasciste,
34:55de nazi.
34:57Je n'ai pas abordé plus
34:59que ce que je viens de vous dire ce soir.
35:00Donc nous,
35:01y compris par la presse...
35:01Non, mais que l'espace médiatique,
35:02j'entends.
35:03Non, mais même...
35:04Oui, mais d'accord.
35:05Je n'entends l'espace médiatique.
35:07Et au contraire,
35:08il est très bruyant.
35:10Il est très bruyant.
35:11Oui,
35:12mais est-ce qu'il faut céder
35:13à l'espace médiatique ?
35:14Non, mais moi,
35:15je ne serais pas là
35:16si j'avais cédé
35:16à beaucoup de choses,
35:17monsieur Proulx.
35:18Mais je ne céderais pas.
35:19Moi,
35:19je suis attaquée
35:20tous les jours.
35:21On me reproche.
35:23On enquête sur ma vie.
35:24C'est-à-dire que,
35:25comme je ne veux pas parler
35:26de ma vie personnelle,
35:28moi,
35:28je ne dépends pas
35:28de l'argent public.
35:29J'ai une vie à part
35:30que je ne veux pas exposer.
35:32Donc,
35:33on dit
35:33zone d'ombre,
35:35donc suspect.
35:36On m'a même appelé
35:37la candidate des zones d'ombre.
35:38Donc, voilà.
35:39Moi,
35:39c'est quand même...
35:40Donc, tout cela...
35:41Moi, ce que je trouve
35:41toujours intéressant
35:42dans la séquence
35:42que nous vivons,
35:43c'est simplement
35:44d'entendre,
35:46je le répète,
35:47me semble-t-il,
35:48une sensibilité à droite
35:49qui comprend
35:50que vous n'êtes pas aligné
35:52complètement,
35:53vous,
35:53Sarah Knafow
35:54et monsieur Bournazel,
35:55mais surtout Sarah Knafow
35:56et vous,
35:57que bien sûr,
35:58vous avez des différences,
35:58mais qui vous demandent
36:00de vous entendre
36:00pour gagner,
36:02pour ne plus avoir
36:03M. Grégoire
36:03ou pour ne plus avoir
36:04les socialistes.
36:05Voilà ce que j'entends.
36:06Ce que j'entends à Paris,
36:07je l'entends aussi
36:08au niveau national.
36:10Et nous avons
36:11des dirigeants politiques
36:12qui semblent
36:12ne pas entendre cela.
36:14Non, M. Pro,
36:15il y a un enjeu national.
36:17Madame Knafow,
36:17elle est sur un enjeu national.
36:18C'est une autre histoire.
36:19Nous sommes sur un enjeu
36:20municipal.
36:21Et donc, moi,
36:22je dis aux Parisiennes
36:23et aux Parisiens,
36:23s'ils voulaient que ça change
36:24à Paris,
36:25il faut qu'il y ait
36:25un vote utile
36:26pour le changement.
36:27Je vais vous dire,
36:28si jamais on est dispersé
36:30et trop dispersé,
36:31je vais vous dire,
36:32ça sera la même équipe
36:34en pire.
36:34Et je vais vous dire,
36:35vous avez remarqué,
36:36quel est l'indicateur
36:37et le projet principal
36:38de la gauche actuelle ?
36:40Ils veulent faire
36:4040% de logements sociaux
36:42dans tout Paris.
36:42Ils ont fait évoluer
36:44la population parisienne
36:45depuis qu'ils ont été élus.
36:47Ils ont compris
36:47que c'était aussi pour eux
36:49leur seul moyen
36:50de s'ancrer.
36:51Ils ont paupérisé
36:52cette ville.
36:52Ils vont continuer
36:53non seulement à la paupériser,
36:55à la faire décliner,
36:56et dégrader comme
36:57elle est aujourd'hui.
36:57Mais justement,
36:58et c'est pour ça que...
36:59Je souhaite que Paris
37:00reprenne du rayonnement,
37:02de l'attractivité,
37:03de la mixité.
37:04Eux, ils veulent
37:05une ville ghetto,
37:06je veux de la mixité.
37:07La mixité,
37:08c'est aussi l'harmonie
37:08dans une ville.
37:10Bon, on va peut-être
37:11parler du programme,
37:12sauf si sur ce sujet,
37:13Geoffroy,
37:13vous ne vous êtes pas exprimé.
37:15Une dernière question
37:15sur ce sujet,
37:16en effet.
37:17On est tous d'accord
37:18pour dire ce qui est devenu
37:19invivable à Paris aujourd'hui,
37:21en tout cas sur ce plateau,
37:21je pense.
37:23Et je ne suis pas un fanatique
37:24des sondages.
37:24En revanche,
37:25celui dont Pascal parlait
37:26tout à l'heure,
37:26il y avait aussi dans le JDD
37:27ce week-end un second tour.
37:28Et dans le second tour,
37:29moi, ça m'a beaucoup intéressé,
37:31dans les configurations
37:31où Sarah Knafo
37:32n'était pas au second tour,
37:34vous gagnez en fait
37:35à chaque fois.
37:35C'est-à-dire que soit
37:36elle n'est pas qualifiée
37:37au second tour,
37:38et donc vous gagnez,
37:39vous êtes maire de Paris
37:39dans quelques semaines,
37:41soit elle fusionne avec vous,
37:42et dans le sondage,
37:43je dis que la réalité politique
37:44est différente,
37:45vous êtes maire de Paris également.
37:46Et je n'arrive toujours
37:47pas à comprendre,
37:47j'ai écouté ce que vous avez dit.
37:49Non, parce que les configurations,
37:52dans la configuration,
37:55des deuxièmes tours,
37:56on réinterroge et on sonde
37:58en rappelant la liste.
38:00Oui, mais Réchauffele,
38:01oui, non, non, mais attendez,
38:02on remet la liste
38:03avec les mêmes composantes politiques.
38:06Ça n'est pas une liste
38:07fusionnée avec Reconquête
38:08quand je gagne à chaque fois.
38:10Oui, d'accord.
38:10Non, non, non, mais c'est pas...
38:11Les électeurs qui ne sont pas représentés
38:12qui se reportent sur vous.
38:13C'est mathématique en fait.
38:14Oui, mais attendez.
38:15Mais même sur le premier tour d'ailleurs.
38:17Oui, mais sur le sondage,
38:18quand évidemment je gagne
38:20au deuxième tour,
38:21ils réinterrogent
38:22avec les mêmes composantes.
38:23Ils ne disent pas
38:24en cas de fusion...
38:25D'accord, mais vous passez
38:26de 27 à 44,
38:27il faut bien aller les prendre
38:28quelque part.
38:28Parce qu'ils veulent le changement.
38:30C'est pour ça que moi
38:30j'en appelle à la responsabilité
38:31des électeurs.
38:32Oui, oui.
38:33Je n'ai pas d'autre choix.
38:33Je veux dire, en 2001,
38:35M. Tibéry et M. Seguin,
38:36moi je n'y étais pas,
38:37on m'a raconté l'histoire
38:38et effectivement,
38:39ils sont partis divisés
38:41mais ils avaient une certitude,
38:44c'est qu'au deuxième tour
38:44ils allaient se retrouver.
38:45On a eu Delannoy et Hidalgo.
38:47Voilà.
38:48Mais c'est l'histoire,
38:49pardonnez-moi,
38:49c'est l'histoire de la droite
38:51depuis 1981,
38:52depuis Jacques Chirac
38:54et Valéry Giscard d'Estaing.
38:55La différence,
38:56c'est que Sarah Knafou,
38:56elle veut faire alliance.
38:58Quand vous êtes à 10%,
39:00vous vous alliez...
39:01Et s'il y a fait 15 ?
39:02On verra bien, M. Pro.
39:04Non, mais quand je dis
39:05on verra bien,
39:06le sujet aujourd'hui,
39:07il est...
39:08Moi, je fais une campagne
39:09de premier tour, M. Pro.
39:10Je suis avec une équipe,
39:12on fait une campagne
39:12de premier tour.
39:13Je dis aux Parisiens,
39:14vous voulez le changement,
39:15je suis la seule aujourd'hui
39:17à pouvoir battre
39:18Emmanuel Grégoire.
39:19Regardez tous les sondages.
39:20Au deuxième tour,
39:21je marque vraiment
39:22en plus la différence.
39:23Il y a une vraie différence,
39:24un véritable écart
39:26au deuxième tour en duel.
39:27Donc je suis la seule
39:28à pouvoir battre la gauche
39:30et cette gauche en particulier.
39:32Et donc c'est pour ça
39:32que moi j'en appelle
39:33aux électeurs.
39:34Vous voulez le changement,
39:35ne dispersez pas vos voix
39:36et dès le premier tour.
39:38Bon, je pense qu'on a été complet
39:39mais je sais que ça passionne les gens.
39:41Évidemment que ça passionne les gens.
39:43Parce qu'on fait campagne.
39:44Parce que ça ne s'additionne pas.
39:46Certains me disent
39:47vous allez vous retrouver
39:48pour le troisième tour
39:49et au Conseil de Paris.
39:50Ce n'est pas parce que vous faites 15%
39:51que vous ne faites qu'un siège.
39:52Parce que si vous arrivez derrière,
39:54vous faites très peu de sièges.
39:55Et donc tout ça,
39:56et moi je vous le signe,
39:57ces gens-là,
39:58s'ils se maintiennent,
39:59ils ne resteront pas
40:00au Conseil de Paris.
40:01C'est ça qui est regrettable.
40:02Voilà.
40:02Enfin, c'est vrai qu'il y a
40:05une sensibilité dominante
40:07à Paris de droite
40:08et le paradoxe,
40:10c'est que ça peut être aujourd'hui
40:11Emmanuel Grégoire
40:12qui soit élu.
40:13C'est pour ça que là,
40:15puisque les candidats...
40:17On en a beaucoup parlé depuis...
40:17Les candidats qui veulent se maintenir
40:19en irresponsabilité,
40:20j'en appelle à la responsabilité
40:21des électeurs
40:22qui veulent le changement.
40:24Bon.
40:24Les frappes contre l'Iran
40:25se poursuivent au sixième jour
40:26de l'opération.
40:28D'après un sondage chez SA,
40:29j'ai vu ce matin pour CNews
40:30et le JDD,
40:3149% des Français
40:32pensent que Donald Trump
40:33n'a pas eu raison
40:34d'intervenir militairement
40:35en Iran.
40:37Est-ce que,
40:38avant d'aborder votre programme,
40:39forcément c'est une question
40:40internationale,
40:41et on connaît votre proximité
40:42également avec Emmanuel Macron,
40:43est-ce que vous êtes sur sa ligne ?
40:45Est-ce que vous approuvez ?
40:46Moi je vais vous dire,
40:47j'ai participé aussi
40:48à d'autres gouvernements
40:49et moi je me souviens
40:50parce que c'était
40:52l'année où j'ai accouché
40:53de ma fille
40:54où on avait eu
40:55de nouveau l'intifada.
40:56En 2008,
40:57quand on fait adopter
40:57le traité de Lisbonne,
40:58on crée le haut représentant
41:00aux affaires étrangères
41:01parce que,
41:02effectivement,
41:02les voies étaient très dispersées
41:04sur le conflit israélo-palestinien
41:05déjà à l'époque.
41:06Et donc,
41:07cette région a toujours été
41:08très enflammée,
41:09très inflammable.
41:10Donc,
41:10au-delà de ma proximité,
41:12moi je ne suis pas
41:13une experte,
41:14évidemment,
41:15des situations
41:16et encore moins,
41:17je ne suis pas
41:17une experte militaire.
41:19Tout ce que je peux dire,
41:19c'est que moi je pense
41:20aux Iraniennes et aux Iraniens
41:22que je connais très bien.
41:23Je connais très bien l'Iran
41:24et je connais très bien
41:25ce peuple
41:26qui est une grande civilisation,
41:27évidemment,
41:28et à toutes les familles
41:29des victimes.
41:30Si le régime des Mollahs
41:31tombe,
41:32il faut que les Iraniens
41:34prennent leur destin en main.
41:35Parce que moi,
41:36je ne crois pas
41:37à une décision extérieure
41:39d'un nouveau gouvernement.
41:39Si le régime tombe,
41:40ça veut dire
41:40qu'ils l'auront pris ?
41:41Oui,
41:41d'une certaine manière déjà.
41:43Ce que je veux dire,
41:43aujourd'hui,
41:44ces interventions extérieures
41:45permettent que ce régime tombe,
41:47il faut que les Iraniens
41:48prennent leur destin en main.
41:50Ça,
41:50c'est une réalité.
41:52Pour le reste,
41:53de l'expérience
41:53que j'ai pu avoir
41:54en ayant été
41:55à d'autres responsabilités
41:56et avec d'autres personnes,
41:58c'est qu'il faut effectivement
42:00que les interventions extérieures
42:01soient très coordonnées,
42:03notamment les interventions militaires.
42:05Et là,
42:05on a vu que la France
42:06se positionnait,
42:07mettait à disposition aussi
42:08des dispositifs militaires.
42:10Moi,
42:10je n'en dirais pas plus.
42:11Voilà.
42:12Moi,
42:12je ne suis pas une experte.
42:13Je ne sais pas après
42:14comment se font
42:16les articulations.
42:17Je dis simplement
42:18que les interventions,
42:19généralement,
42:20il faut qu'elles se fassent
42:21entre alliées
42:21de manière coordonnée.
42:22Je vais vous poser
42:23une question un peu marginale.
42:25Je vais assumer mon obsession
42:26par rapport à l'audiovisuel
42:27de service public
42:28et vous avez été
42:29ministre de la culture.
42:30Vous trouvez ça normal
42:31qu'hier,
42:32dans une émission
42:33qui s'appelle
42:34ZoomZen,
42:35qui est une émission
42:35vraiment d'extrême-gauche,
42:36alors qu'il ne parlait
42:37pas du tout de ça,
42:38M. Mathieu Noël,
42:39le patron de cette émission-là,
42:41dise formidable,
42:43M. Pedro Sanchez,
42:45Premier ministre
42:46d'extrême-gauche
42:47de l'Espagne,
42:48de s'être opposé
42:49à ce que font
42:50les Américains
42:50et les Israéliens
42:51actuellement.
42:52Vous trouvez ça normal
42:53sur une chaîne
42:54qui doit être
42:55en principe neutre
42:56de par son cahier des charges ?
42:57Vous avez raison
42:58de le rappeler
42:59et je l'ai dit
42:59même en étant
43:00ministre de la culture
43:01et pas uniquement
43:02j'ai pris
43:04on m'a attaqué là-dessus.
43:06Moi,
43:06je me suis toujours battue
43:08et même sans être
43:09ministre de la culture,
43:10moi je souhaite
43:11qu'il y ait un audiovisuel public
43:12fort en France.
43:13Moi,
43:13je crois à un État fort
43:14et donc d'avoir
43:17un audiovisuel public
43:18très fort,
43:19c'est un enjeu essentiel
43:20pour la démocratie
43:21et il y a une exigence
43:22de neutralité.
43:23Certains ne la respectent pas
43:25et je trouve
43:26que c'est aussi à la tutelle
43:27et à l'Arcom,
43:29c'est la mission de l'Arcom
43:30de pouvoir aussi rappeler
43:31ses exigences
43:32et ses principes.
43:33Les principes,
43:34c'est toujours valable
43:34pour les mêmes,
43:36jamais pour ceux
43:37qui les piétinent.
43:41Évidemment,
43:41lorsqu'on est maire de Paris,
43:43il y a des questions
43:43très concrètes
43:44qu'on peut vous poser
43:46sur la sécurité,
43:47sur la propreté.
43:48Paris fait partie
43:49des villes touristiques
43:50les plus populaires
43:50et paraît-il
43:51les plus sales.
43:52La capitale française
43:53pointe à la cinquième place
43:55des villes
43:56les plus sales au monde.
43:59Derrière Budapest,
44:00Rome, Las Vegas
44:00et Florence
44:01et c'est une étude
44:02de radical storage.
44:03Je ne sais pas
44:04ce que vaut cette étude
44:04publiée fin novembre.
44:05La société américaine
44:06a analysé plus de 70 000 avis
44:08sur Google.
44:10Alors,
44:11qu'est-ce que vous comptez faire
44:12évidemment
44:12pour cette propreté ?
44:14C'est vrai qu'il y a
44:15des endroits
44:15qui sont sidérants
44:17comme le champ de Mars
44:18qui sont particulièrement sales
44:21et puis c'est vrai
44:22qu'il y a des choses
44:22quand je dis les questions
44:24les plus concrètes du monde.
44:25Vous voyez des vendeurs
44:27à la sauvette.
44:28C'est un mélange
44:28de sécurité
44:29et de propreté.
44:30Mais ils ne sont pas 5,
44:31ils ne sont pas 10,
44:33ils sont 300
44:35autour de la tour Eiffel.
44:36300, 400
44:37et tu as l'impression
44:38que pendant les Jeux olympiques,
44:40ces gens n'étaient pas là
44:41et là,
44:42ils sont là.
44:43Et rien ne change,
44:44rien ne bouge.
44:45Vous abordez deux aspects
44:47qui sont les attentes
44:48fortes des Parisiens
44:49quelles que soient d'ailleurs
44:50leurs tendances politiques.
44:52la ville est très sale
44:53et de plus en plus sale
44:54et la ville
44:55est de plus en plus insécure
44:58et de plus en plus insécure.
44:59L'exclusion de la délinquance
45:01sur la dernière mandature
45:022019-2025.
45:04Narcotrafic,
45:05218% d'augmentation.
45:07Agression sexuelle,
45:08plus de 60%
45:09et les atteintes aux personnes,
45:10plus de 25%.
45:11Je vous fais grâce
45:13de les home jacking,
45:15les cambriolages
45:16et les atteintes aux biens.
45:18Et vous n'allez pas
45:19me démentir,
45:20le narcotrafic,
45:21qu'est-ce que ça recouvre ?
45:21Ça recouvre blanchiment d'argent,
45:24trafic de stupes,
45:25traite des êtres humains,
45:26prostitution.
45:26Tout ça,
45:27évidemment,
45:28a explosé à Paris.
45:29Et donc,
45:29aujourd'hui,
45:32cette mandature,
45:33et c'est les mêmes empires,
45:34parce qu'ils ne veulent pas
45:35de la police municipale.
45:36Je ne vous parle même pas
45:36de la police nationale.
45:37Laurent Sorel dit
45:38que la police tue.
45:39Il est sur la liste
45:41de M. Grégoire.
45:42Et donc,
45:42vous l'aurez,
45:43s'il repasse,
45:44il n'y aura pas
45:44de police municipale armée.
45:46M. Grégoire a dit
45:47sur votre antenne ce matin
45:48qu'il ne souhaitait pas
45:49d'armes létales
45:51municipales tout court.
45:52La police municipale
45:53qui existe aujourd'hui à Paris,
45:55elle a été votée
45:56grâce à l'appui
45:57de notre groupe politique.
45:58Parce que les communistes
46:00et les écologistes
46:00n'en veulent pas.
46:01Ils ne veulent pas
46:02de police tout court.
46:03Et donc,
46:03sur la sécurité,
46:04ils sont dans un déni sécuritaire
46:06totalement idéologique.
46:07Sur ces sujets-là,
46:08parce qu'elle ne peut même pas
46:08intervenir sur les vendeurs
46:09à la sauvette,
46:10paraît-il,
46:11la police municipale.
46:12Elle n'a même pas le droit
46:13de prendre la petite tour Eiffel
46:14qui est vendue.
46:14Nous sommes d'accord.
46:15Attendez.
46:16Non, non,
46:16je vais vous expliquer.
46:18quand vous êtes
46:19dans un déni sécuritaire,
46:20vous laissez prospérer
46:21la délinquance,
46:23les réseaux
46:24et aussi
46:26l'occupation
46:26illégale
46:27de l'espace public.
46:28Regardez le nord
46:28et l'est de Paris.
46:30Il y a des occupations,
46:31il y a de plus en plus
46:32de campements,
46:33de plus en plus de squats
46:33et de plus en plus
46:35d'insuabilité.
46:36Tout ça est lié.
46:37Et donc,
46:37sur la sécurité,
46:38moi j'ai des dispositifs
46:39et un plan très clair.
46:40Si je suis élu maire
46:41de Paris demain,
46:42je réunirai
46:43le conseil local
46:44de sécurité et de prévention
46:45de la délinquance.
46:46Nous l'avons créé
46:47lorsque nous étions au pouvoir.
46:48Quel est ce conseil ?
46:49Ce conseil,
46:50les membres de droit,
46:51il y a le préfet de police
46:51et vous avez le procureur
46:53de la République.
46:53Quand vous êtes maire,
46:54vous mettez des dispositifs
46:55de sécurisation
46:56de l'espace public.
46:57Comment ?
46:57Vous dites au préfet de police,
46:59vous installez la police municipale,
47:01je la souhaite équipée,
47:02armée, formée
47:05et donc en appui
47:06à la police nationale.
47:07Ça,
47:08c'est la sécurisation
47:08de l'espace public
47:09avec des patrouilles
47:10sur tout le territoire.
47:12La deuxième chose,
47:13il y a à peine
47:144000 caméras à Paris,
47:16il y a 7000 rues à Paris
47:17et donc moi,
47:18il n'y aura plus
47:18aucun angle mort.
47:20Je mettrai 8000 caméras
47:21sur l'espace public.
47:23Tout ça sera relié
47:24à un centre de supervision urbain
47:26comme ça existe
47:27dans la majorité
47:28des villes de France,
47:29toutes les métropoles
47:30sauf Paris.
47:31Il n'y a même pas
47:31de police municipale,
47:32armée.
47:32Et comme ça,
47:33dans tous les arrondissements,
47:34vous aurez une agilité
47:36pour pouvoir évidemment
47:37avoir une sécurisation
47:39de l'espace public.
47:40Ça,
47:40c'est le premier point.
47:41Deuxième point,
47:41et je parle devant un avocat,
47:43c'est que vous avez
47:45le procureur de la République.
47:46Quand il est nommé
47:46sur un territoire,
47:47il doit avoir
47:48une politique pénale
47:49en fonction de la criminalité
47:50qui est sur le territoire.
47:52Je demanderai au procureur
47:53de la République
47:53de pouvoir répondre
47:54à la criminalité
47:56que j'ai dans mon territoire
47:57et il a une obligation
47:58d'y répondre.
47:59Et évidemment,
48:00nous,
48:00on répond,
48:01on rencontre
48:01aux habitants.
48:02Les vendeurs
48:03la CED,
48:04c'est des réseaux.
48:05Donc vous pouvez demander
48:06au procureur de la République
48:07qu'est-ce qui est fait
48:08pour démanteler ces réseaux.
48:09La ville de Paris
48:10ne souhaite pas
48:11le démantèlement
48:12de ces réseaux
48:13comme elle ne souhaite pas
48:14le démantèlement
48:15des campements
48:16qui prospèrent
48:18sur l'espace public.
48:19Et s'agissant de la propreté,
48:20quel est le sujet ?
48:21Ce n'est pas une question
48:22de moyens.
48:237500 agents,
48:24800 millions d'euros
48:25de budget
48:26pour une ville
48:27qui fait 102 km²,
48:28qui a 2,2 millions d'habitants.
48:30Je pense qu'on peut le faire.
48:31C'est un problème
48:32de coordination
48:32de la collecte
48:33et du nettoyage.
48:34Aujourd'hui,
48:35ça n'est pas organisé.
48:36Et donc,
48:36je reverrai
48:37tous ces circuits
48:38de collecte et de nettoyage.
48:39Et moi,
48:40mon engagement,
48:40je le prends
48:41devant les Parisiens.
48:42La ville sera propre.
48:4324 heures sur 24
48:44et 7 jours sur 7.
48:45Je suis obligé
48:46de vous interrompre
48:47malheureusement
48:47parce que nous sommes
48:48soumis au temps de parole
48:51qui est établi.
48:53Ça vous fait sourire,
48:54mais il y a des gens
48:55chez nous
48:55qui s'arrachent
48:56les cheveux
48:58parce que l'Arcôme,
48:59c'est une disposition française.
49:01Vous me direz,
49:02en Belgique,
49:03c'est pire
49:03parce qu'aujourd'hui,
49:04vous avez une chaîne
49:05qui s'appelle
49:1021 News
49:11qui a reçu
49:14l'injonction
49:15du comité déontologique
49:17de Belgique
49:18parce qu'ils avaient
49:19simplement publié
49:20le discours
49:21de G.D. Vance.
49:23Donc,
49:23j'aurais aimé
49:23vous interroger
49:24encore davantage.
49:25J'ai vu.
49:26Vous avez vu,
49:27c'est un vrai semblable.
49:28mais je veux dire,
49:29moi je pense...
49:30Vous dépassez le temps
49:30de parole
49:31si vous répondez.
49:31Non,
49:32parce qu'on peut
49:33répondre là-dessus.
49:3420 secondes.
49:35Quand vous n'avez plus
49:35d'autorité,
49:36plus de contrôle,
49:37donc tout le monde recule.
49:39Voilà.
49:39Donc moi,
49:39je trouve que c'est
49:40un recul des principes
49:41et un recul aussi
49:42d'une certaine forme
49:43d'autorité
49:43et de dire les choses.
49:45Bon,
49:45en tout cas,
49:46alors,
49:47ce que j'avais,
49:48M. Étienne Dujardin
49:50qui est le responsable
49:52de cette chaîne,
49:53mais je leur ai dit,
49:54ils vous ont fait
49:54une publicité formidable.
49:56Formidable
49:56parce que tout le monde
49:57va maintenant aller
49:58sur ce site.
50:00C'est une très bonne chaîne,
50:02d'ailleurs.
50:04et tout le monde
50:05va aller regarder
50:05parce qu'en Belgique,
50:06Étienne Dujardin,
50:07en Belgique,
50:07on est incroyablement regardé
50:09puisque personne
50:10ne traite des infos
50:12en dehors des infos
50:14dites mainstream
50:15ou du politiquement correct.
50:16Merci beaucoup,
50:17Mme Dati
50:19et bon courage
50:19parce que,
50:20évidemment,
50:21une campagne électorale,
50:22c'est rude,
50:23même sur le plan physique,
50:24j'imagine.
50:25C'est des réunions.
50:27J'allais dire,
50:27depuis que je suis innée,
50:28ça a toujours été rude.
50:29Donc ça,
50:30c'est une rudesse supplémentaire.
50:32mais qui en vaut la peine
50:33parce que moi,
50:34je le dis aux Parisiens,
50:34avec moi,
50:35le changement,
50:36vous le verrez tout de suite.
50:37Vraiment.
50:38Donc vote utile
50:39pour le changement
50:39dès le premier tour.
50:41Je crois qu'on a bien compris.
50:44On a compris le message.
50:46Mais bon,
50:46vous êtes une combattante,
50:48une résiliente.
50:50Moi,
50:51combattre...
50:51Quoi qu'il arrive,
50:52c'est votre ADN.
50:53Oui,
50:54je suis née avec.
50:54Oui.
50:57Merci en tout cas.
50:58Merci beaucoup
50:59à 20h58
51:01d'être passés
51:02par notre émission.
51:03Avant d'entendre
51:04Marc Gossifer,
51:05on va peut-être faire ensemble
51:06un mot de commentaire
51:08parce que
51:09c'est intéressant
51:11la position
51:13de Mme Dati
51:15de la commenter.
51:16C'est intéressant aussi
51:17de penser
51:17forcément aux électeurs
51:19qui votent pour Mme Ctafot
51:20au premier tour,
51:21qui ont entendu
51:21Mme Dati ce soir
51:23et qui se disent
51:26« Voilà,
51:28est-ce que Mme Dati
51:28veut de moi ? »
51:30Moi,
51:30j'ai le sentiment
51:31quand même
51:31en écoutant Rachida Dati
51:32et les explications.
51:33C'est vrai que
51:33le mode de scrutin à Paris,
51:34déjà,
51:34il vient de changer.
51:35En plus,
51:35il est un peu compliqué
51:36qu'on va basculer
51:37le dimanche 15 mars
51:38jour du premier tour
51:40le soir à 20h
51:41dans un autre monde.
51:42C'est-à-dire qu'à ce moment-là,
51:43on saura très exactement
51:44ce qu'elle doit faire
51:45pour gagner
51:46et pour empêcher
51:47la victoire
51:47des successeurs
51:48d'Anne Hidalgo
51:49et ce qu'on a entendu ce soir
51:50à ce moment-là,
51:50le discours va peut-être
51:51un peu changer.
51:52Et forcément,
51:53le score des uns
51:54et des autres
51:54sera décisif.
51:55Ce que je dirais
51:56est tellement banal
51:56de toute façon
51:57qu'il faut attendre
51:59le soir,
52:00le dimanche soir.
52:02Yohann Ozaï.
52:03On a bien compris
52:03qu'elle ne pourrait pas
52:05faire alliance
52:05avec Sarah Knafo
52:06de toute façon
52:06parce que c'est
52:07l'interrogation principale
52:08et elle l'a expliqué.
52:09Elle dit
52:09« Si je fais alliance
52:10avec Sarah Knafo,
52:11bien sûr,
52:12nous avons des idées
52:13en commun,
52:13bien sûr,
52:14nous pourrions nous retrouver
52:15sur certaines choses.
52:16Mais elle a expliqué
52:16que si elle faisait alliance
52:17avec Sarah Knafo,
52:18elle perdrait une partie
52:19de l'électorat
52:20de son entre-droite.
52:21Mais le journaliste
52:23ou l'éditoriiste politique
52:24que vous êtes
52:25partage cette analyse politique ?
52:26Oui, absolument.
52:27Je pense que
52:27si elle fait alliance
52:28avec Sarah Knafo,
52:30elle perdra une partie
52:30de son électorat.
52:32Et je le regrette
52:33parce qu'il faudrait
52:34que les électeurs de droite
52:35soient capables
52:35de se rassembler,
52:37précisément,
52:37pour battre...
52:38On n'a pas à le regretter
52:39ou pas,
52:39quand vous dites
52:39« Vous le regrettez ».
52:40Non mais si.
52:41Vous le regrettez
52:41pour les électeurs de droite.
52:42Oui, mais parce que
52:43les électeurs de gauche,
52:44eux, sont capables
52:44de le faire.
52:46Et les électeurs de droite,
52:47eux, continuent
52:48à mettre des barrières
52:49entre les candidats.
52:51Et malheureusement,
52:52il faudrait
52:52qu'ils soient capables
52:52de le faire
52:53s'ils veulent un jour
52:53Ce logiciel-là
52:56n'a pas vécu ?
52:57Non, je ne crois pas.
52:58À droite, non,
52:59je pense que
52:59c'est les jours d'actualité.
53:00Si je puis me permettre,
53:01il est absolument vrai.
53:02Je pense qu'à un moment,
53:02les gens de droite,
53:03ils ont envie de gagner.
53:04Mais Margot Siffer est là
53:05et puis on conclura
53:07avec Geoffroy Lejeune.
53:09Margot Siffer
53:10qui nous rappelle les titres.
53:14Un volaire France
53:15a freté
53:16pour rapatrier
53:17des Français
53:17depuis les Émirats.
53:18Rabuni a fait demi-tour
53:19en cause des tirs
53:20dans la zone,
53:20fait savoir
53:21le ministre français
53:22des Transports.
53:23Une situation
53:24qui témoigne
53:24de l'instabilité
53:25dans la région
53:26et de la complexité
53:27des opérations
53:27de rapatriement,
53:28ajoute Philippe Tabarro.
53:30Les forces israéliennes
53:31annoncent avoir reçu
53:32l'ordre d'avancer
53:33plus en profondeur au Liban.
53:34Les habitants
53:35de trois localités
53:36de l'est du pays
53:36appelaient à évacuer
53:38immédiatement.
53:39d'y prévoir des frappes
53:40contre des infrastructures
53:41du resbollah.
53:44Et puis,
53:44invité de Laurence Ferrari
53:45dans Punchline,
53:46Reza Palavi
53:47affirme se présenter
53:47en Iran
53:48comme leader de transition.
53:50Objectif,
53:50représenter le peuple
53:51dans une assemblée
53:52constitutionnelle
53:53où le choix final
53:53appartiendra à la nation.
53:55Le fils du dernier
53:56Chadiran a également
53:57déclaré que la France
53:58devait désormais
53:59faire son choix
54:00et soutenir
54:01le peuple iranien.
54:03Si vous avez l'occasion,
54:05regardez à nouveau
54:06sur CNews.fr
54:08l'interview formidable
54:08de Laurence
54:09avec M. Palavi
54:10parce que c'est vraiment
54:12un très bon moment
54:12de télévision.
54:14Vous avez
54:15une seconde
54:16pour un commentaire
54:17et après,
54:18je vous montrerai
54:19quelque chose
54:19qui m'a pour le moins
54:20surpris
54:21et avec lequel
54:22nous avons commencé
54:22notre émission
54:23d'Europe 1
54:24tout à l'heure
54:24pour avoir un peu
54:26le sourire.
54:27Une seconde,
54:27c'est très rapide
54:28mais je vais essayer
54:28de vous dire.
54:30Je ne suis pas d'accord
54:31avec l'analyse
54:31de Rachid Adati
54:32selon lequel
54:32il y a des alliances
54:33qui font perdre
54:33plus qu'elles ne font gagner.
54:35Déjà,
54:35on n'en sait rien.
54:35Ensuite,
54:36les électeurs de droite,
54:37on ne sait pas
54:37comment ils se comportent.
54:37Ils n'ont jamais eu
54:38la possibilité
54:38de faire des lignes
54:40des droites à gauche.
54:41Ils ont tout le temps
54:41la possibilité.
54:42Et la dernière chose,
54:42c'est qu'il y a une chose
54:43dans le score de Sarah Knafo
54:45qui est sa potentielle
54:46alliée du second tour
54:46qui est très intéressante,
54:47c'est qu'il y a six mois
54:48quand Sarah Knafo
54:49n'était pas candidate,
54:49Rachid Adati était sondée
54:50à 27%.
54:51Aujourd'hui,
54:52Sarah Knafo est candidate
54:53et elle est sondée
54:53à 12%
54:54et Rachid Adati
54:54est toujours à 27%.
54:56C'est-à-dire qu'elle ne lui a
54:56pour l'instant
54:57pas piqué d'électeur.
54:58Ça veut dire qu'elle a apporté
54:58des électeurs
54:59qui n'existaient pas.
55:00Alors, on a appris un peu
55:01au Rassemblement National
55:02et aussi dans les abstentionnistes.
55:03Et donc, je pense qu'au contraire,
55:04ce sont des votes
55:05qui pourraient s'additionner.
55:07On va terminer.
55:08Je vais vous parler
55:08de Jean-Michel Olas.
55:09Moi, j'ai beaucoup d'affliction
55:10pour Jean-Michel Olas.
55:11C'était un grand président à Lyon
55:12et puis c'était un homme
55:13vraiment de proximité
55:15avec lequel on pouvait
55:16travailler, l'interroger.
55:18Il a été un président de Lyon.
55:19Il était sept fois
55:19champion de France
55:20et puis il se présente à Lyon
55:21et visiblement,
55:22c'est plutôt bien parti.
55:23Mais il m'a surpris
55:25avec cette initiative
55:26puisque figurez-vous
55:28que M. Olas
55:29veut remplacer
55:30les animaux du zoo
55:31par des hologrammes.
55:33Donc, dans le parc
55:34de la Tête d'Or.
55:36Parce que, vous connaissez Lyon ?
55:38Oui.
55:38Tous les enfants de Lyon
55:40ont grandi dans le parc
55:40de la Tête d'Or
55:41et puis se baladaient
55:43et voyaient les girafes.
55:44Il y avait même un éléphant,
55:45j'ai dit.
55:45Je ne sais pas s'il y avait
55:46toujours un éléphant.
55:47Donc, c'est une information insolite
55:49et un sourire
55:50avec lequel nous pouvions
55:51terminer cette émission
55:52et je vous le proposais.
55:54C'est quand même le prototype
55:55de ce que vous devez lâcher
55:57pour gagner les soutiens
55:57des écolos.
55:58Mais oui,
55:59c'est le parti animaliste.
56:00C'est ça.
56:00C'est le parti animaliste.
56:02C'est de la politique.
56:03D'accord,
56:03mais est-ce que le parti animaliste
56:05valait au point de priver
56:06tous les enfants de Lyon
56:07d'aller au parc de la Tête d'Or ?
56:08Écoutez,
56:09c'est là que la discussion commence
56:10et on pourra la poursuivre
56:14en dehors de l'antenne.
56:16Dans une seconde,
56:17ça va être Gauthier Lebret,
56:19Benjamin Noé,
56:19chef d'édition aujourd'hui,
56:21Jean-Marc Lelouch
56:22était à la réalisation,
56:23David Tonnelier
56:24était à la vision,
56:24Jean-François Couvlard
56:25était au son.
56:26Nous sommes jeudi,
56:27donc demain,
56:28ce sera notre camarade
56:29Eliott Deval,
56:30de retour,
56:32qui sera là
56:33vendredi,
56:33samedi, dimanche
56:34pour l'heure des pros.
56:34Vous-même,
56:35allez retrouver Eliott
56:37dimanche,
56:38avec ce gomba
56:39où souvent vous êtes en difficulté
56:41avec Julien Drey.
56:43Vous devriez plutôt dire
56:44que nous sommes premiers
56:46de toutes les chaînes.
56:47Mais vous êtes...
56:47Mais vous savez pour...
56:48C'est un gène de le dire,
56:49vous savez bien.
56:50Mais vous êtes un duo
56:51et même un trio
56:53avec Eliott.
56:54Non, ça fonctionne.
56:55Mais parce qu'on a plaisir
56:55à vous voir
56:56et moi j'ai plaisir à...
56:57Si Eliott pouvait moins favoriser
56:58M. Drey,
56:59ça m'arrangerait quand même.
57:00Bon.
57:01Merci à tous.
57:02Il est 21h04.
57:03Passez une bonne soirée
57:03avec Gauthier.
57:04Sous-titrage M.
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