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  • il y a 3 mois
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:02Vous écoutez Christine Kelly et vous, la suite sur Europe 1 avec cette question
00:07qui profite de la situation concernant les prix à la pompe.
00:10Pourquoi une telle augmentation au premier jour de la guerre contre l'Iran ?
00:14Nous sommes avec en studio Charles-Christine, Jean-Pierre Favnek, consultant spécialiste de l'énergie,
00:18Jean-Jacques Mansou, journaliste au magazine Capital et l'économiste Marc Toiti au téléphone.
00:23Bonjour Marc Toiti, pardonnez-nous, on est un petit peu en retard.
00:26Bonjour à tous.
00:27Ravis de vous entendre.
00:28Dites-nous un peu, est-ce qu'effectivement on arnaque les Français avec cette histoire d'augmentation à la pompe
00:36?
00:36On a l'impression que cette augmentation, elle est prématurée, cette augmentation des prix à la pompe ?
00:41Oui, complètement, je suis allé de casser l'ambiance.
00:43Je pense qu'effectivement il y a une arnaque, alors bon, pas, je dirais, démentielle,
00:47mais néanmoins aujourd'hui, on le voit, les prix du pétrole effectivement ont augmenté.
00:51Bon, on est, au moment où je vous parle, autour des 82 dollars le baril.
00:54Je vous donne un exemple, à l'époque de la guerre en Ukraine, au tout début de la guerre en
00:58Ukraine,
00:58le baril est monté en mars 2022 à 130 dollars.
01:01Il en est à 82 dollars, donc ce n'est pas du tout le même niveau.
01:05Donc là, effectivement, il y a un mouvement d'anticipation.
01:07Il n'y a pas de raison aujourd'hui de répercuter, je dirais, sur les prix à la pompe,
01:11comme on l'a bien dit tout à l'heure.
01:13Effectivement, on vend du pétrole qui a déjà été stocké quand le baril était autour des 70 dollars,
01:18donc pas à 82.
01:19Alors bien sûr, on veut anticiper, mais là, il y a un mouvement, je dirais, d'exagération,
01:25sachant qu'à l'inverse, quand les prix du baril baissent, alors là, comme par hasard,
01:28on a du mal à répercuter sur les prix à la pompe.
01:31Je pense que, ce qui est clairement, il y a évidemment les distributeurs
01:34qui s'en mettent un petit peu au passage, évidemment, dans les poches,
01:37et après, il faut faire jouer la concurrence.
01:39Et ce qui est dramatique, c'est qu'il y a aussi des Français, malheureusement,
01:42qui alimentent cette spéculation, quand évidemment, il y a des queues énormes
01:46pour faire son plein d'essence, etc.
01:48Donc il y a une demande qui augmente, donc ça incite évidemment le distributeur
01:52à augmenter ses prix de façon excessive.
01:55Donc c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, ça va évidemment beaucoup trop loin.
01:58Par contre, pour la suite de la situation, tout va dépendre bien sûr de cette guerre,
02:03est-ce qu'elle va durer ou pas.
02:04Pour le moment, on voit qu'il n'y a pas de panique.
02:06C'est-à-dire que sur les marchés des matières premières, notamment sur le pétrole,
02:09malgré effectivement l'étroit d'Ormouz, etc.
02:11Pour l'instant, le baril, hier il est monté à 84 dollars, là il est à 82.
02:15Il n'y a pas de mouvement de panique, si vous voulez.
02:17Ce qui veut dire que pour le moment, bien sûr que l'inflation va augmenter,
02:21parce qu'évidemment, on a une situation où en France,
02:24il y a déjà une situation assez dramatique d'un point de vue économique.
02:26Donc il y aura des impacts évidemment sur l'économie française,
02:30mais espérons que ce conflit ne durera pas trop longtemps,
02:32et à ce moment-là, ça pourrait calmer le jeu.
02:34Mais c'est vrai que pour le moment, malheureusement, comme toujours,
02:37c'est les Français qui vont payer, comme toujours évidemment,
02:39c'est le pouvoir d'achat qui va malheureusement souffrir.
02:42Et je rappelle que le problème, c'est que la France va déjà mal.
02:45On a une situation économique qui est dramatique, la croissance qui baisse fortement,
02:49le chômage qui est en train d'augmenter.
02:51Et donc ce qui veut dire que, évidemment, ce conflit vient mettre de l'huile sur le feu,
02:55entre guillemets, ce qui ne va pas évidemment arranger la situation.
02:58Et si les prix à la pompe augmentent, évidemment l'inflation va encore augmenter.
03:01Et comme les ménages n'ont pas des revenus qui augmentent à l'aune de l'inflation,
03:06évidemment, le pouvoir d'achat va baisser, donc la consommation va baisser.
03:08Donc attention, on risque d'avoir quelques lendemains d'ifils sur l'économie française.
03:12D'ailleurs, juste pour terminer, ce n'est pas pour rien que le ministre de l'économie,
03:15il a réuni justement les distributeurs, les facteurs du marché pétrolier.
03:20Il voit bien qu'il y a un petit problème aujourd'hui en augmentant aussi rapidement.
03:22Mais vous pensez que justement le gouvernement, Marc Toiti, il a la main,
03:25il a la possibilité de freiner cette petite marge des distributeurs,
03:31cette petite marge surprise, ce mouvement d'exagération, comme vous dites ?
03:34Voilà, il va leur faire les gros yeux, entre guillemets, mais ça va s'arrêter là.
03:38Que peut-il faire ? Est-ce qu'il va leur mettre des taxes, etc., ou des amendes ?
03:41Je n'imagine pas.
03:42Sachant que, comme vous l'avez dit tout à l'heure, effectivement,
03:44quasiment les deux tiers des prix du pétrole, ce sont des taxes.
03:47Donc c'est l'État qui, évidemment, profite de cette augmentation, finalement.
03:50Alors attention, c'est un avantage de court terme,
03:52parce que, comme à moyen terme, la consommation va baisser,
03:55il y aura également moins de recettes de TVA sur le reste de la consommation.
03:58Donc l'État est le grand perdant.
04:00Donc là aussi, malheureusement, pourquoi a-t-on autant de taxes
04:04sur les prix pétroliers en France ?
04:06Voilà, c'est une question qu'il faut poser bien entendu à nos dirigeants.
04:08Donc là, ils font les gros yeux, ils sortent évidemment les gros bras
04:11en disant « oui, on va vous faire peur ».
04:12En fait, malheureusement, ils ne vont rien faire.
04:14Ils n'ont pas de capacité, justement, de rétorsion vis-à-vis des distributeurs.
04:18On l'a dit, les prix sont libres.
04:19Mais, encore une fois, c'est le consommateur qui va payer.
04:21Si l'État veut faire un geste, il n'a qu'à évidemment réduire
04:24les taxes qui pèsent sur l'essence.
04:26Et là, peut-être qu'on aura une meilleure corrélation
04:28entre les prix du pétrole et puis internationaux
04:31et puis la réalité à la pompe.
04:33Juste dernier point important, c'est vrai qu'on a eu aussi
04:36depuis quelques jours l'euro qui a baissé.
04:38Donc quand l'euro baisse face au dollar,
04:40c'est-à-dire que le prix des produits importés augmente.
04:42Donc ça joue également à la hausse sur le pétrole qu'on va importer demain
04:46et les autres matières premières également
04:48qui ont libéré en dollars qu'on va importer.
04:49Donc ça veut dire qu'il va y avoir quand même quelques mois,
04:52malheureusement, d'inflation qui va augmenter.
04:54Il faut prévenir les Français.
04:55Ça va être un petit peu compliqué,
04:57que ça soit évidemment sur l'énergie,
04:58mais également ensuite sur les biens alimentaires.
05:01Donc, situation économique française
05:03qui va être très fragile cette année,
05:04une croissance très faible.
05:06Donc ça veut dire que, d'ores et déjà,
05:07les prévisions gouvernementales,
05:08de déficit public, etc., ou de dette publique,
05:10elles sont caduques.
05:11Ça sera bien plus grave qu'annoncée, malheureusement.
05:14Marc Toiti, en direct sur Europe 1.
05:16Merci beaucoup pour ce franc-parler en direct sur Europe 1
05:19qui fait beaucoup réagir dans le studio,
05:21mais aussi à les auditeurs d'Europe 1.
05:22Patrick, avant de faire un tour de table,
05:24on était avec vous en ligne.
05:25Vous étiez en train de pousser un coup de gueule.
05:27Vous êtes d'accord avec Marc Toiti ?
05:30Oui, mais écoutez, vous savez,
05:32j'ai un ami, moi, d'enfance,
05:34qui a été président du syndicat des pompistes
05:35pendant un moment,
05:36et je l'avais visité il y a quelque temps.
05:38Et il me dit, tu sais, Patrick,
05:40tu regardes, on a des taxes sur les taxes.
05:41C'est infernal, si vous voulez.
05:43Alors, quand on dit 50% de taxes,
05:45c'est faux, c'est deux tiers.
05:46Et effectivement, et de l'autre côté,
05:48vous avez quand même l'État,
05:50le ministre qui se fout du monde, si vous voulez.
05:52Moi, je le mets au défi de faire quelque chose.
05:55Oui, c'est ce que disait Marc Toiti.
05:56Et vous verrez que dans quelques temps...
05:57Mais non, mais invitez-le,
05:58et demandez-le, qu'est-ce qu'il a fait ?
06:00Mais vous verrez qu'il ne fait rien.
06:01On va vous dire, mais les prix sont libres,
06:03mais nous, on met des taxes, voilà.
06:05Et les taxes, ils ne vont pas les baisser.
06:07Donc, on se moque du monde.
06:08Oui, et puis on a l'impression
06:09qu'on a déjà vécu ça,
06:10qu'on le revit encore,
06:11et en fait des gros yeux,
06:12et pour autant, c'est toujours
06:13leur consommateur qui paie.
06:14Pourquoi faire des gros yeux ?
06:15Vous savez, il y a une solution,
06:16une petite solution,
06:18mais bon, les gens ne le feront pas.
06:20Mais boycotter, par exemple,
06:21j'ai envie de dire,
06:22une chaîne de supermarché,
06:23et de ne plus aller à ces ponts-là.
06:25Vous allez voir que ça va baisser les prix.
06:28Si les gens n'y vont plus,
06:29vous allez à, je ne sais pas,
06:31quelle chaîne de supermarché.
06:33Vous ne prenez plus d'essence là, par exemple.
06:35Vous allez voir si ça ne va pas baisser.
06:36Merci beaucoup, Patrick,
06:38qui nous appelle de l'Essone
06:38et qui a enquêté de son côté.
06:40Merci infiniment pour toutes ces informations
06:41et ce coup de gueule
06:42que vous poussez sur Europe 1.
06:45On fait un tour de table
06:46avant de prendre Pascal dans un instant.
06:48Mais vous, Jean-Jacques Monceau,
06:50journaliste au magazine Capital,
06:51comment vous réagissez
06:53à ces propos de Marc Toiti qu'on a eus,
06:55à ces propos de cet auditeur d'Europe 1
06:57qu'on a eus ?
06:57Marc Toiti qui dit, par exemple,
06:59que c'est un mouvement d'exagération
07:00de la part des distributeurs,
07:01qui dit qu'il y a aussi
07:02le fait que les Français
07:03se précipitent à la pompe
07:05et qu'il parle d'arnaque.
07:07Et qu'il parle aussi, lui, d'arnaque.
07:08On arnaque les Français.
07:11Arnaque, je ne sais pas.
07:13Disons qu'il y a un mécanisme
07:14de fixation des prix et des marges
07:16dans le pétrole et dans l'essence
07:17et chez les distributeurs d'essence
07:19qui est un petit peu complexe.
07:20Et quand on touche à un curseur,
07:22quand on bouge un curseur,
07:23effectivement,
07:24ça entraîne énormément de conséquences.
07:27C'est vrai que, naturellement,
07:28il y a 60% de taxes.
07:30Le prix du pétrole,
07:31c'est 40% les matières premières,
07:3310% la logistique,
07:34ça veut dire la distribution.
07:37Et 60% de taxes.
07:38C'est vrai.
07:39C'est vrai.
07:40Maintenant, ces taxes,
07:41elles ne servent pas à...
07:42Elles ne vont pas à nulle part.
07:44Elles vont dans le budget de l'État
07:45et baisser les taxes
07:46est obligé quelque part
07:47le budget de l'État.
07:48Moi, ce que je ne comprends pas,
07:48je veux bien ces taxes,
07:49ça sert, bien sûr,
07:50ça sert toujours,
07:51ça sert à aller chercher
07:51les influenceurs à Dubaï.
07:52Je veux bien.
07:53Oui, aussi.
07:54Mais, moi, je veux dire...
07:55Ils vont payer leur pétrole
07:56plus cher au Kéros.
07:57Non, mais je veux dire,
07:58pourquoi la France,
07:59plus que les autres pays,
08:00pourquoi les autres pays,
08:02ils n'augmentent pas comme ça,
08:03subitement ?
08:03Alors, en France,
08:04on a une technique
08:05pour ne pas baisser les impôts,
08:07c'est de donner des chèques.
08:08On voit bien,
08:09suite au Covid,
08:10suite à la Covid, pardon,
08:12suite à la guerre en Ukraine,
08:13l'État a tendance
08:14à ne pas baisser les taxes
08:16parce qu'on sait que
08:17quand on baisse les taxes,
08:18c'est quand même très compliqué
08:18de les monter.
08:19De plus, on est en Europe,
08:20donc il y a des règles
08:21qui s'appliquent.
08:22Donc, on a tendance
08:23à donner des chèques.
08:24Alors, la dernière fois
08:25qu'on a donné des chèques carburants,
08:26je crois que ça a coûté,
08:27de mémoire,
08:27autour de 70 milliards d'euros.
08:29Donc, attention,
08:30attention, aujourd'hui,
08:31quand j'entends
08:32un certain nombre de personnes
08:33qui disent
08:33l'État doit faire quelque chose,
08:35je ne suis pas sûr
08:35que le consensus politique
08:37aujourd'hui soit
08:38de dépenser 70 milliards d'euros
08:40durant le budget
08:41pour aider les Français.
08:42Après, il y a des Français
08:43qui auront besoin
08:43à les agriculteurs
08:44et on en parlera tout à l'heure
08:45car au-delà de la dose de l'essence,
08:47c'est aussi la flambée
08:48de l'engrais
08:49pour les agriculteurs
08:50dont il vient de finir le couple.
08:51Oui, parce qu'il faut parler aussi
08:52des agriculteurs,
08:53des PME,
08:54des petites entreprises
08:55qui attendent leurs marchandises,
08:58qui sont bloquées
08:59à cause des bateaux
09:00qui sont bloqués.
09:01On en parle,
09:01on manque une pause,
09:02on revient,
09:02on en parle avec Pascal.
09:04Pascal, soyez patient,
09:05on manque une pause
09:06et je reviens avec vous.
09:07Vous nous appelez
09:07de Sonne et le Noir,
09:08vous êtes en ligne.
09:09On revient avec Jean-Pierre Favenec
09:11parce que je vous ai vu réagir
09:12par rapport au propos
09:13de Marc Touati.
09:14On n'est pas tout à fait d'accord.
09:15Vous allez nous expliquer.
09:16Je suis assez en désaccord.
09:16Assez en désaccord.
09:17Alors, vous allez nous expliquer
09:18et puis savoir,
09:19moi, tout ce que je vois,
09:20c'est que c'est toujours
09:21le Français qui trinque
09:22et moi, tout ce que je vois,
09:23c'est que lorsque
09:23l'entend Marc Touati
09:24qui dit qu'on va vers l'inflation
09:26avec les produits
09:27bien alimentaires
09:28qui vont augmenter,
09:29avec les produits d'énergie
09:29qui vont augmenter,
09:30pardon, mais moi,
09:31les bras m'en tombent.
09:32On marque une pause.
09:32On n'aura plus d'argent.
09:45Et vous nous rejoignez à l'instant.
09:48Nous sommes en train de parler
09:49des prêts à la pompe
09:50qui profitent de la situation.
09:51Pourquoi une telle augmentation
09:52au premier jour
09:54dès les premiers jours
09:55de la guerre contre l'Iran ?
09:56À quoi on peut s'attendre demain ?
09:57On en parle avec nos spécialistes
09:59dans le studio.
10:00Dans un instant,
10:01on parlera aussi
10:02de cette actualité.
10:03avec la mort de Naël,
10:04le policier qui sera jugé
10:05pour violence
10:06ayant entraîné la mort
10:07sans attention de la donnée
10:08et non pour meurtre.
10:09Est-ce que vous comprenez
10:10ce renvoi devant une courte criminelle ?
10:12On va en parler avec Gilbert Collard
10:13parce que là,
10:14c'est quand même
10:14quelque chose d'important
10:15ce qui s'est passé ce matin.
10:17On parlera aussi
10:18d'un média belge
10:19qui a été sanctionné.
10:19Tenez-vous bien pourquoi ?
10:21Pour avoir retranscrit
10:22l'intégralité du discours
10:24de J.D. Vance.
10:25On en parlera
10:26avec le patron et fondateur
10:28de 21 News en Belgique.
10:30Et puis on aura un chaotique
10:31à la fin de l'émission
10:32qui est un rappeur
10:34niçois patriote
10:35et qui a dédié
10:36une chanson
10:37aux parents
10:38de Quentin
10:39et aux enfants
10:40victimes de la haine.
10:41Et on parle de ce sujet
10:42avec vous,
10:42chers auditeurs d'Europe 1.
10:43Vous pouvez réagir
10:4401-90-20-39-21.
10:47Le numéro du standard
10:47d'Europe 1 est non
10:49surtaxé.
10:4912h04.
10:50Bienvenue,
10:50vous écoutez Christine Kelly
10:51sur Europe 1.
10:5311h30, 13h.
10:54Christine Kelly
10:55sur Europe 1.
10:58Jean-Pierre Favenec
10:59qui nous donne tout de suite
10:59la parole
10:59mais je vais voir Pascal.
11:00Pascal qui nous appelle
11:01de Solé Noir
11:02qui nous attend
11:02depuis un moment en ligne.
11:03Bonjour Pascal.
11:04Vous dites que depuis
11:05deux jours
11:06les carburants ont pris
11:07plus de 20 centimes.
11:08Pardon,
11:08mais c'est pas mal
11:09quand même.
11:11Oui,
11:12bonjour Christine.
11:12Merci pour tout
11:14ce que vous faites.
11:15C'est gentil,
11:16Merci pour votre patience.
11:18Vous savez,
11:18on est très nombreux
11:19à vous suivre.
11:20C'est gentil.
11:20Continuez surtout.
11:21Donc effectivement,
11:23moi je suis furieux
11:24quand on voit
11:25les annonces
11:26de la porte-parole
11:27du gouvernement
11:28qui parlent
11:29de quelques centimes
11:30qui minimisent bien sûr
11:31comme d'habitude
11:31on minimise tout
11:32et on s'aperçoit
11:34que les prix à la pompe
11:36ont pris
11:36entre 15 et 20 centimes
11:38et on est plus près
11:39de 20 centimes.
11:39C'est incroyable.
11:41C'est vraiment incroyable.
11:42Il n'y a aucun moyen
11:44apparemment
11:45de contrôler ces prix.
11:46On sait très bien
11:46que c'est faux.
11:48A qui ça sert bien sûr.
11:50A quoi ça sert ?
11:51Est-ce qu'il y a encore
11:52une divergence
11:55de renseignements ?
11:56Est-ce qu'il y a
11:57une diversion également
11:58sans être complotiste ?
11:59Est-ce qu'il y a une diversion
12:00qui est éventuellement
12:01mise en place ?
12:03Vous voulez rester
12:04avec nous en ligne
12:05et on pose les questions
12:05à nos interlocuteurs
12:06qui sont dans le studio.
12:07Pascal ?
12:08Oui, si vous voulez.
12:09Oui, Jean-Pierre Favenec
12:10consultant spécialiste
12:11de l'énergie.
12:12Est-ce qu'on peut répondre
12:12peut-être à Pascal ?
12:13Parce que beaucoup de personnes
12:14pensent comme lui.
12:15Oui, alors il y a deux choses.
12:17D'abord, je voudrais bien dire
12:18effectivement que l'augmentation
12:20est très rapide.
12:20On peut en discuter largement
12:22et les taux d'augmentation
12:23sont très variables.
12:24La moyenne de l'augmentation,
12:26ça a été affichée
12:27par le gouvernement.
12:27Ça, ce sont des chiffres
12:28quand même assez fiables
12:29qui sont de l'ordre
12:29de 5 centimes.
12:30Maintenant, je comprends
12:31très bien l'auditeur
12:31qui dit j'ai vu 20 centimes
12:33parce que dans certains cas,
12:34moi j'étais,
12:35pour rien vous cacher,
12:35j'étais en Bretagne
12:36il n'y a pas longtemps,
12:37la station service
12:37où j'étais,
12:38et bon, ce sont des gens
12:39tout à fait qui prennent
12:40leur carburant
12:41d'un distributeur,
12:43le prix a augmenté
12:43d'un seul coup de 10 centimes.
12:44Donc, c'est assez variable.
12:46De toute façon,
12:46les prix sont extrêmement
12:47variables maintenant.
12:48Moi, ce qui me frappe
12:48en tant que spécialiste,
12:49c'est qu'on a des prix
12:50très variables,
12:51on le sait très bien,
12:51entre les stations-services
12:53d'autoroutes
12:53qui doivent facturer
12:55assez haut,
12:55il y a beaucoup de services
12:56qu'il faut payer,
12:57c'est ouvert toute la journée,
12:58et la station qui va être
12:59de grande surface,
13:01qui est un Leclerc
13:01où il y a beaucoup
13:02de passages, etc.,
13:03il y a des différences
13:04extrêmement importantes.
13:05Pour revenir donc
13:06au problème
13:07du prix de l'essence,
13:08en gros,
13:09c'est 50 centimes de frais
13:10comme vous l'avez
13:11très bien expliqué,
13:11les frais de matière première,
13:13les frais de transformation,
13:14il y a une première taxe
13:15qui est la plus importante
13:16qui fait à peu près
13:17un euro,
13:17qui reste fixe,
13:19enfin, qui change
13:19d'année en année,
13:20mais qui reste fixe,
13:20et ensuite,
13:21ce qui est assez intéressant,
13:22c'est qu'il y a une TVA
13:22qui s'applique à la somme
13:24des coûts
13:25et de cette taxe.
13:26Donc, si vous êtes
13:27à 50 centimes
13:27plus un euro de taxe,
13:29vous faites le calcul,
13:29ça vous fait un euro.
13:30J'ai fait des chiffres
13:31à la louche,
13:31ça fait un 80.
13:32Donc, alors,
13:34je reviens sur le fait
13:35que les prix ont augmenté
13:36très vite,
13:36effectivement,
13:37ça, ça peut se discuter.
13:38Il faut remarquer
13:39que, d'une façon générale,
13:41lorsque le prix du pétrole augmente,
13:43les prix des carburants
13:44augmentent très rapidement,
13:45et là, on peut dire,
13:46on peut être assez vigilant
13:48par rapport à ça.
13:49D'un autre côté,
13:50quand le prix baisse,
13:51il baisse.
13:51Je suis tout à fait d'accord
13:53pour dire qu'en général,
13:54voilà,
13:54vous l'avez dit un mot,
13:55ça augmente très vite,
13:56ça descend nettement moins vite.
13:58Donc, effectivement,
13:59il y a quand même
13:59des possibilités de profit
14:01et de toute façon,
14:02si on regarde les profits
14:02des grandes sociétés pétrolières,
14:04on ne va pas pleurer.
14:05Donc, ça, c'est clair.
14:06Oui, c'est ça,
14:07on ne va pas pleurer.
14:07En tout cas, moi, français,
14:08j'ai envie de pleurer,
14:09comme Pascal,
14:10qui se dit, voilà,
14:10une augmentation de 20 centimes,
14:12etc., comme vous dites.
14:13Et puis, le français,
14:13lui, il va voir à la pompe
14:14et il dit, attendez,
14:15moi, ce n'est pas 5 centimes.
14:17Donc, oui, Gabriel Cusel.
14:18Ensuite, on revient avec vous,
14:19Pascal,
14:19et ensuite, on ira voir Frédéric.
14:20Non, non, simplement,
14:22on ne peut pas écarter ça
14:22du revers de la main.
14:23Surtout, il faut se rendre compte
14:24que nous, qui vivons dans des...
14:25Enfin, en l'occurrence,
14:26ici à Paris,
14:27dans une grande métropole
14:28ou à côté,
14:29nous avons moins besoin
14:30de la voiture
14:31que beaucoup de gens
14:31qui, eux, sont dans la France
14:33en province,
14:34dans les territoires,
14:35comme on dit maintenant
14:36pour faire chic,
14:37et qui, pour eux,
14:37c'est une nécessité.
14:38Donc, ce n'est pas anecdotique.
14:40Et dans l'histoire de France,
14:42enfin, dans l'histoire récente,
14:43en tout cas,
14:45les hausses de carburant
14:46ont suscité
14:47des mouvements sociaux
14:49extrêmement forts.
14:50Il faut quand même
14:50en avoir conscience.
14:52Moi, j'ai un peu de mal
14:52avec cette posture de l'État
14:54qui, finalement,
14:55convoque les distributors.
14:56Et qui ne peut rien faire,
14:57qui fait les gros yeux
14:59à Paris.
14:59C'est eux qui se servent
15:00le plus.
15:02Donc, c'est vrai.
15:03Et puis, je voulais
15:04répondre à ce que disait
15:05mon voisin.
15:06Jean-Jacques Manceau,
15:06journaliste au magazine Capital,
15:08qui dit que, effectivement,
15:10les distributeurs,
15:11ils n'ont que 2%.
15:12Oui, 10%, c'est ça.
15:132%.
15:14Alors, c'est 2%.
15:15Ah oui, en tout.
15:16En fait, le distributeur
15:17Super U,
15:18on parlait de Super U
15:19tout à l'heure,
15:20il gagne entre 22
15:22et 25 centimes
15:23sur un litre d'essence.
15:24Mais une fois qu'il a enlevé
15:25le prix du bon piste,
15:26le prix de la logistique,
15:28du stockage,
15:29des chèques énergiques
15:30qu'on l'oblige à donner
15:31aux Français,
15:32il lui reste 2%.
15:33Non, mais ce qui est terrible,
15:35c'est qu'en fait,
15:36on garde des...
15:37Parce que la TVA,
15:38c'est quand même
15:40des impôts de faits
15:41en pourcentage,
15:42très fort.
15:43Vous avez raison,
15:43il y a une part de fixe,
15:44mais il y a une part de TVA
15:45qui est variable.
15:46Très fort.
15:46Et en même temps,
15:47on va dire aux Français,
15:48regardez,
15:48si ça se trouve,
15:49c'est vers là qu'on va aller.
15:50Regardez,
15:51si vous êtes gentils,
15:51on vous donnera un petit chèque.
15:52On comprend dans votre poche gauche
15:54et on vous donne
15:54de la main droite.
15:55Parce que c'est plus facile
15:56de supprimer un chèque
15:58que de remonter la TVA.
15:59Non, puis on se donne
15:59l'impression d'être bon.
16:00Et c'est surtout
16:01que l'Europe
16:01ne m'autorise pas
16:04à jongler avec la TVA.
16:06On dit souvent
16:07que les prix montent
16:09par l'ascenseur
16:09et ils descendent
16:10par l'escalier,
16:10mais ce n'est pas faux.
16:13On vit la même chose
16:13sur les cigarettes.
16:14Le jour où l'État
16:16fixe les prix des cigarettes,
16:17les augmentations,
16:18elles s'appliquent
16:18sur le stock présent.
16:20J'en ai encore fait
16:21la mer expérience
16:22au 1er mars.
16:22On fiche les cigarettes,
16:23mon ami,
16:23parce que les cigarettes,
16:25tout le monde ne fume pas.
16:25Oui, mais ça rapporte
16:27moins longtemps.
16:28Pascal, vous avez
16:29d'autres questions
16:30peut-être à poser
16:30à nos interlocuteurs
16:31dans le studio d'Europe 1,
16:32Jean-Pierre Favenec
16:33ou bien à Jean-Jacques Manceau.
16:34Pascal ?
16:35Oui, éventuellement,
16:36je serais prêt
16:37à vous poser
16:37la question suivante.
16:39Avec ce qui se passe
16:40actuellement,
16:41aujourd'hui,
16:41avec les différents intervenants
16:45pour toutes ces grandes
16:46chaînes de distribution
16:47qui vont peut-être
16:49faire un petit geste,
16:51dans le cas où
16:53il ferait un geste,
16:54est-ce que ce serait
16:55quelque chose
16:56qui a été prémédité ?
16:58Éventuellement.
16:59C'est une question.
17:00Vous voyez,
17:02nous prenons soin de vous,
17:04nous faisons attention
17:04et on vous offre
17:06quelques centimes.
17:08Voilà.
17:10Jean-Jacques Manceau,
17:11journaliste au magasiné Capital,
17:13vous répond Pascal.
17:13Moi, je ne sais pas
17:14si les distributeurs,
17:15ou en tout cas,
17:16si par exemple,
17:17les distributeurs,
17:17je ne pense pas
17:18qu'ils étaient au courant
17:18de ce que Donald Trump
17:20allait faire dans le Golfe,
17:21mais peut-être que Total,
17:22par exemple.
17:23L'auditeur dit
17:23quelque chose d'intéressant,
17:24Pascal dit quelque chose
17:25d'intéressant,
17:26il voit 40 centimes de hausse.
17:2720.
17:2820 centimes de hausse.
17:29Oui, 20 centimes de hausse.
17:31Il y a quand même
17:34un gap entre les hausses
17:35sur l'autoroute,
17:36dans des stations comme Total,
17:37et les stations des...
17:38Tout à fait.
17:38Moi, quand je parle
17:39des distributeurs
17:40qui ne se gaffent pas
17:41sur l'essence,
17:42on parle de la grande distribution
17:43qui représente
17:44la grande majorité
17:45de la fourniture
17:46d'essence en France.
17:47Il y a une règle,
17:48en fait,
17:49Marc Toiti disait tout à l'heure,
17:51il y a la double peine
17:52de l'essence qu'augmente
17:54et du dollar qu'augmente.
17:55Ce n'est pas la double peine
17:56puisque c'est mécanique.
17:57Quand le dollar
17:58est en facturé en...
18:00Plus le lien alimentaire.
18:01L'essence est en facturé en dollar,
18:03les deux sont mécaniques.
18:05Donc, on dit souvent
18:06que quand le dollar,
18:07le Brent,
18:08en fait,
18:09l'unité de valeur
18:10du pétrole,
18:11c'est le Brent,
18:12le pétrole de la mer du Nord
18:13qui est coté
18:15sur la bourse,
18:16c'est 80.
18:17Quand il augmente
18:17d'un dollar,
18:19ça fait une augmentation
18:20d'un centime à la pompe.
18:21Donc, si on va
18:22à 200 dollars,
18:23comme semble l'estimer
18:25un certain nombre d'experts,
18:26ça veut dire
18:26une guerre en Iran
18:27qui durerait
18:28plus de quatre semaines,
18:29comme le dit Donald Trump,
18:30et qui durerait
18:30au moins deux, trois mois,
18:32on serait sur un phénomène
18:34de type guerre en Ukraine,
18:36avec à la fois
18:37des gens comme la Russie
18:39qui étaient à la fois...
18:39Vous pensez que ça peut monter
18:40jusqu'à 200 dollars ?
18:41Les experts,
18:42aujourd'hui,
18:42sur les marchés,
18:44on pense que ça ne dépendra
18:46que de la capacité
18:47qu'ont les alliés
18:48de sécuriser le détroit d'Hormuz
18:50et la durée de la guerre.
18:52Alors, si...
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