00:04Générique
00:118h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Antoine Bassebousse.
00:15Bonjour à vous.
00:16Merci de répondre à mes questions ce matin.
00:17Vous êtes politologue, vous êtes le directeur de l'Observatoire des Pays Arabes.
00:21Vous êtes aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la région et du Liban en particulier
00:25où vous avez d'ailleurs longtemps travaillé, de nombreuses explosions encore cette nuit et ce matin
00:32à la fois sur tous les fronts du côté des frappes israéliennes au Liban, l'Iran, Téhéran qui a été
00:38de nombreuses fois touché cette nuit,
00:40des alertes encore au moment où l'on se parle en Israël.
00:43Vous l'avez dit, pour vous c'est un tournant historique ce qui se joue.
00:48Ma première question c'est combien de temps est-ce que ça peut durer ?
00:50On le voit du côté du Hezbollah comme du côté de l'Iran malgré de nombreuses pertes et de nombreuses
00:54explosions.
00:55Ils sont toujours debout ?
00:57Le temps de la presse, le temps des commentateurs est très court.
01:00Il faut remplir le vide.
01:02Le temps des conflits, des guerres, des enjeux qui se prolongent sur un demi-siècle, c'est un peu plus
01:08long.
01:09Donc on est au cinquième jour.
01:11L'Iran a beaucoup souffert en termes de défense anti-aérienne, de capacité.
01:18En même temps, ils ont réduit le flux de leurs bombardements.
01:25Ils attaquent aujourd'hui des cibles molles, c'est-à-dire les intérêts économiques.
01:32Regardez dans les pays du Golfe, chez leurs voisins, ils ont essayé de toucher tout ce qui est hydrocarbures, électricité,
01:42tourisme, port, transport international.
01:44Et donc ils ont même frappé un allié à eux, qui était le sultanat d'Oman.
01:49Ils ont voulu internationaliser en frappant Chypre, qui est dans l'Union européenne, et la Turquie hier avec un missile
01:58balistique.
01:58Donc ils veulent, pour écourter cette guerre, les Iraniens qui sont à court de souffle,
02:04eh bien ils cherchent à internationaliser pour exercer des pressions sur l'économie internationale.
02:09Mais vous constatez-vous qu'il y a une réduction de la voilure de ces attaques par rapport à la
02:15première réaction dans les heures qui ont suivi,
02:18où en effet on parlait même d'une forme de terre brûlée ?
02:21Oui, on l'a constaté par le nombre de missiles et de drones qui sont lancés depuis l'Iran,
02:27au point d'ouvrir les stocks des passes d'Aran qui sont entre les mains du Hezbollah au Liban.
02:33Il y a deux jours, ces stocks qui n'ont pas servi quand Nasrallah, le chef du Hezbollah, avait été
02:39assassiné en novembre 2024.
02:41Aujourd'hui, pour faire diversion, pour soutenir le front iranien,
02:47les passants qui commandent le Hezbollah au Liban ont ouvert le stock des missiles qui se trouvent entre les mains
02:53du Hezbollah au Liban
02:54pour frapper Israël, pour faire diversion, pour frapper également la base britannique à Chypre, à Crotiri.
03:02Ça veut dire pour vous, au fond, Antoine Bassebousse, que l'Iran désormais va prendre appui sur le Hezbollah,
03:08pas seulement pour créer le chaos sur un deuxième front et inviter, provoquer en quelque sorte la réaction d'Israël
03:16sur le site Liban.
03:17On va y revenir parce que cette réaction, elle est très forte, y compris de manière terrestre désormais.
03:22Mais pour vous, c'est aussi parce qu'au fond, ils n'ont pas suffisamment d'armes, j'allais dire,
03:27sur leur propre territoire.
03:28Ils vont donc ouvrir les munitions qui restent aux mains du Hezbollah ?
03:32C'est ça, c'est pour faire une diversion d'un côté, pour multiplier les fronts, pour disperser la réplique
03:39israélienne sur les intérêts iraniens.
03:42Donc, ils ont ouvert chez une colonie, la colonie libanaise, ils ont ouvert un nouveau front.
03:48Et il y a un troisième front que les Iraniens comptent ouvrir, c'est celui des minorités chiites dans le
03:54monde arabe.
03:55Ils ont agité...
03:56Qu'est-ce que vous voulez dire là-dessus ? Ça, c'est une sorte de nouvel étage de la
03:59fusée iranienne ?
04:00C'est le troisième étage, c'est-à-dire qu'il y a des minorités chiites, parfois, qui sont majoritaires
04:06dans leur pays,
04:06comme dans le royaume de Bahreïn, les chiites sont majoritaires.
04:10Le royaume de Bahreïn, c'est la base de la cinquième flotte américaine.
04:14C'est juste en face de l'Iran.
04:16Là, il y a une agitation chiite qui est fomentée par les Iraniens.
04:20Mais en même temps, comme en 2011, l'Arabie dépêche des forces pour aller réprimer,
04:26aux côtés du gouvernement légal, ces soulèvements, si jamais ils devaient être graves.
04:34Et alors, les Iraniens ont frappé le pont qui relie l'Arabie à Bahreïn par des missiles et des drones.
04:41Donc, c'est la même chose qui se passe en Irak.
04:44Ou en Irak aussi, vous avez une grosse majorité chiite.
04:49Et certains missiles ou drones qui ont frappé l'Arabie sont arrivés d'Irak.
04:54On va revenir d'ailleurs sur le rôle de chacun de ces pays-là que vous avez cités.
04:58Et de la manière dont ça reconfigure, à vos yeux, lorsqu'effectivement on sera sortis, en quelque sorte,
05:04des jours eux-mêmes du chaos, ça reconfigure les alliances et les équilibres dans la région.
05:11Mais le Liban, d'abord. Le Liban où, en effet, il y a la question de l'intervention au sol
05:19d'Israël.
05:20Emmanuel Macron dit s'être entretenu au téléphone avec Donald Trump d'une part et avec Benjamin Netanyahou de l
05:25'autre,
05:25en leur demandant de respecter, je cite, l'intégralité territoriale du Liban.
05:30Nouvelles attaques ce matin d'Israël contre le Liban.
05:33L'armée israélienne indique avoir ciblé deux terroristes dans les environs de la capitale libanaise.
05:38Et Lorient Lejour écrit ce matin à La Une qu'il croit savoir que le plan d'Israël est de
05:43mettre en place une zone tampon,
05:45une bande de 15 kilomètres à l'intérieur du Liban, le long de la frontière.
05:49Est-ce qu'Israël ne prend pas prétexte des nouvelles attaques du Hezbollah pour remettre un pied au Liban ?
05:57On se demande qui servait le Hezbollah en ouvrant le feu sur Israël.
06:02Évidemment, il servait ses maîtres iraniens, les pastarans qui le dominent.
06:06Mais en même temps, le Liban aurait pu profiter de deux circonstances exceptionnelles.
06:14En 2024, il y a eu l'assassinat du chef du Hezbollah, la décapitation de l'état-major du Hezbollah.
06:21Et en fin d'année, un mois plus tard, c'est Assad, le dictateur syrien.
06:26L'autoroute qui reliait Téhéran à Beyrouth a disparu, son régime est tombé.
06:31Alors, c'était une opportunité historique pour que le Liban reprenne ses droits, qu'il respire, qu'il impose sa
06:39souveraineté.
06:40Or, dans l'appareil politique et administratif libanais, il y a des gens qui sont tenus par le Hezbollah.
06:47Je ne dis pas tout le monde, mais il y a encore des gens tenus par le Hezbollah.
06:50Quand ils disent aujourd'hui, quand le pouvoir libanais dit qu'il empêche, qu'il voudrait, qu'il demande au
06:58Hezbollah de cesser immédiatement,
06:59qu'il était dans un processus de désarmement du Hezbollah,
07:03quand Lorient Le Jour met à la une, il y a 24 heures, ce titre, le Hezbollah suicide le Liban,
07:10n'est-ce pas une rupture ?
07:11N'est-ce pas un divorce ? Pas jusqu'au bout, dites-vous ? C'est ça ce que vous
07:14nous dites, Antoine Bassebousse ?
07:16L'opinion publique, y compris chez les chiites, n'en peut plus du Hezbollah, qui est un agent de l
07:22'Iran,
07:23qui sont des mercenaires payés par l'Iran. Personne n'en peut de leur pratique.
07:29Le gouvernement n'a pas les moyens, d'autant plus qu'à l'intérieur du gouvernement,
07:33il y a encore des factions qui sont alliées ou qui sont tenues par le Hezbollah.
07:37Mais je suis tout de même étonnée, le Hezbollah, comme vous le dites, avait été en quelque sorte décapité,
07:42c'est l'expression qu'on utilise pour dire que ses chefs ont été éliminés.
07:46On se souvient évidemment des interventions d'Israël avec ses fameux beepers.
07:51Bref, il était censé avoir été considérablement affaibli.
07:54Or, ce que l'on voit ces derniers jours, c'est qu'il est toujours debout, le Hezbollah.
07:58Il a été affaibli, sauf que son commandement étant iranien, avec les passes d'Aran,
08:04et comme l'État n'est pas allé chercher les missiles qui sont cachés, les drones qui sont cachés,
08:09parce que le Hezbollah, il y a eu un cessez-le-feu, il y a eu un accord avec Israël
08:13en novembre 2024.
08:15Mais cet accord, le Hezbollah ne l'a pas honoré et le gouvernement libanais n'a pas eu le courage
08:21ou la capacité de l'honorer.
08:23Donc, il a gardé ce stock pour protéger Téhéran.
08:28Or, le moment est venu et le Hezbollah a agi selon les instructions de Téhéran à travers le commandement des
08:34passes d'Aran.
08:34Quelle est la suite ? Comment est-ce que vous voyez les prochains jours, mais j'allais dire même les
08:38prochaines semaines ?
08:40Il était censé y avoir les funérailles nationales de feu, le guide suprême.
08:45Ces funérailles, évidemment, sont repoussées, en tout cas au minimum de quelques jours, au vu de la situation.
08:50Mais à un moment ou à un autre, se posera la question de la succession.
08:53Ou alors, le régime pourrait très bien, à un moment, rendre les armes.
08:57Est-ce que c'est envisageable ou est-ce qu'ils iront jusqu'au bout ?
09:00Je ne sais pas comment ils vont gérer.
09:03Première chose, les funérailles n'auront pas lieu de si tôt.
09:06Parce que les Iraniens, aujourd'hui, voudraient avoir des funérailles millionnaires.
09:11Or, qui, aujourd'hui, peut marcher à Téhéran, derrière le cercueil du guide ?
09:16Pour Nasrallah, qui a été tué en novembre 2024, ces funérailles se sont passées plus de quatre mois plus tard.
09:22Et donc là, il faut un cessez-le-feu pour enterrer Khamenei.
09:26Pour la suite, la phase 1, c'est les bombardements destructifs des éléments structurels de la défense et de l
09:36'armement iranien.
09:37La phase 2, ça peut être une fois que les Pasdans et les Basijs auront été devenus sourds et muets
09:43parce qu'ils ne peuvent plus communiquer entre eux.
09:45Il peut y avoir des soulèvements, comme nous l'avons vu en janvier dernier.
09:49La phase 3, et ça se prépare, me semble-t-il, il y a aux frontières, à la périphérie de
09:55l'Iran, beaucoup de minorités qui sont hostiles au gouvernement.
09:59On voit aujourd'hui, dans le Kurdistan irakien, des gens qui s'équipent, des gens qui s'entraînent pour rentrer,
10:07comme en 1979.
10:09Ils sont rentrés, ils ont pris une caserne, ils se sont armés sur place, ils sont allés à la banque
10:14Mélique.
10:15Ça ouvrirait un nouveau front contre l'Iran, mais qui serait un front, en quelque sorte, intérieur, du côté de
10:20l'ouest du pays ?
10:21Intérieur. Là, depuis deux jours, les bombardements américains et israéliens se concentrent sur les casernes et les lieux des Pasdans,
10:31détenus par les Pasdans, dans le Kurdistan iranien.
10:34Tout ça, c'est pour simplifier, pour ouvrir la voie aux combattants kurdes qui sont du côté du Kurdistan irakien.
10:41La Maison-Blanche qui dit hier soir que le pouvoir iranien se fait complètement anéantir.
10:46On voit pourtant, en effet, comme vous le dites, qu'il est encore dans ces derniers soubresauts, au minimum.
10:50Une question, Antoine Basbouz, vous qui êtes à la tête de l'Observatoire des pays arabes.
10:55Quelle est la position des autres pays ?
10:57On a dit au début, et est-ce qu'on y voit plus clair, que l'Arabie saoudite aurait peut
11:01-être,
11:01ce sont les informations de mes confrères du Washington Post,
11:06indiqué, encouragé les États-Unis à intervenir.
11:09En tout cas, en sous-main, ne le disant pas forcément de manière officielle.
11:13Ces pays étant touchés aujourd'hui par les représailles iraniennes,
11:16est-ce que leur intérêt est la chute, effectivement, de ce régime ?
11:20Quel jeu ils jouent aujourd'hui ?
11:22À vrai dire, les pays arabes ont deux intérêts contradictoires.
11:26Le premier, c'est de ne pas avoir un Iran dans le chaos, dans la guerre civile, après les frappes.
11:33Parce qu'ils vont recevoir les boat people chez eux, sur leur territoire.
11:38Il peut y avoir énormément de dégâts chez eux.
11:43Mais, de notre côté, si jamais l'opération réussit à 100%, qu'est-ce qui va se passer ?
11:48L'Iran deviendra l'Eldorado qui va attirer tous les investissements du monde.
11:53Parce que c'est un pays cultivé, riche, assoiffé de tout, aucune infrastructure, et qui veut s'ouvrir.
11:59Mais pour ça, il faut un nouveau gouvernement, la levée des sanctions et l'ouverture du pays.
12:04C'est très intéressant ce que vous nous dites, Antoine Bassebous,
12:06et c'est vraiment une des clés aussi pour comprendre ce qui se joue.
12:08C'est-à-dire que, vous nous dites, au fond, bien sûr que ce chaos à court terme,
12:14et le fait même d'ailleurs d'être à portée de missile de l'Iran,
12:18est un drame pour tous ces pays-là.
12:20D'ailleurs, on apprend à l'instant une explosion qui a été entendue à Doha, au Qatar.
12:26Mais dans le même temps, ils peuvent craindre la concurrence, en quelque sorte,
12:31d'un Iran puissant, rayonnant, ouvert, à leur côté.
12:35– Disons, ils ont deux craintes.
12:37La première, c'est le chaos en Iran, et les bonnes people chez eux.
12:40Et de l'autre côté, un Iran totalement rétabli,
12:45et à ce moment-là, ça va être l'Eldorado.
12:47– Les pays du Golfe se sont construits alors que l'Iran était en quelque sorte sous cloche.
12:53– Les pays du Golfe ont construit un modèle qui cherche la prospérité,
13:00qui est l'ouverture, le libéralisme, sans chercher la guerre.
13:03L'Iran cherchait la guerre et l'implantait partout, y compris aux frontières d'Israël.
13:08L'Iran pratiquait le terrorisme international.
13:11Aucun pays arabe n'a jamais été, sauf l'axe iranien,
13:16les pays du Golfe n'ont jamais été…
13:18– Belliqueux.
13:19– Belliqueux n'ont jamais été accusés d'avoir mené une action terroriste, quelle qu'elle soit.
13:24– Sur cette question justement du terrorisme, Antoine Basbous,
13:27on sait que le ministère de l'Intérieur en France a annoncé le renforcement de la protection
13:32d'un certain nombre de cibles, et notamment d'ailleurs des soutiens de la population iranienne ici en France.
13:40Vous qui connaissez par cœur le fonctionnement aussi de l'Iran,
13:44est-ce qu'en effet il faut craindre que le régime, dans cette opération de terre brûlée là-bas,
13:50rajoute effectivement des actions potentiellement terroristes ici ?
13:53En a-t-il les moyens de téléguider cela ?
13:55– Je crois que le régime a déjà implanté beaucoup d'éléments
13:59pour jouer le terrorisme international.
14:02Est-ce que ces gens-là, quand ils voient décliner le régime,
14:05vont passer à l'acte ? C'est ça la question.
14:08Sauf s'ils sont totalement idéologisés et ils sont pour jouer un peu les kamikazes.
14:14Mais raisonnablement, je crois que ces gens, quand ils voient décliner,
14:19quand ils voient chuter le régime et quand ils le voient aux abois,
14:23peut-être qu'ils vont s'abstenir, mais il faut rester toujours vigilant.
14:26– Les négociations, c'est fini, c'est derrière nous, ça n'est plus possible,
14:29ça n'est plus envisageable, la seule issue de ce conflit, c'est la chute du régime ?
14:33– Je crois avec qui négocier ?
14:36Parce que si c'est quelqu'un qui est issu du régime,
14:38qui veut rétablir la République islamique avec son idéologie, c'est non.
14:43En revanche, s'il y a un nouveau pouvoir qui arrive et qui dit
14:46« je retourne l'appareil pour stabiliser le pays et lever les sanctions
14:51et libéraliser la société », évidemment qu'il faut négocier avec.
14:56– Antoine Basbouz, je voudrais qu'on prenne le temps de parler avec vous
14:59de deux fils d'eux. Le fils du dernier chat, dont le nom est évoqué, Reza Palavi,
15:06et puis le fils d'Ali Kamenei, Mojtabar, qui est également, lui, évoqué
15:14pour prendre la succession. Qui sont ces deux personnages ?
15:18Est-ce que vous pouvez prendre le temps de nous le dire ?
15:19– Alors, Reza Palavi, c'est le fils, l'héritier du chat d'Iran.
15:24Ça fait 47 ans qu'il a quitté le pays.
15:27Il n'a pas entretenu la base sociale, l'idéologie,
15:31les formations qui pouvaient être monarchistes en Iran.
15:35Un jour, j'ai dîné avec lui à Paris.
15:37Je l'ai interrogé.
15:38« Mais si vous n'étiez pas le fils du chat et l'héritier du tronc,
15:41qu'est-ce que vous auriez aimé faire ? »
15:42Il m'a dit, après réflexion, « coach sportif ».
15:45Un coach sportif n'a pas l'ADN de débarquer, d'être parachuté à Téhéran
15:52et de survivre longtemps parmi les Pazdarans et les Mollas.
15:56Alors, Moustaba Khamenei, il est à la tête de plusieurs dizaines
16:00de milliards de dollars. Il n'a pas le rang spirituel pour guider.
16:05Et puis, s'il était le successeur de son père,
16:08on passerait d'une monarchie monarchique à une monarchie religieuse.
16:12Je ne crois pas que ce soit très intelligent de la part de l'appareil monarchique iranien.
16:19Antoine Basbous, lorsque vous vous projetez à quelques jours,
16:22peut-être quelques semaines, est-ce que vous voyez sortir de ce chaos
16:26un certain espoir ? Est-ce que vous vous dites,
16:28oui, une nouvelle ère plus apaisée peut s'ouvrir ?
16:33Écoutez, ça fait 47 ans que ce régime prône et agite la haine.
16:41Rappelez-vous, tous les jours, mort à l'Amérique, mort à Israël.
16:44Rappelez-vous les attentats qu'ils ont commis, aussi bien en France,
16:48le dracar au Liban, contre ses voisins arabes, contre les États-Unis.
16:54241 marines ont péri en une seule bombe en 1983.
17:00Bref, c'est un régime qui est hailli, qui a fait faillite.
17:03Il a dépensé des dizaines de milliards de dollars pour exporter la révolution,
17:09pour créer un programme nucléaire qui est aujourd'hui nulle part.
17:14Il affame son peuple.
17:15Un dollar aujourd'hui est échangé pour 2 millions de riyals.
17:19Donc ce pays qui est riche, qui est cultivé,
17:22eh bien il a besoin de nouvelles respirations.
17:25Et les prétentions de l'Iran islamique pour exporter et dominer la région,
17:31c'est vrai qu'il a réussi à dominer 4 capitales arabes.
17:34Ils l'ont revendiqué, plus Gaza.
17:36Bon, ce temps est révolu.
17:37Ils ont joué le tout pour le tout.
17:39Ils ont perdu.
17:39Il va falloir réfléchir au demi-prochain siècle.
17:43C'est en quelque sorte la fin, la poursuite de ce qui a été ouvert le 7 octobre aujourd'hui
17:49qui se joue ?
17:49C'est l'extinction de la facture en quelque sorte.
17:55Les premiers acteurs, Hamas, Hezbollah, Assad, Houssi et un peu les milices irakiennes ont payé.
18:02Et maintenant c'est le cerveau qui a placé tous ces essais de frolon autour d'Israël,
18:07qui a conçu, c'est le général Soleimani.
18:09Qui a conçu cette mise en place face à Israël.
18:13Et bien c'est le cerveau de tout ça qui est en train de payer la facture aujourd'hui.
18:18Merci beaucoup Antoine.
Commentaires