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Julien Pasquet reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00Messieurs, nous sommes à l'heure actuelle dans le brouillard de la guerre.
00:03On le voit, les frappes israéliennes qui se sont intensifiées.
00:06De l'autre côté, Téhéran veut répondre jusqu'à la mort, on l'a bien compris.
00:10En tout cas, il y a eu l'espoir de la diaspora iranienne, du peuple iranien.
00:14On a vu ces séquences de joie, notamment après l'annonce de la mort du guide suprême.
00:20Malgré tout, il y a peut-être le brouillard de la guerre, mais il y a la réalité de la
00:23guerre,
00:23puisque neuf morts cet après-midi en Israël, dans le centre du pays.
00:28Il y a 11 portées disparues.
00:31Je vous propose d'écouter le colonel Olivier Rafovitch.
00:33Il réagissait sur notre antenne cet après-midi.
00:36Lorsque nous parlons de la menace des missiles balistiques depuis des années et des années,
00:40les gens parfois ne comprennent pas qu'un missile balistique avec 20 tonnes
00:47et une tonne et demie de têtes explosives peut faire d'énormes dégâts.
00:52On l'a vu aujourd'hui malheureusement, on l'a vu hier soir à Tel Aviv.
00:54Nous sommes face à une menace qui est pour nous existentielle.
00:59Et si vous me permettez, dans cette guerre-là, nous ferons tout pour réduire à néant la menace balistique,
01:06la menace nucléaire qui reste toujours un danger évidemment terrible,
01:10et faire que les proxys, c'est-à-dire les alliés de l'Iran, ne puissent pas être mis en
01:16action.
01:1747 ans de menace existentielle, encore des morts, encore aujourd'hui, encore des sirènes depuis une heure.
01:24On a vraiment ce sentiment d'un jour sans fin, notamment en Israël.
01:28Ceci étant, est-ce qu'avec cette opération israélo-américaine,
01:32aujourd'hui, Gilles-William Golnadel, Julien Drey, vous avez de l'espoir, vous vous dites oui, c'est le début
01:37de la fin.
01:37Cette menace existentielle, elle va disparaître.
01:40– Je l'espère du plus profond de mon être, il n'y a rien de plus mortel que la
01:46guerre, Olivier, il faut le savoir.
01:49On savait bien, quand la décision a été prise, qu'il y aurait des coûts humains importants.
01:56Il faut comprendre ici, je veux dire d'abord que la République des Molas a bénéficié,
02:02au sein du monde politique et médiatique français, pendant des années et des années, d'une indulgence particulière.
02:09Jusqu'à la révolte très récente qui a été éliminée dans le sang.
02:16Je veux dire, si vous regardez le journal Le Monde, il y a peut-être dix articles anti-iraniens
02:24contre peut-être cent ou peut-être davantage anti-israéliens.
02:29Le Mola n'avait pas mauvaise presse.
02:32La gauche intellectuelle, dès le début de la République islamique, vendredi par un hasard cosmique,
02:40le Figaro, par la plume de Perrault, a écrit justement sur l'indulgence de la gauche intellectuelle et médiatique
02:50pour la République des Molas.
02:52C'était invraisemblable dans Le Monde comme dans Libération.
02:54Ça s'assoit là-dessus, l'impunité de la République islamique de Khomeini après de Khamenei.
03:02Donc oui, bien sûr, le colonel Rafovitch a tout dit.
03:05Si la décision n'avait pas été prise aujourd'hui,
03:10eh bien dans un an, il est possible qu'il y aurait eu cent fois plus de missiles balistiques
03:17et peut-être avec une tête nucléaire.
03:20Donc je n'ai pas le moindre Edadam et de vous à moi, j'ai parfaitement confiance.
03:26Julien Vray.
03:27Écoutez, je vais faire une remarque.
03:28Dans le moment actuel, je ne vais pas ouvrir trop de polémiques,
03:31mais attribuer la puissance des Molas simplement à la gauche morale et intellectuelle,
03:36c'est quand même un sacré raccourci.
03:38Et d'autant plus que Gilles-William Gonladell n'était pas à mes côtés
03:42quand nous étions jeunes et que nous allions nous battre physiquement
03:47avec les militants communistes dans les cités universitaires
03:50qui nous empêchaient de distribuer.
03:52Là, c'était la gauche intellectuelle et morale
03:53qui était obligée de défendre physiquement les étudiants iraniens
03:57qui étaient sous la menace.
03:58Je vous confirme que je n'étais pas à vos côtés.
04:00Non, vous n'étiez pas à mes côtés.
04:02Vous voyez, c'est pour ça que vous n'avez pas ce souvenir-là.
04:04Donc je considère que c'est l'ensemble du monde
04:07qui a été pendant tout un temps, qui a voulu, y compris les Américains.
04:11Je vous rappelle que M. Obama, lorsqu'il y a eu la première révolte,
04:15a dit aux Iraniens « nous n'interviendrons pas, nous vous laisserons tout seuls ».
04:19Donc là, je ferme la parenthèse,
04:21parce que je pense que le moment n'est pas à cette polémique,
04:23mais je ne voulais pas laisser passer les choses.
04:27La question qui est posée, c'est peut-être pour certains encore,
04:31c'est est-ce que les Américains et les Israéliens vont aller jusqu'au bout ?
04:33Je pense qu'il n'y a pas d'autre issue possible que la chute du régime
04:37et que les moyens qui sont maintenant en mouvement,
04:40la précision de l'intervention, qui a été visiblement extrêmement bien préparée,
04:44je pense notamment à l'intervention de l'aviation israélienne sur le site
04:48où se réunissaient l'ensemble des dirigeants communistes,
04:53montre que ce n'est pas comme la dernière fois.
04:56La dernière fois, on avait bridé l'intervention à juste les sites nucléaires
05:02avec l'espoir que là, la question qui est posée, c'est la chute du régime.
05:06Et quand vous avez entendu comme moi le président en train de dire
05:09« je sais qui s'apprête à succéder »,
05:12ça veut dire qu'ils ont une idée derrière la tête
05:14et je pense qu'il y a une personnalité politique
05:16qui a été beaucoup décriée par une partie, y compris de la gauche,
05:19dans ces cas-là.
05:20Je pense que le prince Reza Palavi est aujourd'hui en position
05:24de pouvoir faire la transition.
05:26La question qui est posée, c'est à quel moment il va décréter qu'il arrive en Iran.
05:29Je reviens effectivement sur ce que disait Gilles-William-Golnadel.
05:32On a quand même la gauche internationale aujourd'hui
05:34qui ne semble pas se réjouir de cette situation.
05:37C'est un fait, je lui viendrai, qui pleure même l'ayatollah Ramenei.
05:43On entend aussi sur les plateaux télé des observateurs qui disent
05:47« non, ce n'est pas la bonne solution de faire tomber le régime des mollards ».
05:51Il y a quand même, on voit quand même que…
05:53– Dans les observateurs, vous me permettez, il n'y a pas que des…
05:55Plus souvent d'ailleurs, c'est plutôt des militaires français
05:58qui se désolent de cela, qui sont même un peu jaloux parfois.
06:02Alors il y en a qui sont, mais j'en ai vu quelques-uns se désoler.
06:04C'est des intellectuels qui n'ont pas vocation à être des intellectuels de gauche
06:08ou qui ont été des anciens premiers ministres qui n'étaient pas de gauche.
06:11Donc je pense qu'il y a que…
06:12Je ferme la parenthèse, mais dire…
06:15– Peut-être la réponse de Gilles-William.
06:17– Vous avez raison, il y a ceux qu'on connaît depuis longtemps,
06:19c'est ce que j'appelle l'ultra-gauche islamisée,
06:22qui elle est évidemment orphelin de la manière dont elle peut soutenir ces gens-là.
06:27– Ça on y reviendra, mais…
06:28– Désolé d'avoir à vous dire que la grille d'explications
06:32à la fois anti-occidentale et anti-israélienne,
06:36les deux faisant d'ailleurs souvent très bon ménage,
06:40est la clé d'explication de l'indulgence coupable
06:43d'une grande partie de la gauche intellectuelle, médiatique, politique,
06:48par rapport à la République des Mollats qui opprime son peuple depuis des années.
06:54Je veux dire, ils ont pendu des homosexuels impunément pendant des années.
06:59Quelquefois, il y avait des soubresauts par rapport au voilement des femmes.
07:01De temps en temps sur le voilement des femmes.
07:04Mais pour, en ce qui concerne les libertés publiques,
07:08et bien entendu, il était dans l'ADN,
07:11il était dans l'ADN de la République islamique de détruire l'État juif.
07:17Est-ce que vous avez beaucoup vu les grands intellectuels,
07:22toujours le cœur sur la main,
07:24de simplement critiquer cette explication ?
07:27Rien, jamais rien.
07:28Non, je veux bien qu'on réécrive l'histoire.
07:32Dans quel avion il arrive, l'Aiatollah Khomeini ?
07:35En Iran ?
07:36Dans quel avion ?
07:37Répondez à la question.
07:38Non, mais je vais vous répondre.
07:39S'il vous plaît.
07:40Si vous pensez qu'il m'a échappé,
07:43que de manière générale,
07:45la politique,
07:46je parle cette fois-ci de manière politique,
07:48pas de manière intellectuelle.
07:50Oui, on parle à l'intellectuel et à la politique, ça se recouvre.
07:52Rien à voir, rien à voir.
07:54Sur le plan politique,
07:55sur le plan politique, la gauche politique et la droite politique,
07:59et je pense effectivement notamment à M. Giscard d'Estaing,
08:03et même ensuite avec Jacques Chirac,
08:05se sont parfaitement bien faits à l'idée
08:08que le peuple iranien était sous la chape de plomb des Mollahs d'Iran.
08:13Il n'y a aucun doute là-dessus,
08:14pour des raisons purement commerciales.
08:15Donc, vous voyez bien que les choses sont déjà plus nuancées
08:19dans les propos de Gilles William.
08:21Si vous voulez que je répète à nouveau mon explication intellectuelle,
08:23je suis à votre disposition.
08:25Vous êtes un bon intellectuel,
08:26je le reconnais certainement,
08:28mais je ne suis pas stupide.
08:30Donc, vous me permettrez de dire que vous poursuivez
08:34un certain nombre de vos combats politiques
08:35et que vous les prolongez, c'est votre droit,
08:37mais vous ne pouvez pas être réducteur
08:39dans ce qui s'est passé,
08:40dans qui a soutenu.
08:41D'autant qu'il me semble, sur ce plateau,
08:44que parmi les premiers qui ont attiré l'attention du monde,
08:48ce n'étaient pas forcément des hommes politiques de droite.
08:50Sur ce qui était en train de se passer en Iran,
08:52si M. Duval, M. Eliott, était là,
08:55il pourrait en témoigner.
08:56C'était le 18 septembre 2022.
08:58Je me souviens très bien.
08:59Je fais la parenthèse.
08:59Effectivement, nous étions...
09:01J'étais avec vous ce jour-là.
09:02Et le 16 septembre 2022,
09:04c'est la mort de Masha Alimi.
09:06Et vous aviez tous les deux insisté,
09:08justement, pour en parler.
09:09Et c'était une préoccupation très lointaine.
09:11C'était il y a maintenant quatre ans.
09:13Et je me suis souvenu de ça tout à l'heure.
09:15Tout juste quatre ans.
09:16Et vous vouliez attirer le regard des téléspectateurs
09:19sur cette situation.
09:21On va s'interroger sur la portée
09:24de ce qui est en train de se jouer.
09:26Est-ce qu'on peut comparer cela, finalement,
09:28à la chute du mur de Berlin en 89 ?
09:30Bien évidemment, ça s'est fait de manière pacifiste à l'époque.
09:34On va écouter ces Iraniens, justement,
09:37qui, comme les Israéliens,
09:38sont pleins d'espoir aujourd'hui.
09:39Et puis, je vous poserai la question.
09:47Mais maintenant, je ne croyais pas.
09:49Je ne croyais pas.
09:50Je suis très contente.
09:51Ça fait 47 ans qu'on souffre, les Iraniens.
09:53On souffre.
09:54On n'avait droit de rien dans notre pays.
09:57Rien.
09:57C'est pour ça que je suis là.
09:58Il est allé en enfer.
10:01Et mes amis qui étaient à l'extérieur,
10:03ils ont commencé à réagir.
10:04Et une de mes amies d'Iran, qui est venue,
10:07qui est tout de suite écrite,
10:08je dormais, mais je me suis réveillée
10:11avec le bruit de joie de la population,
10:14des gens à l'extérieur,
10:17à l'extérieur, dans les rues,
10:18dans les appartements, dans leurs fenêtres.
10:20J'ai des familles en Iran qui m'ont appelé.
10:23Et hier soir, vers 19h30,
10:25quand ils s'en appelaient en disant
10:28que Rameney est mort,
10:30on a commencé la fête.
10:32Espoir des Israéliens,
10:33espoir des Iraniens,
10:34espoir de l'Occident.
10:35Est-ce que ce qui est en train de se jouer
10:37en ce moment même,
10:37vous pourriez le comparer
10:39à cette bascule qu'a connue le monde
10:41après la chute du mur de Berlin,
10:43Julien Drey ?
10:44Même si dans les faits, je le répète,
10:45ce n'est pas comparable.
10:46Oui, mais c'est clair que
10:48si le régime des Mollahs tombe,
10:50c'est un séisme considérable
10:51pour toute la région
10:52et par voie de conséquence
10:54pour l'ensemble du monde.
10:55Ça ne veut pas dire qu'on en a fini
10:56avec l'islamisme radical,
10:57avec le terrorisme,
10:59parce qu'il y aura des candidats
11:01à la succession.
11:02Pas qu'en Iran, malheureusement.
11:04Mais c'est quand même quelque chose
11:05qui change la donne,
11:06d'autant qu'une Perse démocratique,
11:09laïque,
11:11qui émergerait de cette situation,
11:13comme exemple,
11:15pourrait être considérable.
11:16Y compris sur le plan
11:16des relations internationales.
11:18Benyamin Netanyahou doit prendre la parole
11:19dans quelques minutes.
11:21Je vous préviendrai,
11:22ce sera à suivre sur CNews,
11:24puisqu'on va s'intéresser aussi
11:25à la posture de la France.
11:26Emmanuel Macron,
11:27s'il y a une bascule,
11:28comme en 1989 ?
11:30Je veux d'abord répondre
11:31sur votre question.
11:34Oui, ça me paraît...
11:36D'abord, ça me touche beaucoup
11:37de voir des drapeaux israéliens
11:40parmi la foule d'Iraniens,
11:43mais ça ne m'étonne pas.
11:44Ça me touche,
11:44mais ça ne m'étonne pas,
11:45parce que les peuples israéliens
11:49et iraniens sont des peuples frères.
11:51Et avec le peuple juif,
11:53depuis Cyrus le Grand,
11:54ça ne remonte pas à hier.
11:57Donc, ce n'est pas du tout étonnant.
11:59Si, effectivement,
12:00le régime des Molins tombe,
12:02d'abord, ça tombe,
12:03ça fera une sacrée différence
12:04pour le peuple iranien lui-même,
12:06d'abord.
12:06Donc, c'est énorme, déjà.
12:08Et ensuite,
12:08ça changera complètement tout,
12:10tout,
12:11en ce qui concerne
12:12la situation du Proche-Orient.
12:13Je me permets de vous rappeler
12:14que c'est le régime du Mola
12:16qui a été le bailleur de fonds.
12:18C'est lui le sponsor du 7 octobre.
12:20Parce qu'il y a une partie des gens
12:22que je ne veux pas situer
12:24sur la sphère politique,
12:25je ne veux pas avoir de problème
12:25avec M. Drey,
12:26qui ont hurlé
12:27parce qu'Israël
12:30attaquait.
12:32Israël,
12:32c'est Israël
12:33l'agressé.
12:34C'est l'Iran
12:35des Mola
12:36qui a, encore une fois,
12:38donné l'argent
12:38qui au Hamas,
12:40qui au Hezbollah
12:40pour attaquer
12:41le 7 octobre.
12:43Donc,
12:43la guerre,
12:44elle avait commencé
12:45avant samedi soir.
12:47Il faut bien le comprendre.
12:49Il n'y a pas que...
12:50Il y a certainement...
12:51Il y a le régime oranien,
12:53mais on ne reprira pas quand même
12:54le trouble du Qatar
12:56qui, d'ailleurs,
12:57a maintenant subi,
12:59je dirais,
13:00devient une cible
13:01des Iraniens
13:02malgré toute la complaisance
13:04qu'ils avaient
13:04à l'égard de ce régime.
13:06Bon.
13:07Alors,
13:07par rapport
13:07à ce qui est en train
13:09de se passer,
13:11bon,
13:11d'abord,
13:12il faut quand même souligner
13:13qu'il a fallu 80 000 morts.
13:15Au total,
13:16c'est à peu près ça.
13:16On aurait espéré
13:17que l'intervention
13:18ait lieu plus tôt.
13:19Visiblement,
13:19les Américains
13:21voulaient se donner
13:22la possibilité
13:23d'une discussion.
13:24Il y avait
13:24un débat à l'intérieur
13:25de l'administration américaine.
13:26On a bien vu
13:27que le vice-président,
13:28M. Vande,
13:28c'était contre une intervention,
13:30que l'Arabie saoudite
13:31et les Émirats
13:32pressionnaient
13:32pour qu'il n'y ait pas
13:32d'intervention,
13:33mais finalement,
13:34la décision a été prise.
13:36Maintenant,
13:37moi,
13:37ce que j'entends
13:38de partout,
13:39et c'est là-dessus
13:39que les choses...
13:40Il y a deux questions
13:41qu'il va falloir résoudre.
13:42Premièrement,
13:43est-ce que quand on est
13:43un homme ou une femme
13:44de gauche,
13:45ou une femme et un homme
13:46de gauche,
13:46on peut se réjouir
13:47de voir
13:48les avions américains
13:49ou israéliens
13:51intervenir ?
13:52Ma réponse est oui.
13:53Vous voyez,
13:53elle est net et sans bavure.
13:54Ma réponse est oui,
13:55parce que je considère
13:57que sinon,
13:58ça veut dire que,
13:58par exemple,
13:59quand les Anglais
13:59et les Américains
14:00ont débarqué
14:02pour libérer la France,
14:03il fallait leur dire non
14:04parce que,
14:04vous comprenez,
14:05vous êtes des puissances
14:06impérialistes,
14:06vous ne pouvez pas venir.
14:08Le problème,
14:09il est simple.
14:10On a eu ce déballage,
14:11William était là.
14:12Le peuple iranien
14:13a essayé de se libérer
14:14par lui-même.
14:14Il n'y est pas arrivé
14:15vu l'ampleur
14:17de la répression,
14:18de la violence.
14:19Et donc,
14:19oui,
14:20c'est comme ça.
14:21Vous êtes isolé à gauche,
14:22Julien Drey.
14:23Je ne suis pas isolé.
14:24On va parler de la France insoumise,
14:25des écologistes,
14:26ce n'est pas du tout
14:26la position.
14:28Je ne suis pas isolé.
14:28Je pense au contraire
14:29que les choses
14:30sont en train de se clarifier
14:30et qu'il y aura beaucoup plus
14:32de femmes et d'hommes de gauche
14:32qui sont en accord avec moi
14:33qu'avec Jean-Luc Mélenchon.
14:35Laissez-moi un peu de temps.
14:35Qui s'exprime.
14:36Laissez-moi un peu de temps,
14:37mais les choses sont en train
14:38de se décanter.
14:39Vous l'avez vu,
14:40vous allez le voir,
14:41je l'espère.
14:41Donc ça,
14:42c'est la première question.
14:42Vous voyez,
14:42je l'assume.
14:43Je dis,
14:43oui,
14:44il faut,
14:44on en passe par là
14:45et le peuple iranien,
14:47parce que le plus important
14:48dans cette affaire-là,
14:49c'est le peuple.
14:51Si le peuple avait dit
14:51on ne veut pas d'intervention,
14:53on aurait pu se dire
14:53oui,
14:54il faut,
14:54voilà,
14:55c'est le peuple lui-même
14:55qui disait
14:56on ne peut pas s'en sortir
14:57si vous ne venez pas nous aider.
14:58Et c'est au peuple.
14:59Quand on est de gauche,
15:00c'est avec le peuple
15:01qu'on travaille,
15:01non ?
15:02Alors ça,
15:02vous l'avez entendu,
15:03vous,
15:03mais il me semble-t-il
15:05vous êtes assez isolé
15:06à gauche.
15:07Non,
15:07non,
15:07si vous voulez que j'attaque
15:10maintenant
15:10le problème Mélenchon,
15:12je veux bien.
15:12Eh bien,
15:13allons-y si vous voulez.
15:14On attaquera le problème
15:16Emmanuel Macron.
15:17il vaut mieux.
15:18Bon,
15:18alors j'y,
15:19on va faire le choix
15:19pour Macron après.
15:20C'est vous qui avez commencé.
15:22Bon,
15:22d'accord,
15:23c'est vrai.
15:23Si vous voulez,
15:25en l'espace
15:27de 48 heures,
15:29M. Mélenchon
15:30s'est déshonoré,
15:31pourtant qu'il est encore
15:32un honneur.
15:33Il y a 48 heures,
15:35il y a sa sortie
15:37sur le fameux
15:38Epstein-Epstein
15:39qui est une sorte
15:40de private joke
15:41public.
15:43C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
15:44de nos jours,
15:45même Hitler
15:47nierait qu'il est antisémite
15:48puisque c'est officiellement
15:50totalement interdit
15:51et juridiquement de l'être.
15:53C'est à peu près
15:54aussi
15:56une digression
15:57comme être pédophile
15:57ou autre chose.
15:58Bon,
15:59donc,
16:00mais la foule,
16:01la foule qui l'écoutait
16:03il a bien compris.
16:05La blague,
16:07c'était de dire
16:07si jamais il s'appelle
16:08Epstein,
16:09c'est une blague
16:10soralienne d'Alain Soral.
16:11Si jamais
16:12je m'appelle Epstein,
16:14eh bien,
16:14on ne comprendra pas
16:15que je suis juif.
16:16Voilà.
16:17Donc,
16:17mais,
16:18c'est délibéré.
16:20Et puis ensuite,
16:22là,
16:22hier,
16:23avant-hier,
16:24il a expliqué
16:25que ce n'était pas bien
16:27du tout
16:27de la part
16:28des Israéliens
16:29et des Américains
16:31de s'en prendre
16:32aux gentils mollas,
16:33en gros.
16:34Là aussi,
16:35la même grille
16:36d'explication,
16:37elle est à la fois
16:38anti-occidentale
16:39et anti-juive.
16:40Et encore une fois,
16:40les deux choses
16:41sont totalement instécables.
16:42Il incarne maintenant,
16:43pardon de le dire,
16:44alors je ne sais pas
16:45si c'est la moitié,
16:46trois quarts
16:47ou 90%
16:48de la gauche,
16:50mais cette pensée-là,
16:51malheureusement,
16:52je suis le premier.
16:52Et je constate quand même,
16:54je constate quand même,
16:56cette impunité,
16:57elle est terrible
16:57parce qu'au moment
16:57où je vous parle,
16:59malgré sa saillie antisémite
17:01et malgré sa sortie
17:03pro-mola,
17:05eh bien,
17:05vous avez toujours
17:07des socialistes
17:08ou les socialistes
17:09qui sont d'accord
17:10pour aller sur les mêmes listes
17:12ou peut-être
17:13pour faire des désistements.
17:14Je veux dire,
17:15non mais...
17:1560 villes pour les...
17:16Non mais je veux dire,
17:17j'insiste,
17:18mon propos,
17:19il transcende
17:20très largement
17:21le cadre politique.
17:23C'est vous dire
17:23à quel degré
17:25d'immoralité,
17:27ce parti
17:28s'est abaissé
17:30et par voie
17:31de contamination
17:32a malheureusement
17:33contaminé
17:34une très grande partie
17:35de la gauche
17:35ou de ce qui reste
17:36de la gauche.
17:37Croyez-moi
17:37que j'en tire
17:38aucun plaisir,
17:39loin s'en faut,
17:40mais je le constate,
17:42on en est là.
17:43Alors,
17:44ça représente,
17:44je ne sais pas
17:45combien ça représente
17:46de gens en France,
17:47mais c'est une France
17:48archipélisée,
17:49il faut bien comprendre.
17:50Nous,
17:50je suis dans un archipel
17:53et puis il y a
17:54un autre archipel
17:56moindre,
17:56mais quand même,
17:57et puis au grand bonheur
17:59de M. Mélenchon
18:00qui grossit chaque jour
18:01que Dieu ou diable
18:02le fait,
18:02par la voie
18:03de l'immigration
18:04notamment illégale,
18:06et il grandit.
18:07Et donc,
18:07cet archipel-là,
18:09une partie,
18:10malheureusement,
18:10de cet archipel-là
18:11qui passe par la salle
18:12d'un nid
18:13et qui descend
18:13jusqu'au bouche du Rhône,
18:15se réjouit
18:16de ces déclarations-là.
18:18Et M. Mélenchon
18:19qui n'est pas plus bête
18:20qu'un autre,
18:21eh bien,
18:21il a fait ses comptes.
18:22Alors,
18:23je pense que sur le plan électoral,
18:25il va en perdre,
18:27j'ai la faiblesse
18:28de le croire,
18:29mais après les élections,
18:31après le résultat
18:32des élections,
18:34il y a Mme Panot
18:36qui a expliqué déjà
18:37que si jamais le RN gagne,
18:38on ne tiendra pas compte
18:39de ça.
18:40Donc,
18:40je pense que ce monsieur,
18:41il attend ce jour d'après.
18:42C'est factuel,
18:44Julien Dray,
18:44ce que vient de nous expliquer.
18:46Si vous permettez,
18:47je voudrais revenir
18:49un peu à l'Iran.
18:50Deux secondes.
18:51D'abord,
18:51parce que la question
18:51qui va se poser,
18:53et d'ailleurs,
18:53c'est le problème
18:54de la diplomatie française,
18:55c'est comment on se positionne
18:57par rapport à ce qui est
18:57en train de se passer
18:58et quelle est la solution politique ?
19:00Parce que la question
19:01qui est posée,
19:01c'est celle-là.
19:02Et quelle est la solution
19:03politique transitoire
19:04qu'on pousse ?
19:05Il y a un débat,
19:07je vois bien,
19:07sur les réseaux sociaux
19:08en disant
19:09il ne faut pas ni le chat
19:11ni les mollagnes,
19:12etc.
19:12Je redis,
19:13vous voyez,
19:13j'ai été clair sur la première question
19:14et je suis clair sur la deuxième.
19:16Je l'ai dit déjà
19:16il y a un certain temps.
19:18Je pense que le prince
19:19ne réserve pas la vie,
19:20même si c'est le fils du chat,
19:22etc.
19:23J'écoute depuis,
19:24pas qu'aujourd'hui,
19:25depuis des mois,
19:26parce que c'est quelqu'un
19:27que je suis depuis longtemps,
19:28propose une solution
19:29qui rassemble.
19:30Et d'ailleurs,
19:31il a une déclaration
19:31très claire aujourd'hui
19:32puisqu'il a fait
19:33une conférence de presse
19:34avec l'ensemble
19:35des représentants des minorités
19:36qui étaient autour de lui.
19:38Et il a déclaré
19:38que lui,
19:39il voulait revenir en Iran,
19:42préparer des élections libres,
19:43une constituante
19:44et qui considérerait
19:46qu'à la fin de cela,
19:47il pourrait s'en aller
19:48parce que l'Iran
19:49aurait retrouvé sa naissance.
19:51Et cette solution politique,
19:52elle doit être appuyée
19:53parce que sinon,
19:54je vois les combinaisons
19:55parce qu'on n'est pas à l'abri
19:56du tout
19:57que dans les heures à venir,
19:59y compris au sein même
20:00du régime iranien,
20:01des forces se dégagent
20:02pour dire
20:03bon ben finalement,
20:04on peut faire une pause
20:04et qu'on nous mette
20:05un kamenibis plus light.
20:08Ça, on va y revenir
20:08sur cette situation
20:09mais peut-être
20:10pour répondre à
20:11Jean-Claude Laval
20:12parce qu'il y a quand même
20:12une base américaine
20:14qui a été visée
20:14aujourd'hui
20:16par les gardiens
20:16une base française
20:18pardonnez-moi,
20:19une base française
20:19par les gardiens
20:20de la révolution.
20:20Ça veut dire
20:21que les gardiens
20:21de la révolution,
20:22France,
20:22Etats-Unis,
20:23Israël,
20:24on est dans le même sac.
20:25Ça, il faut le comprendre.
20:26Nous sommes des immigrants
20:26d'ailleurs.
20:27Ah bon ?
20:28Ah ben je ne sais pas.
20:29Moi, j'ai un président
20:31qui s'appelle
20:31Monsieur Macron.
20:32j'ai un pays
20:33qui s'appelle
20:34la France
20:34qui a des accords
20:36qui a des accords
20:36de défense
20:37avec les amirats
20:39qui ont été attaqués
20:40et encore hier
20:43Monsieur Macron
20:44qui veut
20:45lorsqu'il s'agit
20:46de l'Ukraine
20:46partir en guerre.
20:47C'est plutôt
20:48des propos
20:48de Matamor
20:49sans vouloir être
20:50désobligeant
20:51mais qui veut
20:51partir en guerre
20:52dans l'affaire iranienne
20:54qui est aussi importante
20:55pour notre avenir.
20:57Aussi importante.
20:58vous avez un allié
21:00avec un accord militaire
21:02qui s'appelle
21:03les émirats
21:04qui ont été attaqués
21:05et je n'entends pas
21:06en tout le cas
21:07Monsieur Macron
21:07hier encore
21:08Monsieur Macron
21:09hier encore
21:09il était très en colère
21:11justement
21:12de ce qui se passait
21:13il pensait
21:14qu'on arriverait
21:15non mais
21:15on arriverait
21:16à traiter de bonne foi
21:17non mais
21:18c'est pas moi
21:18qui l'ai inventé
21:20négocier de bonne foi
21:21avec les mollats
21:22non mais je veux dire
21:22ça ressemble
21:24ça ressemble
21:24à un triste gagne
21:25mais pas plus
21:26qu'il a voulu marcher
21:27contre l'antisémitisme
21:28il a voulu marcher
21:29contre les mollats
21:29la réalité
21:30elle est là
21:30je suis désolé
21:31de vous le dire
21:32bien sûr
21:33on en est là
21:34donc qu'est-ce qui va se passer
21:35maintenant
21:35ils sont en train de
21:36ils sont en train de faire
21:37une conférence
21:38en ce moment même
21:39un conseil de défense
21:40mais surtout
21:40surtout pour les ressortissants
21:42je veux dire
21:42c'est très important
21:43les influenceurs
21:44qui sont à Abu Dhabi
21:45et je parle sans
21:46beaucoup d'ironie
21:47mais ce qui est encore
21:49plus important
21:49ce sont les accords
21:51de défense
21:51et c'est peut-être
21:52j'ose le dire
21:53l'avenir de l'Iran
21:55et d'Israël
21:56comme ça
21:56je le dis en passant
21:57mais voilà
21:58il faut bien que les téléspectateurs
21:59le comprennent
21:59je reviens sur la question précédente
22:01c'est-à-dire qu'effectivement
22:02aujourd'hui
22:02pour les gardiens de la révolution
22:04Israël
22:05les Etats-Unis
22:06et la France
22:06nous sommes visés
22:07nous avons été visés
22:08aujourd'hui
22:09par un drone iranien
22:11et dans le même temps
22:11vous avez
22:12Rima Hassan
22:13et consorts
22:14de la France insoumise
22:15qui elles font le jeu
22:16qui prennent partie
22:17pour
22:18l'Ayatollah Ramenei
22:21et
22:22le parti socialiste
22:23qui s'apprête
22:24je reviens sur la question
22:25mais qui s'apprête
22:26à faire des alliances
22:27pour les municipales
22:28avec
22:28la France insoumise
22:30dans ce contexte-là
22:31j'ai compris votre question
22:33non mais pour revenir
22:34puisqu'on a pété
22:35vous vouliez à tout prix
22:37revenir sur cette question-là
22:39mais il n'y a pas de problème
22:39je n'ai pas l'habitude
22:40mais je sais bien
22:40vous ne vous sentez pas visé
22:42monsieur Drey
22:43non mais si
22:43c'est un petit peu
22:44le procès
22:45qu'on essaye
22:46non parce que vous n'avez pas répondu
22:47à Gilles William
22:47c'est pour ça que je me permets
22:48de vous relancer
22:49je ne voulais pas avoir
22:49la cruauté de Charles Martin
22:50je vais bientôt regretter
22:51Eliott Delval
22:52qui était moins
22:54ça s'est su
22:55c'était moins
22:56tendre
22:57que cela
22:58mais bon
22:59c'est pas grave
23:00alors je vais vous répondre
23:01à la question
23:02elle est simple
23:02je vous ai dit
23:03parce que
23:04j'essaye d'être clair
23:05la solution politique
23:07pour moi
23:07quelle est-elle
23:08celle du fait
23:10que la diplomatie française
23:11doit travailler
23:12à une solution politique
23:13qui passe par le retour
23:14du prince Malavi
23:15c'est un tournant
23:16pour la diplomatie française
23:17de faire ça
23:18mais là au moins
23:18elle sera utile
23:20si elle l'aide à ça
23:21et après
23:22sur le plan militaire
23:23oui
23:23bon
23:24l'utilité de la France
23:27sur le plan militaire
23:27est d'après moi
23:28très réduite
23:28cette affaire-là
23:29sur le plan militaire
23:30j'ai parlé
23:31les Anglais
23:32par exemple
23:33les Anglais
23:33ils arrêtent les missiles
23:34monsieur Drey déjà
23:35c'est assez utile
23:36d'arrêter les missiles
23:37mais je pense
23:37que les Israéliens
23:38il y a une flotte
23:39quand même française
23:39je pense que les Israéliens
23:40et les Américains
23:41sont en capacité
23:42mais si Gilles William
23:43on est jamais trop
23:44si Gilles William
23:45est un expert militaire
23:46et qui pense
23:47que la France
23:48va avoir un rôle
23:49décisif
23:50dans cette affaire-là
23:51je lui laisse cet espoir
23:52tant mieux
23:52mais je ne suis pas d'ailleurs
23:54convaincu
23:54que les Américains
23:56et les Israéliens
23:57aient envie
23:57que vu le développement
23:59des opérations
24:00qu'on leur complique les choses
24:01sur le plan
24:02bon alors après
24:03je voudrais finir
24:03parce que je pense
24:04que c'est quand même
24:04le plus important
24:06la place
24:07qu'occupe aujourd'hui
24:08le Président de la République
24:09et les prises d'opposition
24:10les premières déclarations
24:12d'Emmanuel Macron
24:13étaient déplacées
24:13si vous me permettez
24:14elles étaient déplacées
24:16parce que
24:16on dit
24:17d'abord
24:17il y a une question
24:18qui est simple
24:18il annonce
24:19qu'il n'a pas été consulté
24:20c'est grave
24:22parce qu'on a appris
24:24désormais
24:24que les Anglais
24:25avaient été consultés
24:26que les Allemands
24:27avaient été consultés
24:28et donc si lui
24:28n'a pas été consulté
24:29c'est dire la place
24:31il aurait dû le dire
24:31devant la presse d'ailleurs
24:33aveu de faiblesse
24:33non ?
24:34il a dit qu'il n'avait pas
24:35été consulté
24:35est-ce qu'il aurait dû le dire ?
24:36il le dit dans son communiqué
24:38oui il le dit
24:38mais est-ce qu'il aurait dû le dire
24:39parce que c'est un aveu de faiblesse
24:40au fond non ?
24:40ça c'est à lui
24:42parce que je pense
24:43qu'il ne savait pas
24:43que de l'information
24:45avait circulé ailleurs
24:46vraisemblablement
24:47en tous les cas
24:47il veut se donner le beau rôle
24:48en disant
24:49par rapport à une certaine partie
24:50de l'opinion
24:50moi j'ai rien à voir
24:51avec tout ça
24:52et vous voyez
24:53je vais être au milieu
24:54bon ça
24:55je pense qu'il se trompe
24:56alors après sur
24:57le rôle de la France insoumise
24:59moi je pense qu'on est en train
25:00et la clarification
25:01que vous souhaitez
25:02depuis des mois et des mois
25:03je pense que la clarification
25:04va se produire
25:05elle s'accélère
25:07elle s'accélère aujourd'hui
25:08cette clarification
25:09au sein de la gauche
25:09avec ceux qui considèrent
25:11encore peut-être
25:12qu'il y a un accord possible
25:13et ceux comme moi
25:14qui considèrent que définitivement
25:16les choses doivent être rompues
25:17écoutons Emmanuel Macron
25:18il est en train de s'exprimer
25:19justement
25:20conseil de défense
25:21écoutez-le
25:21la base des instructions d'hier
25:23et nous ferons le point
25:25détaillé pays par pays
25:26de la situation
25:27à la fois pour protéger
25:29et pour pouvoir rapatrier
25:31dès que les espaces aériens
25:32seront rouverts
25:33ensuite il y a
25:34la sécurité
25:35et la souveraineté
25:36de nos partenaires
25:37dans la région
25:38les émirats arabes unis
25:40sont très loin
25:41les plus touchés
25:42les plus exposés
25:43le Qatar est aussi
25:44très ciblé
25:45tous les autres pays
25:47de la région
25:47ont été
25:48ont été frappés
25:50nous avons
25:51aux émirats arabes unis
25:51un hangar
25:52de notre base
25:53mitoyenne
25:53de la base émirienne
25:54qui a été touchée
25:55dans une attaque
25:56de drone
25:57qui a ciblé
25:57le port d'Abu Dhabi
25:58les dégâts
25:59ne sont que matériels
26:00et limités
26:01il n'y a aucun blessé
26:02à déplorer
26:03mais tout cela
26:04nous conduit
26:04là aussi
26:05à rehausser
26:07notre posture
26:07et notre accompagnement
26:09défensif
26:10pour être aux côtés
26:11de ceux avec lesquels
26:12nous avons
26:13des traités de défense
26:14et pouvoir adapter
26:16la posture
26:16à l'évolution
26:17des dernières heures
26:18que rien ne justifie
26:20et que nous ne laisserons
26:21pas passer
26:22nous avons
26:23dès les premières heures
26:24pris nos responsabilités
26:25en effet
26:26pour protéger
26:26nos ressortissants
26:27nos intérêts
26:28et être aux côtés
26:28des pays de la région
26:29et nous continuerons
26:30de le faire
26:30et je souhaite
26:31que ce conseil
26:32nous permette
26:32d'examiner
26:33l'ensemble des options
26:34regarder aussi
26:35la cinétique
26:36des opérations
26:37et des frappes
26:38l'évolution en Iran
26:39l'évolution dans la région
26:41et enfin
26:41nous ferons le point
26:42sur la situation
26:44nationale
26:46les risques
26:46tels que nous les évaluons
26:48et évidemment
26:49les conséquences
26:51économiques
26:52de ce conflit
26:53je vous remercie beaucoup
27:04oui alors
27:04il y a un petit
27:06alors
27:06Gilles-Louis Amgola
27:07nous nous entendez
27:09pas
27:09il y a un léger
27:11progrès
27:11au moins verbal
27:12parce qu'avec
27:12monsieur Macron
27:13j'étais habitué
27:14à faire une différence
27:15entre le dit
27:16et le fait
27:17je veux pas te faire
27:18de procès d'intention
27:18mais c'est le poids
27:19de l'expérience
27:19si vous voulez
27:20d'une certaine manière
27:21donc on verra bien
27:22mais en tous les cas
27:23j'accepte mon analyse
27:25que là il y a un problème
27:26avec ses alliés
27:27et notamment
27:27Emirati
27:28il y a un vrai problème
27:29je voudrais aussi
27:30comme ça
27:31en passant
27:32un tout petit peu
27:34me plaindre
27:34mais j'ai l'habitude
27:36de ce qu'il n'y ait pas
27:37un mot
27:38un mot
27:39de monsieur Macron
27:40en ce qui concerne
27:41les populations israéliennes
27:43et ce que je pourrais faire
27:44remarquer respectueusement
27:46au président de la République
27:48que les Iraniens
27:50visent délibérément
27:52les zones civiles
27:53contrairement
27:53aux Israéliens
27:55et aux Américains
27:56qui cherchent
27:57qui cherchent
27:57le militaire
27:58ils nous ont raconté
27:59ça a été repris
28:00par la France Insoumise
28:01qu'une école
28:01avait été touchée
28:02elle a été touchée
28:03parce qu'il y a un missile iranien
28:05qui est parti
28:05qui est retombé
28:06d'accord
28:07mais donc
28:07un petit mot
28:08ça ne coûte pas cher
28:09un petit mot
28:11pour plaindre
28:12notamment
28:14les 11 israéliens
28:16qui ont été tués
28:17par une attaque
28:18visée délibérément
28:19parce que c'était
28:20civil
28:20ça aurait fait
28:22un petit peu plaisir
28:22il n'y a pas eu
28:23il n'y a pas eu
28:23d'ailleurs
28:23de mot non plus
28:24pour la population
28:26iranienne
28:26très clairement
28:27il ne l'a pas soutenu
28:28de manière très claire
28:29et pas de mot non plus
28:31pour les trois Américains
28:32qui ont été tués
28:32il n'y a pas les trois Américains
28:34il y a aussi des résidents
28:35et des
28:36des résidents
28:37bien sûr
28:37des résidents
28:38dans les Émirats
28:39qui ont été tués
28:40je crois qu'on en est maintenant
28:40à plus de dizaines
28:42qui sont d'ailleurs
28:43souvent des travailleurs
28:43pakistanais
28:45ou bengalis
28:46qui ont été
28:48malheureusement
28:49tués par les
28:50explosions
28:50des missiles
28:52ce qui est clair
28:53c'est que le président
28:53de la république
28:54il est dans une situation
28:56incompréhensible
28:56depuis le départ
28:57parce que normalement
28:58déjà
28:58on aurait dû
29:00condamner le régime
29:01être aux côtés
29:02de la population iranienne
29:04le manifester autrement
29:05que par des demi-mots
29:07et se réjouir
29:09du fait que
29:10maintenant
29:10une nouvelle étape
29:11est en train
29:11de se mettre en place
29:13et pas essayer
29:13pourquoi il ne le fait pas ?
29:15parce que c'est un enfant
29:16du siècle
29:17parce qu'il a été élevé
29:19d'une certaine manière
29:21et je reprends
29:22sans le dire
29:24mon explication intellectuelle
29:25il n'a pas été élevé
29:27du qu'il était
29:28dans la détestation
29:30du régime des Mollars
29:32quand il avait
29:33Libération
29:34ou le monde
29:35dans la main
29:36il n'a pas été éduqué
29:37et vous n'entendez pas
29:39je l'ai
29:39je l'ai
29:40en tout cas
29:41je ne veux pas lui faire
29:41un procès d'intention
29:42mais je n'ai pas
29:43souvenance
29:44qu'il ait beaucoup
29:46admonesté
29:47le régime des Mollars
29:48alors il y a aussi
29:49une autre clé d'explication
29:50c'est que les Mollars
29:51ils sont comme
29:52la dictature algérienne
29:53ils ont toujours
29:54un ou deux otages
29:55sous la main
29:55et très souvent
29:57la France de monsieur Macron
29:59est largement
30:01influencée
30:01par cela
30:02mais on ne peut pas
30:02je suis désolé de le dire
30:03je n'ai pas
30:05un moins
30:05grand cœur
30:06que les autres
30:07mais on ne peut pas
30:07agir constamment
30:08sous la menace
30:10d'une prise d'otages
30:11sinon vous favorisez
30:13vous donnez raison
30:14à ceux qui prennent
30:15des otages
30:15et le problème c'est
30:17monsieur Macron
30:17il a l'image
30:18malheureusement
30:19de ce qu'est la diplomatie
30:21française
30:21concernant l'Iran
30:22depuis maintenant
30:2320 ans
30:23et de ce qu'est la diplomatie
30:25française
30:25par rapport à
30:26ce qu'on appelait
30:27le monde arabe
30:28je veux dire
30:29quand vous discutez
30:30avec nos diplomates
30:31là ils ne sont ni de droite
30:32ni de gauche
30:32ils sont d'abord diplomates
30:33ils considèrent
30:35certains nous disent
30:36même en privé
30:36qu'Israël est une parenthèse
30:38et qu'un jour ou l'autre
30:39ça se refermera
30:39et qu'il ne faut pas
30:40choquer
30:41ce que représentent
30:42les grandes civilisations
30:44etc.
30:44donc il est à l'image
30:45justement c'est un enfant
30:47de ce siècle
30:47il est à l'image
30:48de ce qu'a été
30:49toute la diplomatie française
30:50qui considérait
30:52que l'Iran
30:53était une puissance
30:54qui devait être respectée
30:55et qu'on ne pouvait pas
30:56s'ingérer
30:57et qu'il fallait comprendre
30:58et que par ailleurs
30:59peut-être que les peuples iraniens
31:01se satisfaisaient
31:02de cette situation
31:03donc il est dans ce
31:05c'est pour ça que je pense
31:07qu'il ne comprend pas
31:08ce qui est en train
31:09de se passer
31:09et je vais juste finir
31:12je voudrais juste finir
31:14je vais prendre deux secondes
31:15je suis d'accord
31:16avec Gilles William
31:18la première chose
31:19qu'aurait dû signaler
31:20le président
31:21d'abord sur la population iranienne
31:22deuxièmement
31:23c'est que les missiles
31:24ils pleuvent
31:24aujourd'hui sur Israël
31:26à l'heure où nous parlons
31:27j'ai des dizaines d'amis
31:29qui sont aujourd'hui
31:31dans des abris
31:33ils passent leur temps
31:34et heureusement
31:35qu'il y a la technologie
31:36qui a été développée
31:37par Israël
31:38et qui a appuyé
31:39qui est là
31:39parce que sinon
31:40nous aurions des centaines
31:41et des centaines de morts
31:43qui n'arrêtent pas
31:44de se donner depuis hier
31:44mais il se trouve
31:45que j'y ai mes enfants
31:47donc
31:49Julien
31:50Julien a raison
31:51sur ce point
31:52et encore une fois
31:52ils sont visés
31:53en tant que civils
31:55c'est quand même fondamental
31:57je vais faire un pas
31:58vers Julien Drey
31:59en ce qui concerne
32:00le Quai d'Orsay
32:01il a raison
32:01enfin
32:01il a raison en partie
32:02il y a une grande partie
32:04du Quai d'Orsay
32:04qui est dans la tradition
32:06quasi aristocratique
32:07plutôt à droite
32:09qui ne se caractérise pas
32:10par une très grande judéophilie
32:11et qui a toujours été
32:13effectivement
32:14dans le cadre
32:15justement
32:15de l'Orient
32:17et puis
32:18mais la nouvelle génération
32:19qui a été davantage
32:20encore façonnée
32:21par la gauche
32:22et qui elle aussi
32:23n'est pas toujours
32:24très judéophile
32:25n'est pas
32:26n'est pas spécialement
32:28écoeurée
32:28par cette vision
32:29malheureusement
32:30de l'histoire
32:30on n'a pas de chance
32:31mais on a quand même
32:31une diplomatie
32:32on va revenir
32:33à ce qui s'est passé
32:35diplomatiquement
32:36quand vous avez
32:36Jean-Noël Barraud
32:37qui convoque
32:38l'ambassadeur
32:39des Etats-Unis
32:40l'ambassadeur
32:41qui ne vient pas
32:42quand vous avez
32:43ça c'était après
32:44la mort de Quentin
32:44on le disait tout à l'heure
32:46pas un mot
32:47pour les populations
32:48israéliennes aujourd'hui
32:49pas un mot
32:49pour le peuple iranien
32:51la France en plus
32:52si vous ajoutez
32:52son absence
32:53des discussions
32:54entre l'Ukraine
32:55la Russie
32:56et les Etats-Unis
32:56alors non seulement
32:58Emmanuel Macron
32:58ne semble pas comprendre
32:59mais on a le sentiment
33:00d'un déclin total
33:01diplomatique aujourd'hui
33:02c'est ce que révèle
33:03cette séquence iranienne
33:04non ?
33:05Alors je ne mets pas
33:06tous sur le même plan
33:07parce que je pense que
33:09le fait que
33:10les Etats-Unis
33:11s'ingèrent
33:13s'insèrent
33:13plutôt pas s'ingèrent
33:14excusez-moi
33:14s'insèrent
33:15de manière brutale
33:17dans la vie politique française
33:18c'est vrai que
33:19bon à ce moment-là
33:20nous aussi
33:21on peut à ce moment-là
33:22on rentre dans un
33:24rapport diplomatique
33:25qui est compliqué
33:26et je mets ça de côté
33:27surtout que l'ambassadeur
33:28actuel
33:28n'est pas forcément
33:29un modèle de vertu
33:30enfin oui
33:32Gilles-William Goldal
33:33peut-être répondre
33:34sur ce point
33:34et vous continuez votre
33:35tu parles d'une émixion
33:37le malheureux ambassadeur
33:38qu'est-ce qu'il a dit
33:39il a plein
33:41il a plein Quentin
33:44ça me paraît
33:45ça me paraît
33:45être la moindre des choses
33:46il n'a pas dit que ça
33:47et il a dit aussi
33:48ah oui non mais alors
33:49je suis désolé
33:49mais ça vous visait
33:50sans doute pas
33:51il s'en est pris aussi
33:52à l'extrême gauche
33:53voilà
33:53mais enfin
33:54l'émixion
33:55le nombre de gens
33:56il s'en est pris à la France
33:57il n'est pas pareil
33:58non non
33:59pas du tout
33:59il s'en est pris à la France
34:00en disant que la France
34:01était en train de se faire déborder
34:05le nombre de gens
34:08le nombre de diplomates
34:10qui au moment de la mort
34:11de George Floyd
34:12ont expliqué
34:14que les Etats-Unis
34:16étaient racistes
34:17et qu'ils filaient
34:18un mauvais coton
34:20pardon
34:21il y en a aussi beaucoup
34:22de la convoquer
34:24de la convoquer
34:25l'ambassadeur des Etats-Unis
34:27quel que soit
34:28ce que vous pensez sur lui
34:29pardon
34:30du temps de l'affaire Naël
34:31quand monsieur
34:33le représentant
34:34de la dictature algérienne
34:36s'est immissé
34:38clairement
34:38dans les affaires
34:39de la France
34:39je ne sache pas
34:40qu'il était
34:42spécialement convoqué
34:42on ne va pas faire
34:43trois heures
34:43ah bah c'est important
34:44ça vous déplaît
34:45c'est long
34:45non c'est pas que ça
34:46vous déplaît
34:47je pense que
34:49je ne mets pas
34:49tout sur le même plan
34:50voilà
34:51et donc je l'ai dit
34:52la question iranienne
34:53pas la même chose
34:54que bon
34:55l'histoire d'intervention
34:56de l'ambassadeur
34:57maintenant
34:58la question qui est posée
35:00et moi c'est celle-là
35:00qui est pour moi
35:01la plus importante
35:02si vous me permettez
35:03c'est-à-dire que je suis têtu
35:04c'est quelle est la place
35:05que la diplomatie française
35:06va prendre
35:07dans la mise en place
35:09d'une solution politique
35:10à l'image
35:11de ce que demande
35:12le peuple iranien
35:13elle peut encore rayonner
35:14la France là
35:14aujourd'hui
35:15dans la situation
35:15selon vous
35:16vous êtes optimiste
35:16c'est-à-dire que
35:17certains disent
35:18c'est le déclin
35:18c'est fini
35:18on ne pèse plus
35:19non mais d'accord
35:20alors à ce moment-là
35:20on fait des colonies de vacances
35:23je relais
35:24les propos
35:25de certains observateurs
35:26d'accord
35:26mais moi je crois encore
35:27à mon pays
35:28je crois encore
35:29à la force
35:29de la diplomatie
35:30de mon pays
35:30et c'est pour ça
35:31que je me bats
35:32voilà
35:32sinon si vous voulez
35:33on fait des colonies de vacances
35:34et on considère
35:35que le monde se passe sans nous
35:36bon c'est pas mon style
35:37même si j'aime bien
35:38les colonies de vacances
35:39mais est-ce que le monde
35:40se passe que nous
35:41en ce moment
35:41c'est un constat malheureux
35:43non mais attendez
35:44je crois pas
35:45à cette histoire
35:46que la France
35:47n'a pas de poids
35:48qu'elle ne pèse plus rien
35:50je pense que la voie de la France
35:51elle pèse
35:52elle existe
35:52et qu'il faut s'en servir
35:54c'est pas rien
35:55et donc c'est à la France
35:57maintenant
35:57de prendre des initiatives politiques
35:59sauf que
35:59je ne sais pas si c'est un poids
36:01mais c'est plutôt un contrepoids
36:03il eut mieux valu hier
36:04hier
36:05que
36:05c'était hier
36:06je crois ou avant-hier
36:07je ne sais jamais
36:08que le président de la république
36:10se taise
36:11plutôt qu'il ait
36:12un message négatif
36:14en expliquant
36:15qu'il ne fallait pas faire ça
36:16que c'était beaucoup mieux
36:18de régler les choses
36:18encore une fois
36:19dans une discussion
36:21de bonne foi
36:21avec les mollats
36:22il eut mieux valu
36:23il eut mieux valu
36:24ne rien dire du tout
36:25donc en vérité
36:27en vérité
36:28c'est pour ça que je pense
36:29que la voie de la France
36:29peut coûter
36:30si elle n'est pas
36:30monsieur Macron
36:32comme souvent
36:33se pose en s'opposant
36:35et uniquement par le verbe
36:37encore une fois
36:37uniquement par le verbe
36:39donc il aura
36:40dans un vieux réflexe
36:42un petit peu
36:43tiers-mondiste
36:44entre guillemets
36:47expliquer que
36:47ce n'était pas bien
36:48la guerre des occidentaux
36:50américano-israéliens
36:51et qu'il fallait être
36:52finalement
36:53gentil avec le gouvernement
36:54avec le gouvernement iranien
36:55c'est pas terrible
36:56c'est pas terrible
36:57ni pour les iraniens
36:59ni pour les israéliens
37:00ni pour les français
37:01je pense que monsieur Macron
37:02est obsédé par la place
37:03qu'il peut occuper
37:04sur la scène politique internationale
37:05et que c'est d'abord
37:06et avant tout
37:07sa place
37:08son rôle
37:09et sa personnalité
37:10peu importe
37:11et il a pensé au début
37:14que ce conflit
37:15allait dégénérer
37:16et qu'il pourrait être
37:17d'une certaine manière
37:18la réserve
37:20ou celui qui viendrait
37:21le sage
37:22qui mettrait tout le monde
37:23autour de la table
37:23et il a cru
37:24que c'était
37:26il doit quasiment
37:27de convoquer une conférence mondiale
37:29pour trouver une solution
37:30etc.
37:30il est dépassé
37:31par la réalité des éléments
37:32et donc maintenant
37:33le problème qu'il va avoir
37:34c'est qu'il va courir
37:35après les événements
37:36et que les solutions politiques
37:37risquent de se faire sans lui
37:38c'est pour ça
37:39que le chemin
37:40qui est proposé
37:41de discuter
37:42avec le prince Reza
37:43pas la vie
37:43de voir les modalités
37:45comment on peut l'aider
37:46à revenir
37:47et comment on peut l'aider
37:48à partir de là
37:48à instaurer
37:49une solution démocratique
37:50qui est importante
37:51et là il va se heurter
37:52y compris une partie
37:53de la diplomatie française
37:54qui elle a d'autres idées
37:55comme toujours
37:56en vérité
37:57comme toujours
37:58l'explication psychologique
38:00qui passe
38:01encore une fois
38:02je ne veux pas être
38:02inutilement désagréable
38:04à comprendre
38:05une manière de narcissisme
38:07permet de comprendre
38:08pourquoi
38:09monsieur Macron
38:10a décidé de se poser
38:11en s'opposant
38:12hier
38:13bon c'est tout
38:14tout le reste
38:15l'un de ses grands moments
38:16je pense
38:17l'un de ses grands moments
38:17pour lui
38:18c'est quand il a été déclaré
38:20alors même que les otages
38:22contrairement à ses promesses
38:23alors même que les otages
38:24israéliens
38:24n'avaient pas été libérés
38:25quand il a été déclaré
38:28dans Manhattan
38:29à l'ONU
38:30l'état de Palestine
38:31là pour lui
38:31c'est un grand moment
38:32ça n'a strictement
38:33rien changé
38:34au sort des palestiniens
38:35les choses ont avancé
38:38beaucoup plus
38:39avec monsieur Trump
38:40brut de décoffrage
38:41et sans doute
38:42moins élégant
38:43intellectuellement
38:44que monsieur Macron
38:45mais ça n'a servi de rien
38:46mais lui
38:47ça lui a fait plaisir
38:48parce qu'il a un cap
38:49Donald Trump
38:49souvenez-vous
38:50au lendemain du 7 octobre
38:51quand le chef de l'état
38:52nous en avons beaucoup parlé
38:53propose de mener
38:54une coalition
38:55justement pour lutter
38:56contre le terrorisme
38:57et puis on voit
38:58ce que ça a donné
38:59reconnaissance de la Palestine
39:00il n'y a pas de cap français
39:01un franc anti-hamas
39:03ça a duré 48 heures
39:04son franc anti-hamas
39:05il n'a pas pris pour eux
39:07après le hamas
39:07après l'antisémitisme
39:08le problème
39:09c'est ça on n'en a pas
39:10on ne sait pas où on va
39:11le problème
39:11maintenant est suivant
39:13c'est soit on se lamente
39:15et il y a des spécialistes
39:17de ça
39:17et si vous voulez
39:18je vous donne moi-même
39:19une adresse
39:19où vous allez pouvoir
39:20avoir un mur
39:21où vous pourrez vous lamenter
39:22et ça sera un voyage
39:24agréable
39:24ça sera un voyage
39:25agréable pour vous
39:26bon
39:27soit on essaye
39:28d'être acteur
39:29et donc moi
39:29ce que je vous dis
39:30c'est que je pense
39:31qu'il faut rompre
39:32avec ce que nous avons
39:33constaté l'un et l'autre
39:34c'est-à-dire une diplomatie
39:35qui s'est trompée
39:36qui a une tendresse particulière
39:39au nom de je ne sais quel
39:40grand orient
39:41qu'il fallait respecter
39:42et qu'il faut reprendre
39:43des initiatives politiques
39:44de ce sens-là
39:45tout en étant
39:46partie prenante
39:47de la chute
39:47du régime
39:48qui est appelée
39:50par le peuple iranien
39:51bon il y a une autre solution
39:52il y a une autre solution
39:53elle n'est pas très élégante
39:55elle n'est pas très pratique
39:55c'est d'être patient
39:56d'attendre encore
39:57un tout petit peu
39:58c'est une solution
39:59la fin
39:59la fin
40:00de ce quinquennat
40:03parce que rien ne changera
40:04en vérité
40:05avant la fin
40:06de ce quinquennat
40:06et je m'en veux un peu
40:08je ne sais pas pourquoi
40:08ce qui m'a pris aujourd'hui
40:09je m'en veux un peu
40:11de m'être emporté
40:12d'habitude
40:13je dis que je ne fais pas
40:14trop attention
40:15à ce qu'il dit
40:15en tout cas
40:16alors peut-être que
40:17François Hollande
40:17vous a entendu
40:18puisque je le découvre
40:19à l'instant
40:19chez nos confrères
40:20François Hollande
40:21se souhaite
40:22que le régime tombe
40:23voilà
40:24alors après
40:25je n'ai pas les détails
40:26mais voilà
40:27c'est bien la moindre des choses
40:28enfin je ne sais pas
40:29c'est bien la moindre des choses
40:30quand on entend
40:31quand on entend
40:32la France insoumise
40:33et certains
40:33qui veulent s'allier
40:36je le dis à la place
40:40de monsieur Drey
40:41monsieur Hollande
40:43lorsqu'il était
40:44je ne sais pas
40:45Dieu sait si je n'étais pas
40:46pour monsieur Hollande
40:47mais sur la question
40:48notamment de la Syrie
40:50et de l'Iran
40:51était sans doute
40:51plus impliqué
40:52et de meilleure volonté
40:54que son successeur
40:56mais là il me dit
40:56Emmanuel Macron
40:57il n'y a aucun doute
40:57je vais appuyer
41:00ce que vient de dire Julien
41:00ça me permet pour une fois
41:01de dire
41:02que c'est la fermeté
41:04de la France
41:06qui allait contre
41:06l'avis des américains
41:08qui a permis
41:09la signature d'un traité
41:10qui était malgré tout
41:11contraignant pour les iraniens
41:12si on avait écouté
41:13les américains
41:14le traité
41:14il leur donnait
41:15toutes les possibilités
41:16et c'est le ministre
41:17des affaires étrangères
41:17monsieur Fabius
41:18mandaté par Hollande
41:19qui était apparu
41:20comme étant
41:21à l'époque
41:22extrêmement désagréable
41:23je ne parle pas de la Syrie
41:24monsieur Obama
41:25nous a laissé tomber
41:26à la dernière minute
41:26je suis témoin de ça
41:27le seul fois
41:28où je me suis trouvé
41:28à l'Elysée
41:29en face du président
41:30de la république
41:30monsieur Hollande
41:31il était catastrophé
41:33il avait changé de couleur
41:34parce que Obama
41:36Obama
41:36avait violé
41:39la ligne rouge
41:40qui s'était imposée
41:41par rapport à la Syrie
41:42et il m'a dit du coup
41:44que effectivement
41:45les MOLA
41:46ne seraient pas
41:47spécialement impressionnés
41:49par toutes les lignes rouges
41:50qu'on leur ferait
41:51par rapport à leur programme atomique
41:53ça je suis témoin de ça
41:54merci
41:54bah oui c'est vrai
41:58ça me permet justement
42:00de revenir à la question
42:01qui est posée
42:01oui il y a un débat
42:03un débat
42:04c'est même plus un débat
42:05il y a une confrontation
42:06parce que maintenant
42:06on est au stade
42:07de la confrontation
42:08avec une partie
42:09de ce que j'appelle
42:10cette ultra-gauche islamisée
42:12qui
42:12et je voulais me le noter
42:14personne ne s'en est rendu compte
42:16mais les premières réactions
42:18des grands dirigeants
42:19de la France insoumise
42:20c'était de nous expliquer
42:21regardez
42:22le massacre
42:23les jeunes lycéennes
42:25les voyaient etc
42:26c'était tous leurs tweets
42:27les premiers tweets
42:28vous voyez cette intervention
42:29vous avez remarqué
42:30qu'on n'en parle plus
42:31pourquoi ?
42:32c'est parce qu'on a établi
42:32que le massacre
42:33n'était pas de la responsabilité
42:35pourtant c'est terrible
42:36pour ces jeunes lycéennes
42:37voilà
42:38n'était pas de la responsabilité
42:39voilà
42:39on peut dire oui
42:40s'il n'y avait pas eu de guerre
42:41alors ça me permet de dire
42:42que la question qui est posée
42:43c'est effectivement maintenant
42:44chaque jour
42:47confirme cela
42:47c'est que
42:48la clarification soit
42:50totale
42:50on va peut-être écouter
42:51Jean-Luc Mélenchon
42:52puisqu'il est revenu
42:53sur la situation
42:54cet après-midi
42:55il était à Perpignan
42:56je vous propose de l'écouter
43:01nous voulons
43:02le cessez-le-feu immédiat
43:05maintenant que vous avez tué
43:07les principaux dirigeants
43:08de la révolution
43:09de ce pays iranien
43:10nous voulons le cessez-le-feu
43:12car voyez-vous
43:13les guerres préventives
43:15ça n'existe pas
43:16vous le savez
43:16mais les guerres propres
43:18non plus
43:19et quant aux premières bombes
43:20il y a déjà 100 morts
43:21de tués dans une école
43:22alors on dit assez
43:23stop
43:24arrêtez
43:25stop
43:28il s'appuie
43:29il faut peut-être préciser
43:30aux téléspectateurs
43:31qu'effectivement
43:33elle n'a pas été visée
43:34par les forces israélo-américaines
43:36non mais attendez
43:36les faits
43:38ça n'empêche pas
43:38qu'il y a eu
43:39que c'est des morts
43:41il les met au débit
43:42au débit d'Israël
43:44et des américains
43:44non mais
43:45les faits n'intéressent pas
43:46monsieur Mélenchon
43:47d'ailleurs il n'a pas l'air
43:48spécialement d'apprécier
43:49même que l'état-major
43:51iranien ait été décapité
43:53il a l'air de
43:53il est sur un terrain
43:56profondément humaniste
43:56monsieur Mélenchon
43:58il a moins plaint
43:58les victimes du 7 octobre
44:00mais c'est pas grave
44:01mais un autre développement
44:03qui était extraordinaire
44:04après celui-là
44:05que vous n'avez pas passé
44:06c'est qu'il s'est réfugié
44:08parce qu'il est évidemment
44:09contre le régime de Mola
44:10bien entendu
44:11mais la guerre
44:12la guerre n'était pas
44:13n'était pas acceptable
44:14parce qu'il s'est réfugié
44:15réfugié derrière
44:17vous entendez bien
44:17le droit international
44:19voilà que monsieur Mélenchon
44:22est juriste
44:22c'est un type
44:23c'est un type
44:24qui
44:24non mais c'est
44:26extraordinaire
44:26c'est un type
44:27qui considère
44:28que les flics
44:29que les flics sont des tueurs
44:31et qu'il ne faut surtout pas
44:32qu'il ne faut pas les respecter
44:33c'est quelqu'un
44:34qui a refusé
44:36une perquisition
44:37chez lui
44:37il a été condamné
44:39en justice
44:39d'accord
44:40je veux dire
44:41c'est quelqu'un
44:41qui ne respecte
44:43absolument pas
44:44le droit
44:44mais là
44:45le monsieur d'extrême gauche
44:47il est pour l'extrême droit
44:48si vous voulez
44:49d'une certaine manière
44:50c'est extraordinaire
44:51et il rejoint d'ailleurs
44:51tous les dictateurs
44:52de la planète
44:53qui brandissent
44:54le droit international
44:55ah oui
44:55c'est clair
44:56surtout quand on se souvient
44:58que la commission consultative
45:00des droits de l'homme
45:00de l'ONU
45:01était présidée par l'Iran
45:02ça donne un peu
45:04l'ambiance
45:04de ce que représente
45:06cette instance
45:08mais regardez bien
45:09ce qu'il est en train
45:09de nous dire
45:10cessez le feu
45:11cessez le feu
45:12ça veut dire que le régime
45:12reste en place
45:13bien sûr
45:13c'est les successeurs
45:14qui ont déjà été désignés
45:15qui reprennent
45:17qu'est-ce qu'ils veulent
45:18aujourd'hui
45:20les ayatollahs
45:21ils veulent gagner du temps
45:22pour reprendre main
45:23sur leur pays
45:24et donc justement
45:25la question qui est posée
45:26c'est de ne pas leur donner
45:27ce temps-là
45:27et d'ailleurs
45:28ce qui parle
45:29monsieur Mélenchon
45:29il est avec la rue iranienne
45:31qui salue
45:32malgré les pertes
45:34parce que c'est ça
45:35qui s'est passé hier
45:35vous avez vu
45:36ces images extraordinaires
45:38malgré la répression
45:39vous savez que
45:39les guides de la réduction
45:40ont reçu l'ordre
45:42de tirer à vue
45:43c'est pour ça
45:43que les gens
45:44ne descendent pas encore
45:45dans la rue
45:45parce qu'ils ont reçu
45:46cet ordre-là
45:47voilà
45:47et donc comme il y a eu
45:48quand même des centaines
45:49et des centaines de morts
45:50mais c'est avec ces gens-là
45:51qu'il faut être
45:52surtout quand on est
45:54homme internationaliste
45:54de gauche
45:55mais ça me permet
45:55de revenir à une petite
45:56si vous me permettez
45:57une petite remarque
45:59sur le Epstein
45:59et Epstein
46:00parce que j'ai une question
46:01j'ai une question
46:02que je voulais poser
46:03aux partisans
46:04de monsieur Mélenchon
46:06Lev David Borenstein
46:08on l'appelle
46:08Lev David Borenstein
46:10ou Lev Davidovitch Borenstein
46:12vous savez pourquoi
46:13je dis ça
46:13parce que
46:14Lev David David Borenstein
46:15c'est Léon Trotsky
46:16c'est Trotsky
46:17mais oui mais enfin c'est bon
46:18on va dire
46:22chaque antisémite
46:23a son bon juif
46:23voilà
46:24de toute manière
46:25mais de toute manière
46:26monsieur Mélenchon
46:27il se moque pas mal
46:29des Iraniens
46:29qui l'écoutent
46:30c'est qui sa conseillère
46:31c'est Rima Hassan
46:32si jamais le régime
46:34des Molas
46:34est vaincu
46:36mais Rima Hassan
46:37elle est foutue
46:37oh alors l'Algérie
46:38le régime algérien
46:40non non non
46:40ça fait pas
46:41c'est pas
46:41c'est pas
46:42c'est pas le même poids
46:43c'est pas rien
46:44rien a
46:45strictement rien à voir
46:46donc il est vital
46:48tant
46:48il est vital
46:50pour la France insoumise
46:51pour l'idéologie sincère
46:53de la France insoumise
46:54de sauver le régime
46:55des Molas
46:56on voit bien
46:57on voit bien
46:57avec la France insoumise
46:58je voudrais juste
46:59te dire une chose
46:59être pacifiste
47:01aujourd'hui
47:02parce que moi
47:03je suis aussi pacifiste
47:04je ne laisse pas
47:05ce monopole aux autres
47:06je suis pour la paix
47:06mais être pacifiste
47:07aujourd'hui
47:08c'est souhaiter
47:09la chute
47:09du régime des Molas
47:11parce que
47:11le régime des Molas
47:12aujourd'hui
47:13il fait la guerre
47:14à son peuple
47:1580 000 morts
47:16vous vous rendez compte
47:17ce que ça veut dire
47:17et vous avez vu
47:18ces visages magnifiques
47:20de ces jeunes enfants
47:21de ces jeunes Iraniens
47:23assassinés
47:23voilà
47:23donc être pacifiste
47:24il y a un moment donné
47:26où ça passe par le fait
47:27de savoir faire la guerre
47:28je me méfie beaucoup
47:30des pacifistes
47:31le grand pacifiste
47:33était Bertrand Russell
47:35en Angleterre
47:36il expliquait
47:37il expliquait sérieusement
47:38il était très écouté
47:39beaucoup plus que Churchill
47:40beaucoup plus
47:41il expliquait que
47:43si jamais
47:43les Allemands
47:45envahissaient l'Angleterre
47:46il ne fallait pas
47:47se défendre
47:48et que les Allemands
47:49dès qu'ils découvriraient
47:50la civilisation anglaise
47:52ils déposeraient les armes
47:53et bien des pacifistes
47:55comme ça
47:55je peux dire quelque chose
47:56je m'en passe
47:57ce n'est pas des pacifistes
47:58c'est des capitulants
47:59ce n'est pas pareil
48:00la nuance est très mince
48:02non non non
48:02c'est pas la même chose
48:03parce que moi je suis pour la paix
48:05je ne laisse pas le monopole
48:06du combat pour la paix
48:07c'est pas le pacifisme
48:07donc je ne suis pas un guerrier
48:09je suis pour la paix
48:10entre les peuples
48:10mais il y a un moment donné
48:11où justement
48:12pour pouvoir faire la paix
48:14ou pouvoir avoir une bonne paix
48:15il faut en passer
48:16dans des confrontations militaires
48:17mais quand vous avez
48:18la France insoumise
48:18justement
48:19qui a opté
48:20très clairement
48:21pour l'outrance
48:22qui a opté
48:22pour la radicalité
48:23et d'ailleurs
48:24on l'a vu avec Quentin
48:25et on le voit aujourd'hui
48:26puisque la France insoumise
48:27soutient le régime
48:28voilà
48:29il n'y a pas eu
48:30un mot du chef de l'état
48:31c'est-à-dire que
48:32si vous êtes président
48:33de la république
48:33et vous voyez
48:34et on connaît les liens
48:35entre la France insoumise
48:36il y a eu un rapport parlementaire
48:37mais qu'est-ce qu'il a fait
48:38ici
48:38mais qu'est-ce qu'il a fait
48:39le chef de l'état
48:40comme toujours
48:41renvoi dos à dos
48:42il a fait le renvoi
48:44de la même manière
48:45qu'on renvoie dos à dos
48:46les iraniens
48:47et les israéliens
48:48il a renvoyé dos à dos
48:51l'extrême droite
48:53et l'extrême gauche
48:53sauf que là
48:54c'était l'extrême gauche
48:55qui avait tué Quentin
48:56mais non
48:57mais c'est dans la nature
48:59même
49:00de la psychologie
49:01macronienne
49:02parce qu'on connaît
49:03les liens
49:04entre la France insoumise
49:05et la république islamique
49:06d'Iran
49:07ces liens-là
49:08je lui viendrais
49:10dans un rapport parlementaire
49:11non
49:12ce qu'on connaît
49:13c'est les liens
49:14c'est pas avec
49:15la république islamique
49:16c'est avec
49:17les frères musulmans
49:18la république islamique
49:19c'est avec le Hamas
49:20non non non
49:20dans le rapport
49:21dans le rapport parlementaire
49:23avec le Hamas
49:23proxy d'Iran
49:24voilà
49:24dans le rapport de Monter
49:25il est indiqué
49:26que certains
49:28députés
49:28de la France insoumise
49:30avaient une sorte
49:32de rôle
49:32d'agent d'influence
49:34par rapport
49:35à la république
49:35d'Emola
49:36et c'est pas
49:37entre nous soit dit
49:38c'est pas très incompatible
49:39avec leur aspect
49:40pro Hamas
49:41ils ne trahissent
49:42certainement pas
49:42leurs idées
49:43non mais je fais attention
49:43aux accusations
49:44non mais c'est dans
49:45le rapport parlementaire
49:46il n'y a pas d'accusation
49:48c'est dans le rapport
49:48c'est certain
49:49je vous fais acte de cela
49:51maintenant c'est la question
49:52qui est posée
49:53c'est pour la France insoumise
49:55c'est la manière
49:57dont elle va gérer
49:58les semaines à venir
50:00et le pire
50:01c'est qu'ils souhaitent
50:02la catastrophe
50:04au fond d'eux-mêmes
50:05ils souhaitent
50:05la catastrophe
50:06ils veulent le chaos
50:07en France
50:08comme en Iran
50:09voilà
50:09donc ils sont en train
50:11de guetter
50:11c'est pour ça que j'ai suscité
50:13cette histoire d'école
50:14on sentait qu'ils étaient
50:15en train de guetter
50:16le drame
50:17pour pouvoir surfer
50:18sur ce drame
50:18et dire
50:19voyez on avait raison
50:19etc
50:20et le problème
50:21qu'ils ont
50:21c'est que pour l'instant
50:22la manière dont les choses
50:23sont conduites
50:24sont chirurgicales
50:25extrêmement bien préparées
50:26et que le peuple iranien
50:27lui-même
50:28fait gré
50:29à ceux qui font
50:30qui mènent cette bataille là
50:31ils sont totalement
50:33imperméables
50:34Julien
50:34à la réalité
50:35ce sont des idéologues
50:37la réalité
50:38n'a aucune
50:39importance
50:40pour eux
50:40si demain matin
50:42à 9h
50:42la république des Mollah
50:44est vaincue
50:45que Reza Palavi
50:47arrive
50:48etc
50:49crois-moi
50:50ils trouveront
50:51encore le moyen
50:52de vitupérer
50:53oui mais je pense
50:54qu'à ce moment là
50:54Jean-Luc Mélenchon
50:55ne prendra pas son avion
50:56pour aller à Téhéran
50:57et se faire applaudir
50:58par la population
50:58c'est possible
50:59je lui déconseillerai fortement
51:01en tout cas
51:02Donald Trump
51:03on l'a bien vu
51:03lui a fait le choix
51:04de la guerre
51:05et pourtant
51:06alors c'était pas gagné
51:07c'est à dire que
51:08lorsque nous observions
51:09enfin c'était pas gagné
51:10on s'entend
51:11c'est à dire que
51:12ce n'était pas forcément
51:13son premier choix
51:14disait-on au début
51:15il ne voulait pas forcément
51:16faire tomber
51:17la république islamique
51:17d'Iran
51:18il a opté pour ce choix
51:19ça veut dire quoi
51:19il n'avait plus le choix
51:20on ne négocie pas
51:21on ne peut pas négocier
51:23avec la république des Mollah
51:24je fais amende honorable
51:26comme je l'ai toujours trouvé
51:28versatile
51:30hésitant
51:31hésitant
51:31un peu
51:32un brin
51:33un brin mégalomane
51:34j'avais fait le pari
51:36en moi-même
51:37qu'il n'irait pas
51:38donc je me suis trompé
51:40je suis ravi
51:41de m'être trompé
51:41maintenant
51:42ça ne veut pas dire
51:43que dans 48 heures
51:44il ne veut pas arrêter
51:45parce que je vous signale
51:46quand même
51:47qu'il a arrêté
51:48le bras d'Israël
51:49au deuxième jour
51:51lorsque
51:51les
51:52les
51:52les
51:53Natanz
51:53et les autres
51:54sites nucléaires
51:55étaient bombardés
51:56il aurait encore donné
51:5748 heures de plus
51:59aux Israéliens
52:00que la question nucléaire
52:01aurait été réglée
52:02donc c'est quelqu'un
52:03qui peut encore surprendre
52:05Julien André
52:06je pense que l'administration
52:07américaine
52:08là je vous l'ai dit tout à l'heure
52:09était très divisée
52:10d'abord parce qu'il y avait
52:10une énorme pression
52:11des Émirats
52:12qui ne voulaient pas
52:13de cette intervention
52:14les Émirats qui demain
52:15vont demander aux Américains
52:17et aux Israéliens
52:18de les protéger
52:18regarde les missiles
52:19qui sont en train
52:20de leur tomber dessus
52:21voilà
52:22donc il a hésité
52:23mais moi je suis
52:24je vais dire honnêtement
52:25que je suis d'accord
52:26avec Julien
52:27je commençais à me dire
52:28que finalement
52:29la partie de l'administration
52:31américaine
52:32qui ne voulait pas
52:32de confrontation
52:32était en train
52:33de l'emporter
52:34en tous les cas
52:35les signes qui étaient donnés
52:36alors après
52:37ça c'est les historiens
52:38qui écriront
52:40visiblement il y a
52:40une manœuvre remarquable
52:41parce que
52:42vous savez pourquoi
52:43vous savez pourquoi
52:44l'intervention a eu lieu
52:45à 8h15
52:46alors vous allez nous le dire
52:48l'intervention a eu lieu
52:49c'est ce que me disent
52:49mes camarades et mes amis
52:50elle a eu lieu à 8h15
52:51parce que les Israéliens
52:53étaient convaincus
52:54qu'il y aurait un troisième cycle
52:55de négociation
52:56puisque c'était ça
52:57qui a été annoncé
52:58et que donc
52:58il n'y aurait pas
52:59d'intervention américaine
53:00avant ce troisième cycle
53:01donc les consignes
53:03de prudence
53:03qu'ils avaient prises
53:04auparavant
53:05les ont levées
53:06considérant
53:06qu'il n'y aurait pas
53:07l'intervention
53:08donc il y a eu
53:08ça n'est pas très loyal
53:11il y a eu visiblement
53:12une opération
53:13comme on dit
53:13ce sera le mot de la fin
53:15Gilles William
53:15c'est passé à une vitesse
53:16vos amis vous ont dit peut-être
53:17que l'Arabie Saoudite
53:18était semble-dit
53:19d'après le New York Times
53:20favorable à l'intervention
53:22alors c'est assez contradictoire
53:23c'est ce qu'il se dit
53:24en même temps
53:24le problème de l'Arabie Saoudite
53:25c'est que
53:25comme tous les émirats
53:26ils sont en train de gérer
53:28des positions contradictoires
53:29par rapport à certaines opinions
53:30et par rapport à certaines relations
53:31dans un premier temps
53:32ils ont quand même
53:33tout le monde laissé à penser
53:34qu'ils étaient contre l'intervention
53:37c'est toujours la même chose
53:38c'est qu'il fallait
53:39qu'il y en ait un qui commence
53:40maintenant tout le monde
53:41va se réjouir
53:42Julien Drey
53:43Gilles William Golnadel
53:43c'était un plaisir
53:44d'être avec vous ce soir
53:46alors retour d'Eliott Deval
53:47la semaine prochaine
53:48rassurez-vous
53:50vous ne pouvez pas rester
53:50huit jours de plus
53:53rassurez-vous
53:54l'heure des pros
53:55édition spéciale
53:56dans un instant
53:56nous l'avons évoqué
53:58il y avait le conseil de défense
54:00d'Emmanuel Macron
54:00on va écouter sa prise de parole
54:02et tout de suite après
54:03Julien Pasquet
54:03et ses invités
54:04l'édition spéciale
54:05se poursuit sur CNews
54:07Merci à vous
54:07les frappes qui sont
54:09que mènent
54:10depuis hier matin
54:12les Etats-Unis
54:13et Israël
54:14contre l'Iran
54:14ont conduit
54:15à une escalade régionale
54:17sans précédent
54:18et les attaques
54:20de missiles
54:20de drones
54:21lancés en réponse
54:22par l'Iran
54:22d'une manière
54:24totalement disproportionnée
54:25et indiscriminée
54:27ont touché
54:27des emprises militaires
54:30de nombreuses cibles
54:30civiles
54:31chez nos partenaires
54:32et alliés de la région
54:35dans ce contexte-là
54:36notre priorité
54:37je l'évoquais hier
54:38c'est la sécurité
54:39de nos ressortissants
54:40évidemment
54:41de nos emprises
54:42militaires
54:43diplomatiques
54:43des ressortissants
54:44qui vivent
54:45ou font séjour
54:45dans ces pays
54:47partenaires
54:47et je remercie
54:48les ministres
54:49et les équipes
54:50d'avoir avancé
54:51sur la base
54:52des instructions
54:52d'hier
54:53et nous ferons
54:54le point
54:55détaillé
54:56pays par pays
54:56de la situation
54:57à la fois
54:58pour protéger
54:59et pour pouvoir
55:01rapatrier
55:02dès que les espaces
55:02aériens seront rouverts
55:04ensuite il y a
55:05la sécurité
55:06et la souveraineté
55:07de nos partenaires
55:08dans la région
55:09les émirats arabes unis
55:10sont très loin
55:12les plus touchés
55:12les plus exposés
55:13le Qatar est aussi
55:15très ciblé
55:16tous les autres pays
55:17de la région
55:18ont été
55:19ont été frappés
55:20nous avons aux émirats
55:22arabes unis
55:22un hangar
55:23de notre base
55:23mutoyenne
55:24de la base émirienne
55:25qui a été touchée
55:25dans une attaque
55:26de drones
55:27qui a ciblé
55:28le port d'Abu Dhabi
55:29les dégâts
55:30ne sont que matériels
55:31et limités
55:31il n'y a aucun blessé
55:32à déplorer
55:33mais tout cela
55:34nous conduit
55:35là aussi
55:36à rehausser
55:38notre posture
55:38et notre accompagnement
55:39défensif
55:40pour être aux côtés
55:42de ceux avec lesquels
55:43nous avons
55:43des traités de défense
55:45et pouvoir adapter
55:46la posture
55:47à l'évolution
55:48des dernières heures
55:49que rien ne justifie
55:50et que nous ne laisserons
55:52pas passer
55:53nous avons
55:53dès les premières heures
55:54pris nos responsabilités
55:55en effet
55:56pour protéger
55:57nous ressortissant
55:58nos intérêts
55:58et être aux côtés
55:59des pays de la région
56:00et nous continuerons
56:00de le faire
56:01et je souhaite
56:02que ce conseil
56:03nous permette
56:03d'examiner
56:03l'ensemble des options
56:05regarder aussi
56:06la cinétique
56:07des opérations
56:08et des frappes
56:08l'évolution
56:09en Iran
56:10l'évolution
56:11dans la région
56:12et enfin
56:12nous ferons le point
56:13sur la situation
56:15nationale
56:16les risques
56:17tels que nous les évaluons
56:18et évidemment
56:19les conséquences
56:20économiques
56:22de ce conflit
56:23je vous remercie
56:24beaucoup
56:26que je vous remercie
56:26– Sous-titrage FR 2021
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