Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 12 heures
Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.
Visuel de l'émission

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Revenons sur l'actualité que j'évoquais, les suites de la mort de Quentin dont les obsèques ont été célébrés
00:06aujourd'hui dans la plus stricte intimité familiale.
00:08Et cette polémique politique qui n'en finit pas, qui ne cesse de gonfler avec la France insoumise, je disais,
00:14qui pousse tous les corseurs à fond,
00:16qui vraiment conflictualise absolument tous les débats autour de ces groupuscules d'extrême-gauche, en l'occurrence la Nouvelle Garde.
00:25Et ces mots de Mathilde Panot qui nous ont surpris lorsqu'elle dit sur son compte YouTube qu'il ne
00:32s'agit pas de ne pas respecter les urnes.
00:37On n'acceptera pas le vote des urnes.
00:39Écoutons ce qu'elle dit exactement, parce qu'on va nous reprocher d'avoir pas dit exactement.
00:42Écoutez ce qu'elle dit, puis on en débat ensuite.
00:44Moi je dis merci aux antifascistes, car les antifascistes, et nous en sommes, nous la France insoumise, nous sommes antifascistes.
00:50L'antifascisme c'est d'abord la résistance au fascisme, et de dire que nous n'accepterons jamais dans notre
00:55pays que le fascisme prenne le pouvoir légalement par les urnes,
01:00ce que veut faire Marine Le Pen entourée de tous ces groupuscules d'extrême-droite qui pullulent autour d'elle.
01:05Et je ferai remarquer au président de la République et à monsieur Lecornu que Marc Bloch, l'historien qu'ils
01:10veulent bientôt panthéoniser,
01:12était lui aussi antifasciste, que dans l'histoire de notre pays, le Front Populaire s'est construit sur l'antifascisme,
01:17et que donc l'antifascisme est d'abord la résistance au fascisme.
01:21Les mots sont clairs, il n'y a pas de débat, on dit qu'on refusera le verdict des urnes.
01:27Ils ont anticipé le fait que le Rassemblement national gagne les élections présidentielles,
01:32en espérant peut-être être au deuxième tour éventuellement gagner, enfin, ils anticipent cette solution,
01:37et ça nous prépare cinq ans de fracture dans le pays,
01:42où l'extrême-gauche ira nous expliquer que ceux qui ont eu dans les urnes ne sont pas légitimes.
01:46C'est ça, pour préparer le retour après, enfin, leur victoire potentielle cinq ans après.
01:51Mais ils le disent, enfin, l'extrême-gauche...
01:53C'est pas une invention, en fait.
01:54Ah non, non, non, l'extrême-gauche, on la connaît, les urnes, quand ça ne va pas dans leur sens,
01:58on les oublie, et on va se battre dans la rue contre ceux qui sont des fascistes.
02:02Nous n'accepterons jamais, dit-elle, François de Rugy.
02:05Ça ne fait pas réagir à l'Assemblée nationale, en fait ?
02:07Oui.
02:08Il n'y a pas une présidente qui pourrait dire, quand même,
02:11la chef des députés insoumis prononce des paroles ?
02:14Là, pour le coup, ce n'est pas pour décharger de sa responsabilité la présidente de l'Assemblée nationale,
02:18mais malheureusement, pour avoir été président de l'Assemblée nationale,
02:21je sais qu'on ne peut pas être responsable de tout ce qui est dit par les députés.
02:24Et par ailleurs, là, il y a quand même 75, je crois,
02:27enfin, plus de 70 députés de la France insoumise actuellement à l'Assemblée nationale,
02:30et qui vocifère comme cela tout le temps.
02:33Alors, sur la forme, à la limite, on peut dire, peu importe, restons sur le fond,
02:36c'est-à-dire qu'ils tiennent ce genre de propos.
02:38N'oublions pas que Jean-Luc Mélenchon, dès 2017,
02:41il perd l'élection présidentielle, puisqu'il est éliminé dès le premier tour.
02:44Et il fait un bon score, mais il n'est pas au deuxième tour.
02:46Et en septembre 2017, il dit, voilà, bon, on a perdu l'élection,
02:50mais ce n'est pas grave, maintenant, ça se passe dans la rue.
02:52Il le dit dans un discours, d'ailleurs, dans une manifestation qu'il avait organisée dans la rue.
02:56Et il essaye, à chaque occasion qu'il peut, depuis 2017,
03:01d'appuyer là où ça peut être, et de créer des tensions.
03:04Et par ailleurs, sur son blog, il faut prendre le temps,
03:07si on dépasse la répulsion qu'on peut avoir avec le personnage,
03:13sur son blog, il théorise cela.
03:14C'est-à-dire qu'il dit, en s'inspirant de l'Amérique latine,
03:17vous savez qu'il est fasciné par l'Amérique latine,
03:19et il dit, en Amérique latine, bon, les peuples fâchés,
03:22vous savez, c'est sa fameuse expression,
03:24fâchés à cause de l'ultralibéralisme, tout ça, de la mondialisation,
03:27ils se tournent vers les fascistes.
03:29Alors, pour lui, n'importe qui qui est de droite est fasciste,
03:31ça commence très tôt, mais il se trompe,
03:35et ensuite, il se tourne vers la gauche radicale que nous incarnons.
03:39Et donc, je pense que c'est presque ce qu'il espère pour la France.
03:42Et c'est donc, quand même, quand on y pense extrêmement grave,
03:45de brutaliser comme ça la France.
03:46– L'Aïma, je vous avoue que je ne comprends pas
03:51qu'il n'y ait pas un tollé depuis les propos de Mme Mathilde Panot,
03:55parce que, clairement, elle met à mal la démocratie.
04:00C'est une entaille à la démocratie, à la République.
04:03Vous vous rendez compte de ce qu'elle dit ?
04:05Ça veut dire qu'aujourd'hui, en fait,
04:06ça rejoint aussi ce que vous avez dit tout à l'heure, François,
04:09c'est que vous avez dit, on a banalisé,
04:12et finalement, on accepte.
04:13Et comme ça vient d'eux, on accepte.
04:15– Ça vient de LFI, on accepte.
04:18– Et je dirais même, on accepte aussi de la part de la gauche.
04:22En fait, la gauche accepte, puisque la gauche a fait aussi
04:25le front, le fameux front radical.
04:25– Il y a des municipales et des présidentielles à venir.
04:27– Éric Nolot, grand spécialiste.
04:29– Nous n'accepterons jamais que le RN prenne légalement le pouvoir.
04:34C'est-à-dire, nous sommes opposés à la légalité.
04:36Mais moi, je mets poumon à le dire,
04:38il faut prendre au sérieux ce que déclare la France insoumise.
04:41M. Mélenchon a dit, nous n'avons pas le temps,
04:42nous n'avons plus que des délais.
04:43Je ne crois plus, en gros, à la démocratie.
04:45Je crois à l'action révolutionnaire et à la subversion.
04:49Mais je cite mot pour mot.
04:50Mais voilà, nous avons un révolutionnaire subversif.
04:53Lui, les élections, ce n'est pas son truc.
04:55Il est sur un autre agenda.
04:56Il est sur la Révolution française.
04:58Il est sur l'Amérique du Sud.
04:59– L'anarchie, moi, je disais tout à l'heure.
05:01– Oui, le chaos.
05:03– Dans tous les cas, ce n'est pas la réunion.
05:05– Donc, il ne faut pas s'étonner que les conséquences,
05:08il y a eu ce drame qui concerne le petit Quentin,
05:12le jeune homme.
05:13Je veux dire, non, mais…
05:14– Non, mais t'imagines-nous.
05:15– En fait, ce que je veux vous dire, excusez-moi,
05:17mais vous savez, moi, j'ai une grande idée de la France.
05:20Bon, voilà, j'ai une grande idée de la France,
05:22de la démocratie, de la République.
05:24Moi, je suis un pur produit,
05:26notamment de cette gauche républicaine.
05:31Vraiment, j'en suis un peu revenue.
05:33Mais je ne comprends pas qu'on accepte, en fait.
05:35C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on accepte l'inacceptable.
05:39Vous avez dit, monsieur De Rugy,
05:40qu'effectivement, la présidente de l'Assemblée nationale,
05:43qu'est-ce que vous voulez qu'elle fasse ?
05:44Mais alors, dans ce cas-là, on ne peut rien faire.
05:47Donc, demain, il y aura la guerre civile.
05:48– Non, mais qu'est-ce qu'il y a en fait ?
05:49– Le fameux État de droit, aujourd'hui, t'en faillit.
05:53– Il y a une responsabilité claire.
05:55Il y a des élections municipales dans à peine plus de deux semaines.
05:57C'est le premier tour.
05:58Au soir du premier tour, tout le monde le sait très bien,
06:00il y a des alliances qui peuvent se nouer ou pas
06:02pour le deuxième tour.
06:04Ça, c'est la loi, c'est la règle démocratique.
06:06Même s'ils ne l'aiment pas, évidemment,
06:07ils l'utilisent quand ça les arrange.
06:08Eh bien là, c'est clair.
06:10Qui fera alliance avec la France insoumise ?
06:12Alors, certains l'ont déjà fait dès le premier tour.
06:14Ça ne se voit pas trop, mais il y a déjà des villes
06:15où il y a des alliances de toute la gauche,
06:17y compris la France insoumise.
06:19Mais il y a des endroits dans les grandes villes,
06:20Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Strasbourg, Rennes, etc.
06:24– Les villes de banlieue.
06:24– Le Bordeaux, où il y a des listes de la France insoumise.
06:27Toulouse, par exemple, je ne sais pas si vous avez vu,
06:28à Toulouse, les sondages disent que la France insoumise
06:30est créditée de plus de 20% des voix.
06:33Troisième ville de France.
06:34– Le problème, c'est l'après, pas l'avant.
06:35Vous avez un parti qui vous dit, je ne reconnais pas la légalité.
06:38– Mais à ce moment-là, il y a une responsabilité claire
06:41des partis de gauche, le Parti Socialiste, les Verts.
06:45Est-ce que oui ou non, ils refusent clairement toute alliance
06:47au risque de perdre ?
06:48Par exemple, à Toulouse, en effet, la gauche risque de perdre
06:51l'avis qu'elle pourrait gagner.
06:53Eh bien, en tout cas, c'est une question
06:55qui devrait être posée sans cesse.
06:57– En tout cas, dès le soir, évidemment, des élections.
06:59Et là, c'est un premier rendez-vous.
07:00Et puis le deuxième rendez-vous, c'est évidemment la présidentielle
07:02de 2027, parce que c'est quand même ça qui compte.
07:05C'est pas, pour le coup,
07:07c'est pas que la présidente de l'Assemblée ou d'autres
07:08commentent chaque propos.
07:09Parce que vous voyez bien, on s'en sort pas.
07:11Tous les jours, il y a des déclarations absolument ahurissantes
07:14de la France insouïté.
07:15Mais en revanche, il y a un barrage
07:17qui soit fait au moment des élections.
07:20– Par rapport à la mort de Quentin,
07:22on pouvait espérer un sursaut,
07:23mais moi, je crains malheureusement qu'il y en ait d'autres.
07:26Imaginez le soir du deuxième tour de la présidentielle.
07:29Si, comme on peut le penser,
07:31compte tenu des sondages,
07:32le Rassemblement national gagne.
07:34Jean-Luc Mélenchon, il fait quoi le soir à la télé ?
07:36Il appelle les gens à descendre dans la rue.
07:38Elle le dit, là.
07:39Elle le dit, on n'acceptera pas.
07:40Ça veut dire quoi ?
07:41C'est-à-dire qu'on descend dans la rue,
07:42physiquement, s'opposer au vote démocratique.
07:45Il se passe quoi alors ?
07:46– Eh bien écoutez.
07:46– La guerre civile.
07:47– Espérons que non,
07:49que ce scénario que nous décrivons ne se produira pas.
07:51c'est que il y a des bénéfices Menschen qu'ils nicht Ch、
07:51c'est-à-dire qu'il fautföler,
Commentaires

Recommandations