- il y a 6 minutes
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
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00:00Nous accueillons Cathy Richard, maître Cathy Richard, vous êtes avocate pénaliste, vous défendez les victimes avec notamment Innocence en danger.
00:09Innocence en danger, on connaît la présidente, Homera Selye, qui est une femme exceptionnelle, qui se bat pour les enfants
00:16en détresse, en souffrance, victime de pédocriminalité.
00:19Alors, dans l'affaire Epstein, qui révèle beaucoup de souffrance de ces jeunes filles qui ont été abusées, violées, on
00:27a appris que l'ex-premier ministre britannique, Mondelson, a été arrêtée puis libérée.
00:32On a appris aussi des nouvelles photos qui ont été publiées de l'appartement de Epstein à Paris.
00:38C'était quand même le seul appartement qu'il avait en dehors des Etats-Unis, donc c'était à Paris
00:42où il était régulièrement salle de massage, animaux empaillés, des clichés de femmes nues, etc.
00:48Donc l'affaire Epstein, c'est quand même une affaire tentaculaire.
00:52Et ce qu'il y a derrière tout ça, c'est justement le corps de ces femmes, de ces jeunes
00:58filles, voire de ces enfants, qui a été massacré, humilié, piétiné.
01:06Vous, Cathy Richard, avocate pénaliste sur le sujet, comment peut-on en arriver là ?
01:15Vous qui vous travaillez sur ces dossiers, je sais que c'est une question vaste.
01:19C'est une question très vaste, merci Christine Kelly.
01:22Effectivement, c'est une question très vaste.
01:23J'entendais dire le narcotrafic, l'islamisme radical et la pédocriminalité.
01:28Effectivement, on se pose la question de savoir, mais ce n'est pas possible, est-ce qu'il y en
01:31a de plus en plus ou est-ce qu'on en parle de plus en plus ?
01:34Et moi, j'allais dire que je pense que c'est étroitement lié.
01:36C'est-à-dire que, d'une part, c'est vrai qu'il faut libérer la parole.
01:40Il faut libérer la parole, et d'ailleurs, tout à l'heure, si vous m'y autorisez, je pousserai un
01:45cri et je lancerai un appel à l'égard des victimes dans le dossier Epstein,
01:51qui pourraient avoir peur de se signaler.
01:54Avec plaisir, Europe 1, la radio libre.
01:56Voilà, et effectivement, on peut toujours dire, c'est important d'informer.
02:01Et depuis des dizaines d'années, quelques dizaines d'années, pas tant que ça,
02:06depuis quelques dizaines d'années, on dit, on informe sur ce qu'est la pédocriminalité,
02:11alors qu'avant, on pensait que vraiment, soit on n'en parlait pas du tout,
02:15soit on pensait que les enfants ne pouvaient pas être victimes de pédocriminels.
02:20Maintenant, on en parle.
02:21On en parle, et je pense qu'en réalité, d'un côté, ça libère la parole de ceux qui peuvent
02:27dénoncer,
02:28et qui savent qu'ils peuvent dénoncer.
02:30De l'autre côté, il y a toujours un affaire pervers à tout, il y a toujours un envers de
02:34la médaille.
02:35D'un autre côté, je pense qu'aussi, malheureusement, ça libère ceux qui peuvent avoir ce genre de penchant.
02:39Je donne toujours cet exemple, si vous devez vous garer, et qu'il y a écrit interdit de stationner,
02:44et qu'il n'y a pas une seule voiture, vous ne vous garez pas.
02:47S'il y a le même panneau interdit stationné, mais s'il y a déjà 15 voitures,
02:50et qu'il y a une place pour la vôtre, vous vous garez.
02:52Alors, il y a un peu de ça.
02:54Faut-il en parler ? Oui, bien sûr qu'il faut en parler,
02:57parce qu'il n'y a rien de pire que le tabou et le silence.
03:00Mais je pense quand même qu'il y a toujours aussi un côté pervers, un effet pervers.
03:07C'est comme quand on parle de la soumission chimique,
03:10et souvent on retrouve les deux d'ailleurs,
03:13pédocriminalité et soumission chimique,
03:14notamment dans le Scepstein, on en parle.
03:16Eh bien, il faut quand même informer que oui, ça existe,
03:20et que oui, si vous sentez, si vous avez des moments d'absence, etc.,
03:23il faut parler de cela, parce que sinon on n'imagine même pas que ça puisse exister.
03:28Maître Katia Richard, en direct sur Europe 1,
03:30appelez-nous si vous êtes choqués par l'affaire Epstein,
03:32si vous êtes choqués par les dossiers de pédocriminalité,
03:35avant d'avoir notre expert international en pédocriminalité,
03:39en chasseur de pédocriminels en exclusivité sur Europe 1,
03:43est-ce qu'il y avait des chiffres, des faits,
03:45peut-être, Maître Katia Richard,
03:47peut-être sur la façon dont vous travaillez avec Innocence en danger ?
03:51Alors déjà, ce que je peux dire, c'est qu'Innocence en danger,
03:53et par le bien notamment de cette extraordinaire présidente qui est Homera Selyer,
03:57qui est complètement dévouée à la cause des enfants victimes,
04:02dans cette affaire notamment Epstein,
04:04elle s'est manifestée, la première,
04:07Homera a fait un signalement, ce qu'on appelle le signalement article 40,
04:11au procureur de la République, le 23 juillet 2019.
04:16Et le 23 juillet 2019, elle dit qu'elle collabore,
04:20l'association Innocence en danger,
04:23collabore avec les bureaux d'Innocence en danger,
04:25dans des pays dont les Etats-Unis,
04:27et elle dit qu'elle sait qu'il y a des victimes d'Epstein
04:32sur le territoire français.
04:34Et c'est parce qu'elle fait ce premier signalement,
04:37et qu'elle fait une relance ensuite,
04:39qu'on va commencer à gratter.
04:41Sauf que ce qu'il faut savoir, c'est que quand on commence à gratter,
04:43on tombe sur le fameux Brunel,
04:46qui était agent de mannequins,
04:48et qui était un rabatteur pour Epstein,
04:51et à ce moment-là,
04:53on ouvre une information autour de Brunel.
04:56Et là encore, ce qui est assez incroyable,
04:58c'est qu'en réalité,
05:01les enquêteurs vont commencer à regarder l'enquête américaine,
05:05les enquêteurs français,
05:06et puis, ils vont regarder ce qui concerne Jean-Luc Brunel.
05:10Ils ne vont pas forcément regarder ce qui concerne tout le reste.
05:13Donc, il y a une ouverture d'info en France,
05:15il y a une instruction en France,
05:17Jean-Luc Brunel est mis en examen,
05:18et il est placé en détention.
05:20Et puis, alors qu'on a un dossier qui dit beaucoup de choses,
05:24qui parle de beaucoup de victimes,
05:26qui parle d'un mode opératoire,
05:27il y a déjà beaucoup de choses dans ce dossier-là,
05:29eh bien, la mort de Jean-Luc Brunel,
05:32qui se suicide en prison,
05:34il faut le dire,
05:34met fin à l'instruction.
05:36Alors ça, oui, effectivement,
05:39on ne peut pas poursuivre quelqu'un qui est mort.
05:44Ça, c'est du droit pénal,
05:46donc effectivement,
05:46il y a une extinction de l'action publique,
05:48au regard de celui-ci.
05:49Mais ce qui est déplorable,
05:51c'est qu'il n'y a pas un seul moment
05:53où il y a eu des ouvertures,
05:58enfin, ce qu'on appelle des réquisitoires supplétifs,
06:01et qu'on se soit penché sur d'autres éléments,
06:03d'autres personnes,
06:04déjà dans cette procédure.
06:06Alors, Maître Cathy Richard,
06:07j'imagine que vous connaissez DeepQuest,
06:09on va l'appeler comme ça,
06:10c'est un pseudo de cet expert en sécurité
06:14que nous avons en exclusivité sur Europe Inconnue
06:16pour la sécurité et la lutte
06:17contre la pédocriminalité depuis 30 ans.
06:21Bonjour, DeepQuest,
06:21c'est votre pseudo,
06:22vous êtes cofondateur de l'ACPO il y a 28 ans,
06:27vous allez nous dire ce que c'est d'ailleurs,
06:28vous collaborez aussi avec Innocence en danger,
06:31avec Oméra Cédier qui a créé Innocence en danger,
06:35donc sur certains dossiers déjà,
06:37vous êtes cofondateur de l'ACPO anti-child porn,
06:40qu'est-ce que c'est concrètement ?
06:43Merci d'abord de l'invitation,
06:46l'ACPO a été créé en 1998
06:49avec des experts en sécurité informatique,
06:51avec un seul objectif,
06:53c'est de détruire dans les premières années ces sites web,
06:57mais on s'est aperçu que ça n'avait pas beaucoup d'effet.
07:00Après, nous avons été un peu plus intrusifs,
07:02essayé de récupérer des informations,
07:04et c'était des informations qui n'étaient pas recevables
07:07devant un tribunal,
07:08et puis nous sommes assagis,
07:09tout en fournissant des informations aux forces de l'ordre
07:14sur les sites qui hébergeaient du contenu pédocriminel,
07:20de telle façon à ce que les producteurs,
07:22les hébergeurs, ainsi que les consommateurs soient arrêtés.
07:25Donc ça a été notre objectif depuis 28 ans,
07:29on va fêter nos 30 ans malheureusement dans deux ans.
07:33Alors Deep Quest, on va marquer une pause,
07:35parce qu'on a le journal de 12h30,
07:37je suis très émue de vous avoir en ligne,
07:38parce que vous êtes vraiment un expert international,
07:41et vous pourchassez les pédocriminels.
07:43Vous allez nous expliquer comment, pourquoi,
07:45le regard que vous portez,
07:46quel courage vous avez pour mener cette mission.
07:49On en parle, on marque une pause, on revient sur Europe.
07:52Europe 1
07:5411h30, 13h, Christine Kelly et vous.
07:5712h33 sur Europe 1,
07:58merci d'être avec nous pour la dernière demi-heure
08:00de Christine Kelly et vous,
08:02avec nos invités autour du sujet de l'affaire Epstein,
08:04réseau pédocriminel, mythe ou réalité.
08:06Nous sommes avec Maître Cathy Richard,
08:08avocate pénaliste qui défend des victimes.
08:10Deep Quest, un expert en sécurité,
08:12chasseur de pédocriminels depuis 30 ans,
08:14et toujours avec nous Gabrielle Cluzel,
08:16journaliste et directrice de la rédaction de Boulevard Voltaire.
08:19Oui, dans un instant, on parlera d'une révélation
08:23avec Nicolas Provomonti sur des chiffres
08:25de l'immigration subsaharienne.
08:27Il viendra nous révéler en exclusivité
08:29des chiffres qui ont explosé en 20 ans
08:32et il nous dira comment, pourquoi.
08:34Nous sommes avec Deep Quest,
08:36vous êtes un expert en sécurité,
08:40vous chassez des pédocriminels,
08:42c'est une exclusivité Europe 1,
08:45c'est très difficile de vous avoir
08:47et c'est très difficile d'avoir des profils comme vous.
08:50Merci infiniment de faire confiance à Europe 1
08:51pour nous expliquer un peu
08:53comment vous vivez de l'intérieur,
08:55comment est-ce que vous chassez ces pédocriminels.
08:57Alors je rappelle qu'on a pris votre pseudo Deep Quest,
09:01puisque vous travaillez dans l'ombre,
09:03vous n'êtes pas en France, je le dis aussi,
09:05vous êtes cofondateur de l'ACPO,
09:07vous étiez en train de nous expliquer
09:08que c'est l'anti-child porn,
09:10et vous êtes aussi, vous travaillez avec Innocence en danger,
09:12avec la grande Homéra Célier
09:15qui aide ces enfants victimes.
09:18Alors, quels sont les changements
09:20que ACPO a pu noter après 28 ans d'enquête
09:23contre la pédophilie et l'ACPO que vous avez créé
09:27et les réseaux pédocriminels ?
09:31Je vais vous dire très honnêtement,
09:33pas grand-chose n'a changé.
09:34Ce qui a changé principalement,
09:35c'est les moyens de diffusion et les moyens de paiement.
09:39Pour nous, ACPO, depuis 1998,
09:42je vais être un petit peu froid
09:43parce que l'image et les films
09:46auxquels nous avons été confrontés
09:47depuis 28 ans sont vos glaces.
09:51Ça a simplement évolué
09:53dans la façon de diffuser les médias, les images.
09:57Mais derrière cela,
09:58il y a toujours eu cette notion de réseau.
10:00Et ça, c'est un sujet tabou
10:01qu'on ne veut pas avouer
10:04que ce soit en France ou même à l'étranger.
10:06Ils ont un petit peu moins de problèmes aux Etats-Unis
10:07pour voir qu'il y a des réseaux.
10:09Ça fait pratiquement 30 ans que l'on voit des réseaux.
10:12On n'est pas dans les cas isolés
10:13d'un prédateur sexuel
10:16qui est limité des enfants.
10:20On parle de réseau
10:21et nous avons collaboré
10:23depuis le départ
10:25avec Omer Asselier
10:27et Innocence en danger
10:28pour la pure et simple raison
10:29c'est que nous voyons ce problème
10:30comme un problème technique.
10:32Et on apporte des réponses techniques
10:34pour déceler quels sont les consommateurs,
10:36les hébergeurs
10:37et les producteurs de ce matériau
10:40pédophanographique.
10:41Derrière cela, il y a des victimes.
10:42Comme vous le dites,
10:43malheureusement, on ne sait pas faire.
10:45Et Omer Asselier
10:46a dédié complètement sa vie
10:48avec l'Innocence en danger
10:49en apportant assistance aux victimes,
10:52assistance juridique
10:54et assistance psychologique.
10:56On travaille depuis pratiquement
10:59trois décennies ensemble
11:00pour essayer de compléter la boucle.
11:04Ce qui a véritablement changé aujourd'hui,
11:06c'est qu'on s'aperçoit
11:07avec le dossier Epstein
11:08qu'il y a cette notion de réseau
11:10que nous décrivons depuis plus de 30 ans.
11:13Alors, quel est votre avis sur l'adoptie Epstein
11:15d'un point de vue technique et factuel ?
11:16DeepQuest.
11:18Alors, de façon technique,
11:20je veux juste rappeler
11:21qu'il y a eu des CD, des handboards,
11:22qu'il y a eu une histoire du trou
11:23il y a quelques décennies.
11:24On parlait de réseau déjà à l'époque
11:26et on nous traitait de complotistes.
11:28Aujourd'hui, avec la publication
11:29des emails d'Epstein,
11:33on s'aperçoit que ce que l'on décrit
11:36depuis 20 ou 30 ans
11:39avec ACPO et Innocence en danger,
11:41existe, existe de façon
11:44complètement organisée.
11:45Vous en avez parlé précédemment
11:47par le biais d'Agence de mannequins
11:48qui est toujours un biais
11:49pour recruter des jeunes victimes.
11:52Mais on parle d'enfants
11:54dans les emails.
11:55Oui, d'enfants et de bébés.
11:57C'est abject.
11:59On parle d'enfants et de bébés.
12:02Moi, ce qui m'interpelle le plus
12:04de façon factuelle,
12:06c'est que Google,
12:07parce que l'email d'Epstein,
12:10c'est un email Gmail,
12:12donc hébergé par les services de Google,
12:14depuis 2008,
12:15Google a mis en place
12:17des filtres contre les images
12:19et le contenu pédoportographique.
12:21C'est-à-dire que sans savoir,
12:23votre boîte Gmail,
12:24votre Google Drive, etc.,
12:26est scannée en permanence
12:27par Google
12:28et il va y avoir une alerte
12:30s'il y a des images,
12:31un contenu pédophile.
12:34L'inbox,
12:35la boîte de messagerie
12:37d'Epstein,
12:38qui était active
12:38pendant des dizaines d'années,
12:40n'a jamais été bloquée
12:42et verrouillée.
12:43Alors, Deep Quest,
12:44je rappelle que vous êtes en direct
12:45sur Europe 1.
12:46Vous nous appelez d'un pays
12:47où on cache l'origine
12:49parce que vous êtes vraiment,
12:50vous travaillez dans l'ombre.
12:52C'est une exclusivité Europe 1.
12:54Mais justement,
12:55ils travaillent avec des messages codés,
12:57ils parlent de pizza.
12:58Ils sont difficiles à avoir,
13:00ces gens-là.
13:01Ils sont difficiles,
13:03mais il y a différents éléments.
13:05Et vous parlez du mot pizza,
13:07vous parlez de différents mots-clés
13:08qui apparaissent,
13:09qui sont clairement,
13:10une fois de plus,
13:11de façon objective,
13:12qui ne sont pas des aliments,
13:15qui ne sont pas des choses comme ça.
13:17On parle de mots comme cannibalisme
13:21sur certains mènes.
13:22On parle de choses comme ça.
13:24Et c'est là où, finalement,
13:27ce que l'on explique depuis 20 ou 30 ans,
13:29malheureusement, nous conforte
13:31dans l'approche que nous avons eue
13:33de réseaux organisés.
13:34Aujourd'hui, on est exposés de façon...
13:37On a l'impression que les gens sont surpris,
13:40mais ça fait des dizaines d'années
13:42que nous nous décrayons ça.
13:43Aujourd'hui, c'est fine, demain...
13:45Dernière question à Deep Quest.
13:47On aimerait vous avoir plu longtemps,
13:49mais j'espère qu'on vous aura encore
13:50une autre fois en ligne
13:50si vous nous accordez encore une autre fois
13:53cette possibilité.
13:55Qu'est-ce qu'il faut faire
13:56face à la montée de ces réseaux
13:58pédocriminelles ?
13:59Je sais aussi que vous traquez
14:01la vente d'enfants aussi.
14:03On vend des enfants aussi.
14:05Que faut-il faire ?
14:07Et qui sont derrière ?
14:08Un dernier mot, Deep Quest,
14:10en direct sur Europe.
14:13Brièvement, ce qu'il faut faire,
14:14c'est évidemment mettre plus
14:17à disposition des forces de l'ordre,
14:18plus de moyens.
14:20Les unités de gendarmerie en France
14:21ont un travail remarquable.
14:23avec des moyens qui sont relativement limités.
14:25Au niveau européen,
14:26il y a beaucoup de choses
14:27qui sont faites au niveau d'Europol
14:30sur la traite de réseaux pédophiles.
14:32Ce qui est très important,
14:33c'est la communication,
14:34notamment avec les enfants.
14:35Et je pense que l'innocence en danger
14:37la fait très bien aussi.
14:39C'est non seulement d'écouter
14:40la parole de l'enfant,
14:41mais c'est la partie éducation.
14:42Il y a des choses,
14:43des messages,
14:43parce que tous les enfants
14:44sont exposés à un plus jeune âge
14:46sur les réseaux sociaux.
14:48et de pouvoir communiquer
14:50– Excusez-moi, Deep Quest,
14:51donc on a bien compris la communication,
14:52peut-être encore un mot rapidement.
14:54Comment est-ce que vous y prenez
14:55pour les attraper ?
14:57– Aujourd'hui,
14:59on s'y prend de façon relativement simple.
15:00Un criminel commet toujours une erreur.
15:03Donc on arrive à tendre des pièges
15:05de façon légale,
15:07on rassemble des informations
15:08qui sont publiques,
15:10et on crée des profils.
15:12Et ces profils-là,
15:13à un moment donné,
15:13les gens font des erreurs.
15:14Et c'est là où on a rassemblé
15:16toutes ces erreurs,
15:16où on transfère ce dossier-là
15:18aux forces de l'ordre compétente
15:19en fonction de la compétence territoriale.
15:21– Merci beaucoup.
15:22– Très souvent, c'est une personne,
15:23c'est un réseau,
15:25et ça porte ses fruits.
15:27On a collaboré avec de nombreuses forces
15:29de l'ordre à travers le monde.
15:30– C'est de la patience.
15:31– On n'est pas seulement à la…
15:33On a participé à de grandes opérations
15:36sur l'arrestation,
15:37notamment en Europe et aux États-Unis.
15:39Donc, c'est simplement du profilage électronique,
15:43parce que c'est similaire.
15:44– Vous nous en avez déjà attrapé combien,
15:46si je peux me permettre l'expression ?
15:48– Je ne pourrais pas vous donner
15:50un chiffre précis,
15:51mais on parle de réseaux
15:52qui ont été démentés,
15:54que ce soit dans les pays de l'Est,
15:55que ce soit aux États-Unis,
15:56que ce soit en Europe,
15:57ou parfois des contributions.
15:58Donc, il est très difficile
15:59de donner un chiffre,
16:01mais je pense qu'on est au-delà
16:01de plusieurs milliers
16:04depuis 30 ans.
16:05– Bravo.
16:05Merci beaucoup, DeepQuest.
16:06– Ce sont des réseaux.
16:07– Merci beaucoup, DeepQuest.
16:09expert en sécurité,
16:11chasseur de pédocriminels
16:12au niveau international,
16:14en exclusivité sur Europe.
16:16Très rapidement,
16:16le temps nous poursuit.
16:18Ma chère Cathy,
16:20Richard, avocate pénaliste,
16:22qu'est-ce qu'on peut compléter
16:23par rapport,
16:24vous qui travaillez avec DeepQuest,
16:25avec Sur Innocence en danger ?
16:27– J'entendais,
16:27que peut-on faire ?
16:28Eh bien, la première chose,
16:29c'est d'arrêter d'être dans le déni.
16:30Que peut-on faire ?
16:31C'est y croire.
16:33Effectivement,
16:34il faut éduquer,
16:35il faut donner les moyens,
16:37on ne les a pas suffisamment,
16:38parce qu'aussi,
16:39on n'y croit pas.
16:39Quand on entend le président Macron
16:41qui a dit,
16:42lorsqu'est sorti l'affaire Epstein,
16:44ça va donner du travail
16:45aux journalistes,
16:46non,
16:47ça devait donner du travail
16:48aux magistrats.
16:49On l'a sollicité,
16:50on l'a obtenu,
16:51des magistrats sont nommés,
16:52il faut leur donner
16:53les moyens de travailler,
16:55il faut qu'effectivement,
16:56il y ait plus de moyens
16:57pour les services de police,
16:59de gendarmerie,
17:00d'être en ligne tout le temps.
17:02Effectivement,
17:03il y a besoin de donner
17:04et déjà d'arrêter de penser
17:06que tout cela est un fantasme.
17:09Ça ne s'arrête pas
17:10aux frontières de la France.
17:10On arrête le déni
17:11et ça ne s'arrête pas
17:12aux frontières de la France.
17:12De notre côté,
17:13je voudrais passer un appel
17:15et indiquer que,
17:17effectivement,
17:18on sait que cette affaire,
17:20dans cette affaire,
17:20des anciens mannequins
17:21ont osé parler,
17:22des personnes ont osé parler
17:23qui ont été soutenues
17:24dans l'affaire Epstein.
17:25Il faut savoir que,
17:27dans cette affaire Epstein,
17:28qu'il y a des victimes
17:30aujourd'hui qui ont peur.
17:32Je voudrais leur dire
17:33que nous sommes là
17:35pour les entendre,
17:36pour les écouter,
17:37qu'elles peuvent nous écrire
17:38en toute confiance
17:39à Parole aux victimes,
17:41au pluriel,
17:41Parole au singulier,
17:43pardon,
17:44Parole au singulier,
17:45aux victimes,
17:46au pluriel,
17:47tout attaché,
17:48Parole aux victimes,
17:49arrobase,
17:50innocence-en-danger,
17:51point org.
17:52Nous serons là,
17:53nous sommes là
17:54pour les entendre
17:55et pour les écouter
17:56et pour les aider.
17:57beaucoup,
17:57Cathy Richard,
17:58en direct sur Europe 1,
17:59Gabriel Cluzel,
18:00un mot.
18:01vous avez parlé de fantasmes,
18:02déjà,
18:02je voulais rebondir là-dessus,
18:04parce que souvent,
18:05on a accusé,
18:06pour discréditer la parole
18:07de ceux qui s'intéressent
18:08à ces questions,
18:09on les a accusé
18:09de complotisme.
18:10Vous voyez,
18:11le complotisme,
18:11aujourd'hui,
18:12c'est un bon moyen
18:12pour éviter
18:13de parler d'un sujet.
18:15Par ailleurs,
18:16la pédophilie,
18:17ça a été assez décomplexé
18:18dans les milieux
18:19intellectuels et artistiques
18:21français
18:21des années 78.
18:23Et il y en a un certain nombre
18:24qui ont signé des pétitions.
18:27On peut citer
18:28de nombreux noms
18:29de gens
18:30qui sont encore étudiés
18:31à l'université,
18:31je pense à Simone de Beauvoir,
18:33Jean-Paul Sainte,
18:33et d'autres qui ont pignon sur rue.
18:36Libération,
18:36il y a quelque temps,
18:37faisait un article
18:38en disant,
18:38est-ce que,
18:39attendez,
18:40je vais vous dire le titre,
18:40parce que ça vaut son pesant
18:41de cacahuètes,
18:42eux-mêmes étaient obligés
18:43de le reconnaître.
18:43Check News,
18:44Libération a-t-il soutenu
18:45la pédophilie en 74 ?
18:47Si l'on doit répondre
18:48par oui ou par non
18:48à cette question,
18:49il faut répondre oui.
18:50Pas seulement en 74,
18:52mais jusqu'au tout début
18:53des années 80.
18:53J'aimerais que certains
18:54ballaient devant leurs portes.
18:56On avait 69 signataires.
18:58Merci,
18:59Cathy Richard,
19:00merci,
19:01Gabrielle Cluzel.
19:02Une phrase,
19:02une punchline.
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