00:00Monsieur Orban a gouverné pendant 16 heures, il a coulé son pays, il a coulé son pays.
00:04Les gens font la fête aujourd'hui, ils en ont assez de ce régime de corruption,
00:08de ce bilan économique absolument lamentable,
00:12et de cette situation dans laquelle Orban a fait perdre des milliards à son pays,
00:16et pire que ça, tournant le doigt à l'Europe, il a eu des connexions avec la Russie,
00:20qui ne déplaisent pas à tout le monde sur ce plateau, mais qui en réalité sont une erreur stratégique majeure.
00:26Parlons de la France.
00:27Mais difficile de parler de la France, alors même que n'étant en Europe,
00:30que l'on voit ce qui se passe avec M. Trump, qui est la caricature absolue du populisme,
00:34et qui est un danger absolu, et je vois bien que les Français s'en inquiètent d'ailleurs.
00:38M. Copé, ce qui est intéressant, c'est de parler de ceux qui gouvernent ce pays depuis tant d'années,
00:45qui effectivement sont en situation d'échec, et c'est parce qu'ils sont en situation d'échec
00:50que naturellement, beaucoup de gens se tournent vers ce que vous appelez le populisme.
00:53C'est-à-dire les Républicains, par exemple, que vous incarnez,
00:57beaucoup de gens qui étaient avec vous, qui étaient avec vous,
01:01se sont détournés tout simplement des Républicains,
01:03et sont allés vers un autre parti parce qu'ils ont le sentiment que, oui, vous les trahissez.
01:09C'est-à-dire que vous n'êtes pas quelqu'un de droite,
01:13pas vous forcément personnellement, mais que ce mouvement les trahit.
01:17– Effectivement, il y a deux lignes d'ailleurs, je ne sais pas si vous êtes Édouard Philippe
01:19ou si vous êtes Retailleau, quoi, si je le sais.
01:21Entre Retailleau et Édouard Philippe, vous êtes plus proche d'Édouard Philippe aujourd'hui.
01:24– Non, mais attendez, attendez, là-dessus, je…
01:26– Et c'est pour ça que les gens vont…
01:28– Pourquoi les gens vont vers ce que vous appelez les populistes ?
01:31Parce qu'il y a échec aujourd'hui, M. Copé.
01:33– Non, non, mais encore une fois.
01:34– Et ça, cet échec-là, vous le relativisez.
01:36– Non.
01:36– Vous dites au fond, oui, j'entends bien, je ne suis pas d'accord avec Emmanuel Macron,
01:41je suis son procureur, mais au fond, c'est mieux que si c'était pire.
01:45– Non, non, non.
01:46– Ah si, c'est ça que je…
01:47– Vous n'y parlez pas à ma place.
01:47– Non, non, je n'ai pas dit ça.
01:49– Non, non, attendez-moi.
01:49– Parce que qu'est-ce que vous en savez ?
01:50Peut-être que si Marine Le Pen avait été élue en 2017, ce serait mieux aujourd'hui.
01:54– Sauf que j'ai un petit problème, quand même.
01:56C'est que quand j'écoute le programme de Marine Le Pen,
01:58je constate que c'est un programme qui, économiquement, est totalement socialiste, totalement.
02:03Alors, vous qui nous expliquez toute la journée que vous êtes RPR,
02:05j'espère que de temps en temps, ça vous fait un peu mal au ventre.
02:07– Ne faites pas d'attaque personnelle, je ne suis pas plus RPR ni quoi que ce soit.
02:10Je suis libéral, peut-être, je dis libéraux le travail.
02:14– Ne me dites pas que vous faites une attaque personnelle,
02:16alors que vous avez le bénéfice du micro tous les jours pendant des heures,
02:18et que mon nom est Salie à peu près deux fois sur trois lorsqu'il est prononcé en permanence.
02:23– Non, alors, pas de victimisation sur Salie.
02:26– Non, non, non.
02:26– Pas de victimisation sur Salie.
02:28– Je dis simplement que vous dites l'exact contraire aujourd'hui de ce que vous disiez il y a
02:32dix ans.
02:33– Non, absolument pas.
02:34– Je vais vous faire écouter une archive.
02:35– J'ai toujours été libéral en déco de vie.
02:38J'ai toujours contesté la politique, le projet politique de Madame Le Pen,
02:43qui a quand même s'est payé le luxe d'aller voter avec LFI,
02:45ça n'a fait absolument aucun écho ici,
02:47de voter avec LFI à l'automne dernier, 40 milliards de hausses d'impôts sur les entreprises.
02:53– Vous avez raison là-dessus, nous on est plutôt sur un mode libéral.
02:57– Non, mais attendez, vous avez l'air, et c'est toujours, c'est la même chose en permanence,
03:02c'est-à-dire qu'il y a l'indulgence pour eux et l'exigence pour nous.
03:05Au nom de quoi, est-ce que c'est un…
03:07– Mais attendez, excusez-moi, voter avec LFI, 40 milliards de hausses d'impôts,
03:11mais ça devrait générer le plateau…
03:12– Mais nous l'avons dit, je crois, en rassumage.
03:14– Non, mais c'est pas, c'est pas, on l'a payé, c'est pas, on l'a dit
03:18une fois,
03:19c'est une grille de lecture qui devrait quand même vous ouvrir les yeux
03:22sur la connexion qui existe entre les deux quand même.
03:25Je suis désolé, je vous ennuie.
03:27– Ah, pas du tout, moi je suis d'accord avec vous.
03:28– Mais c'est bien que de temps en temps, on rappelle cette petite évidence,
03:30moi je n'ai jamais imaginé de voter quoi que ce soit avec LFI.
03:33– Je suis d'accord avec vous.
03:34– Et c'est énorme, c'est toute l'économie française qui est en jeu.
03:37– Mais vous avez raison ?
03:38– Alors si j'ai raison, alors dans ce cas, pourquoi est-ce que vous ne prenez pas un peu
03:41plus de temps
03:42pour dire que sur ces sujets-là, par exemple, je ne suis plus courageux qu'elle ?
03:46Parce que vous savez pourquoi elle le fait ?
03:47Elle le fait pour capter des électeurs, voilà.
03:51Et des électeurs dont elle se dit qu'elle va peut-être avoir leur voix en étant de gauche.
03:55– Ce que je vous propose, M. Copé, c'est de prendre l'exemple du voile,
03:57parce qu'il est très intéressant l'exemple du voile.
03:59Aujourd'hui, vous admettez qu'on puisse être voilé dans votre conseil municipal.
04:05– Non, on va y revenir, on va le dire autrement,
04:08parce que là aussi, on va en parler tout de suite je crois,
04:09parce que maintenant que j'ai fait le point sur les ravages économiques
04:13du populisme de l'extrême droite et de l'extrême gauche,
04:15maintenant je vais passer au pouvoir.
04:16– Qui n'ont jamais été au pouvoir, on le rappelle.
04:17– Ah bah heureusement, parce que les 40 milliards de hausses d'impôts,
04:19vous m'expliquerez très exactement.
04:20– Mais on est à une dette abyssale pire, c'est ça qui est…
04:23– Non, non, non, non, non.
04:23– Il faut bien que vous compreniez que votre discours,
04:25il vient percuter la réalité.
04:27– Alors attendez, donc vous êtes en train de m'expliquer
04:29que comme on a une dette abyssale, la solution c'est les hausses d'impôts,
04:31ce n'est pas les baisses de dépenses ?
04:32– Mais pas du tout.
04:33– Alors pourquoi est-ce que vous supportez l'idée
04:35que Mme Le Pen ne fasse jamais une proposition de baisse de dépenses,
04:39en dehors de dire qu'elle va supprimer tous les crédits à l'immigration et à l'Europe ?
04:43– Le Café Orban vous a répondu là-dessus.
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