- il y a 5 semaines
Chaque week-end, Anne Seften et Mathieu Coache vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00L'actualité maintenant nous entraîne en Iran avec le dossier iranien.
00:03Et cette question est si l'idée des frappes américaines était mise sur pause
00:07ou est-ce un leurre avec la possibilité pour Donald Trump de frapper dès cette nuit ?
00:11Selon le média Axios, les négociateurs américains seraient prêts à entamer une nouvelle série de pourparlers
00:18avec l'Iran jeudi prochain à Genève, à condition de recevoir une proposition iranienne détaillée
00:24pour un accord nucléaire dans les prochaines 48 heures.
00:26Ce qu'on confirme d'ailleurs, le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Arachi,
00:30on va l'écouter, il répète son droit à se défendre en cas d'agression.
00:33L'émissaire américain Steve Witkoff, lui, se demande pourquoi les Iraniens n'ont pas encore capitulé.
00:38Écoutons.
00:41Je ne veux pas utiliser le mot frustré car il comprend qu'il dispose de nombreuses alternatives
00:45mais il se demande pourquoi ils n'ont pas.
00:47Je ne veux pas utiliser le mot capitulé mais pourquoi n'ont-ils pas capitulé ?
00:52Pourquoi, sous ce genre de pression, avec la puissance maritime et navale qui se trouve là-bas,
00:56pourquoi ne sont-ils pas venus nous voir pour nous dire
00:58« Nous déclarons que nous ne voulons pas d'armes ».
01:00Voici ce que nous sommes prêts à faire.
01:05Il est évident que nous nous défendrons.
01:07Si les Etats-Unis nous attaquent, nous avons tout à fait le droit de nous défendre.
01:10Si les Etats-Unis nous attaquent, il s'agit d'un acte d'agression.
01:14Notre réponse sera un acte d'autodéfense.
01:17Elle sera donc justifiable et légitime.
01:23Nos missiles ne peuvent pas atteindre le sol américain.
01:26Il est donc évident que nous devons faire autre chose.
01:29Nous devons frapper, vous le savez, les bases américaines dans la région.
01:33C'est un fait.
01:35Didier François, je vais vous poser la question qu'on vous pose tous les soirs.
01:38Qu'est-ce qu'attendent les Américains ?
01:40À quelle heure les frappes vont commencer ?
01:41Je vous donne quand même cette dernière information du New York Times.
01:44Donald Trump pencherait pour une première frappe dans les prochains jours
01:49destinée à démontrer aux dirigeants iraniens
01:51qu'ils doivent être prêts à renoncer à la capacité de fabriquer une arme nucléaire.
01:56Je vais vous faire la même réponse.
01:58La seule réponse qu'on puisse vous faire d'un point de vue militaire,
02:01c'est que depuis hier soir, l'état-major américain a à sa disposition
02:06l'ensemble des moyens nécessaires pour pouvoir mener une campagne d'environ 50 jours
02:11et traiter toutes les cibles que le président décidera de traiter s'il décide de le faire.
02:18C'est-à-dire que ce soit le nucléaire, que ce soit le balistique ou le changement de régime.
02:22Aujourd'hui, il y a dans la région, vraiment en termes de capacité de frappe,
02:29en termes de capacité de commandement, en termes de capacité de ravitaillement en vol,
02:33en termes de capacité de centralisation et de renseignement.
02:37Il y a tout ce que les Américains peuvent avoir besoin en aéronaval et en aérien
02:43pour déclencher, dans l'heure qui vient, une campagne qui sera une campagne avec des effets énormes
02:50et qui peut durer une cinquantaine de jours.
02:52Voilà. Donc, maintenant, la décision est une décision politique.
02:56Elle dépend de Donald Trump. Moi, je ne suis pas dans son crâne. Je ne peux pas vous répondre.
02:59On nous dit qu'il y aura peut-être une réunion jeudi.
03:02Est-ce qu'il peut attendre jeudi ou est-ce que c'est un leurre, là ?
03:05Est-ce qu'il peut donner cette réunion de la dernière chance aux Iraniens ?
03:07Tout est possible ?
03:08Tout est possible avec Donald Trump, comme c'est toujours le cas.
03:10Vous avez rappelé les paramètres.
03:13Les Américains ont expliqué clairement qu'ils attendaient des propositions
03:16de la part des autorités iraniennes sous 48 heures et ils se préparent dans cette hypothèse
03:21qu'ils paraissent considérer comme étant une hypothèse de travail importante
03:25puisque, effectivement, on a compris que Steve Whitcoff et Jared Kushner
03:30étaient prêts à retourner à Genève pour négocier jeudi.
03:33Et par ailleurs, le sultanat d'Omane qui encadre, qui est un peu la diplomatie,
03:39le monsieur bon office en quelque sorte, qui encadre ces négociations,
03:44le sultanat d'Omane a dû confirmer que se préparait cette réunion de jeudi.
03:49Il faut savoir par ailleurs, on vient d'écouter Steve Whitcoff dans l'interview
03:52où il explique que Donald Trump ne comprend pas pourquoi les Iraniens n'ont pas encore capitulé.
03:57Il dit autre chose de très important de cet entretien.
03:59Il dit que, selon les informations qu'il dispose, l'Iran serait à une semaine
04:04de la capacité de produire une arme nucléaire.
04:07Ce qui est une affirmation qui est doublement étonnante.
04:10On l'a déjà entendue, ça nous rappelle.
04:13Avant le mois de juin, c'était exactement la raison qui avait été donnée
04:16par les Américains pour frapper.
04:18Oui, alors que ce n'est pas ce que disent la plupart des experts
04:20sur le nucléaire iranien, loin de là, d'une part.
04:23Et d'autre part, vous avez raison de rappeler le précédent du mois de juin
04:26puisque je rappelle qu'au mois de juin, après ces 12 jours de frappe,
04:29la Maison-Blanche et le président des Etats-Unis,
04:32affirmaient de manière catégorique que le programme nucléaire a été anéanti.
04:37Donc on a un peu de mal à comprendre comment un programme anéanti en juin
04:40peut être à nouveau en février un programme qui serait
04:43à une semaine de pouvoir produire une arme nucléaire.
04:45Alors Didier François et Général, je vous pose aussi la question.
04:48Le New York Times nous dit attaque ciblée dans un premier temps.
04:51Puis ensuite, une attaque beaucoup plus importante, nous dit-on,
04:54dans les mois à venir, destinée à chasser les dirigeants de ce pays du pouvoir.
04:57Voilà ce que déclare le New York Times.
04:58Ça peut se faire en deux temps.
04:59Et ça veut dire quoi d'ailleurs, frappe ciblée ?
05:02Alors les frappes ciblées, on va...
05:03D'abord, il faut bien comprendre que les Etats-Unis, comme le disait Didier,
05:07ont tous les éléments sur la table.
05:09Et notamment, ils ont en quelque sorte la numérisation complète
05:13de tout l'espace iranien.
05:14Ils savent au mètre près où sont les batteries de missiles
05:18et tout ce qui pouvait être susceptible d'être frappé.
05:22Bon, maintenant la problématique, en fait, elle n'est pas d'ordre militaire,
05:26elle est d'ordre politique.
05:26Qu'est-ce qu'on appelle un changement de régime ?
05:28C'est ça, en fait, le problème.
05:31C'est que Donald Trump, il a besoin d'avoir une opération
05:34qui réussisse très rapidement, sans perte.
05:39Et la problématique, c'est qu'ils pensent au Venezuela
05:41où c'était, il faut être honnête, c'était extrêmement facile
05:45d'aller capturer Maduro.
05:48Si vous le dites, Général.
05:49Moi, je le dis, je le dis franchement.
05:50Et pourquoi c'est beaucoup plus compliqué de capturer
05:52ou de tuer le régime des moines ?
05:54On a un État qui est beaucoup plus grand, 90 millions d'habitants.
05:58Il y a un sentiment nationaliste, malgré une répression intense.
06:02Et puis, les gardiens de la Révolution, le régime, ça fait 47 ans
06:06qu'ils résistent aux Américains.
06:08Donc, on élimine qui ?
06:12On élimine le guide suprême, on élimine les chefs
06:15des gardiens de la Révolution.
06:17Ce qui veut dire aussi qu'il y a un acteur qui est essentiel
06:21dans cette affaire-là, qui est Israël.
06:23Parce qu'Israël a la connaissance, via le Mossad,
06:27à des capacités de renseignement sur le terrain.
06:30Et là, on nous dit, donc, se réviser le quartier général
06:33du corps des gardiens de la Révolution, les sites nucléaires
06:35et le programme de missiles balistiques, comme d'habitude, Didier, en fait.
06:38Oui, en fait, c'est ça le problème.
06:41L'État-major américain s'est mis en position de pouvoir répondre
06:45à la demande de ses autorités politiques, ce qui est le rôle des militaires,
06:49sachant que les autorités politiques, à savoir Donald Trump
06:51et ses négociateurs, ont clairement annoncé qu'ils ne voulaient plus
06:54de programmes et d'enrichissement nucléaire.
06:57Donc, un, qu'ils ne voulaient plus de programmes balistiques menaçant la région,
07:02et deux, et trois, qu'ils voulaient un changement de régime.
07:05Donc, les trois...
07:06Donc, c'est du bluff la petite réunion de jeudi, vous pensez ou pas ?
07:08Ah, je n'en sais, il ne faut pas rien, mais honnêtement...
07:11Alors, attendez, Nicolas Conquer, peut-être que vous lisez dans le cerveau de Donald Trump.
07:15Je vais revenir... Non, mais je n'aurai pas cette prétention-là.
07:18Dommage, parce que tous les fois, on essaye de...
07:20C'est juste de nous ramener six mois en arrière.
07:21On se dit, il y a sa guerre des 12 jours avec les frappes sur l'Iran
07:24qui sont menées par Israël.
07:25Donald Trump laisse encore 15 jours à l'Iran pour prendre une décision,
07:30et 48 heures plus tard, il y a ses B2 qui largue 12 bombes
07:33sur les sites nucléaires iraniens militaires qui étaient en train de développer ce programme.
07:37Donc, il arrive à surprendre tout le monde, tout son monde,
07:39alors qu'on se disait, tiens, il y a encore la clepsidre,
07:42il y a encore 15 jours qui vont s'écouler.
07:43Je pense qu'il a cette capacité à bénéficier d'un opportunisme géopolitique,
07:47de s'appuyer sur la faiblesse qu'il y a en ce moment,
07:50qui est isolée politiquement, économiquement,
07:52et d'arriver à mener, à faire des frappes ciblées pour obtenir des concessions.
07:56L'enjeu, comme on l'a dit, c'est de définir quel va être le but et la stratégie.
08:00Le renversement de régime ne va pas s'obtenir un coup de bombe,
08:02et c'est contraire à cette stratégie de défense nationale portée par les États-Unis.
08:06Donc, l'enjeu, ça va être de les pousser eux-mêmes
08:08à ce qu'ils mettent un terme à leur programme nucléaire iranien.
08:11On va retrouver tout de suite Michel Polacco.
08:13Vous êtes journaliste et aviateur.
08:15Vous êtes aussi spécialiste des questions de défense.
08:18Vous avez entendu ces toutes dernières informations du New York Times
08:21qui nous reparle de frappes ciblées.
08:24Quelle analyse vous faites de cela ?
08:26À quoi ressembleraient, selon vous, ces frappes ciblées ?
08:29Écoutez, je crois que personne ne peut dire
08:32quelle sera la formule choisie par le président Trump
08:36et par le chef d'état-major américain en fonction des informations
08:41dont ils disposeront et en fonction du contexte politique,
08:46parce que le contexte politique est très important.
08:49Il faut pour les Américains qu'au moment où ils vont agir,
08:52s'ils agissent, et je crois qu'ils vont agir,
08:54il faut évidemment qu'ils soient assurés d'avoir un bon support des opinions publiques,
08:59au moins dans la région, mais aussi de la part de leurs alliés.
09:04Deuxièmement, ils ont besoin d'avoir des renseignements,
09:06car ça c'est vital.
09:08Évidemment, comme le disait Didier François ou le général Pellistrandi,
09:11il est évident qu'il est vrai qu'actuellement,
09:15il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de moyens qui sont à proximité.
09:18Il y en a d'autres qui arrivent.
09:20Disons que maintenant, ce n'est plus une question de moyens.
09:23Maintenant, c'est une question d'abord de renseignements
09:25et deuxièmement de décisions politiques.
09:28Mais je vous dis d'abord de renseignements,
09:30parce que je ne crois pas que ça puisse se faire,
09:32comme le disait le New York Times en deux opérations,
09:36c'est-à-dire une première opération contre un certain nombre de sites
09:39et puis ensuite une opération contre les politiques.
09:42Je ne crois pas, je pense que ça va être long
09:45et qu'il faudra s'attaquer à l'ensemble des capacités politiques et militaires.
09:51– Donc vous voyez, pas une opération en deux temps,
09:54mais des frappes d'envergure directement, c'est ça ?
09:58– Pas obligatoirement des frappes d'envergure.
10:00Je vous dis, je ne sais pas quelle est la formule qui sera choisie
10:03par le chef d'État-major américain, par le président Trump.
10:06Je pense que tout ça, ça va dépendre des renseignements
10:09dont ils vont disposer.
10:10S'ils ont des renseignements intéressants sur des sites de construction
10:14ou de dépôt ou de tir de missiles balistiques,
10:18évidemment, ça fera partie des premiers objectifs.
10:21Mais s'ils ont des renseignements sur des emplacements
10:24où se trouvent des personnages particulièrement intéressants dans cette affaire,
10:29ce sera aussi des cibles préférentielles pour les premières frappes.
10:33Donc voilà, on ne peut pas le savoir parce que nous, on n'a pas ces informations.
10:37Et je pense que pour l'instant, les Américains n'ont pas encore
10:40toutes les informations et n'oubliez pas qu'ils ont besoin d'avoir
10:43un certain effet de surprise.
10:45Donc quand ils auront des informations, on ne sera pas les premiers à les connaître.
10:49Restez avec nous, Michel Polacco.
10:50Alors, qui dit frappe, dit riposte.
10:52Le chef de l'armée de terre iranienne dit
10:54nos forces armées sont en état d'alerte.
10:57Didier François, vous venez avec moi.
10:59Nos forces armées sont en état d'alerte maximale
11:01et nous surveillons tous les mouvements de nos ennemis.
11:05Alors, on va essayer de comprendre justement comment se prépare l'armée iranienne.
11:09D'abord, en mettant en scène, via des images de propagande, on le rappelle,
11:12sa force balistique avec ce missile.
11:14Quel est-il ?
11:15Alors, en fait, là, c'est le Khorassan.
11:18Les Iraniens ont effectivement, comme atout, dans leur manche,
11:23en capacité de riposte, ce qui leur reste de leur capacité de missile
11:26après les frappes israéliennes d'il y a six mois.
11:30Il y a six mois, donc, avant qu'Israël n'intervienne,
11:33on estimait qu'il y avait à peu près 2 500 missiles capables de frapper
11:39entre 500 et 3 000 kilomètres,
11:42qu'il devrait en rester entre 1 000 et 1 500,
11:45ce qui reste assez considérable,
11:49mais qui sont des missiles de ce type-là.
11:53Avec quelle portée ?
11:54Alors, là, on est sur des missiles.
11:57Ceux qui vont être utilisés, à mon sens, comme première riposte,
12:03ce seront des missiles de moyenne portée,
12:052 000 kilomètres à longue portée, 3 000 kilomètres.
12:08Pourquoi ? Parce que c'est ce qui permettrait de toucher...
12:10Vous le voyez bien, voilà.
12:11Donc, alors, là, les Chahit, c'est autre chose.
12:13Bon, le Cedjil, c'est vraiment un missile de moyenne portée à 2 000 kilomètres.
12:17Le Soumar, c'est un missile de croisière qui va à 3 000 kilomètres.
12:20Donc, vous voyez bien que vous pouvez toucher, en fait, l'ensemble de la région.
12:24Pourquoi ? Parce qu'il y a Israël, qui est une cible,
12:27pour les Iraniens, qui est une cible traditionnelle,
12:29mais il y a aussi les pays arabes de la région.
12:32Pourquoi ? Parce que l'idée étant de faire pression sur les pays arabes de la région
12:36pour qu'eux-mêmes fassent pression sur les États-Unis,
12:39et puis surtout parce que, disons qu'à la louche,
12:42il y a une dizaine de bases importantes américaines dans la région.
12:45Un mot de ces Chahits, de ces drones.
12:47Alors, les drones, les Chahits, eux, ils ont une portée qui est plus courte.
12:51Enfin, vous le voyez, c'est ceux qui ont été fournis massivement par les Iraniens à la Russie
12:56et qui sont utilisés quasiment tous les soirs pour frapper en Ukraine.
12:59Ça a une portée de 1 700 kilomètres, 1 500 kilomètres.
13:02Mais, en fait, voilà, c'est ça les Chahits, c'est ce que vous voyez là.
13:07Mais, en fait, il faut quand même avoir des gens au sol.
13:09Le système de guidage, il est sur 200-400 kilomètres.
13:13Donc, 1 700, c'est sa possibilité maximum.
13:16Mais s'il y a des relais qui lui permettent d'aller vers...
13:19Le risque du Chahit, c'est son utilisation, en fait, en masse.
13:23Le fait de pouvoir l'utiliser un peu en essaim et d'essayer de saturer,
13:29en alliant, par exemple, viser les groupes aéronavales ou les navires sur le détroit d'Hormuz,
13:33et d'essayer de saturer les défenses.
13:35Ce sont des drones kamikazes.
13:36Ce sont des drones kamikazes.
13:38Des images aussi des avions de chasse.
13:40Alors, ça, par exemple, ce que vous voyez qui est intéressant,
13:42c'est que sur ces drones-là, ils ont monté des...
13:44Alors, qu'ils peuvent...
13:46On va revenir.
13:47Le drone qu'on a vu avant était monté...
13:49Il pouvait être équipé, et c'est récent, on l'a vu en Russie,
13:53de missiles de défense antiaérienne qui peuvent essayer d'abattre des avions.
13:56Là, ce qu'on est en train de voir, c'est, en fait, c'est le porte-avions du pauvre.
13:59Ce sont des containers, des portes-containers.
14:01Pourquoi le porte-avions du pauvre ?
14:02Parce que, voilà, comme les Iraniens n'ont pas de porte-avions comme ont les Occidentaux,
14:08ils ont utilisé des portes-containers ou des pétroliers
14:14sur lesquels ils ont mis des ponts d'envol et sur lesquels ils ont posé des drones.
14:17Ce que vous voyez, en fait, sont des drones.
14:19Ce n'est pas des avions, c'est beaucoup plus petit.
14:21Mais ça permet, effectivement, encore une fois, d'essayer de saturer.
14:24Parce qu'à part les bases américaines dans la région,
14:26la deuxième cible qu'ils peuvent avoir, c'est le trafic pétrolier.
14:29Pourquoi ? Parce qu'il y a 20% du pétrole qui passe dans cette zone-là.
14:32Si vous empêchez les navires civils de passer, les pétroliers de passer,
14:38vous allez faire pression sur le marché du pétrole,
14:41vous allez faire monter le prix de l'essence.
14:42Et donc, vous faites pression, de fait, politiquement.
14:44Et c'est une autre arme.
14:45Et c'est une autre arme qui est...
14:46Et merci Didier.
14:48On voit mieux cette capacité limitée, mais cette capacité néanmoins...
14:51De nuisance.
14:52De nuisance.
14:52Et pendant ce temps-là, Israël est dans les starting blocks
14:55se préparant à l'éventualité d'une attaque américaine en Iran.
14:59Bonsoir, Igor Saïry.
15:01Vous êtes l'envoyé spécial de BFM TV à Tel Aviv.
15:03Et la façon israélienne de s'y préparer,
15:06c'est de frapper l'un de ses proxys, Igor, le Hezbollah.
15:08Depuis combien de temps ont lieu ces attaques ?
15:13En réalité, l'État hébreu considère toujours le Hezbollah
15:17comme une menace très proche, par définition, d'Israël,
15:21malgré son affaiblissement assez important dû à cette guerre d'Israël,
15:27on s'en souvient, à l'automne 2024.
15:29Pour plusieurs raisons.
15:30D'abord, parce qu'on a appris dans le média Time of Israel
15:35que l'Iran aurait envoyé un milliard de dollars au Hezbollah
15:40pour reconstituer sa capacité militaire et d'attaque contre Israël.
15:47Ensuite, parce que d'après certains experts israéliens,
15:50le Hezbollah détendrait encore plusieurs milliers de roquettes et de drones
15:55ainsi que plusieurs centaines de missiles de moyenne et longue portée.
16:00Et puis surtout, parce que des officiers iraniens du corps de la révolution
16:05seraient au Liban pour reprendre en main le Hezbollah
16:10et reprendre le contrôle opérationnel
16:13et accélérer les capacités militaires du Hezbollah.
16:19Et c'est pour cela que depuis maintenant plusieurs semaines,
16:22notamment au mois de janvier,
16:23qu'Israël a ciblé à 87 reprises
16:26des endroits, des lieux stratégiques du Hezbollah.
16:31Rien qu'au mois de janvier, c'est le plus grand nombre de frappes
16:34depuis le cessez-le-feu en novembre 2024
16:37et notamment en février et plus précisément vendredi dernier
16:41puisque trois postes de commandement du Hezbollah
16:43ont été ciblés par Israël dans la vallée de la Beka
16:47qui est le fief historique du Hezbollah
16:49faisant une dizaine de morts parmi les combattants du Hezbollah
16:53et notamment à Haut-Gradé
16:54et en ciblant aussi un site abritant une unité de missiles.
17:00Donc une stratégie bien délibérée d'Israël
17:03d'affaiblir le Hezbollah
17:05parce qu'Israël est persuadé que l'Iran
17:08influence le Hezbollah pour intervenir
17:10en cas de frappes américaines.
17:12Merci Igor Saheri en direct de Tel Aviv.
17:14On remercie également à distance Michel Polacco
17:16pour son éclairage et puis merci à tous les quatre.
17:18Merci beaucoup.
17:19Merci beaucoup.
17:19Merci beaucoup.
17:19Bonjour.
17:19– Sous-titrage FR 2021
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