00:00Sud Radio, le grand matin week-end, l'info éco plus, Didier Testo.
00:05Bonjour mon cher Didier.
00:06Bonjour Maxime.
00:07Cette semaine vous revenez sur deux informations qui vous paraissent très importantes dans l'actualité économique du moment.
00:13Elles concernent deux banques centrales, mais d'abord la Banque de France.
00:16Oui, je me suis intéressé à la vision de la presse étrangère à ce sujet, car elle peut dire parfois
00:20des choses que la presse nationale a peut-être un peu de mal à écrire.
00:23Concernant donc le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Gallo,
00:26rien ne l'obliger à quitter ses fonctions plus tôt que prévu, à savoir en juin cette année, plus tôt
00:32qu'en octobre 2027,
00:33qui est la fin de son mandat, pour diriger une fondation caricative.
00:37Très bien, c'est son souhait, précisant même, comme on peut le voir dans certaines communications corporates,
00:42pour des raisons personnelles, ça évite bien sûr de lui poser beaucoup trop de questions.
00:45D'ici juin, soit un peu plus d'un an avant la fin de mon second mandat, il me semble
00:49que j'aurais accompli l'essentiel de ma mission,
00:51c'est ce qu'il a déclaré, ce que plusieurs médias anglo-saxons ont vu eux dans cette décision,
00:55c'est tout autre chose, à savoir un calendrier politique français.
00:58Alors, il n'y a pas de chiffre unique du nombre de nominations par un président de la République en
01:02France,
01:02mais aussi plusieurs milliers, entre les diverses administrations et emplois liés à sa fonction.
01:07Là, on parle du gouverneur de la Banque de France, en poste depuis 11 ans,
01:11qui, tout en expliquant sa sortie, nous dit aussi que le rôle de la Banque réside dans le maintien de
01:15la confiance à travers diverses crises.
01:16Et au cours des dernières années, on le sait, on l'a vu devant plusieurs médias,
01:19comme un peu commentateur économique, il a récemment mis en garde contre le déficit budgétaire important du pays.
01:26Alors, avec le choix personnel, il permet au président qui ne se représente pas de nommer à la tête de
01:30la Banque de France
01:31un candidat ou une candidate qui risque de se retrouver face à l'extrême droite,
01:34qui est aujourd'hui en tête dans les sondages du second tour de l'élection présidentielle,
01:38avec les risques économiques liés à ces sujets et ces sujets de l'indépendance de l'institution.
01:44La presse économique étrangère traduit cela comme une décision politique.
01:47Son départ intervient avant un vaste remaniement des postes clés de la Banque centrale européenne,
01:52ça c'est d'ici fin 2007, qui aboutira, lui, au remplacement de sa présidente Christine Lagarde.
01:57Justement, disiez, là aussi, il y a du nouveau concernant Christine Lagarde.
02:00Oui, même si rien d'officiel à ce jour, puisque c'est là, encore une fois, la presse financière qui
02:05s'en occupe,
02:05je pense au Financial Times, qui nous dit, selon une source proche du dossier,
02:08Christine Lagarde devrait quitter la Banque centrale européenne
02:11avant la fin de son mandat de 8 ans à la présidence, qui était donc en octobre 2027.
02:16Et le principal banquier centrale européen avait rejoint la BCE basée à Francfort en novembre 2019.
02:21Elle venait du FMI.
02:23Elle souhaite, en fait, en réalité faciliter la nomination d'un nouveau dirigeant
02:28à la tête de l'une des institutions les plus importantes de l'Union européenne,
02:31en collaboration avec le président français, bien sûr, Emmanuel Macron,
02:34et le chancelier allemand, Frédéric Merch.
02:36Réponse officielle de la BCE, la présidente Lagarde est pleinement concentrée sur sa mission,
02:41n'a pris aucune décision concernant la fin de son mandat,
02:44à suivre donc, parce que l'élection présidentielle française,
02:47dans 14 mois, sera cruciale pour la deuxième économie de la zone euro
02:50et pour l'ensemble de l'Union européenne.
02:52C'est ce que souligne le journal.
02:54Et ce sera clairement un moment fondamental politique et économique.
02:57Et alors là, comme on dit, selon la formule consacrée,
02:59sans transition, puisqu'on change totalement de sujet,
03:01et vous nous parlez de la baisse des prix du sucre.
03:04Oui, alors peut-être que vous en prenez moins.
03:06Là, c'est du très sérieux, parce que le sucre a atteint le niveau le plus bas depuis 5 ans.
03:11Et la cause, c'est ça qui est intéressant,
03:13de la montée en puissance des médicaments amégrissants
03:16qui ont accéléré cette baisse de la demande
03:18en incitant les consommateurs à abandonner les sucreries au profit des protéines,
03:22avec notamment un ralentissement très marqué de la consommation aux Etats-Unis,
03:26plus marqué que prévu, on pourrait dire.
03:28Côté demande dans les pays de développement, il y a un rythme plus lent.
03:30Les injections de ces médicaments responsables de la satiété
03:34ont joué un rôle crucial dans la baisse de consommation,
03:37et disent les spécialistes, ont pris de court en fait l'industrie sucrière.
03:40Le Mexique et les Etats-Unis étaient les exemples les plus clairs,
03:43tandis que les données sur la demande en Europe
03:45ont également été difficiles pour les prix du sucre.
03:47Alors va-t-on vers un changement radical en matière de consommation ?
03:50C'est possible.
03:51C'est sûr que ce serait une bonne nouvelle côté santé mondial,
03:53mais il n'y a peut-être pas besoin de s'injecter des produits.
03:56Ou de gober de sucre par kilogramme, on peut avoir ça avec un minimum de réserve
04:00et tout se passera bien.
04:01Dix derniers sujets, si l'uberisation, on le sait,
04:04est un mot qui est largement rentré dans le vocabulaire économique,
04:06justement l'entreprise Uber vient, quant à elle,
04:09de subir un énorme redressement de l'URSSAF.
04:11Oui, l'URSSAF, via son service de lutte contre le travail illégal d'Île-de-France,
04:15réclame tout simplement à la filiale française d'Uber, Uber France,
04:18la somme considérable de 1,7 milliard d'euros.
04:21Le redressement a été engagé en décembre 2024 au titre des cotisations sociales
04:25qui seraient dues par la plateforme de VTC
04:28sur la rémunération de 71 000 chauffeurs
04:31qui ont travaillé pour elle entre 2019 et 2022.
04:34Cette information avait été révélée par Revue 21
04:37qui a consulté le rapport de 142 pages de l'URSSAF.
04:40Et cette somme réclamée à Uber comprend 1,2 milliard d'euros
04:42au titre des cotisations et 502 millions d'euros au titre des majorations.
04:46L'URSSAF qui, dans son rapport, considère donc qu'Uber a maquillé sciemment
04:50une relation salariale en contrat d'entreprise
04:52pour échapper à ses obligations d'employeur.
04:55De son côté, l'agence France Presque avait constaté, elle, dans les comptes d'Uber
04:58que la plateforme mentionne simplement l'existence d'une telle procédure
05:03de redressement par l'URSSAF mais la considère infondée
05:06puisqu'elle n'a pas encore provisionné la somme déclarée.
05:09Un dossier à suivre.
05:10Ça c'est sûr.
05:10Merci beaucoup, dit Desto, d'avoir été avec nous, fondateur de la Bourse et de la Vie TV.
05:15Merci.
05:16Merci.
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