00:00Europe 1, Eliott Deval et vous.
00:03Midi 47, merci de nous rejoindre sur Europe 1 pour la dernière partie d'Eliott Deval et vous,
00:08toujours en studio avec Eric Revelle et Sébastien Ligné pour la dernière partie de cette émission.
00:13Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud,
00:17dénonce ce dimanche les commentaires de l'administration Trump au sujet de la mort de Quentin Linchet.
00:24Quentin Linchet a mort la semaine dernière.
00:28Les Etats-Unis ont vécu peu ou prou le même drame avec Charlie Kirk,
00:33tué pour ses idées par un militant d'ultra-gauche dans des conditions atroces.
00:39Et l'ambassade, je vais vous lire le tweet de l'ambassade américaine en France,
00:44voilà ce qui est écrit, qui vaut convocation du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud.
00:50On vit dans un monde particulier.
00:51Je vous lis le commentaire.
00:53Les informations corroborées par le ministre français de l'Intérieur,
00:55selon lesquelles Quentin aurait été tué par des militants d'extrême-gauche,
00:59devraient tous nous préoccuper.
01:01L'extrémisme violent de gauche est en hausse,
01:04et son rôle dans la mort de Quentin démontre la menace qu'il représente pour la sécurité publique.
01:09Nous continuerons à suivre la situation,
01:11et espérons que les auteurs de ces violences seront traduits en justice.
01:15Et ça, ça vaut la déclaration que vous allez entendre dans un instant.
01:20Nous allons convoquer l'ambassadeur des Etats-Unis en France,
01:24puisque l'ambassade des Etats-Unis en France a fait un commentaire sur ce drame,
01:28dont je vous rappelais tout à l'heure, qu'il concerne la communauté nationale.
01:31Nous refusons toute instrumentalisation de ce drame,
01:35qui endeuille une famille française à des fins politiques.
01:41Nous n'avons aucune leçon, s'agissant de la violence en particulier,
01:44à recevoir de l'international réactionnaire,
01:47et les analyses de la vie politique,
01:50de la place qui occupe la violence,
01:53et des violences plus généralement.
01:54Nous nous les servons nous-mêmes avec assez de verbes,
01:57et nous ne permettons pas que d'autres nous les servent.
02:00Mais pour qui il se prend ?
02:01Non mais qui est violent ?
02:03Non mais attendez, deux secondes.
02:04Je vais vous dire quand même.
02:04Moi ça m'embête, parce que, excusez-moi,
02:06non mais Eric, pardonnez-moi.
02:07Je vous pardonne, mais je vais bien parler.
02:09Non patriote, profondément français,
02:11la déclaration de l'ambassade des Etats-Unis n'a rien d'insultant.
02:17Qui est menaçant ou insultant ?
02:20L'international réactionnaire.
02:21Il y a une phrase qui peut me choquer
02:23venant du représentant de Donald Trump à Paris,
02:26l'ambassadeur américain,
02:27c'est la phrase « nous suivrons la situation ».
02:30Ça, ça veut dire…
02:31Non mais attendez, attendez, non non non non !
02:32Et ça vaut international réactionnaire ?
02:35J'essaie de me mettre dans la tête du ministre des Affaires étrangères.
02:37Je vous apporte des rames, si vous voulez.
02:39Attendez, en fait, il dit quoi ?
02:40Il dit « cet ambassadeur nous explique qu'on n'est pas capable de suivre la situation nous-mêmes ».
02:46Voilà comment on le comprend Barron.
02:48Mais moi je n'ai pas du tout compris ça comme ça.
02:50Mais qu'est-ce que c'est que c'est ce qu'il y a ?
02:50Vous voyez bien qu'après la déclaration de Mme Mélanie,
02:54qui ne s'est pas mêlée des affaires des autres,
02:57parce qu'en réalité, Raphaël Arnaud, le fameux député,
03:00aurait des liens en Italie avec le mouvement extrême-gauchiste internationaliste.
03:06Depuis cette déclaration, on sent que,
03:08et le président de la République,
03:09et M. Barraud, qui, pour ceux qui ignoraient qu'il était ministre des Affaires étrangères,
03:14vient de frapper un grand coup en faisant de parler de lui,
03:16on sent que la France, si vous voulez, elle est mise un peu sous tutelle politique,
03:21comme si...
03:22Mais arrêtez Eric !
03:23Mais attendez !
03:24Qu'est-ce que vous êtes excessif !
03:26Je n'ai pas fini !
03:27Mais ce n'est pas possible !
03:28L'impression que ça donne, c'est que le pouvoir est tellement faible,
03:32et à mon sens, ce n'est pas qu'une impression en France,
03:35que des Mélanie ou l'administration Trump,
03:39Trump n'a jamais de mots assez gentils pour qualifier Mme Mélanie,
03:43montent au créneau pour dire
03:44« En fait, la France, vous êtes tellement faible qu'on vous explique ce qu'il faut faire ! »
03:49Voilà !
03:50C'est aussi ça le résultat de 8 ans de pouvoir d'Emmanuel Macron.
03:53Excusez-moi, je ne comprends pas votre analyse sur le...
03:57Il y a l'ambassade américaine qui s'inquiète...
04:00Non mais il y a l'ambassade américaine qui apporte finalement,
04:03c'est une sorte d'hommage rendu à Quentin,
04:05et qui dit « La violence de l'extrême-gauche, elle doit préoccuper tout le monde ! »
04:09Ça, il n'y a pas de sujet là-dessus, j'ai commenté la phrase qui, à mon avis...
04:14Et l'international réactionnaire, c'est pas...
04:16Alors, l'international réactionnaire, c'est vrai que quand vous êtes ministre des Affaires étrangères,
04:20parlez-moi, c'est gravissime, c'est un mot gravissime !
04:22Mais pour qui se prend Jean-Noël Barraud ?
04:24La diplomatie, on dit souvent que c'est l'art du langage et des mots.
04:27Je pense que Jean-Noël Barraud est un piètre diplomate,
04:29parce que quand il utilise une expression qui n'a rien à envier à l'extrême-gauche,
04:33là il reprend les termes de l'extrême-gauche,
04:35quand il parle d'international réactionnaire, de la part du représentant diplomatique de la France,
04:39c'est une faute grave.
04:41Et surtout, je pense qu'il y a une erreur de compréhension majeure.
04:45Le message de l'ambassadeur américain à Paris,
04:48les messages de Donald Trump et de ses représentants envers la France sur l'affaire Quentin,
04:53ne sont pas des leçons, ce sont des avertissements.
04:56Les Américains disent, nous connaissons très bien la violence politique dans notre pays,
05:02nous connaissons très bien les conséquences que peuvent avoir ce genre de violence dans un État démocratique.
05:08Les États-Unis ont eu quatre présidents qui ont été assassinés.
05:11Les États-Unis ont eu cinq présidents après leur exercice ou avant leur exercice
05:17qui ont subi des tentatives d'assassinat.
05:19Ronald Reagan a survécu à deux tentatives d'assassinat.
05:22Donald Trump, pendant la campagne présidentielle, a subi une tentative d'assassinat.
05:26Vous avez des dizaines de maires, d'élus locaux, de sénateurs de la Chambre des représentants
05:32qui subissent ce genre de violence.
05:33Les Américains connaissent cela.
05:35Ils nous disent simplement, ce qu'on a vécu, ce qu'on vit aux États-Unis, peut arriver en France.
05:40Alors on vous met en garde.
05:42Prenez l'affaire Quentin au sérieux.
05:44Ce n'est pas une leçon, c'est un avertissement.
05:46Ils nous disent, attention, l'affaire Quentin n'est pas anecdotique.
05:50Ça peut finir dans des choses plus graves.
05:51Il faut décoder aussi, c'est que s'il parle d'un torrent national réactionnaire,
05:54j'imagine qu'il englobe aussi Giorgia Meloni,
05:56qui a eu le malheur de rendre hommage à Quentin en disant,
06:00ce qui se passe en France peut se passer chez nous.
06:03Et on l'a vécu dans notre histoire, cette ultra-violence à gauche.
06:07Il faut être extrêmement ferme.
06:09Et là, vous avez eu une réponse absolument pas courtoise.
06:15C'est un euphémisme d'Emmanuel Macron,
06:18qui a valu une réponse de Giorgia Meloni.
06:20Je ne comprends pas ce qui me posait problème dans ma déclaration.
06:24Elle était elle-même étonnée,
06:26puisque Emmanuel Macron, il voyait une sorte d'interférence dans la vie politique nationale.
06:31Jean-Noël Barraud, c'est celui qui est allé à Harvard
06:38pour dénoncer la politique américaine depuis Harvard,
06:42en expliquant aux Américains,
06:44vous êtes les bienvenus chez nous.
06:47Donc, c'est très intéressant de voir d'ailleurs ce rapport de force
06:53que le Quai d'Orsay essaye de mener contre l'ambassade américaine.
06:57On pourrait citer plein de propos du président de la République,
07:00où il cible d'autres pays,
07:04et où il s'occupe des affaires qui ne sont pas des affaires françaises.
07:07Je pense principalement à cette affaire en Haïti,
07:10quand le Premier ministre haïtien est éjecté,
07:15et Emmanuel Macron dit à un journaliste haïtien,
07:19depuis l'étranger d'ailleurs,
07:21« Quelle connerie vous faites en limogéant votre Premier ministre ? »
07:26Donc, oui, il s'occupe aussi des affaires des autres.
07:28Mais pour moi, Meloni ne s'est pas occupé...
07:29Je précise une chose, juste pour être très très précis.
07:32La France soutient Harvard et les universités américaines
07:35qui font face à la menace du contrôle gouvernemental,
07:37de la restriction de leur financement des contraintes sur leur programme
07:40ou leur projet de recherche, a déclaré.
07:43C'était en juin, si je ne m'abuse, dernier Jean-Noël Barraud.
07:49Nous avons besoin de plus de recherche, plus de liberté académique.
07:51C'était dans un discours prononcé en anglais,
07:53devant les étudiants de l'école de commerce à HEC.
07:57Donc, c'est très intéressant de voir les rapports
08:00qu'il peut entretenir avec, par exemple,
08:04l'ambassade américaine Jean-Noël Barraud.
08:07Ça m'a fait plaisir quand même de ne pas avoir la même analyse que vous
08:09sur une phrase au moins de l'ambassadeur américain.
08:12Vous êtes glissé dans la pensée complexe de Jean-Noël Barraud.
08:16Je vais vous dire un truc, je n'ai rien compris à l'analyse d'Éric Revelle.
08:19Parce que j'ai du mal à comprendre peut-être le Jean-Noël Barraud.
08:21Si, nous allons suivre la situation quand vous êtes un ambassadeur étranger.
08:26C'est un mot non plus qui n'est pas très diplomatique.
08:29On peut le comprendre aussi comme ça, pardonnez-moi.
08:30Alors, pardonnez-moi, nous allons suivre la situation.
08:32C'est quelque chose de grave de suivre la situation
08:34puisque vous avez une extrême gauche aux Etats-Unis
08:38qui est considérée comme terroriste.
08:40Quand vous dites ça, ça veut dire parce que, sous-entendu,
08:42vous n'êtes pas capable peut-être de faire face à cette situation.
08:46Traction chère des sous-entendus, on en trouve par bord des sous-entendus.
08:49Il nous reste 28 minutes.
08:51On devait avoir Paola au téléphone qui souhaitait rendre hommage à Quentin
08:55qui n'est pas allée à la marche parce qu'elle a eu peur.
08:58Et on peut comprendre aussi cette peur en amont de cette marche.
09:01Donc, on salue Paola.
09:02On essaiera de la prendre le week-end prochain.
09:05Merci Paola.
09:07On peut quand même vous souhaiter un bon dimanche, chère Paola.
09:10Oui, merci.
09:12Merci à vous, chère Paola.
09:13Je vous présente mes excuses.
09:15C'est Éric Revelle qui a été beaucoup trop long, comme à chaque fois.
09:18Pas de problème.
09:19Appelez-moi quand vous voulez ou ne m'appelez pas.
09:21J'ai témoigné et c'est tout.
09:23Ah ben non, au contraire.
09:24Oui, d'accord.
09:25Évidemment, on va vous recontacter.
09:29Et on salue Louéva également qui devait réagir,
09:33qui est porte-parole de l'Uni Lyon.
09:35Et là aussi, c'était très intéressant d'avoir son regard
09:37puisque l'Uni est une association militante syndicat classée à droite,
09:45mais malmenée, ô combien malmenée dans les universités,
09:48notamment à Lyon.
09:49Donc, Louéva, on essaiera de vous joindre dans les prochaines heures,
09:54les prochains jours.
09:54Merci.
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