- il y a 48 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
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00:00Le procureur est en train de prendre la parole et c'est évidemment extrêmement important.
00:03Bonjour Mesdames, Messieurs.
00:04Nous l'écoutons, mais restez avec nous, Émilie.
00:07Comme vous le savez, l'enquête ayant évolué, je vais vous informer des développements
00:12sur les faits entraînés à la mort de Quentin Doran, qui est des blessures sur plusieurs autres victimes.
00:18Je vous l'avais indiqué lundi dernier, les fonctionnaires de police de la division criminelle territoriale de Lyon
00:23ont mené depuis le 12 février de très très nombreuses investigations
00:28pour identifier précisément les personnes présentes sur les lieux des faits.
00:35A cet égard, je tiens à rendre hommage à ces services d'enquête de Lyon
00:39qui ont effectué un travail remarquable, précis, dans un contexte très très sensible.
00:48L'identification des personnes présentes sur les lieux était difficile.
00:53Et à ce jour d'ailleurs, il reste plusieurs personnes à identifier.
00:58L'exploitation des témoignages, les éléments matériels, techniques et les vidéos recueillies
01:04permettaient d'identifier cette personne qu'il avait ensuite fallu localiser.
01:11Et ce n'est que mardi 17 février, en début d'après-midi ou en tout milieu d'après-midi,
01:16que ces sept personnes avaient pu être localisées avec précision.
01:20Une opération de grande ampleur visant à les interpeller a alors été mise en œuvre
01:26et a conduit à leur arrestation entre mardi 18h pour les premiers et mercredi 9h pour les derniers
01:34dans les départements de l'Aisne, de la Drôme, de la Haute-Loire, de l'Isère et du Roule.
01:42Lors de ces interpellations, quatre autres personnes, dont trois femmes, étaient également arrêtées.
01:48Ces 11 personnes étaient en garde à vue,
01:51pour sept d'entre elles pour homicide volontaire, violence aggravée et association de malfaiteurs,
01:55et pour quatre autres pour recel de malfaiteurs.
01:59Des perquisitions étaient également effectuées à leur domicile.
02:05Lors des interrogatoires des sept personnes placées en garde à vue pour homicide volontaire,
02:10deux d'entre elles refusaient de s'expliquer, sur les faits notamment,
02:14les autres reconnaissaient leur présence sur les lieux
02:16et certains admettaient avoir porté des coups à Quentin de Ranque
02:21ou et à d'autres victimes.
02:25En revanche, ils contestaient tous une intention homicide.
02:32Aujourd'hui, en début d'après-midi, les trois femmes et l'homme,
02:37mis en cause pour recel de malfaiteurs, ont été remis en liberté
02:40et seront ultérieurement convoqués pour s'expliquer sur ces faits.
02:45Les sept autres personnes sont actuellement présentées au parquet.
02:50L'analyse des faits, notamment le très grand nombre de coups
02:54portés directement sur le visage et sur le crâne de Quentin de Ranque,
02:59les auditions des témoins,
03:02les interrogatoires des mises en cause,
03:05les investigations techniques,
03:07les résultats de l'autopsie de la victime et l'exploitation des vidéos
03:12conduisent le parquet à ouvrir, dans les minutes qui viennent,
03:17une information judiciaire criminelle devant les juges d'instruction
03:21et à requérir la mise en examen du chef d'homicide volontaire sur Quentin de Ranque
03:25pour les sept personnes présentées.
03:30En outre, il sera également demandé leur mise en examen
03:33pour violences aggravées par trois circonstances aggravantes
03:35avec ITT inférieures à huit jours
03:37et associations de malfaiteurs en vue de la commission d'un délit
03:40puni d'une peine d'emprisonnement d'au moins cinq ans.
03:44L'information judiciaire sera confiée à trois juges d'instruction en co-saisine
03:50et poursuivra la formation judiciaire, bien évidemment, les investigations.
03:55Les sept personnes présentées aux juges d'instruction
03:56n'ont pas d'antécédent judiciaire, sauf pour deux d'entre elles,
04:01déjà condamnées pour violences et usages de stupéfiants par le tribunal pour enfants
04:05et pour l'autre, par le tribunal correctionnel de Lyon
04:08pour des faits de vol et port d'armes.
04:11Par ailleurs, il apparaît qu'un des mises en cause
04:14fait actuellement l'objet d'un contrôle judiciaire
04:17par une juge d'instruction de Paris
04:19à la suite de faits de violences aggravées
04:22en raison de la race, l'ethnie ou la religion.
04:25Ces sept personnes sont âgées de 20 à 26 ans,
04:28sont pour l'essentiel des étudiants,
04:31des employés dans le privé,
04:33un et sans emploi,
04:34et un, comme vous le savez, assistant parlementaire.
04:37Certains appartiennent à des associations
04:39et trois déclarent avoir fait partie
04:42ou être proche de la mouvance d'ultra-gauche.
04:47Le parquet a requis le placement en détention provisoire
04:52de ces sept personnes,
04:54en raison notamment, pas uniquement,
04:56mais notamment, du grave trouble à l'ordre public,
04:59des risques de concertation frauduleuse,
05:01du risque de déperdition des preuves,
05:03et afin de les maintenir à disposition de la justice.
05:08Voilà, je vous remercie,
05:09je peux répondre à quelques questions,
05:11dans la mesure où la loi me le permet,
05:13puisque vous savez que l'article 11
05:16préserve le secret de l'instruction.
05:19Est-ce que vous pouvez vous expliquer
05:21combien de ces personnes, actuellement,
05:24dans votre palais,
05:24ont été recongées d'une fiche S, précisément ?
05:27Une question que vous avez entendue,
05:29combien de personnes ont une fiche S ?
05:30Je repose la question,
05:31parce qu'on m'a fait la remarque,
05:32on n'entend pas,
05:33on entend que mes réponses,
05:34ce n'est pas les questions.
05:35Donc, vous me demandez
05:36combien font son fichier S ?
05:38Ce n'est pas une information que j'ai.
05:44Combien de personnes ont reconnu ?
05:52C'est le sens de la question de mon confrère, manifestement.
05:55Non, je ne peux pas vous rentrer dans...
05:56Vous me demandez
05:57combien de personnes ont reconnu
05:58avoir porté des couches,
05:58je ne peux pas rentrer dans des détails aussi précis,
06:00certains d'entre eux ont reconnu.
06:02Je vous ai dit aussi que...
06:04Il y en a au moins deux
06:05qui refusent de s'expliquer.
06:06Moi, j'aimerais qu'il revienne,
06:08qu'il y ait une question
06:08sur l'opposition entre bandes rivales,
06:11parce que c'est une réécriture.
06:15Oui, il n'y a plus qu'un seul assistant parlementaire.
06:21J'ai une question trop précise,
06:23je ne peux pas vous répondre là-dessus,
06:24vous verrez avec son avocat.
06:26L'autre assistant parlementaire
06:27était ce qu'on appelle un logeur.
06:32Pour l'instant,
06:32on ne s'est occupé que des faits
06:34qui ont entraîné la mort,
06:36et ceux d'avant.
06:37Mais de toute façon,
06:37les juges d'instruction sont saisis
06:38de l'ensemble des faits.
06:39Et donc,
06:41la formation va être assez longue.
06:43Que savez-vous de la dynamique
06:45de l'affrontement entre les deux groupes,
06:47entre la gauche et la droite,
06:48dans les minutes qui précèdent
06:51précisément le lynchage de Quentin Durand ?
06:53Comment résumer un peu la situation ?
06:55Non, mais je ne peux pas vous résumer
06:56les faits aujourd'hui,
06:56ce n'est pas possible.
06:57Donc, je vous ai dit lundi,
06:59les faits tels qu'ils nous apparaissaient.
07:01Là, je ne peux pas rentrer
07:02dans des détails de cet ordre.
07:03De toute façon,
07:04si on ouvre une information judiciaire,
07:05c'est justement pour comprendre
07:06tout ce qui s'est passé
07:08bien avant,
07:09avant,
07:09pendant,
07:10et même après.
07:12Est-ce que vous avez
07:12répondu d'autres interpellations
07:14dans cette affaire ?
07:16Je ne sais pas que j'attends
07:17d'autres interpellations,
07:18mais je vous ai dit tout à l'heure
07:19qu'on n'avait pas identifié
07:20l'ensemble des personnes
07:23présentes,
07:23et même l'ensemble des personnes
07:24ayant porté des coups
07:25à Quentin-du-Roc.
07:26L'avocat des participants
07:27parle d'un guet-apant.
07:29Eux,
07:29on parle plutôt
07:30de vrai poste d'affrontement ?
07:31Non, mais ça,
07:32ce ne sont pas des termes juridiques.
07:35Ils sont mis en examen
07:36des chefs que je vous ai indiqués.
07:38Donc, on ne parle pas
07:38de guet-apant,
07:39ou je ne sais plus
07:40quel est l'autre terme
07:41que vous avez employé.
07:42Le terme de l'avocat des participants ?
07:43Oui, mais non,
07:44ils sont mis en examen
07:45d'homicide volontaire.
07:46Bon.
07:47Enfin, ils seront mis en examen
07:49d'homicide volontaire.
07:50Est-ce que vous êtes armés ?
07:52Certains d'entre eux
07:53étaient armés,
07:53puisqu'il y a trois circonstances
07:54aggravantes,
07:55dont une pour le port d'armes.
07:57Quelle est la nature
07:58des armes par destination ?
08:00C'est un détail trop précis,
08:03je ne peux pas vous le donner.
08:04Et il n'y reste d'ailleurs,
08:05ceci ?
08:07C'est aussi un détail trop précis
08:09que je ne peux pas vous donner.
08:10Je suis désolé,
08:10mais vous savez que l'article 11
08:11du Code de précieuse pénale
08:12m'interdit de répondre
08:13à un certain nombre de questions.
08:14Je ne peux vous donner
08:15que des éléments factuels.
08:17Ce procureur est formidable.
08:19Un seul à la fois,
08:20s'il vous plaît.
08:21Écoutons-le.
08:22Mais ce procureur est précis,
08:23direct, concis.
08:27Je vous ai indiqué
08:28qu'il y avait sept personnes
08:29déférées.
08:30Sur les faits de violence
08:31qui sont revenus,
08:32est-ce qu'il s'agit seulement
08:33des faits de violence
08:33sur la dernière scène,
08:35ce qu'on appelle le lynchage,
08:36ou il y a aussi des faits de violence
08:38revenus de la précédente scène
08:39de l'ARIS ?
08:41Pour l'instant,
08:42c'est à l'encontre
08:44des sept personnes
08:45qui sont présentées.
08:46Ça ne vise que les faits
08:47commis sur Quentin
08:49et autour de lui.
08:50Mais les juges d'instruction
08:51sont saisis
08:52de l'ensemble des faits.
08:54Il y a un risque de fuite
08:55des personnes
08:56qui ne sont pas encore
08:57interpellées ?
08:57Je suis désolé,
08:59je ne vous ai pas entendu.
08:59Il y a un risque de fuite
09:01des gens
09:02qui ont fait des peaux
09:03en aucun point de vue ?
09:04En risque de fuite,
09:05non, je ne sais pas,
09:05mais en tout état de cause,
09:07ça fait partie des raisons
09:08pour lesquelles le parquet
09:09demande la mise en détention
09:10provisoire des sept prévenus.
09:12C'est pour garantir
09:12leur représentation.
09:13Je pense qu'on a écouté
09:14l'essentiel.
09:15Je pense qu'il y a
09:16une dernière question.
09:17Ça tombe bien,
09:18si j'ose dire.
09:18On va identifier précisément
09:20les couches
09:21qui vont peut-être
09:22les personnes
09:22qui vont essayer.
09:25J'avoue que je ne comprends
09:26pas complètement
09:27votre question.
09:28L'identification
09:28des personnes.
09:30Mais c'est des techniques
09:30de police,
09:31je ne peux pas vous les donner.
09:32Je vous ai dit tout à l'heure.
09:34Je pense qu'on a compris.
09:36On va revenir.
09:37Je remercie Fabrice Laffitte.
09:38J'espère que vous avez
09:40quand même bien saisi
09:41les questions,
09:42même si Fabrice
09:43levé au maximum
09:45le sont dans ces cas-là.
09:46Mais c'est le direct,
09:48c'est de l'information,
09:49c'est extrêmement important.
09:50Bon,
09:51sept personnes
09:52seront sans doute
09:52ce soir en prison,
09:54notamment Jacques Méli.
09:56Favreau.
09:56Puisqu'il a dit
09:57que les sept
09:58qui avaient frappé
09:59Quentin
10:00étaient mis
10:01en examen
10:02pour homicide volontaire,
10:03donc pour meurtre.
10:04Et donc évidemment
10:04parmi eux,
10:05Jacques-Éli Favreau,
10:06assistant parlementaire
10:07de Raphaël Arnaud,
10:09qui dormira
10:09très probablement
10:10ce soir
10:10en prison
10:11et qui a reconnu
10:14les coups.
10:15Jacques-Éli Favreau
10:15fait partie de ceux
10:16qui ont reconnu
10:16les coups.
10:16qui n'étaient pas mortels.
10:17D'où la dernière question
10:19de la journaliste
10:20qui dit,
10:21d'ailleurs c'est une
10:22des questions lunaires,
10:23est-ce que vous avez
10:24reconnu,
10:25vous avez entendu
10:25la dernière question,
10:26est-ce que vous avez
10:26réussi à déterminer
10:28qui avait porté
10:29les coups mortels ?
10:30Mais personne ne peut savoir.
10:31Vous savez que ce matin
10:32on était avec
10:33Pascal-Pierre Garbarini
10:34et on était également
10:35avec Georges Fedeck
10:36et on a appris
10:36quelque chose,
10:37c'est que ces sept
10:38personnes risquent
10:3930 ans,
10:41toutes les sept.
10:41Perpétuité.
10:43Pourquoi ?
10:43Parce qu'on ne sait pas
10:44le coup mortel.
10:45Est-ce que vous savez
10:46vous si c'est le dernier ?
10:47Je suis d'accord avec vous.
10:48C'est ce que nous disait
10:49Pascal-Pierre Garbarini.
10:50Donc dans ces cas-là,
10:51les sept
10:53seront jugés
10:54de la même manière.
10:55Ça s'appelle la coaction.
10:56Voilà.
10:57C'est-à-dire qu'on ne peut
10:58pas déterminer précisément
10:59quel est le coup
11:00qui a été mortel.
11:01Tous ceux qui ont frappé
11:02sont des co-auteurs.
11:04C'est la coaction
11:05et on court tous
11:06la même peine.
11:07Donc c'est absolument...
11:08En fait,
11:08ces jeunes gens
11:09qui ont entre 20 et 26 ans
11:11leur vie est terminée.
11:13Si leur vie est terminée,
11:15ils ont tué.
11:16Vous avez raison.
11:17Vous n'en savez rien
11:18parce que vous avez vu
11:19que ce qu'a dit le procureur
11:20déjà,
11:20il y a ceux qui refusent
11:21de s'expliquer,
11:22il y en a deux,
11:23et tous contestent
11:24l'intention homicide.
11:25Vous allez voir que le débat
11:26va vite arriver sur
11:27oui, on l'a frappé
11:28mais on ne voulait pas tuer.
11:29Donc ce sont des coups volontaires
11:30ayant entraîné la mort
11:31sans intention de la mort.
11:32Vous allez voir,
11:33le débat va s'installer.
11:34C'est bon entendu,
11:34mais dans ces cas-là,
11:36les images parlent d'elles-mêmes.
11:37C'est-à-dire que si tu ne veux pas
11:38donner la mort,
11:39mais quand tu joues...
11:40Quand tu frappes à la tête.
11:41Quand tu frappes à la tête.
11:42En plus, il y a,
11:43pour la jeune garde,
11:44je crois qu'il y a des vidéos
11:44où on montre,
11:46je crois que le terme
11:47a été donné,
11:47je ne sais pas si c'est ici
11:48ou sur un plateau de CNews,
11:50il y a pénalty dedans.
11:52Il s'appelle ça
11:52une salade de pénalty.
11:53C'est vous qui disiez ça.
11:54C'était Olivier Vial,
11:55mais je connaissais ce terme,
11:55c'est une salade de pénalty.
11:56C'est-à-dire que la jeune garde
11:57a l'habitude de filmer
11:58ses exactions.
11:59D'ailleurs, ils ont filmé
12:00ce qu'ils ont fait à Quentin.
12:01Ils ne l'ont pas diffusé
12:02puisqu'ils l'ont tué.
12:03Mais s'ils ne l'avaient pas tué,
12:04ils l'auraient diffusé
12:04comme ils le font
12:05à chaque lynchage.
12:06Et la salade de pénalty,
12:07le ballon, vous avez compris,
12:08c'était la tête de Quentin.
12:10Bien sûr.
12:11À mon avis, ça va...
12:12Pardon.
12:13Pardon, Georges.
12:13Je vous en prie,
12:14Elisabeth Asseillag.
12:15Peut-être qu'ils vont s'attacher
12:16aussi pour les juges d'instruction
12:19sur leur passé.
12:20Parce que là,
12:20il y a des langues
12:21qui sont en train de se délier,
12:22notamment sur le profil
12:29déjà connus sur les campus.
12:30Peut-être qu'ils vont aussi
12:31fouiller de ce côté-là.
12:32Allez, la pause.
12:33Et puis, on va rappeler,
12:33pourquoi pas,
12:34parce qu'il était avec nous hier,
12:36M. Collard, Gilbert Collard,
12:38qui nous donnera son avis.
12:40C'est toujours bien
12:40d'avoir un ou deux avis judiciaires.
12:43On l'a évidemment
12:43avec notre ami Georges Fenech.
12:45Et puis, on l'a également
12:46avec côté avocat,
12:47avocat pénaliste.
12:5017h14, je disais effectivement
12:52qu'ils ont tué.
12:54Ces jeunes gens ont tué.
12:56La responsabilité est grande.
12:58Ils ont donné des coups.
12:59Certains ont reconnu
13:00d'avoir donné des coups.
13:01À partir du moment
13:02où tu donnes des coups,
13:03en plus, c'est un homme
13:05qui est à terre.
13:06Donc, ce qu'ils ont fait
13:09est abominable.
13:10Et en plus, déshonorant.
13:11Ça mélange le barbarie
13:13et de lâcheté.
13:13Bien sûr.
13:14Et ces jeunes gens
13:17encourrent 30 ans
13:19de prison ferme.
13:20Et je pense que personne
13:21ne le regrettera.
13:23Au vu de la barbarie,
13:24de la sauvagerie
13:25de ces images.
13:26À tout de suite.
13:27Pascal, prouvez-vous
13:2816h-18h sur Europe 1
13:29pour réagir.
13:30Donnez votre avis.
13:31Le standard d'Europe 1
13:32est ouvert.
13:340182-3921.
13:36Je répète,
13:36le temps que vous ayez bien
13:37le temps de le noter.
13:400182-3921.
13:41C'est un appel
13:42non surtaxé.
13:42Europe 1.
13:43Pascal Prô et vous.
13:45Il est 17h18.
13:46Vous êtes sur Europe 1.
13:47Nous sommes avec Elisabeth Assaillac,
13:49Georges Fenech,
13:49Eliott Deval,
13:50Gauthier-Devrette,
13:50Olivier Guenet.
13:51On vient d'entendre
13:52le procureur de Lyon.
13:53C'est l'info importante du jour.
13:567 personnes sont...
13:58ou seront mises en examen
13:59pour meurtre.
14:00Ces 7 personnes seront entendues
14:02dans quelques minutes
14:03par un juge d'instruction.
14:05Elles seront sans doute
14:06en prison ce soir.
14:08En tout cas,
14:09elles seront entendues avant
14:11parce que c'est la procédure
14:12par un juge d'instruction.
14:14Il y a 3 juges d'instruction
14:15compte tenu de la complexité
14:18de l'affaire.
14:18Donc il y a une co-saisine,
14:20c'est possible,
14:20de 3 juges
14:21qui vont instruire ensemble
14:22l'affaire.
14:23Donc ils vont les auditionner,
14:24leur notifier les charges.
14:26Les uns après les autres ?
14:27Non, les 3 juges ensemble
14:28qui vont auditionner.
14:30Qui vont auditionner
14:30les uns après les autres.
14:31Oui, chacun avec leur avocat,
14:33etc.
14:33Donc ça va durer très longtemps.
14:35Notification de la mise en examen
14:36et ensuite,
14:37défermant devant le juge
14:39la liberté et la détention
14:40qui lui statuera
14:41sur la détention
14:42ou la remise en liberté.
14:44Et là, ce sont des débats
14:45contradictoires à huis clos
14:46en présence du procureur,
14:47de l'avocat,
14:48ce sont des audiences de cabinet.
14:49Mais là, la garde à vue...
14:50Donc là, il y en a jusqu'à
14:512h du matin.
14:51Et la garde à vue est levée ?
14:53La garde à vue est levée
14:54à partir du moment
14:54où on le présente devant le juge, oui.
14:56D'accord.
14:56Donc,
14:58ces mises...
14:59Là, ils ne sont pas encore
15:00mis en examen ?
15:01Non, ils sont prévenus...
15:03Ils sont mis à disposition
15:05du juge d'instruction
15:05dans un local
15:07enfermé du palais de justice.
15:08D'accord.
15:08Ils ne sont pas encore
15:09des prévenus ?
15:09Ce ne sont pas encore
15:10des prévenus ?
15:10Non, les prévenus,
15:11c'est devant le tribunal.
15:12D'accord.
15:12Ils vont être mis en examen.
15:14D'accord.
15:14Et vous dites
15:16que ces 3 juges d'instruction
15:17vont les écouter ?
15:18Vont les auditionner.
15:19Vont les auditionner.
15:20Les interroger, même.
15:21Mais s'il y a cette personne...
15:24Comment voulez-vous
15:24que le juge des libertés
15:27décide de cette nuit ?
15:27Ça peut être demain matin ?
15:28Ah non, il faut qu'il le fasse
15:29dans la foulée.
15:30Tout ça, c'est dans la foulée.
15:31Ah oui, ça, c'est dans la foulée.
15:32Ça, c'est la règle.
15:33Ah, c'est la règle, oui.
15:33Écoutez, je crois qu'on est
15:34avec un monsieur Collard.
15:36Gilbert Collard,
15:36que vous connaissez
15:37et qui va pouvoir commenter
15:38et peut-être analyser.
15:39Bonjour, Gilbert Collard.
15:40C'est vrai que je pose souvent
15:41des questions assez précises
15:42un peu de cuisine judiciaire
15:44parce que je pense à l'auditeur
15:45parce que je suis étonné
15:47que tout ça se fasse dans la...
15:50Comment dire ?
15:51Dans la continuité,
15:54comme le dit Georges Fenech.
15:56Quel est votre avis d'abord
15:57sur ce qu'a dit le procureur
15:58que j'ai trouvé,
15:59qui m'avait fait une très bonne impression
16:01l'autre jour,
16:01et que j'ai trouvé précis, clair, concis,
16:05pas de langue de bois
16:06et j'ai trouvé assez intéressant
16:07la manière qu'il a eu de communiquer ?
16:09Ah oui, moi aussi,
16:11je le trouve très intéressant.
16:12Et il y a une phrase
16:15qu'il a employée
16:17qui me dit beaucoup de choses.
16:21Je crois que c'était sur une question.
16:23Il a répondu que l'enquête
16:26allait continuer
16:27pour savoir ce qui s'est passé
16:29avant,
16:32pendant
16:33et après.
16:36Alors je ne sais
16:37si vous avez entendu cette phrase
16:40et si vous l'avez retenue,
16:42mais s'il dit
16:43que l'enquête va porter
16:45maintenant
16:46sur ce qui s'est passé
16:48avant,
16:49c'est forcément,
16:50excusez-moi d'austruisme,
16:51qu'il y a un avant
16:53les faits.
16:55Oui, et puis ça fait
16:56le pont avec
16:57toutes les discussions
16:58que nous avons eues
16:58depuis trois jours.
16:59Et voilà,
17:00et surtout,
17:01et surtout,
17:02et surtout,
17:03et là,
17:04à mon avis,
17:04les écoutes téléphoniques
17:06dont on a souvent parlé
17:08vont permettre
17:09de travailler
17:10et après,
17:11et après,
17:12et après.
17:14Alors,
17:14c'est maintenant
17:15le travail,
17:16bien sûr,
17:17des juges d'instruction
17:18qui vont travailler
17:19sur ce qui s'est passé
17:21avant,
17:22en avant,
17:22et après.
17:24Je veux dire que
17:24ces trois mots,
17:25ces trois mots,
17:27ont pour moi
17:28un sens judiciaire
17:30et policier
17:32très important,
17:33très important,
17:34parce qu'on a affaire
17:35à un procureur
17:36qui est un économe
17:38des mots,
17:39ça c'est le moindre,
17:40c'est vraiment...
17:42Mais c'est agréable,
17:43je trouve, d'ailleurs.
17:44Oui, c'est très agréable,
17:46absolument,
17:46très agréable.
17:47C'est agréable
17:47parce qu'il ne fait pas
17:48des phrases.
17:50Non, non,
17:50il n'y a pas de churiture,
17:52c'est chirurgical.
17:53Mais aujourd'hui,
17:54maintenant,
17:55il est en dehors
17:55du dossier,
17:56maintenant,
17:56ce procureur ?
17:57Ah oui,
17:57c'est terminé maintenant,
17:59il n'intervient plus ?
18:00Si, il peut prendre
18:01des requisions
18:01pour la procédure.
18:03Oui, oui.
18:04C'est-à-dire que
18:05quand vous dites...
18:05Il peut prendre
18:06des réquisitions,
18:07par exemple,
18:07il demande un acte,
18:08une confrontation,
18:09une perquisition,
18:10le procureur a accès
18:11en permanence au dossier,
18:13il n'a plus aucun
18:13pouvoir de décision,
18:15mais il peut prendre
18:15des réquisitions
18:16auprès du juge
18:16qui doit répondre
18:17aux réquisitions
18:18du procureur.
18:18Mais est-ce qu'il a
18:19un rôle,
18:20le procureur,
18:21j'ai envie de dire,
18:22de superviseur de l'enquête,
18:24Gilbert Collard ?
18:24Est-ce que je peux
18:25le dire comme ça ?
18:25Il peut...
18:26Bon,
18:28d'abord,
18:29il peut faire appel
18:29s'il n'y avait pas
18:30une mise en détention
18:32telle qu'il le demande,
18:34ça c'est un de ses pouvoirs,
18:35et ensuite,
18:36il a toujours le moyen,
18:37par voie de réquisition,
18:38de donner des orientations
18:40à l'enquête.
18:41C'est une...
18:42Comme on dit
18:43dans les facs de droit,
18:44c'est une partie
18:45au procès.
18:46Donc,
18:46il peut demander des actes,
18:48il peut intervenir,
18:49comme du reste,
18:49les avocats de la défense,
18:51ce qui n'était pas le cas
18:51il y a quelques années,
18:53peuvent maintenant le faire.
18:54Donc,
18:54il a un rôle,
18:55effectivement,
18:56à jouer,
18:56oui, bien sûr.
18:57Question d'Elliott Deval,
18:58Gilbert Collard.
18:59Maître,
18:59bonjour.
19:00Cette phrase du procureur
19:02vous a marquée
19:02avant,
19:03pendant,
19:03après,
19:03et vous avez évoqué
19:05la piste des écoutes téléphoniques.
19:08Donc,
19:09vous imaginez,
19:11par exemple,
19:11après cet acte
19:12barbare et lâche,
19:14des relations téléphoniques,
19:17des contacts téléphoniques,
19:18des discussions
19:18qui pourraient aiguiller
19:19les enquêteurs,
19:21post-drames,
19:23entre les auteurs
19:24et peut-être
19:25d'autres individus,
19:27peut-être des membres
19:27de la jeune garde
19:28ou un peu plus haut.
19:30Oui,
19:30le procureur a parlé aussi
19:32de l'extrême gauche.
19:34Il n'a pas eu peur
19:36de lâcher le mot.
19:38Ultra gauche.
19:39Il l'a dit.
19:40Il est ultra gauche,
19:41c'est ça.
19:41Il a dit ultra gauche,
19:42effectivement.
19:43Il a dit ultra gauche,
19:44voilà.
19:45Il n'a pas eu peur
19:45d'employer le terme.
19:47Et si cet homme
19:49qui est très économe
19:50des mots
19:52parle de l'enquête
19:53d'après,
19:55d'après,
19:56c'est que
19:58une fois
19:59l'information
20:00ouverte,
20:01une fois
20:01certaines personnes
20:02interpellées peut-être,
20:03ou avant même
20:04qu'elles le fussent
20:05interpellées,
20:06il s'est produit
20:06des choses
20:07qu'on appellera
20:08l'après.
20:08C'est pour ça
20:09que je vous pose la question.
20:10Évidemment,
20:10c'est par le truchement
20:11des écoutes téléphoniques
20:12qu'on aura des éléments.
20:14C'est pour ça que...
20:14Ou par des déclarations
20:15qui ont été faites.
20:17Maître,
20:17c'est pour ça
20:18que je vous ai posé la question.
20:19J'ai l'impression
20:19que ce n'est pas tant
20:20l'avant ou alors...
20:21L'avant est important
20:22parce que c'est de savoir
20:23s'il y a une préméditation.
20:24Le pendant,
20:25on a les séquences
20:26qui vont être analysées.
20:27Mais l'après,
20:29c'est ce qui vous marque
20:30le plus,
20:31j'ai l'impression.
20:32C'est ce qui sera déterminant.
20:34Et ce n'est pas
20:35une question de jour.
20:35Là,
20:35c'est une question de semaine,
20:37de mois,
20:37j'imagine, non ?
20:38Ça peut aller vite.
20:40Ça peut aller vite.
20:41Comme ça peut également
20:42prendre du temps.
20:44Là,
20:44on est malheureusement
20:45dans le dossier.
20:45donc on n'a pas
20:46les éléments
20:47qui nous permettraient
20:48d'être efficacement
20:51capables
20:51de se prononcer.
20:53Mais ça peut prendre
20:54du temps
20:54comme ça peut aller vite.
20:55Et s'il y a
20:57des éléments
20:58d'information
20:59qui permettent
21:00de reconstruire
21:00l'après,
21:01ça peut aller très vite.
21:03Il est 17h26 bientôt.
21:04J'entends,
21:06j'entends,
21:06j'entends.
21:06Nous aussi,
21:07on essaye de parler court
21:08parce qu'il est 17h26.
21:09On va marquer une pause.
21:10Gilbert Collard,
21:11vous restez avec nous
21:12parce que
21:14sur ces sept personnes,
21:15j'avais envie
21:16de connaître
21:17votre expertise
21:19par rapport
21:19aux coûts
21:19qui ont été donnés
21:20et l'expérience
21:21que vous avez
21:22dans ces cas-là
21:22comment ça se traduit
21:23devant un tribunal.
21:25Ensuite,
21:26on parle de coaction
21:27si j'ai bien compris.
21:28Donc celui qui a donné
21:29le premier coup
21:29ou le deuxième coup
21:30il est jugé de la même manière
21:31parce qu'on ne sait pas
21:31quel est le dernier coup mortel.
21:34Ils encourtent
21:35une peine de 30 ans
21:36et j'avais envie
21:37un pronostic,
21:38ce n'est pas le mot
21:38qui convient
21:38mais en tout cas
21:39une expertise
21:40telle que vous voyez
21:41les choses
21:41par rapport évidemment
21:42aux éléments
21:42que nous avons.
21:44Il est 17h26.
21:45s'il s'en marque une pause
21:47nous serons
21:48avec Émilie Dès
21:48dans une seconde
21:49et Gilbert Collard
21:50reste avec nous.
21:51Europe 1
21:5316h18, Pascal Praud et vous.
21:55Elisabeth Asseillac,
21:56Georges Fenec,
21:57Eliane Deval,
21:57Gauthier Lebrêtre,
21:58Olivier Guenek
21:58et nous sommes en direct
21:59avec Gilbert Collard
22:01qui va intervenir
22:01dans une seconde.
22:02Si vous n'étiez pas présent
22:03à 17h
22:04lorsque le procureur de Lyon
22:06s'est exprimé
22:07sur les sept mises en examen
22:09pour homicide
22:12volontaire,
22:12écoutez ce que disait
22:13le procureur de Lyon,
22:14M. Dran.
22:15Une information judiciaire
22:17criminelle devant
22:18les juges d'instruction
22:19et à requérir la mise
22:21en examen du chef
22:21d'homicide volontaire
22:22sur Quentin de Ranck
22:23pour les sept personnes
22:25présentées.
22:26Ces sept personnes
22:26sont âgées de 20 à 26 ans,
22:28sont pour l'essentiel
22:30des étudiants,
22:31des employés dans le privé,
22:33un et sans emploi
22:33et un,
22:34comme vous le savez,
22:35assistant parlementaire.
22:36Certains appartiennent
22:37à des associations
22:38et trois déclarent
22:40avoir fait partie
22:41ou être proche
22:43de la mouvance
22:44d'ultra-gauche.
22:45Le parquet a requis
22:47le placement
22:48en détention provisoire
22:49de ces sept personnes
22:50en raison notamment,
22:52pas uniquement,
22:53mais notamment,
22:54du grave trouble
22:55à l'ordre public,
22:56des risques
22:56de concertation frauduleuse,
22:58du risque
22:59de déperdition
23:00des preuves
23:00et afin de les maintenir
23:02à disposition
23:03de la justice.
23:06Le procureur Dran
23:08qui s'exprimait donc
23:09à 17h.
23:10On en est avec Gilbert Collard
23:11mais notre ami
23:13Georges Fenech
23:14voulait préciser
23:15quelque chose
23:15qui nous paraît
23:16très important.
23:17C'est cette phrase
23:17qu'a dite le procureur
23:19avant,
23:20pendant et après.
23:21Il va faire son enquête
23:22avant,
23:22pendant et après.
23:23Et le avant,
23:25notamment Georges Fenech,
23:26vous vouliez
23:27expliquer ce avant.
23:28Vous avez un assistant
23:30parlementaire
23:30contre lequel est requis
23:32un mandat de dépôt
23:33dans une affaire criminelle.
23:35Cet assistant parlementaire
23:36travaille soit à Paris,
23:38soit dans la circonscription
23:40de son député,
23:41c'est-à-dire le Vaucluse.
23:43Que faisait-il à Lyon ?
23:45Très bonne question.
23:46la question
23:46que vont se poser les juges
23:47c'est qui vous a demandé
23:48d'être à Lyon
23:49pour assurer la sécurité
23:51de la conférence
23:51de Rima Hassan ?
23:52Quelles étaient vos instructions ?
23:54Est-ce que votre député
23:55vous a demandé de le faire ?
23:56Elle va bien lui poser la question.
23:58Et là,
23:58ça peut tout changer.
23:59Et la question a sans doute
24:00été déjà posée en garde à vue.
24:01Ah mais ça,
24:02le procureur ne vous le dira pas.
24:03Il a simplement dit
24:04il va falloir que les juges
24:06recherchent ce qui s'est passé avant,
24:07c'est-à-dire vérifient
24:08peut-être toutes les auditions
24:10qui ont été relevées.
24:11C'est ça le plus important,
24:12c'est est-ce qu'il y a
24:13effectivement une implication
24:14à quelque niveau que ce soit
24:15du député.
24:16parce que dans une...
24:18Et là, ça devient de la complicité,
24:19attention.
24:19Et en matière criminelle,
24:21vous nous avez dit
24:22pendant la publicité,
24:23Georges,
24:23que l'immunité parlementaire
24:25était levée.
24:26En matière de crimes flagrants,
24:28oui, il n'y a pas d'immunité.
24:29Gilbert Collard,
24:30pour prolonger
24:31ce que dit Georges Fedeck,
24:32peut-être.
24:33Oui.
24:34Oui.
24:34L'avant et l'après
24:36se tiennent.
24:37Il est clair que
24:39si l'assistant parlementaire
24:43était à Lyon
24:45sur instruction
24:47et avec les moyens
24:48de son député,
24:49on a une complicité,
24:51mais qui se continue,
24:52à mon avis, après.
24:53Parce qu'il y a forcément eu
24:55à ce moment-là
24:56une relation nouvelle établie
24:58entre le mis en cause
25:00et les responsables,
25:04on va dire le député principalement.
25:05Donc, c'est une affaire
25:07qui va continuer forcément
25:09à évoluer.
25:10Sinon, le procureur
25:11n'aurait pas utilisé
25:13cette temporalité criminelle
25:14qui est significative
25:16de l'avant,
25:17du pendant et de l'après.
25:18Autre question.
25:18Autre question.
25:19Je vous disais tout à l'heure,
25:20comment vous voyez
25:21ce dossier aujourd'hui
25:22si on peut prendre
25:23un petit peu de recul ?
25:24Vous voyez cette personne
25:25mise en examen,
25:26vous voyez un homme qui est mort,
25:27vous avez l'habitude
25:28de ce qui se passe
25:29généralement au tribunal.
25:30Peut-être avez-vous
25:31eu à défendre
25:33des personnes
25:34qui étaient dans
25:35cette situation.
25:37Quel est votre sentiment
25:38sur ces sept personnes ?
25:40C'est difficile
25:41dans la mesure
25:42où on n'a pas accès
25:43à la totalité.
25:44Non, mais on voit
25:44les images.
25:45Les images sont claires
25:46quand même.
25:46Les images,
25:47on voit sept personnes
25:47qui s'acharment
25:48sur une autre.
25:50Non, mais il y a aussi
25:51un fait qui est quand même
25:52très intéressant,
25:53c'est que deux
25:54des mis en cause
25:55refusent de parler.
25:58Et comment vous interprétez ça ?
26:00Ah, c'est qu'à mon avis,
26:02ils ont peur de parler.
26:04Voilà.
26:06Alors, là,
26:06on ne peut pas en savoir plus
26:07parce qu'on n'a pas accès
26:08à l'enquête.
26:09Est-ce qu'ils ont accepté
26:10de parler devant le juge ?
26:13Je ne suis pas à leur place.
26:15Mais s'ils n'acceptent pas
26:16de parler,
26:18ce fameux droit au silence,
26:20c'est bien qu'ils craignent
26:22de provoquer par leur parole
26:25une implication
26:26qui peut-être avoir
26:27des conséquences.
26:28C'est une hypothèse,
26:28mais s'ils nient tout simplement
26:30s'ils préfèrent...
26:32Nier,
26:34c'est pas refuser de parler.
26:36Oui.
26:37Nier, c'est pas refuser de parler.
26:39Mais est-ce que
26:40ces sept personnes,
26:42quoi, ces deux personnes
26:43plus exactement,
26:43est-ce qu'elles ont été
26:45identifiées
26:45ou est-ce qu'il y a un doute
26:46de leur présence
26:48sur le site ?
26:49Donc c'est ça qu'on ne sait pas
26:51et forcément...
26:51D'après ce que...
26:52Si on écoute le procureur,
26:54il semble bien qu'on a affaire
26:55à une globalité.
26:57Là, les sept, à votre avis,
26:59ont été identifiés...
27:01Oui, oui, oui.
27:03Oui, mais il n'y a pas de doute
27:04sur l'identification des sept.
27:05Ils sont co-auteurs.
27:06Ils sont considérés
27:07comme co-auteurs.
27:09Ils sont considérés
27:09comme co-auteurs
27:10et qu'il y en ait deux
27:11qui refusent de parler.
27:13Moi, je ne sais pas
27:14comment ce genre,
27:15mais c'est rare, quand même.
27:16Un refus obstiné
27:17de parler pendant toute une heure
27:18d'avis.
27:19Je repose ma question
27:20qui me paraît très importante
27:22que je vous ai posée hier.
27:23Qui choisit ces trois juges
27:23d'instruction ?
27:25Ce qui est une question
27:26vraiment importante.
27:27Qui les a choisis ?
27:30Alors, Georges...
27:31Oui, Georges,
27:32je peux répondre.
27:34Normalement,
27:35les juges d'instruction
27:35sont désignés en fonction
27:37d'un tableau de roulement,
27:38c'est-à-dire que
27:39lorsqu'ils sont de permanence
27:40tel jour,
27:41ils héritent de l'affaire.
27:42Mais, dans des affaires
27:43qui sont particulièrement signalées
27:45comme celle-ci,
27:46particulièrement importante,
27:48c'est le président
27:48du tribunal judiciaire
27:50qui désigne spécifiquement
27:51les juges
27:52qui auront à inscrire
27:52cette affaire.
27:53Ah, là, c'est le président
27:54du tribunal judiciaire ?
27:55C'est toujours le président.
27:56Soit il fait un tableau de roulement,
27:58voilà,
27:58mais quand il y a une affaire exceptionnelle,
27:59il y met directement son nez
28:01pour désigner,
28:02d'abord,
28:03décider de la collégialité,
28:04ce qui n'est pas le droit commun.
28:05Normalement,
28:05c'est un seul juge.
28:06Mais ça, c'est normal
28:07qu'il y en ait trois
28:07ou c'est habitué ?
28:08Ils ont préféré
28:09dans cette affaire
28:10parce qu'elle va avoir
28:11des conséquences politiques majeures.
28:13Je crois qu'on ne le maîtrise pas.
28:14Trois personnes,
28:14je suis d'accord avec vous,
28:15mais là...
28:16Dans les affaires financières,
28:17par exemple, à Paris,
28:18on se souvient,
28:19Eh bien, joli,
28:19Van Ruymey,
28:20qui travaillent ensemble,
28:21en co-saisine.
28:22Dès lors qu'il y a une affaire
28:23qui va nécessiter
28:24de multiples investigations,
28:26parce qu'il y a d'autres personnes
28:26à interpeller,
28:27il y aura d'autres expertises.
28:29C'est pour ça qu'il y en a trois.
28:29Il n'y a pas une raison politique,
28:31Gilbert Collard.
28:32Moi, j'aime bien essayer
28:32de décrypter
28:33est-ce qu'il y a
28:35un élément politique,
28:36par exemple,
28:37mais au sens large,
28:37pas politique,
28:38politicienne,
28:39qui fait qu'on met trois personnes
28:40pour des raisons
28:41peut-être que...
28:42Moi, j'ai le sentiment
28:46que la collégialité,
28:48c'est un moyen aussi
28:49de permettre aux juges
28:50d'y aller, quoi,
28:52sans mettre en cause
28:54leur personnalité individuellement.
28:56Ça a été créé, du reste,
28:57pour mettre à l'abri
28:58les magistrats
29:00dans leur action.
29:01C'est un moyen, vraiment,
29:02de leur permettre de foncer.
29:04Ils sont droits.
29:05Donc, on ne peut pas forcément
29:06focaliser sur l'un ou sur l'autre
29:09politiquement, individuellement,
29:10domicilement, etc., quoi.
29:13C'est en général un signe
29:15que l'enquête peut être forte.
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