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[#Journal] Le 12H30 du 19 Février 2026

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00:09Bonjour à toutes et à tous, c'est un plaisir de vous retrouver sur JMT TV pour le journal de
00:13la mi-journée.
00:15Un mot de justice en ouverture de cette édition.
00:17À l'heure où les interprétations fuient sur la toile par des profanes et même des adeptes des sciences juridiques,
00:22il est de bon alloi de recourir aux textes de loi auxquels de bons juristes enfoirent décryptage.
00:28À l'heure où les interprétations fusent sur la toile par des profanes et même des adeptes des sciences juridiques,
00:34il est de bon alloi de recourir aux textes de loi auxquels de bons juristes enfoirent.
00:40Déjà, en droit gabonais, il est judicieux de cerner que l'outrage à magistrat est une infraction pénale
00:45conçue pour sauvegarder l'autorité et l'honneur des juges dans le cadre strict de leur attribution judiciaire.
00:52Cette définition sous-mentionnée est conforme aux articles 157 et suivants du Code pénal gabonais.
00:57À la lecture des dites dispositions, ce délit protège les magistrats contre les injures, diffamations, menaces ou gestes à caractère
01:05outrageant.
01:06Renforcée par la loi numéro 040-2023 portant statut des magistrats, cette protection vise à préserver l'intégrité du système
01:13judiciaire.
01:13Cependant, une analyse approfondie est nécessaire pour encadrer son invocation par le magistrat.
01:20Le magistrat protégé même sur son lit conjugal.
01:23La question précédente est bien sûr une image qui vise à comprendre que la notion d'outrage à magistrat n
01:29'est pas absolue.
01:30Des praticiens du droit ont d'ailleurs prouvé que cette infraction ne peut être invoquée que lorsque l'atteinte survient
01:35dans l'exercice
01:36ou à l'occasion des fonctions judiciaires, voire sur des réseaux sociaux ou propos rapportés.
01:42Aussi, le Conseil d'État et les tribunaux doivent veiller à ce que la répression de l'outrage ne porte
01:46pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression.
01:50Ce garde-fourin possibit son extension à des sphères privées ou politiques sans créer une confusion potentiellement abusive.
01:58Aussi, selon l'article 161 du Code pénal, l'outrage est puni d'un emprisonnement d'un à deux ans
02:03et d'une amende pouvant atteindre 300 000 francs CFA,
02:07mais uniquement s'il est commis dans l'exercice de leur fonction ou à l'occasion de cet exercice.
02:12L'article 160 étant cela aux outrages publics envers les tribunaux, avec des peines allant jusqu'à deux ans de
02:18prison et 300 000 francs d'amende.
02:20La loi numéro 040-2023, dont son article 22, confirme que les dispositions pénales sur les outrages s'appliquent aux
02:28magistrats dans l'exercice de leur fonction.
02:30L'article 23 ajoute une protection contre les menaces ou attaques dans l'exercice ou à l'occasion de l
02:36'exercice de leur fonction.
02:37Cette limitation est cruciale, car hors du cadre judiciaire, un magistrat ne peut se prévaloir de cette qualification spécifique.
02:44Une injure ou une diffamation dans un contexte privé relèverait alors des articles généraux sur l'atteinte à l'honneur,
02:50sans le poids symbolique de l'outrage à l'autorité publique.
02:54Comprendre les limites de l'outrage à magistrats conduit inéluctablement à cerner la quintessence du distinguo avec la critique légitime.
03:00Cette dernière répond de la liberté d'expression qui est d'ailleurs inaliénable tant qu'il n'est pas liberticide.
03:06Or, l'atteinte criminalisée comme l'illustre le caresson du deuxième adjoint au maire de Libreville, Arsène-Edouard Nkougenze,
03:13poursuivie en février 2026 pour outrage à magistrats suite à un incident impliquant un juge en tant que président de
03:19commission électorale, soulève des interrogations.
03:22Tout d'abord, le rôle électoral relève-t-il des fonctions judiciaires ?
03:26La réponse coule de source et fait penser aux praticiens du droit que cette affaire frôle la confusion.
03:32Celle d'une contestation politique muée étrangement en poursuite pénale.
03:36Sa presti.
03:37Or, adouber cette ambiguïté, c'est ouvrir la porte à des abus tous azimuts, sous le prisme d'une liberté
03:43de tout faire et d'être un supracitoyen.
03:45Dans ce schéma, un magistrat impliqué dans des conflits politiques ou privés à caractère sentimentale
03:51pourrait invoquer l'outrage devant ses pairs pour museler des opposants ou son rival.
03:56Ce qui, naturellement, va créer une confusion de genre ordurière.
04:01Imaginez un juge utilisant son statut pour instrumentaliser la justice dans une querelle personnelle.
04:06Divorces, conflits familiaux, sur-endettement ou foncier.
04:10Cela éroderait la confiance publique et rendrait le système judiciaire vulnérable à des manipulations.
04:15Sans jeter l'anathème sur le porteur de la citation directe des observateurs,
04:19a guéri dénonce avec acuité un risque de criminalisation du débat politique.
04:24Évitons une démocratie où l'outrage sert de bouclier à des intérêts partisans,
04:28plutôt qu'à l'autorité judiciaire pure.
04:30A bon entendeur.
04:31Et puis, politique, le chef de l'État, Bousqueté Roulé Gingéma, a reçu en audience
04:35Abdou Abari à l'occasion de la fin officielle de son mandat,
04:38la tête du bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale.
04:41Le point avec Priska Mouroula et Cédric Alika, presse présidentielle.
04:46Après trois années et demie marquées par une intense activité diplomatique au Gabon
04:50et dans la sous-région, Abou Abari a achevé sa mission.
04:55Nommé en août 2022, le diplomate nigérien à la tête de l'UNOCA
04:59aura accompagné une période charnière de l'histoire politique de notre pays,
05:03marquée par la transition institutionnelle et les perspectives d'un nouveau cycle républicain.
05:08A l'occasion de la fin de son mandat, il a été reçu par le chef de l'État presclotaire
05:12Oli Gingéma pour faire le point sur sa mission couvrant la période d'août 2022 à février 2026,
05:20un bilan jugé positif au regard des points abordés.
05:23Je suis venu très sincèrement remercier le président de la République
05:28et à travers lui l'ensemble du peuple gabonais
05:31pour le soutien qui a été apporté au système des Nations Unies
05:35pendant mes trois ans et demi de mandat.
05:39Je suis arrivé au Gabon en août 2022.
05:43J'ai trouvé un Gabon qui était dans un processus politique,
05:47une année préélectorale,
05:48et j'ai eu la chance également de voir depuis le 30 août
05:54comment est en train de se bâtir ce Gabon nouveau.
05:59Grâce à la maturité du peuple gabonais,
06:02grâce au leadership du président Oli Gingéma,
06:06aujourd'hui le Gabon est sorti de la transition politique.
06:09J'ai saisi cette occasion pour très sincèrement encore renouveler mes sentiments de gratitude
06:19au président de la République et l'encourager à poursuivre dans cette dynamique,
06:25cette dynamique de construction d'un Gabon de paix, de stabilité et de prospérité.
06:33Durant son mandat, Abu Abari, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique centrale
06:38et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale,
06:42UNO-Kaura, a oeuvré pour le raffermissement des relations diplomatiques,
06:45au dialogue politique et à l'accompagnement des réformes engagées
06:48qui ont abouti à l'édification de la Ve République.
06:52Son départ intervient dans un contexte stratégique pour le Gabon.
06:56Le pays amorce une nouvelle étape de son évolution institutionnelle porteuse d'espoir
07:01et de défis pour l'avenir démocratique.
07:03Ce dernier a reçu un présent du chef de l'État gabonais en reconnaissance
07:07de son engagement en faveur du retour à l'ordre constitutionnel.
07:11En société, les Gabonais font face depuis ce mardi 16 février à une nouvelle vie,
07:16la suspension des réseaux sociaux.
07:18Qu'est-ce que cela suscite auprès des citoyens ?
07:20Nous leur avons tendu le micro.
07:22Je trouve que c'est ridicule.
07:23Il y a une incompréhension vu que les gens, la majorité,
07:26ne sont pas vraiment convaincus par les motifs qu'ils ont présentés
07:32pour pouvoir suspendre les dix réseaux.
07:35Et nous ne pouvons qu'accepter la décision telle qu'elle est
07:38vu que nous n'avons pas vraiment notre mot à dire dans les choses.
07:41Au niveau de l'économie, il y aura un impact
07:44vu que la majorité des entrepreneurs, en 2026,
07:48pour être à jour, utilisent les médias pour pouvoir partager leurs produits.
07:53comme TikTok, ce sont des plateformes en tout cas qui les aident énormément
07:56et ça va énormément les pénaliser.
07:58Je prends mon cas parce que moi, je ne viens pas à tous les cours.
08:01Je ne viens pas à tous les cours.
08:03Donc la majorité des connaissances que j'acquiers,
08:06c'est via les réseaux sociaux.
08:08Donc bannir les réseaux sociaux pour des propos diffamatoires et tout ça,
08:11on peut censurer les personnes qui ont des propos un peu,
08:18mais pas directement abolir les réseaux sociaux parce qu'il y a plusieurs personnes.
08:23Et hormis l'étude et tout ça, il y a des personnes qui ont leur revenu
08:26via les réseaux sociaux, les commerces et tout ça.
08:29Donc c'est une décision un peu, je vais dire, un peu trop drastique.
08:34Dans la revue de presse de ce jeudi, chez Gabon Review,
08:37sur le plateau de TV5 Monde Info, le 10 juillet février,
08:39Mélodie Samba n'a pas esquivé la polémique de la suspension des plateformes du groupe Meta.
08:44Elle assure qu'elle n'est ni une erreur ni un dérapage,
08:47mais un choix assumé pour forcer l'entreprise américaine à répondre
08:51après plus d'un an et demi d'alerte restée sans effet.
08:55Il a fallu suspendre pour qu'il nous appelle,
08:58tranche la porte-parole adjointe de la présidence.
09:00D'ailleurs, la tempête numérique, l'exécutif revendique un recadrage
09:03au nom de la cohésion sociale, coup de pression légitime ou précédent inquiétant.
09:08C'est l'interrogation du confrère.
09:10Et puis, dans une déclaration faite mercredi soir,
09:13le ministre de la Communication et des médias Germain Biaojo
09:15a exprimé la solidarité du gouvernement avec la haute autorité de la communication
09:20qui a décidé mardi de suspendre immédiatement les réseaux sociaux au Gabon jusqu'à nouvel ordre.
09:25Il a dit, je cite,
09:25« Le gouvernement exprime sa solidarité avec la haute autorité de la communication
09:29dans cette démarche de préservation de l'ordre public, du vivre-ensemble, de paix
09:33et de préservation de l'amour entre les Gabonais. »
09:37En outre, le ministre a également rappelé que la HAC est une autorité administrative indépendante
09:41investie de la mission de veiller à la liberté de la presse,
09:44à la régulation de la communication audiovisuelle, cinématographique, écrite et numérique.
09:49C'est l'information de Gabonectu.
09:52Jetant un coup d'œil à l'actualité étrangère au Sénégal,
09:55écartant l'hypothèse d'un dissès consécutif à des violences policières,
09:58le procureur de la République du Dakar a indiqué, mardi 17 février,
10:01qu'Ave de l'Aïbas était tué en sautant par une fenêtre de sa résidence étudiante
10:05pour échapper à un incendie parti d'une chambre voisine,
10:08une version des faits à laquelle la famille du jeune homme,
10:11comme les représentants des étudiants, ont du mal à souscrire.
10:14Si, selon le procureur, le document en question n'invalide pas la thèse d'une chute,
10:18le collectif des amicales de l'UQA demande lui aussi davantage de preuves.
10:21Dans un communiqué publié mercredi 18, il dénonce par ailleurs une volonté de l'État du Sénégal
10:26de se dégager de toute responsabilité, lit-on chez RFI.
10:30Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
10:31Passons au verbatim qui est de Roméo Ndweb humoriste.
10:35Le numérique n'est plus un luxe, c'est un outil de travail.
10:38Les décisions publiques devraient tenir compte de cette réalité.
10:42C'est sur ces mots que prend fin ce journal.
10:43Merci à vous de l'avoir suivi.
10:44Bonne suite des programmes sur GMT TV.
10:46A demain 12h30. Au revoir.
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