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[#Journal] Le 19H30 du 18 Février 2026

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00:00...
00:07Mesdames et messieurs, bonsoir.
00:08Merci de nous rejoindre pour cette édition du journal de 19h30 sur JMT TV.
00:14Dans l'actualité de ce 18 février 2026, les réactions à chaud après l'annonce de la suspension des réseaux
00:20sociaux par les autorités de la communication.
00:23Dans ce 19h30, vous le verrez.
00:25En ouverture, l'annonce de la suspension des réseaux sociaux par la HAC a suscité incompréhension et colère au sein
00:32de l'opinion publique et de la classe politique.
00:35Certains y voient une mesure sans précédent.
00:38Suivons cet élément.
00:39La décision de la Haute Autorité de la Communication de suspendre jusqu'à nouvel ordre l'accès aux réseaux sociaux
00:44sur l'ensemble du territoire a provoqué une honte de choc.
00:48Annoncée ce 17 février 2026, la mesure officiellement motivée par la prolifération de contenus diffamatoires haineux et attentatoires à la
00:58sécurité nationale a plongé une grande partie de l'opinion dans la stupeur.
01:02Pour de nombreux Gabonins, cette suspension brutale est perçue comme une sanction collective disproportionnée portant atteinte à un espace devenu
01:10central dans la vie sociale, économique et citoyenne.
01:13Dans la classe politique, l'indignation est quasi unanime à l'exception notable du parti présidentiel resté silencieux.
01:20Le Front démocratique socialiste dénonce un recul grave et inadmissible des libertés publiques, tandis que le parti Ensemble pour le
01:28Gabon de Alec Bilebindé parle d'abus de pouvoir juridiquement contestables.
01:33Des voix individuelles se sont également élevées.
01:36Geoffra Fombola Libeka évoque une violation de la Constitution quand Joachim Batipambou appelle, lui, à la démission du président de
01:45la HAC.
01:45Sur la toile également, les commentaires à Serbes traduisaient déjà une profonde désillusion citoyenne.
01:52Au-delà du débat sur les libertés, l'impact économique de la suspension inquiète fortement.
01:58Pour des milliers de jeunes entrepreneurs commerçants en ligne, créateurs de contenu, friendlines et communiquants, les réseaux sociaux constituent un
02:06outil de travail vital, parfois l'unique source de revenus.
02:10Leur mise à l'arrêt fragilise les activités déjà précaires et menace de nombreuses familles.
02:16Dans un contexte marqué par le chômage des jeunes et un ralentissement économique, cette décision risque d'aggraver la vulnérabilité
02:24sociale et de contribuer à une hausse du chômage, notamment dans le secteur du numérique.
02:29Si la lutte contre la désinformation et les discours haineux est légitime, beaucoup estiment que la méthode choisie est contre
02:36-productive.
02:36Experts et acteurs politiques plaident pour des réponses ciblées fondées sur l'application rigoureuse des lois existantes.
02:44Dans un climat déjà tendu, marqué par des arrestations d'activistes et de journalistes, la suspension des réseaux sociaux apparaît
02:51pour une frange de la population comme un symbole de crispation du pouvoir dans cette cinquième république.
02:57Les Gabonais font face depuis ce mardi 16 février à une nouvelle vive, la suspension des réseaux sociaux.
03:04Qu'est-ce que cela suscite auprès des citoyens ?
03:07Élément de réponse dans ce micro-trottoir.
03:09Forcément ça nous impacte négativement parce que nous on est continuellement actifs sur les réseaux.
03:15Si je peux citer les exemples, il y a des emplois du temps à partager, il y a des cours
03:20à partager, les liens sur lesquels on se connecte pour les visioconférences.
03:25Il faut partager tout ça, donc de là à dire qu'il faut suspendre les réseaux sociaux, ça nous impacte
03:32directement, ça nous impacte et ça freine.
03:34Il y en a qui sont presque en train de finir le premier semestre et puis il y en a
03:40qui continuent, il y a les devoirs, tout ça là, ça nous freine, ça va nous impacter négativement.
03:45En tant qu'étudiant, pour nous avec un coût de vie assez cher où le message classique à l'époque
03:54nous coûtait ou nous valait 25 francs.
03:58Et avec une activation d'internet, aujourd'hui on a un forfait de 4 ou 5 gigas à 2000 francs
04:09qui nous fait une semaine.
04:10Avec la panoplie de documents qu'on peut recevoir via WhatsApp, cette décision on la trouve un peu à la
04:17limite très dure et arbitraire.
04:19On est étudiant en sciences de l'information et de la communication et nous utilisons des outils numériques, je vais
04:26dire quoi, on utilise des outils numériques tels que Facebook, WhatsApp, YouTube et tout,
04:32puisqu'on fait des formations, on fait des ateliers qui vont être postés sur ces réseaux.
04:37Donc c'est totalement inadmissible, on ne peut pas accepter ce genre de choses, puisqu'à nous en tant qu
04:42'étudiant, on est bloqué dans nos recherches, on est bloqué dans nos avancées.
04:46Bien, je pense que c'est une annonce qui vient fragiliser encore une fois de plus la gestion de notre
04:51pays,
04:51parce qu'en réalité un pays sans réseau est un pays qui se retire directement du fonctionnement de la planète
05:00qui nous unit,
05:00donc le village planétaire que nous formons aujourd'hui.
05:04Ben oui, regardez, comme vous pouvez le constater, tous les cyber, ici par exemple, sont interconnectés.
05:14Donc chaque fois, les 80% des étudiants, quand ils nous apportent les documents, ils les envoient par réseaux sociaux,
05:26en l'occurrence WhatsApp.
05:29Donc nous, on est connectés directement, nous avons un numéro connecté, donc quand on nous envoie le document, on le
05:36traite directement.
05:37Or, si on suspend, par exemple, WhatsApp, ça va freiner non seulement la limpidité, mais surtout la rapidité du travail
05:50au niveau du cyber.
05:52Face à un encours de dette estimé à 8 560 milliards de francs CFA à fin octobre 2025,
05:59le ministre de l'économie et des finances Thierry Minko affine sa doctrine d'endettement pour mener à bien les
06:04projets prioritaires de l'état décryptage.
06:07Alors que le Gabon s'inscrit dans une phase de transition politique présentée comme fondatrice, une réalité plus profonde demeure.
06:14Les citoyens continuent de croire aux élections, mais doutent de ce qui les organise.
06:18Un paradoxe démocratique mis en lumière par la dernière dépêche d'Afrobarometer qui interpelle directement l'avenir institutionnel du pays.
06:26Les données issues de la dépêche Afrobarometer numéro 1128 sont sans ambiguïté en Afrique et singulièrement en Afrique centrale.
06:34Une large majorité de citoyens continuent de considérer les élections comme le meilleur moyen de choisir les dirigeants.
06:39Le Gabon ne fait pas exception.
06:41Malgré les crises politiques successives, les controverses électorales et les transitions institutionnelles,
06:46le principe du suffrage universel conserve une valeur centrale dans l'imaginaire démocratique gabonais.
06:52Cet attachement au vote traduit une aspiration profonde à la légitimité populaire.
06:56Les Gabonais veulent élire leurs dirigeants, sanctionner ou reconduire par les urnes et participer au destin collectif.
07:02Mais cette aspiration se heurte à une réalité plus sombre.
07:05La confiance dans les institutions chargées d'organiser ces élections reste dramatiquement faible.
07:10Selon Afrobarometer, la défiance envers les commissions électorales constitue l'un des points les plus critiques du paysage démocratique africain.
07:17Beaucoup de citoyens estiment que ces organes ne sont ni indépendants, ni impartiaux, ni transparents.
07:22Cette perception alimente le soupçon de manipulation des listes électorales, des résultats ou de processus lui-même.
07:28Au Gabon, cette question est loin d'être théorique.
07:30Les scrutins passés ont laissé une empreinte durable dans la mémoire collective, nourrissant l'idée que l'élection existe mais
07:36que sa sincérité est discutable.
07:37Résultat, les citoyens votent parfois par devoir, par espoir ou par résignation, plus que par réelle confiance dans le système.
07:45Dans ce contexte, les autorités de la Ve République actuelle ne peuvent se contenter d'organiser de nouvelles élections pour
07:51tourner la page.
07:52Afrobarometer le montre clairement, organiser un scrutin ne suffit plus à produire de la légitimité.
07:57Ce qui est désormais exigé par les citoyens, c'est la crédibilité du processus, depuis l'enrôlement jusqu'à la
08:03proclamation des résultats.
08:04Pour Gabon Media Time, la leçon est claire.
08:06Sans refondation crédible, indépendante et transparente de l'organe électoral, la Ve République restera incomplète.
08:12La Ve République gabonaise ne se jouera pas seulement dans les textes ou les discours, mais dans la capacité de
08:17l'État à restaurer la confiance démocratique.
08:20Le paradoxe est là, brut et implacable, les Gabonais veulent des élections, mais ne font pas confiance à ceux qui
08:26les organisent.
08:27Tant que cette fracture ne sera pas résorbée, chaque scrutin portera en lui les germes de la contestation.
08:32La Ve République est donc face à une responsabilité historique, transformer l'élection d'un rituel contesté en un acte
08:38crédible, accepté et respecté.
08:40Sans cela, la démocratie gabonaise restera formelle, fragile et perpétuellement sous tension.
08:47C'est le triste constat fait par nos reporters ce 16 février, lors d'une énième descente sur le terrain.
08:54L'Axe Niali, deux écoles situées dans le 5e arrondissement de Libreville, est dans un état de dégradation avancé. Suivez
09:00cela.
09:00Nous sommes aujourd'hui sur l'Axe Niali, deux écoles, pour une énième fois constater l'état de dégradation avancé.
09:07Geneviève Dorouno, qui met en péril la circulation ici pour se déplacer.
09:12Nous allons vous le montrer, vous le verrez, mais pour se déplacer ici, ça devient un véritable parcours du combattant.
09:17La voie est dégradée, les piétons n'ont quasiment plus de trottoirs, n'est-ce pas Geneviève ?
09:21J'ai même envie de te dire que cet axe est un axe très stratégique, parce que les populations du
09:27PK 13, du PK 12, du PK 9, du PK 8, l'empruntent constamment.
09:31Et même celles qui reviennent du PK 5, PK 7, elles passent par là pour sortir sur Aouindjé et donner
09:37directement sur la ville.
09:38C'est vraiment difficile. Avec nous, nous allons regarder ça sur place et à l'aventure.
09:43Suivez nous.
09:47Alors déjà, clairement, nous comprenons et nous voyons d'ailleurs qu'il n'y a plus de bitume.
09:53Oui.
09:54La voie est devenue complètement accidentogène.
09:57Exactement.
09:58D'ailleurs, tu peux voir déjà ces énormes crevasses.
10:01Des cailloux même sont sortis de là et voici d'ailleurs un véhicule.
10:06Donc les usagers de la route, notamment les automobilistes, se plaignent de la qualité des travaux.
10:11On se demande si véritablement des travaux ont été menés ici.
10:16Est-ce que toi-même tu fais ce constat ?
10:18Exactement.
10:19C'est quand même une voie, comme tu le disais tantôt, elle est très très utilisée.
10:22Et de la voir dans cet état, c'est vraiment waouh, j'ai envie de dire.
10:26Sachant qu'on passe par là tous les matins.
10:28Moi-même, je passe souvent par là les matins et je peux t'assurer, c'est vraiment infernal.
10:33C'est un calvaire à chaque jour qu'une population, nous sommes à près de l'école.
10:39Oui.
10:39On a fait ce calvaire à près de l'école.
10:41C'est vraiment compliqué.
10:43C'est tout qui n'est gymnastique.
10:45Et là, par exemple, il y a eu la pluie, ça fait deux ou trois jours de ce soir.
10:49Mais regardez comment c'est.
10:51Imaginez un peu lorsqu'il pleut.
10:52Donc c'est tout un calvaire.
10:54On ne sait pas comment faire.
10:56Les véhicules viennent retrouver les piétons sur la chaussure.
11:01Et on a constaté.
11:02C'est ce qu'on constate ici.
11:03Il n'y a pas quand même d'autres claxonnes.
11:05C'est comme si c'est normal que nos véhicules roulent à l'endroit où les piétons passent.
11:11C'est des grouilles normales en fait.
11:13Mais la dégradation de cette voie-là quand même, je pense que vous êtes dans la voie.
11:16Est-ce que vous avez vu comment cela s'est prêt ?
11:18Ça peut faire combien d'années exactement que la dégradation, elle, ne cesse de prendre forme ?
11:23Alors, vous allez être vraiment celui-là, comment c'est que vous êtes décadé ?
11:28Le gouvernement des Chines avait lancé des travaux pour l'accès à l'eau d'un club.
11:38C'est tout qui était bien arrangé.
11:39On n'avait même pas donné de coup.
11:41Lorsque la société en question a fini de faire ses travaux, ils ont laissé des nids du poule brâton.
11:46Ils ne sont pas revenus termes.
11:48Et c'est comme ça, on a mis en place.
11:49Ça peut-être depuis 2020, à fur et à mesure, vous savez, les nids de poules fonctionnent comme ça.
11:54Lorsque l'eau vient et puis les véhicules roulent, il ne s'est pas apporté à mesure.
11:57C'est ce qui s'est obligé qu'on fait.
12:01Merci beaucoup déjà de nous avoir éclairé, de nous avoir donné votre temps.
12:05Merci beaucoup, bonne journée.
12:07Bonne journée.
12:07Merci.
12:10Donc, c'est avec un immense plaisir que nous sommes venus sur le terrain faire ce constat
12:17qui est à la fois accablant et alarmant et qui est en même temps aussi une expression de...
12:25de prête-moi tes mots, d'ailleurs, Blandine, l'expression de...
12:28C'est l'expression d'une douleur silencieuse, des mots qu'on a cachés, des mots qu'on vit au
12:34quotidien,
12:35mais qu'on se dit comment est-ce qu'on va faire, on est obligés de faire comme ça.
12:37Ou comme on le disait il y a quelques années en arrière, on va encore faire comment.
12:41Mais là, on fera quelque chose.
12:42On espère comment qu'on fera quelque chose, Geneviève.
12:45C'était Geneviève de Wino et...
12:48Et Blandine Biloguet pour la rédaction de Gabon et BFM.
12:51Alex Niali, deux écoles, PK8.
12:53L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture entendée par la UNESCO
12:59indique dans son récent rapport que 40% de la population n'a pas accès à l'éducation dans une
13:06langue maternelle.
13:07Commentaire.
13:08Dans son rapport intitulé « L'inclusion dans l'éducation » est publié sur son site,
13:13l'UNESCO met en lumière un frein non négligeable à l'apprentissage dans le monde.
13:17Une part importante de la population mondiale ne reçoit pas d'enseignement dans une langue qu'il maîtrise couramment.
13:22Cette barrière linguistique mine la compréhension, retarde l'acquisition des compétences
13:26et accroît les risques d'abondance scolaire dès les premières classes de chaque cycle.
13:30Les données sont sans appel.
13:3240% de la population mondiale n'a pas accès à l'éducation dans une langue maternelle.
13:37A fait savoir le rapport de la Global Education Monitoring,
13:40que ce soit dans leur langue maternelle ou même une qu'elle comprenne bien,
13:44nombreuses sont ces personnes qui n'en bénéficient pas.
13:47Dans plusieurs pays, notamment ceux touchés par la pauvreté ou en zone de conflit,
13:51voire à revenus faibles, s'accorder une éducation de qualité est un bien grand luxe.
13:56Si l'enjeu était autrefois tourné vers la nécessité de favoriser l'apprentissage des langues maternelles,
14:00l'organisation onusienne entend prendre d'autres mesures.
14:03Parmi elles, le multilinguisme se présente comme une solution concrète.
14:06L'inclusion multilingue répondra aux obstacles de pénurie de manuels,
14:10de ressources pédagogiques en langue locale, aux formations insuffisantes des enseignants.
14:14Une solution publique qui pourrait pallier plusieurs problèmes et offrir d'autres perspectives.
14:19Si des initiatives comme les programmes bilingues, formations d'enseignants existent,
14:23celles-ci restent insuffisantes face à l'ampleur de la situation.
14:27Alors que le monde s'apprête à célébrer la journée mondiale de la langue maternelle,
14:30le 21 février, les inégalités en éducation rappellent que la diversité linguistique
14:35doit être intégrée au plan national de chaque pays.
14:37Des mesures urgentes et financées doivent être prises
14:40pour garantir un enseignement de la langue maternelle dès les premiers cycles.
14:44À présent, passons au chiffre du jour qui est 57%.
14:47C'est le pourcentage des Gabonais qui estiment que les parlementaires n'écoutent jamais le peuple.
14:51La source est une dépêche d'afrobarométeurs.
14:53Un État fort n'est pas celui qui fait taire son peuple, mais celui qui l'écoute.
14:57La suspension des réseaux sociaux est une faute politique majeure
15:01qui nuit à l'image du Gabon, à son économie et à sa jeunesse.
15:05Cette décision est liberticide, elle doit être annulée sans délai.
15:09Ses mots sont d'Ali Akbar Ounanga, Yobégué, secrétaire général du Parti démocratique gabonais.
15:14La source est un poste sur X daté de ce jour.
15:18Fin de ce journal.
15:19Excellente soirée à tous.
15:20A demain. Au revoir.
15:23Trouvez GMT TV sur vos différents réseaux sociaux.
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