- il y a 10 heures
Clara Paban vous propose un magazine d’information et de divertissement en compagnie d’un invité (sportif ou people) qui revient sur sa relation au sport et réagit à l’actualité.
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00:14Bonsoir à tous et bienvenue dans Salon VIP sur Beansport avec nous ce soir l'auteur Olivier Delacroix.
00:20Bonsoir Olivier, merci d'avoir accepté l'invitation.
00:23Merci à vous.
00:23Vous êtes l'animateur du magazine Dans les yeux d'Olivier, mais ce soir, émission qu'on adore,
00:29tout le monde l'adore.
00:30Merci beaucoup.
00:31Ce soir, vous êtes là pour ce livre, le syndrome de l'imposteur qui vient de sortir.
00:35Alors, j'ai cherché la définition exacte du syndrome de l'imposteur, tendance psychologique à la peur et à la
00:41remise en question.
00:42Vous avez une carrière quand même plutôt sympa.
00:44Comment c'est possible que vous soyez rendu compte d'avoir ce syndrome de l'imposteur ?
00:51C'est fou ?
00:51Parce qu'il m'a suivi dès mon enfance.
00:55Je pense que le syndrome de l'imposteur, c'est la définition, on va dire, pour vulgariser un peu ce
01:03syndrome, c'est le manque de confiance en soi.
01:07Et c'est aussi un manque de ne pas se sentir légitime là où on est.
01:15Et du coup, il peut vous attraper à n'importe quel moment de votre vie, de votre construction,
01:22parce que chaque moment de la vie est très important, que ce soit notre enfance, lorsqu'on devient, passé 10
01:32ans, 11 ans, un pré-adolescent, et puis un adolescent, et puis un jeune adulte.
01:36Ce syndrome, il peut vous attraper à n'importe quel moment de votre vie et souvent à cause des épreuves
01:45que vous traversez.
01:46Et moi, il m'a attrapé dès mon enfance.
01:50Alors, pourquoi j'ai écrit ce roman ?
01:53Parce que je voulais me lancer dans l'écriture d'un premier roman, puisque j'écris pour le cinéma maintenant.
01:59Et j'ai un gros projet avec François-Xavier de Maison et Olivier Marchal sur un premier film.
02:06Et je me suis dit, pourquoi pas écrire un roman ?
02:08Et comme je suis un amoureux du cinéma d'Audiard, comme des séries d'HBO, où j'aime bien, tu
02:17vois, où on traite de fiction, mais aussi qui est relié à la réalité.
02:23C'est un peu votre livre.
02:24C'est exactement le roman que vous avez fait.
02:27Exactement. C'est-à-dire que tous les personnages, même si j'ai changé les prénoms, existent dans la vraie
02:33vie.
02:34Oui, on l'a compris.
02:34Mais dans mon héros, qui s'appelle Théo Sorgue, j'ai synthétisé une partie de mon histoire,
02:43mais aussi d'autres histoires de gens qui m'étaient chers ou non, d'ailleurs,
02:49mais que j'ai dû aussi rattraper par ce syndrome.
02:52On va en parler en deuxième partie, en seconde partie d'émission.
02:56Et tout de suite, c'est Benjamin Bonnet à préparer votre rétro.
02:59Regardez, c'est par là que ça se passe.
03:01Super.
03:05Si l'on s'est déjà demandé de quoi ou de qui le célèbre Simba du Roi Lion avait été
03:10inspiré,
03:11la réponse se trouve peut-être sur notre plateau ce soir.
03:18Olivier Delacroix, un homme à la chevelure de crinière et au regard d'un bleu azur profond.
03:25Azur, nos bêtes sont bondées d'un cri.
03:27Un cow-boy sans épandre et à Evreux en 1960 ou en 1964 selon les sites.
03:32Ex of Anker, oui, oui, comme beaucoup d'autres.
03:34Et quand on regarde le CD de l'idée, on comprend très vite une chose.
03:37Il est hyperactif.
03:40L'arche, l'arche d'un coup droit.
03:42Tout commence par une envie de journalisme qu'il a souvue en 1987 avec un diplôme.
03:46Mais reporter ou pas, choisir, rien à foutre.
03:50Il part chanter dans un groupe de rock, Black Maria.
03:53Puis il se dit, journaliste, chanteur.
03:56Bah non, en 1988, il devient régisseur sur TF1 dans le juste prix.
04:00Journaliste, chanteur, régisseur, choisir.
04:02Oh là, choisir, c'est sacrifié.
04:03Alors évidemment, directeur artistique de Cielmont, mardi.
04:06Et ça, ce n'est qu'un tout petit extrait des innombrables vies de notre Simba de la Croix.
04:11Il faut attendre 2002 pour qu'Olivier devienne journaliste avec Carl Zéro.
04:15Mais trop simple, trop linéaire.
04:17L'hyperactif passe à la production et produira...
04:23Souhaitez-vous repartir ensemble ?
04:25L'île de la tentation.
04:27Ensuite, il réalise des documentaires, notamment Europe, les supermarchés de la Défonce en 2007.
04:32Mais attendez, attendez, Olivier, va-t-il rester dans cette voie ?
04:36Non !
04:37En 2010, il crée et présente sa propre émission sur France Télévisions, Dans les yeux d'Olivier.
04:41Toujours à l'antenne aujourd'hui, pour une quatorzième saison.
04:44Ils ont le nez creux à France Télé.
04:46Un rasta, chanteur de rock, pour incarner un programme sociétal.
04:49Autant dire que ça a dû bousculer quelques conservateurs.
04:51Fuyons, ils arrivent !
04:53Et d'autant plus qu'Olivier ne sacrifie jamais rien.
04:56Producteur, chanteur, journaliste, présentateur.
04:58Il fait tout en même temps.
05:00Ce n'est plus Simba, c'est Shiva.
05:01Et si vous pensez qu'il s'arrête là, vous rêvez.
05:04Il écrit aussi.
05:05Oui, oui, nos chemins sont semés de rencontres en 2014.
05:09Puis il fait de la radio sur Europe 1 en 2018.
05:11Bref, Olivier Delacroix, c'est un gloubi-boulga de compétences impossibles à suivre.
05:16Alors, pour nous aider à comprendre,
05:18Olivier vient nous présenter aujourd'hui son roman autobiographique,
05:20Le syndrome de l'imposteur.
05:22Alors Olivier, après les romans ?
05:24Un documentaire sur vous et vos multiples facettes nourries de rencontres ?
05:27Est-il à l'étude ?
05:27Ou une fiction inspirée de votre parcours ?
05:30Ou une série où vous finirez par demander votre carte de presse ?
05:33Le tout sur une BO de vous ?
05:35Oh mon Dieu, j'ai attrapé le syndrome.
05:38Simba Delacroix, j'ai plein d'idées.
05:40Appelez-moi Olivier, qu'on en discute.
05:44Magnifique !
05:45Vous remercierez...
05:46Benjamin.
05:47Benjamin.
05:48Mais il a raison, vous avez encore des projets.
05:51On a eu des petits potins.
05:53Vie ma vie sur Novo.
05:54Oui.
05:55Vous attaquez ?
05:56Oui, ça y est, c'est parti.
05:57J'ai présenté mes deux premières émissions.
06:01Elles sont en boîte.
06:02Là, je sors tout juste du mix des quatre prochains.
06:07Et je suis ravi d'attaquer une nouvelle aventure
06:11avec Novo 19 et Réservoir Prod,
06:13avec qui j'ai toujours entretenu une relation.
06:17D'abord, Jean-Luc Delarue et puis Michel Morinière,
06:21son bras droit qui est devenu mon bras droit après.
06:23Et puis, les patronnes aujourd'hui de Réservoirs
06:27que j'ai vu bébé et qui sont aujourd'hui devenues grandes.
06:29On a toujours entretenu une relation très amicale et très pro.
06:33On s'est toujours dit qu'on avait envie de travailler ensemble.
06:36Et quand elles ont proposé mon nom à Novo 19 pour Vie ma Vie,
06:41eh bien, voilà, la suite.
06:43Moi, j'ai trouvé génial l'idée de présenter une émission
06:46qui est quand même culte,
06:48mais avec une nouvelle ligne éditoriale
06:50qui est quand même plus région, proche des Français,
06:54où les gens vont pouvoir s'identifier
06:56parce que les thématiques sont, vous voyez,
06:59moins bling-bling et beaucoup plus sociétales.
07:01Trop bien.
07:02Tout de suite, le sport, j'adore.
07:03J'adore, j'adore, j'adore, j'adore.
07:07Et vous adorez le foot.
07:09Du coup, on va en parler.
07:10J'adore le foot.
07:11Votre club de cœur, c'est le PSG.
07:13Depuis tant ?
07:14Oui.
07:15Vous savez, je suis né à Évreux.
07:17Donc, on est à moins de 100 kilomètres de Paris.
07:21Ça fait loin.
07:22Oui, ça fait loin, mais vous savez, le nombre de footeux qui sont sortis
07:27et qui sont en équipe de France.
07:28On a notre ballon d'or qui vient d'Évreux, Ousmane Dembélé.
07:32C'est une ville de foot.
07:34Moi, je jouais à l'EAC.
07:35Lui, il vient de la Madeleine, je crois, de l'ANM.
07:38Mais c'est une grosse ville de foot.
07:41J'ai failli partir au FC Rouen quand j'avais 16 ans.
07:45Le club le plus important à l'époque.
07:46Qui était le club qui était en Ligue 1 à l'époque.
07:50Et puis, mon père m'a dissuadé de faire une carrière dans le foot.
07:54Il voulait des études ?
07:55Non, je ne regrette rien.
07:56Oui, il voulait que je fasse des études.
07:57Vous avez quand même un souvenir avec ce club ?
07:59Vous avez remporté une petite victoire en Coupe de France ?
08:02Oui.
08:03Justement, avec l'Evreux AC, c'était la première fois qu'on jouait
08:06sur un vrai terrain professionnel.
08:09Donc, j'ai eu la joie de jouer sur la moquette.
08:13Enfin, la moquette, l'herbe.
08:15Et on a battu le FC Rouen en Coupe de France alors que j'étais à l'EAC.
08:19Et c'est marrant, j'avais 16 ans.
08:21Et je garde un souvenir encore très précis de ce moment-là de ma vie.
08:26Il n'y a pas de petite victoire ?
08:27Non.
08:28Celle-là, elle était magnifique.
08:30Votre plus beau souvenir, c'est 2025.
08:33Enfin, l'étoile sur le maillot du PSG.
08:36Oui, j'ai pleuré.
08:39J'ai pleuré, j'avoue.
08:40En plus, franchement, ils vous ont fait le match parfait.
08:42Mais le match parfait.
08:44Et puis, vous savez, moi, je ne suis pas un supporter bourrin.
08:48On parlera de Marseille tout à l'heure.
08:51J'ai tendance à penser qu'il faut des grands clubs pour avoir un gros pays de football.
08:59Mais en fait, je supporte Paris depuis que j'ai 13 ans.
09:04Je suis allé au Parc des Princes la première fois quand j'avais 13 ans.
09:08J'ai vu Dominique Rocheteau jouer.
09:10J'ai vu toutes les stars de l'époque.
09:14Et j'ai toujours suivi le PSG.
09:17Donc, bien évidemment, l'année dernière, en plus, on ne s'y attendait pas.
09:21Ça passe quand même parfois les limites.
09:25Alors, je ne suis pas allé à la finale de Munich parce que je trouvais indécent les prix des billets.
09:30Je pouvais, mais 3000 balles, une place pour voir un match de foot.
09:35Mais par contre, je suis allé au Parc des Princes avec les écrans.
09:38Non, le soir même.
09:39Ah, le soir même, vous avez vu le match là-bas.
09:40D'accord.
09:42Et c'était magnifique.
09:43Oui, oui, j'ai pleuré.
09:45Est-ce que vous pensez que Louis Henrique est capable de booster ses joueurs et d'y retourner, au moins
09:52à la finale ?
09:52Je ne dis pas qu'ils vont remporter la finale.
09:56Alors, moi, je pense que c'est un grand entraîneur.
10:02Je pense qu'on a une grande équipe encore cette année.
10:07Mais j'ai juste un petit bémol.
10:09C'est que je ne sais pas pourquoi on s'est séparé de notre gardien de but.
10:14Je crois que si cette année, on ne l'apprend pas, c'est parce que Didio nous manquera.
10:23Quand je vois les performances qu'il réalise avec City, encore le week-end dernier,
10:29où il sauve à plusieurs reprises City.
10:33Non pas que je n'ai pas confiance en Lucas Chevalier, qui, à mon avis, est déjà un grand gardien.
10:40Il sera un immense gardien.
10:42Mais je crois qu'il est encore un peu vert.
10:44Il a besoin de maturer.
10:46Et le gardien qu'on a actuellement, si vous voulez, ce n'est pas de la Formule 1.
10:52Et donc, je pense que pour gagner la Champions League, il faut que partout...
10:57Mais bon, on est encore très fort cette année.
11:00Et là, ça a commencé dès hier soir.
11:05On les a vu jouer et ils font un très bon match.
11:08Donc, je pense qu'on rentre dans la période qui va être très dense.
11:13Et on va retrouver les Dembélé, les Douai, les Varas Kélian, nos petits Portugais, notre défense de fer.
11:24Non, je crois vraiment, cette équipe, elle est très forte.
11:26Et puis, Paris a la chance de travailler dans un climat serein, ce qui n'est pas le cas de
11:30Marseille, particulièrement en ce moment.
11:32Est-ce que vous avez un avis à nous donner sur...
11:35Bon, alors, deux Herbie qui s'en va, pourquoi pas ?
11:37Les résultats ne sont pas là.
11:38Mais ensuite, Mehdi Benassia qui pose sa démission.
11:42Puis finalement, on a un comeback là.
11:43On ne sait pas trop ce que va faire Mac Courte.
11:47Vous avez suivi ?
11:48Oui, j'ai suivi ça de très près parce que, je vais vous dire, moi, je suis un supporter parisien.
11:53Mais pour moi, il faut un grand OM.
11:56Et puis, je vais vous dire, j'adore la ville de Marseille.
11:59J'y vais souvent parce que j'y ai beaucoup d'amis.
12:02Et j'aime aussi ce club.
12:04Vous pouvez être supporter parisien à fond et aimer l'OM aussi, en tout cas.
12:10Vous n'êtes pas nombreux quand même ?
12:11Non, on n'est pas nombreux, ça, je vous le certifie.
12:13Même, j'ai vraiment des potes qui détestent Marseille, quoi.
12:17Moi, c'est quelque chose qui m'échappe.
12:18Vous savez, j'aime un peu tout le monde.
12:20Donc, j'ai du mal à détester Marseille.
12:25Je ne peux pas détester Marseille.
12:27J'ai été invité au Vélodrome plusieurs fois.
12:31Basile Bolli, d'ailleurs, m'a dit, il faut que tu reviennes plus souvent parce qu'à chaque fois que
12:34tu viens, on gagne.
12:36Et ça fait longtemps que je n'y suis pas allé.
12:38La dernière fois que j'y suis allé, c'était pour voir France-Chili.
12:41Rien à voir avec l'OM.
12:43Ce n'est pas la même ambiance, quand même.
12:44Je suis désolée.
12:45Ce qui était incroyable, c'était de voir combien les Marseillais insultaient les joueurs du PSG sur le terrain, les
12:52internationaux.
12:53Mais pour répondre de manière très courte à votre question, je ne comprends pas pourquoi ce grand club est tellement
13:03dans un bordel permanent.
13:07C'est la Méditerranée, ça ?
13:08C'est la Méditerranée, mais il y a quand même de l'argent.
13:11Il y a quand même des dirigeants sérieux dans le football français.
13:18Je regrette vraiment le départ de Mehdi Benafia, qui me semble être l'âme.
13:24Attention, que ce n'est pas dit qu'ils reviennent, qu'ils ne reviennent pas.
13:27Et peut-être à un autre poste.
13:28Et ça serait bien qu'ils reviennent.
13:30Et je le souhaite pour les Marseillais, comme je souhaite qu'Abid Bey arrive à Marseille.
13:37Parce que je crois qu'il faut des Marseillais à Marseille et qu'il faut des hommes qui ont joué,
13:42qui ont sué pour ce maillot et qui obtiendront le respect de tous les joueurs.
13:47Et surtout des hommes de caractère.
13:49Moi, je vais vous dire, j'étais très choqué par le président de Marseille l'année dernière à Auxerre.
13:54Quand vous voyez un homme qui perd ses nerfs, pour moi, l'émotionnel, j'en parlais hier avec mon avocat
14:06qui s'occupe de deux, trois grands entraîneurs français.
14:09Et qui est en ce moment, qui travaille beaucoup sur ces choses-là.
14:14Et on se disait hier, combien un footballeur, dans la tête, il faut qu'il soit fort.
14:20Et c'est pareil pour le président, c'est pareil pour le directeur sportif.
14:26Il faut des gens forts dans leur tête, équilibrer.
14:29L'émotionnel, dans le football, a un grand rôle à jouer.
14:33Self-control absolu ?
14:36Ça améliore.
14:37On parle du syndrome de la légitimité.
14:41On sait qu'il y a toujours 24 joueurs dans un effectif 32.
14:45Pour être sur le terrain, il faut se sentir légitime.
14:48C'est dur à gérer.
14:49Et je pense que c'est très dur à gérer pour ces joueurs qui sont des jeunes joueurs.
14:54Donc, il faut que j'arrête de parler.
14:56C'est ça.
14:56On vous rappelle alors.
14:57Mais pas du tout.
14:57Vous savez pourquoi ?
14:58Parce qu'on va s'amuser.
15:00On aime bien tester nos invités.
15:02Et on vous a choisi un blind test de vos chansons préférées.
15:06On va vous faire écouter un extrait.
15:07Et dites-nous, le chanteur, l'année, tout ce que vous savez.
15:17Etienne Dao ?
15:17Oui, très bien.
15:18Bravo.
15:21Le premier jour du rassaut de ta vie.
15:23Très bien.
15:24Allez, un autre extrait.
15:30C'est hip-hop, ça ?
15:31Bravo, bravo.
15:32Vous les connaissez.
15:34Troisième extrait.
15:41Sonicus.
15:42Bravo, trop fort.
15:44Consoir.
15:44Allez, on en a un quatrième.
15:49Ça, c'est mes petits champignons.
15:52C'est ça.
15:52Mais c'est Mellon Collins, des Smashing Hopkins.
16:00Oui, c'est ça, bravo.
16:01Et le dernier, le dernier est beaucoup plus difficile.
16:09Et ça, c'est sûrement la plus belle chanson que j'ai composée, qui s'appelle « À mort ».
16:20Et je regrette.
16:21Elle a une vie sur le numérique, mais je regrette que les radios n'aient pas joué plus, parce que
16:28je trouve que c'était un tube, c'était quelque chose qui aurait pu…
16:34Vous l'avez passé, vous êtes passé sur « C'est à vous », on a tiré le son.
16:41On passe à la Minute Culture.
16:42Je vous ai préparé des livres sur le foot.
16:44Bon, ce n'est pas le PSG, mais « Vers 76 » de Denis Chaumier.
16:48Forcément, vous avez adoré.
16:50Il a récolté les anecdotes croustillantes des joueurs de légende de la S1-Pétienne, avec à l'intérieur, je vous
16:55montre, il y a de sublimes photos vintage.
16:59Vous allez lire.
16:59J'étais tout petit, mais j'étais devant les poteaux carrés et tout ça, je suivais déjà.
17:05Évidemment, quand on aime le foot, on ne peut pas être passé à travers.
17:07« Confidence sur l'oreillette » de Daniel Lauclair, vous connaissez aussi sûrement.
17:10Il a commenté les plus belles compétitions.
17:12Il livre dans cet ouvrage « Ses plus beaux entretiens » avec les personnalités sportives exceptionnelles qu'il a rencontrées.
17:18Et franchement, les anecdotes sont très, très, très sympas sur ses interviews.
17:21Très grand professionnel.
17:23Oui, et on finit avec l'Afterfoot.
17:26L'Afterfoot, ce n'est pas qu'une émission de radio, c'est aussi des avis tranchés dans ce livre.
17:29Interview, retour sur des années sportives.
17:31Il y a des tribunes offertes aux consultants de RMC.
17:36Vous l'écoutez, cette émission, j'imagine ?
17:37Je l'écoute tous les jours en podcast.
17:39Et je trouve que c'est l'émission la plus moderne et la plus pointue sur le foot.
17:46Avec Bean, où je vous ai dit combien…
17:49Radio, télé, on n'est pas jaloux.
17:52Et je sais que ce sont vos potes en plus.
17:54Syndrome de l'imposteur.
17:56On en parle tout de suite.
18:04Alors, dans ce livre, vous posez les bases de l'imposture immédiatement, vous expliquez.
18:09Et ensuite, vous romancez votre histoire.
18:11Alors, ce qui est fou, c'est que dès les premières pages, on se dit « Oh, ça m'est
18:14arrivé ».
18:14Oui.
18:15Donc, c'est arrivé, ça peut arriver à tout le monde.
18:17Ensuite, vous romancez.
18:18Et donc, c'est un peu plus… c'est moins dur parce que ça peut filer la boule à l
18:22'estomac aussi quand on lit.
18:23Et c'est peut-être fait exprès ?
18:26Plusieurs lecteurs m'ont dit qu'ils avaient été obligés de faire des pauses lors de la lecture du livre.
18:33Vous aussi ?
18:33Oui.
18:34Pourquoi, en fait ?
18:35Parce qu'on sent que ça nous est arrivé et ce n'est pas facile.
18:39Donc, quand on passe dans la partie roman, on a envie de lire, lire, lire, lire jusqu'au bout.
18:44C'est plus facile.
18:45Mais c'est dur de se remettre en question.
18:47Est-ce que finalement, ce n'est pas tout le travail d'une vie de se dire « Enfin, là,
18:52je suis bien ».
18:54Est-ce qu'on ne met pas des décennies à devenir bien ?
18:57Si.
18:57Moi, je pense que ce manque de confiance en soi, comme vous l'avez dit,
19:03c'est quelque chose qui touche tout le monde.
19:05D'ailleurs, quand j'ai… avant d'écrire ce livre,
19:08j'ai parlé un petit peu autour de moi du sujet que j'avais choisi
19:11et il n'y a pas une personne qui m'a dit « ça ne m'est pas arrivé ».
19:15Voilà.
19:17Ça semblait concerner beaucoup de gens.
19:21Après, je pense que ce syndrome, il est très difficile à supporter
19:25parce que justement, ce manque de confiance en soi
19:27peut souvent vous porter à être mal, à être malheureux même.
19:33Mais il nous pousse aussi souvent vers l'excellence.
19:39Parce que comme on ne se sent pas à notre place,
19:41quand on se dit qu'il y a un mec qui va sortir là en disant
19:45« mais c'est lui, là, c'est un escroc », c'est…
19:48Vous voyez, vous êtes poussé toujours à faire mieux.
19:51Le doute amène toujours à pousser un peu plus haut.
19:57Et finalement, je pense qu'à force de travailler,
20:02on finit par se rencontrer.
20:06Et c'est la rencontre d'une vie de se rencontrer.
20:08Et ça peut arriver à 40 ans, 50 ans, 60 ans.
20:12Moi, ça m'est arrivé il y a trois ans.
20:14Vous avez la même éducation que votre frère.
20:16Oui.
20:17Qui, lui, n'a pas du tout le même caractère que vous.
20:20Mais il y a une faille chez votre frère.
20:22On la sent quand vous expliquez.
20:25Oui.
20:25Elle n'a rien à voir avec la vôtre.
20:26Oui.
20:26Il est plutôt bien dans ses baskets.
20:29Mais alors, comment vous expliquez qu'il est carrément presque l'inverse, lui ?
20:34Parce que je crois que, comme vous le disiez, il y a un chemin à faire.
20:38Et que je pense qu'il faut se reconnecter à soi émotionnellement.
20:45Et qu'il ne faut plus, en fait, se fier au regard des autres, au jugement des autres.
20:53Parce que...
20:54Ce n'est pas facile.
20:54Vous savez, il n'y a pas beaucoup de gens gentils, en fait.
20:56Il y en a beaucoup de gentils, mais il y a aussi beaucoup de méchants.
21:00Il y a beaucoup de gens qui vous jugent mal.
21:02Il y a beaucoup de gens qui sont jaloux.
21:05Il y a beaucoup de gens qui, parce que vous présentez une émission de télé, vont raconter des saloperies sur
21:12vous.
21:14Et du moment où on arrête de se préoccuper de ça et de se reconnecter à soi-même,
21:21je pense que là, on est en chemin pour se rencontrer.
21:24On est en chemin pour faire sa propre connaissance.
21:26Et puis, à un moment, pouvoir dépasser ses propres limites.
21:31Et c'est là où, en fait, vous vous sentez une femme ou un homme.
21:37Parce que moi, je me suis toujours considéré comme un petit garçon jusqu'à mes 57 piges.
21:42Oh, mais vous gardez le regard d'enfant.
21:45Bah, tant mieux.
21:46J'ai au moins gardé ça de l'enfance.
21:48C'est un roman, ensuite, que vous expliquez.
21:51Est-ce que ça vous est vraiment arrivé, ce burn-out que vous racontez, qui est un black-out ?
21:57Oui.
21:57Est-ce que ça vous est vraiment arrivé ?
21:58Est-ce que c'est après ce black-out que vous êtes devenu vous ?
22:03Oui, ce black-out, il m'est arrivé.
22:09Comme il est écrit dans le livre, il s'est passé beaucoup de choses.
22:13Beaucoup de messages sont arrivés.
22:16Et c'est surtout là que j'ai pris des décisions, en fait, pour moi, en fait.
22:25Que j'ai compris.
22:26J'ai plutôt compris qu'il fallait qu'il se passe quelque chose dans ma vie.
22:29ou que ça allait partir en sucette.
22:33Du coup, c'est l'instinct de survie ?
22:35C'est l'instinct de survie.
22:38C'est l'intelligence qui vous guide.
22:41C'est vos émotions.
22:44C'est votre sensibilité.
22:46Il y a tout un tas de choses qui vous amènent à vous regarder dans la glace.
22:50Et à un moment, vous ne voyez plus quelqu'un qui doute.
22:53À un moment, dans la glace, vous voyez quelqu'un à qui vous avez envie de ressembler.
22:59Et là, à ce moment-là, c'est plutôt une sensation beaucoup plus agréable.
23:03Est-ce que vous ressentez les fêlures sur les gens qui sont en face de vous ?
23:06Bien sûr.
23:07Et alors ?
23:09Comment vous faites pour que ça ne passe pas un effet boomerang ?
23:11Vous le savez, ça fait partie un peu de mon métier.
23:14Il y a plein de choses qui, dans l'attitude de quelqu'un,
23:18vont me faire le décrypter.
23:21Ça peut être dans son regard.
23:24Ça peut être dans son langage corporel.
23:25Ça peut être dans son intonation de voix.
23:27Ça peut même mettre dans ses silences.
23:31Il y a tout un tas de choses que les gens me communiquent.
23:35Alors, vous voyez, j'ai longtemps douté de ce...
23:39Je ne sais pas comment appeler ça.
23:42De ce don, de ce talent.
23:45Mais maintenant, je sais que j'ai ça et je l'assume.
23:48Voilà.
23:48Et c'est important parce que ça me permet aussi
23:52de pouvoir parler à ceux qui sont en face de moi
23:54et de leur dire, je suis comme toi.
23:58J'ai des fêlures.
24:00J'ai aussi des cicatrices.
24:02Et on peut avancer ensemble.
24:03Et c'est ce qui se passe depuis 15 ans dans les yeux d'Olivier.
24:07Mais justement, j'allais vous en parler.
24:09Ça continue.
24:10On n'a pas le temps de vous passer la bande-annonce.
24:13Mais le dernier, c'est sur...
24:16Les pièges sur la toile.
24:17Exactement.
24:19Gros succès aussi.
24:20Oui.
24:21Alors, ce qui est très étonnant, mais c'est super,
24:23c'est de voir qu'au bout de 15 ans,
24:25il y a toujours une communauté autour.
24:27Et c'est marrant parce qu'il y a des gens qui me disent
24:30mais vous aurez toujours les thèmes à un moment.
24:34Mais notre vie, elle est tellement remplie d'épreuves
24:37que des thématiques, il m'en reste sûrement 250 à traiter.
24:42C'est possible.
24:43J'ai cherché des petites informations auprès de vos amis.
24:45Regardez, on a deux petites balances.
24:48Ils ont un message pour vous.
24:51Ça va, frère ?
24:52T'as vu, on est là ?
24:53Écoute, on est tombé dans un quai tapant
24:55et on nous a demandé de faire des blagues de lumière.
24:57T'inquiète pas, on n'a rien dit, on était tombé.
24:59Ouais.
24:59C'est Lubine.
25:00C'est Lubine.
25:01Pas tout, pas tout, Olivier.
25:03Alors, ils ont une petite anecdote très sympa.
25:06Vous êtes tête en l'air, mais vous êtes tête en l'air, pardon,
25:09en conduisant.
25:10Il y a quelques années, vous rentrez d'un anniversaire bien sympa
25:12au Mata à Évreux, pleine campagne en Normandie.
25:15Le téléphone dans les mains, c'est pas prudent.
25:17Vous arrivez à un endroit où il y a un rond-point.
25:20Vous êtes allé tout droit, vous vous êtes retrouvé passé.
25:23Qu'est-ce qui s'est passé après ?
25:24Racontez-nous la suite.
25:25Ce qui s'est passé, c'était il y a longtemps.
25:28C'était en 2007.
25:30En fait, je suis monté directement sur le rond-point.
25:34Il y avait des fleurs et tout ça.
25:35Donc, la kangou s'est arrêtée.
25:37Et en fait, j'étais me cacher.
25:39D'abord, j'ai essayé de la faire redescendre
25:41parce que j'avais des globes à l'époque,
25:42parce que je faisais du skate.
25:44Et donc, j'ai enlevé mes deux globes.
25:46Je les ai mis sur les roues arrières
25:47et j'ai essayé de la pousser.
25:49mais elles ne voulaient pas bouger.
25:51Et donc, il y avait un magasin de tracteurs
25:53en face du rond-point.
25:55Et donc, j'ai récupéré mon téléphone.
25:57J'ai appelé mes potes
25:58et je me suis caché derrière un gros tracteur.
26:00Et des années après, ils s'en souviennent encore
26:03et ils se moquent aussi pas mal.
26:05Ce sont vos deux meilleures amies.
26:07Codio et Darko.
26:09Votre livre, il est là.
26:10Le syndrome de l'imposteur.
26:12C'est déjà la fin de l'émission.
26:14Olivier, merci infiniment d'être venu nous voir
26:17la semaine prochaine.
26:17À votre place, il y aura Arnaud Padawan.
26:20Alors lui, il a écrit un livre
26:22sur les énigmes, la logique.
26:24Il a décidé de prendre la vie côté amusement.
26:26Et il a bien raison.
26:28Et on se quitte.
26:29On laisse la place au coach parisi
26:31qui aujourd'hui fait de la boxe anglaise
26:33avec Fabrice Benichoux.
26:35Et il enseigne cette discipline
26:36à Maxime Van Laer, le comédien.
26:39Salut tout le monde.
26:40À la semaine prochaine.
26:54Salut, c'est Maxime.
26:55Aujourd'hui, je suis l'invité de Vincent.
27:01Ouais, Maxime, comment on se retrouve ?
27:03Ouais, vas-y, coucou.
27:04Ouais, c'est bon.
27:05Ouais, c'est bon.
27:05Vas-y, tape.
27:06Non, non, tape, tape.
27:07Tu es fan de boxe anglaise
27:08et tu pratiques un peu.
27:09On a une légende de la boxe française
27:11qui va nous coacher.
27:12C'est le champion du monde,
27:13Fabrice Benichoux.
27:15The champ is here.
27:18Moi, je te salue.
27:20Ah ouais.
27:20Fabrice.
27:21Quel respect, quel plaisir de t'avoir.
27:23Aujourd'hui, ce que je veux,
27:24c'est que tu lui livres
27:24quelques petits secrets
27:25et puis on va le cadenir.
27:27Allez, c'est parti pour l'échauffement.
27:29Tu lisces bien, Fabrice.
27:30Le secret du champion.
27:32Il va lui dire,
27:33il se coupe là,
27:33mais il est en forme, hein ?
27:36Gauche.
27:38Gauche.
27:39Quand tu es là,
27:40ça sort tout seul, directement.
27:42Voilà, on ne doit pas le voir.
27:45Non, comme ça.
27:46Ah, putain.
27:47Essaye.
27:48Oui, encore.
27:51Encore.
27:52C'est mieux.
27:54Qui est la puissance ?
27:55Il est sort.
27:57Oui.
27:58Trois derrière.
28:00Encore.
28:03Toi, t'es quelqu'un
28:04qui est assez crispé de nature.
28:06Et la boxe,
28:07c'est un travail de relâchement
28:09et de contraction.
28:10Il faut que tu sois sous
28:11et fan.
28:12Tu vois ça ?
28:13Cha.
28:14Bien.
28:19Bien.
28:24Et là, il m'échappe
28:25de ta droite.
28:26Ah, ah, ah.
28:30Je crois que c'est bon, hein ?
28:31Oui, c'est bon, c'est bon.
28:36Voilà.
28:38Souffle en tapant.
28:40Souffle.
28:41Voilà.
28:42Trois.
28:43Exactement.
28:44On dirait un vrai boxeur, ouais.
28:46On a passé des soirées
28:47pour te regarder.
28:48Je vais enlever les tickets.
28:49Ah oui, hein ?
28:50Ah, ça, oui.
28:50On a passé des soirées
28:51pour regarder les combats.
28:52Allez, vie.
28:54Quand t'es en combat
28:55de corps à corps et tout,
28:56faut te mettre de face
28:57à deux points.
29:01Allons.
29:04Ça te fera les jambes arrière.
29:06Suive-moi.
29:08C'est des claquettes
29:09que tu veux ou...
29:11Ah, c'est parti, là.
29:13Là, c'est la bagarre.
29:14Bien, bien, bien.
29:15On est là ?
29:15On joue.
29:16Donc, les décès.
29:19Ah, c'est pas tué.
29:21Ouais.
29:26Allez, allez, allez.
29:27Franchement, hey.
29:2960 piges.
29:3060 piges.
29:30Tu fais 40 piges.
29:31Aujourd'hui, c'était la pop-sanglaise
29:33avec le chop-lot du monde
29:34Fabrice Benichoux
29:35et Maxime.
29:37Go !
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