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  • il y a 2 mois
Clara Paban vous propose un magazine d’information et de divertissement en compagnie d’un invité (sportif ou people) qui revient sur sa relation au sport et réagit à l’actualité.

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00:13Bonsoir à tous et bienvenue dans Salon Vite sur Binsport avec nous ce soir l'argentier du
00:18football Jean-Claude Darmon, bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Alors il y a un doc en
00:23ce moment sur canal l'argentier du football qui vous est consacré et il y a également Destin. Il
00:29fallait quand même bien ces deux choses pour votre parcours qui est extraordinaire. Parcours
00:35sans qui nous ne serions pas là, nous chaîne télé de sport, les droits, la régie pub, le nom de
00:41journaliste qui sont là pour couvrir tous les divers événements du coup. Merci Jean-Claude. C'est quand
00:47même grâce à vous. Ça l'est parce que c'est vrai que j'ai été à la pointe de
00:53toutes ces réformes de
00:54l'époque. Ça n'existait pas mais c'est aussi un bonheur d'être ici et de voir ce qui
00:58est devenu
00:59maintenant d'une idée à sa conclusion. Est-ce que les chaînes télé sportives vont sauver la télé ?
01:08On ne peut pas dire ça vraiment parce que la télé sauve par elle-même mais déjà le sport est
01:13quelque chose d'exceptionnel et émotionnellement le plus fort qu'il soit. On le voit bien actuellement
01:18avec les Jeux olympiques. Le sport c'est de l'éducation, c'est de l'émotion, c'est de l
01:25'envie,
01:26c'est se surpasser et dans ce pays on a besoin de beaucoup de sport. Est-ce qu'au départ
01:32vous
01:33imaginiez réussir à métamorphoser comme ça tous les sports finalement ? Franchement non. Non parce
01:40qu'une vie c'est étape par étape. Une vie c'est un marathon et il faut être prêt à
01:48imaginer de
01:49passer des étapes et on ne gagne pas le marathon en 42 km comme ça les doigts dans le nez.
01:54On a des
01:55épreuves, on a des difficultés, on a des pensées et puis d'un coup on innove, on crée pour arriver
02:01à
02:01ce que nous sommes aujourd'hui. Parfait de parler de marathon parce que je vais vous parler, c'est la
02:06première info du jour, la première édition de l'Ironman Versailles est lancée. Le lieu est
02:11sublime, vous allez pédaler dans la vallée de la Chevreuse, nager dans la pièce d'Eau des Suisses,
02:15courir au cœur de Versailles et dans le domaine du château. La course est prévue le 12 juillet.
02:20Vous pouvez bouquer vos dossards depuis le 12 février. Un Ironman non, c'est compliqué mais je crois
02:26savoir que vous marchez tous les jours et à une bonne cadence et vraiment longtemps. C'est vrai mais je
02:31me contente pas seulement de marcher. Le soir je fais des musculations parce que si on veut
02:36rester jeune, on n'a pas d'autre choix franchement de se mettre en exergue et de se bouger. Il
02:42faut
02:42se bouger. Et j'ai l'impression que pour rester jeune et beau. J'essaie de l'être beau, je
02:46suis pas sûr.
02:47Jean-Claude, Richard Sette a eu la lourde tâche de faire votre rétro. Regardez, c'est par là que ça
02:53se fasse.
02:57Aujourd'hui, zoom sur une personnalité pas banale du monde sportif français. Un homme pour qui le mot
03:03impossible est surtout un excellent début de discussion. Une sorte de monsieur Phelps dans
03:07le monde des affaires. J'ai nommé Jean-Claude Darman.
03:10Né à Oran, en Algérie. Oui, ça c'est vrai. En 1941, comme Aimé Jacquet, comme Sir Alex Ferguson ou
03:16bien
03:16encore Bobby Moore. Que des meneurs d'hommes. Des hommes d'ambition pris à tutoyer les étoiles. Comme
03:20Dirk Frimuth, le premier belge à être allé dans l'espace, lui aussi né en 41. Le rapport avec un
03:24astronaute me direz-vous ? Aucun.
03:29Issu d'une famille modeste, Jean-Claude Darman ou JCD pour les intimes ?
03:34Non, lui c'est JCVD. Jean-Claude Darman donc. Excusez-moi. Non, c'est pas lui. Débarque à
03:40Marseille à l'âge de 6 ans. Pas de grandes écoles. Pas de réseau, clé en main. Vous
03:45commencez Docker. Vous faites des cours du soir. Et détails qu'on adore, vous avez même
03:50fait un passage par la boxe. Autrement dit, vous avez appris très tôt deux choses essentielles.
03:55Tenir debout et encaisser. En 68, vous créez une association d'édition et de promotion.
03:59L'année suivante, vous décrochez un contrat avec le FC Nantes pour la commercialisation
04:03des panneaux publicitaires autour du terrain du stade Marcel Sopin. Le début des affaires
04:08puisque d'autres clubs comme Nîmes, Sochaux, Monaco, Bordeaux, Nice, Montpellier ou bien
04:13encore Bastia font appel à vos services. En 82, à l'occasion de la Coupe du monde de
04:17football, vous vous voyez confier par la Fédération française un contrat de parrainage
04:21pour l'équipe de France. Vous avez très vite compris que pour changer les choses, il ne
04:24suffisait pas d'aimer le jeu. Il fallait aimer les hommes, les enjeux et surtout les débats
04:28qui durent jusqu'à minuit. Ce que vous avez en plus, c'est l'envie, l'envie de
04:32convaincre, l'envie de construire, l'envie d'aller toujours un peu plus loin, comme
04:35celui qui a connu l'obscurité, puis la lumière.
04:55Mais une autre chanson de Johnny pourrait illustrer votre parcours.
05:00Bâtisseur d'émotions, ami fidèle, négociateur intense, vous êtes de ces personnalités qui ne font
05:05pas que vivre leur passion. Vous la partagez avec humour, avec détermination et avec l'énergie
05:10communicative d'un homme qui sait qu'au fond rien n'est jamais vraiment fini tant qu'il y a
05:14la
05:14promesse d'y croire. Alors ce soir, si on devait résumer Jean-Claude Darmon, un gamin dorant devenu
05:20docker à Marseille, puis bâtisseur du sport moderne, qui a traversé les époques sans perdre l'essentiel.
05:24Quelque chose de Tennessee, c'est-à-dire ce petit tremblement dans la voix quand on parle de
05:29passion vraie. Et ça, Jean-Claude, ça ne se négocie pas.
05:32On a tous quelque chose en nous de Tennessee, cette volonté de prolonger la nuit.
05:43Joli sujet, hein ?
05:44Très très beau sujet, émotionnellement très fort, parce que Johnny a été mon meilleur ami
05:50et j'ai été son meilleur ami autour de 35-40 ans.
05:53Vous avez essayé de faire aimer le sport à Johnny, et notamment le foot, mais ce n'était
05:58pas trop son truc.
05:59Ah, c'est injouable. Il aimait, il avait deux sports qui le passionnaient, le rugby, étonnant
06:04puisque je l'ai amené à une demi-finale de France All Black au Pays de Galles, et il
06:11aimait la boxe. Et comme j'avais la passion de la boxe, comme je m'occupais du rugby, mais
06:16j'en parlais quasiment jamais pour ne pas mélanger les genres, je l'ai quand même
06:20emmené dans cette folie qui était celle du sport.
06:24Tout de suite, le sport, j'adore !
06:26J'adore, j'adore, j'adore, j'adore !
06:30Vous avez un petit peu joué au foot ?
06:32Oui, on peut dire ça, oui. J'ai joué jusqu'à 81 ans, donc on peut dire que j'ai
06:37joué au foot.
06:37Ah oui, vous avez bien joué ?
06:37Ah oui, je pense, oui, oui. J'ai plus de cartilage, j'ai plus de genoux, j'ai plus rien.
06:41Ah, donc c'est les fameux croisés qui ont raté la carrière ?
06:44Non, pas moi. Les croisés, vous faites allusion au 4-0 ? Non, non, pas du tout, non, non.
06:51Moi, c'est parce que j'ai toujours été un bourrin, donc ce n'était pas la peine d'aller
06:56plus loin.
06:56Mais un bourrin qui avait de l'envie, qu'on aimait parce que j'étais solidaire.
07:04Dans vos joueurs préférés, en 1, vous m'avez cité Pelé.
07:08C'est vrai. Les grands joueurs sont des gens intelligents et pleins d'humanité.
07:15Vous l'avez rencontré ?
07:16Oui, je l'ai rencontré à Los Angeles en 84, grâce au Girondins de Bordeaux.
07:21J'ai joué avec lui, Thierry Roland et tout, on faisait des 4-4, nous en costume, lui aussi d
07:26'ailleurs.
07:26On s'est déchirés, il nous a ridiculisés, mais je suis tombé amoureux
07:32parce que c'est le joueur le plus fort au monde.
07:36Même à l'heure actuelle, vous le laissez en 1 dans votre top ?
07:39Oui, parce qu'il ne faut pas mélanger les périodes, les époques, surtout pas.
07:44Après lui, il y a Justo Fontaine.
07:46Justo était un joueur, un buteur, un malin doté d'un physique extraordinaire, playboy, évidemment.
07:55Après, vous avez Maradona, vous avez Messi, vous avez plein de joueurs qui ont compté pour moi.
07:59Mais lui, c'est, je crois, jusqu'à la fin de séjour, intouchable.
08:03Justo Fontaine, vous l'avez beaucoup fréquenté, vous avez été ami avec lui et vous avez une anecdote assez sympa
08:08avec lui.
08:09C'est en 86, belle place de sable.
08:13Nous jouions d'un côté Raymond Coppa, qui était l'adversaire et ami de Justo pour une vie.
08:20Plein d'anciens pros, etc.
08:23Macias jouait aussi avec nous et on s'est retrouvés à 5, nous, contre 6, eux.
08:28Et Justo jouait avec moi.
08:30Ou plutôt, je jouais avec lui.
08:31Pardon.
08:32Et il manquait un joueur, donc je suis allé sur la plage, j'étais peut-être en train de bronzer.
08:36Je lui ai dit, tu sais jouer au foot ?
08:37Il dit, oui, oui, c'était un égypto-canadien.
08:41Il dit, bon, il vient jouer avec nous, c'est pas mauvais.
08:45Et on gagne 6 à 5.
08:47Et les 6 buts sont marqués par Justo qui, il faut le dire, jouait avec une seule jambe.
08:51Puisqu'il a été blessé à vie, il boitait, etc.
08:54Et à la fin du match, alors que tout le monde se congratule, on s'embrasse et tout,
08:58l'égypto-canadien vient et lui, tu sais toi, franchement, tu aurais pu jouer au foot.
09:03Et ça a été exceptionnel, on ne l'a pas lâché.
09:06Et surtout, un qui ne l'a pas lâché, c'est Raymond Coppa.
09:08Parce qu'il était taquin comme lui, voilà.
09:12Et vous m'avez cité aussi Maradona, Zidane, vous les mettez 3-4, vous les mettez à peu près au
09:17même stade.
09:18Oui, avec Maradona, c'était un artiste très individualiste.
09:28Et il aurait pu faire le cirque d'hiver.
09:31Zidane, il ne faut pas le comparer.
09:33Zidane, c'est l'homme des temps modernes que j'aime.
09:38Un philosophe, un humaniste.
09:41Si Zidane n'a eu qu'un seul ballon d'or, c'est parce qu'il a joué pour les
09:45autres en permanence.
09:47Ce n'était pas un égoïste.
09:48On l'avait eu, non seulement dans le jeu, mais dans l'économie du sport.
09:52Nous avions une équipe, il y avait des recettes, etc.
09:55Il n'a jamais rien demandé de plus que Zidane, mais jamais, jamais, jamais.
09:59Et il tranchait toujours au profit du plus grand nombre.
10:02Il a aussi réussi sa carrière d'entraîneur avec le Real.
10:06Est-ce que vous misez sur lui en sélection, avec la sélection ?
10:11Ah, mais je n'ai aucun doute.
10:12Avant lui, nous avons utilisé Deschamps, qui a quand même un parcours.
10:15Ce n'est pas facile de passer derrière.
10:16Je crois, parce que je pense que c'est l'un des parcours des entraîneurs le meilleur au monde.
10:21Mais je pense que Zizou va faire le même parcours, avec, j'espère, une Coupe du Monde de plus.
10:28Sait-on jamais, parce que je vous rappelle qu'on a fait deux finales avec Didier, qu'on a perdu.
10:32Pour revenir sur Maradona, est-ce que vous pensez que s'il avait eu une meilleure hygiène de vie,
10:37il aurait été encore meilleur, ou peut-être le meilleur du monde ?
10:42Il n'était déjà pas loin d'être le meilleur du monde, mais je pense que Naples l'a tué.
10:49Barcelone, déjà, l'avait un peu écorché.
10:51Naples l'a tué.
10:53Et quand on n'a pas une hygiène de vie en sport, vous le savez tout comme moi,
10:56on ne peut pas aller au bout du bout, mais c'était un génie.
11:01J'ai de la peine pour lui, parce qu'il m'a été mieux que sa fin, sa mort a
11:06été à l'image de sa vie.
11:08Vous n'aimez pas non plus les tricheurs, et là, dans votre ligne de mire en ce moment, il y
11:11a Dani Carvajal.
11:13Dani Carvajal, c'est un...
11:16Carvajal, pardon.
11:16Oui, c'est pareil, on s'en tape de l'accent, on n'est pas espagnol, vous et moi.
11:20Non, ce que je n'aime pas en lui, c'est une brute qui donne des coups, qui est sournois,
11:25qui est un très bon joueur, donc il peut se priver de ça,
11:28mais qui est capable, et je l'ai vu, donner un coup de tête à un adversaire pendant que l
11:33'arbitre a le dos tourné.
11:35Alors qu'il n'y a rien, il n'y a rien qu'une faute bénigne.
11:38Non, non, non, je n'aime pas ce joueur, je n'aime pas ce genre de joueur non plus.
11:41On ne va pas faire que parler de foot, parce qu'il y a quelqu'un que vous adorez par
11:45-dessus tout,
11:46c'est Brahim Asloum, le boxeur.
11:48Alors dites-nous tout le bien que vous pensez de lui, parce qu'on pense quasiment tous la même chose.
11:52Oui, mais moi je pense plus que vous.
11:54Ah, possible !
11:55Parce que j'ai boxé.
11:58Jeune, gamin, j'ai travaillé docké, vous l'avez dit vous-même,
12:02et du dock, ça nous amène un peu de boxe, donc je n'ai pas été champion, on l'en
12:05s'en faut.
12:05Mais je sais ce que c'est que prendre des coups et donner des coups.
12:10Brahim, il n'a rien renié.
12:13Brahim, pour être champion olympique, il était exceptionnel.
12:17Il a fait ce qu'il fallait faire.
12:19Brahim s'est éteint les cheveux.
12:21Et sur sa nuque, il avait peint le bleu-blanc-rouge.
12:24C'est-à-dire que non seulement il voulait être champion, mais champion de son pays.
12:29Car c'était la France, comme moi évidemment, c'est notre pays.
12:33Et il l'a marqué.
12:35Puis, c'est le cas d'exception, c'est le seul boxeur français,
12:39et je pense, dans le monde c'est difficile,
12:41à être champion du monde olympique et champion du monde professionnel.
12:45Et il assume, il n'en fait pas des tonnes.
12:48Il est intelligent, il est consultant aujourd'hui.
12:51Il a été un bon acteur aussi.
12:53Très bon acteur, d'un film que j'avais écrit,
12:56et que je n'ai pas voulu qu'il soit l'acteur principal.
13:02C'est drôle.
13:02Non, parce que...
13:04Alors qu'il n'est pas mal dedans.
13:05Oui, mais ce n'était pas ça.
13:07Je vous rappelle que l'acteur avait 16 ans,
13:10il était juif tunisien,
13:12juif tunisien,
13:14et il y avait des boxeurs qui pouvaient le remplacer.
13:16Mais après, ils ont changé le scénario et tout.
13:19J'ai arrêté d'ailleurs la production de ce film.
13:22Quand ils ont choisi Brahim,
13:24c'est bien après que moi j'ai abandonné.
13:26Donc, je n'ai pas eu le choix de le dire oui ou non.
13:28C'était leur problème à eux.
13:29Mais bon acteur.
13:31Franchement, il s'en est pas mal sorti.
13:32Comme d'habitude.
13:34On va faire une petite pause récré.
13:36On n'a pas résisté à l'envie de s'amuser avec vous.
13:40Et on s'est dit Johnny, c'était le sujet idéal.
13:43On vous a fait un blind test,
13:45mais vraiment un blind test improbable.
13:47Donc, on va vous passer des petits extraits
13:50et vous allez, dites-nous le titre de la chanson.
13:55Premier extrait.
14:05Qu'est-ce que c'est ?
14:21Franchement, j'ai eu un blocage.
14:22C'est que je t'aime, mais en japonais.
14:24C'est peut-être le japonais qui vous a bloqué.
14:26Non, c'est lui qui me bloque.
14:28On continue quand même ?
14:29Oui, oui, oui.
14:30Allez, extrait numéro 2.
14:31C'est en mode que de ne pas trouver que je t'aime,
14:33il faut être con.
14:41La flamme dans vos yeux.
14:44Vous l'avez ou pas ?
14:46Allumer le feu.
14:47Allumer le feu.
14:48Allumer le feu.
14:49À la flûte de Pan.
14:50Oui, allumer le feu, c'est une très belle histoire
14:53entre Obispo et lui.
14:54Ah bon ?
14:55Oui, c'est lui.
14:55C'est Obispo qui a écrit.
14:57Et Obispo devait faire la première partie avec Johnny,
15:02c'est de chanter avec Johnny.
15:04Et j'étais chez Johnny et il téléphone en disant,
15:07au Stade de France, en 1998,
15:10il avait fait un, il dit non, je ne veux pas le faire.
15:14Il dit comment je ne veux pas le faire.
15:15Il dit j'ai trop peur.
15:16Ah non, non, j'ai trop peur.
15:17Il dit mais ça n'a qu'à allumer le feu.
15:20Et ça a marché, autre extrait.
15:24Ça, ça va être un petit peu plus compliqué.
15:29Vous reconnaissez les images peut-être ?
15:34Ça, c'est l'envie à l'envers.
15:36C'est l'envie à l'envers.
15:38Allez, une petite dernière pour la route qui a été revisitée de manière très sympa.
15:44L'étoile du pénitencier.
15:48Voilà, celle-là, vous l'avez.
15:49C'est normal.
15:51Quand on a fait comme moi, 48 heures de guerre d'abus, on se rappelle du pénitentier.
15:57C'est drôle parce que j'ai des blocages, l'émotion et je me rencontre souvent.
16:03Je me mets à chanter et comme ça, à bout pour poids, parce qu'il ressurgit.
16:09C'est incroyable le poids qu'il a eu dans ma vie.
16:11Je suis encore aujourd'hui étonné du poids.
16:14Je rêve de lui et je ne rêve jamais quand il est mort.
16:17C'est bon signe.
16:18Ça veut dire qu'il vient vous faire un petit coup.
16:19Oui, je pense que c'est vrai.
16:21On bascule sur la minute culture et je vous ai trouvé trois livres, évidemment,
16:25qui ont un rapport avec le foot.
16:27Gol de Maxime Brigand et de Thierry Bernera.
16:30Ce livre retrace l'évolution du poste de gardien de but à travers les époques.
16:33Est-ce que c'est un poste que vous aimez, le gardien de but ?
16:36C'est le pire.
16:37C'est le pire ?
16:38J'ai joué gardien de but étant minime et je priais Dieu.
16:43Ce n'est pas d'attaque ?
16:44Oui, mais sérieux.
16:45Ah oui, ce n'est pas très bagarre.
16:46Parce qu'une faute d'un gardien, c'est un drame.
16:48Une faute d'un arrière, d'un avant, tout le monde s'en tape.
16:52Et vous diriez, qui est le meilleur gardien au monde ?
16:56Yachin.
16:57Yachin, intouchable, intouchable.
16:59Le dictionnaire du football au XXIe siècle de Christophe Cuchely,
17:03demi-espace, faux neuf.
17:04Est-ce qu'ils vous sont familiers, ces nouveaux termes ?
17:07Oui, c'est vrai.
17:09Sinon, vous pouvez les réviser.
17:10Oui, je vais le faire.
17:13Ça me paraît normal d'être dans le cours en permanence.
17:18Allez, dernier livre.
17:2050 héros pour le Mondial 2026 de Vincent Duluc.
17:23Alors, avec cet ouvrage, vous serez prêt le 11 juin à suivre le parcours des 48 équipes.
17:27Et du coup, ça tombe bien.
17:29Parce que depuis 24-36 heures, on sait que Béine va retransmettre
17:35tous les matchs de la Coupe du Monde en 2026.
17:36C'est ça ?
17:37C'est une bonne nouvelle, non ?
17:38Très bonne nouvelle.
17:39Mais il faut que je vous dise, Vincent Duluc, le meilleur journaliste sportif des 25 dernières années.
17:48Il est exceptionnel.
17:50Ses analyses sont d'une pertinence.
17:51Il a le goût du football.
17:54Il a la vision du football et du football moderne.
17:57Et c'est bien aussi de le dire.
17:59Et quant à Béine, franchement, j'avais le sentiment profond que sous la sang,
18:05ils avaient déjà gagné la manche il y a déjà un mois.
18:08Vous avez filé un petit coup de main à l'ouverture de la chaîne ?
18:11Oui, un peu, évidemment.
18:12Et vous savez pourquoi ?
18:13Parce que Charles Bietry, qui est mon meilleur ami, a créé la chaîne.
18:20Elle a créé la chaîne.
18:21Et quand Charles crée quelque chose, c'est du tumulte.
18:24Ça bouge.
18:25On l'embrasse fort, d'ailleurs.
18:28Le destin, on en parle tout de suite.
18:30C'est vous.
18:36Dans le doc et dans le livre également, vous avez inventé les panneaux publicitaires non sans mal.
18:42Vous êtes le seul à y croire au début.
18:43Qu'est-ce qui s'est passé à Nantes pour qu'il y ait ce déclic ?
18:46Comment c'est arrivé ?
18:47C'est simple.
18:48Nantes, pour ceux qui connaissent l'FC Nantes et le salle de Marcel Sopin,
18:53c'était Tristounès, il pleuvait, etc.
18:57L'homme qui m'a soutenu contre vents et marées s'appelait Robert Budzinski.
19:02C'est un énorme joueur, grand directeur sportif.
19:06Et nous sommes là.
19:08Les joueurs s'entraînent.
19:09Il me fait venir pour un café, etc.
19:11Et je lui dis, putain, mais ils vont mourir.
19:13C'est un mouvoir, ce stade.
19:15Il me dit, mais pourquoi tu dis ça ?
19:17On a toujours le...
19:17J'ai dit, attends, mais regarde.
19:19Comment veux-tu qu'ils s'éclatent ?
19:20Il n'y a aucune urine...
19:22Tiens, je vais mettre de la couleur.
19:23Il me dit, ah oui, il repeint le stade.
19:24J'ai dit, non, non, pas du tout.
19:25Je vais mettre des panneaux et des panneaux couleurs.
19:28Il me dit, ça changera quoi ?
19:29Je lui dis, tu le verras.
19:30Et ça a commencé sur un gag.
19:32Et ça a fini par être des revenus énormes dans le football français d'abord.
19:38Et je l'ai exporté dans le football mondial.
19:41On regarde la bande-annonce pour ceux qui n'ont pas encore vu ce doc.
19:44Regardez, il est très, très bien fait et instructif.
19:48Homme d'affaires, numéro 1 français du sport.
19:50C'est l'homme du sponsoring dans le football.
19:55Jean-Claude Darmon a inventé un métier qui s'appelle Jean-Claude Darmon.
19:59Le monsieur pognon de foot du championnat de France et plus loin de l'équipe de France.
20:05Tout a pris un peu feu.
20:07Il faut quelqu'un qui ait le culot de vouloir faire changer les choses.
20:11En multipliant les caméras, ça allait être un produit que j'avais vu.
20:15C'est lui qui discute, lui qui négocie.
20:19Et d'avoir persuadé tout le monde que rien ne pouvait se faire sans lui.
20:23Beau parleur, quoi.
20:24Beau et parleur.
20:27Il est fasciné par les artistes.
20:31Avant d'être dans le football, il n'était rien.
20:33Rien de rien.
20:39Sans vous, Jean-Claude Darmon, il n'y a pas de football à la télévision.
20:47Une fois lancé, ça a vite pris ?
20:49Oui.
20:50Une parenthèse.
20:51Allez-y.
20:51Quand Tapie dit qu'il n'était rien moins que rien, il parle de Claude Bess et pas de moi.
20:56Passons à autre chose.
20:57C'était votre question ?
20:59Restons sur Bernard Tapie parce que c'est quand même le couac de votre carrière.
21:03Ce n'est pas un couac.
21:04Quand vous arrivez à Marseille, il vous met une petite peau de banane.
21:07Oui, oui.
21:08D'abord, il essaie de me séduire.
21:10Parce que...
21:12C'est un séducteur.
21:13Oui, c'est un séducteur.
21:15Et je pense qu'il se tombe de calibre.
21:18Il pense que je suis un second couteau.
21:20Et il va me parler comme un second couteau.
21:23Il va vite se rendre compte que je boxe aussi en poids lourd et que, contrairement au principe même de
21:30cette époque, j'ai la colonne vertébrale très rigide et je ne fais pas n'importe quoi.
21:35Mais voilà.
21:35Et donc, on va s'affronter.
21:37Puis après, lui, il a cru que la vie était à 100 mètres.
21:42Moi, je savais que la vie était un marathon.
21:45Et il a chuté en cours de route, malheureusement, parce que c'était un homme intelligent qui avait des capacités
21:51énormes.
21:52Et paix à son âme, il est parti.
21:54Donc, on ne va pas parler de mal de lui.
21:55On va passer à autre chose.
21:56Avec le recul dans l'obtention de tous ces droits que vous permettez à avoir des clubs, est-ce que
22:01c'était au départ logique que les petits clubs aient leur caisse noire ?
22:07– Écoutez, sur le principe, il faut savoir que les clubs ne vivaient que par les recettes guichées et avaient
22:15des subventions municipales faméliques.
22:17Donc, ils faisaient au mieux parce que, contrairement à un entrepreneur classique, là, la concurrence, elle était tous les jours.
22:25C'est-à-dire tous les matchs, etc.
22:27Dès qu'il perdait un match, tu perdais de l'argent, etc.
22:30Donc, les clubs, je prends un exemple comme Toulon, ils n'avaient d'autres ressources que d'avoir créé cette
22:37caisse noire qui n'était pas morale, mais qui existait.
22:42– Est-ce que vous, pour votre réussite sur le long terme, il a fallu, en un, ne trahir personne
22:47?
22:47– D'abord, ce n'est pas de ma nature trahir.
22:50Moi, j'ai des principes.
22:52Je suis solidaire et je pars d'un principe qu'on peut mentir à une personne une fois, tout le
22:57monde, tout le temps.
22:57Donc, j'ai essayé d'être moi-même, ou même pour ceux que je suis ou ceux que je ne
23:01suis pas, je n'en ai rien à secouer.
23:03Ce qui est important, c'est que j'ai une philosophie, j'ai des parents pauvres qui m'ont donné
23:07un axe de vie, j'ai essayé de m'y tenir.
23:11– L'attribution actuelle compliquée des droits télé, vous en pensez quoi ?
23:15– Je pense d'abord qu'il y a eu des erreurs psychologiques.
23:20On ne maltraite jamais, après une défaite, des gens qui vous ont épaulé pendant 40 ans.
23:25Je parle de Béine, je parle de Canal.
23:28Je pense que c'est une erreur que certains hommes ont fait, et c'est dommage, mais c'est une
23:33erreur d'appréciation.
23:34Parce que sur le moment, ils étaient tellement contents de toucher le milliard, le milliard, le milliard,
23:39que ça les a éblouis, ils ont oublié l'essentiel, c'était le partage.
23:43– Alors vous démarrez dans cette bio, vous en parlez, vous êtes né à Oran, vous arrivez dans le Val
23:50d'Oise,
23:50ensuite vous arrivez à Marseille, la misère est moins pénible au soleil,
23:54vous peaufinez votre bagout chez les docker, de quoi êtes-vous le plus fier là-dedans ?
23:59– Écoutez, très franchement, c'est la Légion d'honneur.
24:03– Ah ! – C'est le Graal, c'est le Graal, la Légion d'honneur…
24:07– On a mis longtemps, vous la donnez en plus.
24:08– Oui, non, non, il faut être honnête.
24:12À votre question, non pas longtemps, puisque j'étais le bras droit d'un ministre des handicapés
24:17qui s'appelait Michel Gilibert, j'étais dans son association d'abord à ses côtés,
24:22ministre, j'étais quasiment son bras droit,
24:25et il a voulu à ce titre m'obtenir la Légion d'honneur.
24:29Et moi, il n'en était pas question, je l'acceptais uniquement au sport,
24:33et je n'étais pas encore prêt.
24:34Dans les années 80, Jean-Claude Barmont n'est pas celui qui a réussi en 98-2000, etc.
24:39Donc, bon, je n'ai pas accepté.
24:41Et après, sur un malentendu entre le Premier ministre de l'époque et Nicolas Sarkozy,
24:49les deux se chamaillaient, Castel qui disait,
24:52bravo pour tout ce que tu as fait dans le rugby, tiens l'homme, etc.
24:56Et Nicolas Sarkozy, qui est mon ami d'une vie, dit, non, non, Jean-Claude, c'est surtout le football.
25:00Je lui dis, non, non, c'est vrai.
25:02Et ils ont commencé à ce soir, il lui a dit, d'ailleurs, je suis sûr que la Légion d
25:05'honneur,
25:05c'est le rugby qui te l'a donné, c'est le meilleur rire.
25:08Et je lui dis, mais je ne l'ai pas.
25:09Et là, Sarkozy tombe des nues en me disant, mais comment, j'étais président de la République ?
25:13Incroyable.
25:13Tu as vu défiler 8 à 10 amis ministres des sports, et aucun de la Légion, non, jamais.
25:21Moi, j'y pensais, évidemment, mais bon, je n'ai pas courir derrière pour l'obtenir.
25:25Je l'ai obtenu, et pour moi, franchement, c'est un jour de ma vie qui est énorme.
25:30C'est le graal.
25:31Et après la naissance de mes enfants, je pense que la Légion d'honneur, c'est quelque chose de très
25:37fort.
25:38Justement, vous en venez à la question que j'allais vous poser.
25:40Est-ce que ça a été facile de concilier le business avec la vie de famille ?
25:44Non, ce n'est pas possible.
25:46Non, parce qu'on ne peut pas tout faire en même temps.
25:49Vous oubliez le business, la vie de famille, puis je vais au foot.
25:52Et donc, quand j'arrivais le samedi à la maison,
25:54parce qu'après une semaine, j'ai carréé dans toute l'Europe,
25:59j'étais épuisé, et je me reposais, je dormais le maximum,
26:02parce que le dimanche, j'allais jouer au foot.
26:03Je me reposais que pour jouer au foot.
26:06Donc, je m'occupais des enfants, évidemment, mais tellement mal.
26:09Mais je me suis vite rattrapé depuis.
26:11On va, hop, coup de sifflet, on va passer en secret story.
26:14Et j'avais envie d'avoir votre avis sur l'avenir du foot.
26:17La Coupe du Monde tous les deux ans, est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
26:23Franchement, moi, j'aime cette Coupe du Monde tous les quatre ans.
26:27Donc, elle est bonne ou mauvaise ?
26:29La décision a été prise par Gianni Infantino.
26:31Il doit avoir ses raisons.
26:33J'aurais préféré tous les quatre ans.
26:34Oui, je pense aussi.
26:36La pause fraîcheur durant la pub.
26:38Est-ce que vous auriez osé ?
26:40D'abord, non.
26:41Franchement, non.
26:41Non, mais dès lors que c'est fait, c'est intelligent.
26:44J'ai assisté à la finale des clubs champions à New York,
26:47qui faisait 45 degrés à l'ombre.
26:49Les joueurs étaient épuisés.
26:52Ces trois minutes prises, je trouve que c'est très, très, très bien.
26:55D'en faire quatre ou cinq, six, deux, non, c'est trop.
27:00La Coupe du Monde des clubs de la FIFA, nouvelle compétition.
27:03Est-ce que vous pensez que c'est encore une bonne idée
27:05ou c'est encore un match de plus qui va fatiguer de nombreux joueurs ?
27:08Alors, non, l'idée est bonne.
27:13Pourquoi elle est bonne ?
27:15Elle est bonne parce que, d'un coup, on donne à des pays,
27:18je pense à des petits pays, l'accès à la Coupe du Monde.
27:24C'est-à-dire que ce public, ces gens-là, ne sont jamais concernés.
27:29Ils regardent que les grandes équipes sont là.
27:31Tout est possible.
27:32Et en football, il faut le savoir, mais on le sait, vous et moi,
27:34que quand on est une petite équipe, on peut toujours créer un exploit.
27:40Pas un, pas deux, pas deux.
27:42C'est génial.
27:43Donc, ça concerne tout le monde.
27:45Ça donne envie de participer, de croire.
27:49C'est vrai aussi que, sur le plan économique,
27:52ça apporte des recettes exceptionnelles
27:55grâce au sponsoring et des droits télé.
27:56Et c'est très bien que les petits clubs, les petites équipes comme ça, en aient.
28:00Alors, cette multiplication de matchs donne évidemment un couac avec le dopage.
28:06Est-ce que vous, avec toutes les idées que vous pouvez avoir,
28:08vous avez une idée pour lutter contre le dopage
28:11qui ne serait peut-être pas arrivé auprès des instances ?
28:15Le dopage, c'est uniquement les individus, pas les instances.
28:20On l'a dit tout à l'heure, si on se respecte soi-même,
28:25il n'y a rien de pire qu'un tricheur.
28:26C'est le dopage, c'est la triche.
28:28Donc, moi, je pense qu'il vaut mieux s'économiser
28:31et ne pas faire tous les matchs.
28:32Et d'être avec soi-même, l'honnêteté de dire.
28:38Moi, je vois certains joueurs actuellement,
28:44ils jouent et ça prouve qu'ils ne sont pas dopés.
28:47Ils jouent et ils sont crevés.
28:48Ils marchent.
28:49S'ils voulaient faire un très bon match,
28:52le dopage, ça bousse.
28:54On le sait tous, ça bousse.
28:55Mais ça bousse, mais pas longtemps.
28:57C'est-à-dire que la durée de leur carrière devient très, très courte.
29:01Ils le payent.
29:02Ils le payent.
29:04Antitriche à mort, évidemment.
29:06Parce qu'antimenteur comme ça,
29:10ça ne sert à rien de mentir sur des choses vitales pour protéger.
29:14Vous ne vous êtes pas donné tant de mal pour faire plaisir aux tricheurs.
29:18Hors de question.
29:19Il n'en est pas question, c'est vrai.
29:20Tout est là-dedans.
29:21Destin, faites-vous plaisir.
29:23Offrez ce livre.
29:24L'histoire est passionnante.
29:26Sinon, vous avez le documentaire
29:29L'argentier du football sur Canal.
29:30A ne pas rater, il est très, très bien monté.
29:33Merci, Jean-Claude, d'être venu.
29:34Merci surtout de m'avoir reçu.
29:36Avec grand plaisir.
29:38La semaine prochaine, à votre place,
29:40il y aura Olivier Delacroix.
29:42Et on se retrouve avec lui.
29:43La semaine prochaine, d'ici là,
29:45passez une belle fin de semaine
29:47et un bon week-end.
29:48Salut !
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