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  • il y a 8 mois
Clara Paban vous propose un magazine d’information et de divertissement en compagnie d’un invité (sportif ou people) qui revient sur sa relation au sport et réagit à l’actualité.

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Transcription
00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Salon VIP sur Beansport.
00:16On reçoit ce soir un athlète hors normes, le Forrest Gump français.
00:20Alban Pellegrin, bonsoir et merci d'être venu.
00:23Merci à vous.
00:24Tout fraîchement, vous venez de boucler 72 marathons.
00:28Comment ça va ?
00:29Ça va, j'en ai même fait un 73ème ce week-end.
00:31On a vu ça sur les réseaux sociaux, mais pourquoi ?
00:33Avec la Sainte-Express, parce que je suis lyonnais dans ma ville.
00:36C'était un joli clin d'œil, c'était pour partager aussi un énième moment de partage.
00:40En combien vous l'avez bouclé celui-là ?
00:415h23, là j'ai vraiment pris mon temps.
00:43Ah ouais, tranquille, vous avez été au contact du public.
00:47Au contact du public, exactement.
00:48Vous en avez profité ?
00:48Ouais, c'était ça qui était beau, c'est la continuité de l'échange,
00:51le partage et la bienveillance que j'ai eu la chance de vivre pendant deux mois et demi.
00:54Et c'est vrai que d'être au contact de personnes que je récupérais mon dossard
00:59ou même pendant la course avec lesquelles on a pu échanger.
01:02Alors 72 marathons, vous avez aussi bouclé deux Koh-Lanta.
01:06Qu'est-ce qui est le plus dur ?
01:08C'est une très bonne question.
01:09Qu'est-ce qui est le plus dur sur le court terme ?
01:11Koh-Lanta, parce que Koh-Lanta, sur ma première aventure,
01:13je ne fais que 19 jours mais je ne perds plus de 9 kilos.
01:15Donc c'est vrai que mentalement et physiquement, c'est très compliqué.
01:18Alors que je cours chez vous, à la fin de la première semaine, je perds 1,8 kg.
01:23Et là, ma nutritionniste me dit, si tu continues comme ça, tu n'iras pas au bout.
01:26Donc on a pu l'ajuster grâce aux Français, aux Françaises et aux boulangeries.
01:29Donc voilà, c'est vrai qu'il n'y a pas de boulangerie sur Koh-Lanta.
01:31Donc je dirais quand même que le plus dur sur le court terme…
01:34Ah oui, c'est de ne pas manger, c'est dur.
01:35Ah oui, la privation, c'est ce qu'il y a de pire.
01:38C'est la privation et l'élimination.
01:40Alors qu'au final, moi je tapais à la porte des gens le soir pour demander de logier le couvert.
01:44Donc j'avais toujours bon espoir qu'on m'accueille.
01:46On a plein de petites infos, on va en parler de tout ça tout à l'heure.
01:49On a du rugby ce week-end sur Binsport.
01:52Retour de la Champions Cup.
01:53On aura du Bordeaux, du Toulouse, de La Rochelle, du Toulon évidemment.
01:57Avec le RCT, ça sera le 5 et 6 décembre.
02:01Avant le rugby, il y a ce soir 18h du Hand féminin, les championnats du monde.
02:06France-Autriche et c'est sur BIN 1.
02:08On a aussi un cadeau.
02:10Regardez le cadeau du jour, c'est le maillot de l'Allemagne.
02:13Direction la Coupe du Monde 2026 pour les Allemands.
02:16Avec ce maillot qui rend hommage au titre de champion du monde de 1990 et de 2014.
02:21Ce sera le dernier chez Adidas.
02:23Donc foncez vous l'offrir.
02:25Ou alors, si vous avez de la chance, allez sur le compte X de Binsport.
02:28Et vous allez pouvoir le gagner.
02:30Vous retweetez, vous likez, vous suivez.
02:32Le gagnant sera désigné dans la prochaine émission.
02:36J'ai une autre info.
02:37Le film Intense est sorti le 2 décembre sur YouTube.
02:41Regardez Baptiste Chassagne au cœur de la Diagonale des Fous.
02:45C'est assez exceptionnel.
02:47Il me vient une question.
02:50Est-ce que la Diagonale des Fous, vous l'avez déjà faite ?
02:53Jamais, jamais.
02:54C'est dans un coin de ma tête.
02:57Mais c'est vrai que l'image d'un Baptiste Chassagne, moi j'admire.
03:01C'est un athlète.
03:02Moi j'aime dire que je suis un amateur alors que Baptiste est un athlète.
03:05Et puis alors il a survolé.
03:06Cette année, j'étais en plein marathon pendant qu'il faisait ça.
03:09Et voilà, quel athlète et quelle personnalité aussi.
03:11C'est une belle personnalité, une belle personne.
03:13Donc un jour peut-être, mais je ne compte pas juste la faire en fait.
03:16Que ce soit la Diagonale des Fous ou l'UTMB.
03:17Il faut qu'il y ait une bonne raison.
03:18Bah oui, et puis il faut envoyer un petit peu du pâté quand même.
03:21Donc voilà, le but ce n'est pas juste de la finir.
03:23C'est d'être en capacité de répondre présent aussi.
03:24Et puis on peut saluer son cinéaste parce que du coup, il a été obligé de se la faire aussi.
03:29Oui, ça c'est vrai.
03:30Peut-être pas tout, mais je ne sais pas si…
03:32Pour avoir des images, il fallait qu'il y soit.
03:34Il fallait qu'il y soit, mais pas surtout.
03:36Parce que sinon, ça voudra dire qu'il aura fini deuxième de la Diag.
03:38Donc bravo à lui.
03:39Oui, c'est pas mal.
03:40Bravo à tous les deux.
03:41Alban, Guillaume Palacios a réussi son exploit lui aussi avec vous.
03:45C'est son exploit personnel, votre rétro.
03:48En deux minutes et regardez, c'est là que ça se passe.
03:50Ok.
03:54Alban, vous faites partie d'une catégorie de personnes que j'appelle personnellement les grands malades.
03:59T'es tout à fait fou ce type.
04:02Alors, n'y voyez que de la jalousie à votre égard parce que courir ne m'a jamais procuré autre chose que souffrance et humiliation.
04:08Quand je terminais lamentablement dernier en atelé lors des épreuves du bac en EPS.
04:13Ah !
04:14Pardon, je m'égare.
04:15Alban Pellegrin a donc 38 ans et surtout lyonnais 100% pur jus.
04:19Bon, passons rapidement sur les 7 titres de champion de France à la suite de l'OL dans votre enfance.
04:23Ça rendrait vers de jalousie certains.
04:25Oh !
04:25Je suis de mort, avocat !
04:27Passons aussi sur votre premier métier d'agent immobilier parce qu'on ne vous connaît pas pour ça.
04:31Non, on vous connaît parce que vous êtes la personnification du goût, de l'effort, du dépassement de soi et d'une greffe de cheveux réussie.
04:38Est-ce que j'ai le vaut bien ?
04:392015, premier envol pour la Malaisie, 19 jours sur une île déserte avec d'autres qui d'aiment qui veulent vous faire gentiment la peau.
04:45Collant à quoi.
04:46L'aventure s'arrête ici et maintenant, dehors.
04:47Tu prends tes fèves et tes raisins secs et tu rentres à Montélimar.
04:49Oh, tout est bien qui finit bien.
04:51Maintenant qu'on a dératisé, je vous propose de repartir vers votre camp.
04:55Et parce que visiblement vous avez aimé ça, maso, vous remettez ça en 2018 dans le combat des héros.
05:02Au retour, forcément, il vous faut autre chose, un autre shoot d'adrénaline, ce petit quelque chose pour vous dépasser.
05:07Le magazine GQ va vous le proposer avec la websérie Amateur.
05:11Une semaine pour vous préparer à affronter un boxer tight, puis dans la saison 2, le même principe avec un lutteur sénégalais.
05:17Bref, vous l'avez compris, chers amis, le fil conducteur de notre invité, c'est le masochisme.
05:21Bon ok, j'arrête les blagues de jaloux parce que votre dernier défi relevé force le respect.
05:3072 marathons en 72 jours pour récolter 30 000 euros en faveur de la fondation du souffle
05:36afin d'aider la recherche contre les maladies respiratoires et aussi un peu de rendre hommage à votre maman.
05:41Ceci étant, je me demande, quel est le plus dur ?
05:44Courir 72 marathons en 72 jours ou enchaîner avec le marathon médiatique ?
05:48Oui, d'ailleurs, franchement, il ne le savait pas, Guillaume, la question de fin, mais vous avez failli rater le rendez-vous aujourd'hui.
06:00Oui, c'est vrai, j'ai failli...
06:01Le marathon des médias, c'est moyen. On est passé à ça de l'annulation involontaire.
06:06Oui, mais à l'image de « Je cours chez vous », à l'image de ce que je vis, il y a toujours de l'échange et une part de chance et de destin qui fait que je suis là et à l'heure en plus.
06:16Donc du coup, on en profite. Le sport, j'adore, c'est tout de suite.
06:19J'adore, j'adore, j'adore, j'adore.
06:22Est-ce que vous avez été un enfant à l'énergie débordante ?
06:27Je pense, oui, oui, effectivement. Le sport, ma petite maman disait toujours, Alban, soit t'es très bon en cours, soit t'es très bon en sport.
06:35Donc j'avais vite fait le choix.
06:37Alors vous avez fait du tennis, de l'athlétisme, de l'escalade, en plus de tout ce que vous avez pu découvrir à l'école.
06:43C'est ça, c'est ça, oui.
06:44C'est vous qui avez choisi ces disciplines ?
06:46C'est ma petite maman qui me poussait.
06:49J'aimais toujours l'exemple avec le judo.
06:52Le judo, j'avais jamais envie d'y aller et quand je ressortais du judo, elle venait me chercher, elle me disait « tu vois, t'es content ».
06:56Et c'est vrai que ça a été un peu un fil connecteur, donc souvent, on n'a pas envie de faire les choses.
07:01Et quand on les a faites, on ressort avec un peu de transpiration et beaucoup de plaisir et de partage.
07:05Le foot, c'était un rêve pour vous ?
07:08Le foot, je pense que c'est ce qui touche le plus les plus jeunes.
07:12Donc c'est vrai que c'est facile, un ballon de foot, on joue vite dans le jardin ou avec les copains ou à la cour de récré.
07:18Donc c'était un rêve.
07:19En plus, je suis un enfant doré de la génération olympique yonnais.
07:23Je suis né en 86.
07:25Dans les années 2000, l'olympique yonnais a commencé à survoler le foot.
07:28Donc oui, non seulement ça me faisait rêver à jouer, mais en plus l'olympique yonnais m'a fait.
07:31Vous alliez au stade quand vous étiez enfant ?
07:33Moi, j'ai eu la chance d'assister, j'y étais.
07:35J'y étais ce jour-là.
07:36J'étais avec mon grand frère en virage sud supérieur pour, pour moi, l'un des plus grands moments marquants de ma partie sportive.
07:44Assister au premier titre de champion de France.
07:46Le dernier match de Ligue 1 contre Lens, c'était extraordinaire.
07:50Donc oui, j'ai eu la chance en plus de côtoyer certains grands champions après.
07:54Et on parle du pire souvenir aussi avec Lyon ?
07:57Est-ce qu'il y a les pires souvenirs ?
08:00De toute façon, quand on s'embarque…
08:01En 2005-2006, la saison peut-être en Ligue des Champions ?
08:04Ah oui, oui. Alors ça, j'ai fait effectivement la baissure du CON.
08:08C'est-à-dire que malheureusement, il y a cette image-là qui est terrible.
08:12Le but du 3-1, c'est Shevchenko qui…
08:15Parce qu'Inzaghi met le 2-1.
08:16Le Shevchenko met le but du 3-1.
08:18Et j'étais en Angleterre avec un ami ukrainien qui me nargue.
08:21Parce que Shevchenko marque et je tape contre la table.
08:25Je me fracture le petit doigt et je soulève la table.
08:28Et ça retourne mon doigt.
08:30L'opération a mis beaucoup de temps avant de se faire.
08:32Bon, pour revenir un peu à Lyon et les grandes années de Lyon,
08:35est-ce qu'on peut dire que le président Aulas a été, et toujours,
08:40a été un des plus grands présidents du foot ?
08:44Vous l'avez côtoyé un petit peu ?
08:45J'ai eu la chance de le côtoyer de loin.
08:46Parce que j'étais même stagiaire, moi, à l'Olympique Lyonnais.
08:48Mais lui ne se souvient pas de moi.
08:50Mais c'est un grand monsieur.
08:51C'est un grand monsieur.
08:52Moi, j'adore les histoires un peu à la Mourinho
08:54de personnes qui ne partent de rien et qui arrivent à construire quelque chose.
08:57C'est-à-dire qu'il y a plein d'exemples de réussite,
08:58mais de gens qui ont une petite base.
08:59Alors que ce soit un Jean-Michel Aulas, un Mourinho,
09:02ce sont des gens qui n'étaient pas, contrairement à un Guardiola,
09:05un grand joueur et qui ont donc une appétence
09:07à pouvoir vite diriger ou entraîner.
09:10Voilà, Jean-Michel Aulas, c'est un vrai Lyonnais.
09:12C'est quelqu'un qui a porté l'Olympique Lyonnais,
09:14qui a su jouer des coudes aussi à un moment où il fallait le faire.
09:17Donc j'ai une grande admiration pour ce monsieur.
09:18Et puis il a surtout été le premier à défendre son club bec et ongles.
09:22Exactement.
09:23On ne peut pas lui reprocher ça.
09:24À l'image d'un Bernard Tapie, c'est des gens qui sont clivants,
09:26mais on a besoin de personnalités clivantes dans le sport.
09:29Et je pense que ça a plus grande force,
09:31même si aujourd'hui il s'engage au municipal à Lyon,
09:33ça n'était pas aussi pas de faire politique,
09:35chose que Tapie faisait.
09:36Donc voilà.
09:37Et alors, vous allez voter pour lui ?
09:38On est là sur une partie sportive.
09:41Je pense que le sportif n'a pas forcément tout le temps besoin
09:44de donner son avis sur tout.
09:46Mais en tout cas, j'apprécie beaucoup la personne.
09:49En tout cas, c'est une bonne chose qui se présente.
09:50C'est une très bonne chose.
09:51Parce que ce que j'aime chez Jean-Michel Aulas...
09:53Il aime sa ville.
09:54Et surtout, il est apolitique.
09:55Voilà, c'est-à-dire qu'effectivement,
09:57si demain je suis amené à soutenir Jean-Michel Aulas,
09:59je suis amené à soutenir un homme.
10:01Je trouve qu'aujourd'hui, quand on vote pour les municipales,
10:03on ne vote pas pour un parti politique,
10:04on vote pour une personne et des ambitions,
10:07on va dire, locales.
10:08Donc effectivement, j'apprécie beaucoup ce qu'il fait.
10:11Et on verra d'ici quelques mois s'il a mon vote.
10:14Vous avez rencontré pas mal de sportifs.
10:16Il y en a deux qui manquent à votre palmarès.
10:18Vous n'avez jamais rencontré Zidane ni Kylian Jornet ?
10:21Ah ben c'est sûr que ce sont des grands messieurs.
10:24C'est des grands messieurs.
10:26C'est des gens où je pense qu'on baisse la tête
10:28quand on les croise parce qu'on est intimidé.
10:31Et c'est deux opposés en plus.
10:33Deux opposés et deux discrets.
10:35C'est ça qui est intéressant par rapport à une personnalité
10:36comme la mienne qui est un petit peu plus,
10:37effectivement, voilà.
10:39Débordante.
10:39Débordante.
10:40C'est aussi agréable de voir des personnalités
10:43qui ont réussi à continuer et qui continuent à toucher
10:46même après leur carrière.
10:48Donc c'est vrai que j'aime beaucoup aussi leur discrétion
10:51et surtout encore plus leur palmarès et leur réussite.
10:54Vous êtes tombé dans le marathon.
10:56Quand ? Dans la course peut-être ?
10:58Vous n'avez pas commencé par des marathons.
10:59Mais quand est-ce que ça vous a pris ?
11:01Je dirais que j'étais un sportif du dimanche.
11:04C'est-à-dire qu'à la question,
11:06c'est que j'ai toujours été bon dans tous les sports
11:08mais je n'ai jamais excellé dans aucun sport.
11:09C'est-à-dire que le foot,
11:10moi je n'ai pas l'excuse des croisés.
11:11Je ne me suis jamais fait les croisés.
11:12C'est juste que j'étais bon mais je n'étais pas excellent.
11:14Vous avez joué en club ?
11:15J'ai joué en club, exactement.
11:17Oui, mais voilà, j'étais bon
11:18mais je ne fais pas partie de ces gens qui excellaient.
11:22Et derrière, je pense que la course à pied,
11:25c'est ce qui nous permettait de nous vider la tête.
11:27Moi, j'ai fait une école de commerce le dimanche,
11:29une à deux fois par semaine.
11:31Et je me suis mis vraiment,
11:32quand je me suis blessé en fait,
11:35avec le marathon pour tout ce qui est arrivé,
11:36donc deux ans avant.
11:37Ah, deux ans avant les Jeux Olympiques ?
11:39Oui, je m'y suis mis vraiment.
11:40C'est-à-dire que j'ai toujours couru beaucoup.
11:41Incroyable !
11:41Je bornais, on va dire,
11:42entre 10 et 30 kilomètres semaine.
11:46Et je m'y suis mis vraiment à comprendre
11:47qu'est-ce que la rigueur,
11:48parce que je me suis fait une rupture partielle de l'ischio.
11:50Et donc, on m'a appris à la différence.
11:53Avant, je courais avec de la motivation
11:55et ensuite, j'ai appris à courir avec de la rigueur.
11:57Et la rigueur, c'est aller courir le jeudi soir à 19h30
12:00quand vous avez fini le travail
12:01et que vous essayez de chercher des temps
12:03pour vous et vous-même.
12:04Donc, c'est une introspection.
12:05En fait, ça m'a fait tellement de bien
12:09Et les trails, c'est plus difficile ?
12:12C'est quoi la différence entre les deux ?
12:14La différence, c'est que
12:15quand vous êtes sur une course à pied,
12:16vous allez viser un chrono sur une distance.
12:18C'est-à-dire, moi, je fais le marathon de Paris
12:20en 2h58, donc c'est 4 minutes 13 du kilomètre de moyenne.
12:23Incroyable !
12:24Donc, c'est-à-dire que vous partez
12:25avec une allure moyenne de 4 minutes 15
12:27et vous espérez que sur la fin,
12:28vous puissiez aller chercher des grappillés des secondes.
12:30Alors, sur un trail, il n'y a pas vraiment de stratégie.
12:33Il y a essayer d'être pas trop dur en montée,
12:35pas trop fort en descente
12:36et de se tenir et de relancer sur du plat.
12:38Mais ça dure longtemps.
12:39Donc, le trail, c'est surtout lever la tête
12:41et regarder autour de nous.
12:43Vous avez également fait pas mal de docs sportifs.
12:47Oui !
12:48Déjà, je suis un amoureux des documentaires sportifs,
12:50que ce soit sur Beings, que ce soit sur Canal.
12:51Enfin, je veux dire,
12:52quand on grandit avec des intérieurs sports,
12:53quand on grandit avec le dernier documentaire
12:55qui était sur Maradona un jour,
12:57voilà, c'est Kusturiza, je crois,
12:59qu'il le produit, qu'il le fait.
13:02C'est des documentaires où j'aime admirer.
13:05Je trouve que c'est important, l'admiration,
13:06parce que ça pousse à vouloir faire justement
13:08nos propres aventures à nous.
13:10Et quand on n'est pas un athlète,
13:11on essaye de se challenger à notre petite échelle.
13:14Est-ce que vos 72 marathons,
13:15vous allez peut-être en faire un doc ?
13:17Vous avez suffisamment d'images ?
13:18Oui, oui, parce qu'en fait,
13:19j'ai mon vidéaste qui me suivait sur les points cardinaux.
13:22Ah, vous aussi !
13:23Donc, effectivement, c'est impossible de suivre tout du long
13:25et c'était une volonté de ma part,
13:27parce que quand je tapais à la porte des gens le soir,
13:28le but, c'était pas qu'il y ait quelqu'un qui filme,
13:31parce qu'il peut y avoir un côté un peu impersonnel.
13:33Alors, j'avais juste mon téléphone qui filmait
13:35et on partageait tellement de moments forts et intenses.
13:38Ils me confiaient tellement leurs mots,
13:39M-A-U-X, je leur confiais les miens,
13:42que je pense qu'avec une tierce personne,
13:44ça n'aurait pas été la même chose.
13:45Ce qu'on a pu filmer avec Hugo,
13:47mon vidéaste est fort
13:48et ça fera l'objet dans le documentaire.
13:49Trop bien !
13:49Mais c'est bien de...
13:50Voilà, ça sera des images qui n'auront rien à voir
13:52avec ce que j'ai déjà pu montrer.
13:53C'est en montage actuellement ?
13:54C'est en montage.
13:55Trop bien.
13:55Voilà, il se passe plein de belles choses.
13:57On va passer à la petite minute culture.
14:00Hop !
14:00Le coup de sifflet, le rappel, c'est la récré.
14:02J'ai trouvé trois livres qui, je pense,
14:04vont vraiment vous plaire.
14:05La science de l'endurance,
14:07c'est le tome 2 du docteur Francis...
14:09Fabrice, pardon, Kuhn.
14:10Dans ce livre, il y a toutes les découvertes récentes
14:12de la science de l'endurance,
14:14toutes les explications, évidemment,
14:16qui vont avec et les conseils d'utilisation.
14:17Je pense que vous les connaissez tous,
14:19mais il y en a peut-être un ou deux
14:21qui vont vous manquer.
14:22On apprend tous les jours.
14:23Un livre, alors, archi-inspirant,
14:26Le combat d'une vie de Mathias Lambert.
14:28Ce livre est unique.
14:29On découvre à Mathias une maladie génétique
14:31rare à la naissance,
14:32une myopathie congénitale rare
14:34et surtout incompréhensible pour la médecine.
14:37Mais Mathias, lui, est passionné des sciences
14:40et à 25 ans, il découvre la cause de sa maladie.
14:43Et depuis, il cherche, il découvre, il se bat
14:45et il a découvert une partie du pourquoi il était malade.
14:49Ce livre est quand même incroyable.
14:51Et est-ce que vous connaissez Claude Cazès ?
14:54Pas du tout.
14:54Ce n'est pas vrai.
14:55Écoutez-moi ça.
14:57Horizon infini, vous faites la même chose,
15:00vous transformez vos défis en marathon.
15:01Claude s'est lancé après le séisme
15:03qui a frappé la Turquie.
15:05C'était en 2023.
15:06Il a fait 83 marathons d'affilée,
15:093 486 kilomètres en 83 jours.
15:13Il en a fait un bouquin.
15:14Bravo.
15:15Je veux le vôtre.
15:16Ah bah oui, oui, oui.
15:16Hors de question.
15:17Qu'il n'y ait que lui qui écrive son livre.
15:19Vous aussi, vous allez faire le vôtre.
15:21C'est incroyable.
15:23Incroyable, oui.
15:23Je cours chez vous.
15:24C'est votre défi.
15:25On en parle.
15:25C'est ça.
15:26Vous êtes parti le 1er septembre
15:33pour 72 marathons à travers la France
15:35avec juste un petit bagage,
15:37un petit sac à dos
15:38qui faisait quand même 7 kilos.
15:41Qu'est-ce qu'il y avait à l'intérieur ?
15:42Ce qu'il y avait à l'intérieur,
15:42l'essentiel,
15:44mais sans tout en partant du principe
15:46qu'on allait compter sur les gens.
15:47Parce que le soir,
15:47je tapais à la porte des gens
15:48et je demandais le logique couvert.
15:49C'est la vraie différence.
15:50C'est que moi, j'admire toujours.
15:51Et vous avez commencé à dire,
15:52c'est un défi.
15:54Mais en fait, moi, ce défi,
15:55il a basculé en aventure.
15:57Et justement, dans ce sac,
15:58il y avait l'essentiel.
16:00Donc, 3 t-shirts, 3 shorts,
16:014 caleçons, 4 paires de chaussettes,
16:03une tenue de pluie,
16:04un sac à viande quand même au cas où.
16:05C'est un petit sac de couchage,
16:06mais juste le drap.
16:08Un poncho, une trousse de toilette,
16:10quelques éléments.
16:12Mais voilà, c'était vraiment
16:12le strict minimum.
16:13Et un livre.
16:14Un livre.
16:15Oui, évidemment, un livre
16:15que j'avais déjà lu,
16:16mais c'est de la symbolique.
16:18C'est quel livre ?
16:19C'était L'île au trésor de Stevenson.
16:20Vous l'avez feuilleté un petit peu ?
16:21J'ai eu la chance.
16:22Parce que le soir,
16:23quand j'essayais d'enlever un petit peu
16:25mes affaires ou de les remettre,
16:27il me rappelait toujours
16:28un petit clin d'œil.
16:28Donc, c'est vrai que c'était
16:29ma quête du trésor à moi.
16:32Deux mois et demi plus tard,
16:33vous avez fait 3 221 kilomètres.
16:35Le compte est juste.
16:3672 marathons,
16:3842,195 kilomètres en marathon.
16:41Vous avez, quelques soirs,
16:42fait un petit peu plus.
16:42Oui, j'ai fait même beaucoup plus.
16:44Parce qu'il fallait bien trouver une maison.
16:44J'ai une moyenne au final
16:45de 44,7 kilomètres de moyenne.
16:48Horrible.
16:48Parce qu'en fait,
16:49quand on arrive à 42,95,
16:50c'est rare où déjà
16:51il y a une maison en plein milieu.
16:52Qui vous accueille.
16:53Et deuxièmement,
16:54s'il y a une maison qui nous dise oui.
16:55Parce que j'ai essuyé des soirs
16:56jusqu'à 17 refus.
16:58Un autre soir,
16:58j'ai mis plus de 2h15 avant de trouver.
17:00Et la dernière maison,
17:01un soir qui m'a accueilli,
17:01était 19h41.
17:03Donc, ça fait partie intégrante
17:04de l'aventure.
17:04Mais je pense que ma plus grande
17:05des forces,
17:07c'était que je n'avais pas peur
17:07de dormir dehors.
17:08Je pense que ça faisait aussi partie
17:09de l'aventure,
17:10d'être en capacité de dormir dehors.
17:11Et c'est pour ça que je pense
17:12qu'en n'ayant pas peur de ça,
17:14j'ai gardé pour moi
17:15le muscle qui est le plus important
17:16dans ce genre d'aventure,
17:17c'est le sourire.
17:18Et ça a réussi.
17:20Donc, même la fois
17:21où c'est ma 18ème porte
17:23à laquelle je tapais,
17:24ils m'ont dit oui.
17:24C'était une famille incroyable.
17:26Il y a un soir
17:26où vous avez dormi dehors ?
17:27Non, jamais.
17:28Jamais, c'est ça.
17:29On est toujours à la porte ouverte.
17:30C'est extraordinaire.
17:31C'est ça qui est extraordinaire.
17:32C'est qu'en fait,
17:32je m'étais préparé.
17:33Je pense que ça faisait partie
17:33de l'aventure de dormir dehors.
17:36Il y a trois fois
17:36où j'ai envisagé
17:37de dormir dehors.
17:39Notamment, un soir,
17:40il commençait à pleuvoir
17:40très très fort.
17:42J'avais vu une péniche
17:42parce que c'était long d'un canal
17:43et j'aurais très bien pu
17:44ouvrir la bâche
17:44et dormir dedans.
17:45Un autre soir,
17:46il y avait un tunnel
17:46ou une autre fin d'après-midi,
17:49c'était une grange.
17:50Mais voilà,
17:51j'ai eu toujours
17:52une bonne étoile
17:53qui m'a porté
17:54et c'est les gens
17:54surtout qui m'ont porté.
17:55Quels sont les endroits
17:56les plus fous
17:56où vous avez dormi ?
17:58Les endroits les plus fous,
17:59j'ai dormi
17:59chez les moines
18:00au Mont-Saint-Michel,
18:01dans un hara,
18:02dans une crêperie.
18:08viticole de Pinault et Cognac.
18:11Pinault-des-Charentes et Cognac.
18:12Donc, j'ai évidemment goûté.
18:14Trop bien accueilli.
18:15Mais ça fait partie
18:15de l'aventure.
18:17Alors évidemment,
18:17il y a goûter
18:18et il y a ensuite...
18:20Elle est un petit peu plus loin.
18:21Non, non,
18:21on faisait juste que goûter
18:22mais on ne peut pas
18:23ne pas goûter
18:23surtout un domaine
18:25viticole de famille.
18:27Donc non,
18:27c'est ça qui était fort.
18:28C'est beaucoup de partage.
18:29Alors, d'où est venue
18:29cette idée folle ?
18:31Elle vient d'une phrase
18:32assez simple
18:32qui dit que
18:33pour se découvrir soi-même,
18:34il faut découvrir les autres.
18:35Et quand on a la chance,
18:36comme vous l'avez dit,
18:37de participer à Koh Lanta,
18:38d'avoir tourné
18:39des documentaires
18:40avec Amateur,
18:41je pense que voilà,
18:42l'élément déclencheur,
18:42ça a été le décès
18:43de ma maman
18:44il y a deux ans
18:46et c'était ma manière
18:46à moi de faire
18:47mon introspection.
18:48Je veux dire,
18:49je suis parti avec
18:49Mané Vrose et moi-même
18:50pour essayer de répondre
18:51à une multitude de questions
18:52auxquelles j'avais envie
18:53de répondre.
18:55Et moi, je dis toujours
18:56je suis un nomade
18:58mais pas un vagabond.
18:59C'est-à-dire que j'ai besoin
18:59d'avoir un point de départ
19:00et un point d'arrivée.
19:01Pourquoi j'aime autant
19:01la course à pied ?
19:02C'est qu'on a une ligne
19:03de départ et une ligne d'arrivée.
19:04Et donc, c'est vrai
19:04que quand on parle
19:04d'un Tour de France,
19:05souvent, il n'y a pas vraiment
19:06de...
19:07On ne sait pas d'où on part,
19:08d'où on vient.
19:08Donc, le nomade,
19:09il regarde une boussole
19:10et j'ai regardé
19:10les quatre points cardinaux
19:11de la France
19:11et c'est pour ça
19:12que j'ai relié
19:12les quatre points cardinaux
19:13de notre belle France.
19:14Mais je ne voulais pas
19:15que ce soit un défi.
19:16C'est pour ça que j'ai basculé
19:16ça en aventure
19:17parce que je voulais
19:17la rencontre des gens
19:18et c'était incroyable
19:19parce que j'ai rencontré
19:2072 familles d'accueil différentes.
19:21Les plus âgés avaient 87 et 84 ans.
19:23Les plus jeunes avaient 26 et 27 ans.
19:25Et voilà,
19:26tout milieu culturel,
19:28tout milieu...
19:28Enfin, socialement,
19:29c'était très français.
19:30Vous l'avez dit tout à l'heure,
19:31ils se sont confiés à vous ?
19:32Beaucoup.
19:33Beaucoup, oui.
19:33Parce que, en fait,
19:34la question n'est pas de savoir
19:35si on accueille une personne
19:37chez soi le soir.
19:38La question est pourquoi.
19:40Donc, je racontais en fait mon histoire.
19:41Est-ce qu'on a envie de s'ouvrir ?
19:41Exactement.
19:43Pourquoi est-ce que j'accueille
19:44ce jeune homme qui fait...
19:46Enfin, ce jeune homme,
19:46c'est sympa pour moi.
19:47Mais pourquoi est-ce que
19:48j'accueille cette personne
19:49de 38 ans chez moi ?
19:51Parce qu'il vient de partager
19:52en fait un moment.
19:53Et on a partagé
19:53beaucoup de moments
19:54avec les personnes.
19:55Et en fait, je pense que
19:56dans mes 72 familles d'accueil,
19:58ils avaient 72 raisons
19:59de m'accueillir différentes.
20:00Je ne dis pas qu'ils m'ont tous
20:01accueilli très facilement.
20:02Il faut convaincre.
20:03J'étais là...
20:04Je dis toujours
20:05que j'étais là pour convaincre
20:06mais pas pour insister.
20:07C'est deux choses différentes.
20:08Comme j'aime à dire
20:09que j'étais toujours dans l'échange
20:11et jamais dans le débat.
20:12Ce qu'on manque un peu aujourd'hui.
20:16L'essence même de tout ce qu'on vit,
20:18c'est de l'échange.
20:19C'est-à-dire qu'on n'a pas
20:20d'accord avec la personne
20:21face à nous.
20:22Ce n'est pas parce que je ne suis pas d'accord
20:23que je vais essayer
20:23de te convaincre du contraire.
20:24Donc je pense que c'était ça
20:25la plus grande des forces.
20:27C'était d'échanger
20:27avec les Français et les Françaises.
20:29Et le soir,
20:30il y a eu des moments
20:31très très très forts
20:32parce que le fait de parler
20:33de ma amante,
20:34de sa maladie,
20:35je pense qu'on est tous touchés
20:36un petit peu de près ou de loin
20:37par ce genre de choses.
20:39Et donc ça permet de s'ouvrir
20:41comme un soir,
20:42c'était le dixième jour.
20:44J'ai un jeune homme de 20 ans
20:45qui arrive à me retrouver
20:46et qui me dit
20:47écoute, est-ce que tu veux
20:48venir dormir chez nous ce soir ?
20:50Et j'avais une petite
20:50problème au mollet.
20:51Je dis avec plaisir,
20:53on part,
20:53donc on refait 5-6 kilomètres.
20:54Je vais chez eux
20:55et je raconte
20:56la Fondation du Souffle,
20:57le pourquoi je faisais ça.
20:59Et il pensait que c'était
20:59uniquement par rapport
21:00au cancer du poumon.
21:00Et en fait, lui,
21:01ce jeune homme de 20 ans,
21:02quand il avait 6 ans,
21:03il était un enfant bulle.
21:04C'est quelqu'un
21:04qui a souffert d'un asme sévère.
21:06Et donc quand j'ai raconté ça,
21:12ils étaient tellement fiers
21:12de voir leur fils de 20 ans
21:13qui symboliquement
21:14allait me chercher
21:16pour m'aider.
21:17Il n'y a pas de rencontres fortuites ?
21:19Il y a toujours des rencontres.
21:20En tout cas, celle-là, non ?
21:21Non, non, exactement.
21:22C'est ça qui est fort,
21:23c'est que je pense
21:23que sur les 72 rencontres,
21:25il y a toujours eu
21:26des belles aventures
21:27et je suis même tombé
21:28sur des non-mets.
21:30Un non-mets, c'est quoi ?
21:30C'est que c'est des personnes
21:31qui me disaient non,
21:32je ne suis pas disponible,
21:33mais vous ne repartez pas
21:33tant qu'on n'a pas trouvé.
21:35Et c'est ça qui est aussi beau.
21:36C'est qu'un soir,
21:42il appelle à droite à gauche,
21:43ça ne sonne pas,
21:44ça ne décroche pas.
21:45Le soir même,
21:46j'ai dormi chez son fils.
21:47Un autre soir,
21:48c'était un professeur de sport
21:48qui me dit
21:49malheureusement,
21:50il faut pérer du genou
21:50demain à 6h30.
21:51Mais écoute, rentre,
21:53raconte ton aventure
21:53à mes enfants
21:54parce que je trouve ça incroyable
21:55d'être dans le partage.
21:57Et à force de raconter,
21:57il a dit attends,
21:58ne bouge pas,
21:58j'appelle un copain.
21:59Il y a un ami à lui
22:01qui est arrivé à 20h30
22:02donc ce soir-là,
22:02j'ai eu la chance
22:02de dîner deux fois.
22:04Mais voilà,
22:04c'est plein de petites choses
22:05comme un autre soir,
22:06je tape à la porte
22:06d'un pâtissier
22:07qui me dit
22:07je pars à 4h du matin,
22:09je pars.
22:09Et en fait,
22:10moi quand on me disait
22:10non,
22:11je ne partais pas
22:11juste comme ça,
22:12je continuais de raconter
22:12mon histoire
22:13et de pourquoi.
22:14Aller voir sur Internet,
22:14regarder ce que je fais,
22:15regarder pourquoi je le fais.
22:17Et donc,
22:17il va voir et il se dit
22:18allez,
22:19je vais essayer d'appeler ma fille.
22:20Ils m'ont cherché dans le village,
22:21ils m'ont retrouvé
22:21et j'ai dormi chez sa fille
22:23le soir même.
22:24L'idée aussi,
22:24c'était de retrouver
22:26de trouver de l'argent
22:27pour la fondation du souffle.
22:28Et est-ce qu'il y a des gens
22:29qui vous ont accueillis
22:30qui ont aussi donné de l'argent ?
22:31Exactement,
22:32en fait,
22:32c'était ça qui est fort,
22:33on a eu plus de 1400 donateurs
22:34mais j'aime à le dire
22:35que les dons,
22:36c'est aussi faire don de sa personne,
22:38ce n'est pas que pécunier.
22:40Et un soir,
22:41j'aime bien cette anecdote,
22:42je tape à la porte de quelqu'un
22:43et il me dit
22:44je déteste ce que vous faites.
22:45Il me dit
22:45je déteste ce projet
22:46mais avec du second degré.
22:49Il me dit
22:49vous voyez,
22:49si on est là,
22:49regardez,
22:50il n'y a aucune maison
22:50autour de chez moi,
22:51le principe même,
22:53c'est qu'en principe
22:53je n'aime pas être embêté.
22:55Donc,
22:55je m'amuse,
22:56on rigole,
22:57on échange,
22:58il y a sa femme qui arrive
22:59qui dit
22:59j'adore,
22:59donc il se passe
23:00une sorte de trio
23:01avec un petit débat
23:02et à la fin,
23:03sa femme lui dit
23:03allez,
23:03viens,
23:04on lui dit
23:04oui,
23:04je ne suis pas là
23:05pour vous convaincre,
23:06j'étais juste là
23:06pour échanger,
23:07vous raconter mon histoire,
23:08je m'en vais
23:08et une heure et demie plus tard,
23:10ils avaient fait un don
23:10de 150 euros
23:11sur la Fondation Le Souffle.
23:11Ah, trop bien.
23:12Il y a plein de petites choses,
23:14même des chances,
23:15c'est-à-dire que l'échange,
23:15je le partage,
23:16il n'est pas uniquement
23:16avec mes familles d'accueil,
23:17vous avez cité tout à l'heure
23:18le côté Forrest Gump,
23:19il y a beaucoup de gens
23:20qui sont venus aussi avec moi
23:21sur le chemin
23:22qui vous ont donné
23:23un petit peu à manger,
23:24à boire.
23:24C'était des chemins
23:25sur lesquels
23:25ce n'était pas facile à trouver
23:26parce que je mettais juste
23:27une capture d'écran
23:27de mon chemin Strava
23:29et donc les gens
23:30devaient me trouver.
23:31Donc, il y avait aussi
23:31une quête à faire
23:33et c'est vrai qu'ils m'ont amené
23:34une part d'humanité
23:36et surtout de chauvinisme
23:37parce qu'ils arrivaient
23:38avec des produits locaux
23:39que ce soit du cuniamane,
23:40j'ai mangé de la choucroute
23:41en Alsace,
23:42on m'amenait du macon
23:43pendant que j'étais...
23:44Ah non, mais c'était assez fou.
23:45J'ai juste refusé
23:46des huîtres une fois
23:46mais seulement.
23:48Et on est à combien
23:49là dans la cagnotte ?
23:51Du coup, on peut donner
23:52envie aux gens.
23:52On l'a clôturé
23:53à 32 065 euros
23:55donc c'est incroyable,
23:56on visait 15 000 euros
23:57et c'est vrai que voilà,
23:58c'est extraordinaire
23:59d'avoir su aussi
24:00susciter autant
24:01et encore merci
24:03à tous ceux qu'on donnait
24:05mais à tous ceux
24:05qui ont participé
24:06à cette aventure.
24:07Alors, vous avez vu
24:08toutes les régions,
24:09laquelle vous a le plus plu ?
24:11J'adore répondre
24:12à cette question,
24:12c'est que je n'ai pas
24:13de choix à faire
24:14parce que la France
24:15est incroyable.
24:16La France est un pays
24:16incroyable,
24:17quand on regarde
24:19mon parcours
24:19des quatre points cardinaux,
24:21je suis passé
24:22par toutes les régions
24:23mais par énormément
24:24de régions
24:24et la France
24:25est tellement diverse,
24:27tellement incroyable
24:27que ce soit
24:28au Mont-Saint-Michel
24:29dans le nord
24:30sur les falaises
24:32qu'on longe
24:32la partie de l'océan Atlantique
24:34que dans les Pyrénées
24:35c'était assez extraordinaire
24:36ou même quand on relonge
24:37toute la partie
24:38de la Drôme
24:40jusqu'à Lyon
24:41et en Alsace.
24:41Non, c'est la beauté
24:42de la France,
24:43de ces petits lieux-dits,
24:44de ces petits villages.
24:45Je trouve que c'est
24:46assez incroyable aussi
24:47de se dire
24:47qu'on peut vivre
24:48une aventure
24:49franco-française
24:50chez nous.
24:51Le 11 novembre,
24:52c'était votre dernier marathon.
24:53Vous avez été ému,
24:55triste.
24:55Comment vous avez vécu
24:57ce dernier ?
24:58Tout ça à la fois.
24:59Il y a un mot formidable
25:00qui n'existe pas en français
25:02qui s'appelle
25:02saudade.
25:03Ça veut dire
25:03de la mélancolie positive.
25:04Donc en fait,
25:05j'étais profondément triste.
25:06On voit quelques larmes
25:07parce qu'en plus,
25:08j'étais accueilli
25:08par le maire du village,
25:10par une centaine de personnes.
25:12C'était forcément émouvant.
25:13C'est la fin de quelque chose.
25:14Mais je suis ravi
25:15d'être triste
25:15d'avoir vécu
25:16une telle aventure
25:17parce que ça veut dire
25:17qu'elle a compté.
25:18Je appelle ça un peu
25:19comme un amour de vacances.
25:20C'est-à-dire qu'on est triste
25:21d'avoir rencontré quelqu'un
25:22qu'on a rencontré
25:24il y a une semaine
25:24ou deux semaines
25:25et on a nos émotions
25:26qui sont fortes.
25:27Et bien là,
25:27pendant deux mois et demi,
25:27j'ai rencontré
25:28les Français,
25:29les Françaises incroyables.
25:30Donc je suis profondément
25:31bouleversé à cette arrivée.
25:32Mais même quand je vous en parle
25:33encore aujourd'hui,
25:34ça n'a que 15-16 jours
25:36dans les pattes.
25:38Et en fait,
25:39je suis profondément heureux
25:40d'être triste et nostalgique
25:42et mélancolique
25:42d'une telle aventure
25:43parce que ça veut dire
25:44qu'elle m'a marqué
25:44et qu'elle me marquera à vie.
25:46Qu'est-ce qu'est le pire
25:46de mal manger
25:47ou de mal dormir ?
25:49Pas de mal dormir
25:51parce qu'au final,
25:52j'ai une moyenne de sommeil
25:53de 5h38.
25:55Et ce n'est pas
25:55parce que je dormais mal,
25:56mais c'est qu'en plus,
25:57sur les réseaux sociaux,
25:57je faisais un mini-vlog
25:59tous les jours
25:59de 3 minutes.
26:00Donc je mettais mon réveil
26:01vers 5h30, 5h40
26:02pour dérusher mes 15-30 minutes
26:04de vidéos
26:05que j'avais de la veille.
26:07Donc j'ai envie de dire,
26:09le soir, j'arrivais,
26:10j'étais épuisé.
26:12Mais je pense que j'avais
26:13un côté hybride.
26:14C'est-à-dire que ce sont les gens,
26:15les Français et les Français
26:16qui étaient en capacité
26:19de me nourrir.
26:20Je prends toujours cet exemple.
26:21Un soir,
26:21on finit de dîner
26:22vers 21h, 21h10.
26:24Ils disent,
26:24bon, qu'est-ce que tu veux
26:25faire maintenant ?
26:25Est-ce que tu veux te poser
26:26ou quoi que ce soit ?
26:26Je dis, il y a votre fils
26:27qui vient de partir jouer au tennis.
26:28En plus, c'est un classement ATP.
26:30C'est important.
26:31Il me dit, oui, mais...
26:32Je dis, attendez,
26:32si je n'étais pas là,
26:33vous seriez allé le voir ?
26:33Oui.
26:34Je dis, on y va.
26:35Et donc on est parti.
26:35Alors ça, c'est joué en 3-7 en plus.
26:37Ça, c'est fini tard,
26:38mais c'est ça qui est beau.
26:39Je partais toujours du principe
26:40que le lendemain,
26:40il pouvait m'arriver quelque chose.
26:41Donc je voulais vivre
26:42avec mes familles d'accueil à fond.
26:44Merci beaucoup, Alban,
26:45d'être venu.
26:46C'est déjà la fin de l'émission,
26:47mais on va vous retrouver
26:48bientôt dans le doc.
26:49Donc on est ravis de vous éventuellement.
26:52Revenez nous en parler.
26:54Vous allez,
26:54comme vous êtes quand même en original,
26:55vous allez rejoindre
26:56votre fiancée Oussa.
26:58En Australie, à Sydney.
26:59Oui, pourquoi ?
27:00Pourquoi il fallait
27:00qu'elle habite à Lyon ?
27:01Non, non, non.
27:02Elle habite à Lyon.
27:03Elle est juste partie
27:03faire un petit séjour en Australie.
27:05Vous l'avez posé d'ailleurs
27:06plein de questions.
27:07On n'a pas eu le temps
27:08de les faire,
27:08mais vous la remercierez.
27:10La prochaine émission,
27:11on reçoit Yazid Hichemraen,
27:13le champion du monde de pâtisserie.
27:15On se quitte tout de suite
27:16avec le coach Parisi.
27:18Combat contre des zombies
27:19de manière virtuelle,
27:20évidemment,
27:21aujourd'hui,
27:21avec Vincent Seroussi
27:22et Jean-Marc Coudert.
27:24Ils sont au Palais des Glaces
27:25pour le poulet aux olives,
27:27la pièce écrite par Julie Elmaleh.
27:30Excusez-moi.
27:32À bientôt.
27:32Je m'en vais.
27:33Je suis fatiguée.
27:33Vous m'avez épuisée.
27:34C'est moi, c'est ma faute.
27:35À bientôt.
27:36Bye bye.
27:36Bonjour, je m'appelle
27:50Vincent Seroussi.
27:51Et je m'appelle
27:51Jean-Marc Coudert.
27:53Et on est l'invité
27:53de Vincent Parisi
27:55sur Bingsport.
27:56Ouais, c'est mes invités.
28:03On va vivre tous les trois
28:03pour la première fois de notre vie.
28:05Le VR.
28:06T'as peur ?
28:07Bah, on va voir.
28:08Allez, c'est parti.
28:08Allez.
28:09Il y a des traumas qui remontent.
28:10J'avais envie de tirer sur des gens.
28:13Syrah, tu pars en couille déjà.
28:14Bah ça, t'as déjà joué aux jeux vidéo,
28:15rassure-moi.
28:16J'ai déjà joué aux jeux vidéo,
28:17ça fait longtemps, mais...
28:17Ouais, ça fait longtemps, toi aussi.
28:18Bah, c'est toi.
28:19Moi, jamais.
28:20Dans le jeu,
28:20en fait, si tu veux,
28:21au début,
28:21tu peux avoir une arme qui tire,
28:23tu peux avoir un rayon laser,
28:24tu peux avoir des bombes aussi.
28:25Moi, je suis un pacifiste,
28:26moi, je voudrais faire des becos.
28:27Des petits becos.
28:28Ils ont pillé, toi.
28:28Ah !
28:29Putain, il a parlé un truc.
28:30Un purée !
28:30C'est Vincent, c'est Vincent.
28:31Mais qu'est-ce que c'est là ?
28:32Quoi ?
28:32Le futur pas de vue, c'est Vincent.
28:34Oh, vous voulez !
28:34Mais attends.
28:37Rebrouffez-vous dans la zone d'extraction.
28:38Ça nous parle.
28:39Je vous souhaite bonne chance.
28:41Descends ton arme, repris.
28:42Ah non.
28:43Descends ton arme.
28:44Regardez l'hélicoptère.
28:45Il vient nous chercher.
28:46Ah ouais.
28:48Un purée.
28:49Oh la mâche !
28:50Ah ouais.
28:50Regarde-toi !
28:51Ah putain !
28:52Non !
28:53Si rare, regarde !
28:54On est sur un petit vertu.
28:55Merde !
28:55Mais j'ai remarqué,
28:58on ferait que tu pisses en marchant.
28:59Mais là, c'est tellement drôle.
29:03Mais c'est la danse des canards.
29:04Ah c'est vraiment ça, tant.
29:06Vous allez devoir prendre le métro
29:08pour rejoindre la prochaine station,
29:09les rattraper et les arrêter.
29:11T'es chaud parce que tu peux pas t'asseoir en fait.
29:15Ah merde !
29:17Ah c'est dégueulasse !
29:19Ah oui, c'est dégueulasse !
29:20Ah oui, c'est dégueulasse !
29:21Ah !
29:22Ah !
29:23Ah !
29:23Ah !
29:24Oh !
29:25Waouh !
29:26Oh, ça fait tellement de bien !
29:28Quelle dinguerie, putain, mais c'est flippant !
29:29C'est flippant !
29:30C'est flippant, mais c'est dingue !
29:31Eh, je transfère !
29:32Ah ouais, ouais, ouais, ouais !
29:33J'ai la tête !
29:34Mais oui, mais parce que je pense qu'il faut faire
29:35plusieurs trucs en même temps, c'est pas évident.
29:36Se regarder, tuer les autres, voir les armes, machin.
29:38Mais eh, c'est trop génial !
29:40Ah ouais, non, c'est pas bien.
29:41Ding !
29:41C'est un danger, les gars !
29:42Mais c'est fou, mais t'as envie de te poser, là, en fait !
29:45Attention !
29:46Ah, y'en a plein, là !
29:48Ah, y'en a plein, y'en a trop !
29:51Ah, qui me touche !
29:54Qui me touche !
29:55Non, mais attends, c'est petit !
29:56Allez, on a un dernier, et là, c'est beaucoup plus court.
29:58Là, c'est beaucoup plus court.
30:15Vous voyez mon doigt d'honneur, là ?
30:17Ouais.
30:18Tu vois bien ?
30:20J'ai le poussé !
30:21Arrête !
30:23Putain !
30:24Aujourd'hui, on était avec Jean-Marc, on était avec Vincent !
30:26C'était la VR à The Gate !
30:29L'expérience de qualité, franchement, j'ai cru que j'étais un soldat pendant une heure.
30:33Un univers incroyable.
30:34Un univers incroyable, de très beaux décors, ça donne envie d'y rester.
30:37Merci pour ce moment.
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