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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00Quelle caméra je regarde, on a changé de plateau, c'est bien celle-ci ?
00:00:03Il est 19, oui je sais qu'on est en direct.
00:00:05Vous montrez nos amis du doigt vous.
00:00:07Ils sont là tous les soirs, vous dites qu'elle est associée de ça.
00:00:10Marc Menon, vous n'étiez pas là hier, on a chanté et tout, c'était génial.
00:00:14Ah bah quand je suis là, c'est joyeux.
00:00:17Merci d'être venu, vous allez nous dire...
00:00:18Merci de m'accueillir.
00:00:19Si vous avez envie, pourquoi vous n'étiez pas là hier, si vous avez envie, vous nous direz.
00:00:25Au sommaire ce soir, depuis l'affaire Quentin, la France insoumise est accusée, isolée,
00:00:31promise au cordon sanitaire autour de Jean-Luc Mélenchon.
00:00:34Mais on a déjà vu ce film.
00:00:37Malgré les diabolisations successives, les alliances ont tenu.
00:00:41Derrière l'indignation, n'y a-t-il pas des calculs avec chaque camp politique
00:00:45qui espère tirer profit d'un nouveau diable utile ?
00:00:48LFI est-elle vraiment condamnée ou simplement instrumentalisée
00:00:53dans une recomposition stratégique ?
00:00:55L'édito de Mathieu Boccote.
00:00:59Après un signalement de la Confédération Générale du Travail,
00:01:02la Banque de France enquête sur un dirigeant pour avoir liké sur LinkedIn
00:01:06les postes de Seracnafo ou liés au Rassemblement National.
00:01:11Rien n'a été publié, seulement des likes.
00:01:14Comment expliquer qu'on laisse vivre cette politique de surveillance idéologique
00:01:18qui mènerait à la mort sociale de chacun après la censure des paroles,
00:01:23entre-temps dans l'ère de la criminalisation des signaux faibles ?
00:01:27L'analyse de Gabriel Cluzet.
00:01:29LFI justifie l'injustifiable.
00:01:31Après le meurtre sauvage de Quentin, LFI évoque la défense, le contexte, la riposte,
00:01:37comme si l'explication devenait déjà une exquise d'excuse.
00:01:41A force de politiser chaque drame, ne finit-on pas par hiérarchiser les victimes
00:01:46et relativiser l'inacceptable ?
00:01:48Suffit-il de déclarer la cause juste pour que tout devienne défendable ?
00:01:53Le regard de Marc Menon.
00:01:56Alice Cordier de Nemesis a porté plainte pour menace de mort en juin 2024
00:01:59contre Raphaël Arnaud qui l'a menacé de recevoir une balle dans la tête.
00:02:03Malgré l'enregistrement audio, malgré les preuves, aucune réponse de la justice.
00:02:08Comment expliquer cette impunité face à la violence de gauche ?
00:02:12Une violence qui croit, mais sans la moindre réponse judiciaire.
00:02:16Charlotte Dornelas reçoit l'avocat Henri de Beauregard sur l'impunité de l'extrême gauche.
00:02:23La messe du mercredi décembre attire une jeunesse en quête de sens au sein de l'Église catholique.
00:02:29Dans un monde saturé et désenchanté, le carême et le jeûne redeviennent des repères concrets.
00:02:35Mais certains reviennent à leur tradition pour structurer leur vie.
00:02:38Est-ce un simple frémissement ou bien le début d'un retour durable du sacré
00:02:43dans une société qui croyait pouvoir s'en passer ?
00:02:46L'édito de Mathieu Bocoté.
00:02:49Et puis non, pas Marc Menon, surtout pas.
00:02:51Et puis l'invité de Face à l'Info est Jean-François Chemin, essayiste et enseignant,
00:02:56auteur du livre Notre amie la gauche, deux siècles de cléricature.
00:03:00L'auteur retrace depuis 1789 l'évolution de la gauche,
00:03:04non comme un courant politique classique, mais comme une caste morale dominante,
00:03:09une cléricature qui prétend dicter ce qui est vrai, bon et juste,
00:03:13se substituant à l'autorité religieuse pour juger et réformer la société.
00:03:18Il critique cette élite pour son dogmatisme, son contrôle culturel
00:03:22et sa tendance à imposer ses normes en prétendant éduquer un peuple jugé incapable.
00:03:28Jean-François Chemin est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:03:32Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
00:03:35C'est parti.
00:03:48Mercredi décembre, début du carême, qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
00:03:53Hashtag Face à l'Info, dites-nous.
00:03:56Marmenon, on commence par vous ?
00:03:58Ah oui, c'est une bonne question.
00:04:00Alors, pas par vous, parce que ça veut...
00:04:02Je veux descendre.
00:04:04Je veux descendre.
00:04:05Ok, merci, très bien.
00:04:06Non, mais je...
00:04:07Le carême, qu'est-ce que ça représente pour vous ?
00:04:10Pour moi, bon, non, ça n'a pas de signification particulière.
00:04:14Je sais que ça existe, puisque j'ai été au catéchisme,
00:04:19mais ça n'a pas de symbolique.
00:04:22Non, c'est une période où les croyants s'astreignent à un minimum,
00:04:27je dirais, de conduite et de restriction.
00:04:31Et pour vous, athée, non, rien.
00:04:34Non, parce que j'essaie de vivre constamment dans cette bonne mesure,
00:04:38non pas que je sois un sage, mais j'essaie d'être dans le respect des autres
00:04:41et j'essaie aussi, dans ma logique de vie au quotidien,
00:04:45de ne jamais commettre d'excès.
00:04:47Je continue avec les garçons.
00:04:48Mathieu Bocoté ?
00:04:49Le carême ?
00:04:50C'est la période où Charlotte n'a pas le droit de prendre de champagne.
00:04:54C'est pas que j'ai pas le droit.
00:04:55Ni d'andouillettes, je m'en souviens très bien.
00:04:57En fait, tous les plaisirs de la vie, si j'ai bien compris,
00:04:59mais elle a le droit à 40 jours plus tard.
00:05:00Et pour vous, mon petit coquin ?
00:05:02Oh, j'en parlerai en dernier édition,
00:05:04c'est quelque chose que je respecte assurément,
00:05:06mais qui ne cadre pas avec mes prédispositions existentielles.
00:05:10Je suis plutôt du parti de l'excès permanent.
00:05:13J'aime bien vous gêner avec mes petites questions comme ça.
00:05:15Je me suis déchargé vers Charlotte.
00:05:17Bon, alors Charlotte.
00:05:18J'admire son assaise pendant ces 40 jours.
00:05:21Et vous, ma belle Charlotte ?
00:05:22Non, mais l'intérêt, c'est de comprendre pourquoi on le fait.
00:05:24Mais c'est pas juste une période de privation.
00:05:26Et par ailleurs, j'ai le droit de prendre du champagne
00:05:27ou de l'andouillette.
00:05:28C'est pas du tout le sujet.
00:05:30C'est un but d'accord, les dangereux pour la santé.
00:05:32Non, non, mais il y a une volonté de jeûne et d'abstinence.
00:05:36En effet, pendant le carême, des efforts qui sont demandés,
00:05:39mais pour un but précis, c'est se recentrer sur l'essentiel.
00:05:42En l'occurrence, Dieu, évidemment, pour les catholiques.
00:05:44Mais à travers ça, de se recentrer sur ce que veut Dieu pour nous,
00:05:48et donc pour notre bien et pour celui des autres.
00:05:50La charité envers les autres, tenant sa source auprès de Dieu.
00:05:54Donc le but, c'est la conversion intérieure, être meilleur soi-même
00:05:57et donc se libérer de certaines passions anecdotiques
00:06:01pour le bien de l'humanité et se recentrer sur soi-même
00:06:04et savoir qu'est-ce que moi, je peux faire de mieux dans le monde.
00:06:07Et quand on voit l'état du monde, c'est peut-être un début intéressant.
00:06:10On se dit que le monde pourrait se porter mieux.
00:06:12Gabriel Cluzel.
00:06:14Écoutez, moi, j'essaie d'en faire, en tout cas,
00:06:17parce que je ne vais pas dire que c'est un chemin de conversion.
00:06:19J'essaie d'en faire un chemin de conversion.
00:06:21C'est le chemin aussi vers Pâques.
00:06:24C'est vrai que c'est un moment où on fait des efforts
00:06:25et notre monde en fait assez peu.
00:06:29Et puis, c'est un moment où aussi, on réfléchit à sa finitude.
00:06:31Vous savez, aujourd'hui, c'était le mercredi décembre.
00:06:33On vous dit, souviens-toi que tu es poussière
00:06:34et que tu retourneras en poussière.
00:06:36Ce n'est pas très agréable dans un monde
00:06:37où on a tous des égos surdimensionnés.
00:06:40On se crée éternel, mais ça remet les idées en place.
00:06:42Ça remet les idées en place.
00:06:44En tout cas, dites-nous ce que représente le carême pour vous.
00:06:47Hashtag Face à l'info.
00:06:49Ce soir, pour commencer notre émission,
00:06:52avec l'affaire de la mort de Quentin,
00:06:56les gardes à vue de neuf personnes
00:06:57ont été prolongées de 24 heures.
00:07:01Et Mathieu Bocoté, on a vu,
00:07:03donc, LFI est dans la tempête ce soir.
00:07:06Son association avec la jeune garde,
00:07:08sa proximité avec les antifas suite au lynchage à mort du jeune Quentin
00:07:14déstabilise cette formation politique.
00:07:16Plusieurs en appellent à la mise en place d'un cordon sanitaire
00:07:20autour du parti de Jean-Luc Mélenchon.
00:07:23Est-ce que LFI sera désormais le parti diabolisé de notre vie politique ?
00:07:28Et ensuite, on ira plus loin.
00:07:29J'entends cela depuis quelques jours
00:07:32et j'entends surtout cela depuis cinq ans.
00:07:35Alors, cette histoire de désormais,
00:07:38LFI sera le parti qui portera les cornes sur la tête,
00:07:41j'entends cela depuis 2020-2021, assurément.
00:07:45Rappelez-vous 2021.
00:07:46D'ailleurs, on est ici sur ce plateau,
00:07:48on a couvert la présidentielle
00:07:50et c'était un sujet déjà à l'époque.
00:07:52Est-ce que finalement,
00:07:54LFI, pour toute une série d'excès
00:07:56qui était déjà connue à l'époque,
00:07:58sera désormais le parti diabolisé de la présidentielle ?
00:08:03Et on se demandait à ce moment-là,
00:08:04Mélenchon serait-il le nouveau Jean-Marie Le Pen ?
00:08:06C'était le thème de l'époque.
00:08:07On sait qu'au terme de cette campagne,
00:08:09le diabolisé, c'était Éric Zemmour.
00:08:11Sans surprise, pourquoi ?
00:08:12Parce que le système, lorsque ça devient important,
00:08:14dit « Grand danger extrême droite,
00:08:16mobilisez-vous, Front républicain ».
00:08:18Mais en 2021, on se demandait déjà
00:08:20si Mélenchon aurait ce rôle.
00:08:232023, soit dit en passant, en 2022,
00:08:25il y a eu la NUPES.
00:08:26Ils ont déjà oublié,
00:08:27mais ils ont été capables de s'allier.
00:08:29Ces gens-là, à gauche, ils se détestent,
00:08:31sauf au moment des élections,
00:08:32où ils savent s'unir.
00:08:342023, le 7 octobre.
00:08:35Le 7 octobre, on sait ce que ça représente
00:08:37du point de vue du discours de LFI.
00:08:39Il y a Mme Hassan, Rima Hassan,
00:08:41qui va jouer un grand rôle
00:08:42au moment des Européennes de 2024.
00:08:45Le discours autour de LFI en 2024,
00:08:48c'est un parti désormais infréquentable,
00:08:50toxique.
00:08:51Plusieurs l'accusent d'antisémitisme.
00:08:53Et si on se fie à l'histoire
00:08:54des dernières années, des dernières décennies,
00:08:55l'antisémitisme, c'est le crime des crimes.
00:08:58Celui qui est accusé d'antisémitisme,
00:08:59on ne l'approche pas avec un bâton de 20 mètres.
00:09:03On ne veut jamais lui parler.
00:09:05Pourtant, au moment des législatives de 2024,
00:09:09qu'est-ce qu'on voit?
00:09:09Le NFP prend forme.
00:09:12Donc, la gauche trouve encore à s'unir.
00:09:14La veille, ils accusaient Mélenchon de tous les maux.
00:09:16Le lendemain, ils étaient capables
00:09:18de s'allier avec lui.
00:09:19Encore une fois, le porteur de cornes
00:09:22changeait l'image
00:09:23et ça devenait le bon papy de gauche
00:09:25avec lequel on pouvait s'allier.
00:09:27Pourquoi?
00:09:28Parce que la méchante extrême droite
00:09:29était au rendez-vous.
00:09:30Et soit dit en passant, en 2024,
00:09:31tout le discours de LFI au moment du 7 octobre,
00:09:34le discours de Mme Rima Hassan,
00:09:36tout le discours de nazification d'Israël
00:09:39qui autrefois aurait pu choquer,
00:09:40ça n'empêche pas la gauche,
00:09:42dont M. François Hollande, par exemple,
00:09:43de s'allier avec ces gens-là.
00:09:45Ça n'empêche pas la gauche,
00:09:46dont M. Hollande,
00:09:47de s'associer avec Raphaël Arnaud,
00:09:49soit dit en passant,
00:09:50qui sera alors le candidat
00:09:52qui va se faire élire d'ailleurs.
00:09:54Donc, le grand récit
00:09:56de la diabolisation de LFI,
00:09:58je l'ai entendu.
00:09:59Je ne dis pas que ça ne sera pas vrai cette fois,
00:10:01mais je dis qu'on nous l'annonce
00:10:02depuis cinq ans
00:10:03et ça n'arrive jamais.
00:10:04Pourquoi?
00:10:05Parce que fondamentalement,
00:10:06la diabolisation
00:10:06ne dépend pas du diabolisé,
00:10:09mais du diabolisateur.
00:10:10Et le diabolisateur
00:10:11peut circonstanciellement
00:10:13avoir besoin de diaboliser Mélenchon,
00:10:15mais sur le fond des choses,
00:10:17on le sait que la catégorie politique
00:10:18de référence,
00:10:19il suffit de peser sur un bouton rouge
00:10:21et pour que tous se mobilisent,
00:10:23au garde à vous,
00:10:23sur le mode de la charge unique,
00:10:25qu'est-ce que c'est?
00:10:26C'est ce qu'ils appellent
00:10:26l'extrême droite.
00:10:27Donc Mélenchon peut de temps en temps
00:10:29être brandi comme un petit diablotin
00:10:30en dernière essence,
00:10:31pour l'instant.
00:10:32Il ne se peut que ça change,
00:10:33on lui pardonne toujours.
00:10:35Autre élément,
00:10:36pourquoi donc le diabolisateur,
00:10:37on sait ce qu'il préfère.
00:10:38On constate aussi
00:10:39que l'antisémitisme,
00:10:40c'était auparavant
00:10:41un marqueur très dangereux.
00:10:42On constate qu'aujourd'hui,
00:10:43l'antisémitisme,
00:10:45s'il ne provient pas
00:10:46des descendants présumés
00:10:47de l'action française
00:10:48ou de Brasilec ou de Rebattet,
00:10:50et s'il provient plutôt
00:10:51d'autres aires géographiques,
00:10:53j'espère le dire
00:10:53dans des termes suffisamment neutres
00:10:55pour ne pas avoir de poursuites,
00:10:56s'il provient d'autres aires géographiques,
00:10:59il est moins grave.
00:11:00Du moins, on l'aura compris
00:11:00dans le jeu politique.
00:11:02Alors, qu'est-ce qui vaut vraiment
00:11:02la diabolisation aujourd'hui?
00:11:03Quand il vient le temps
00:11:04d'être diabolisé,
00:11:06l'opposition à l'immigration massive,
00:11:07si vous vous réclamez
00:11:08de la théorie du grand remplacement,
00:11:12la vraie, au point de la défendre
00:11:14à la manière d'Elon Musk,
00:11:15là, vous serez diabolisé.
00:11:17L'hostilité à l'Union européenne,
00:11:18une lecture divergente
00:11:19des causes de la guerre en Ukraine,
00:11:22l'hostilité aux différentes
00:11:23avancées sociétales,
00:11:25à ça, vous serez diabolisé pour vrai.
00:11:26Donc, on y revient.
00:11:27Là, aujourd'hui, M. Hollande,
00:11:28apparemment, dans un grand élan
00:11:29de conscience, dit
00:11:30« Hé, les filles,
00:11:31c'est l'extrême gauche.
00:11:31Me découverte, mon bonhomme! »
00:11:33Pardon, M. le Président, pardonnez-moi.
00:11:35Et il nous dit
00:11:36« Jamais je n'accepterai de m'allier
00:11:37avec eux pour la prochaine étape.
00:11:39Puis-je lui dire en tout respect
00:11:40que je ne le crois pas? »
00:11:41Et ensuite, Mme Aurore-Laluc,
00:11:43qui est proche de M. Glucksmann,
00:11:45nous dit qu'elle préférait voter
00:11:46pour une chèvre
00:11:47plutôt que pour le RN.
00:11:49Ce n'est pas très gentil
00:11:50d'assimiler les filles à des chèvres,
00:11:52mais quoi qu'il en soit,
00:11:53c'est ce qu'elle nous dit à sa manière.
00:11:55Donc, ce n'est pas impossible
00:11:56qu'il soit le nouveau diable,
00:11:57mais bien franchement,
00:11:58pour l'instant, j'y crois à moitié.
00:12:00On devine, Mathieu Beaucoté,
00:12:02que derrière cette diabolisation,
00:12:03il y a des calculs politiques.
00:12:05Lesquels voyez?
00:12:06Il y en a trois.
00:12:07D'abord, il y a la gauche modérée
00:12:09qui, hier, je le redis,
00:12:10n'a jamais hésité à s'allier
00:12:12avec LFI,
00:12:13mais qui subissait difficilement
00:12:16le fait d'être vassalisé par LFI.
00:12:18Parce que LFI émet un côté
00:12:19trumpiste chez LFI.
00:12:20Ils aiment vassaliser leurs alliés.
00:12:22Ils aiment les humilier de temps en temps.
00:12:23Ils aiment leur rappeler
00:12:24qu'ils ne sont rien,
00:12:25qu'ils doivent se soumettre,
00:12:26sinon ils seront exécutés politiquement.
00:12:28Eh bien là, la gauche dite modérée,
00:12:31qui est une gauche dite modérée de style,
00:12:32parce que dans les faits,
00:12:33elle partage les mêmes idées
00:12:34qu'LFI avec des nuances,
00:12:35eh bien là, elle a la possibilité
00:12:37de s'affranchir de la tutelle de LFI.
00:12:40Surtout en exécutant publiquement Mélenchon,
00:12:42elle croit retrouver justement
00:12:44une forme d'espace politique
00:12:47qui lui est propre.
00:12:48Mais qu'on soit clair,
00:12:50la démélenchonisation de la gauche
00:12:51ne veut pas dire sa déradicalisation.
00:12:53Ça veut simplement dire
00:12:54que la gauche, sans Mélenchon,
00:12:56elle ne sera pas plus modérée,
00:12:57elle sera moins caricaturale.
00:13:00Ça, c'est autre chose.
00:13:02Mélenchon a un style sud-américain,
00:13:03un style un peu, on pourrait dire,
00:13:04de leader autocratique fort type castriste.
00:13:07Bon, mais imaginons qu'il dégage.
00:13:09Sa vision de la société
00:13:10va demeurer présente dans ce parti.
00:13:12Quoi qu'il en soit,
00:13:13la social-démocratie se dit
00:13:14qu'on se débarrasse de lui,
00:13:15on redevient hégémonique à gauche,
00:13:17on se débarrasse d'un parti
00:13:18qui a mauvaise réputation,
00:13:19et désormais, on peut peut-être
00:13:20faire élire notre candidat,
00:13:22Glucksmann, Hollande,
00:13:23c'est le retour
00:13:23de la social-démocratie classique.
00:13:25Mais celui qui se dit
00:13:26en ce moment,
00:13:26c'est vraiment notre chance,
00:13:27c'est l'extrême-centre.
00:13:28L'extrême-centre,
00:13:29on l'a vu hier
00:13:30avec M. Lecornu
00:13:30qui a fait une tirade
00:13:32tout à fait convaincante
00:13:34dans la dénonciation.
00:13:36Convaincante.
00:13:36De son point de vue.
00:13:38Il était vigoureux,
00:13:40il était convaincant
00:13:41dans sa manière
00:13:41de dénoncer les filles.
00:13:42Il n'en demeure pas moins
00:13:44que je vois dans cette espèce
00:13:46de moment d'accès de colère
00:13:48de l'extrême-centre.
00:13:49Il se rachète une conscience
00:13:51à peu de frais.
00:13:53Il se rachète une virginité.
00:13:54Vous savez, les gens qui font
00:13:55une volonté de se racheter
00:13:56une virginité à peu de frais
00:13:57dans les circonstances
00:13:58en devenant les plus anti-LFI.
00:14:00Ils deviennent désormais les...
00:14:02En fait, d'une certaine manière
00:14:03pour eux,
00:14:04c'est la Providence
00:14:05qui leur mord la nuque
00:14:06en ces terribles événements
00:14:07des derniers jours.
00:14:08Ça leur donne l'occasion
00:14:09de se présenter
00:14:10comme les grands défenseurs
00:14:11de la démocratie,
00:14:12de la liberté d'expression,
00:14:14les grands défenseurs du centre,
00:14:15de l'esprit raisonnable
00:14:16et de la raison
00:14:17contre LFI
00:14:18sans rien changer
00:14:19à leur programme
00:14:20et en faisant tout
00:14:21pour qu'on oublie leur bilan.
00:14:22Peut-on rappeler
00:14:23que le Bloc central
00:14:24met de l'avant en ce moment
00:14:25son indignation absolue
00:14:27devant LFI,
00:14:27mais que demain matin,
00:14:29ils vont redécouvrir
00:14:30la haine de l'extrême droite
00:14:31si les circonstances l'exigent.
00:14:33Et pour le RN,
00:14:34évidemment,
00:14:34on le comprend,
00:14:35c'est le rêve,
00:14:36le très grand rêve
00:14:37d'être délivré à jamais
00:14:38des cornes du diable.
00:14:40Donc le RN dit
00:14:41il faut un nouveau
00:14:42cordon sanitaire,
00:14:42mais pas pour nous,
00:14:43pour eux,
00:14:43pour eux,
00:14:44pour eux.
00:14:44Et de ce point de vue,
00:14:45le RN espère sauver
00:14:46sa réputation
00:14:47de cette manière.
00:14:49Je vais prendre une dernière réflexion
00:14:50si vous me permettez
00:14:51sur la présidentielle.
00:14:52Bien sûr.
00:14:53En un mot.
00:14:54L'affaire Quentin
00:14:55qui rebrasse
00:14:56les cartes politiques
00:14:56à un an de la présidence.
00:14:57Voilà, voilà.
00:14:59Je pense que LFI
00:15:00n'est pas mort.
00:15:01Elle n'est pas morte.
00:15:02Il faut simplement,
00:15:03ceux qui applaudissent
00:15:04de manière précoce
00:15:05son enterrement
00:15:06alors que le parti
00:15:07n'est pas enterré,
00:15:07c'est se rassurer
00:15:08à peu de frais.
00:15:09LFI a un électorat fidèle
00:15:11qui croit vraiment avoir
00:15:12devant lui
00:15:12le fascisme en marche.
00:15:14Ils ont vraiment l'impression
00:15:15que LFI
00:15:15est leur instrument
00:15:17pour lutter contre ça.
00:15:18Ils ont l'impression aussi
00:15:19que le vote des banlieues
00:15:20est un vote
00:15:21qui n'accède
00:15:22à la vie politique
00:15:22que par LFI.
00:15:23Et c'est la stratégie Mélenchon
00:15:24qui avait fonctionné
00:15:25avec Raphaël Arnaud.
00:15:26Donc, LFI
00:15:27va par ailleurs
00:15:28se victimiser
00:15:28comme jamais.
00:15:30N'en doutez pas
00:15:30un seul instant.
00:15:31La victimisation
00:15:32va reprendre.
00:15:33Au bout de la semaine,
00:15:34ils vont nous expliquer
00:15:34que c'est eux
00:15:35les véritables persécutés politiques.
00:15:37J'ai cru comprendre.
00:15:38Donc, ce sont eux
00:15:39les vrais persécutés.
00:15:40La mort de Quentin,
00:15:41la mort atroce de Quentin
00:15:42dans les faits,
00:15:43c'est une blessure
00:15:43à LFI, nous dira-t-on.
00:15:45Et à la fin,
00:15:46au moment des prochaines élections,
00:15:47je vous l'annonce,
00:15:47le système va traquer
00:15:48les brebis galeuses du RN,
00:15:50va chercher
00:15:51les candidats toxiques
00:15:52de ce qu'ils appellent
00:15:53l'extrême droite.
00:15:54Tout le système médiatique
00:15:55reprendra ses accusations.
00:15:57Et à ce moment-là,
00:15:57Jean-Luc Mélenchon
00:15:58sera oublié
00:15:59encore une fois.
00:16:00L'extrême centre,
00:16:01peut-être,
00:16:01voit dans cela
00:16:02l'occasion de triompher.
00:16:03À nouveau,
00:16:04nous connaissons la ruse.
00:16:06À suivre.
00:16:07Ah oui.
00:16:08On marque une pause,
00:16:09on revient.
00:16:10Et puis, j'ai vu
00:16:10deux tweets,
00:16:11Gabriel Cluzel,
00:16:12en ce qui vous concerne
00:16:13sur le carême.
00:16:14On pourra les montrer
00:16:14tout à l'heure ?
00:16:15Intéressant.
00:16:16On marque une pause
00:16:17et on revient.
00:16:21On retourne sur le plateau
00:16:23de Face à l'Info.
00:16:24Gabriel Cluzel
00:16:24en parlait du carême.
00:16:25Et puis, j'ai vu
00:16:26deux tweets que vous avez faits.
00:16:27On va les voir.
00:16:29Racontez-nous un petit peu
00:16:30ce qui s'est passé
00:16:31sur ces tweets.
00:16:32Écoutez,
00:16:34en fin de matinée,
00:16:35je me suis rendu compte
00:16:36que l'ambassade de France
00:16:38auprès du Saint-Siège,
00:16:39par le biais
00:16:40de son compte X,
00:16:42avait souhaité
00:16:43un bon ramadan.
00:16:44Il y avait
00:16:44moultes phrases.
00:16:46Donc, aux musulmans,
00:16:47vous voyez,
00:16:47il y a marqué même
00:16:48une belle illustration.
00:16:49Ramadan Moubarak.
00:16:50Alors, j'ai regardé,
00:16:51j'ai remonté un peu
00:16:52les postes sur X
00:16:53et il n'y avait rien
00:16:55pour le carême.
00:16:56Donc, je me suis permis
00:16:57de leur faire
00:16:58une petite remarque
00:16:58parce que c'est
00:16:59l'ambassadeur de France
00:17:00auprès du Saint-Siège,
00:17:02le Vatican,
00:17:03ce n'est pas la Mecque,
00:17:04sauf erreur de ma part.
00:17:07Et donc,
00:17:08quatre heures plus tard,
00:17:10eh bien,
00:17:11ils ont rectifié le tir
00:17:13et ils ont souhaité
00:17:14un bon carême.
00:17:14Alors, ce qui est presque
00:17:17amusant ou pas,
00:17:18ou en tout cas étonnant,
00:17:19c'est que,
00:17:20comme l'a fait remarquer
00:17:21le compte X catholico,
00:17:22c'est qu'il lui aussi
00:17:23avait fait des recherches
00:17:23sur le mot carême
00:17:24pour voir si par hasard
00:17:25il n'avait pas souhaité
00:17:26un bon carême auparavant.
00:17:28Eh bien,
00:17:29c'est qu'il ne l'avait
00:17:29jamais souhaité.
00:17:30Ce compte X existe
00:17:31depuis 2017.
00:17:32Donc, la première fois
00:17:33qu'ils ont souhaité
00:17:33un bon quelque chose,
00:17:35c'était un bon ramadan.
00:17:37Donc, moi,
00:17:38je ne sais pas.
00:17:38Parfois,
00:17:39je ne comprends pas ce monde.
00:17:40Il va falloir qu'on m'explique.
00:17:41Non ?
00:17:42Donc, je propose
00:17:43que le monsieur
00:17:44qui a signé ce mot
00:17:45sorte un peu.
00:17:46Il y a un monument
00:17:47assez intéressant
00:17:48qui s'appelle
00:17:48la Basilique Saint-Pierre,
00:17:49par exemple,
00:17:50de Rome.
00:17:50Et il s'y passe
00:17:51des choses actuellement.
00:17:53En tout cas,
00:17:53Mathieu Bocoté
00:17:54reviendra justement
00:17:55sur cette messe
00:17:57du mercredi décembre
00:17:58et cette jeunesse
00:17:59qui peut-être
00:18:00trouve un certain renouveau.
00:18:01On en parle,
00:18:02cette jeunesse catholique
00:18:03dans un instant.
00:18:04On a appris aujourd'hui
00:18:06qu'un deuxième collaborateur
00:18:07de LFI,
00:18:09de Raphaël Arnaud,
00:18:10a été interpellé.
00:18:12Charles Prats,
00:18:13sur un tweet,
00:18:13faisait remarquer
00:18:14qu'on ne retrouve pas
00:18:15la déclaration
00:18:16de ce deuxième collaborateur
00:18:18dans la déclaration
00:18:20de la Haute Autorité
00:18:21de la Transparence
00:18:21pour la Vie Publique.
00:18:22est-ce que c'est un problème
00:18:23de mise à jour ?
00:18:24Se demande-t-il ?
00:18:25Et s'est-il déclaré
00:18:26son pseudo ?
00:18:26C'est une fausse déclaration ?
00:18:28En tout cas,
00:18:28voilà,
00:18:28c'est des interrogations
00:18:29que se pose Charles Prats.
00:18:32Gabriel Cluzel,
00:18:32on va s'interroger maintenant
00:18:34sur le coût social
00:18:35de la pression
00:18:36de l'extrême-gauche.
00:18:37La Banque de France
00:18:38ouvre une enquête
00:18:39sur un de ses dirigeants
00:18:41dénoncé par la CGT
00:18:42dans la presse
00:18:43pour avoir,
00:18:44sur LinkedIn,
00:18:45liké des publications
00:18:47qualifiées
00:18:48d'extrême-droite.
00:18:49La police du laïc
00:18:50a encore frappé
00:18:51pour celui qui ait dénoncé
00:18:53le prix social
00:18:54à payer rude.
00:18:55Il arrive que l'extrême-gauche
00:18:56peut tuer physiquement,
00:18:58peut-elle aussi
00:18:59tuer socialement ?
00:19:01Oui, alors vous voyez,
00:19:01la gauche n'aime pas la police,
00:19:03mais elle aime bien
00:19:04sa propre police.
00:19:05D'ailleurs,
00:19:06sa police tue socialement,
00:19:08vous avez raison de le dire.
00:19:09C'est la police du laïc
00:19:10de travers, par exemple.
00:19:12Alors c'est une histoire
00:19:12assez ubuesque
00:19:13qui est relayée
00:19:14par Mediapart,
00:19:15Libération et Affidé.
00:19:16Quand j'ai vu rapidement
00:19:17les titres,
00:19:18moi je suis encore naïve,
00:19:19je me suis dit
00:19:20il s'est passé un truc de dingue,
00:19:21il doit y avoir
00:19:21des documents confidentiels
00:19:23de la Banque de France
00:19:24qui ont été passés
00:19:25sous le manteau,
00:19:26des trucs très stratégiques.
00:19:28Eh bien pas du tout.
00:19:29Quand on lit l'article,
00:19:30par exemple de Libération,
00:19:31on découvre qu'un cas de dirigeant
00:19:32a laïqué sur LinkedIn
00:19:34des posts de Sarah Knafow,
00:19:36de Mathieu Vallée
00:19:37et alors là,
00:19:39pardon j'ai un peu ri,
00:19:40à la gloire de Napoléon.
00:19:42Alors je ne sais pas
00:19:43comment Libération
00:19:44arrive à publier
00:19:45des trucs aussi ridicules
00:19:46sans pouffer de rire,
00:19:47mais c'est écrit
00:19:47très sérieusement.
00:19:49Donc la CGT a alerté
00:19:50la direction
00:19:50sur le cas
00:19:51de ce directeur général.
00:19:52Il y avait vraiment
00:19:53de quoi tirer
00:19:53la sonnette d'alarme,
00:19:54c'était extrêmement grave.
00:19:55Donc la CGT demande
00:19:56une enquête disciplinaire
00:19:58spéciale
00:19:58avec l'ouverture
00:19:59d'une procédure.
00:20:01Pour elle,
00:20:01c'est l'image
00:20:01de la Banque de France,
00:20:03de son éthique,
00:20:03de sa déontologie
00:20:04qui doit rester neutre
00:20:06sur le plan politique,
00:20:08religieux ou philosophique.
00:20:10Alors ça va vous amuser
00:20:11parce que les captures d'écran
00:20:12ont été détaillées
00:20:13par le site de BFM.
00:20:16Ça va vous plaire
00:20:16parce que vous êtes cité.
00:20:19Oui, oui, oui.
00:20:20On voit un like,
00:20:21alors vous n'êtes pas la seule,
00:20:22sur le général Bruno Clermont
00:20:24avec la mention,
00:20:25je vous dis ce qui est mien,
00:20:27vive l'empereur
00:20:28ou un autre,
00:20:29et je le lis,
00:20:29sur un poste
00:20:30de l'animatrice
00:20:31de CNews,
00:20:31Christine Kelly,
00:20:32rendant hommage
00:20:33à Napoléon.
00:20:34Bon, je ne savais pas
00:20:35que c'était politique
00:20:35parce que je ne savais pas
00:20:36que Napoléon
00:20:37se présentait aux élections.
00:20:38Mais c'est vrai
00:20:38que vu les antécédents
00:20:39du bonhomme,
00:20:40on a raison de se méfier
00:20:40parce qu'il pourrait
00:20:41faire un coup d'État,
00:20:42vous voyez ?
00:20:42Mais il faudrait peut-être
00:20:44aller dire à Saint-Cyr,
00:20:45par exemple,
00:20:45ce sont des fonctionnaires
00:20:46qui arrêtent de fêter
00:20:47Austerlitz
00:20:48parce que ça,
00:20:48c'est grave,
00:20:49c'est même scandaleux.
00:20:51Alors, il y a une autre
00:20:51capture d'écran
00:20:52où dit-on,
00:20:53on voit un like
00:20:54sur une vidéo
00:20:55sur laquelle il y a
00:20:56Alice Cordier
00:20:57et puis parmi les postes
00:20:58likés,
00:20:59il y en aurait même
00:21:00certains qui sont
00:21:00contre l'Union Européenne
00:21:02ou anti-bureaucratie
00:21:03alors que dit la CGT,
00:21:05c'est un petit peu
00:21:05croquignolet,
00:21:07l'institution est membre
00:21:08de la Banque Centrale Européenne.
00:21:09Donc, vous voyez,
00:21:10vous avez la CGT
00:21:11qui défend la Banque Centrale Européenne
00:21:12contre du personnel,
00:21:15finalement,
00:21:16un salarié
00:21:17de la Banque de France.
00:21:19Pourquoi est-elle
00:21:19l'acharnement de la CGT ?
00:21:21Est-ce le rôle
00:21:22d'un syndicat
00:21:22de surveiller
00:21:23les likes des salariés ?
00:21:25Oui, alors,
00:21:26j'ai eu des personnes
00:21:27de la Banque de France
00:21:28qui m'ont dit
00:21:28qu'il y avait eu
00:21:28un certain émoi
00:21:29après cette affaire
00:21:31et se sont dit
00:21:31mais la CGT,
00:21:32sont là pour défendre
00:21:32les salariés,
00:21:34pas pour les flinguer,
00:21:35a priori,
00:21:37socialement en tout cas.
00:21:38alors,
00:21:39l'explication,
00:21:39c'est que le climat social,
00:21:41enfin,
00:21:42des explications,
00:21:43le climat social
00:21:44n'est pas terrible
00:21:45à la Banque de France,
00:21:47elle n'est pas aussi
00:21:47densément représentée
00:21:49territoriellement
00:21:49qu'elle l'était avant.
00:21:50Alors,
00:21:50la CGT,
00:21:51sans doute,
00:21:51n'est pas contente
00:21:52et elle va essayer
00:21:54de se venger
00:21:54à l'extérieur
00:21:55de ces tensions
00:21:55en utilisant
00:21:56des relais de presse.
00:21:58La personne incriminée
00:21:59est un ancien DGRH
00:22:00qui a pourtant
00:22:01très bonne presse,
00:22:02me dit-on
00:22:02et tout le monde me dit
00:22:03mais moi,
00:22:03je suis tombée de l'armoire,
00:22:04je n'avais aucune idée
00:22:05de ces opinions politiques,
00:22:07preuve qu'ils n'en parlaient
00:22:08jamais.
00:22:09Et puis surtout,
00:22:09ils me disent
00:22:10que le motif invoqué
00:22:11de neutralité
00:22:11est vraiment spécialement oiseux,
00:22:13d'abord parce que
00:22:14les agents de la Banque de France
00:22:15ne sont pas des fonctionnaires,
00:22:16ce sont des agents
00:22:17de la Banque de France,
00:22:18un statut
00:22:19sous-hygénéris,
00:22:20avec une neutralité
00:22:22vraiment très très élastique,
00:22:24on peut le détailler,
00:22:25son gouverneur
00:22:26est nommé
00:22:26par le président
00:22:27de la République,
00:22:28bon,
00:22:28son premier mandat
00:22:29lui a été donné
00:22:30par François Hollande,
00:22:31le deuxième par Emmanuel Macron,
00:22:32c'est quand même
00:22:32un tout petit peu politique,
00:22:34on peut même se demander
00:22:35si sa démission,
00:22:36vous savez,
00:22:36sa démission,
00:22:37il a anticipé,
00:22:38il devait partir en 2027,
00:22:40il va partir en juin 2026,
00:22:43et normalement,
00:22:44ses six ans,
00:22:45ça aurait dû l'emmener
00:22:46en octobre 2027.
00:22:47Alors,
00:22:48on se dit,
00:22:48tiens,
00:22:48c'est bizarre,
00:22:49est-ce que c'est pour
00:22:50laisser la place
00:22:51et permettre à Emmanuel Macron
00:22:54de verrouiller un autre poste
00:22:55avant 2027,
00:22:56ou alors peut-être
00:22:57il va aller à la fondation
00:22:58des orphelins
00:22:59protis de Thaï,
00:23:00il avait peut-être
00:23:00très très envie
00:23:01d'y aller très très vite,
00:23:02mais néanmoins,
00:23:02on a le droit
00:23:03de se poser la question.
00:23:05Et puis,
00:23:05rappelons que ce monsieur,
00:23:06il a eu quand même
00:23:07des déclarations assez politiques,
00:23:08il a dit que la croissance
00:23:09de l'Espagne,
00:23:10par exemple,
00:23:10était liée
00:23:11à la forte immigration,
00:23:13il milite
00:23:13pour une finance verte,
00:23:15tout cela n'est pas
00:23:15parfaitement neutre
00:23:17politiquement.
00:23:18Et puis,
00:23:19la Banque de France
00:23:19a organisé fin novembre
00:23:21aussi un événement
00:23:22autour de la diversité,
00:23:24l'inclusion,
00:23:25l'égalité,
00:23:26enfin,
00:23:26tous ces concepts
00:23:27que l'on prête
00:23:28plutôt à la gauche,
00:23:29on voit bien
00:23:29que ce n'est pas neutre
00:23:30politiquement,
00:23:30mais le pompon,
00:23:32ça c'est quand même
00:23:32le pompon,
00:23:33c'est la présence
00:23:34de Laurent Baumel.
00:23:35Alors,
00:23:35Laurent Baumel,
00:23:36vous savez,
00:23:36Laurent Baumel,
00:23:37sur LinkedIn,
00:23:38il est cadre de la direction
00:23:39de la Banque de France
00:23:40et sur X,
00:23:41il est député socialiste
00:23:42Nouveau Front Populaire
00:23:43de l'Indre-et-Loire.
00:23:44C'est même lui,
00:23:45dit-on,
00:23:45qui a été la cheville ouvrière
00:23:46des accords de la gauche
00:23:48en 2022,
00:23:49de la NUPES
00:23:50et en 2024
00:23:50du Nouveau Front Populaire.
00:23:52Alors,
00:23:52on convient que
00:23:53question de neutralité,
00:23:54on est un peu au-delà
00:23:56du like sur Napoléon,
00:23:58par exemple.
00:23:59Mais c'est sans doute
00:24:00le privilège rouge
00:24:02et puis d'autant
00:24:03que la CGT
00:24:04quand même devrait
00:24:04la mettre
00:24:05un tout petit peu
00:24:06en veilleuse
00:24:06en ce moment
00:24:08puisque tout ressort
00:24:09en ce moment.
00:24:10Le 7 mai 2025,
00:24:11elle avait dans un communiqué
00:24:12soutenu la jeune garde
00:24:14faisant part,
00:24:14je cite,
00:24:15de sa vive inquiéture
00:24:16après la procédure
00:24:17de dissolution.
00:24:18Je ne vois pas non plus
00:24:18en quoi ça concerne
00:24:19la défense des salariés.
00:24:21Et puis,
00:24:21on apprend aussi
00:24:22via un cadre
00:24:22de la jeune garde
00:24:23dans Le Parisien
00:24:24que la jeune garde
00:24:25a fait des formations
00:24:25d'autodéfense,
00:24:26non seulement pour LFI,
00:24:27mais aussi pour
00:24:29Europe Écologie Les Verts
00:24:30et encore pour la CGT.
00:24:32Et là,
00:24:32je trouve qu'il ne serait
00:24:33pas inintéressant
00:24:34de tirer le fil
00:24:35parce que vous savez,
00:24:36on dédouane toujours
00:24:37la CGT
00:24:38quand dans ses manifs,
00:24:39il y a des débordements.
00:24:40Normalement,
00:24:40les organisateurs
00:24:41sont comptables
00:24:42des débordements.
00:24:43Là,
00:24:43on les dédouane toujours.
00:24:44Ce qu'on dit,
00:24:45ce n'est pas leur faute,
00:24:45c'est les antifas
00:24:46et les black blocs.
00:24:47Visiblement,
00:24:47il y a une porosité
00:24:48et ils se connaissent.
00:24:49Donc,
00:24:50ce serait intéressant
00:24:50d'en savoir plus.
00:24:52Et puis,
00:24:52rappelons enfin
00:24:53pour finir
00:24:53que Sophie Bonnet,
00:24:54qui est la patronne
00:24:55de la CGT,
00:24:56c'était le 27 juin 2024.
00:24:58Moi,
00:24:59je suis sûre
00:24:59qu'elle se proclame
00:25:00féministe
00:25:01dans les dîners mondains.
00:25:02Il y avait eu
00:25:02un happening
00:25:03de Némésis.
00:25:04Je rappelle Némésis,
00:25:05un petit groupe
00:25:06de jeunes filles
00:25:07une vingtaine d'années,
00:25:0840 kilos tout mouillés,
00:25:10lançant un slogan
00:25:10et brandissant une pancarte.
00:25:12Eh bien,
00:25:12elle avait déclaré
00:25:14sur la tribune
00:25:14merci à tous
00:25:15d'avoir résisté
00:25:16à l'attaque fasciste
00:25:17du collectif Némésiste
00:25:18alors que les filles
00:25:19se faisaient
00:25:20tirer par les pieds,
00:25:21voire tabasser
00:25:22pour sortir de la salle.
00:25:24Mais finalement,
00:25:25cette police du like
00:25:26que la direction
00:25:27se sent obligée
00:25:28de prendre très au sérieux,
00:25:29c'est un avertissement
00:25:30pour tout le monde
00:25:31au-delà de la Banque de France ?
00:25:32Vous avez raison.
00:25:33Déjà,
00:25:34vous avez raison
00:25:34de parler de police du like
00:25:35parce qu'il faut quand même préciser
00:25:36que c'est assez fou
00:25:37que ce monsieur n'a rien écrit.
00:25:38Il a liké,
00:25:39il a aimé.
00:25:40Vous voyez,
00:25:40c'est le truc qu'on fait
00:25:41à la pause déjeuner
00:25:42en prenant son café
00:25:43ou en regardant
00:25:43les publications
00:25:44des réseaux sociaux.
00:25:45Lui,
00:25:45il a liké maloncoutreusement
00:25:47quelque chose
00:25:47qui n'allait pas.
00:25:50Et donc,
00:25:51ensuite,
00:25:51quand il vous arrive
00:25:52d'être pris
00:25:53par la police du like,
00:25:54votre nom traîne
00:25:56sur Internet
00:25:57pour l'éternité
00:25:59associé à votre like
00:26:00supposé infamant.
00:26:02Vous voyez,
00:26:02c'est ce qu'on appelle
00:26:02en bon français
00:26:03du name-shaming.
00:26:04Et tant dire
00:26:05que ça sert d'exemple
00:26:07à tout le monde
00:26:07et tout le monde
00:26:08se tient ensuite
00:26:09à carreau.
00:26:09Et il y a eu un précédent
00:26:11puisque vous vous souvenez
00:26:13de Philippe Carly,
00:26:14président du groupe
00:26:15Ebra,
00:26:16qui a été poussé
00:26:16à démissionner
00:26:17pour avoir l'aimé.
00:26:18Donc la même chose,
00:26:19liké sur LinkedIn,
00:26:20certaines personnalités
00:26:21étiquetées d'extrême droite
00:26:23du RN
00:26:24et du RN
00:26:25ou de reconquête.
00:26:26Vous noterez que curieusement,
00:26:27ce qui est très bizarre
00:26:28avec cette police du like,
00:26:29c'est qu'elle regarde
00:26:30toujours sur sa droite
00:26:31mais jamais
00:26:32sur sa gauche.
00:26:34Alors vous voyez,
00:26:35vous l'avez dit d'ailleurs
00:26:36je crois au début
00:26:37de cette chronique,
00:26:38il y a la mort physique
00:26:38puis il y a aussi
00:26:39la mort sociale
00:26:40et pour tuer socialement,
00:26:41la gauche est aussi
00:26:42très forte.
00:26:44Merci Gabrielle Cluzel.
00:26:46Avant de recevoir
00:26:46votre invitée,
00:26:47Charlotte Dornelas
00:26:48pour parler
00:26:49de l'impunité judiciaire
00:26:54après les attaques
00:26:55de l'extrême gauche,
00:26:57Marc Menon,
00:26:57on va s'arrêter un peu
00:26:58avec vous.
00:26:58Je ne sais pas,
00:26:59votre chronique
00:27:00la résumera en un mot
00:27:01au Robespierre.
00:27:02Pas mal, non ?
00:27:03Parce que vous allez
00:27:04parler un peu
00:27:04comment LFI
00:27:05justifie l'injustifiable
00:27:07après le meurtre sauvage
00:27:09de Quentin.
00:27:10Comment on en est arrivé là ?
00:27:11Alors, il n'y a pas
00:27:12qu'est LFI,
00:27:13ce qui est extraordinaire.
00:27:14Il y a une sorte de tissu
00:27:15et LFI, forcément,
00:27:16c'est l'élément phare.
00:27:17Mais derrière,
00:27:19c'est ouateux
00:27:20et pour autant,
00:27:22on a l'odieux,
00:27:24l'infâme
00:27:24qui se manifeste.
00:27:26Ça vient comment ?
00:27:27Déjà d'un journal
00:27:27extrêmement respectable,
00:27:29a priori.
00:27:30Le canard enchaîné
00:27:31qui fait apparaître,
00:27:32enfin qui cite,
00:27:33une vidéo
00:27:35qui aurait été occultée
00:27:36par les grands médias
00:27:37et vidéo
00:27:38qui met en cause
00:27:41les fascistes.
00:27:43Ceux qui sont donc
00:27:45du côté
00:27:45de la victime.
00:27:47Et on voit
00:27:48sur cette vidéo
00:27:49des individus
00:27:51tout en noir
00:27:52et puis
00:27:53d'un autre côté,
00:27:54vous avez
00:27:55ces camarades
00:27:56présumés
00:27:57de Quentin.
00:27:59Alors,
00:27:59ils sont armés
00:28:00et là,
00:28:01on en revient
00:28:02à la fameuse
00:28:04image
00:28:05de la Rix.
00:28:06C'est-à-dire
00:28:07qu'on n'est plus
00:28:07dans l'abobinable.
00:28:08on a au départ
00:28:09des salopards
00:28:10qui viennent
00:28:11et qui sont là
00:28:12en guet-apens
00:28:13prêts à sauter
00:28:15sur des innocents.
00:28:16Alors,
00:28:17des innocents
00:28:17qui sont là,
00:28:18qui marchent
00:28:19en touriste,
00:28:20des bonheurs,
00:28:21des gens bien gentils.
00:28:22Il faut se méfier,
00:28:23vous savez,
00:28:24quand vous êtes dans les rues,
00:28:25vaut mieux mettre
00:28:26un capuchon,
00:28:27mettre une cagoule,
00:28:28être vêtu en noir,
00:28:30tous pareils
00:28:30et surtout en noir
00:28:31parce que quand la nuit tombe,
00:28:33comme ça,
00:28:33vous êtes dissimulés.
00:28:34Et ce sont ces innocents
00:28:36qui sont victimes
00:28:37des salopards.
00:28:39Et à partir de là,
00:28:41eh bien,
00:28:42on ne sait pas
00:28:42comment on passe
00:28:43de cette vidéo
00:28:44à celui
00:28:45qui est sur le sol,
00:28:47tout seul,
00:28:48face à 5,
00:28:496 individus
00:28:50qui lui donnent
00:28:51des coups de pied
00:28:52dans la tête.
00:28:53Toujours est-il
00:28:53qu'il y a une ellipse
00:28:55mais qui permet
00:28:57de dire,
00:28:58mais vous voyez,
00:28:59de sous-entendre,
00:29:00on était
00:29:00dans la légitime défense.
00:29:02Il était avec les pourris
00:29:04qui sont venus
00:29:05attenter
00:29:06à la gentillesse
00:29:08de ces gens
00:29:09qui erraient
00:29:09en toute innocence
00:29:11dans la rue.
00:29:12Alors,
00:29:12déjà,
00:29:13c'est quand même oublié
00:29:14que la légitime défense,
00:29:16c'est à l'instant T
00:29:17et qu'elle doit être
00:29:18proportionnée.
00:29:19Alors là,
00:29:20vous avez
00:29:20plusieurs individus
00:29:21qui donnent des coups de pied
00:29:22sur quelqu'un
00:29:23qui est à terre.
00:29:23Et comme par hasard,
00:29:25parce qu'au départ,
00:29:26on vous dit,
00:29:26mais ceux-là,
00:29:27ils étaient reconnaissables.
00:29:29Eh bien non,
00:29:29il n'est pas du tout
00:29:31habillé
00:29:32mais comme on le dit,
00:29:33il est là,
00:29:34je dirais,
00:29:36dans la civilité
00:29:37telle qu'elle s'affiche
00:29:39au quotidien.
00:29:40Alors,
00:29:41ce qui est infâme
00:29:42dans tout ça,
00:29:42bon,
00:29:43on peut plus ou moins
00:29:44admettre,
00:29:45on pourrait avoir
00:29:46du côté de LFI
00:29:48la décence
00:29:49de dire,
00:29:50eh bien oui,
00:29:51il y a des gens
00:29:51de chez nous
00:29:52qui nous ont trahis,
00:29:53il y a des gens
00:29:54que l'on considérait
00:29:55des nôtres
00:29:55et qui se sont conduits
00:29:56de façon
00:29:57qui était véritablement
00:30:00ignoble,
00:30:01abjecte
00:30:02et donc intolérable
00:30:03que nous condamnons.
00:30:04Non,
00:30:05ils cherchent
00:30:05tous les prétextes.
00:30:06Mais à côté,
00:30:07c'est pareil.
00:30:08Quand on condamne,
00:30:10néanmoins,
00:30:10on condamne en disant
00:30:12toutes les extrêmes
00:30:14se rendent coupables
00:30:15de ça,
00:30:16toutes les extrêmes
00:30:17sont avec
00:30:18des forces capables
00:30:20de cette abjection.
00:30:22mais ce qui va
00:30:23encore plus loin,
00:30:24c'est que l'on oublie
00:30:25ce fonds républicain.
00:30:27C'est quoi
00:30:27ce fonds républicain ?
00:30:28C'est celui
00:30:29que l'on met
00:30:30depuis des années
00:30:32en avant
00:30:32pour exclure
00:30:35ceux qui représentent
00:30:36aujourd'hui
00:30:3630 à 40% de votes
00:30:38et ces 30 à 40%
00:30:40de votes,
00:30:41ce sont des fachos
00:30:42et c'est quoi
00:30:42un facho ?
00:30:44C'est quoi un facho
00:30:45surtout quand on l'utilise
00:30:47de cette façon-là ?
00:30:48Eh bien,
00:30:49c'est de dire
00:30:49ce sont des nazis,
00:30:51ce sont des gens
00:30:52qui sont capables
00:30:54de l'inhumanité
00:30:56la plus totale,
00:30:58la plus farouche
00:30:58et par conséquent,
00:31:00ces gens-là,
00:31:01eh bien,
00:31:02il faut les éliminer.
00:31:03C'est ça que l'on place
00:31:04dans la tête
00:31:05de ceux
00:31:06qui entendent,
00:31:07ces jeunes
00:31:08qui sont
00:31:09en quête
00:31:11d'un idéal
00:31:12et à partir de là,
00:31:13vous en faites
00:31:13des forcenés,
00:31:14vous en faites
00:31:15des terroristes,
00:31:16vous en faites
00:31:16des personnes
00:31:17qui sont capables
00:31:18de se rendre
00:31:19coupables de tout ça.
00:31:20on aurait pu attendre
00:31:21de tous
00:31:22aujourd'hui,
00:31:23c'est de dire
00:31:23il n'y a plus
00:31:24de front républicain,
00:31:26nous admettons
00:31:26qu'il faut réintégrer
00:31:28cette potentialité
00:31:30de vote
00:31:31dans l'ère républicaine,
00:31:33il n'y a plus
00:31:34des salauds,
00:31:35il n'y a plus
00:31:35des ennemis,
00:31:37il y a simplement
00:31:38des adversaires
00:31:39et c'est en reconnaissant
00:31:40l'adversaire
00:31:41et non pas
00:31:42en continuant
00:31:43à le désigner
00:31:44comme ennemi
00:31:45que l'on va sortir
00:31:46de cette mentalité
00:31:47qui aujourd'hui
00:31:48nous menace
00:31:49tous
00:31:50avec des individus
00:31:51capables
00:31:52d'être
00:31:53les pires ordures.
00:31:55Merci Marc Monard,
00:31:56il rappelle que les gardes
00:31:57à vue de neuf personnes
00:31:58ont été prolongées
00:32:00de 24 heures
00:32:01ce soir.
00:32:02Alice Cordier
00:32:03de Némésis
00:32:04a porté plainte,
00:32:04je le disais en titre,
00:32:05pour menace de mort
00:32:06en juin 2024
00:32:07contre Raphaël Arnaud
00:32:08qui l'a menacé
00:32:10de recevoir
00:32:10une balle dans la tête
00:32:11malgré
00:32:12l'enregistrement audio.
00:32:13Aucune réponse
00:32:14de l'injustice
00:32:15comment expliquer
00:32:16cette impunité
00:32:17face à la violence
00:32:18de l'extrême gauche ?
00:32:19Charlotte Dornelas
00:32:20reçoit Henri de Beauregard
00:32:22venait sur le plateau
00:32:24qui est avocat
00:32:25et président
00:32:26de la haute autorité
00:32:27des républicains.
00:32:29Charlotte Dornelas,
00:32:30bonsoir monsieur.
00:32:31Bonsoir.
00:32:31Bonsoir maître,
00:32:33alors vous êtes là
00:32:34ce soir parce que
00:32:35vous avez affirmé
00:32:36notamment sur les réseaux sociaux
00:32:37avoir vu croître
00:32:39la violence de gauche
00:32:40à l'encontre
00:32:41de militants de droite
00:32:42que donc vous avez défendu
00:32:43depuis 15 ans.
00:32:45Alors avant de commencer
00:32:45est-ce que vous pouvez
00:32:46nous donner une idée
00:32:47de ce que sont
00:32:49ces militants de droite ?
00:32:50De quel profil
00:32:51vous parlez ?
00:32:52Alors je défends
00:32:53en effet depuis
00:32:54une quinzaine d'années
00:32:54des militants de droite
00:32:55qui sont,
00:32:56pour dire les choses rapidement,
00:32:57des militants de droite
00:32:58conservatrices.
00:32:59Ça ne sont pas
00:33:00des profils radicaux,
00:33:02ça ne sont pas
00:33:03des profils violents,
00:33:04ça sont des profils
00:33:05de droite je dirais
00:33:06traditionnels.
00:33:07Il y a parmi eux
00:33:08des étudiants,
00:33:09des mères de famille
00:33:10qui ont,
00:33:11qui luttent
00:33:12des pour l'Uni,
00:33:13d'autres contre la GPA,
00:33:14d'autres, etc.
00:33:16C'est ce type
00:33:17de profils
00:33:17et qui eux
00:33:18ont été abondamment
00:33:20harcelés bien souvent
00:33:21par des,
00:33:23ce qu'il faut bien
00:33:24appeler des formes
00:33:25de milices parfois
00:33:25d'extrême gauche
00:33:26qui venaient constamment
00:33:28sur leurs événements,
00:33:29sur leur tratage,
00:33:30dans leurs universités
00:33:31pour pratiquer sur eux
00:33:34toute forme de violence,
00:33:36toute forme d'humiliation
00:33:37parfois.
00:33:38C'est, je vous dis,
00:33:40des bus
00:33:40qui allaient à la marche
00:33:41pour la vie,
00:33:41qui ont été entravés,
00:33:43c'est des mères de famille
00:33:45qui tractaient
00:33:45pour la manif pour tous,
00:33:46qui se sont fait
00:33:47retirer leur tract
00:33:47et frapper,
00:33:48c'est ce genre de choses.
00:33:51Voilà.
00:33:51Et c'est vrai que
00:33:53j'ai observé
00:33:54que toutes les plaintes
00:33:55qui avaient été déposées
00:33:58par ces clients-là
00:33:59et dans lesquelles
00:34:00je tâchais
00:34:01de les accompagner
00:34:01se terminaient
00:34:03invariablement
00:34:04par des classements
00:34:06ou par des absences
00:34:07de réponses
00:34:09et susciter évidemment
00:34:10une forme de découragement
00:34:11parce que quand il y a
00:34:11un classement,
00:34:12il faut ensuite
00:34:12se constituer partie civile,
00:34:14qu'il faut régler
00:34:14une consignation,
00:34:15ça veut dire
00:34:15qu'il faut payer de l'argent
00:34:16pour pouvoir forcer
00:34:18l'action publique,
00:34:19payer de l'argent
00:34:19quand vous avez pris
00:34:20une claque,
00:34:20quand on vous a retiré
00:34:21un trac,
00:34:21quand on vous a mis
00:34:22un fumigène dans votre bus,
00:34:24c'est évidemment
00:34:25un peu dissuasif.
00:34:26Donc il y a cette forme
00:34:27de lassitude
00:34:29et puis j'ai remarqué aussi
00:34:30qu'il y avait
00:34:30de la part des parquets
00:34:33une prévention
00:34:34à aller investiguer
00:34:36les milieux
00:34:38anarcho-autonomes,
00:34:39antifa
00:34:39qui sont bien souvent
00:34:40à la manœuvre
00:34:41parce qu'on a l'impression
00:34:43qu'on n'a pas envie
00:34:43d'aller chercher
00:34:44dans ces coins-là
00:34:45parce qu'on ne veut pas
00:34:46mettre un coup de pied
00:34:47dans la fourmilière,
00:34:48parce qu'on craint un peu
00:34:49la manière dont ça pourrait
00:34:51susciter des réactions.
00:34:52Justement,
00:34:53quand vous parlez
00:34:54de classement
00:34:54ou d'absence de réponse,
00:34:56est-ce que vous avez
00:34:56eu des éléments
00:34:57justement les parquets
00:34:58vous disant
00:34:58ça ne nous intéresse pas,
00:35:00ce n'est pas assez grave,
00:35:01c'est quoi la réponse
00:35:02que vous avez
00:35:03si ce n'est l'absence
00:35:04de réponse dans certains cas ?
00:35:05Alors, l'avantage
00:35:06de l'opportunité
00:35:07des poursuites
00:35:08dont bénéficient les parquets
00:35:09c'est qu'en fait
00:35:09ils ne sont pas obligés
00:35:10de se justifier
00:35:10donc ils ne se justifient jamais
00:35:12donc les explications
00:35:13qu'on a
00:35:14sont des explications
00:35:15qu'on a en off
00:35:16en quelque sorte
00:35:16des fonctionnaires de police
00:35:17ou des magistrats
00:35:18avec lesquels on discute
00:35:19et elles sont celles-là.
00:35:20Elles sont un,
00:35:21d'abord il y a une explication
00:35:22du registre de la stratégie
00:35:24en disant
00:35:24mais ces groupes-là
00:35:25on préfère les suivre
00:35:27plutôt que
00:35:27et donc c'est plutôt
00:35:29de l'ordre du renseignement
00:35:29que de l'ordre du judiciaire
00:35:31et donc on ne va pas aller
00:35:31mettre des coups de pied
00:35:32dans la fourmilière.
00:35:33Il y a deux,
00:35:34une forme d'inquiétude
00:35:35malgré tout
00:35:36parce que
00:35:36ces groupes
00:35:37ils ont un poids politique
00:35:38ils représentent quelque chose
00:35:39et je pense
00:35:40en particulier
00:35:41il ne s'agit pas
00:35:42de les stigmatiser
00:35:42mais dans certaines villes
00:35:43de l'ouest
00:35:44à Nantes
00:35:45à Rennes
00:35:45on a vu que
00:35:46certains de ces groupes
00:35:47par exemple
00:35:48à Notre-Âme-des-Landes
00:35:48je veux dire
00:35:49l'État a cédé
00:35:49devant ces groupes
00:35:50donc si l'État cède
00:35:52devant ces groupes
00:35:52c'est qu'ils représentent
00:35:53quand même une force
00:35:54et puis il y a enfin
00:35:56parfois une complaisance
00:35:58parce que
00:35:58je sais bien
00:35:59que toute la magistrature
00:36:00n'est évidemment pas
00:36:01le syndicat de la magistrature
00:36:02c'est certain
00:36:03mais une part
00:36:04de la magistrature
00:36:04est le syndicat
00:36:05de la magistrature
00:36:06et il peut y avoir
00:36:07cette forme de complaisance
00:36:09et cette inquiétude
00:36:11qui est suscitée
00:36:11aussi à droite
00:36:12et qui suscite
00:36:13une prévention
00:36:13en disant
00:36:13mais finalement
00:36:14ça ne sert à rien
00:36:14de m'adresser à la justice
00:36:15parce qu'on n'y arrivera pas
00:36:17et c'est vrai
00:36:18qu'on n'y arrive pas
00:36:19et c'est vrai
00:36:20qu'on n'y arrive pas
00:36:21et enfin
00:36:22il y a une dernière chose
00:36:23c'est que même
00:36:24lorsqu'on arrive
00:36:25à faire prospérer
00:36:27une plainte
00:36:28en réalité
00:36:29comme la gauche
00:36:29a la culture
00:36:31de la rue
00:36:31a la culture
00:36:32du combat de rue
00:36:34qu'elle sait
00:36:35se dissimuler
00:36:37qu'elle sait
00:36:37qu'elle a les stratégies
00:36:38de défense
00:36:39qu'elle a les avocats
00:36:40qu'elle a les habitudes
00:36:41qu'elle a même
00:36:41parfois un guide
00:36:42qui a été édité à l'époque
00:36:43par le syndicat de la magistrature
00:36:44sur comment se défendre au mieux
00:36:45et bien finalement
00:36:46on arrive rarement
00:36:47à obtenir des condamnations
00:36:49et ça fait
00:36:49cette espèce
00:36:50de double standard
00:36:51où à gauche
00:36:52on a des difficultés folles
00:36:54à pouvoir faire poursuivre
00:36:55et condamner a fortiori
00:36:57les gens
00:36:58quant à droite
00:37:00une après-midi
00:37:01après le déploiement
00:37:02d'une banderole
00:37:02on a des perquisitions
00:37:03et des gardes à vue
00:37:04et justement
00:37:05comment est-ce que ça
00:37:06comment est-ce que vous
00:37:07vous l'analysez
00:37:08justement cette différence
00:37:09parce que bon
00:37:09on entend
00:37:10les arguments
00:37:11qui vous sont donnés
00:37:11on ne veut pas
00:37:13comment dire
00:37:13on veut pouvoir les suivre
00:37:15plutôt que les condamner
00:37:16où on a peur
00:37:17mais est-ce que vous
00:37:18constatez vous
00:37:19avocat
00:37:20l'inverse
00:37:22dans les plaintes
00:37:23qui sont de la gauche
00:37:24vers la droite
00:37:25alors
00:37:26dans les plaintes
00:37:27je ne sais pas
00:37:27mais en tout cas
00:37:28dans la réactivité
00:37:29des parquets
00:37:29oui certainement
00:37:30il y a
00:37:32chacun le voit
00:37:32il y a sur les groupes
00:37:34qui sont équivalents
00:37:35à droite en quelque sorte
00:37:36une réactivité très forte
00:37:38lorsque il y a
00:37:39une banderole
00:37:39qui est déployée
00:37:40par que sèche
00:37:41Nemesis
00:37:41aujourd'hui
00:37:42Génération Identitaire
00:37:43hier ou d'autres
00:37:44il y a des réactions
00:37:45qui sont à la fois rapides
00:37:47fortes
00:37:47puissantes
00:37:48et puis des condamnations
00:37:49qui tombent
00:37:50même sans violence
00:37:51exactement
00:37:52avec des condamnations
00:37:53qui ne sont pas
00:37:54purement symboliques
00:37:55donc il y a
00:37:57cette réaction là
00:37:58et c'est vrai
00:37:59que ce double standard
00:38:00qu'on voit
00:38:00au plan judiciaire
00:38:01on le retrouve aussi
00:38:03d'une certaine manière
00:38:04au plan administratif
00:38:06parce que devant
00:38:06le Conseil d'Etat
00:38:07sur les dissolutions
00:38:08par exemple
00:38:08on a ce même
00:38:10double standard
00:38:10il suffit de regarder
00:38:12de manière un peu exhaustive
00:38:13ce qu'est la jurisprudence
00:38:14du Conseil d'Etat
00:38:14sur les dissolutions
00:38:16on a eu des suspensions
00:38:17de dissolutions
00:38:18pour le groupement
00:38:19antifasciste lyonnais
00:38:20on a eu des annulations
00:38:21de dissolutions
00:38:22pour les soulèvements
00:38:23de la terre
00:38:24pour Urgence Palestine
00:38:25je crois
00:38:26on n'a jamais eu
00:38:27ni de suspension
00:38:28ni à fortiori
00:38:30d'annulation
00:38:30de dissolutions
00:38:31à droite
00:38:32comment est-ce que
00:38:34vous expliqueriez
00:38:34l'importance
00:38:35pour la justice
00:38:36de prendre au sérieux
00:38:37vous finissez votre tweet
00:38:39aujourd'hui en disant
00:38:39voilà où nous en sommes
00:38:40est-ce que vous faites
00:38:41un lien direct
00:38:42justement entre
00:38:42cette indifférence
00:38:43cette complaisance
00:38:44ou même cette
00:38:46comment dire
00:38:46cette tolérance
00:38:48de cette violence
00:38:49et ce qui est arrivé
00:38:50à Lyon
00:38:52de lien direct
00:38:53c'est évidemment
00:38:54difficile de l'établir
00:38:55et puis je ne suis pas sûr
00:38:56que ça serait
00:38:57parfaitement correct
00:38:58ou décent
00:38:58mais de lien direct
00:38:59ça me paraît
00:39:00tout à fait certain
00:39:00il y a un sentiment
00:39:02d'impunité
00:39:03qui se diffuse
00:39:04dans ces groupes
00:39:05d'extrême gauche
00:39:05qui est lié
00:39:07à la connaissance
00:39:09si moi j'ai la connaissance
00:39:10inverse
00:39:10eux ils ont la connaissance
00:39:11de ce que leurs amis
00:39:12ont pu bénéficier
00:39:13ici ou là
00:39:14soit d'une absence
00:39:14de poursuite
00:39:15moi j'en ai annoncé
00:39:16des plaintes
00:39:17ils le savent
00:39:17que j'ai annoncé
00:39:18des plaintes
00:39:18depuis 20 ans
00:39:19et ils savent
00:39:20que ces plaintes
00:39:20n'ont jamais rien donné
00:39:21donc en dépit
00:39:22de mes efforts
00:39:23ce que je veux dire
00:39:24par là
00:39:24c'est que cette absence
00:39:26de réponse
00:39:26n'est pas liée
00:39:27à mon incompétence
00:39:29elle est liée
00:39:29au fait que
00:39:30c'est difficile
00:39:31en fait
00:39:31il faut oser le dire
00:39:33pardon
00:39:33je laisse terminer
00:39:34c'est difficile
00:39:35de faire avancer
00:39:36ces dossiers là
00:39:37on a
00:39:38on a une espèce
00:39:39de force d'inertie
00:39:40dont ils ont conscience
00:39:41ça me paraît certain
00:39:42et dont ils savent jouer
00:39:44et vous disiez
00:39:45vous-même
00:39:46que les parquets
00:39:47se saisissaient
00:39:48eux-mêmes
00:39:49pour une banderole
00:39:50ici ou là
00:39:51ou un tract déposé
00:39:53à l'inverse
00:39:54comment est-ce que
00:39:54vous expliquez
00:39:55vous parlez de la culture
00:39:56en effet
00:39:57de la gauche
00:39:58comment vous expliquez
00:39:59qu'il n'y ait jamais
00:39:59de relais politique
00:40:01à droite
00:40:01qui parle du problème
00:40:02que vous évoquez
00:40:03c'est pas du tout
00:40:04un sujet qui est importé
00:40:05ni médiatiquement
00:40:06ni politiquement
00:40:07par des figures
00:40:09alors que si c'est
00:40:09à répétition
00:40:10et que ça concerne
00:40:11des violences
00:40:11faites à des militants
00:40:13pourquoi personne
00:40:14ne s'en saisit
00:40:15tout simplement
00:40:15je pense qu'il y a
00:40:16toujours une prévention
00:40:18qui n'est pas forcément
00:40:18illégitime
00:40:19lorsqu'on parle de justice
00:40:22que j'allais dire
00:40:23en tout cas
00:40:23parmi ceux que je connais
00:40:24la droite bien élevée
00:40:26se tient à ces préventions
00:40:27et qu'elle a toujours
00:40:29des scrupules
00:40:29en quelque sorte
00:40:30à s'en prendre
00:40:31scrupules qui sont
00:40:32une fois encore
00:40:32pas illégitimes
00:40:33mais à un moment
00:40:35quand les choses durent
00:40:37et c'est pour ça
00:40:38que je parlais dans ce tweet
00:40:39de 15 ans
00:40:3920 ans
00:40:39en réalité
00:40:41depuis lesquels
00:40:42moi j'exerce
00:40:43on est contraint
00:40:44de faire ces constats-là
00:40:45je pense qu'il y a ça
00:40:46il y a cette prévention
00:40:48qui est honnête
00:40:49qui est légitime
00:40:49que je partage
00:40:50d'une certaine manière
00:40:51à ne pas décrédibiliser
00:40:52l'institution judiciaire
00:40:53mais à un moment
00:40:54il faut dire les choses
00:40:55avec l'espoir
00:40:56que ça puisse
00:40:56susciter une petite réaction
00:40:59merci beaucoup
00:41:00Marc Menon
00:41:00j'ai vu que vous vouliez
00:41:01ajouter un point
00:41:02c'est un peu mon vécu d'hier
00:41:03c'est-à-dire
00:41:05il y a notre invité
00:41:06qui attend
00:41:07on vous fait rentrer
00:41:07dans un instant
00:41:08monsieur
00:41:08hier nous avons porté
00:41:10plainte
00:41:11vous et moi
00:41:11parce que les journalistes
00:41:13de CNews
00:41:13dans leur ensemble
00:41:14ont été soutenus
00:41:15non mais
00:41:16ils ont été
00:41:18traités
00:41:19de nazis
00:41:21par madame
00:41:22Tondelier
00:41:23mon père
00:41:24ayant été déporté
00:41:25j'ai un devoir
00:41:26de mémoire
00:41:27vis-à-vis de lui
00:41:28j'ai une sorte
00:41:29de sentiment
00:41:31en l'occurrence
00:41:32en entendant cela
00:41:33de désaveu
00:41:35par rapport aux souffrances
00:41:36qui ont été les siennes
00:41:37que dis-je
00:41:38la négation même
00:41:40de cette épouvante
00:41:42qui a été
00:41:42son quotidien
00:41:44pendant plusieurs
00:41:45années
00:41:46et bien hier
00:41:47on se présente
00:41:48devant le tribunal
00:41:50et des argutis
00:41:52ont été mis en avant
00:41:53comme quoi
00:41:53ce qui avait été dit
00:41:54en direct
00:41:55et l'avocat
00:41:55de notre côté
00:41:56avait précisé
00:41:57qu'il s'avait été
00:41:58repris ensuite
00:41:59en replay
00:42:01et bien parce qu'on
00:42:02ne peut pas confondre
00:42:03le replay
00:42:04et le direct
00:42:06à la fin
00:42:07je n'ai même pas pu
00:42:08défendre quoi que ce soit
00:42:09on a estimé
00:42:11que la plainte
00:42:12n'était pas recevable
00:42:13parce que
00:42:14il y avait une dissociation
00:42:15à faire
00:42:15entre le direct
00:42:16et le replay
00:42:18vous voyez
00:42:18Henri de Beauregard
00:42:20voilà un exemple
00:42:21c'est pour ça
00:42:22qu'il n'était pas
00:42:22face à l'info hier
00:42:23pour Marine Tondelier
00:42:25il avait porté plainte
00:42:27contre elle
00:42:27et puis voilà
00:42:28des petits détails
00:42:29voilà
00:42:29les plaintes sont
00:42:31voilà
00:42:32elles sont
00:42:33jugées irrecevables
00:42:35oui c'est ça
00:42:36enfin c'est une inanité
00:42:38en tout cas
00:42:38merci à vous
00:42:39merci Henri de Beauregard
00:42:40vous pourrez rester avec nous
00:42:41si vous voulez
00:42:42jusqu'à la fin de l'émission
00:42:43nous allons rester avec
00:42:44nous allons accueillir
00:42:45maintenant l'invité de face à l'info
00:42:46l'autre invité
00:42:47Jean-François Chemin
00:42:48essayiste et enseignant
00:42:49auteur du livre
00:42:50notre ami la gauche
00:42:51deux siècles de cléricature
00:42:53installez-vous
00:42:54l'auteur retrace
00:42:55depuis 1789
00:42:56dans son livre
00:42:58l'évolution de la gauche
00:42:59non comme un courant
00:43:00politique classique
00:43:01je le disais en titre
00:43:02mais comme une caste morale
00:43:03dominante
00:43:04une cléricature
00:43:05qui prétend
00:43:06dicter ce qui est vrai
00:43:07bon juste
00:43:08se substituant
00:43:09à l'autorité religieuse
00:43:10pour juger
00:43:11et réformer
00:43:12la société
00:43:13là aussi
00:43:14j'entends un peu
00:43:15Robespierre
00:43:16il critique
00:43:16vous critiquez
00:43:17cette élite
00:43:18pour son dogmatisme
00:43:19pour son contrôle culturel
00:43:21sa tendance à imposer
00:43:22ses normes
00:43:23en prétendant
00:43:24éduquer
00:43:25un peuple jugé
00:43:26incapable
00:43:26dans ce livre
00:43:27que l'on voit
00:43:28ici à l'écran
00:43:29lorsque l'on voit
00:43:31votre livre
00:43:32on regarde ce qui se passe
00:43:33avec l'affaire Quentin
00:43:34quel regard portez-vous
00:43:35sur l'affaire Quentin
00:43:38et la situation
00:43:39dans laquelle se trouve
00:43:40l'extrême gauche
00:43:40aujourd'hui
00:43:41je dirais que
00:43:42l'affaire Quentin
00:43:43hélas
00:43:44est une illustration
00:43:45de mon livre
00:43:47qui
00:43:49que j'ai fait paraître
00:43:50il y a quelques mois
00:43:50maintenant
00:43:51mais qui trouve
00:43:51effectivement
00:43:53une sorte
00:43:53d'apocalypse
00:43:54au sens étymologique
00:43:56c'est-à-dire
00:43:56une révélation
00:43:57effectivement
00:43:57de ce que j'essaye
00:44:00de démontrer
00:44:01c'est-à-dire
00:44:01le caractère
00:44:02très profondément
00:44:04religieux
00:44:05de la gauche
00:44:07qui est
00:44:08issue de son origine
00:44:10l'origine de la gauche
00:44:11c'est la révolution française
00:44:12la révolution française
00:44:14puisque c'est en septembre 1789
00:44:17que les députés
00:44:18qui étaient pour le changement
00:44:20se sont inscrits
00:44:20à gauche du président
00:44:21et les autres
00:44:23sont restés à droite
00:44:24et clairement
00:44:25dans cette origine
00:44:26de la gauche
00:44:27il y a du clergé
00:44:28c'est-à-dire que
00:44:29les grands révolutionnaires
00:44:30à l'instar
00:44:31de Sieyès
00:44:32Talleyrand
00:44:33Fouché
00:44:33etc.
00:44:34étaient des religieux
00:44:35et les autres
00:44:36étaient des clercs
00:44:37c'est-à-dire
00:44:39des héritiers
00:44:40du clergé
00:44:41d'Ancien Régime
00:44:41mais au sens large
00:44:42des intellectuels
00:44:43à statut
00:44:43on va dire
00:44:44des juges
00:44:45des avocats
00:44:46des journalistes
00:44:47etc.
00:44:48Rabot Saint-Étienne
00:44:50disait de Robespierre
00:44:51Robespierre n'est qu'un prêtre
00:44:52et ne sera jamais
00:44:52qu'un prêtre
00:44:53et de cette origine
00:44:55religieuse
00:44:56la révolution française
00:44:57a conservé
00:44:59un caractère
00:44:59clérique
00:45:00pardon
00:45:00la gauche
00:45:01a conservé
00:45:02un caractère clérical
00:45:03c'est-à-dire que
00:45:05c'est une caste
00:45:06d'intellectuels
00:45:07à statut
00:45:08alors on retrouve
00:45:10les professions classiques
00:45:11que j'ai évoquées
00:45:11effectivement
00:45:12l'enseignement
00:45:13l'université
00:45:14la presse
00:45:15la culture
00:45:16les associations
00:45:17partout
00:45:18on peut aller
00:45:18conseil d'état
00:45:19une grande partie
00:45:20de la magistratie
00:45:20etc.
00:45:21non mais c'est vrai
00:45:21on rappelle que c'est une préface
00:45:23de Mathieu Bocoté
00:45:24votre livre
00:45:24voilà mais ce sont des gens
00:45:25qui statutairement
00:45:27ont un magistère
00:45:28intellectuel et moral
00:45:29qui les place
00:45:30en surplomb de la société
00:45:31non pas pour l'écouter
00:45:33mais pour lui faire la leçon
00:45:34pour l'éduquer
00:45:36la rééduquer
00:45:37accessoirement la punir
00:45:38et accessoirement
00:45:39à certains moments
00:45:40de l'histoire
00:45:40l'éliminer
00:45:41mais sans aucun état d'âme
00:45:43puisque
00:45:44en définitive
00:45:46étant d'une origine chrétienne
00:45:49un avatar lointain
00:45:51et du christianisme
00:45:54cette gauche
00:45:55c'est clair de gauche
00:45:56lutte contre le péché
00:45:58véritablement
00:45:59ils n'ont pas en face d'eux
00:46:00des gens qui ont des opinions différentes
00:46:02ils ont des pêcheurs
00:46:04et
00:46:06un pêcheur
00:46:07ça s'éduque
00:46:08ça se rééduque
00:46:08ou ça se punit
00:46:09mais il n'y a absolument pas
00:46:11de la part de la gauche
00:46:12cette capacité à débattre
00:46:14d'égal à égal
00:46:15il y a toujours une position
00:46:16de surplomb
00:46:16qui la conduit
00:46:18non pas à essayer
00:46:19de régler un problème
00:46:20mais à porter
00:46:20un jugement moral
00:46:22sur
00:46:23ceux qui
00:46:24cherchent
00:46:24une réponse concrète
00:46:25au problème
00:46:26alors quelles sont
00:46:27les certitudes
00:46:27justement
00:46:28qui animent
00:46:28les gens de gauche
00:46:29alors les certitudes
00:46:30qui animent
00:46:31les gens de gauche
00:46:31ce sont là aussi
00:46:32des certitudes religieuses
00:46:35la gauche
00:46:35est une sorte
00:46:36de conservatoire
00:46:37de tentation
00:46:38propre à l'humanité
00:46:41tentation de certains
00:46:41de se croire
00:46:42moralement
00:46:44supérieure aux autres
00:46:44et de considérer
00:46:45que la frontière
00:46:46entre le bien et le mal
00:46:46elle passe entre moi
00:46:47et les autres
00:46:47alors on retrouve
00:46:48les pharisiens
00:46:49pour ceux qui sont allés
00:46:50à la messe aujourd'hui
00:46:51on en parle
00:46:52on retrouve
00:46:53les pélagiens
00:46:55on retrouve
00:46:55les manichéens
00:46:56on retrouve
00:46:57les cathares
00:46:58on retrouve
00:47:00les puritains
00:47:01tous les gens
00:47:01qui considèrent
00:47:02que
00:47:04je suis pêcheur
00:47:05les choses s'amélioreront
00:47:07si je lutte
00:47:08contre mon péché
00:47:09non
00:47:10pour l'homme de gauche
00:47:12le péché
00:47:13c'est l'autre
00:47:14et donc il faut
00:47:16le mettre hors
00:47:17d'état de nuire
00:47:17d'une certaine manière
00:47:18il faut le mettre
00:47:18hors d'état de nuire
00:47:19pendant que vous parlez
00:47:20je vois effectivement
00:47:21toutes ces images
00:47:22je pense à Raphaël Arnaud
00:47:23je pense à Quentin
00:47:24je pense à ce qui s'est passé
00:47:25et je me dis
00:47:26est-ce qu'on se trouve pas
00:47:26là devant une forme
00:47:27d'inquisition
00:47:28alors totalement
00:47:29la gauche lutte
00:47:31contre le péché
00:47:31mais la gauche
00:47:33n'est pas seulement
00:47:35le cléricalisme
00:47:36elle est également
00:47:36cette vieille tentation
00:47:38du christianisme
00:47:39notamment
00:47:40le dogmatisme
00:47:40la gauche
00:47:41elle a des dogmes
00:47:43et
00:47:43alors ces dogmes
00:47:44ils sont multiples
00:47:45c'est allé jusqu'au fait
00:47:46que le parti a toujours raison
00:47:47dans certains régimes de gauche
00:47:48il y en a plein
00:47:49des dogmes à gauche
00:47:50l'homme de gauche
00:47:51la gauche
00:47:52suscite du dogmatisme
00:47:54et dès lors
00:47:54va considérer
00:47:55que l'adversaire politique
00:47:57n'est pas quelqu'un
00:47:58qui a une opinion différente
00:47:59c'est un hérétique
00:48:00et cet hérétique
00:48:02il est joué à l'inquisition
00:48:03et ce qui me frappe
00:48:05à gauche
00:48:06c'est cette capacité
00:48:08qu'elle a
00:48:08à toujours
00:48:09enquêter sur les autres
00:48:10à avoir des dossiers
00:48:11à balancer
00:48:12ils ont toujours
00:48:12des tas de trucs
00:48:13surveiller, ficher
00:48:14voilà exactement
00:48:15ils ont des dossiers
00:48:16sur tout le monde
00:48:17et ils vous ressortent
00:48:17des vieux trucs
00:48:18en permanence
00:48:20leur truc à eux
00:48:21de toute façon
00:48:22c'est
00:48:23in fine
00:48:23le pénal
00:48:24donc une opinion
00:48:25qui leur déplaît
00:48:26est très régulièrement
00:48:28déféré au pénal
00:48:29leur grand slogan
00:48:30c'est votre opinion
00:48:31n'en est pas une
00:48:32elle constitue un délit
00:48:34donc je vous livre au pénal
00:48:36vous êtes condamné
00:48:37comme l'a effectivement
00:48:38bien montré
00:48:39Henri de Bourguer
00:48:40tout à l'heure
00:48:40et à ce moment là
00:48:41je ne vais plus discuter
00:48:42avec vous
00:48:43je vais considérer
00:48:44qu'on ne discute pas
00:48:44avec un repris de justice
00:48:45vous avez été condamné
00:48:47x fois
00:48:47pour incitation à la haine
00:48:50parce que là aussi
00:48:51le débat avec la gauche
00:48:52se limite à la question
00:48:54le christianisme
00:48:55c'est amour et vérité
00:48:56les deux maîtres mots
00:48:57du christianisme
00:48:57donc si
00:48:59on n'est pas d'accord
00:49:00avec ce néo-clergé
00:49:02qui est la gauche
00:49:02forcément on est haineux
00:49:05et la haine
00:49:06ce n'est pas une opinion
00:49:06c'est tous les dérivés
00:49:08en phobie
00:49:08vous êtes homophobe
00:49:10vous êtes islamophobe
00:49:11vous êtes phobique
00:49:13de tout
00:49:14et donc
00:49:15alors qu'on est simplement
00:49:16en désaccord
00:49:16et on a le droit de l'air
00:49:17on est simplement en désaccord
00:49:18mais pour eux le désaccord
00:49:19c'est la haine
00:49:19puisque eux
00:49:20encore une fois
00:49:21sont l'amour et la vérité
00:49:22donc si vous êtes en désaccord
00:49:23avec eux
00:49:24vous êtes la haine
00:49:24et le mensonge
00:49:26et l'hypocrisie
00:49:26et donc il faut vous démasquer
00:49:28Mathieu Bocoté
00:49:29Lénine
00:49:30Trotsky
00:49:31Staline
00:49:31Pol Pot
00:49:32Mao
00:49:33Hanverodja
00:49:34Castro
00:49:34Che Guevara
00:49:35on peut faire la liste
00:49:36au XXe siècle
00:49:37théoriquement
00:49:37au terme de cela
00:49:38on pourrait tirer
00:49:39un bilan critique
00:49:40pourtant la mémoire critique
00:49:41du communisme
00:49:42n'existe pas aujourd'hui
00:49:43ça demeure une mémoire enchantée
00:49:45comment l'expliquez-vous ?
00:49:46Je l'explique tout simplement
00:49:47par rapport à ce manichéisme
00:49:50de la gauche
00:49:50qui considère que
00:49:51de toute façon
00:49:52tous ces gens
00:49:53quelque part
00:49:54ça partait d'une bonne intention
00:49:55ils luttaient contre le mal
00:49:56et pour faire advenir
00:49:58le paradis sur terre
00:50:00eh bien
00:50:01il faut admettre
00:50:02qu'on ne fait pas d'omelette
00:50:03sans casser des oeufs
00:50:04dès la révolution française
00:50:05je ne sais plus
00:50:06quel député
00:50:07de la convention
00:50:08breton
00:50:08disait que
00:50:09s'il fallait éliminer
00:50:10les trois quarts
00:50:10de la population française
00:50:11pour qu'il ne reste que
00:50:13les purs
00:50:14eh bien
00:50:14il fallait
00:50:15je n'en valais la chandelle
00:50:17reliser cet excellent livre
00:50:19d'Anatole France
00:50:19les deux en soif
00:50:20qui est l'un des personnages
00:50:23le personnage principal
00:50:24à cette phrase
00:50:25qu'il faut encore
00:50:26faire tomber des têtes
00:50:27et toujours plus de têtes
00:50:28pour qu'enfin
00:50:29on puisse vivre
00:50:30libre, heureux
00:50:31etc.
00:50:32donc la gauche ne répugne
00:50:33jamais
00:50:35historiquement
00:50:36devant
00:50:37les massacres
00:50:37à grande échelle
00:50:39parce qu'encore une fois
00:50:40ils sont
00:50:41la condition
00:50:43indispensable
00:50:43de l'avènement
00:50:44du bien
00:50:45mais la forme contemporaine
00:50:47la forme contemporaine
00:50:48parce que le massacre
00:50:49n'est pas raison
00:50:49sauf pour la jeune garde
00:50:50si on l'a bien compris
00:50:51si on l'a bien compris
00:50:52est-ce que la tentation
00:50:53de la censure généralisée
00:50:54n'est pas le visage
00:50:55de la gauche
00:50:55le débat gauche-droite
00:50:57n'existe pas
00:50:57c'est la gauche
00:50:58qui débat avec la gauche
00:50:59et si vous êtes à droite
00:50:59on ne débat pas avec vous
00:51:00on ne débat pas avec vous
00:51:01et on vous censure
00:51:01Absolument
00:51:02mais c'est
00:51:03l'expression
00:51:04de Philippe Muret
00:51:05dans l'Empire du bien
00:51:06la seule question
00:51:07aujourd'hui
00:51:07la seule question importante
00:51:08est de savoir
00:51:09si au nom de l'Empire du bien
00:51:10il est encore possible
00:51:11de ne pas tout interdire
00:51:12absolument
00:51:12et notamment en termes
00:51:14de liberté d'expression
00:51:15etc.
00:51:16donc effectivement
00:51:17aujourd'hui
00:51:18la gauche veut
00:51:19nous enfermer
00:51:20dans
00:51:23une invisibilisation
00:51:24de tout ce que nous
00:51:25pouvons penser
00:51:26et pour elle
00:51:28tous les moyens sont bons
00:51:29Dernière question
00:51:30peut-être
00:51:30avant le JT
00:51:32est-ce qu'il existe
00:51:33une solution
00:51:34pour arriver à un débat
00:51:34plus serein
00:51:35avec la gauche
00:51:36est-ce qu'il y a
00:51:36une solution ?
00:51:37Écoutez
00:51:38je pense que
00:51:39je suis assez pessimiste
00:51:40mais pour
00:51:41un débat serein
00:51:42avec la gauche
00:51:42ça me semble difficile
00:51:44pour les raisons
00:51:45que je viens
00:51:46d'expliquer
00:51:47c'est que la gauche
00:51:48n'en est pas capable
00:51:49et je pense moi
00:51:51que
00:51:53le meilleur antidote
00:51:54est la gauche
00:51:55c'est pas le débat politique
00:51:56c'est deux postures
00:51:57que notre
00:51:59civilisation
00:52:00notre histoire
00:52:00nous offre en modèle
00:52:01c'est d'abord le héros
00:52:02et c'est ensuite le saint
00:52:04regardez comme
00:52:05quelqu'un comme
00:52:05le connaît le Beltrame
00:52:07par son acte
00:52:10a fait l'unanimité
00:52:11et a véritablement
00:52:12fait bouger les lignes
00:52:13il ne s'agit pas
00:52:14que tout le monde
00:52:15n'a pas la capacité
00:52:16d'être un grand héros
00:52:17mais je pense que
00:52:18celui qui fait son travail
00:52:19quotidiennement
00:52:20courageusement
00:52:20je pense au
00:52:21un prof
00:52:22je l'ai été pendant 10 ans
00:52:23j'ai été prof en zone
00:52:23d'éducation prioritaire
00:52:25un prof
00:52:25qui pendant des années
00:52:27tient jour après jour
00:52:28ses classes
00:52:29à son petit niveau
00:52:30c'est un héros
00:52:30il ne se donne pas
00:52:31en exemple
00:52:32il ne fait pas des leçons
00:52:33aux autres
00:52:34il fait ce qu'il a à faire
00:52:34et puis l'exemple du saint
00:52:36je termine actuellement
00:52:37d'écrire la biographie
00:52:38d'un saint prêtre
00:52:40qui est mort
00:52:40il y a une dizaine d'années
00:52:41et je pense qu'en toute discrétion
00:52:43en toute humilité
00:52:45il a beaucoup plus
00:52:46fait bouger les lignes
00:52:48à son niveau
00:52:50bouger les lignes
00:52:51pour l'avènement du bien
00:52:52que tous les militants
00:52:55d'extrême gauche
00:52:56ou de l'autre bord
00:52:57réunis
00:52:57peut-être une autre question
00:52:59on a encore le temps
00:53:00pardon j'ai sauté
00:53:01je pensais qu'on était
00:53:02un peu à speed
00:53:03peut-être Mathieu
00:53:03bien Gabriel
00:53:06oui moi je
00:53:07est-ce qu'il y aura
00:53:08d'après vous
00:53:09parce que c'est vrai
00:53:10que nous sommes tous là
00:53:12sidérés par ce qui s'est passé
00:53:14avec Quentin
00:53:14le drame
00:53:15quand est-ce que vous pensez
00:53:15qu'il y aura un avant
00:53:16et un après
00:53:17est-ce que la gauche
00:53:18se retrouve quand même
00:53:19terrassée
00:53:20aujourd'hui
00:53:22mais je pense que
00:53:23tout dépend
00:53:24de ce que sera la suite
00:53:25c'est-à-dire
00:53:26j'entends aujourd'hui
00:53:28dire
00:53:29c'est normal
00:53:30que beaucoup de gens
00:53:30veulent venger Quentin
00:53:31voilà
00:53:32donc je pense que
00:53:34beaucoup répondent
00:53:34en prient
00:53:35voilà
00:53:36justement
00:53:36je vais terminer là-dessus
00:53:38je pense que si
00:53:40certains veulent venger
00:53:41Quentin
00:53:41dans la rue
00:53:43de manière politique
00:53:44parce que Quentin
00:53:44avait deux facettes
00:53:45il était un militant politique
00:53:46bon
00:53:47on ne peut pas le contester
00:53:48mais c'était également
00:53:49un croyant
00:53:51ils sont très très engagés
00:53:52dans sa foi
00:53:53et il avait le droit
00:53:53d'être croyant
00:53:54et militant politique
00:53:55si
00:53:57certains
00:53:58ripostent
00:53:58sur le champ politique
00:54:00avec la violence
00:54:01que ça va entraîner
00:54:02à ce moment-là
00:54:03la gauche aura beau jeu
00:54:04de dire
00:54:04si en plus
00:54:05il y a une bavure
00:54:06regardez
00:54:07c'est eux les méchants
00:54:08etc
00:54:09bon
00:54:09si en revanche
00:54:10j'ai en plus
00:54:11le sentiment de le dire
00:54:13le premier jour du carême
00:54:14c'est pas rien
00:54:15bon
00:54:15si en revanche
00:54:17on considère
00:54:18que Quentin
00:54:19était un croyant
00:54:20moi je dis
00:54:21clairement
00:54:22aux identitaires
00:54:23qui voudraient
00:54:24le venger
00:54:25vous êtes des chrétiens
00:54:26identitaires
00:54:27et bien commencez
00:54:28de vous poser la question
00:54:29de ce que la religion
00:54:30à laquelle vous vous identifiez
00:54:32vous appelle à faire
00:54:33est-ce que le Christ
00:54:34vous appelle
00:54:35à vous venger
00:54:36ou est-ce que le Christ
00:54:36vous appelle
00:54:38à suivre
00:54:38les traces de Quentin
00:54:40sur le chemin
00:54:40de la foi
00:54:41et de la conversion
00:54:41et à ce moment-là
00:54:43s'il y a cette prise de conscience
00:54:44il y aura un avant
00:54:45et un après Quentin
00:54:46si ça se
00:54:51excuse-moi
00:54:52je ne trouve plus les mots
00:54:53si ça débouche
00:54:54sur des bagarres de rue
00:54:54il n'y aura pas d'avant
00:54:55il n'y aura pas d'après
00:54:56si en revanche
00:54:57il y a
00:54:57la prise de conscience
00:54:59d'un sentiment
00:55:00que chacun doit avancer
00:55:02spirituellement
00:55:02et bien il y aura un après
00:55:04voilà
00:55:04c'est la réponse
00:55:06de l'appel au calme
00:55:07peut-être à Emmanuel
00:55:08et à la conversion
00:55:09et à la conversion
00:55:11pour le jour du mâtiment
00:55:12même si on n'est pas
00:55:12dans une émission religieuse
00:55:14non mais chacun son avis
00:55:15vous avez le droit
00:55:16de dire ce que vous pensez
00:55:17en tout cas
00:55:18restez avec nous
00:55:19je vous donnerai le mot de la fin
00:55:20dans un instant
00:55:20après la chronique
00:55:21de Mathieu Bocoté
00:55:22justement
00:55:22sur l'engouement
00:55:24peut-être des jeunes
00:55:25vers le catholicisme
00:55:26et après le JT
00:55:27de Mickaël Dorian
00:55:28bonsoir Mickaël
00:55:30bonsoir Christine
00:55:31et bonsoir à tous
00:55:32l'avocat de Jacques-Élie Favreau
00:55:33vient de s'exprimer
00:55:35son client reconnaît les faits
00:55:36mais affirme ne pas être
00:55:37l'auteur des coups
00:55:39qui ont provoqué
00:55:39la mort de Quentin
00:55:40l'assistant parlementaire
00:55:41du député insoumis
00:55:42Raphaël Arnaud
00:55:43sera présenté demain
00:55:43à un juge
00:55:44plus tôt dans la journée
00:55:45on a appris qu'un deuxième
00:55:46collaborateur du député insoumis
00:55:48faisait partie
00:55:49des onze suspects
00:55:50interpellés
00:55:51le niveau d'alerte maximale
00:55:52est maintenu
00:55:53dans quatre départements
00:55:54de l'ouest de la France
00:55:55l'eau continue de monter
00:55:56et la situation
00:55:57risque de s'aggraver
00:55:58encore en raison
00:55:59de la tempête Pedro
00:56:00et des nouvelles pluies
00:56:01attendues
00:56:02dans le Maine-et-Loire
00:56:03un homme est toujours
00:56:04porté disparu
00:56:05depuis mardi soir
00:56:05après que son canot
00:56:06ait achaviré
00:56:07et puis le roi du Danemark
00:56:09est en visite
00:56:10pour afficher son soutien
00:56:11au Groenland
00:56:11d'une tournée
00:56:12qui intervient
00:56:13alors que l'île
00:56:14est au cœur
00:56:14de tensions diplomatiques
00:56:15avec Washington
00:56:16le mois dernier
00:56:17Donald Trump
00:56:18avait réaffirmé
00:56:18son désir
00:56:19de prendre le contrôle
00:56:20du Groenland
00:56:21dernièrement
00:56:22le roi du Danemark
00:56:23s'était dit profondément
00:56:24solidaire des Groenlandais
00:56:27merci beaucoup
00:56:28mon cher Mickaël
00:56:29peut-être une dernière question
00:56:31dans un instant
00:56:31après la chronique
00:56:33de Mathieu Bocoté
00:56:34est-ce que face
00:56:35au puritanisme
00:56:35de la gauche
00:56:36le ni oubli
00:56:37ni pardon
00:56:38c'est une bonne réponse
00:56:39vous me répondrez
00:56:40dans un instant
00:56:41d'abord Mathieu Bocoté
00:56:43on parle du retour
00:56:43du carême
00:56:44ce n'est pas un mouvement
00:56:45massif
00:56:45mais ce n'est pas
00:56:46non plus un phénomène
00:56:48absolument marginal
00:56:50on assiste à un retour
00:56:51de certains jeunes
00:56:52à la foi
00:56:53au catholicisme
00:56:54au baptême
00:56:55au carême
00:56:56est-ce qu'il faut y voir
00:56:57une vraie tendance
00:56:58ou bien une superficialité
00:57:00je ne sais pas
00:57:01vous savez
00:57:01je ne suis pas
00:57:02l'homme le plus pratiquant
00:57:03du monde
00:57:04mais j'ai une fascination
00:57:05torturée pour le catholicisme
00:57:07et je devine
00:57:08que je ne suis pas le seul
00:57:10dans le Figaro
00:57:11on en parlait aujourd'hui
00:57:12l'affluence à la messe
00:57:13du mercredi décembre
00:57:14je sais
00:57:14le bas des records en France
00:57:15ainsi que les demandes
00:57:16de baptême d'adultes
00:57:17alors qu'est-ce que
00:57:18ça veut dire cela
00:57:19ce n'est pas
00:57:19un phénomène purement isolé
00:57:21ça annonce quelque chose
00:57:22peut-être
00:57:22on peut croire
00:57:23qu'une partie
00:57:24de la jeune génération
00:57:24a fait l'expérience
00:57:25d'un vide spirituel
00:57:27de plus en plus atroce
00:57:28d'un monde désenchanté
00:57:29d'un monde ruiné
00:57:30symboliquement
00:57:31on peut croire aussi
00:57:32que l'homme
00:57:32n'est pas fait
00:57:33que pour croire
00:57:33que le ciel
00:57:34est complètement vide
00:57:35l'homme ne veut pas
00:57:36à l'échelle de l'histoire
00:57:37être une forme
00:57:38de fait divers
00:57:38biologique
00:57:39sans aucune signification
00:57:40ni transcendance
00:57:41donc ils cherchent
00:57:42quelques-uns
00:57:43se tournent vers l'islam
00:57:44ils sont hypnotisés
00:57:45par la force
00:57:45la puissance de demain
00:57:47qui prétend par ailleurs
00:57:48parler du ciel
00:57:49d'autres entendent
00:57:50plutôt ce qu'on peut appeler
00:57:51par l'appel des origines
00:57:52de la tradition
00:57:53le chant des ancêtres
00:57:54ils veulent renouer
00:57:55avec une part oubliée
00:57:56d'eux-mêmes
00:57:57mais ils ne veulent pas
00:57:58lorsqu'ils reviennent
00:57:59au catholicisme
00:57:59ces jeunes-là
00:58:00revenir à une forme
00:58:01de catholicisme évanescent
00:58:02comme on l'a connu
00:58:03dans les années 70
00:58:04avec tout ce qu'il avait
00:58:04d'exaspérant
00:58:05donc un catholicisme
00:58:06ils le souhaitent structurer
00:58:07parce qu'ils le souhaitent
00:58:08structurant
00:58:09ils le souhaitent incarner
00:58:10ils ne veulent pas
00:58:11une doctrine flottante
00:58:12ils veulent que ça structure
00:58:13leur vie
00:58:13et le baptême
00:58:14de ce point de vue
00:58:14comme la pratique dominicale
00:58:16c'est une religion
00:58:16qui structure désormais
00:58:18qui donne un cadre
00:58:19à l'existence
00:58:19et qui n'est pas simplement
00:58:20une préférence spirituelle
00:58:22lointaine
00:58:22dans les circonstances
00:58:24le jeûne aussi
00:58:24qui me semble inimaginable
00:58:26bien personnellement
00:58:26mais ça c'est moi qui parle
00:58:27le jeûne
00:58:28c'est une manière aussi
00:58:29c'est une forme
00:58:30Charlotte le disait
00:58:31d'assaise
00:58:32de recentrement
00:58:32sur l'essentiel
00:58:33c'est une manière
00:58:34concrète
00:58:35de pratiquer sa foi
00:58:36c'est une manière
00:58:37de l'incarner
00:58:38je le disais
00:58:38surtout dans un monde
00:58:39du trop plein
00:58:40de ce point de vue
00:58:41la liturgie traditionnelle
00:58:42qui revient aussi
00:58:42peu fascinée
00:58:43parce que c'est le langage
00:58:44qui parle une part de l'âme
00:58:46qui autrement
00:58:47serait désertée
00:58:48alors devant cela
00:58:49je terminerai ici
00:58:50dans un monde qui doute
00:58:51on demande quelquefois
00:58:53à l'église
00:58:54de ne pas douter
00:58:55et je citerai une phrase
00:58:56de Monterland
00:58:57que j'ai toujours trouvée
00:58:57absolument magnifique
00:58:58je suis désespérément
00:58:59à la recherche
00:59:00d'un prêtre qui croit
00:59:01peut-être que ces jeunes
00:59:02croient trouver
00:59:03à l'église en ce moment
00:59:04un prêtre qui croit
00:59:06merci Mathieu
00:59:07beaucoup t'es allé à l'église
00:59:08ça vous fera du bien
00:59:10il n'y a pas un prêtre
00:59:10qui croit
00:59:11oui oui
00:59:13tout le temps
00:59:13il n'y en avait pas tant que ça
00:59:14les nouveaux prêtres
00:59:15Michel de Saint-Michel
00:59:16je sais bien
00:59:17c'est ça
00:59:18on va continuer le débat
00:59:20tout à l'heure
00:59:20peut-être en 10 secondes
00:59:21peut-être
00:59:22à la lumière de votre livre
00:59:25face au puritanisme
00:59:26de la gauche
00:59:27dont vous parliez tout à l'heure
00:59:28lorsqu'on répond
00:59:30face à la mort de Quentin
00:59:31on a entendu
00:59:32des jeunes dire
00:59:33ni oubli
00:59:33ni pardon
00:59:34qu'est-ce que vous répondez ?
00:59:35je dis que ni oubli
00:59:36ni pardon
00:59:37c'est l'antifa
00:59:39qui dit ça
00:59:40mais que la foi
00:59:42qui était
00:59:43d'Amienne
00:59:44et qui était celle de Quentin
00:59:45bien évidemment
00:59:46n'est pas
00:59:47la foi
00:59:47de la région du talion
00:59:49œil pour œil
00:59:50dent pour dent
00:59:51c'est effectivement
00:59:52une croyance
00:59:55dans le pardon
00:59:55à condition
00:59:57bien sûr
00:59:57qu'un pardon
00:59:58soit demandé
00:59:59merci beaucoup
01:00:00Jean-François Chemin
01:00:01merci à tous
01:00:02merci à un bon regard
01:00:03d'avoir été avec nous
01:00:04merci Charlotte
01:00:04merci Marc
01:00:05merci Gabriel Puzel
01:00:07merci Mathieu Bocoté
01:00:07qui va tout de suite
01:00:08à l'église
01:00:09pour mercredi décembre
01:00:10dans un autre temps
01:00:12pour son restaurant
01:00:12l'heure des prods
01:00:14avec Pascal Faud
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