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Regardez RTL Midi avec Amandine Bégot du 16 février 2026.
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00:03RTL Midi, les auditeurs ont la parole, Amandine Bégaud
00:09Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole, nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30
00:16d'infos, de décryptage et de témoignages car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c
00:21'est vous qui la faites.
00:22Comme chaque jour, vous avez la parole, vous réagissez, on vous attend dès à présent au 3210 mais aussi par
00:28SMS, vous envoyez votre message au 64900, commençons par le mot Midi et puis bien sûr l'application RTL, vous
00:35cliquez sur l'onglet laisser un message.
00:38A la une aujourd'hui, une partie de la France toujours sous l'eau et ça pourrait durer, une quinzaine
00:43de départements sont toujours en alerte orange au cru, deux en rouge.
00:48Bonjour Louis Baudin.
00:49Bonjour.
00:49Je disais ça pourrait durer car on attend encore de nouvelles pluies.
00:52Oui, encore plusieurs dizaines de millimètres de pluies attendues, notamment dans le sud-ouest où les crues sont les plus
00:57marquées, mais attention, d'autres régions, la Loire, même la Seine pourraient être concernées au cours de ces prochains jours.
01:02Et on fera le point avec la directrice de Vigicru qui surveille justement le niveau des cours d'eau, elle
01:07sera avec nous dans un instant.
01:09Les suites de l'enquête après la mort de Quentin, ce jeune lynché à Lyon, le procureur de la République
01:15doit prendre la parole cet après-midi mais d'ores et déjà,
01:17l'Assemblée nationale annonce avoir suspendu les accès d'un assistant parlementaire LFI, soupçonné d'avoir été sur les lieux.
01:26Une violence qui vous inquiète.
01:27Mireille, par exemple, vient de nous laisser un message au 3210.
01:31Horrible, rien ne vaut la mort d'une personne. Tous les jours, jusqu'à ses élections, ses agressions, ça n
01:36'est pas fini, moi j'ai peur que ce ne soit que le début.
01:39Il y a une chose dont on ne parle pas, c'est ce jeune homosexuel qui a été tabassé aussi
01:43quelques jours avant.
01:44Il a été agressé par un groupe d'extrême droite. Alors d'un côté, l'extrémiste de gauche, de l
01:49'autre côté, l'extrémiste de droite.
01:50Tout ce dont on n'a pas besoin en France, on a besoin de calme, on a besoin d'empathie.
01:54Dans ce journal, également, des perquisitions en cours dans l'enquête sur Jack Lang et ses liens financiers avec Jeffrey
02:00Epstein.
02:01Et puis la grosse déception au JO de Milan, Clément Noël, porte-drapeau, termine septième seulement à l'issue de
02:07la première manche du slalom.
02:12RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
02:14Mais pour commencer, on part donc pour la Gironde. C'est l'un des deux départements toujours en alerte rouge,
02:20alerte aux crues.
02:21Ça fait cinq jours maintenant que cela dure. Cinq jours d'angoisse, de difficultés aussi pour les habitants.
02:28Philippe de Maria, vous avez pu accéder à Sainte-Terre. C'est l'une de ces communes qui reste en
02:33partie isolée sur les bords de la Dordogne.
02:35Oui, je tente de rejoindre la maison de Mathilde, toute au bord de la Dordogne, cuissarde obligatoire.
02:41Bonjour Mathilde.
02:42Pour arriver jusqu'à chez vous, bon, ça reste encore un petit peu compliqué.
02:45Ouais, ouais, il faut des bottes.
02:46Depuis jeudi, on s'est organisé. On a mis un bâtard d'eau devant notre porte.
02:51Ça, c'est vous qui l'avez installé ?
02:52Oui, oui. Après, par précaution, je suis rélevé des choses dans la pièce, mais normalement, il n'y a pas
02:57de raison que ça rentre.
02:58Hier, Mathilde a sauvé des os, un automobiliste octogénaire.
03:02Il a eu du mal à sortir de sa voiture, mais on l'a aidé.
03:05Puis il était un peu sonné, ouais, on l'a accompagné, le pauvre.
03:08Il a eu une petite absence, ouais.
03:10Mais bon, voilà, on l'a accompagné, on l'a aidé.
03:12Il y a les pompiers qui sont venus, il s'en est bien sorti, quoi.
03:15Je rejoins le bourg. La maire, Agnès Alfonso Charriol, est épuisée, mais trouve la force de pousser un coup de
03:21gueule contre Orange.
03:22On n'a personne. Avant, on avait un interlocuteur pour les collectivités.
03:26Il est parti, il n'a pas été remplacé.
03:28On a plein de poteaux à terre, des câbles qui sont tombés, et on n'a eu personne.
03:33Je suis très en colère, d'abord.
03:35C'est pas ça le service public. Orange doit faire beaucoup mieux, vraiment.
03:38Elle redira sa colère au préfet de région en visite tout à l'heure sur la commune de Sainte-Terre.
03:42La colère, la lassitude aussi des habitants de Sainte-Terre.
03:46Avec vous, Philippe de Maria en Gironde, même Seine, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud, dans le Lot
03:52-et-Garonne cette fois.
03:53Bonjour Gautier Delon-Bugard.
03:54Bonjour Amandine, bonjour à tous.
03:56Vous êtes à Marmande où les pompiers n'ont plus qu'une seule solution pour circuler, la barque.
04:01Je monte à bord du D'Artagnan, une barque des années 80, à la coque en aluminium et au moteur
04:07surpuissant.
04:07A la barre, l'adjudant-chef Nicolas, secondé par le sergent Pauline.
04:11On part pour faire une reconnaissance sur Garonne.
04:13Combinaison étanche, orange de la tête aux pieds, casque et gilet de sauvetage obligatoire pour naviguer sur la Garonne.
04:19On voit des structures de sport là-bas qui sont déjà sous 2 mètres d'eau.
04:22Le petit cabanon, on voit que la toiture là.
04:25Et c'est une aire de jeu qui est déjà surélevée normalement.
04:29Le courant est très fort, la Garonne a désormais envahi les berges sur plusieurs centaines de mètres.
04:34On avance jusqu'à 2 maisons encerclées par les eaux.
04:37Il y a un monsieur dans la maison rose, il est allé voir ce matin.
04:41Et dans l'autre maison, il y a une dame avec son chien.
04:43C'est régulier dans ce type d'événement que les gens veulent quand même rester chez eux ?
04:47Absolument, il y a quand même une culture dans le Marmande où les personnes sont habituées.
04:51Ils équipent notamment avec des groupes électrogènes pour garder une autonomie.
04:54Là vous pouvez voir sur les murs par exemple, les traces du niveau d'eau maximum qui a été atteint
04:58sur ces jours.
04:59Donc on est quand même sur une phase apparemment peu décrue.
05:01Les deux pompiers amarrent le bateau à la berge, retournent au centre de secours avant le prochain coup de téléphone.
05:06Avec les trompes d'eau qui s'abattent sur Marmande, ils s'attendent à une remontée des eaux et de
05:11nouvelles missions d'évacuation.
05:12Gauthier Delon-Bugara à Marmande pour RTL.
05:15Bonjour Lucie Chadourne-Facon.
05:17Bonjour.
05:18Et merci beaucoup d'être en direct avec nous sur RTL.
05:21Vous êtes la directrice de Vigicru, qui est l'organisme, je le rappelle, chargé de suivre l'évolution des cours
05:26d'eau partout en France
05:27et d'anticiper les risques d'inondations.
05:29Quand peut-on enfin espérer une amélioration ?
05:34Alors écoutez, nous, on est aujourd'hui en situation de gérer les crues qui sont en cours,
05:41qui sont à la fois liées aux propagations des crues qui ont été créées la semaine dernière
05:46et à la réactivation des crues, des petits affluents à l'amont qui sont liées aux précipitations qui sont tombées
05:55durant les dernières 24 heures notamment.
05:57Donc on n'est pas dans une situation aujourd'hui où on peut parler de décrues dans les heures qui
06:03viennent.
06:04Mais vous diriez même que la situation se dégrade ?
06:09Alors écoutez, ça dépend vraiment des territoires dont on parle.
06:14Ce que je peux vous dire, c'est que nous, on regarde avec beaucoup d'attention toute la partie ouest
06:18du pays,
06:20des pays de la Loire jusqu'aux Pyrénées.
06:25Localement, on peut avoir des réactivations de crues qui peuvent être assez importantes.
06:31Sur d'autres territoires, on peut avoir le sentiment qu'il y a une décrue.
06:35Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'on va avoir des phénomènes d'oscillation des rivières,
06:39donc de hausse puis de baisse, parce qu'on a des rivières qui sont très réactives aux pluies qui arrivent.
06:45Et en fait, la moindre pluie fait remonter le niveau de l'eau, c'est ça ?
06:49Tout à fait, tout à fait, puisque aujourd'hui, les sols ne jouent plus du tout leur rôle d'infiltration.
06:54Donc toute la pluie qui arrive ruisselle et rejoint directement les rivières.
07:00Il y a quelques jours, vous disiez que la France est en état de crues généralisées.
07:05C'est du jamais vu ?
07:07Alors écoutez, encore ce matin, on a 77 départements qui sont en vigilance concomitamment pour 152 rivières.
07:16C'est la moitié de notre réseau surveillé.
07:19On est effectivement sur un phénomène assez inédit pour nous, où on cumule deux aspects, l'étendue territoriale qui est
07:28touchée et puis la durée de ces événements.
07:32Aujourd'hui, ça fait 31 jours qu'on est sans discontinuer en vigilance orange ou rouge sur un point du
07:39territoire.
07:40Donc voilà, les deux éléments principaux, c'est vraiment la durée et l'étendue territoriale avec quelques territoires qui sont,
07:47eux, très impactés, avec des crues qui sont proches, des crues historiques, effectivement.
07:54La Gironde et le Lot-et-Garonne, notamment.
07:57D'un mot encore, comment on explique tout ça ? C'est tout simplement parce qu'on n'a jamais
08:00eu autant de pluie à cette période-là ?
08:03Alors, en fait, c'est le cumul des pluies depuis le début de l'hiver qui génère cette situation-là.
08:08En fait, depuis début décembre, il y a eu énormément de pluie.
08:13Cette succession de pluies a généré deux choses.
08:16La saturation des sols sur le territoire national et puis un niveau des rivières qui est élevé à présent.
08:23Et donc, toutes les pluies qui arrivent finissent par générer des crues qui peuvent être plus ou moins importantes, mais
08:29en tout cas des rivières qui sont très réactives aux pluies.
08:31Merci beaucoup, Lucie Chadourne-Facon, directrice de Vigicru.
08:35On souhaite beau courage à toutes vos équipes et à tous les secours aussi qui sont sur le pont depuis
08:41plusieurs jours.
08:43Maintenant, on fera un point météo complet avec Louis Baudin d'ici à la fin de ce journal.
08:46Il est 12h39.
08:48Votre avis nous intéresse. Appelez le 30 de 10.
08:5250 centimes la minute.
08:54C'est l'autre grand titre de l'actualité, l'enquête après la mort de Quentin.
08:57Ce jeune militant nationaliste de 23 ans, décédé après avoir été violemment agressé jeudi soir à Lyon, en marge d
09:04'une intervention de l'eurodéputé LFI, Rima Hassan.
09:07Bonjour Frédéric Perruche.
09:09Bonjour.
09:09Vous êtes l'un de nos correspondants à Lyon.
09:12L'Assemblée nationale a annoncé ce matin qu'elle suspendait l'accès de l'assistant parlementaire d'un député LFI.
09:17Oui, Jacques-Élie Favreau, ami et assistant de Raphaël Arnaud, député LFI du Vaucluse et fondateur de la Jeune Garde.
09:24Ce groupuscule lyonnais antifa dissous l'an dernier est soupçonné d'avoir été présent jeudi soir à proximité des lieux
09:30du drame.
09:31Plusieurs sources proches de l'ultra droite.
09:33Des témoins assurent même qu'il a participé aux affrontements qui ont précédé le lynchage de Quentin par une quinzaine
09:38d'individus,
09:39membres supposés eux aussi de cette mouvance de gauche radicale.
09:43Une plainte aurait même été déposée contre lui.
09:46L'intéressé a été suspendu de ses droits d'accès à l'Assemblée, vous l'avez dit, après s'être
09:50mis de lui-même en retrait hier.
09:52Son avocat assure qu'il n'a aucune responsabilité dans ce drame.
09:56C'est évidemment ce que cherchent à savoir les enquêteurs dans cette affaire très sensible politiquement.
10:01Enquêteurs Frédéric qui continuent leur travail d'identification en ce moment même.
10:07Exactement, l'identification des auteurs est en cours par les services de police qui disposent de nombreux éléments.
10:12Les vidéos tournées sur place par des riverains, les images de vidéosurveillance de la ville et surtout les témoins, les
10:17blessés,
10:18les identitaires qui ont affronté leurs rivaux d'extrême gauche ce soir-là.
10:21Ils se connaissent tous, se sont fréquentés, opposés dans des manifestations depuis des années.
10:26Et bien sûr les noms des potentiels agresseurs de Quentin ont été signalés à la police même s'ils étaient
10:31masqués et cagoulés au moment des faits.
10:33En milieu d'après-midi, le procureur devrait donner les premiers éléments de réponse lors d'une conférence de presse.
10:38Merci beaucoup Frédéric Perruche en direct de Lyon pour RTL.
10:42Et vous, vous êtes par ailleurs, Frédéric, rendu une nouvelle fois sur les lieux de cette très violente agression.
10:47Vous y avez notamment rencontré William qui a vu Quentin juste après son passage à tabac jeudi.
10:52Je suis sorti et puis je suis allé voir, j'ai vu quelqu'un avec du sang au niveau des
10:55mains et qui était debout et qui refusait d'aller à l'hôpital malgré qu'on lui propose.
10:59Il était dans quel état le jeune homme ?
11:01Il avait l'air un peu sonné, il était assis vite fait, il avait du sang un peu partout sur
11:04les mains, un peu sur le visage il me semble.
11:07En fait il avait une sorte de cache-visage, il cachait le bas de son visage un peu, au niveau
11:12jusqu'au nez environ.
11:12Il avait une sorte de cagoule un peu, mais on voit un peu ses cheveux et son nez jusqu'à
11:16sa bouche environ.
11:17Et dès ce week-end l'affaire a pris un tour politique.
11:20Ce matin encore, Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement, la sur LFI, dit-elle, a une responsabilité morale dans
11:27le climat de violence.
11:29Sur RTL ce matin, Raphaël Gluckspann, lui, a vivement déploré l'attitude de la France insoumise ces derniers mois.
11:35Il l'accuse de brutaliser le débat.
11:37La responsabilité politique de toutes ces violences, c'est la brutalisation en permanence du débat public.
11:45Clairement, la France insoumise brutalise le débat public depuis des semaines et des semaines et des mois et des mois.
11:51Vous ne pouvez pas, en permanence, utiliser des mots d'une violence extrême sans penser que ces mots se traduiront
12:00en actes.
12:01Il faut arrêter cela.
12:04L'eurodéputé Raphaël Gluckspann, invité ce matin sur RTL, d'Olivier Bois et vous.
12:10Redoutez-vous que cette violence politique, la violence des mots, ne se transforme en violence dans la rue ?
12:15Appelez-nous au 3210, vous pouvez aussi nous laisser un message via l'application RTL.
12:21Vous cliquez sur l'onglet « Laissez un message ».
12:23Dans l'actualité, également, ces perquisitions qui sont en cours, en ce moment même, à l'Institut du Monde Arabe
12:29à Paris.
12:29Bonjour, Cindy Hubert.
12:30Bonjour.
12:31Perquisitions menées dans le cadre de l'enquête sur Jack Lang et ses éventuels liens avec Jeffrey Epstein.
12:36Oui, des enquêteurs financiers sont sur place en ce moment.
12:38Ils sont en train de saisir des documents, des mails, ordinateurs et supports informatiques.
12:43Ces perquisitions ont lieu alors même que Jack Lang est en train de faire ses adieux au personnel de Lima
12:49lors d'une petite cérémonie.
12:51La justice cherche à comprendre ce qui a pu se jouer dans les flux financiers entre Epstein et la famille
12:55Lang.
12:55Dans son viseur, les comptes d'une société offshore fondée en 2016 par Epstein.
13:00Cette société était domiciliée dans un paradis fiscal, en l'occurrence dans les îles Vierges.
13:05Et la moitié de ses parts a été détenue par Caroline Lang, maître Laurent Merlet et son avocat, ainsi que
13:11celui de Jack Lang.
13:11Il était notre invité sur RTL au moment de l'ouverture de l'enquête.
13:15Jack Lang n'a aucune inquiétude à avoir car il sait qu'il n'a perçu aucun fonds.
13:18L'ouverture pour blanchiment de fraude fiscale aggravée, c'est pour vérifier si lui ou sa fille ont perçu des
13:24fonds,
13:24qu'ils auraient d'une manière ou d'une autre recyclé.
13:26Moi, je suis au contraire content que la justice mène ses investigations.
13:29Ils verront qu'il n'y a rien sur les comptes de M. Lang.
13:31La justice s'intéresse également au dernier testament d'Epstein signé deux jours avant sa mort.
13:375 millions prévus pour être légués à Caroline Lang.
13:40Un testament dont elle affirme ne jamais avoir entendu parler avant les révélations.
13:43Cindy Hubert du service police-justice de RTL.
13:46Il est bientôt 12h44.
13:48Dans un instant, cap sur les municipales.
13:50Le premier tour, c'est dans un mois et on s'intéresse aux transports publics, notamment.
13:56Mais les services publics, comment les maintenir, comment lutter contre leur disparition dans certaines de nos communes.
14:02On en parle dans un instant.
14:04A tout de suite.
14:04Vous écoutez RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
14:15Il est 12h47 sur RTL et à un mois maintenant du premier tour des municipales.
14:21Nouvelle journée spéciale aujourd'hui sur RTL.
14:23Après avoir évoqué, vous en souvenez sans doute lundi dernier, les questions de sécurité.
14:27Eh bien, place aujourd'hui aux services publics, distributeurs de billets, postes, écoles ou encore transports.
14:33Comment lutter contre la disparition de tous ces services dans nos communes.
14:36Pour 8 Français sur 10, le maire a la capacité d'agir sur ces questions.
14:41C'est le résultat de notre enquête tolounaze Harris Interactive pour RTL.
14:45Illustration dans le Jura où les élus se battent pour sauver les hirondelles.
14:49Frédéric Perruche, les hirondelles, c'est cette liaison SNCF entre Dolle et Saint-Claude.
14:55Il ne faut pas rater le train de 9h46 à destination d'Andelot car le suivant et dernier de la
15:00journée
15:00n'est pas annoncé avant 17h12, des liaisons aussi rares que précieuses pour les usagers.
15:06Elle desserre Andelot, Besançon, Dolle, c'est vraiment une ligne qui est importante
15:10parce que si elle n'est plus là, déjà en bus on est mal desservis
15:12mais alors si on nous enlève les trains en plus, je ne sais pas comment on va se déplacer non
15:16plus.
15:16Moi je suis arrivé ici en 2015 et deux ans après, on a supprimé la ligne Saint-Claude-Oyonna.
15:21C'est trop, ce n'est pas possible.
15:22Le maire de Saint-Claude, Jean-Louis Millet, candidat d'hiver droite,
15:25se bat depuis une dizaine d'années pour sauver cette magnifique ligne des hirondelles
15:30essentielle pour le tourisme et les 60 000 habitants du Haut-Jura.
15:33Pour nous, la ligne des hirondelles, si on la laisse mourir,
15:35c'est comme si on démontait la tour Eiffel à Paris.
15:38On n'a pas le droit de toucher à ce patrimoine par rapport à ce qu'ont fait nos anciens
15:42et qui ont construit ce patrimoine.
15:44Une position qui fait l'unanimité, Francis Laot, ancien maire communiste de Saint-Claude,
15:49figure de la liste du nom de la gauche.
15:50Alors, c'est la ligne des hirondelles, mais que je vois, moi, malheureusement,
15:54aujourd'hui ravitaillée par les corbeaux.
15:55Donc, c'est un abandon, un peu plus qu'abandonné,
15:58même sans verser dans la victimisation d'être sacrifié.
16:01La ligne des hirondelles reste en sursis.
16:03La région vient de débloquer 12 millions en 2026.
16:06Il en faudrait 10 fois plus pour la sauver.
16:10Frédéric Perruche dans le Jura pour Ertel.
16:12Et vous, avez-vous l'impression que les services publics désertent peu à peu vos communes ?
16:17Que peut-on faire ? Dites-nous s'il y a autour de vous des initiatives qui ont fonctionné.
16:21J'attends vos témoignages au 3210.
16:23A l'Assemblée nationale, les députés examinent aujourd'hui une proposition de loi
16:27visant à autoriser les caméras équipées d'IA dans les magasins.
16:31L'idée, c'est de lutter contre les vols.
16:33Mais le texte ne fait pas l'unanimité.
16:36Les écologistes, notamment, ont prévu de voter contre.
16:39Et puis, dans le Pas-de-Calais, la mobilisation encore et toujours des salariés de l'entreprise
16:43Arc à la veille de la date butoir des candidatures de reprise de la verrerie.
16:48Bonjour, Romaric Carrier.
16:50Bonjour.
16:50Ces salariés, ils ont manifesté.
16:53Pourquoi ? Parce qu'ils restent vigilants.
16:55Oui, ils sont favorables à une reprise, mais pas à n'importe quel prix.
16:59Oui, le long cortège est parti du centre-ville jusqu'à l'immense usine d'Arc
17:03pour s'arrêter devant les fours encore en service.
17:05Des salariés tristes, parfois en colère.
17:08Tous traignent les 800 licenciements prévus par l'une des offres de reprise.
17:11Cette salariée aurait aimé finir sa carrière ici.
17:15Oui, c'est sûr que ça va faire de la classe.
17:18Vous savez, quand on est 39 ans de boîte, je dois terminer en 2028.
17:23Ça vient bon, mais il ne faut pas être licencié.
17:24J'ai travaillé tout le temps là.
17:26Donc, mon père a travaillé là, ma soeur, mon frère.
17:30Mon garçon, il travaille aussi.
17:32800 emplois, ce n'est pas rien.
17:33Au lieu de garder du tonnage et des emplois, on peut fermer le fourrage.
17:38Il faut se battre, oui.
17:40Reconquérir des marchés plutôt que licencier, c'est ce que défend la deuxième offre de reprise.
17:44Mais le projet ne serait pas assez ficelé, selon les syndicats qui aimeraient plus d'engagement de l'État.
17:50Frédéric Speck de la CGT.
17:52Il faut qu'on arrête, il faut qu'on stoppe l'hémorragie.
17:55Qu'est-ce qu'il pourrait faire justement ?
17:56Il y a des mesures, alors, évidemment, des mesures de protection.
17:59Donc là, il y a la mesure sur la taxe carbone qui est mise en place sur les produits d
18:04'importation chinoise notamment,
18:06qui m'amène à dire que, raisonnablement, on peut aller chercher 20 000 tonnes supplémentaires,
18:11ce qui sauverait 400 emplois directement.
18:13En ayant rencontré le ministre du Travail et le ministre des légal industries,
18:16bon, ils ne nous ont pas vraiment donné le feu vert sur ces deux sujets-là.
18:18Les offres de reprise seront connues demain, commenceront alors les négociations.
18:23Les syndicats espèrent pouvoir éviter un maximum de licenciements.
18:26Romarique Cahier sur le site d'Arc dans le Pas-de-Calais pour RTL.
18:31On en vient à présent à cette nouvelle prouesse médicale.
18:34Une première mondiale même, un bébé traité pour une tumeur dans le ventre de sa maman avant même sa naissance.
18:41Bonjour Agatelandais.
18:42Bonjour Amandine, bonjour à tous.
18:43Cette prouesse, on la doit à trois hôpitaux français, ceux de Strasbourg, Mulhouse et Lyon.
18:46Oui, tout commence à la fin du septième mois de grossesse.
18:49La maman fait une échographie de contrôle qui repère cette malformation.
18:53Le docteur Chris Minella est gynécologue au CHU de Strasbourg.
18:56Au troisième trimestre a été découvert une malformation vasculaire au niveau du cou de 8 cm.
19:02La tumeur aurait pu grandir davantage et je pense que sans ce traitement,
19:06les parents n'auraient probablement pas pu acquérir leur bébé.
19:08Car non seulement cette tumeur est déjà grosse, mais en plus elle évolue très vite
19:12et risque de comprimer les voies respiratoires du bébé.
19:15Pour le sauver, les médecins tentent donc de donner un médicament à la mère chaque jour jusqu'à l'accouchement
19:20pour essayer d'atteindre le bébé via le placenta et ainsi bloquer l'évolution de sa tumeur.
19:26Ça fonctionne et cinq semaines plus tard, le bébé naît par césarienne.
19:30C'est bien passé et l'enfant s'est immédiatement adapté, a immédiatement crié,
19:34il n'a pas eu besoin d'être intubé.
19:36C'était le 14 novembre, on est à trois mois.
19:38Il a des bonnes adaptations pour un enfant de son âge qui se développe bien.
19:42Cette prouesse médicale a donc déjoué tous les pronostics.
19:45Le petit Issa a fêté ses trois mois ce week-end chez lui avec ses parents.
19:50Il est toujours sous traitement pour bloquer l'évolution de sa tumeur.
19:53Et on embrasse très fort le petit Issa et ses parents.
19:56Merci à vous Agathe Landais, spécialiste santé ici.
19:59RTL, vous l'avez peut-être entendu ce matin sur RTL,
20:03à la veille de la sortie de son livre « Et la joie de vivre ».
20:06Gisèle Pellicot est revenue sur le cauchemar qu'elle a vécu ces dernières années,
20:10sur son combat et sur sa nouvelle vie.
20:13Elle annonce qu'elle ira voir en prison celui qui lui a fait vivre l'enfer,
20:16celui qui l'a livré à des hommes pour la violer, son ex-mari Dominique Pellicot.
20:20Je ne pardonnerai jamais ce qu'il nous a fait subir, ce qu'il m'a détruit,
20:24mais il a aussi détruit mes enfants.
20:26Moi, j'ai choisi M. Pellicot, je l'ai aimé, j'ai fait trois enfants avec lui.
20:29On a vécu des drames, on a été heureux.
20:32Mais pour mes enfants, c'est leur père, donc ils n'occupent pas la même place.
20:35Alors c'est vrai que mes enfants ont envie de tout jeter.
20:38Moi, je n'ai pas pu tout jeter, j'ai gardé le meilleur.
20:41Bien sûr qu'on ne peut pas oublier ce qui s'est passé.
20:44Moi, j'ai essayé d'en faire quelque chose.
20:46Cet homme, M. Pellicot, vous écrivez que vous allez vouloir le voir en prison maintenant.
20:51Cette visite ne sera pas un cadeau, pas une faiblesse, ce sera un adieu,
20:55une étape indispensable à ma reconstruction. C'est pour quand ?
20:58Je n'ai pas de date définie aujourd'hui.
21:00C'est vrai que, je dirais, le voir, c'est aussi une manière de le regarder droit dans les yeux,
21:05de lui dire pourquoi tout ça.
21:06Vous pensez qu'il est en état de vous répondre ?
21:08J'espère qu'il aura l'honnêteté de me dire tout ça.
21:10Vous lui demanderez s'il était meurtrier ?
21:11Oui.
21:12Vous ne lui dépassa dans le livre, il y a deux autres histoires.
21:14Il a reconnu, en effet, cette tentative de viol sur la jeune Marion.
21:18Quant au meurtre de Sophie Narme, j'ose espérer qu'il n'est pas l'auteur de ce crime odieux.
21:22Ce qui sera compliqué pour moi, c'est de dire que si en 1991, il est vraiment l'auteur de
21:26ce meurtre,
21:26c'est de me dire que là, j'ai vécu vraiment avec un meurtrier et un violeur.
21:30Mais je pense que j'arriverai encore à me relever de tout ça.
21:32Gisèle Pellicot, invitée exceptionnelle de Marc-Olivier Fogiel,
21:35c'était ce matin sur RTL.
21:37Interview à retrouver en intégralité sur le site rtl.fr et sur l'application RTL.
21:42Son livre « Et la joie de vivre », c'est le titre, sortira demain aux éditions Flammarion.
21:48Livre que je vous recommande vraiment.
21:50Quel regard portez-vous sur Gisèle Pellicot, sur cette femme, sur son courage, son combat ?
21:55Dites-nous si elle vous a aidé, vous, dans votre vie personnelle.
21:58Là encore, vous pouvez nous appeler au 3210.
22:02Jeux Olympiques d'hiver 2026.
22:05Et direction Milan-Cortina.
22:07On espérait beaucoup, beaucoup de l'épreuve de slalom en ski alpin.
22:11Bonjour Eric Silvestro.
22:13Bonjour.
22:13Eh bien, le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est plutôt mal parti.
22:16Oui, c'est le moins que l'on puisse dire, Amandine.
22:17Dans une première manche qui ressemblait à un jeu de massacre sous la neige,
22:20plus de la moitié des concurrents sont partis à la faute,
22:22dont les Français Paco Rassa et Léo Angno et de nombreux favoris.
22:26Clément Noël, le champion olympique en titre, est arrivé en bas, septième,
22:29mais avec près de deux secondes de retard sur le norvégien Mac Grasse.
22:32Frustré pour lui et ses coéquipiers.
22:34Je suis déçu pour l'équipe, globalement, d'avoir montré ce visage-là aujourd'hui,
22:37sur le jour le plus important.
22:38C'est frustrant parce qu'on est une belle équipe et là, on ne montre rien.
22:41Et on voit qu'il y a des écarts immenses, il y a beaucoup de fautes,
22:43il y a beaucoup de sorties de piste, c'est comme ça, c'est le slalom.
22:45Sur des journées comme ça, tout peut arriver.
22:47Tout peut arriver.
22:48Clément Noël a en effet encore un espoir de médaille.
22:50Le podium n'est qu'à une seconde.
22:51Les pièges sont nombreux.
22:53Quatre ans jour pour jour après sa médaille d'or à Pékin,
22:55il n'a plus rien à perdre.
22:56Je vais essayer de montrer mieux la deuxième manche.
22:58Je vais essayer de m'engager pleinement et de remonter des places
23:00et faire ce qu'il y a de mieux à faire, on verra.
23:02Je vais skier au maximum après.
23:04Ce n'est pas moi qui décide ce qui va se passer, mais je vais faire mon mieux.
23:07Autre espoir auquel il faut s'accrocher, c'est un entraîneur français,
23:10Romain Vélez, qui a tracé la deuxième manche.
23:12Départ à 13h30.
23:13Et on suivra ça, bien sûr, de près.
23:15Merci beaucoup, Eric Silvestro.
23:18La météo, Louis Baudin.
23:20On va prendre le temps d'examiner ce qui se passe au-dessus de nos têtes.
23:24On le rappelait, 19 départements en alerte orange au cru,
23:292 en rouge, toujours la Gironde et le Lot et Garonne.
23:32A priori, ça ne va pas beaucoup bouger.
23:34Non, parce que quand je regarde les images radar,
23:36là, il pleut intensément, encore une fois, au sud de la Garonne,
23:40sur les Pyrénées.
23:41Alors, plus en pleine, mais neige en montagne.
23:43Cette neige, ça s'ajoute aux précipitations qui pourraient ensuite
23:45se transformer en eau et donc renforcer encore le risque de cru.
23:49Ça va durer toute l'après-midi.
23:50On attend 10, 20, 30, voire 40 millimètres par endroit
23:54d'ici la fin de journée.
23:55Donc, malheureusement, la décrue ne va pas se confirmer
23:58ou se renforcer au cours de ces prochaines heures.
24:01Pendant ce temps-là, dans les autres régions,
24:02beaucoup d'averses également, notamment dans l'Est,
24:05avec de la neige dans les Apes,
24:06avec là aussi un fort risque d'avalanche.
24:08J'ajoute le vent qui pousse sous ces nuages.
24:10On a 152 km heure au Cap-Corse, en ce moment,
24:12116 à la pointe du Rat,
24:14donc étant très agité dans la plupart des régions.
24:17Le tout avec des températures.
24:18En revanche, c'est de l'air océanique.
24:20Oui, c'est nettement remonté par rapport à hier.
24:22Par rapport à hier.
24:237 à 9 degrés, par exemple, en Lorraine et en Alsace.
24:259 à 11 degrés dans les autres régions de la moitié nord.
24:28On est repassé au-dessus des moyennes de saison.
24:3012 à 16 degrés même dans le sud.
24:32On ira parfois jusqu'à 18 degrés près de la Méditerranée.
24:34Alors Louis, j'ai lu ce matin cette question dans le journal Le Télégramme.
24:39La pluie cessera-t-elle un jour de tomber ?
24:42La réponse, ce sera dans quelques toutes petites minutes.
24:45A tout de suite, Louis.
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