00:00Musique
00:42Le temps a passé, la vie a repris son cours normal au Rombuisson.
00:47Renseigné par le docteur Marlier, Gilles se présente chez le notaire Lucasen qui cherche quelqu'un pour gérer ses bois.
00:54A la vente publique, Marie-Ève rencontre Fleron qui l'empêche d'acheter un lot important.
00:59Il lui explique ensuite les raisons de son intervention.
01:04De son côté, Frida est enfin partie pour son village natal, toute à la joie de retrouver son frère.
01:11Mais elle a oublié de le prévenir de son arrivée.
01:17Je ne l'a pas à la joie de la joie de la joie de la joie de la joie
01:31de la joie de la joie de l'espoir.
02:04Tu détestes Laurent Buisson.
02:07Pourquoi tu ne l'avoues pas ?
02:09D'ailleurs, tu détestes tout ce qui te gêne.
02:13J'ai des amis qui ont des frères, tu sais.
02:15Je n'ai plus comparé.
02:17Et quel âge ont-ils les frères de tes amis ?
02:19Je ne vois pas le rapport.
02:22Nom de deux fois qu'on a parlé ensemble, comme aujourd'hui.
02:25Tu vois qui veut Fiche-le-Camp ?
02:31Continue.
02:32Depuis Vera.
02:34À 12 ans, tu crois qu'on a les yeux dans ses poches ?
02:38Elle était mon amie.
02:41Elle voulait te comprendre,
02:42T'es émue ?
02:44Elle s'est plainte à toi ?
02:45Non.
02:47Mais quand t'as cessé de la voir, j'ai bien senti qu'elle souffrait.
02:50Je n'ai pas de compte à te rendre, Marcy.
02:52À personne, d'ailleurs.
02:53Du moment qu'on ne se met pas en travers de ton chemin.
02:55Tu penses avoir tout compris.
02:57À Laurent Buisson, tu es le seul à pas trop la mesure.
02:59Égare à ceux qui ne marchent pas à ton pas.
03:00On ne m'a pas demandé mon avis pour me ficher Laurent Buisson sur le dos.
03:03Tu vois bien qu'il te gêne.
03:04J'ai toujours fait face à mes obligations.
03:06Pour moi, t'aurais mieux fait de me ficher l'orphelinat.
03:08Au moins, j'aurais su que j'étais seule.
03:10On est toujours seul, Marcy.
03:11C'est pas vrai.
03:12Ça t'arrangerait bien, mais c'est pas vrai.
03:13La preuve, Marie-Ève, elle est là.
03:14Je t'ai demandé de ne pas t'en mêler.
03:16C'est ça ?
03:18T'arrives tout à l'heure comme un fou pour m'arracher les verres du nez,
03:19et maintenant à la niche ?
03:24Je m'en mêlerai si ça me change, Gilles.
03:29Tu juges et tu condamnes.
03:32C'est facile à ton âge.
03:35Pour toi, l'affection fraternelle était un dû,
03:37et tu as l'impression que je t'ai trahi, c'est ça, hein ?
03:41Eh bien, moi aussi, je l'ai été fille dans toi.
03:44Du jour au lendemain,
03:47et par notre père,
03:49à sa mort, quand j'ai repris l'affaire,
03:52Laurent Buisson ne valait plus rien.
03:54Nous avions par sa faute tout perdu,
03:56et comme ça ne suffisait pas,
03:57les Mézières, Rascun, Brunet,
03:59ont voulu recommencer avec moi.
04:03Si tu savais comme j'ai eu envie de tout foutre en l'air,
04:07je ne pouvais pas.
04:10Abandonner Laurent Buisson,
04:12c'était leur donner raison,
04:14c'était trahir la mémoire du grand-père,
04:15toi aussi par la même occasion.
04:18Alors je n'ai plus qu'une seule idée en tête.
04:21Mettre tout le monde au pas, comme tu dis.
04:25Oh, ça n'incite pas à la gaieté, crois-moi.
04:29En 13 ans, je n'ai rencontré qu'une personne qui m'ait compris,
04:33et que j'ai aimé véritablement.
04:38Vera.
04:41Maintenant, tu as marié ?
04:42J'ai cru épouser une adulte,
04:43mais c'est une enfant comme toi.
04:46S'il y a une chose que je hais, c'est la bêtise.
04:48Qu'est-ce qu'elle croyait ?
04:49Qu'elle allait me déposer la parcelle de terrain
04:51dans mon assiette au petit-déjeuner ?
04:52J'allais lui se tourner au cou pour la remercier ?
04:59Ton fils pleure.
05:02Qu'est-ce que tu attends pour aller voir ?
05:06Personne ne te l'a imposé, lui.
05:21Qu'est-ce que tu n'as pas dit tout ça plus tôt ?
05:24Aller.
05:26Aller.
05:30Aller.
05:36Aller.
05:43Aller.
05:49Aller.
05:52Quand M. Vigile va savoir que t'as conseillé, madame ?
05:56Si tu l'avais vu comme moi, avec son catalogue sous le bois,
06:00je pouvais parfumer.
06:01Ben, je ne dis pas que t'as été voir avec madame, non.
06:06Mais t'as pas eu raison pour M. Vigile.
06:09Et c'est mon colarien ?
06:14Je fais plus de 700 000.
06:16Ben, mon vieux !
06:17Le bois les valait bien. Je l'ai visité quand même avant t'as conseillé.
06:21Avec une pareille tirelire, on en a acheté 50 comme toi, M. Vigile.
06:25J'aurais vu la tête de M. Vigile.
06:27Tu crois que tu dois lui parler ?
06:29Oh, si tu veux.
06:31Il est justement rentré plus tôt.
06:33Alors qu'il est, où madame est propriétaire, on...
06:38Tu sais quand elle revient ?
06:39Mon vieux, c'est à toi qu'elle fait ses confidences, c'est pas à moi.
06:44Tiens, pour moi ce sort-là.
06:48Ah, je le vois m'en embarquer, mon petit François.
06:52T'as fait juste mal de moi, Julien. Je suis déjà assez embêté.
06:55Ah, mon vieux, quand on met le doigt entre l'enclume et le marteau...
07:00Attends un peu. Tu vas savoir s'il est écrasé.
07:13Soyez pas désolé, François.
07:15Ça vaut mieux comme ça.
07:18Tiens, merci. François. Merci.
07:19Frédéric dehors ?
07:20Il est avec son père.
07:23Gilles est là ?
07:23Il est rentré en début d'après-midi.
07:26Il s'est pour la vente.
07:29Si j'ai bien compris, c'est Fleiron qui l'a mis au courant.
07:39Regarde le petit poulain là-bas.
07:40Tu vois, il est seul lui aussi.
07:42Il s'ennuie pas.
07:44Regarde comme il est en bas.
07:46Il s'ennuie pas de sa maman, lui.
07:50Hein, mon bébé ?
07:52Ah oui, c'est beau.
07:54Ah, que c'est beau.
07:57Ah, voilà ta maman.
08:06Tu arrives à temps, je crois qu'il a fait.
08:08Viens, mon bonhomme. Oh, viens avec moi.
08:12Je l'ai lui donné son vivant.
08:19Tu es un médecin.
08:21Tiens.
08:23Tiens.
08:24Gilles.
08:27Oui.
08:29Tu as un instant.
08:34Pour cette vente,
08:37c'est le catalogue que j'ai trouvé sur ton bureau qui m'en a donné l'idée.
08:42Je trouvais ça tellement ridicule, moi, avec toute cette somme et toi.
08:49Lorsque je me suis trouvée dans la salle, j'ai compris.
08:54J'ai vu leurs regards, tous des hommes.
08:59Je crains de t'avoir mis dans une situation ridicule.
09:04Pardonne-moi.
09:09Bon, mais si tu n'as plus besoin de moi.
09:33Tu devrais te mettre un maillot de bain.
09:36Ça chauffe encore drôlement, tu sais.
10:04Ça chauffe encore drôlement, tu sais.
10:05Il est précis.
10:05Je ne sais pas.
10:08Je suis allée.
10:12Il y a aussi un dividende.
10:17C'est un déjeuner.
10:24Alors, comme ça, toute seule comme une grande ?
10:28Avec sa liasse de billets dans son sac à provision.
10:31J'ai...
10:32J'ai eu peur, hein.
10:35Devenir propriétaire t'affoler un peu.
10:42Heureusement que de mon côté.
10:45Lucasen ?
10:46Oui.
10:48C'est une grosse affaire ?
10:50Plutôt oui.
10:52Il y en a pour des années de coupe.
10:54Ce salopard a même des Douglas.
10:56Qu'est-ce que c'est ?
10:57Des pains Douglas.
10:59Hâge égale, ça coupe deux fois plus qu'un épicéen.
11:02Ben alors, qu'est-ce qui te retient ?
11:05As-tu jamais travaillé pour un patron ?
11:10Toi ?
11:15Eh bien, tant pis.
11:16Tu trouveras autre chose.
11:19Sans doute.
11:19Tu...
11:20Tu...
11:36Tu...
11:38...
12:10...
12:17Une fillette un peu sauvage avait soigné
12:27Un renard comme le sauvage est désarmé
12:41Quand il a été guéri, il est reparti
12:47En portant à son oreille un anneau de soleil
12:52Mais il viendra roder peut-être près du ruisseau
13:04Et tu sauras le reconnaître à cet anneau
13:16...
13:16...
13:17...
13:18...
13:19...
13:19...
13:20...
13:20...
13:20...
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13:21...
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