Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 minutes
Avec Olivier Vial, Directeur du Centre d’études et de recherches universitaire (CERU)



Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT

##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE_WK-2026-02-15##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:05Et ce matin, Sud Radio vous explique qu'assistons-nous à une nouvelle forme de violence politique.
00:11Bonjour Olivier Vial.
00:12Bonjour.
00:13Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, responsable du programme d'études sur les radicalités et les nouvelles formes
00:18de contestation.
00:19Vous êtes également directeur du centre d'études et de recherche universitaire.
00:22On avait envie de vous entendre ce matin par rapport à ce qui se passe depuis plusieurs heures autour du
00:27meurtre, du lynchage en règle du jeune Quentin, militant à Lyon, 23 ans,
00:32qui, depuis les diffusions des images par TF1, ne laisse plus aucun doute.
00:35Ça n'était pas une rixe, ça n'était pas une bagarre, c'était bien quasiment une exécution.
00:40Mais d'abord, votre première réaction, quand vous avez pris connaissance des premières images, des premiers échos et des premiers
00:45témoignages de ce qu'il s'était passé à Lyon,
00:47vous, l'expert de ces questions-là, quelle a été votre première pensée ?
00:53Effectivement, de la colère et de la tristesse.
00:55De la tristesse, parce qu'effectivement, c'est un drame humain que l'on comprend bien.
01:00Et de la colère, parce qu'en fait, c'était écrit, on savait que ça allait finir par arriver.
01:04On a, depuis un an, une augmentation régulière du niveau et de l'intensité de la violence,
01:11qu'elle soit la violence des mouvements antifa.
01:14L'Uni, par exemple, au mois de novembre dernier, a rencontré le ministre de l'Enseignement supérieur
01:19pour lui remettre un document attestant qu'ils avaient été agressés 44 fois durant l'année par des ministères antifa,
01:28avec des couteaux, etc.
01:30Donc, on sent que cette violence-là est de plus en plus forte.
01:34Et puis, il y a une autre chose qui devait nous inquiéter, c'est qu'on a des écrits.
01:41Et effectivement, aujourd'hui, on sait que les mouvements antifa ont changé leur méthode, leur objectif.
01:46Ce n'est pas simplement, comme on l'a trop dit au début,
01:49ce n'est pas d'agresser ou d'attaquer une autre bande.
01:53Ce n'est pas des confrontations entre militants.
01:55Ils ont mis en place une stratégie avec le fichage de leurs adversaires
01:59et ils font des traques dans les rues, ils font des guet-apens
02:03pour attaquer les personnes quand ils sont en surnombre.
02:06Donc, ils essayent d'attaquer des individus isolés ou très peu nombreux.
02:10Ils les attaquent de plus en plus, pas pendant qu'ils font une action militante,
02:14mais en dehors d'une action militante, quand ils sont chez eux, etc.
02:16On va revenir sur tout ça, bien sûr, Olivier Vial.
02:19Un mot d'abord sur ce qui a été agité comme théorie, on va dire, assez rapidement.
02:23Très très vite, on a repris, notamment les médias ont repris,
02:27un peu comme par automatisme, le mot « rix ».
02:29Vous, vous dites, ce mot est un cache-sexe, en réalité, on se rassure,
02:33comme si la violence devait être forcément collective, si vous voulez,
02:37pas comme si ça pouvait être quelque chose de pensé, d'organisé,
02:40et forcément d'excessivement brutal.
02:43En fait, au début, il y a eu deux arguments de communication
02:47qui sont assez classiques, mais qui malheureusement sont plus là
02:50pour dissimuler la réalité des faits que pour vraiment la décrire.
02:54Le premier, comme vous l'avez dit, c'est l'utilisation du mot « rix »
02:57qui voulait essayer de banaliser un peu cette violence,
03:00faisant croire que c'est quelque chose qui a toujours existé,
03:04une violence, une agressivité entre militants qui se battent,
03:08et que c'est triste, mais ça a toujours existé,
03:10et là, on a eu un drame.
03:12Ce n'était pas du tout le cas.
03:13Et le deuxième argument qui est trop souvent utilisé,
03:16qui est encore utilisé par une partie des médias
03:19et par beaucoup de militants de gauche et d'extrême-gauche,
03:22c'est de diaboliser la victime, de la nazifier,
03:25et d'essayer de montrer que parce qu'elle serait d'extrême-droite,
03:29parce qu'elle serait fasciste,
03:31et bien finalement, il y aurait une forme de légitimité
03:34à recourir à la violence contre elle.
03:36Et ça, c'est dangereux, parce qu'on voit cet argument-là
03:39de plus en plus utilisé.
03:41Il y a une forme de dépersonnalisation,
03:42de déshumanisation des victimes.
03:45Pour vous, les auteurs de la mort de Quentin,
03:47ils sont encore en train d'être identifiés.
03:49On rappelle que le Parquet de Lyon a ouvert une enquête
03:51pour violences aggravées pour le moment.
03:53Mais pour vous, vous dites que ce sont de prétendus antifascistes
03:55issus de l'extrême-gauche.
03:57Pour vous, il n'y a pas de doute ?
03:58Vous y décelez leurs méthodes habituelles ?
04:01Oui, il n'y a aucun doute.
04:03On est vraiment sur des militants d'ultra-gauche,
04:05de la mouvance sans doute antifasciste.
04:08Ils ont la méthode, c'est-à-dire qu'effectivement,
04:11ils sont en surnombre, cagoulés,
04:15ils sont visages dissimulés,
04:17ils sont armés de gants coquets.
04:21On voit d'ailleurs sur la vidéo, qui est dramatique,
04:24qu'il y a même des personnes qui sont autour d'eux
04:27avec des moyens de locomotion, un vélo et une trottinette,
04:31ce qui permet de souvent être des sortes de vigie au cas où.
04:36Donc tout ça, effectivement, c'est des méthodes
04:39qu'on retrouve dans beaucoup d'agressions maintenant,
04:43qu'on a retrouvées aussi dans certaines batailles de rue,
04:46notamment pendant les manifestations des Gilets jaunes
04:49ou pendant certaines grandes manifestations.
04:52Parce que ce sont aussi ces militants-là
04:55qui aujourd'hui sont le fer de lance
04:56de cette fameuse stratégie des Black Blocs.
04:58Et donc, c'est des gens qui sont aguerris à la violence.
05:00Olivier Vial, je rappelle aussi que dans votre article
05:03pour la nouvelle revue politique
05:05qui s'appelle Lyon, le lynchage de Quentin,
05:07symptôme d'une escalade annoncée,
05:09vous rappelez en réalité que cette violence
05:10qu'on a malheureusement vue
05:12et dont les images ont été diffusées largement
05:14maintenant depuis quelques heures,
05:16vous expliquez qu'elle émane en réalité
05:17d'une véritable stratégie,
05:19qui est que cette violence,
05:21elle doit être développée au quotidien
05:22afin d'augmenter progressivement sa gradation
05:25et qu'on fasse semblant que le public
05:26en réalité s'y habitue, c'est ça ?
05:29Totalement, effectivement, c'est ce qui est le plus dramatique,
05:32c'est qu'en réalité tout ça a été théorisé,
05:35a été écrit.
05:37Il y a notamment un auteur qui est très important
05:39dans cette galaxie-là, qui est Marc Bray,
05:41qui est un auteur antifasciste
05:43et qui a théorisé ce qu'il appelle
05:45la théorie du coût social.
05:47Il explique qu'il est impossible
05:49d'empêcher quelqu'un de penser différemment
05:52de ce que souhaiteraient les antifas.
05:55Par contre, on peut rendre
05:57le coût social d'expression de cette pensée
05:59trop lourd physiquement,
06:03socialement,
06:04et donc, il met en place toute une stratégie
06:06de harcèlement.
06:06Alors, le harcèlement n'est pas que physique,
06:08ça peut être...
06:09Non, il est notamment numérique,
06:11et c'est tout ce qu'on a aperçu
06:12ces dernières semaines.
06:14Ces dernières semaines,
06:14et on a bien vu que, malheureusement,
06:16et sur le numérique,
06:17et parfois même jusque dans les médias,
06:19cela avait, on va dire,
06:21réussi à s'inscrire dans quelques esprits.
06:22Merci en tout cas à Olivier Vial
06:24d'avoir été avec nous ce matin,
06:25responsable du programme d'études
06:26sur les radicalités
06:27et les nouvelles formes de contestation
06:28de la Nouvelle Revue Politique.
06:30Et vous êtes aussi directeur
06:31du Centre d'études et de recherche universitaire.
06:33Votre article, Lyon,
06:34le lynchage de Quentin,
06:35symptôme d'une escalade annoncée,
06:36et donc à retrouver
06:37sur le site de la Nouvelle Revue Politique.
06:39Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin.
Commentaires

Recommandations