- il y a 11 heures
Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Stéphanie de Muru pour débattre des actualités du jour.
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00:00Je suis en compagnie de Gilles Boussingot et Eliott Maman, mes débatteurs de la deuxième heure.
00:05On revient évidemment sur cette triste nouvelle, on a appris par le parquet la mort de Quentin.
00:11Ce jeune homme qui a été pris à partie, qui a été violemment agressé par des militants antifascistes
00:16alors qu'il assurait a priori, mais il y a encore des zones d'ombre, il faut être prudent dans
00:21cette affaire
00:21parce que certaines versions sont contradictoires de la manière dont se sont déroulées les choses.
00:26Mais a priori, il assurait la sécurité du collectif Nemesis en marge d'une mobilisation contre la venue de Rima
00:32Hassan à Sciences Po Lyon.
00:34Alors face justement aux contradictions, notamment exprimées dans les médias, avec la gauche qui parle de Rix,
00:41la famille de Quentin souhaite dénoncer en conscience non seulement des violences volontaires aggravées
00:45mais un meurtre visiblement commis en bande organisée, dit son avocat.
00:48Un guet-apens méthodiquement préparé semblerait bien avoir été tendu à Quentin par des individus organisés, entraînés,
00:56entre un large surnombre et armés, pour certains, le visage masqué, ayant effectué des repérages préalables
01:02et disposant a priori de complicité.
01:05Ces faits, s'ils sont confirmés par l'enquête, dit l'avocat, seraient donc éloignés du scénario d'une simple
01:10Rix
01:10qui aurait mal tourné et il constitue un crime et même un assassinat prémédité.
01:16Manifestement, Gilles Boussingo, c'est vrai qu'on peut déplorer le manque, je dirais, d'émotions collectives.
01:23Emmanuel Macron, ce soir, appelle au calme, à la retenue et au respect,
01:26mais c'est vrai qu'on ne voit pas la une de tous les médias français sur cette affaire.
01:31Peu importe que ce jeune homme ait été un militant identitaire ou non,
01:38aujourd'hui il est mort, il n'est plus là.
01:40Et ça a eu lieu lors de, manifestement, d'une agression extrêmement violente.
01:45Absolument.
01:46Et d'ailleurs, c'est le terme qu'emploient certains médias pour annoncer la chose.
01:50Ils parlent de militants nationalistes ou identitaires,
01:54comme si déjà, le qualifier comme ça, ça pouvait amoindrir un petit peu la gravité des faits.
01:59Mais également, moi, ce qui choque vraiment, c'est cette violence débridée, enragée,
02:07un déchaînement aveugle qui consiste à s'en prendre à une personne qui est à terre
02:11et à le frapper sans réfléchir.
02:14Et ça, ce sont des méthodes qu'emploie l'ultra-gauche,
02:18qui n'est jamais véritablement inquiétée pour cela.
02:20Alors, je ne dis pas que ça n'existe pas non plus dans l'extrême droite, évidemment,
02:26mais c'est devenu, cette violence, je trouve,
02:30le seul mode d'expression de ces bandes
02:34qui, finalement, n'ont pas d'idées à défendre,
02:38n'ont pas de projet, véritablement, dont ils veulent parler
02:40et qui seraient certainement incapables, autour d'une table,
02:43d'argumenter leurs idées.
02:46Voilà.
02:47Je trouve ça extrêmement choquant.
02:49Alors, on parle dans l'entourage de ces antifas
02:53de la jeune garde de Raphaël Arnaud.
02:56Alors, on précise quand même que cette jeune garde,
02:59elle avait été dissoute par Bruno Retailleau.
03:02Je voudrais vous faire écouter, justement,
03:03cette séquence qui s'était déroulée à l'Assemblée nationale.
03:05C'était en mai 2025, entre Raphaël Arnaud,
03:08on précise que le député insoumis est fiché à sein,
03:10et Bruno Retailleau, donc, sur la dissolution de la jeune garde.
03:14La dernière fois que j'ai interpellé le gouvernement,
03:17c'était au sujet d'une trentaine de fascistes
03:18qui a agressé au couteau un syndicaliste au cri de « Paris est nazi ».
03:21M. Retailleau n'arrivait pas à condamner ces violences.
03:24Comble du sort, vous souhaitez justement dissoudre la jeune garde,
03:27sous ordre direct du RN,
03:29parce que nous avons osé repousser des attaques du même type.
03:31Et en plein génocide,
03:33vous annoncez la procédure de dissolution d'urgence palestine.
03:36Évidemment, pour faire taire toutes les voies de la justice et de la paix,
03:41massacrer, effacer, détruire toute existence politique et humaine d'un peuple,
03:44ça s'appelle comment ?
03:45J'ai commencé la procédure pour la jeune garde,
03:47la procédure pour urgence palestine,
03:50la procédure aussi pour un groupe d'extrême droite,
03:53Lyon, Lyon populaire.
03:55Ma main ne tremblera pas,
03:57pas question de laisser se banaliser la violence,
03:59parce que voyez,
04:01on ne lutte pas contre le fascisme avec des méthodes fascistes.
04:06Je m'opposerai de toutes mes forces à celles et ceux qui prêchent et qui légitiment le recours à la
04:12violence.
04:13Ce n'est pas la France et ce n'est pas notre République.
04:16Notre République est toute République paisible et on doit pouvoir manifester tranquillement.
04:21Donc cette séquence, elle date de mai 2025.
04:24Je précise et je rappelle qu'il y a deux jours,
04:26la France Insoumise diffusait un communiqué pour censurger de la dissolution de la jeune garde,
04:30qui aujourd'hui est donc suspectée d'être impliquée dans les faits,
04:34et déjà connue dans des faits de violence.
04:37Eliott Maman.
04:37Oui, et par ailleurs, la France Insoumise ne semble pas exactement savoir
04:40comment se positionner par rapport à la jeune garde,
04:42puisque dans un tweet de réaction,
04:44Rima Hassan, aujourd'hui ou hier,
04:46a précisé que la jeune garde ne faisait pas partie des forces
04:49qui assuraient habituellement sa sécurité,
04:51puisqu'elle indique ne se référer qu'aux forces de sécurité officielles de la France Insoumise.
04:55Donc on voit de toute évidence qu'il y a une espèce de clivage
04:58entre ceux à la France Insoumise qui estiment que la jeune garde est un acteur légitime
05:01malgré sa dissolution,
05:03et ceux qui en réalité veulent s'en distancer.
05:05Et dernière précision, un article du Canard Enchaîné qui date de 2024
05:08a été remonté ensuite en réponse à Rima Hassan,
05:11parce qu'en réalité, ce même article indiquait qu'en 2024,
05:15précisément, Rima Hassan faisait appel à la jeune garde
05:18pour assurer sa sécurité lors des déplacements.
05:20Donc il y a un certain nombre de contradictions
05:22qui néanmoins indiquent le fait que la France Insoumise
05:25sait qu'il y a quelque chose d'extrêmement problématique
05:27par rapport aux actions et à l'idéologie défendue par la jeune garde.
05:31Il y a un deuxième élément
05:32qui indique une forme de, peut-être pas de culpabilité,
05:36mais du moins de conscience de la gravité des choses,
05:39bien qu'elle incrimine par ailleurs le jeune militant qui a été tué,
05:43c'est que la France Insoumise parle généralement soit de rixe,
05:47soit d'affrontement.
05:48Ce qui insinue qu'il y avait des deux côtés
05:51une force qui était organisée, plus ou moins instituée,
05:55avec des ambitions tout de même, peut-être pas nécessairement violentes,
05:59mais quoi qu'il en soit, avec une ambition de force
06:01qui était clairement affichée.
06:03Raphaël Arnaud qui réagit à l'instant,
06:06« J'apprends ce décès avec horreur et dégoût,
06:07ce que je redoute depuis des années à Lyon se perpétue.
06:10J'adresse mes condoléances à la famille de ce jeune homme
06:13et je souhaite que toute la lumière soit faite sur ce drame. »
06:17J'ai envie de dire qu'on comprend un petit peu leur fébrilité,
06:19Gilles Boussingo, ce soir, comme l'a expliqué Elliot Mamane
06:23à la France Insoumise,
06:24parce que c'est d'une gravité évidemment exceptionnelle.
06:28Cette violence d'extrême-gauche a produit l'irréparable
06:31et il pourrait clairement y avoir un avant et un après.
06:34En effet.
06:35Et d'ailleurs, la réaction d'Éric Coquerel, le député,
06:38est assez symptomatique de cela.
06:40C'est qu'ils ne savent pas trop comment avancer
06:43sans se prendre les pieds.
06:45Et du coup, sa tactique est simple.
06:48C'est que d'abord, il a affirmé que le service d'ordre de Rima Hassan était...
06:52On va en l'écouter, Gilles Boussingo.
06:55Éric Coquerel.
06:57Peut-être que certains groupes ont considéré
07:00que la police n'agissait pas assez
07:02contre ces groupuscules identitaires.
07:05Là, j'ai vu qu'il y avait une étude de rue 89
07:07qui montrait que sur 102 actions violentes,
07:10je précise bien violentes de ces groupes,
07:1170% étaient impugnes.
07:13et qui ont dû penser qu'il fallait même
07:16recourir quelque part à se défendre.
07:19C'était avant qu'on apprenne le décès du jeune Quentin,
07:21mais il n'empêche Éric Coquerel
07:23qui retourne d'une certaine manière à la situation.
07:26Éliott Mamad.
07:27Oui, c'est en effet ce à quoi on assiste
07:30de manière assez surprenante,
07:32mais également très idéologique sur la question.
07:35Et d'ailleurs, il y a quelque chose tout de même
07:36dont il faut prendre conscience.
07:38On a entendu tout de même des réactions
07:40généralement assez pacifiées
07:41de la part de la classe politique,
07:42ce qui est évidemment tout à fait nécessaire.
07:45La déclaration d'Emmanuel Macron
07:46par rapport à cet événement était intéressante.
07:48Je pense qu'elle était mesurée
07:49juste parce qu'il n'a à aucun moment
07:51cherché à mettre la faute sur le militant,
07:53bien que naturellement sur cette question-là,
07:55il y a encore beaucoup de flou dans l'enquête.
07:57Il a été un petit peu moins neutre,
07:59si je peux me permettre,
08:00à la mort de Naël,
08:01qui est mort lors d'un refus d'un ptopéré.
08:04Il avait tout de suite plus ou moins pris parti,
08:06Emmanuel Macron.
08:07Bien sûr, et en effet,
08:08l'une des difficultés de l'enquête,
08:10que ce soit de nos réactions médiatiques
08:11ou de l'enquête qui va ensuite être ouverte,
08:13c'est que vraisemblablement,
08:14c'est l'un de ces rares affrontements
08:15où il n'y avait pas de caméra sur le moment,
08:17où il n'y avait aucun téléphone qui filmait.
08:18En tout cas, des images de cet affrontement
08:21n'ont pas été diffusées sur les réseaux sociaux,
08:23donc c'est aussi un peu difficile
08:24de savoir exactement dans quelles circonstances
08:26cela a eu lieu.
08:27Mais simplement, Emmanuel Macron a écrit
08:29« En République, on ne doit tuer
08:30au nom d'aucune idéologie ».
08:32Ce qui est évidemment une déclaration
08:34sur laquelle tout le monde peut s'accorder.
08:38Exactement.
08:39Il y a simplement tout de même
08:40une légère erreur d'interprétation à mon sens,
08:42c'est que là, le jeune Quentin
08:44n'a pas été agressé au nom d'une idéologie,
08:47mais en raison de la mécaractérisation
08:49de son idéologie.
08:51Parce qu'on a quand même une espèce
08:52d'inversement accusatoire
08:53où tout propos, toute conviction de droite
08:57est immédiatement qualifiée de fasciste.
09:00Et naturellement, au nom du fasciste...
09:01C'est ce qui apparaît, à mon sens,
09:02dans une grande majorité des médias aujourd'hui.
09:05C'est un petit peu diminuer
09:07la gravité des choses, Gilles Boussamo.
09:09Alors, il y en a qui ont eu plus de courage
09:12que d'autres.
09:12David Lissnard,
09:14qui a réagi ce matin assez rapidement,
09:16alors que le jeune homme était en état
09:18de mort cérébrale.
09:18Ces militants d'extrême-gauche
09:19se disent anti-femmes.
09:20Mais ils sont totalement fascistes,
09:21car ils sont totalement sectaires
09:23et agissent en faisceaux totalement violents,
09:24jusqu'à tuer ceux qui ne pensent pas comme eux.
09:27Il poursuit.
09:28La gauche, qui se dit républicaine,
09:29doit clairement et totalement aussi
09:31couper tout lien avec l'extrême-gauche,
09:33dont LFI.
09:35Ça, c'est un sujet aussi.
09:38ce lien qu'entretient quand même
09:40le Parti Socialiste
09:41avec LFI, Gilles Boussamo.
09:43Oui, bien sûr.
09:44D'ailleurs, je pense que ça leur pose problème
09:46pour certains.
09:46C'est ce lien entre l'extrême-gauche
09:49ultra-violente et le Parti Socialiste,
09:50qui au départ n'étaient absolument pas
09:53dans cette obédience-là.
09:55D'ailleurs, on voit régulièrement,
09:56on peut entendre
09:58les classiques du Parti Socialiste
10:00qui n'ont jamais connu cette période-là
10:02au moment de leur activité politique.
10:05et donc, ils ne savent pas trop
10:07comment s'en défaire aujourd'hui.
10:08Et d'ailleurs, on peut remarquer également
10:10une chose, c'est qu'au moment,
10:11dans cette journée où se sont déroulés
10:13les faits avec la venue de Rima Hassan,
10:15l'université de Lontrois elle-même
10:17était l'objet d'une conférence sur la guerre.
10:23Conférence qui était perturbée
10:24par des militants d'ultra-gauche.
10:25Sincèrement, appelons ça un meeting.
10:26Rima Hassan, c'est une plaisanterie.
10:28Une conférence de Rima Hassan
10:29qu'on n'a jamais vue, calme,
10:31mais modérée,
10:33elle ne parle déjà que de la Palestine
10:3599% du temps,
10:36c'est ce qu'elle aurait certainement fait,
10:37c'est ce qu'elle a sans doute fait.
10:39Que fait Rima Hassan à Sciences Po ?
10:42J'ai envie de demander des comptes
10:43au ministre de l'Enseignement supérieur.
10:45Absolument.
10:46Et donc, pendant ce temps-là,
10:48si vous voulez,
10:50cette conférence qui avait lieu
10:51en même temps à l'université de Lyon 3
10:52a été perturbée par des militants d'ultra-gauche,
10:55mais ils ne se sont pas fait attaquer
10:56pour autant par des nazis, des fascistes.
10:58Voilà, c'est étrange.
11:00Ça fait bien de le souligner.
11:01D'ailleurs, la question du jour,
11:03j'en profite au sujet de ces graves violences à Lyon.
11:05Faut-il interdire les meetings de Rima Hassan ?
11:07Eh bien, vous êtes 98% à dire oui.
11:10Voilà, c'est sans appel.
11:12Et alors qu'on a appris,
11:13donc, je vous le rappelle,
11:15aux auditeurs,
11:16la mort du jeune Quentin,
11:17juste avant 19h.
11:19Alors, on poursuit nos débats dans quelques instants
11:20avec Gilles Boussingot et Eliott Maman.
11:23Toujours en compagnie de Gilles Boussingot
11:25et Eliott Maman.
11:27On en sait davantage, messieurs,
11:28sur le profil de l'assaillant
11:30qui a succombé hier à ses blessures
11:32touchées par les tiers d'un militaire
11:34après qu'il ait menacé des gendarmes
11:35sur l'arc de Triomphe.
11:36Alors, le pédigré est quand même assez fabuleux.
11:39L'assaillant français se nomme Brahim Barir.
11:43Il n'avait été libéré qu'il y a un mois et demi.
11:45Donc, en décembre dernier,
11:46après avoir été condamné en 2013
11:48pour terrorisme en Belgique,
11:50où il avait poignardé deux policiers.
11:52Il avait été condamné à 17 ans.
11:54Alors, déjà, il ne les a pas faits.
11:55C'est la première chose.
11:57Et cet homme était quand même inscrit
11:59au fichier Imi-Casque.
12:03Il l'obligeait à pointer tous les jours
12:04au commissariat.
12:05Résultat, il se retrouve sous l'arc de Triomphe
12:08et il s'en prend à des forces de l'ordre.
12:12Vraiment, un dysfonctionnement,
12:14comme l'indique Reja Belage,
12:16qui était ce matin l'invité d'Eliott Deval
12:19et pas Maman, qui est dans ce studio.
12:22L'individu devait pointer à 10 heures,
12:24ce qu'il n'a pas fait.
12:25Il n'a pas le droit de quitter le nez.
12:27Mais si mes collègues des renseignements
12:28avaient l'info comme quoi,
12:29à 10 heures, il n'avait pas pointé,
12:31tout de suite, immédiatement,
12:32on aurait peut-être pu le géolocaliser avant.
12:34Il faut savoir que ces individus,
12:36quand ils sortent de prison,
12:37on sait qu'ils sont encore radicalisés.
12:39Ils sont pris en charge
12:40dans le cadre du dispositif Perse,
12:42qui est un programme d'accueil individualisé
12:45et de réaffiliation sociale.
12:47C'est nous qui payons des impôts
12:48et qui payons ce dispositif-là.
12:50Dans ce cadre de ce dispositif-là,
12:51la majorité des individus sont radicalisés.
12:54C'est-à-dire que vous mettez,
12:55je ne sais pas moi,
12:55une cinquantaine d'individus
12:56qui sont radicalisés
12:57en lien tout le temps, en fait.
12:59Et donc, comment voulez-vous
13:01les déradicaliser ?
13:02Alors, ils font des sorties en musée,
13:03des sorties récréatives
13:05pour se réinsérer.
13:06Quand vous avez des outils
13:07que vous mettez à la disposition
13:08de ces individus
13:09et que vous voyez qu'ils ne fonctionnent pas,
13:11il faut revoir ce dispositif.
13:13Mais il a raison,
13:15Reda Bellage.
13:16Ça sert à quoi,
13:17tous ces dispositifs ?
13:19En plus, cet homme n'a effectivement
13:21pas fait ses 17 ans de prison.
13:24Que faire, Elliot Mamane ?
13:25Oui, absolument.
13:26D'abord, une première chose,
13:28au-delà de l'échec manifeste
13:30de nos politiques de déradicalisation
13:32à l'heure actuelle,
13:33c'est peut-être d'estimer
13:34que pour un certain nombre de crimes,
13:35notamment ceux qui se réfèrent
13:36au terrorisme,
13:37les remises de peine
13:38pour bonne conduite,
13:39comme elles existent,
13:41pourraient être écartées.
13:42Parce que ce qui frappe tout de même,
13:43c'est qu'il y a une décision de justice.
13:45D'ailleurs, au vu des faits
13:46qui lui étaient reprochés à l'origine,
13:47on peut même se demander
13:48dans quelle mesure 17 ans
13:49ce n'était pas déjà
13:50un tout petit peu faible.
13:51Mais il y a une décision de justice
13:52qui ensuite n'a pas été
13:54véritablement appliquée
13:54parce qu'il a bénéficié
13:56de remises et de préférences
13:57du fait de sa bonne conduite
13:58au cours de son incarcération.
14:00Et ça, peut-être que,
14:01puisque l'on sait qu'en plus,
14:02les terroristes sont formés
14:04à bien se comporter
14:04à partir du moment
14:05et sont emprisonnés,
14:07prison dans lesquelles,
14:07bien souvent,
14:08il y a également des sujets
14:09par rapport à la radicalisation
14:10d'un certain nombre de détenus
14:11et donc ils ne vont pas
14:12nécessairement être forcés
14:13à ne plus pratiquer leur foi,
14:15leur idéologie,
14:16comme ils en avaient l'habitude.
14:19Peut-être qu'il devrait y avoir
14:20une politique d'incarcération spécifique.
14:22C'est évidemment toute la question
14:23que l'on se pose régulièrement
14:25sur ce genre d'affaires.
14:26Mais il y en a déjà,
14:26Vendant Le Vieil,
14:27il y a un quartier
14:29pour le terrorisme
14:30et avec justement
14:31un programme de déradicalisation.
14:32Mais manifestement,
14:33c'est un échec,
14:34Gilles Boussingou.
14:35Si on m'étonne justement,
14:37c'est qu'il avait été condamné
14:39à 17 ans de réclusion en Belgique.
14:41Il avait été transféré en 2015 en France.
14:43Absolument, oui.
14:43Après deux ans, je crois.
14:44Comment la France a pu
14:46écourter la peine
14:46sous preuve de bonne conduite
14:48d'une décision
14:49qui était de l'autorité belge ?
14:51C'est ça que je n'arrive pas à comprendre.
14:52Je n'ai pas du tout les détails
14:53de l'affaire.
14:55On n'a pas l'information,
14:56mais enfin, ce qu'on voit,
14:57c'est que...
14:57Parce qu'il n'avait pas été condamné
14:58par la justice française,
14:59mais par la justice belge.
14:59Donc quand la justice française
15:00qu'il accueille
15:01pour son incarcération,
15:03peut décider qu'il y a
15:04une libération anticipée
15:05pour bonne conduite.
15:06Ou il y a une confusion de droits.
15:10Je ne comprends pas la situation.
15:11Oui, alors on nous dit
15:12que les prisons sont pleines.
15:14Peut-être que cela explique cela.
15:16Et puis toujours
15:16l'application des peines.
15:18C'est un juge
15:19qui a dû en décider ainsi.
15:20J'imagine qu'il a peut-être
15:21mauvaise conscience ce soir.
15:23En tout cas, cet homme est mort
15:24puisque fort heureusement
15:26pour le gendarme
15:27qui a été visé par cet assaillant,
15:29et bien un militaire a réagi
15:31et lui a tiré dessus.
15:33Et c'est donc
15:34que cet individu est décédé.
15:36Messieurs, je voulais vous faire
15:37réagir aussi
15:38à cette affaire Epstein
15:39qui semble passionner la France.
15:42Je ne sais pas si vous avez guetté
15:43la réaction de Yael Braun-Pivet,
15:46la présidente de l'Assemblée nationale,
15:47quand un journaliste lui demande
15:49pourquoi elle refuse
15:51une commission d'enquête parlementaire
15:52sur les fichiers Epstein.
15:54Elle est très agacée.
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