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  • il y a 8 minutes
Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Stéphanie de Muru pour débattre des actualités du jour.

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00:00Toujours en compagnie de Georges Fenech et Vincent Roy.
00:04Et avant de parler de ces policiers qui appellent à manifester demain partout en France,
00:08je voulais quand même, puisqu'on parlait de l'Iran et de ces personnages extrêmement imprévisibles
00:14que sont Donald Trump, Vladimir Poutine,
00:16eh bien il y a eu un sondage assez intéressant, Opinion Way, pour Politix.
00:20Qui serait le plus crédible face aux puissants ?
00:22C'était évidemment une question qu'on va se poser avant de voter, certainement en 2027,
00:26vu le contexte inflammable du monde.
00:29Eh bien c'est Jordan Bardella qui arrive en tête, alors avec 35%,
00:34alors Jonathan Sicsou tout à l'heure disait seulement 35%,
00:37mais tout de même c'est intéressant de le signaler.
00:42Ça place le président du Rassemblement National devant Marine Le Pen, 33%, juste derrière lui.
00:48Donc Edouard Philippe, 30%, Bruno Retailleux, 26%, Gabriel Dattal, 23%.
00:53C'est étonnant ce sondage, enfin en tout cas c'est intéressant.
00:57Ça dit quelque chose Vincent Roy, on l'attaque toujours sur sa jeunesse et son manque d'expérience.
01:03Je ne sais pas ce que cela dit, c'est peut-être une impression,
01:08écouter sans, oui alors pour le coup on peut le dire, sans expérience de gouvernement,
01:15l'imaginer face à Trump ou à Poutine, oui ça me laisse rêveur et j'aurais tendance à dire que finalement de 35%, oui je comprends mal.
01:27C'est vrai que vous avez raison parce que 50% d'avis négatifs quand même sur la crédibilité de tous les prétendants à l'Elysée.
01:33Donc ça c'est vrai qu'il faut le préciser aussi.
01:36Voilà parce que vraiment ça me semble, enfin je ne sais pas ce qu'en pense en charge, mais c'est clair.
01:41Je m'interroge aussi.
01:41Oui, je m'interroge aussi.
01:42On n'a pas l'homme providentiel ou la femme.
01:45Alors, vous vous rappelez quand même que M. Macron a une cote de popularité extrêmement basse aujourd'hui.
01:54Et qui là aussi a-t-il été à la hauteur face à Trump, quand on a vu un Trump l'humilier régulièrement de manière assez scandaleuse, il faut le dire, sur la scène internationale, et encore récemment sur ses lunettes, etc.
02:10Je ne sais pas qui pourrait effectivement aujourd'hui dans la classe politique actuelle tenir tête aux grands puissants de ce monde.
02:17Il n'est pas de Gaulle qui veut.
02:18Il faut se forger une personnalité, il faut se forger une crédibilité.
02:22Mais il n'y a que le pouvoir, l'exercice du pouvoir qui peut donner cela.
02:26Alors, ce sondage, c'est un pari sur l'avenir.
02:29Les gens pensent que Jordan Bardella a les qualités pour devenir celui qui...
02:34Bon, c'est l'opinion du moment, dont acte, c'est tout ce que je peux dire.
02:38Le chanteur, le poète, le chanteur, le mémorialiste du 18e siècle disait que le cœur se brise ou se bronze.
02:48Mais le cœur ne se brise ou ne se bronze que devant des situations.
02:52Or, M. Bardella n'en a pas affronté beaucoup.
02:55Aucune.
02:55Aucune.
02:56Voilà, ça ne méritait pas plus que 5 minutes, mais je voulais vous faire commenter ce sondage.
03:01Ça prouve que le Rassemblement National est en bonne santé, dans les sondages, toujours.
03:05Alors, les policiers manifesteront demain, dans toute la France, 24 villes concernées à l'appel du syndicat Alliance.
03:13Alors, ce qui est assez étonnant, effectivement, c'est un fait inédit.
03:16Le syndicat Alliance, son représentant Loïc Travers me le disait tout à l'heure, il s'appelle les Français à les rejoindre.
03:22Alors, moi, je me dis que c'est vrai qu'il y a pas mal de convergence de luttes, finalement.
03:26Parce que quand on regarde de près la revendication de ces policiers, c'est évidemment leur manque de moyens dans leur travail.
03:34Mais aussi cette incapacité, c'est le comble pour eux, de ne pas pouvoir contenir l'insécurité grandissante dans notre pays.
03:41Et d'une, les normes, également, puisqu'eux aussi en ont des terribles, une paperasserie incroyable qui leur ronge leur vie privée.
03:51Ces manques de moyens, surtout de réponses pénales, quand ils arrêtent quelqu'un et qu'ils voient, finalement,
03:56qu'il n'y a pas vraiment de réponses.
03:59Georges Fenech, ça vous inspire quoi, cette manifestation ?
04:01Je suis d'accord avec tout ce que vous venez de dire, mais je rajouterai,
04:04il y a aussi une cause qui me paraît vraiment la plus profonde,
04:09c'est le manque de soutien que la police nationale attend.
04:13Qu'elle attend de sa hiérarchie, qu'elle attend de la classe politique,
04:18et qu'elle ne voit pas venir.
04:20Vous savez, cette crise des forces de l'ordre dans notre pays,
04:24moi je la suis depuis, j'ai calculé, depuis 45 ans.
04:28J'ai le souvenir, en 1980, des premières manifestations au Place Vendôme,
04:33des policiers, je me souviens même du nom du secrétaire général de la police à l'époque,
04:36M. Delplace,
04:38et qui manifestait sous les fenêtres de Robert Badinter.
04:41Déjà on criait, pas de réponse pénale, etc.
04:43Bon.
04:44Et ensuite, c'est toute l'histoire de la Ve République depuis 1981,
04:48c'est le sentiment d'abandon de la police nationale,
04:52même quelquefois avec la droite.
04:54Il y a eu quelques exceptions, notamment lorsque Nicolas Sarkozy était mis d'intérieur,
04:58ou quand M. Darmanin, plus récemment, était Place Beauvau.
05:01Et rappelez-vous, encore récemment, il y a deux ans, trois ans ou plus tard,
05:06il y a eu ces manifestations devant l'Assemblée nationale,
05:10où on criait, le problème de la police, c'est la justice.
05:13Donc vous voyez, ce manque de moyens,
05:15alors qu'il y a eu quand même des rattrapages budgétaires importants,
05:18même si on rattrape un retard considérable,
05:21c'est vraiment une crise de confiance, si vous voulez, dans notre société.
05:26C'est pour ça qu'ils appellent aussi les citoyens de se joindre à eux, voyez-vous.
05:30Moi je crois qu'il est temps, effectivement, qu'il y ait un sursaut.
05:35La police est le dernier rempart des institutions républicaines.
05:39Il faut qu'il y ait un sursaut, notamment de la classe politique,
05:41et que de grâce, on n'entende plus un chef de l'État dire,
05:46parler de violence systémique policière, de contrôle au faciès,
05:50un ministre intérieur qui est prêt à mettre le genou à terre,
05:54tout ce qu'on a vu depuis 2017.
05:56Et donc cela est en train d'exploser,
05:59et je pense qu'il y a beaucoup, beaucoup de Français qui soutiendront ce mouvement.
06:03Vincent Roy, sans compter, je vous laisse réagir sur ce point,
06:06mais sans compter qu'il y a eu les chiffres hier, justement, du ministère de l'Intérieur,
06:10avec des signaux tous à la hausse.
06:13Alors on va justement parler de Laurent Nunez,
06:15et on va l'écouter dans quelques instants, qui relativise,
06:17mais enfin, plus 5% pour les violences physiques,
06:20agressions sexuelles, plus 8%, tentatives de domicile, plus 5%.
06:24Et puis également, le refus de tempérer,
06:27qui est un vrai sujet pour les forces de l'ordre.
06:30Deux choses.
06:31La première sur la police.
06:32Je crois que ce qui est nouveau,
06:34c'est que depuis, depuis, depuis finalement assez peu de temps,
06:38c'est que des partis politiques,
06:40je dis des, mais un en particulier,
06:42a stigmatisé, a stigmatisé la police,
06:45en disant que la police tue.
06:47Ça c'est un fait nouveau, Georges,
06:49que vous n'aviez pas il y a 45 ans.
06:51Vous n'entendiez pas un parti politique,
06:52quel qu'il soit, c'est un vrai dévoiement.
06:54Et donc, à partir de là...
06:56Voir qu'elle est raciste.
06:56Voilà, et vous avez rappelé tous les autres problèmes de la police,
07:01et notamment l'absence de la réponse pénale dont ils se plaignent,
07:04ça c'est tout à fait exact.
07:06Mais maintenant, ils ont vraiment besoin du soutien,
07:09et du soutien de la population,
07:11puisque ces partis politiques en ont remis une louche,
07:14si vous voulez, encore, au milieu de toutes leurs difficultés,
07:16les voici discrédités par une partie,
07:20sans doute pas si importante que cela,
07:21mais importante tout de même pour eux,
07:23de la population.
07:24Mais la majorité des Français les soutiennent,
07:26Alors, en tout cas, les auditeurs d'Europe 1, ça c'est sûr,
07:29puisque preuve en est la question du jour.
07:31Est-ce que vous comprenez la colère des policiers ?
07:33Vous avez d'ailleurs encore du temps pour répondre,
07:35mais mes chers auditeurs,
07:3698% d'entre vous, pour l'instant,
07:39disent oui, sans réserve.
07:43Donc, c'est vrai que les Français sont plutôt en soutien de leur police,
07:47et comprennent qu'ils ont le plus grand mal à contenir l'insécurité.
07:51Alors, je vous parlais de cette réaction de Laurent Nunez,
07:53qui est assez intéressante quand même,
07:54parce qu'à la lumière de ces chiffres de l'insécurité,
07:58qu'on ne peut pas nier,
07:59puisqu'en plus ils viennent de son ministère,
08:01écoutez la réponse de Laurent Nunez,
08:04qui cherche à relativiser.
08:06Il y a une montée des violences,
08:07qu'on retrouve sur l'augmentation des coups de blessure volontaire,
08:10notamment, mais on ne vit pas dans la France orange mécanique,
08:12il faut arrêter de raconter n'importe quoi,
08:14on n'est pas dans une France coupe-gorge.
08:16Il y a effectivement des items de la délinquance qui augmentent,
08:18il y en a qui baissent,
08:19et il y a une détermination forte des forces de sécurité intérieure
08:21pour lutter contre cela.
08:22Vous savez, quand on utilise des mots comme ça,
08:24il faut faire attention aux mots qu'on emploie.
08:25On a une image, la France à l'international,
08:27je tiens quand même à rappeler
08:28qu'on a explosé la fréquentation touristique en 2025,
08:31notamment à Paris,
08:33où certains disent que c'est devenu un coupe-gorge.
08:35On a explosé la fréquentation touristique.
08:37Donc voilà, il faut rester raisonnable,
08:38quand on est un responsable politique,
08:40on défend aussi les intérêts de son pays.
08:41– Sous-entendu, ceux qui disent le contraire
08:43ne les défendent pas,
08:44ces intérêts, enfin moi je veux bien,
08:47Vincent Roi, mais bon, les chiffres parlent.
08:48– Les chiffres parlent,
08:50et surtout, ce qui m'a frappé dans ces chiffres,
08:55c'est le portrait robot du délinquant,
09:00du nouveau délinquant, du délinquant 2025,
09:03il est de plus en plus jeune.
09:06– Je suis quand même surpris,
09:09je suis surpris,
09:11pardon, je t'interromps plus.
09:12– Non, non, non, je suis frappé
09:14par la jeunesse des délinquants.
09:16Et je voulais là-dessus,
09:18j'ai trouvé,
09:19enfin ce n'est pas une trouvaille,
09:20mais j'ai trouvé quelque chose
09:21qui à mon avis résume
09:22le problème de la société française aujourd'hui,
09:25tout ça étant lié à ce sondage
09:28sur la délinquance,
09:29sur sa hausse de délinquance
09:31et le rajeunissement de la population délinquante.
09:34Lorsque les pairs,
09:35c'est très très vieux,
09:37lorsque les pères s'habituent
09:39à laisser faire les enfants,
09:40lorsque les fils ne tiennent plus compte
09:42de leur parole,
09:43lorsque les maîtres tremblent
09:45devant leurs élèves
09:46et préfèrent les flatter,
09:48lorsque finalement les jeunes
09:50méprisent les lois
09:51parce qu'ils ne reconnaissent plus
09:53au-dessus de l'autorité de rien
09:55ni de personne,
09:56alors c'est là,
09:57en toute beauté et en toute jeunesse,
09:59le début de la tyrannie.
10:01Et c'est Platon.
10:02Dans la République de Platon.
10:03– C'est ça, oui.
10:04aujourd'hui, moi,
10:06ce qui me frappe chez notre ministre,
10:08c'est bien d'avoir rappelé cela,
10:09moi je le mets souvent
10:10d'ailleurs en épitapes
10:11de mes livres,
10:12ce qui est frappant
10:13chez M. Nunez,
10:15pour lequel j'ai beaucoup
10:16de respect par ailleurs,
10:17surtout quand il dirigeait
10:19la préfecture de police de Paris.
10:20– Oui, son discours a changé.
10:22– C'est une sorte de déni,
10:24le mot serait trop fort,
10:26mais de vouloir toujours
10:27un peu sous-estimer
10:28ou ne pas vouloir
10:30employer certains mots.
10:31Souvenez-vous devant
10:32Sonia Mabrou
10:33qu'il avait beaucoup de mal
10:34à donner les chiffres réels
10:36de l'immigration,
10:37notamment clandestine.
10:39De même qu'il disait très clairement
10:40moi je ne parle pas du lien
10:41entre l'immigration
10:42et la sécurité,
10:44alors qu'il existe,
10:45qu'il est prouvé,
10:47qu'il est établi aujourd'hui.
10:48– Sauf pour les journalistes
10:49de complément d'enquête.
10:50– Oui.
10:51– Et là,
10:53maintenant que les chiffres
10:54qui sortent de son ministère,
10:56il ne s'agit pas
10:56de chiffres extérieurs,
10:58qui montrent l'explosion
11:00de la délinquance violente
11:01dans tous les domaines,
11:02que ce soit
11:03les règlements de comptes,
11:05les homicides,
11:05tentatives d'homicide,
11:06les violences conjugales,
11:07tout ce que vous voudrez,
11:09il y a simplement,
11:10effectivement,
11:10les atteintes au bien
11:12qui diminuent,
11:12tant mieux,
11:13mais on est dans une société
11:15d'une violence extrême
11:16et jamais inédite, quoi.
11:18Et il y a évidemment
11:20un lien,
11:21ne serait-ce que
11:21toutes les agressions
11:22dans les transports
11:23qu'on connaît,
11:23les agressions sexuelles,
11:25entre l'immigration
11:26et cette insécurité.
11:27Je crois que
11:28ça serait inutile
11:29de le nier,
11:29et grave de le nier.
11:31Donc, moi,
11:31c'est ça qui me frappe,
11:32c'est toujours
11:32cette façon
11:34de vouloir considérer
11:35qu'on exagère.
11:37Surtout, attention,
11:37si vous dites ça,
11:38vous allez donner
11:39une mauvaise image
11:39de la France.
11:40– Bon, mais,
11:41il vaut mieux agir,
11:42peut-être.
11:43– Les Chinois sont au courant
11:44de ce qui se passe en France.
11:45– Vous avez vu,
11:45il y a un Chinois
11:45qui s'est fait dépouiller
11:46de 7 millions d'euros,
11:47quand même.
11:47– Ah, je n'ai pas vu ça.
11:48– Ah oui, si, si,
11:49il y a eu un cambriolage,
11:50apparemment,
11:51d'un milliardaire chinois.
11:52Enfin, j'imagine
11:53qu'il y ait des milliardaires
11:54pour avoir...
11:54– Home Jacking, non ?
11:55– Oui, Home Jacking.
11:567 millions de butins,
11:57quand même.
11:57– Oui, mais ça,
11:58ça se saura là-bas.
11:59– Ah, oui,
11:597 millions, quand même.
12:01En tout cas,
12:02il y en a qui,
12:03eux,
12:03prennent des tours de vie.
12:05Je ne sais pas
12:05si vous avez vu aujourd'hui,
12:06c'est le Danemark
12:07qui annonce
12:08que les étrangers condamnés
12:10à des peines
12:10d'au moins un an de prison,
12:12eux,
12:12seront automatiquement
12:13expulsés du pays.
12:14Alors, ce n'était pas le cas
12:15actuellement,
12:16devinez pourquoi ?
12:17À cause des conventions,
12:18eux aussi,
12:18ils ont leurs problèmes
12:19et leurs conventions internationales
12:21qui protègent la vie familiale.
12:23Mais enfin,
12:23ils sont bien déterminés
12:24à le faire
12:24et je rappelle
12:25nos chers auditeurs
12:26qu'il s'agit
12:27d'un gouvernement de gauche.
12:29– Il s'agit
12:29d'une sociale démocratie
12:31qui a fait l'union
12:32de toutes les forces politiques
12:34autour de ce thème
12:35de l'immigration
12:36et qui a réduit,
12:37d'ailleurs,
12:38de manière drastique
12:39l'immigration
12:40en asséchant
12:41toutes les,
12:42je dirais,
12:43les sources
12:43d'immigration,
12:45c'est-à-dire
12:45les prestations sociales
12:46et les accès
12:48trop faciles
12:48à la naturalisation.
12:50– Pourquoi c'est aussi difficile
12:52chez nous,
12:53mon cher Vincent ?
12:53– Pourquoi c'est aussi difficile
12:55parce que,
12:56d'abord,
12:56parce que nous n'avons pas
12:57la même structure politique,
12:59nous n'avons pas
13:00le même esprit,
13:02nous n'avons peut-être
13:03pas non plus
13:03le même courage
13:04et c'est ce courage-là
13:06qui va être
13:07sollicité,
13:09c'est le courage
13:09des Français
13:10qui va être sollicité
13:11en 2027.
13:12On va voir ce qu'il dit
13:13sur ces questions.
13:14– On va voir,
13:14on va voir,
13:15en tout cas,
13:16on se retrouve dans quelques instants
13:17avec Maëlle Hassani
13:18sur le point de l'actualité
13:19juste après la pub.
13:20– Sous-titrage Société Radio-Canada
13:20etiste senin
13:21– Sous-titrage Société Radio-Canada
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