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  • il y a 1 heure
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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00:0016h-18h, Pascal Praud sur Europe 1.
00:04Où s'arrête l'humour et où commence le militantisme politique ?
00:07Écoutez, franchement c'est assez facile de voir la frontière, si vous me permettez.
00:13Jérémy Patrier-Lettus, hier en commission d'enquête parlementaire,
00:17a parlé de Merwane Benlazard et de Charline Von Honecker.
00:21Compte tenu des chroniques récentes de Merwane Benlazard et de Charline Von Honecker sur France Inter,
00:26qui ont suscité l'émoi d'une partie des Français,
00:28« Je proposerai aux rapporteurs et au bureau de la commission
00:30que nous puissions mener des auditions pour répondre à une question difficile.
00:34Où s'arrête l'humour et où commence le militantisme politique ? »
00:38Ce qui est difficile, c'est pas de le voir parce que tout le monde le voit, tout le monde le comprend.
00:42Ce qui est difficile, c'est de le formaliser.
00:44C'est cela, parce qu'après les uns et les autres vont dire « mais non, c'est l'humour, vous n'avez pas compris, etc. »
00:49Mais tout le monde comprend et notre ami ce matin, Laurent Tessier, était d'une efficacité redoutable
00:55parce que tout simplement, il montrait à écouter.
00:58Donc écoutez, par exemple, le 7 janvier sur France Inter, ce que dit Merwane Benlazard.
01:05Mettre un facho au micro, c'est légitimer ses idées.
01:08À quel moment c'est devenu une bonne chose de recevoir tout le monde ?
01:11Dans les médias belges francophones, il y a ce qu'on appelle le cordon sanitaire.
01:15Pas de parole donnée à l'extrême droite.
01:18On devrait s'en inspirer, c'est ça que je veux dire.
01:19Bon, ça, il a le droit de le dire d'ailleurs, mais ce n'est pas de l'humour, c'est un édito.
01:25Mais surtout que le cordon sanitaire, il devrait plutôt s'appliquer à cet individu-là
01:27qui tire des propos misogynes absolument abjects.
01:30En plus, et qu'on a rapporté d'ailleurs, parce qu'il a exhumé ce qu'il avait dit sur les réseaux sociaux
01:36et notamment sur les femmes qui devaient rester à la maison.
01:39À la cuisine, sinon elles seraient grosses.
01:42Merwane Benlazard, il est quand même sur France Inter.
01:46Écoutez ce qu'il disait il y a quelques mois.
01:48Avant, les flics, quand ils tuaient des jeunes, ils avaient des problèmes.
01:50Et aujourd'hui, les flics, quand ils tuent des jeunes, ils ont des cagnottes.
01:52Donc, il faut adapter le scénario, il faut qu'il y ait une suite.
01:55Alors là, on peut considérer qu'il veut faire de l'humour.
01:58Il y a une tentative d'humour.
02:00Exactement.
02:00On va être le plus honnête possible.
02:02Ça ne me fait pas rire.
02:03Mais on veut...
02:05C'est un discours politique.
02:07C'est un discours politique.
02:08On peut considérer précisément que cette phrase-là, il joue sur le mot cagnotte, etc.
02:14Il veut faire rire, mais c'est un...
02:16Oui, mais quand toutes les vannes ont la même couleur, c'est ça le problème.
02:19Mais moi, ce qui me fascine...
02:20Vous connaissez, moi j'essaye toujours d'être le plus honnête intellectuellement.
02:23Moi, ce qui me fascine, mais vraiment, c'est que la gauche a l'impression d'être neutre.
02:29Et a l'impression que la droite est orientée.
02:31Vous voyez ce que je veux dire ?
02:32Un humoriste de gauche qui ne fait que des blagues de gauche, voire d'extrême-gauche,
02:36il a l'impression de faire de l'humour neutre.
02:37Mais non, ce n'est pas politique, c'est neutre.
02:39Et c'est la droite qui est orientée.
02:41Je trouve ça fascinant.
02:42Et quand tu es de gauche, tu es neutre.
02:43Quand tu es de droite, tu es orienté.
02:44C'est extraordinaire.
02:45Écoutez, alors là, en revanche, l'extrait que vous allez entendre
02:49ne souffre d'aucune interprétation possible.
02:53Jean-Dan Bardella a un vrai métier, il est raciste professionnel.
02:56Bon, ben là, il est raciste professionnel, il a un vrai métier.
03:01Bon, ben c'est une déclaration politique.
03:02Mais quand on a le CV de cet homme-là, faut oser.
03:04Quand on a le CV de Merwane Benlazart, faut oser.
03:06Parce qu'il s'est fait virer de cet avou quand même.
03:08Et Rachid Haddati avait mis une pression très forte.
03:11Mais il est sur France Inter.
03:12Mais il est sur France Inter.
03:13Et qu'est-ce qu'il avait dit sur Rachid Haddati ?
03:15Ce n'était pas du racisme ?
03:15Quand il avait dit, je savais que j'allais me faire virer,
03:18mais je ne pensais pas que j'allais me faire virer par une arabe.
03:20Ça, ce n'est pas tendacieux, ça ?
03:23Là, vous voyez encore, on peut considérer
03:26qu'il est dans le cadre de son métier d'humoriste.
03:30On peut.
03:32Je pense que c'est un idéau.
03:34Non, mais la frontière est fine.
03:36Avec Merwane Benlazart, la frontière, elle est franchie depuis très très longtemps.
03:39Elle est propos misogynes, mais il n'y a aucun humour.
03:41Là, par exemple, on peut même considérer, pourquoi pas,
03:44qu'il y a une volonté.
03:46Alors, après, on rit, c'est subjectif.
03:48Mais c'est quoi l'idéologie de ce monsieur ?
03:50C'est quoi l'idéologie de ce monsieur ?
03:51C'est rien, d'ailleurs.
03:52Mais en revanche, c'est un homme qui...
03:53Moi, j'ai une petite idée.
03:54Non, mais moi, je n'en sais rien à son idéologie.
03:56Mais manifestement, il attaque les gens de droite.
04:00Je ne pense pas que ça s'arrête là.
04:04Je ne pense pas que ça soit qu'une idéologie d'extrême-gauche.
04:07On va continuer.
04:08On va mettre les femmes à la cuisine et qu'on dit qu'elles sont le gros ciel le quitte.
04:11Pour le président d'un commission d'enquête.
04:13On va continuer, cher ami.
04:15On va continuer.
04:15C'est la pause.
04:18Si vous voulez continuer à être payé, on va écouter un peu de publicité.
04:25Il a un mariage à payer.
04:26Je viens gratuitement.
04:27Oui, bien sûr.
04:3016h57.
04:31Vous êtes bien seul.
04:36Europe 1.
04:3816h-18h, Pascal Praud et vous.
04:40Où s'arrête l'humour et où commence le militantisme politique ?
04:44Nous sommes avec Sarah Salman, Georges Fenech, Gérard Carrérou, Gauthier Lebrecht et Olivier Guénèque.
04:49La frontière, c'est simplement qu'on pourrait rire.
04:52La difficulté, je trouve, de tous ces humoristes, c'est souvent que ce n'est pas drôle.
04:56Je les trouve un peu hargneux.
04:58Je les trouve pas très légers.
05:00Je ne trouve pas qu'ils ont un talent fou.
05:02C'est vrai que c'est dur, le talent.
05:04Il y a tellement de gens qui s'essayent au stand-up.
05:06Il y a trop de comiques, peut-être.
05:08Et très peu sont drôles, effectivement, pour un des proches, pour un Coluche, pour un Gad Elmaleh aujourd'hui.
05:14Il y a une foultitude de gens que je trouve vraiment pas drôles.
05:17Mais c'est tellement difficile, en même temps, de monter sur scène et de vouloir faire rire.
05:22Regardez, dans la génération des cinquantenaires, des quincas, des sexagénaires,
05:28qui, vraiment, fait l'unanimité ?
05:30Valérie Lemercier ?
05:32Gad Elmaleh ?
05:32Gad Elmaleh ?
05:33Harry Habitant ?
05:34Harry Habitant, qui est plus jeune.
05:36Élie Semoun, qui le trouve vraiment très drôle.
05:40Les Inconnus, bien évidemment.
05:42Florence Forestier.
05:44Florence Forestier.
05:45Muriel Robin.
05:46Alon Manoff.
05:48J'aime bien.
05:49Oui, oui, oui.
05:50Elle a une carrière reconnue.
05:52Non, mais j'ai rien de trop comme et je vous l'attire.
05:56Vous avez...
05:57Non, mais elle a une vraie carrière.
05:58C'est tellement difficile de faire rire sur scène et de monter sur scène et d'avoir
06:03du talent que moi-même, qui n'ai jamais fait ce genre de job, je bénis ceux qui
06:08le font, qui essayent de nous faire rire et je leur dis bravo.
06:12Le sujet, Pascal, ce n'est pas qu'il soit drôle ou pas drôle.
06:15Le sujet, c'est que c'est...
06:15C'est leur métier, quand même.
06:16Non, le sujet, c'est que ce n'est pas à nous de payer Mère Juan Benlazar avec nos impôts.
06:20Non, mais ça, vous avez raison.
06:21Ça, c'est que je ne veux pas payer ce mec.
06:23D'abord, vous ne dites pas ce mec, vous dites ce monsieur, ce thème.
06:26Alors, ce mec, c'est gentil par rapport à son CV, parce que je pourrais utiliser
06:29d'autres qualificatifs.
06:30Et j'en ai toute une...
06:31Charline Vanhoenacker, elle est militante, c'est son droit, mais effectivement, bien
06:37sûr que c'est son droit, mais elle est plus militante qu'humoriste.
06:40Écoutez ce qu'elle disait sur France Inter.
06:41D'ailleurs, en fait, ça n'a jamais encore été fait, ça, je crois, une version à colorier
06:45de Mein Kampf.
06:45Non, je ne crois pas, non.
06:46Si Netanyahou avait fait plus de coloriages quand il était petit, ça lui aurait peut-être
06:50appris à ne pas dépasser sur le territoire des autres.
06:53Alors, je sais bien que le rire est subjectif.
06:54Charline Vanhoenacker ne m'a jamais fait rire.
06:57Jamais je ne l'ai trouvée drôle.
06:58Alors, j'imagine que certains la trouvent drôle, puisque...
07:01Elle est même gênante, hein ?
07:02Je ne l'ai jamais trouvée drôle, mais je vous dis, j'imagine qu'il y a des gens
07:05qui m'écoutent et qui nous écoutent.
07:07Mais dans la salle de France Inter, on entend toujours des rires.
07:09Donc, je me dis, peut-être qu'ils se concertent avant.
07:10Oui, mais en plateau, tu ris quand même.
07:14T'as un humoriste devant toi, tu aides un petit peu l'humoriste.
07:16Tu ris, ça, c'est normal.
07:17C'est pas faux.
07:17C'est pas faux.
07:18Regardez-moi, quand je dis des petites choses, vous avez la gentillesse et la délicatesse
07:24de sourire.
07:27Charline Vanhoenacker, elle a tenu combien de chroniques quand elle a fait de la télé
07:30sur France 2 dans l'émission politique ?
07:31Pas très longtemps.
07:32Mais c'est ce que lui avait dit Thierry Ardisson.
07:34Absolument.
07:34Parce que Thierry Ardisson l'avait « claché », entre guillemets.
07:39Et comme elle n'a pas beaucoup de répartie, parce que ces gens, ils sont très forts quand
07:43ils sont tout seuls.
07:44Mais oui, parce que là, tu ne les entends plus.
07:46Tu ne les entends plus.
07:47Non, elle l'a dit « est-ce que vous voulez réagir ? »
07:48Elle dit « non, non, c'est bon. »
07:48Mais non, parce qu'elle ne pouvait pas.
07:49Ah oui, il n'était peut-être pas armé pour réagir.
07:50Mais parce que, attention, Ardisson devant toi, vous savez qui c'est Ardisson ?
07:54Quand vous l'aviez devant lui, devant vous, bien sûr, c'était…
07:59Parce qu'en fait, Ardisson, il a beaucoup de talent.
08:03C'est ça la réalité.
08:04Certains ont su lui répondre, comme Sarah Salman, par exemple.
08:06Merci.
08:08Elle a eu un excellent échange avec Thierry Ardisson, Sarah Salman.
08:11Mais évidemment.
08:11Donc quand on a les qualités, il répondait que pour lui répondre.
08:14Merci Gauthier.
08:14Mais parce que, Sarah, vous êtes brillante, intelligente, douée…
08:18Ah bah merci, c'est pas souvent que vous me faites un compliment.
08:20Et que vous avez du caractère, c'est intéressant.
08:22Et de la répartie.
08:23Et de la répartie, bien sûr, Sarah.
08:25Et vous savez, l'admitier et la tendresse que nous avons pour vous.
08:28Merci.
08:29Charline Vandonecker, quand elle parlait de Trump sur France Inter.
08:32On a d'un côté une féministe progressiste humaniste pro-LGBT,
08:36et de l'autre un misogyne conservateur raciste homophobe.
08:38Bon bah ça, c'est pas drôle.
08:41C'est un éditeur.
08:42Non, et puis si elle veut trouver des misogynes,
08:43elle aura son copain, Merwane Benlazart, dans les couloirs de France Inter.
08:45Elle pourra lui en parler.
08:46Et pour terminer, écoutez ce qu'elle disait sur le média vert.
08:49Il est possible qu'on vive une vague très réactionnaire,
08:52parce que de toute façon, elle arrive de l'Est et de l'Ouest.
08:54Mais on résistera, parce qu'il faut…
08:56Voilà.
08:56Donc, potentiellement, on peut perdre une bataille, là,
08:59mais il faut qu'on perde avec panache.
09:01Bon, alors, elle est engagée, politiquement.
09:03Elle pense que le Rassemblement National est un danger pour la France.
09:07Pourquoi pas ?
09:08Elle étiquetait tout le monde d'extrême droite.
09:11Alors, elle va mettre ses news, évidemment, européens, l'ERN, tout ça.
09:16Merwane Benlazart, il est d'extrême droite,
09:17il veut mettre les femmes à la cuisine, sinon elles sont en baisse.
09:18Mais au-delà de ça, la présidence,
09:22cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public,
09:24j'ai l'impression vraiment qu'elle marquera.
09:26Et elle marquera, pourquoi ?
09:27Parce qu'il y a une révélation,
09:30quelqu'un qui crève l'écran,
09:32c'est effectivement Charles Aloncle,
09:35parce qu'il est exceptionnel.
09:36Mais on a un président qui vient de se réveiller, là.
09:38Oui, vous avez parfaitement raison.
09:40Il faut le saluer.
09:41Il s'est complètement réveillé.
09:42Mais il est devenu, je trouve, Charles Aloncle,
09:44un personnage en quelques jours,
09:46parce que, pourquoi ?
09:47Parce qu'il a des qualités,
09:49parce qu'il est intelligent,
09:50parce qu'il est travailleur,
09:51parce qu'il est informé,
09:53parce qu'il est clair,
09:53parce qu'il est méthodique,
09:54parce qu'il est structuré,
09:56parce qu'il est calme,
09:57parce qu'il est imperturbable,
09:58parce qu'il est courtois,
10:00et que, contrairement à ses collègues,
10:04il donne le sentiment
10:04de ne jamais avoir peur de rien,
10:07de personne.
10:08Voilà.
10:10Il fait honneur
10:10à l'Assemblée nationale.
10:14J'ai eu peur que vous arrêtiez
10:16au milieu d'une phrase,
10:16et j'ai eu peur
10:18qu'il vous soit arrivé quelque chose.
10:20Il réabilite.
10:20Mais non, mais c'est vrai,
10:21mais il est remarquable.
10:22Vous avez vu Libération ce matin ?
10:25Vous avez vu les coups qu'il reçoit ?
10:26Vous avez vu comment réagit
10:27l'ensemble de l'espace médiatique ?
10:30On va écouter Quotidien hier soir.
10:32M. Julien Belvert,
10:33qui a attaqué le président
10:35de la commission.
10:37Il a attaqué le président
10:38de la commission,
10:39Jérémy Patrier-Lettus.
10:41Parce que la poutre tremble,
10:43madame, messieurs.
10:44Écoutez l'émission Quotidien hier soir.
10:47Donc il est flic ?
10:47Oui, voilà.
10:48Alors déjà, on peut ne pas être d'accord
10:50avec ce qu'a dit évidemment cet humoriste,
10:52mais de là à le convoquer
10:53à l'Assemblée nationale
10:54pendant cette commission d'enquête,
10:55c'est quand même hallucinant.
10:56Vous n'êtes pas le président
10:57d'un tribunal de l'humour
10:59ou un tribunal de la censure.
11:00Vous êtes le président
11:01d'une commission d'enquête parlementaire
11:03qui décidément a de sacrés spécimens
11:04spécimens à sa tête.
11:06Vous vous rendez compte
11:06le terme qu'il emploie ?
11:08Spécimens.
11:09Spécimens, c'est injurieux.
11:11Vis-à-vis de parlementaires,
11:12c'est vraiment injurieux.
11:14Injurieux, en tout cas,
11:14ce n'est pas convenable.
11:15Mais de dire qu'on est un spécimen,
11:18ce n'est pas non plus une insulte.
11:20Le problème, c'est qu'aujourd'hui,
11:23tout le monde...
11:24Si vous disiez que vous êtes
11:24un spécimen du journalisme...
11:26Sans compliment.
11:27Écoutez, franchement,
11:28par rapport à ce que j'entends,
11:29c'est léger.
11:31C'est la chose la plus légère
11:34que j'entends.
11:34Si vous me permettez.
11:38Que dites-vous, Olivier Guenet ?
11:39Est-ce que je peux ajouter
11:39quelque chose sur les humoristes ?
11:41Oui.
11:42On remarque que
11:43tous les humoristes sont de gauche,
11:44etc.
11:45Mais est-ce que vous savez
11:46comment ils sont recrutés,
11:47par exemple, à Quotidien
11:48ou par exemple,
11:49sur France Inter ?
11:50Non.
11:50C'est des humoristes
11:51qui sont dans les comédie-clubs parisiens,
11:52dans lesquels tu ne peux pas faire
11:55de vannes sur les personnalités de gauche.
11:58C'est des vannes tout le temps
11:58sur les personnalités de droite.
12:00C'est un humour qui est toujours le même.
12:02Et je sais,
12:03parce que moi,
12:03j'y suis allé longtemps
12:04dans les comédie-clubs,
12:04j'aimais bien ça.
12:05Sauf que les vannes
12:06toujours sur les mêmes personnes,
12:08sur Zemmour,
12:09sur Le Pen,
12:10moi, ça m'a lassé,
12:10donc j'ai arrêté d'y aller.
12:12Mais ces humoristes,
12:12ensuite,
12:13ils filment leur passage,
12:14ça finit sur les réseaux
12:15et les chaînes de télé
12:16ou les radios
12:17les recrutent comme ça.
12:18Donc ils ont tous
12:19le même humour
12:20qui,
12:20donc ensuite,
12:22se comprend facilement.
12:22pas loin de la place
12:23de la République
12:24où ils viennent tester
12:25leurs blagues.
12:26Ben voilà.
12:26On ne va pas le citer.
12:27Là, les médias
12:28nous montrent une jeunesse
12:29et moi,
12:30il se trouve que je connais
12:30une autre jeunesse.
12:32Je connais des jeunes
12:32qui ne sont pas du tout
12:33comme ça.
12:34Je connais des jeunes
12:34qui sont très différents
12:36et cette jeunesse-là,
12:37on ne la montre jamais.
12:38Qui osent valer
12:38sur les personnalités
12:39de gauche,
12:40par exemple.
12:41Alors,
12:42je ne parle pas forcément
12:43d'un humoriste,
12:43mais ce que je veux vous dire,
12:44c'est que les médias
12:45nous montrent
12:46une certaine jeunesse
12:48toujours et tout le temps
12:49et que moi,
12:50j'en croise une autre.
12:51Bien sûr.
12:52C'est tout ce que je veux dire.
12:53Gauthier Lebrette,
12:53d'ailleurs,
12:54incarne ça.
12:55Jules Torres,
12:55il a 25 ans,
12:56il incarne ça.
12:57On ne parle pas du même métier.
12:58Il veut dire
12:59qu'il y a une autre jeunesse
13:00qui existe.
13:02Je dois m'exprimer mal
13:03de temps en temps.
13:03Non, non,
13:04j'ai compris.
13:04On a tous compris.
13:05Mais ce que je veux vous dire,
13:07c'est que cette jeunesse-là
13:09qui rit
13:10à ces humoristes-là,
13:11je l'entends,
13:12elle doit exister.
13:13Mais il y a aussi
13:13une autre jeunesse.
13:15Cette autre jeunesse,
13:16par exemple,
13:16qui incarne notre ami Gauthier,
13:19qui, effectivement,
13:20on la montre peu.
13:22On l'expose peu.
13:24Jules Torres,
13:24il a 25 ans, je crois.
13:2526 depuis la semaine dernière.
13:27Moi, je suis,
13:28effectivement,
13:28c'est un garçon
13:29qui est particulièrement doué,
13:31qui est journaliste chez nous,
13:32mais qui paraît
13:33d'une autre
13:34culture,
13:35d'une autre fibre.
13:36Et à son anniversaire,
13:37il y avait des jeunes aussi
13:38qui lui ressemblaient,
13:39qui nous ressemblaient.
13:40C'est tout ce que je veux dire.
13:41Effectivement.
13:41Et puis, je pense même
13:42qu'il y a...
13:42Tout le monde n'est pas...
13:44Wokiste.
13:44Non.
13:45Et je pense même
13:46qu'il y a une jeunesse
13:46qui en a tellement marre
13:47du politiquement correct,
13:49des woke,
13:50de cette chape de plomb
13:51qui pèse sur les universités,
13:54qui se réveille,
13:55qui se réveille
13:56contre tous ceux
13:57qui sont en plus,
13:58à mon avis,
13:58très minoritaires,
13:59qui veulent imposer
14:01une nouvelle censure.
14:02Moi, j'attends
14:03des jeunes humoristes
14:04qui ont une sensibilité
14:05de droite.
14:05Moi, je n'en connais pas.
14:06Mais tu sais pourquoi ?
14:07Parce qu'ils n'ont pas
14:08la place pour s'exprimer.
14:09Tu l'as dit toi-même.
14:10Il y a très peu d'antennes
14:11qui les recrutent.
14:12Il y en avait un.
14:14Gaspard Proust.
14:15Je pensais à Gaspard Proust
14:15qui avait ce courage-là.
14:16Nicolas Baudot,
14:17à une époque
14:18dont on n'est pas couché,
14:18qui ne faisait pas du tout
14:19un humour de gauche.
14:20Mais effectivement,
14:21il faut encore leur laisser
14:21les antennes
14:23pour pouvoir s'exprimer.
14:24Et le service public
14:25ne le fait pas,
14:25c'est sûr.
14:26C'est sûr.
14:26C'est sûr.
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