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  • il y a 18 heures
Parlement Hebdo c'est le meilleur de la semaine parlementaire. Chaque vendredi, un député et un sénateur analysent les temps forts de la semaine au Sénat et à l'Assemblée nationale. Cette semaine, Kathia Gilder (LCP-AN) et Alexandre Poussart (Public Sénat) reçoivent Eric Martineau, député Modem de la Sarthe et Victorin Lurel, sénateur socialiste de Guadeloupe. Cette semaine, la loi Duplomb autorisant des pesticides néonicotinoïdes est revenue en débat à l'Assemblée nationale, après la pétition opposée au texte qui avait récolté plus de 2 millions de signatures. Année de Production :

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00:02Générique
00:08...
00:09Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement Hebdo,
00:12l'émission qui vous fait vivre les temps forts de la semaine au Parlement.
00:15Et vous connaissez la formule, un débat entre un député et un sénateur.
00:19Aujourd'hui nous accueillons Eric Martineau, bonjour.
00:22Merci d'être avec nous, vous êtes député, mouvement démocrate de la SARC et agriculteur de profession.
00:26On le précise qu'on va parler d'agriculture dans cette émission.
00:30Face à vous, Victorin Lurel, bonjour, sénateur socialiste de Guadeloupe et ancien ministre des Outre-mer.
00:36Et vous débattrez tous les deux de la loi Duplon, votée l'an dernier par le Parlement
00:40et qui autorisait un pesticide néonicotinoïde interdit en France.
00:44Elle a fait l'objet d'une pétition signée par plus de 2 millions de personnes opposées à ce texte.
00:49Et cette pétition a donné lieu ce mercredi à un débat à l'Assemblée nationale,
00:53une première dans l'histoire de la Ve République.
00:55Et on parlera du prix de l'alimentation.
00:57Comment expliquer qu'il augmente dans les rayons alors que le revenu des agriculteurs est toujours aussi bas ?
01:02La commission d'enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution a poursuivi ses auditions.
01:08Mais d'abord, la loi Duplon qui s'est à nouveau invitée à l'Assemblée nationale, Elsa Mondin-Gava.
01:17C'est la première fois que cette procédure est mise en œuvre.
01:21C'est un trait d'union qui s'établit entre la société civile et la représentation nationale.
01:27Exercice inédit à l'Assemblée nationale.
01:29Le débat sur la pétition contre la loi Duplon a tourné à l'affrontement.
01:34Une question doit nous guider dans ce débat.
01:38À qui profite vraiment cette loi ?
01:41Elle ne profite pas à la population qui voit le nombre de malades à cause des pesticides augmenter chaque année.
01:46Elle ne profite pas aux 400 000 agriculteurs qui disparaissent d'année en année,
01:49tenus à la gorge par les banques, l'agrochimie et l'agroindustrie.
01:52Vous dites responsable des cancers, la mort des enfants, l'empoisonnement du sol, l'effondrement de la biodiversité.
02:00Voilà ce que vous dites aux agriculteurs aujourd'hui.
02:03Ça, ça n'est pas possible.
02:04Les échanges ont également concerné la réintroduction de l'acétamipride,
02:09censurée par le Conseil constitutionnel, mais reproposée dans un nouveau texte par le sénateur Duplon.
02:16Aucun autre pays européen, laissez-moi terminer, que la France n'a jugé important d'interdire l'acétamipride.
02:21La France elle-même ne l'a pas fait sur la base de dangers avérés ou propables de cette substance,
02:25mais uniquement parce qu'elle appartient à la famille des néonicotinoïdes.
02:28Il n'y a plus de débat sur la dangerosité de ce pesticide et des néonicotinoïdes.
02:34La quasi-totalité du monde scientifique et médical s'oppose à la loi Duplon.
02:38Un débat sans vote et une nouvelle pétition contre une éventuelle nouvelle loi Duplon.
02:47Éric Martineau, la pétition contre cette loi Duplon a fait plus de 2 millions de signatures, un record.
02:52Ça n'a débouché ni sur un vote, ni sur une remise en cause de la loi Duplon,
02:56mais vous dites quand même victoire de la mobilisation, victoire de la démocratie citoyenne.
03:00Tout à fait, on ne doit pas nier ce qui s'est passé avec cette pétition.
03:05Après, même moi je le dis, j'aurais pu la signer cette pétition,
03:09mais pour moi, oui, mais il manque une phrase essentielle,
03:11c'est-à-dire, et je m'engage à acheter français, des produits de qualité,
03:15en rémunérant les agriculteurs à la hauteur de mes exigences sanitaires et environnementales.
03:21Et là, j'aurais signé, parce que je trouve que cette pétition, elle a le mérite d'exister.
03:25Pourtant, vous avez voté pour la loi Duplon en juillet dernier.
03:27Alors, j'ai voté pour la loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur,
03:31parce que je suis agriculteur, je connais aussi ces difficultés.
03:35On sait très bien qu'on nous dit qu'on a des solutions, par exemple, dans certaines filières.
03:39Eh bien, moi, j'aimerais qu'on me les donne,
03:40parce que moi, je les ai même réclamés à des scientifiques
03:43qui m'ont accusé d'être, limite, un criminel en votant ce texte.
03:48Mais moi, j'aimerais qu'on me dise, voilà, eh bien, Éric, toi, tu es producteur de pommes,
03:52tu dois faire ça contre les pucerons, enfin, ou autrement, ou autre chose.
03:56Je ne suis qu'agriculteur, je ne suis pas scientifique,
03:59mais je n'irai jamais dire qu'un pesticide est bon ou mauvais,
04:03ce n'est pas à moi de le dire.
04:05Moi, je ne suis qu'agriculteur.
04:06Pour moi, c'est aux scientifiques de le faire.
04:08Victorin Lurel.
04:09Sur cette pétition, c'est pour la première fois dans l'histoire de la Ve République,
04:12une pétition a donné lieu à un débat à l'Assemblée nationale,
04:16mais un débat sans vote, un hémicycle très parsemé.
04:19Est-ce que ça a servi vraiment à quelque chose ?
04:20Oui, une mobilisation populaire et citoyenne,
04:23mais ce qui s'est passé il y a deux jours à l'Assemblée nationale,
04:26en fait, c'est l'épilogue, c'est la fin de la première séquence.
04:30Et c'est aujourd'hui, j'ose le dire publiquement,
04:33une utilisation astucieuse pour maintenir vivant,
04:38si j'ose dire, le débat, cliver la société...
04:41Comment ça ?
04:42Pour permettre au gouvernement de déposer sa loi d'urgence agricole
04:47avant le salon de l'agriculture
04:50et permettre à l'État de dire, vous voyez, je présente un projet de loi
04:53et je ne mets pas la réintroduction des néonicotinoïdes,
04:56dont l'acetamipride, qui peut être le fluorapiradifurone,
05:01qui est un organo chloré.
05:02Et pour celui qui vous parle des Outre-mer...
05:04Chlordécone.
05:04Chlordécone.
05:05C'est les organes chlorés que le chlordécone appartient à ça.
05:09Donc c'est une manière pour le gouvernement
05:11et pour les majorités parlementaires
05:14de réintroduire ce débat-là,
05:16de le maintenir vivant
05:17et de réintroduire par amendement
05:19cette réintroduction.
05:21Ça sera déposé probablement avant le salon,
05:25en tout cas en Conseil des ministres,
05:26déposé peut-être sur le bureau de l'Assemblée nationale,
05:29ensuite au Sénat.
05:30Le gouvernement dira, vous voyez,
05:32je respecte cette mobilisation citoyenne historique
05:35qui est véritablement importante,
05:37mais pour la première fois,
05:38on utilise un débat sans vote,
05:40c'est la première fois qu'on l'utilise,
05:42c'est simplement pour dire,
05:43six mois après la mobilisation,
05:45pour dire que vous voyez,
05:47c'est un corps clivant
05:49et que le débat n'est pas fermé
05:51et que ça permettra de faire passer cette réintroduction.
05:55– Éric Martin, est-ce que si jamais
05:56ces deux mesures controversées,
05:58ces deux néonicotinoïdes revenaient
06:00par le biais d'un amendement,
06:02comme le dit le sénateur,
06:04est-ce que vous le re-voteriez ?
06:05Parce que vous avez voté pour une première fois.
06:07– On rappelle qu'elle avait été censurée
06:09par le Conseil constitutionnel
06:10et que Laurent Duplom vient de déposer
06:12un nouveau texte qui autorise l'acétamipride
06:14et le supiradifuron.
06:14– En tenant compte de cette censure du Conseil constitutionnel.
06:16Est-ce que vous la re-voteriez ?
06:18– Aujourd'hui, je ne suis pas sûr.
06:20D'accord ?
06:20Pourquoi ?
06:21Parce que, je vous l'ai dit tout à l'heure en introduction,
06:24moi je veux faire confiance aux scientifiques.
06:26C'est-à-dire que si les scientifiques nous disent
06:28il n'y a pas de danger, c'est possible.
06:29Pour moi, dans les scientifiques,
06:30il faut savoir qui donne le feu vert.
06:32L'EFSA, l'ANSES,
06:34pour moi ce sont les deux référents.
06:36– L'ANSES c'est l'Agence sanitaire européenne
06:38et l'ANSES française.
06:39– L'ANSES c'est français.
06:40Si les deux donnent un feu vert,
06:42pourquoi on s'y opposerait le politique ?
06:44Ok, on doit tenir des craintes de la population,
06:47ça je l'entends.
06:49Après, ce que je vous ai dit tout à l'heure,
06:51je ne suis pas scientifique.
06:52Ce que je trouve dommage,
06:53c'est que ça revienne par le biais d'un amendement
06:55où aujourd'hui, on voit bien que,
06:58pour moi, ce que révèle cette pétition,
07:00c'est bien une méconnaissance aussi de l'agriculture
07:03et des problèmes en agriculture.
07:06Alors, je ne mets pas…
07:06– Mais il y a ces craintes par rapport à ces deux substances
07:09dont certaines études du CNRS disent
07:10qu'elles sont nocives pour la santé.
07:13– Tout à fait.
07:13– Notamment ce cousin du chlordécone là.
07:15– Oui, alors je ne vais pas défendre,
07:18je ne suis pas là pour défendre les pesticides, vraiment.
07:20Moi, ce que je voudrais,
07:20c'est qu'on nous donne des solutions, des possibilités.
07:23Et ce qui est dangereux doit être interdit,
07:26là-dessus, il n'y a pas de sujet.
07:27Par contre, aussi après,
07:29si nous, on va au-delà de ce qui…
07:31Pourquoi ?
07:32Enfin, ce qui est difficile à comprendre
07:33chez les agriculteurs, imaginez,
07:34c'est interdit en France,
07:35c'est autorisé à l'étranger,
07:37enfin à l'étranger, en Europe.
07:38– En Europe.
07:38– En Europe.
07:39Donc, dans ce cas-là,
07:40il faut qu'on ait le courage d'aller jusqu'au bout.
07:41Si c'est dangereux,
07:42eh bien, dans ce cas-là,
07:43il faut qu'on arrête d'importer.
07:44Et tant pis si on manque,
07:46parce que dans la Duplomb,
07:47voilà, pardon de le nommer,
07:49mais il n'y a pas uniquement les pesticides.
07:52Il n'y a pas que ça.
07:53Moi, cette semaine-là,
07:53je suis allé à un magasin
07:56dans le sixième arrondissement,
07:57il n'y avait pas d'oeufs.
07:58Pourtant, une moyenne surface.
08:00Les poulets de louer,
08:01aujourd'hui, on n'arrive pas
08:01à construire des poulaillers.
08:03En Sarthe, on n'arrive pas
08:04à construire des réserves d'eau,
08:05des réserves collinaires.
08:07Ça, c'est la Duplomb aussi.
08:08– Victor Aurel.
08:09– Sur le fond de cette question
08:10des néonicotinoïdes,
08:12il y a quand même des filières françaises
08:13qui sont en difficulté,
08:14qui ne trouvent pas d'alternative
08:16à ce pesticide.
08:19de faire disparaître ces filières
08:21et, du coup, d'importer des produits.
08:22– C'est précisément ce qu'on veut faire revivre,
08:25l'opposition de ces deux visions.
08:28Ce qui est, à mon sens infamant,
08:30de dire que c'est ceux
08:31qui utilisent les pesticides,
08:32même de manière modérée,
08:33dans des itinéraires techniques
08:35que l'on peut comprendre,
08:37que ce seraient des empoisonneurs.
08:38– Tout à fait.
08:39– Bon, donc, ce n'est pas acceptable
08:40et on voit fleurir des insultes.
08:43Je dis d'ailleurs,
08:45M. Duplomb et mon collègue,
08:47c'est un expert
08:48qui connaît son sujet
08:49et qui est courageux.
08:51Je ne partage pas son point de vue,
08:52mais il est courageux,
08:53il le dit.
08:54Donc, on ne peut pas s'associer
08:55à ces insultes.
08:56Ça, c'est une première chose.
08:57La deuxième chose,
08:58contrairement à ce que j'entends,
09:00moi, j'ai été directeur
09:01de chambre d'agriculture
09:01pendant 13 ans,
09:03il y a des itinéraires techniques
09:05qui ne sont peut-être
09:06pas suffisamment efficaces,
09:07mais des alternatives existent.
09:10Alors, c'est vrai que j'ai appris
09:12que vous êtes producteur de pommes,
09:14c'est vrai que sur la betterave,
09:15il y a des sujets,
09:16sur la pomme,
09:16la cerise,
09:17les noisettes,
09:18il y a des problèmes.
09:19Mais il y a des itinéraires techniques.
09:20Et ensuite,
09:21lorsqu'il y a un doute scientifique,
09:23même si, ici ou là,
09:24on peut dire,
09:24comme l'EFSA
09:25ou comme l'ANCES,
09:26on ne s'est pas tout à fait
09:28avéré ni fiabilisé,
09:30lorsqu'il y a un doute,
09:31ça doit profiter à la santé.
09:33Le principe de précaution.
09:34Et moi qui vis là-bas,
09:3592% de la population
09:37en Martinique et en Guadeloupe
09:38sont touchés
09:39par des arugans de chlorite,
09:40donc le chlordécone,
09:41quand j'entends
09:42que le flux piramide,
09:43flux piramide furone,
09:47appartient à la famille
09:47des organes chlorés.
09:49Je suis prudent.
09:50La prudence,
09:51c'est le principe de précaution.
09:52Et c'est vrai
09:53qu'on peut trouver
09:54des alternatives.
09:54Ensuite,
09:55il faut que la planification écologique,
09:57que le modèle agroécologique
09:59et que la préservation
10:00de la biodiversité,
10:01notamment pour les pollinisateurs,
10:03soient financées.
10:05On a sacrifié
10:06cette planification écologique.
10:07Je ne sais pas
10:07ce qui est dans le budget,
10:09votez pas 49-3.
10:10Mais moi,
10:10je suis co-rapporteur
10:12pour les affaires
10:12agricoles, rurales,
10:14l'inventation et les affaires rurales.
10:16J'ai vu la baisse,
10:17même si on peut financer
10:19un certain nombre de choses.
10:20Je ne critique pas
10:20le gouvernement sur ça
10:22parce qu'on ne pouvait pas
10:23faire le budget de 2024,
10:25mais on a quand même
10:26sacrifié la planification écologique.
10:27Donc,
10:28il y a des alternatives
10:28qui existent.
10:29Il faut que le gouvernement
10:30en prenne conscience.
10:31Justement,
10:31sur les alternatives
10:32et aussi sur l'autre modèle
10:33qui existe,
10:34celui de l'agriculture bio.
10:36Pourquoi ne pas privilégier
10:37ce modèle-ci ?
10:38Vous qui êtes justement producteur.
10:40Et voilà,
10:40je suis producteur
10:41et je suis aussi
10:41en agriculture biologique.
10:42Mais je n'ai pas pu mettre
10:43tous mes vergers
10:44en agriculture biologique
10:45aussi parce que vous avez
10:46des variétés
10:47type reines des rennettes
10:48où ça devient très compliqué
10:50parce qu'on a un gros problème
10:51de pucerons.
10:51Et on est en droit
10:53de s'interroger,
10:53y compris...
10:55Après,
10:55est-ce qu'on doit dire...
10:56Est-ce que toutes les vérités
10:57sont bonnes à dire,
10:58y compris au grand public ?
10:59Je vous pose une question
11:01et je vais vous apporter
11:02la réponse.
11:02Si je commence à dire
11:03que nous aussi,
11:05en agriculture biologique,
11:06on peut avoir besoin
11:07de contrôler les pucerons...
11:09Mais oui,
11:10on utilise des insecticides
11:11d'origine naturelle,
11:13bien évidemment.
11:14C'est pour ça
11:14que ce sont des pesticides bio,
11:16donc naturels.
11:17Naturel ne veut pas dire
11:18forcément non toxique.
11:20Par quoi on a remplacé...
11:22Moi, j'ai pas besoin
11:22d'acétamipride
11:23dans mes vergers.
11:24Vous mettez quoi, par exemple ?
11:26Alors, on utilise
11:27l'huile de Nîmes.
11:28Oui, mais l'huile de Nîmes,
11:29c'est un insecticide
11:31non sélectif,
11:33on va dire,
11:33qui tue tous les insecticides.
11:34Mais toxique.
11:35Il est autorisé en France
11:36uniquement par dérogation
11:37120 jours.
11:38Et si vous regardez
11:39les phrases de risque,
11:41eh bien écoutez,
11:42la matière active,
11:43c'est l'azadiractine.
11:44Ça peut inquiéter.
11:45Voilà.
11:46Mais je ne suis pas là
11:46pour faire mal.
11:49C'est-à-dire que...
11:50Mais est-ce qu'on peut dire
11:51toutes les vérités ?
11:52Aujourd'hui,
11:53moi, ce que je regrette,
11:53c'est qu'on dit
11:54agriculture égale pesticides
11:55égale cancer.
11:56Moi, je ne suis pas
11:57un criminel.
11:58Si quelqu'un veut me dire
12:00comment faire,
12:01je l'attends.
12:02Victor, il n'y a pas
12:03de solution miracle
12:04pour certaines filières ?
12:05Il n'y a pas
12:06de solution miracle.
12:07Même la science
12:08a quelques doutes.
12:10Mais aujourd'hui,
12:11des expérimentations
12:12ont été faites,
12:14des molécules sont autorisées,
12:16les renouvellements
12:17d'approbation sont faits.
12:19Moi, je m'en tiens
12:20à ce que disent
12:21les scientifiques,
12:22les savants,
12:23les instituts,
12:24les associations
12:25de médecins
12:26et autres professionnels
12:27pour dire qu'il y a
12:28une voie d'apaisement,
12:30comme dirait Dominique Poutier,
12:32de conciliation,
12:33tout en préservant
12:35et en disant
12:37que la priorité
12:38reste encore
12:38quand même
12:39la santé.
12:40Mais est-ce qu'il y a
12:40aussi le poids
12:41des lobbies agrochimiques
12:42dans ce débat,
12:42notamment au niveau européen ?
12:44La pression des lobbies
12:45agrochimiques
12:46pour autoriser
12:47certains pesticides ?
12:48C'est ce qu'on va
12:49nous opposer.
12:50J'ai entendu ça
12:50dans le débat
12:51à l'Assemblée nationale.
12:52C'est de dire que,
12:53vous comprenez,
12:53l'agriculture française
12:54est en train de sombrer,
12:55l'Allemagne est en train
12:56de nous dépasser
12:57et que nos concurrents
12:58européens peuvent utiliser
13:00la cétamipride
13:01et que les pays tiers
13:02peuvent venir.
13:03Donc, il y a des systèmes
13:04d'alerte avancée,
13:06des contrôles aux frontières.
13:06C'est vrai,
13:07ça prend du temps.
13:08Mais c'est vrai
13:08qu'il faudra les activer.
13:09C'est clair.
13:11Ensuite,
13:11il faut donner les moyens
13:12aux chercheurs
13:13pour trouver des formules
13:14opérationnelles
13:14et opérantes
13:15très rapidement.
13:16Cela est possible.
13:17On fait des expérimentations
13:18partout.
13:19C'est vrai que
13:20ça coûte plus cher
13:21le bio.
13:22Il y a des lois
13:23biocontrôle
13:24qui peuvent être
13:25mobilisées autrement
13:26que ce que fait
13:27le gouvernement actuel.
13:28On peut faire mieux.
13:30C'est clair.
13:30On peut mieux
13:32respecter la santé.
13:33On peut mieux
13:34préserver
13:36ces choses-là
13:37qui se trouvent
13:37dans nos assiettes.
13:38On travaille
13:38pour les générations
13:39qui viennent.
13:40Oui, tout à fait.
13:41Et on n'est pas
13:41assez pour protéger
13:42la santé.
13:44des Européens
13:44de manière générale.
13:46Il y a trop de pression
13:47des lobbies
13:48de l'agrobusiness.
13:48Il faut une armonisation.
13:50Moi, je ne dirais pas ça
13:51parce que,
13:52en tant que producteur,
13:53il y a quand même
13:54un certain isolement
13:55et puis, à la limite,
13:56on se trouve tellement
13:57culpabilisé aujourd'hui,
13:58je vous promets,
14:00même y compris
14:00lorsque l'on traite
14:02les vergers bio,
14:03vous avez des gens
14:04qui vous prennent en photo
14:05parce que,
14:06comme si on allait encore
14:08tuer encore
14:09ou faire quelque chose.
14:10Alors que non,
14:11on peut aussi...
14:13Pourquoi on traite ?
14:14On retraite parce qu'il y a
14:15des maladies,
14:16il y a des ravageurs,
14:17on est sorti du jardin
14:18d'Éden,
14:18on n'est pas dans un...
14:20Il y a une réalité
14:21sur le terrain.
14:22C'est pour ça que je dis
14:23qu'il y a une réelle
14:25méconnaissance.
14:25Après, je comprends...
14:26Mais j'entends ces inquiétudes
14:27sur la santé,
14:29moi le premier.
14:29Aujourd'hui,
14:30le plus dangereux,
14:31c'est bien pour l'agriculteur.
14:33Donc, celui qui prépare
14:34la bouillie,
14:34qui va la mettre
14:35dans la cuve.
14:36Donc, il faut trouver
14:37des alternatives.
14:39On peut planter des haies,
14:40des jachères,
14:40des bandes enherbées,
14:41des bandes fleuries.
14:42Sauf que,
14:43même quand on met...
14:44Par exemple,
14:44on va avoir des lois,
14:45quelques fois,
14:46par exemple,
14:46avec certains arrêtés
14:47pour protéger,
14:48qui vont faire
14:48qu'on ne pourra même pas
14:49avoir de fleurs
14:50dans nos vergers.
14:50Allez, on continue
14:51à parler d'alimentation,
14:52mais cette fois-ci,
14:52de la question des prix,
14:54puisque la commission
14:55d'enquête du Sénat
14:56sur les marges commerciales
14:57réalisées par la Grande Distribution
14:59a poursuivi ses auditions
15:00cette semaine.
15:00Cécile Cixou.
15:06Mercredi,
15:07la commission d'enquête
15:07sur les marges
15:08dans la Grande Distribution
15:09a poursuivi ses auditions
15:11au Sénat.
15:12Et c'est Thierry Cotillard,
15:14le président du groupement
15:15Mousquetaire,
15:16qui a ouvert le bal.
15:17Selon lui,
15:18contrairement aux idées reçues,
15:19la Grande Distribution
15:20ne se porte pas bien.
15:22Elle est sous tension,
15:23comme les autres maillons
15:24de la chaîne alimentaire.
15:26Je me dis,
15:26en fait,
15:27quand je vais le dire,
15:27ils vont avoir peine
15:28à y croire
15:29parce que
15:31c'est nouveau.
15:33Et puis,
15:34j'ai vraiment l'impression
15:35que ce n'est pas un ressenti,
15:36c'est une réalité économique.
15:37C'est une réalité économique
15:38parce que Cora a été rachetée,
15:40vous le savez,
15:40Casino a été démantelé,
15:42Colroy a quitté la France
15:43et certains acteurs
15:45encore présents
15:45sont dans le rouge.
15:46C'est-à-dire qu'à la fin de l'année,
15:47ils sortent des résultats
15:49négatifs.
15:50Thierry Cotillard
15:51pointe la responsabilité
15:52de certains grands fournisseurs
15:53de l'industrie agroalimentaire
15:55qui ne respectent pas
15:56la loi EGalim
15:57et la sanctuarisation
15:59des prix
15:59des matières premières agricoles.
16:01La matière première agricole
16:02doit être obligatoirement
16:03contractualisée
16:04dès l'amont
16:05et intégrée
16:05de façon transparente
16:06les conditions générales
16:07de vente.
16:09Alors vous allez me dire
16:09l'esprit de la loi,
16:10c'était ça,
16:11mais dans la vraie vie,
16:12dans la vraie vie
16:13et dans beaucoup de cas,
16:15pour certains
16:15très grands industriels,
16:17les choses ne sont pas claires.
16:19On est dans un monde
16:20actuellement
16:20de transparence opaque.
16:22Le non-respect
16:23des prix fixés,
16:24c'est aussi le reproche
16:24adressé quelques heures plus tard
16:26par les sénatrices
16:27de la commission d'enquête
16:28à Eurelec,
16:29la centrale d'achat européenne
16:30dont dépend
16:31le géant français Leclerc.
16:33Comme ses activités
16:34sont basées en Belgique,
16:36elle échappe
16:36à la loi française,
16:38bien qu'elle fournisse
16:39les supermarchés Leclerc.
16:40La question qu'on vous pose,
16:42c'est est-ce que Leclerc
16:44considère
16:45que les produits
16:47qui sont achetés
16:48par votre centrale d'achat
16:49et qui sont destinés
16:50aux marchés français
16:52ne doivent pas respecter
16:54les règles françaises ?
16:55Nous avons fait valoir
16:57nos droits
16:57en termes de société belge
16:59et surtout le droit
16:59par rapport à nos contrats
17:00et fait reconnaître
17:01par le tribunal de Bruxelles
17:03l'applicabilité
17:04du droit belge
17:05sur nos contrats
17:06et surtout la protection
17:07du secret d'affaires.
17:09Depuis 2024,
17:10l'administration française
17:11poursuit Eurelec
17:12pour son non-respect
17:13de la concurrence
17:14et la sanctionner
17:15d'une amende
17:15de 38 millions d'euros.
17:16notamment de nos...
17:18Victor Aurel,
17:19on vient d'entendre
17:20le patron du groupe
17:21Mousquetaires
17:21qui affirme
17:22que la grande distribution
17:23est aujourd'hui en crise,
17:24qu'elle ne réalise pas
17:25de marge financière suffisante.
17:27Vous le croyez ?
17:28Non.
17:29Franchement,
17:30je suis cash,
17:30non.
17:31Il y a,
17:32comme dans toutes les filières
17:33des hauts et des bas,
17:34on a connu
17:35les difficultés de casinos,
17:37ils n'en sont pas sortis.
17:39Mais qu'est-ce qui se passe ?
17:41En moyenne,
17:43dans l'opacité d'ailleurs,
17:44ce que je vous dis,
17:46ce sont des modélisations
17:48qui ont été faites.
17:49Les grandes surfaces,
17:50tous groupes confondus,
17:52la marge nette,
17:53c'est entre 1 et 3%.
17:55Mais dans cette affaire-là,
17:57on ne met pas
17:58les dividendes
18:00qui viennent
18:01des centrales d'approvisionnement
18:02et des centrales de services
18:04et de référencement.
18:05Ensuite,
18:06on ne met pas
18:07ce qu'on appelle
18:08les marges arrières.
18:09On ne compte là
18:09que les marges avant.
18:11Entre 3 et 3%.
18:12Quand on ajoute tout ça,
18:13ils sont entre 5 et 7%.
18:15Quand on voit,
18:16il y a des marges cachées
18:17par la grande distribution.
18:18Bien sûr,
18:19parce que ce sont
18:19des groupes,
18:21disons,
18:22intégrés
18:22avec des intermédiaires,
18:24avec des prix
18:25de cession interne.
18:26C'est tout pas,
18:27personne ne le sait,
18:28au nom précisément
18:29de ce que j'ai entendu,
18:30le secret des affaires,
18:31la liberté
18:32d'organisation interne.
18:34Et donc,
18:34on n'a pas
18:35les chiffres véritablement,
18:37si ce n'est
18:37les résultats publiés.
18:39Donc,
18:40on a du mal
18:41à croire ça.
18:42et dans les automers,
18:43c'est pire encore.
18:44Quand ici,
18:45c'est entre 1 et 3%,
18:46le groupe,
18:47par exemple,
18:47Bernard Hayot
18:48ou Parfaite là-bas,
18:50vous disent que nous aussi,
18:51c'est la même chose.
18:51Mais ils ne vous disent pas
18:52ce qu'ils prennent
18:53dans toute la chaîne
18:54de valeurs,
18:56depuis l'amont
18:57jusqu'à l'aval,
18:58c'est-à-dire
18:59à la distribution
18:59dans les rayons.
19:01– Éric Martineau,
19:01comment vous expliquez
19:02ce grand écart
19:03entre le niveau
19:04des prix de l'alimentation
19:05qui augmente
19:06et le revenu
19:07des agriculteurs
19:08qui lui stagnent,
19:09voire,
19:10et misérable parfois ?
19:11– Vous me donnez
19:12comme ça
19:13la possibilité
19:14d'expliquer encore
19:16pourquoi on a voté
19:17cette loi
19:18visant à lever
19:19les contraintes
19:20au métier d'agriculteur.
19:20– Cette fameuse loi du plomb.
19:21– Mais oui,
19:22pourquoi ?
19:22Parce que d'un côté,
19:24on vous demande
19:24de produire encore différemment,
19:25d'être plus blanc que blanc,
19:27d'être mieux que les autres
19:28et d'être toujours payé
19:29moins cher,
19:30moins cher,
19:30moins cher.
19:31D'où cette phrase
19:31que je vous ai sortie
19:32en début d'émission
19:33où je veux,
19:34mais il faut que les producteurs
19:35soient rémunérés.
19:36Et aujourd'hui,
19:36moi je l'ai dit
19:37parce qu'il va y avoir
19:38cette loi d'urgence agricole
19:39qui va sortir
19:40je ne sais pas quand.
19:41– On rappelle
19:41que vous êtes producteur
19:42de pommes.
19:43– Oui, oui,
19:43tout à fait.
19:44Mais on voit bien
19:46qu'aujourd'hui,
19:47la vraie faille,
19:47c'est bien la rémunération
19:48des agriculteurs.
19:50Parce que qu'on leur impose
19:51des normes
19:51et des contraintes,
19:53c'est normal.
19:54Quand vous allez au restaurant,
19:55vous exigez
19:56je veux ça, ça
19:57et même vous payez
19:58le supplément chantilly
19:59ou le supplément chocolat.
20:00Vous voyez,
20:00pas en agriculture.
20:01En agriculture,
20:02ça vient d'en haut,
20:03on vous dit tac,
20:04vous livrez à la coopérative,
20:05vous ne savez pas exactement
20:06combien vous serez payé
20:07et puis vous le serez
20:09à la fin.
20:09Imaginez,
20:10vous venez au boulot
20:11et vous aurez
20:12votre fiche de paye,
20:13votre patron vous donnera
20:15ce qu'il veut.
20:15Ce n'est pas possible,
20:16on ne peut pas continuer
20:17comme ça.
20:18– Et pourtant,
20:19il y a des textes
20:20pour garantir
20:21et protéger
20:22le revenu des agriculteurs.
20:23– Oui,
20:23– Il y a des textes
20:23qui sont contournés.
20:24– Le fameux
20:25loi égale,
20:26le Cousaille
20:27et le SRP plus 10,
20:29le seuil de revente à perte,
20:3110% précisément
20:32pour garantir
20:33un revenu décent
20:35ou correct
20:35aux agriculteurs.
20:36Il y a une chose
20:37qui n'est pas
20:37dans ces lois-là
20:38et qui ne vous protège
20:39pas suffisamment,
20:40c'est qu'en amont,
20:41vous avez des fournisseurs
20:42et ce qui c'est du business
20:45pour les engrais,
20:46pour les intrants,
20:46pour la mécanisation
20:48qui ne sont pas contrôlés.
20:50Et dans l'observatoire
20:51des prix et des marges
20:52que présidait à l'époque
20:53M. Chalmet,
20:54la fameuse commission Chalmet
20:55que personne ne lit d'ailleurs.
20:56– Donc il faut mieux encadrer.
20:57– Vous avez un rapport
20:57de 500 pages chaque année
20:58ici à l'Assemblée nationale,
21:00au Sénat.
21:01si vous voulez connaître
21:02les marges
21:02sur toutes les filières,
21:04sur tous les produits,
21:05y compris les pièces
21:05et les morceaux,
21:06par exemple,
21:06dans la viande,
21:07du levage,
21:09vous avez tout là,
21:11même s'il y a
21:11quelques incertitudes.
21:13Eh bien,
21:13ça ne marche pas.
21:14il n'y a pas suffisamment
21:15de contrôle
21:16au nom du secret des affaires.
21:18– Oui,
21:18mieux encadrer.
21:18– Alors moi,
21:19je crois en la structuration
21:20des filières,
21:21c'est ce que je défends toujours.
21:22C'est-à-dire qu'il faut
21:23qu'on arrive à se réunir.
21:24Mais forcément,
21:25quand vous voyez
21:25le nombre d'acheteurs
21:26qui sont même réunis maintenant
21:27à l'étranger
21:28pour contourner
21:30les lois françaises,
21:31comment voulez-vous
21:31qu'un petit producteur,
21:33un producteur même
21:34de taille moyenne,
21:35même un moyen
21:36ou un gros producteur
21:37puisse y arriver ?
21:39Tout de suite,
21:39on va se faire attaquer
21:40dès qu'on se réunit,
21:41nous,
21:41les producteurs,
21:43sur l'entente illicite
21:44des prix.
21:45– Vous n'avez pas
21:45la puissance de négociation.
21:47– Exactement.
21:47– C'est pourquoi
21:48ils se réunissent
21:49en centrale d'approvisionnement
21:50et en centrale
21:51de services de référencement.
21:53Eurilek pour Leclerc,
21:55Aura.
21:56Aujourd'hui,
21:57il y a un contrôle exercé
21:58par l'autorité de la concurrence
21:59ou Concordis,
22:00qui est une alliance d'achats
22:02et Aura.
22:04Ils vous disent
22:04nous sommes obligés
22:05de le faire
22:05parce qu'en Europe,
22:06on le fait,
22:07l'Allemagne le fait,
22:07la Belgique,
22:08les Pays-Bas le font,
22:09l'Espagne le fait.
22:11En plus,
22:12on a la concurrence
22:13des hard discounts.
22:15– Des centrales d'achat européennes.
22:17– C'est la structuration
22:17du paysage commercial
22:18avec une puissance
22:19de négociation.
22:20Et vous avez entendu
22:21le président,
22:22je crois,
22:22d'Intermarché
22:23ou de Mousquetaires
22:24qui disait
22:26c'est pas rentable
22:29et on est en difficulté.
22:30Bien sûr,
22:31ils sont peut-être
22:31en difficulté.
22:32On sait
22:33que le modèle économique,
22:34c'est un volume important
22:37et des prix bas.
22:39et donc que ça,
22:40ensuite,
22:41ils ajoutent,
22:41bien entendu,
22:42ce que je vous ai dit,
22:43les bénéfices
22:44de ces centrales
22:45qui sont en amont
22:47et qui échappent
22:49le droit français
22:50avec ces centrales
22:51d'achat européennes
22:52par exemple en Belgique.
22:53– Et l'Europe le fait.
22:55Alors,
22:55j'ai entendu que
22:56non,
22:57c'est pour contourner
22:58les lois.
22:59La position française,
23:01et j'espère qu'il y aura
23:01une jurisprudence,
23:03c'est de dire
23:03que c'est consommé
23:04en France,
23:05c'est les lois françaises
23:06qui s'appliquent.
23:06Il le conteste.
23:08En principe,
23:09c'est ça.
23:10Mais jusqu'ici,
23:11je n'ai pas vu
23:11de jurisprudence
23:12ou de décision
23:12de tribunaux
23:13pour dire
23:13c'est la loi française
23:15qui s'applique.
23:15Donc,
23:16il y a un contrôle
23:16qui doit s'exercer
23:17sur ces contournements-là.
23:20– Comment vous faites,
23:21vous législateurs,
23:22pour empêcher
23:23ces groupes-là
23:23de contourner
23:24la loi française
23:25au nom du secret
23:26des affaires ?
23:26– Alors,
23:27ce n'est pas si évident
23:28que ça.
23:28Oui,
23:28il faut essayer
23:29de faire,
23:29alors,
23:30c'est des vraies démarches
23:32personnellement
23:33que ce soit auprès
23:33du ministère
23:34de l'Agriculture
23:34parce que moi,
23:35ce que je rêve,
23:36c'est qu'il y ait
23:36un maximum d'agriculteurs
23:37en organisation
23:38de producteurs
23:39qui,
23:39elles-mêmes,
23:40soient regroupées
23:40en associations
23:41d'organisations
23:42de producteurs
23:42de telle sorte
23:43à pouvoir proposer
23:44un minimum,
23:45enfin,
23:46un prix
23:46qui soit décent
23:48pour les filières.
23:49On ne peut pas
23:50leur imposer
23:52tout
23:52et ne pas
23:54les rémunérer.
23:55On a le cas,
23:55je pense,
23:55à la filière tomate,
23:56par exemple,
23:57où on a eu
23:57un gros scandale.
23:58Quand même,
23:59quand vous voyez
23:59la tomate marocaine
24:00à 99 centimes
24:01dans les rayons,
24:02l'association
24:03d'organisation
24:04de producteurs
24:04se met d'accord
24:05pour faire
24:05une tomate française
24:06à 1,29€,
24:08tout le monde
24:08est d'accord,
24:09vous la retrouvez
24:09en magasin
24:10à 1,95€,
24:111,99€.
24:12Ça veut dire
24:13qu'on ne peut pas...
24:15Une dernière question
24:15sur l'outre-mer.
24:16Est-ce que les acteurs
24:17de la grande distribution
24:18de l'agroalimentaire
24:19qui travaillent
24:20sur les territoires
24:21ultramarins,
24:21ils font assez d'efforts
24:22pour bien rémunérer
24:23les agriculteurs
24:23et puis également
24:24lutter contre la vie chère
24:25en Outre-mer ?
24:26Les grands groupes
24:26travaillent avec
24:27les agriculteurs
24:28même si ce n'est pas suffisant.
24:29On fait des reproches
24:30au groupe Bernard Ayotte,
24:32GBH,
24:32qui travaille avec
24:33les agriculteurs.
24:34Alors, est-ce que c'est suffisant ?
24:36Non, parce qu'on pèse
24:37sur les prix et sur les marges,
24:38c'est une évidence.
24:39Et les agriculteurs
24:40ne sont pas suffisamment organisés
24:41sauf avec un début
24:43d'organisation
24:43à l'île de la Réunion
24:44mais leur puissance
24:45de négociation est faible.
24:47C'est la raison pour laquelle
24:48dans ce que vous entendez
24:49sur les centrales d'achat européennes,
24:50Eurelèque,
24:51Aura et les autres,
24:53on fait des discriminations
24:54qui devraient respecter la loi
24:55et la loi devrait être européenne.
24:58Quel est le problème ?
24:59Il y a des alliances d'achat
25:00qui sont aujourd'hui en cours,
25:03Aura et je crois Concordis,
25:06l'autorité de la concurrence
25:08ne peut pas intervenir
25:09en émettant un avis.
25:11Ça relève de la DGCCRF,
25:13donc il y a des difficultés.
25:14Ce qu'ils font aujourd'hui,
25:15c'est ce qu'on appelle
25:16un bilan concurrentiel,
25:17un bilan concurrentiel
25:18mais il y a des limitations
25:20de la loi
25:21et qu'est-ce qu'elle devrait se faire ?
25:22C'est une harmoniation,
25:23comme pour d'ailleurs
25:23les néonicotinoïdes
25:25et on devrait avoir là
25:26un texte harmonisé
25:28de l'Europe
25:28pour mieux réguler
25:30ces négociations commerciales.
25:31Ce sera le mot de la fin.
25:32Merci beaucoup,
25:33Victoria et Eric.
25:34On mange français.
25:36On mange français.
25:37Merci,
25:37c'est la fin de cette émission.
25:39On est d'accord.
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