- il y a 2 jours
DB - 27-01-2026
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TVTranscription
00:00Musique
00:30Gilles de Cefeuilleton est le héros.
00:38Un oncle pour toute famille, Guy pour copain.
00:42A Paris, il a connu des bas et des hauts.
00:44Il a compris que la vie est riche en pépins.
00:47Gilles a rencontré Cotteret, qui l'a embauché,
00:50et Sophie, sa belle-sœur, qui l'invite à dîner.
00:56Sophie est en désordre. Je compte sur vous ce soir, Gilles.
00:59Eh bien, évidemment, si vous êtes libre.
01:00Oh, bien sûr, monsieur. À moins qu'il faille dire non.
01:03Ouh, ça n'y en est pas question.
01:05En tous les cas, voilà une bonne chose de faite.
01:07Si vous n'avez plus à Sophie, vous allez nous rendre la vie tellement plus facile.
01:10Non, elle a l'air un petit peu déconcertante.
01:11Comme ça, au début, mon s'il fait très bien.
01:13Évidemment, elle vous a parlé de sa grande idée, le département jeunesse.
01:17Oui, bien sûr, oui.
01:18Elle m'a même demandé de lui faire une cocotte en papier.
01:21D'ailleurs, elle l'a oubliée.
01:22Elle a insisté. Elle a même dit que vous ne saviez pas les faire.
01:25Elle a dit ça ?
01:26Oui, oui.
01:26Elle a dit ça.
01:56Et voilà.
02:04Mais attention, c'est une confidence, un top secret.
02:06Pas un mot à Sophie.
02:07Ah oui, bien sûr, monsieur.
02:09Voyez-vous, si au début, j'ai une cocotte en papier,
02:12eh bien, depuis dix ans, régulièrement, chaque semaine, il aurait fallu que je recommence.
02:16Parce que régulièrement, chaque semaine, elle aurait oublié l'appartement jeunesse.
02:20Oui, dans le bujour, elle pensera à autre chose.
02:22Département de sport, n'importe quoi, n'importe quoi.
02:24Ah, mais alors, c'est provisoire, ça.
02:24Non, non, mais ça rassure à vous, ça, ça, ça, ça tient.
02:27Il y a un mot de Clémenceau que j'admire beaucoup.
02:29Clémenceau disait, quand il y a un problème, former une commission pour l'étudier, c'est le meilleur moyen de l'enterrer.
02:37Eh bien, vous serez ma commission en permanence.
02:39Je comprends, oui.
02:40Mais...
02:41Qu'est-ce qu'il y a qui vous inquiète, aujourd'hui ?
02:43Elle vous a dit qu'on n'avait pas de clients.
02:44Voilà, oui.
02:44Oui, mais ça, rassurez-vous, il y en a.
02:46Il y en a pas beaucoup.
02:47Il y en a trois.
02:48Ce n'est pas au budget et très solide, prenez-moi.
02:50Alors, le premier, c'est Philippe.
02:52Je dis au téléphone de mon premier.
02:53C'est le frère de ma femme et de Sophie.
02:55Alors, le second, c'est Charles.
02:57Très sans perdance.
02:58Ce n'est pas, c'est le second frère de ma femme et de Sophie.
03:00Alors, le troisième, c'est Louis, c'est l'oncle.
03:02Trois.
03:03C'est amplement suffisant comme ça.
03:05Et alors, qu'est-ce que j'aurais à faire ?
03:06Écoutez, Sophie.
03:07Alors, de temps en temps, avec plus d'énergie,
03:09refusez tous les projets des agences.
03:10Mais je vous préviendrai pour ça.
03:12Euh, dites-moi, vous n'avez rien prévu pour ce soir ?
03:14Non, parce que sans ça, moi, je vais m'arranger avec Sophie.
03:16Tu sais, les petits mensonges font des grandes familles.
03:20Voilà.
03:25Et comment va Patrick ?
03:27Je ne sais pas.
03:27Vivant, je suppose.
03:28C'est lui qui m'a envoyé les huîtres.
03:29D'ailleurs, il n'écrit jamais.
03:33Je ne sais même pas s'il sait écrire.
03:35Je n'ai jamais reçu un mot de lui, même quand on était...
03:37Il court trois semaines, quand même.
03:39Et vous étiez tout le temps ensemble.
03:41Ce n'est pas une raison.
03:42Les seules lettres que j'ai reçues de lui,
03:44c'est des lettres d'un jour dictées par son avocat.
03:47Gilles, croyez-moi,
03:49si un jour vous avez la possibilité d'offrir
03:51les plus beaux bijoux de la Terre à une femme,
03:53écrivez-lui.
03:54C'est ça qui lui fera plaisir.
03:55Que vous me donnez.
03:57Tu entends comme il a dit ça, Jeanne ?
03:59Tout gentiment.
04:01En tout cas, je ne sais pas si les conseils que je donne sont précieux.
04:05Sauf moi.
04:06C'est vrai.
04:07Jeanne, tu as épousé une perle.
04:09D'ailleurs, tu le sais.
04:10Je suis persuadée que pour lui,
04:11Gilles est exactement la personne adéquate.
04:14Vous savez, j'ai très peu d'expérience.
04:16Mais quelle importance ?
04:17Olivier en a pour six.
04:18Ce qu'il faut, c'est des idées neuves, jeunes.
04:22Il faut vous contenter de sentir comme ceux de votre génération.
04:25Et crac, ça suffit.
04:27L'important, c'est d'être un bon cobaye.
04:29Oui, c'est-à-dire qu'il faut flatter l'égout du consommateur moyen
04:32et non le choquer.
04:34Formidable.
04:35C'est exactement ce que je voulais dire.
04:37Mais c'était moins précis.
04:38Gilles, vous irez loin.
04:41Levez-vous.
04:49Marchez.
04:50Marchez.
04:56Rien ne te frappe, Olivier ?
04:58Ben, ça dépend.
05:00Ben, c'est-à-dire qu'il faut habiller ce garçon.
05:02Bon, ben, je l'ai offert à chez mon tailleur.
05:05Oh, mais pas du tout.
05:05Ton tailleur est beaucoup trop classique.
05:07Il est parfait pour toi.
05:07Mais il faut quelque chose de plus jeune, de plus in.
05:09Je m'en occuperai.
05:11Pas du tout.
05:11Olivier, vous êtes d'accord.
05:13Ça fait partie des frais de représentation.
05:14Ouais.
05:14C'est nécessaire pour l'amour.
05:16Hein ?
05:17En augmentant les frais généraux,
05:18nous pierrons moins d'impôts.
05:19C'est parfait.
05:20Voilà.
05:32Ben, voilà, j'étais sûr que ça arrivait à le vaincre, moi, ce sacré nidio.
05:41Ah, vous, j'y seriez arrivé avec facilité, oui.
05:45Avec du zinc.
05:47Oui, et du cuivre.
05:48Et du cuivre.
05:49Ben, oui, mais ça aurait été trop facile.
05:50C'est comme si on soignait la migraine avec de la pénicilline.
05:53Monsieur Cotteret ?
05:54Ah, c'est vous, Gilles ?
05:55Bonjour.
05:56Ça vient le temps, ne compte pas dans ce cas-là.
05:57Mais j'étais sûr que j'arrivais à le tenir debout, simplement, sans remplir aucun produit chimique.
06:01Mais oui, moi, c'est pas tout à fait mon avis, mais enfin, ça va bien.
06:04Allez, vous changez, j'arrête.
06:05Demain matin, oui, si je peux.
06:08Monsieur Cotteret, madame Ratty m'a demandé de venir pour les...
06:14Ça, c'est parce qu'il avait fait repas de son appartement.
06:17Et c'était étonné que sa plante était tombée malade.
06:19Une chose que je devais savoir, Gilles, c'est qu'il n'y a rien de plus mauvais pour les plants que les émanations de pâtes.
06:25J'aurais jamais pensé.
06:26Ça, personne n'y pense.
06:27Les gens, maintenant, préfèrent discuter du design de Laura Rosevoix.
06:31Et la boîte ?
06:32Ah, monsieur Charles.
06:34Toujours le même, monsieur Charles.
06:36J'aurais inquiet pour son contrat ?
06:37Oui.
06:38Je vais l'avoir, son contrat.
06:40Je l'ai fait envoyer par un porteur.
06:43Voilà.
06:44Tout ça, c'est réglé, Gilles.
06:48Alors ça, voyez-vous, c'est un...
06:49Un Diffenbach.
06:51Touchez pas, touchez pas, c'est du poison, ça.
06:53Ah oui, les feuilles sont toxiques.
06:55Ça vous étonne que je sache tout ça, hein ?
06:57Un peu.
06:58Bon, ben, je vais tout vous expliquer.
06:59Mais attention, ça doit rester entre nous, pas de blague.
07:00Je dirai rien.
07:01Ah, d'accord.
07:04Sophie, à son premier mariage, a m'épousé un cinéaste.
07:07C'est bien, d'ailleurs, qui avait pas mal d'idées sur la publicité.
07:10La famille avait offert la roue comme cadeau de noces, quoi.
07:13Comme le type, il avait des idées, c'est moi, il n'est pas tellement de sans vis-à-faire.
07:16Alors la famille, quoi que tolérante, a fini par se lasser, elle a fait appel aux gros frères.
07:21Viens à moi.
07:24Vous voyez, c'est les mufres, là ?
07:25C'est un peu magnifique.
07:26J'aurais jamais vu le pareil.
07:27Moi, après, c'est...
07:29C'était à l'île Maurice, où j'enseignais les maths, là-bas.
07:32C'est d'ailleurs à l'île Maurice que j'ai commencé à me passionner pour les plantes tropicales.
07:36Seulement, ma belle famille trouvait que je perdais mon temps, alors...
07:40Ils ont fait d'une pierre deux coups.
07:42Comme je connaissais les chiffres, je devais connaître les affaires.
07:44Alors comme ça, je gagnerais un peu plus d'argent, et on perdrait moins.
07:49Qu'est-ce que vous voulez répondre ?
07:51Tout le monde a l'air content, alors.
07:53Enfin, presque.
07:55Voilà.
07:58Venez ici, Gilles.
08:00Venez ici, Gilles.
08:01Approchez doucement vos mains de ces feuilles, là.
08:03Ça s'appelle une sensitive, ça.
08:17Vous avez vu, c'est drôle, hein ?
08:19Elle se rétracte, comme ça, dès qu'on l'approche.
08:23C'est merveilleux.
08:23Moi, je la comprends, je suis un peu comme ça.
08:26J'aime bien aussi me replier, comme ça, de temps en temps.
08:29Bon, il ne faut pas exagérer, c'est tout de même pas le bail.
08:32Mais, vous savez, pour moi, le monde de la publicité...
08:35Au début, ça m'amusait.
08:36Tous ces gens qui ont 25 idées par seconde,
08:38ils ne manquaient, ça n'a aucune importance,
08:39puisqu'ils les oublient dès qu'ils l'ont inventé.
08:41Alors, voilà, moi, je viens me réfugier ici,
08:44deux ou trois fois par semaine.
08:47Je leur raconte que j'ai besoin d'une calme pour pouvoir travailler.
08:50Je ne dirai jamais rien à personne.
08:52C'est bien pour ça que je vous l'ai dit.
08:58Mais, vous savez que je travaille, en somme, hein ?
09:01Et j'écris des articles dans les magazines spécialisés
09:03dans les plantes tropicales.
09:06Mais sous un pseudonyme, évidemment.
09:07Mais ça, c'est vraiment du travail.
09:09Et même ma femme n'est pas au courant.
09:10Vous voyez que je vous dis tout.
09:13Voilà, ben, moi, j'aimerais bien pouvoir retourner un jour à l'île Maurice.
09:16Moi, je vous le souhaite, monsieur.
09:18Je vais rencontrer une histoire sur Saint-Jean-l'Perse.
09:21Un jour, on lui a demandé pourquoi il n'écrivait pas de livres.
09:23Enfin, je veux dire, des livres à gros tirages.
09:25Et là, vous n'écririez jamais de livres à gros tirages,
09:28parce que ça détruit un arbre.
09:31Ben, vous voyez, moi, je détruis les plantes que j'aime
09:33pour faire des publications qui vantent la vie saine.
09:36C'est étrange, quoi.
09:37C'est étrange, comme...
09:38Comme la vie, comme...
09:40Comme les plantes, quoi.
09:44Bon, ben, je vous laisse partir.
09:45Rassurez, madame Rattier.
09:47Voilà.
09:47Oh, mon filon, il est cassé.
10:12Yves !
10:13Yves !
10:13Yves !
10:14Yves !
10:15Yves !
10:15Tu as mal, quelque part ?
10:16Yves !
10:17Yves !
10:17Yves !
10:17Je suis sûre que tu n'as rien.
10:18Yves !
10:19Yves !
10:19Yves !
10:20C'est la dernière fois que tu as un vélo, ça, je t'assure.
10:22Tu ne t'en rends pas compte ?
10:23Yves !
10:23Yves !
10:24Monsieur, vous lui avez sauvé la vie.
10:28Vous savez, madame...
10:29Vous êtes blessé ?
10:31Non, je n'ai rien, enfin, je crois.
10:33Tout va trop.
10:34Bon, ben...
10:34Venez, j'habite juste en face.
10:39Je vais vous nettoyer ça.
10:40Oh, non, mais c'est pas la peine, madame.
10:41Si, si.
10:42D'ailleurs, je serai incapable de faire un pas.
10:44Ah bon, oui, attendez.
10:48Voilà, venez.
10:49Dans les nuits bleues de la tendresse
10:54Les visiteurs ont la couleur du bonheur
10:59Tous atteints ont le parfum des succès
11:03Ça, c'est la vie dont je rêvais
11:06Et près de moi, il y a
11:11Des prairies et des forêts
11:12Des oiseaux sur le sable
11:15Et près de moi, tu verras
11:19Les reflets gris de Paris
11:21Et Paris qui sourit
11:24Dans les nuits bleues de la tendresse
11:27Les baladins ont des propoins de satin
11:32Tous les matins ont le parfum des sacrés
11:37Ça, c'est...
11:39Ça, c'est la vie dont je rêvais
11:45Ça, c'est la vie dont je rêvais
11:47Ça, c'est la vie dont je rêvais
11:49Ça, c'est la vie dont je rêvais
11:51Ça, c'est la vie dont je rêvais
11:55Ça, c'est la vie dont je rêvais
11:56Ça, c'est la vie dont je rêvais
11:57Ça, c'est la vie dont je rêvais
11:58Ça, c'est la vie dont je rêvais
11:59Ça, c'est la vie dont je rêvais
12:00Ça, c'est la vie dont je rêvais
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