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Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.
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00:00Mais oui, mais alors, la France, dites-vous, est ce pays capable du meilleur, comme du pire, de l'excellence absolue, comme de l'affaiblissement collectif.
00:06Donc, où est la solution, en fait ? On ne la voit pas, Nicolas Boudou.
00:10Oui, mais je le disais, je crois que c'est un peu entre nos mains, c'est-à-dire qu'il faut faire cette pédagogie de la liberté économique, de l'excellence.
00:17Vous avez vu les normes que nous avons sur la tête ?
00:19Bien sûr, vous avez raison, mais les normes, c'est nous qui les avons faites, en grande partie.
00:23Il y a celles que l'Europe nous impose et on invente les autres.
00:26Oui, et puis celles que l'Europe nous impose, on les surtranspose.
00:28Vous vous intéressez beaucoup, on a fait des débats sur l'agriculture, sur votre débat.
00:32J'y suis parfois, on est à peu près tous d'accord pour dire que la France n'arrange pas ce que fait l'Europe, par exemple, dans le domaine agricole.
00:39Donc ça, c'est une question politique.
00:41Écoutez, moi, je fais ce que je peux pour essayer de participer très modestement à l'ambiance de ce pays.
00:48Moi, je trouve qu'on n'est pas assez nombreux à faire la pédagogie du libéralisme, de l'excellence et puis de cette histoire qui est quand même absolument fantastique.
00:57Éric Revelle disait, on enseigne mal l'histoire à l'école.
01:00Moi, je suis d'accord avec ça.
01:01Est-ce qu'on vous avait expliqué à l'école, on nous parle toujours d'Astérix, est-ce qu'on vous avait expliqué que la Gaule était,
01:08alors pardonnez-moi pour l'anachronisme, les historiens me tueraient, mais je vais dire un pays, un grand pays d'innovation qui était leader dans les véhicules,
01:16les chars, dans l'agroalimentaire et dans les armes, à tel point d'ailleurs qu'on a été colonisés par les rangs en partie avec les armes gauloises.
01:23Et les Romains, d'ailleurs, ont apporté l'élément juridique, à mon avis, je fais du wokisme à l'envers,
01:28puisque je considère que la colonisation romaine a été une chose absolument formidable en réalité.
01:32Mais c'est nos ancêtres, les Romains, en réalité.
01:35Les deux, les deux, vous exagérez.
01:38Mais enfin, vous voyez, il faut faire cette pédagogie.
01:40La France est un très grand pays d'entrepreneuriat, d'innovation.
01:45Et d'ailleurs, le général de Gaulle le dit dans ses mémoires, que vous connaissez,
01:48parce que dans le troisième chapitre des mémoires d'espoir, on dit que je ne m'intéressais pas à l'économie.
01:52C'est faux.
01:53Ça me prenait la moitié de la journée.
01:55Je recevais les plus grands innovateurs parce que je considérais que la France devait toujours être,
01:59en matière de science et d'innovation, devant les autres.
02:03Je regrette que nous ayons oublié cette leçon.
02:04D'accord.
02:05Mais on est le pays aujourd'hui de l'Europe qui s'appauvrait le plus, comme vous l'avez dit.
02:09Non, mais ça, ce n'est pas super.
02:10Non, mais ça, c'est la conséquence de l'oubli de ce que je viens de dire.
02:15Et en fait, on n'est pas fidèle à notre tradition historique.
02:18Mais je suis d'accord avec vous, Laurence Ferré.
02:20Quand on surrèglemente, quand on surfiscalise, quand on surdépense,
02:26je suis mille fois d'accord avec ça.
02:27Mais ce que je veux dire, c'est que j'entends dire parfois,
02:29ah oui, mais c'est comme ça, c'est la France, la France...
02:32Mais non, c'est faux.
02:33C'est faux de dire ça.
02:34Mais c'est pour ça que le livre est génial.
02:35Ça n'est pas l'histoire de France.
02:36C'est pas vrai.
02:37Le livre est génial parce qu'on retrace tout ça.
02:38Louis Dragnel.
02:39Une dernière question qui est liée à la politique,
02:41c'est, j'entends toujours votre optimisme,
02:43est-ce que quand vous rencontrez des décideurs politiques,
02:46des possibles candidats à l'élection présidentielle,
02:49vous voyez que ce discours-là peut entrer un peu
02:52dans le logiciel de certaines personnalités politiques ?
02:54Pas beaucoup pour l'instant.
02:55Je veux dire franchement, y compris chez ceux que j'aime bien.
02:58Mais ce qui me frappe le plus, c'est même pire que ça.
03:01C'est qu'il n'y a pas de programme.
03:02C'est qu'au fond, les partis politiques sont devenus des agences d'événementiel
03:05un peu entrées de gamme.
03:06Et on est quand même à quoi de l'élection présidentielle ?
03:09On est à 14 mois de l'élection présidentielle.
03:11Mais je ne vois personne qui fait un programme.
03:14Non, mais ce que j'appelle un programme sérieux.
03:16Non, mais sérieux.
03:17Vous parliez de la simplification.
03:18Il ne suffit pas de dire, je vais simplifier.
03:20On parle de la dépense publique, Éric Revelle.
03:21Il ne suffit pas de dire, je vais baisser la dépense publique.
03:24Ça, tout le monde peut le dire.
03:25C'est comme si quelqu'un à gauche me dit, je veux augmenter les salaires.
03:27C'est même niveau.
03:28Je vais baisser la dépense publique.
03:30C'est comment on fait, statut de la fonction publique,
03:32qui, quand, comment, etc.
03:34En combien de temps, qu'est-ce que je diminue, quelles agences...
03:36C'est un travail sérieux.
03:37Ce travail, il n'est même pas commencé.
03:40Et c'est à nous, et y compris à vous d'ailleurs.
03:41Je ne me permettrais pas de donner des...
03:43Mais enfin, à la presse et aux journalistes,
03:45de mettre quand même un peu la pression...
03:46De faire les programmes des politiques ?
03:48Non, d'exiger qu'ils en fassent.
03:50Est-ce que le problème, Nicolas Bouzou,
03:51ne se trouve pas dans le fait que...
03:53Les politiques ne regardent que les sondages
03:55et les questions économiques précises,
03:58telles que vous les évoquez,
03:59apparaissent rarement dans les sondages ?
04:01Elles passent à l'as jusqu'au moment où,
04:03comme le souligne Laurence Ferrari,
04:05nos performances économiques sont tellement mauvaises
04:08que ça finit par avoir un impact sur les salaires
04:10et donc sur la vie des gens.
04:11Donc là, on peut se dire quand même
04:12que les politiques pourraient réfléchir sérieusement
04:15aux questions de croissance,
04:16aux questions d'innovation, aux questions de production.
04:17Vous êtes d'accord ?
04:22Oui, oui, c'est bien vu.
04:23Mais juste une question.
04:25On ne sait pas si on est encore totalement dans le trou,
04:28mais il y a quand même une chose,
04:29c'est que si demain, par exemple,
04:31vu l'état de la sécurité sociale,
04:3324 milliards d'euros de déficit supplémentaire cette année,
04:35180 milliards d'euros de dettes,
04:36si le français, si je ne reçois plus
04:38ma feuille de soins remboursée,
04:39Ah ben ça, c'est sûr que le débat,
04:43ce ne sera plus la suspension de la réforme des retraites.
04:46Ça, je vous l'accorde.
04:47Ça sera quoi alors ?
04:48Ce sera la retraite à 67 ans tout de suite pour tout le monde.
04:50OK.
04:51Ah oui, si on en arrive là.
04:52Si on est au pied du mur violemment
04:55et que les Français comprennent dans quelle situation on est,
04:58au-delà des moulinets...
04:59Il ne faut pas en croûte de la sécu, c'est ça ?
05:01Non, mais ce n'est pas moi qui le dis.
05:03Oui, mais c'est les rapports de la Cour des comptes,
05:05vous savez bien.
05:06Oui, je sais bien.
05:07Peut-être que là, les Français accéderont des réformes.
05:10Ça, c'est sûr.
05:11On veut le sursaut avant.
05:12Mais si vous me faites l'honneur de m'inviter,
05:13c'est pour qu'on discute de solutions
05:15avant d'en arriver là.
05:16Donc la solution, c'est on libéralise,
05:18mais là, ça ne sauve pas la sécu.
05:20Ah si on libéralise...
05:21Non, enfin, la question de l'activité économique,
05:23elle est importante.
05:23Non, mais avec la sécu,
05:24on arrête de faire des bêtises.
05:26Enfin, la suspension de la réforme des retraites,
05:28c'est un truc de malade.
05:30Mais on peut faire beaucoup mieux
05:31dans le domaine de la maladie.
05:32Un truc de malade dans la politique.
05:33L'hôpital, on peut faire des...
05:36Mais oui, on manque de bon sens.
05:38Les urgences, l'hôpital,
05:39mais avec l'argent,
05:40c'est plus de 100 milliards d'euros, le budget.
05:41Mais on peut faire beaucoup mieux
05:43en se réorganisant que ce qu'on fait aujourd'hui.
05:45Mais il faut y réfléchir trois secondes.
05:46Ça demande un petit effort intellectuel.
05:47Moi, je crois un peu plus que trois secondes.
05:49Oui, mais...
05:50Je suis sûr que les hommes politiques
05:50viennent vous voir pour avoir des idées, non ?
05:52Écoute, et qu'ils viennent me voir,
05:54c'est une chose,
05:54mais comme je suis quelqu'un de très prétentieux,
05:56j'aimerais qu'ils m'écoutent.
05:57Merci.
05:58Merci.
05:59Merci.
06:00Merci.
06:01Merci.
06:02Merci.
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