00:00Je trouvais que c'était intéressant parce que tout fait sens.
00:01Vous vouliez dire quelque chose de monsieur Olivier Guénèque ?
00:04Donc notre cérémonie d'ouverture des JO, elle a marqué l'histoire, on s'en souviendra dans 50 ans,
00:10celle de l'Italie, non, dans 10 ans on aura déjà oublié, c'est tout.
00:13On critique beaucoup notre cérémonie mais elle aura marqué l'histoire.
00:15Dans 100 ans tout le monde s'en souviendra, celle-ci dans 10 ans.
00:18En fait tu sais Olivier, l'art, l'art est fait pour choquer, l'art, l'art est fait pour choquer.
00:24Non mais d'accord, évidemment il y a eu des super éléments lors de cette cérémonie.
00:29Mais il faut quand même admettre qu'il y a une façon de se détester et de se détester à travers le regard de l'autre.
00:36Encore une fois, la mise en scène de Marie-Antoinette, la représentation de la scène avec une espèce de schtrouf.
00:43Oui voilà, la scène bien sûr.
00:45Je ne dis pas que tout est bien Sabrina, je n'ai pas dit que tout était bien.
00:47C'est aussi l'inspiration de Patrick Boucheron, si tu lis son histoire de la colonisation,
00:54un pavé de 800 pages, tu comprends aussi qu'il y a une élite qui est clairement francophobe.
00:59Et qui fait tout pour s'allier à la mémoire commune.
01:01Bien sûr.
01:02Bon en tout cas, on ne peut pas non plus comparer JO d'hiver et JO d'été.
01:05Et Paris et Milan, le stade de San Siro, il y a quelque chose de plus prestigieux en France,
01:09de plus attendu parce que c'était des JO d'été avec effectivement des moments contrastés.
01:14Et on a pris plus de risques quand même, on s'en souviendra.
01:16Oui, alors la prise...
01:18C'est un show.
01:19C'est marrant ce que vous dites.
01:20En fait, c'est marrant ce que vous dites parce que je pense que c'est le contraire.
01:22On a pris...
01:23Le progressisme, c'est aucun risque.
01:26Parce que précisément, tout le monde va applaudir.
01:29Et c'est tout le problème...
01:31Il a pris beaucoup de risques Thomas Joly.
01:32Mais non, ça c'est les mots qu'on dit...
01:33On ne peut pas dire que tout le monde a applaudi.
01:35Non, mais c'est les mots qu'on dit dans la sphère des progressistes.
01:39Il a pris des risques.
01:41C'est comme au cinéma à Cannes, lorsque certains sujets sont abordés
01:45et on dit il a pris beaucoup de risques.
01:47C'est le lieu commun de prendre des risques.
01:49Oui, c'est vrai.
01:51Vous voyez ce que je veux dire ?
01:53Moi, si je veux l'avance sur recettes en cinéma,
01:56je sais le type de sujets que je dois traiter.
02:00Il savait que ce qu'il faisait, c'était clivant.
02:02Il le savait que c'est clivant avec la bénédiction du monde du progrès.
02:11Si moi, je suis clivant avec un conservateur,
02:14le vrai courage aujourd'hui, c'est d'être conservateur.
02:17Exactement.
02:18Parce que tu as tout le monde contre toi.
02:20Vous appelez ça le progrès de blasphémer la scène avec Jésus ?
02:23Bien sûr, bien sûr.
02:24Tous ces mots valises de dire...
02:26Comment vous expliquez qu'elle a autant marqué les esprits ?
02:29Comment vous l'expliquez ?
02:30Parce qu'elle était choquante.
02:31Mais non !
02:32Pas que choquante, Georges !
02:33Parce qu'il y avait sans doute des moments qui pouvaient être réussis.
02:36Il y avait Céline Dion.
02:37Voilà, il y avait Céline Dion.
02:39Et puis il y avait...
02:40C'était pas mal sur la scène de voir tous ces bateaux.
02:43Ça y est, on y vient.
02:44Il y avait des moments pas mal quand même.
02:45Mais attendez, je ne suis que nuance.
02:48On peut ressortir la phrase, je suis hypocrite.
02:54Je ne suis que nuance.
02:55Je ne suis que nuance !
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