00:00Est-ce que vous avez regardé la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Milan ?
00:06C'était vendredi soir.
00:07J'ai vu des extraits, mais je n'ai pas regardé.
00:09C'était intéressant parce qu'on a vu deux cérémonies d'ouverture,
00:12celle à Paris et puis celle-là, et c'est deux cérémonies très différentes.
00:17Il y en avait une plus traditionnelle, celle de Milan,
00:20qui était moins polémique et qui n'était pas forcément là pour choquer.
00:25Et j'ai vu sur les réseaux sociaux, il y a eu un débat très fort,
00:28Eliane Deval d'ailleurs en a parlé également.
00:30On a fait un débat avec Eliane Deval.
00:31Et j'ai trouvé que le débat était intéressant parce que c'est deux manières
00:35de voir, peut-être, de mettre en valeur son pays.
00:39Ce qu'a fait l'Italie.
00:40La France, c'est le réalisateur de cette scénographie tout à fait étonnante
00:45qui s'est mise en valeur.
00:46Oui, mais convenez que là aussi on va prendre la grille de lecture
00:51de la fracture générationnelle.
00:54Convenez que cette cérémonie d'ouverture,
00:56même si elle ne vous a pas plu à vous,
00:59elle a plutôt été saluée par la critique progressiste mondiale.
01:04La tête sanguilonante de Marie-Antoinette, etc.
01:06Oui, oui, oui, c'était de la provocation.
01:08Moi j'ai préféré la cérémonie italienne.
01:10Non mais ce qui est intéressant, c'est que
01:12Gilles William Golnadel parle de ça souvent le soir.
01:16Il dit que nous en France, on doit se punir de quelque chose,
01:20on se sent coupable, etc.
01:21Les italiennes ne se sentent pas coupables de leur passé.
01:23Et il y a tout en fait, tout fait sens, comme disent les uns et les autres.
01:28Vous avez une volonté, chers certains français,
01:31pour une raison qui est quand même très particulière,
01:34et qui doit être unique quasiment dans le monde,
01:37à plaider coupable.
01:39Preuve en est, la cérémonie d'ouverture,
01:41la Côte du Monde de rugby,
01:42où Jean Dujardin en a plein la tête,
01:44parce qu'ils mettaient en valeur,
01:46un peu ce qui est un peu clicheton peut-être pour nous,
01:48ou Franchouillard.
01:49La France rampe, parce qu'ils mettaient en valeur ce que nous sommes.
01:53Voyez-vous ?
01:54On n'est pas Hans.
01:55Le terroir, l'identité vernaculaire.
01:56On n'est pas Hans, on n'est fiers.
01:58Mais certains l'ont interprété comme ça.
02:01Et les Italiens n'ont pas ce rapport,
02:03comme les Américains non plus,
02:04ils n'ont pas...
02:05Nous avons un rapport à notre passé,
02:07qui est un rapport de culpabilité.
02:10Manifestement, les Italiens,
02:11alors ils n'ont pas non plus la même histoire, les Italiens.
02:13Ils n'ont pas partis coloniser le monde entier.
02:17Ils n'ont pas eu une histoire un peu fasciste sur les bords.
02:18Ça n'a pas de rapport avec la colonisation,
02:20en plus Pascal, pardon.
02:21C'était pas bon, c'est l'époque-là.
02:22Et pourtant, c'est l'Italie de Giorgia,
02:25Mélonie qui faisait parfaitement ce spectacle.
02:27Je pense en plus qu'il y a une fierté italienne.
02:29Encore plus, il y a une fierté.
02:32Ce n'est pas un pays colonisateur.
02:33Et vous savez pourquoi ils ne sont pas partis colonisants.
02:35Quel est le rapport avec la colonisation ?
02:37Pourquoi ? Parce que l'unité italienne s'est faite très tard.
02:39Ce n'était pas un pays.
02:40Nous, on est le premier État-nation.
02:41Donc, les Italiens, ils ont un siècle.
02:44Oui, Garibaldi.
02:46Oui, un siècle et demi, comme les Allemands.
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