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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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00:00:00C'est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:00:04On parlera italien dans quelques instants, parce qu'il y a eu cette formidable cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver à Milan.
00:00:12Buongiorno Charlotte Dornelas, comment ça va ?
00:00:14Bonjour Eliane, tout va bien.
00:00:15Vous allez bien ? Ça me fait plaisir de vous retrouver.
00:00:17Je ne vais pas me lancer à l'italien, déjà le français ce matin, je vais essayer de rester concentré.
00:00:20Je vais aller vers un italien, d'origine.
00:00:23D'origine, mais mon grand-père était tellement assimilé qu'il n'a pas transmis la langue.
00:00:27Vous ne parlez pas ?
00:00:28Non, pas du tout.
00:00:28Justement, mais jusqu'à Buongiorno, ça va.
00:00:32Arrivez les Tchis ensuite, si vous voulez.
00:00:34Alexandre Devecchio, vous nous avez manqué le week-end de Tchis, ainsi que le week-end précédent.
00:00:40Ça va ?
00:00:41Voilà, je reprends.
00:00:43Xavier reprend son cours.
00:00:44Vous êtes l'homme de ce début d'année.
00:00:47Votre livre est un carton absolu.
00:00:49Vous n'êtes toujours pas venu sur le plateau de l'heure des pros week-ends pour parler de votre livre.
00:00:52Vous avez fait tous les médias, sauf le nôtre.
00:00:56Ce sera une spéciale Devecchio.
00:00:58Pour la femme d'italien.
00:01:00Ça sera de ma faute, bien évidemment.
00:01:02Georges Fenech.
00:01:03Oh, mon cher Eliott.
00:01:04Je suis à deux doigts de me lever pour vous embrasser.
00:01:06Comment va l'homme marié depuis une semaine ?
00:01:08Depuis la semaine dernière, vous m'avez fait un reportage exceptionnel.
00:01:10Ah ben, c'est pas moi, c'est tout le talent et ça revient.
00:01:13Et vous étiez présent après votre émission.
00:01:15Ah ben, à 13h, j'ai terminé l'émission sur Europe 1.
00:01:18À 13h10, j'étais à la mairie pour vous voir.
00:01:21Oui.
00:01:22Et célébrer votre union.
00:01:23Absolument.
00:01:24Comment allez-vous ?
00:01:25Je suis un homme heureux, je dois dire, ce matin.
00:01:27Et voilà, le cœur léger.
00:01:29Heureux de vous retrouver.
00:01:31Caro Eliott de Val.
00:01:32Eh ben, écoutez, vous aussi, vous souhaitez parler italien.
00:01:35Christian Flaesch est avec nous, ancien directeur de la police judiciaire à Paris.
00:01:38Bonjour.
00:01:38Et là, les choses sont un peu plus sérieuses puisqu'on parlera évidemment de l'insécurité,
00:01:42les séquestrations sur fonds de crypto-monnaies, la grande délinquance à Grenoble.
00:01:47Et on avait besoin d'avoir votre expertise et c'est un honneur de vous avoir ce matin.
00:01:51Il est 9h, tout pile.
00:01:52Le point sur l'information, c'est avec Marine Sabourin.
00:01:55Bonjour Marine.
00:01:55Bonjour Eliott, bonjour à tous.
00:01:57La ville de Grenoble se réveille sous le choc ce matin.
00:01:59Hier, six personnes, dont un enfant de 5 ans, ont été blessées par une grenade
00:02:02lancée dans un institut de beauté en plein centre-ville.
00:02:05Les auteurs des faits ont posté la vidéo de l'attaque sur les réseaux sociaux.
00:02:09Le procureur estime qu'il s'agit certainement d'un acte d'intimidation.
00:02:12Après l'agression de Théo, 19 ans à Lyon, on apprend qu'un autre étudiant,
00:02:16Etan, avait été tabassé un mois plus tôt par une bande de mineurs âgés de 14 à 15 ans
00:02:20qui avait essayé de le jeter dans le Rhône.
00:02:22L'information est révélée par nos confrères du Figaro.
00:02:24Le jeune a pu être sauvé grâce à une passante qui avait hurlé sur la bande de jeunes.
00:02:28Je rappelle qu'une marche citoyenne est organisée mardi à 15h au métro de Bourg par la famille de Théo.
00:02:33Un réseau international de drogue démantelé en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire,
00:02:37les perquisitions ont permis la saisie de stupéfiants, dont de la cocaïne.
00:02:41Le bilan de la saisie est estimé à 1,4 million d'euros.
00:02:44Jacques Lang et sa fille Caroline visés par une enquête du PNF
00:02:47pour leur lien avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
00:02:50L'ancien ministre de la Culture est convoqué demain par le ministère des Affaires étrangères.
00:02:54Mercredi, il avait formellement exclu l'idée de démissionner de son poste
00:02:58à la présidence de l'Institut du Monde Arabe.
00:03:00Et puis, Donald Trump salue de très bonnes discussions avec l'Iran.
00:03:03Et pour parler, pour trouver un accord entre les deux pays qui ont débuté hier à Oman,
00:03:07ils se poursuivront dès lundi.
00:03:09Enfin, la France et le Canada ouvrent des consulats à nuque au Groenland,
00:03:12des ouvertures qui marquent leur soutien à l'autonomie du territoire
00:03:15face aux ambitions de Donald Trump.
00:03:17La décision de cette ouverture avait été annoncée le 15 juin dernier par Emmanuel Macron.
00:03:21Voilà pour l'essentiel de l'actualité à 9h, Elliot.
00:03:24Merci chère Marine et on vous retrouve à 10h pour un nouveau point complet sur l'information.
00:03:27À la une de l'heure des pros ce matin, Grazie mille Italia !
00:03:31Milan épicentre d'un spectacle magnifique pour lancer les Jeux Olympiques d'hiver.
00:03:36Quand 2 milliards de personnes ont les yeux rivés sur son pays,
00:03:39on évite les malaises au nom d'une certaine idéologie.
00:03:42On œuvre pour proposer une merveille parmi les merveilles,
00:03:45rappeler la splendeur de sa sculpture, de son histoire, de ses traditions.
00:03:49Je n'ai pas vu de scènes polémiques, pour ne pas dire indécentes,
00:03:53de têtes coupées, de schtroumpfes nues,
00:03:55mais un spectacle époustouflant, rythmé par les voix de Laura Pauzzini ou d'Andrea Bocelli.
00:04:00N'en déplaise au journal Libération, non, l'Italie n'a pas décidé de verser
00:04:04dans le conservatisme, mais dans le bon sens populaire et la fierté nationale.
00:04:09Je résume, le directeur artistique de la cérémonie italienne
00:04:12était à des années-lumière de Thomas Jolie.
00:04:14Marco Balic s'est mis au service de l'événement et non en son cœur.
00:04:19Un acte d'humilité, un acte d'amour pour son pays
00:04:22qui a permis hier de profiter du spectacle sans se demander
00:04:26mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
00:04:28Enfin, si le stade San Siro est un édifice majestueux,
00:04:32Paris avait le plus beau des théâtres en 2024.
00:04:35Rien n'égale la scène, le Grand Palais, la Tour Eiffel, Notre-Dame
00:04:38et que dire de Céline ?
00:04:40Passer la cérémonie, les JO de Paris ont été une grande réussite.
00:04:43Cette parenthèse de 15 jours où l'on pouvait traverser la capitale
00:04:47de jour comme de nuit en toute sécurité.
00:04:51Et je voulais vraiment commencer avec ces images merveilleuses
00:04:54et je sais que les téléspectateurs sont attentifs aussi aux belles images.
00:04:58Les Italiens se réveillent très certainement fiers ce matin,
00:05:02fiers du spectacle proposé au monde entier
00:05:04et non avec un sentiment de malaise.
00:05:07Il n'y a aucun clivage ce matin et je parle là du spectacle.
00:05:11Et on souhaite bien sûr bonne chance, vous les avez vues,
00:05:13à toute la délégation française.
00:05:15La cérémonie d'ouverture des JO n'avait aucune fausse note.
00:05:18Loin, très loin des polémiques après la cérémonie d'ouverture
00:05:21des Jeux Olympiques à Paris pensée par Thomas Joly.
00:05:24La chanteuse Laura Paolunzini interprète, pardonnez-moi,
00:05:29Fratelli d'Italia, l'hymne national italien.
00:05:31Lors de la cérémonie, je vais vous proposer deux séquences merveilleuses
00:05:34et on commence par celle-ci.
00:05:35Sous-titrage Société Radio-Canada
00:06:05Voilà pour l'hymne italien, Laura Paolunzini.
00:06:09Ce qui est intéressant, c'est que vous étiez à San Siro
00:06:11et 400 kilomètres plus loin parce que les JO vont se dérouler
00:06:14dans plusieurs villes.
00:06:15Vous aviez vu Cortina d'Ampezzo.
00:06:18Je vous propose une deuxième séquence,
00:06:19Andrea Bocelli, légende italienne qui va interpréter Nessun Dola.
00:06:22Sous-titrage Société Radio-Canada
00:06:31Alors que nous, au lendemain de la cérémonie, il y a eu des très belles choses.
00:06:57Bien sûr, tout n'était pas acheté, mais le monde entier s'est réveillé en se disant
00:07:02« Mais que s'est-il passé hier au JO de Paris ? Qu'est-ce qu'ils nous ont proposé comme cérémonie ? »
00:07:08Je rappelle quand même qu'on a Philippe Catherine qui a présenté ses excuses
00:07:12pour sa performance, je mets des guillemets à performance,
00:07:15à la cérémonie d'ouverture.
00:07:17Et qu'on expliquait, regardez, on avait le schtroumftenu.
00:07:21Donc, écoutez, c'est deux mondes, Alexandre Devecchio.
00:07:24Oui, effectivement, et quand on voit l'Italie, ça peut aussi donner de l'espoir,
00:07:28parce que je rappelle qu'il y a quelques années, c'était l'Italie qui était moquée
00:07:31comme un pays en déclin, les pauvres ont traversé une crise du Covid très dure,
00:07:37et on voit bien que le pays peut se redresser très rapidement
00:07:40au-delà de la cérémonie des Jeux olympiques.
00:07:43C'est un pays désormais stable, en croissance économique,
00:07:46qui a réduit son immigration.
00:07:48Donc, ça montre que les changements politiques peuvent fonctionner.
00:07:51Georges Fenech, puisque vous parlez italien.
00:07:55Comment ça se fait que vous parlez italien, d'ailleurs ?
00:07:57Parce qu'il se trouve que ma mère était d'origine italienne,
00:08:00donc j'avais un goût pour cette langue presque maternelle, en réalité.
00:08:06Et puis, je l'ai apprise aussi au lycée, bien sûr.
00:08:09Libération s'inquiétait avant la cérémonie.
00:08:11Ils disaient qu'ils vont se verser dans le conservatisme.
00:08:14C'est vraiment, attention, c'est très dangereux, être conservateur.
00:08:17Moi, je n'ai pas vu une cérémonie, j'ai vu quelque chose de classique.
00:08:20C'est beau, le classique, et puis ce n'est pas un gros mot.
00:08:23Oui, ce n'est pas un gros mot, j'allais dire qu'ils ont été soft.
00:08:25Ils n'arrivent plus à trouver d'angle d'attaque.
00:08:27Ils n'ont pas osé faire fasciste ou réactionnaire.
00:08:31Conservateur, ça va, moi, je ne l'ai pas le papa.
00:08:33Non, non, non.
00:08:34Milan n'était pas la capitale de l'international réactionnaire.
00:08:37Ne vous inquiétez pas.
00:08:38Mais c'est quelque chose de classique, quelque chose de beau.
00:08:41Mais bien sûr, et qui met en valeur l'Italie, ses richesses, sa tradition, sa culture.
00:08:47La seule fois où on l'avait fait, nous, rappelez-vous, c'était pour la Coupe du monde de rugby.
00:08:51Et là, qu'est-ce qu'on n'a pas dit ? La France, France, etc.
00:08:54Alors qu'on parlait de ce qui faisait l'image de la France dans le monde.
00:08:57Bien sûr.
00:08:58Donc, il faudrait peut-être sortir de cette mauvaise habitude que nous avons de nous auto-flageller.
00:09:03Charlotte Dordenas, en un mot, et ensuite on va sur le terrain, malheureusement, de l'actualité française
00:09:09avec cette insécurité et cette grande délinquance à Grenoble.
00:09:12Mais lorsque vous avez 2 milliards de téléspectateurs dans le monde
00:09:16qui vont scruter cette cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques,
00:09:20la boussole du directeur artistique de cette cérémonie, c'était justement l'union, c'était la paix.
00:09:29Je vais retrouver le mot exact, c'était une volonté d'apaiser également.
00:09:36Je ne vois pas pourquoi vous voulez y mettre un terrain politique.
00:09:40C'était ça aussi la grande interrogation.
00:09:42Vous êtes un abominable conservateur, est-ce que vous voulez dire ?
00:09:45Mais non, mais il y a deux conceptions de l'art et de la beauté en réalité qu'on offre au monde.
00:09:50Soit vous êtes un héritier et en effet vous vous fondez dans la grande histoire de l'Italie ou de la France,
00:09:55en effet au moment de la Coupe du monde du rugby où vous jouez à la fois sur les clichés
00:10:00qui viennent en effet de l'image d'épinal de ce qu'est la France et de la grandeur de la France.
00:10:05Soit vous avez une conception beaucoup plus moderne d'un homme déraciné
00:10:09qui parle au monde quand il le choque.
00:10:13Il y a cette idée en permanence, il faut cliver, il faut choquer pour exister.
00:10:17En général c'est quand on est bien vide, on a besoin de choquer pour exister.
00:10:21Et je disais c'est un acte d'humilité, un acte d'amour, c'est-à-dire que le directeur artistique de cette cérémonie,
00:10:27qu'est-ce qu'il fait ? Il se dit je vais tout faire pour proposer quelque chose qui rassemble un maximum de personnes.
00:10:32Et en fait je ne veux pas qu'on parle de moi, je veux qu'on parle de l'Italie.
00:10:35Je ne veux pas qu'on parle de ce que j'ai proposé pendant des heures.
00:10:37Je veux qu'au lendemain on se dise extraordinaire, quelle fierté.
00:10:43C'est un acte d'humilité.
00:10:44Et peut-être que certains ont péché par hubris en se disant, moi je vais marquer l'histoire en clivant.
00:10:51Et ils ont réussi puisque 2024, la cérémonie des JO, personne n'a oublié les têtes coupées.
00:10:58Philippe Catherine en schtroumpf quasi nu.
00:11:00Et évidemment cette scène qui a heurté des millions de personnes dans le monde entier, Georges Fenach.
00:11:06Mais oui, moi aussi, à commencer par moi-même j'ai été heurté.
00:11:10Cette tête sanguillonnante, cette façon de présenter notre histoire comme étant une histoire coupable en réalité.
00:11:19Cette forme de culpabilisation qu'on retrouve dans des cérémonies où effectivement l'Italie montre qu'il faut au contraire se rassembler
00:11:26et vanter le pays qui accueille les JO au regard du monde entier.
00:11:30Donc c'est deux visions différentes de ce qu'on pourrait appeler le patriotisme.
00:11:35Et chacun pourront se faire...
00:11:37Et l'art, parce que l'artiste au cœur de son œuvre, c'est très art contemporain.
00:11:42On vous colle devant un truc et on vous dit, oui mais il faut lire l'explication de l'artiste pour comprendre.
00:11:47La beauté, normalement, elle parle au cœur.
00:11:50On dit souvent que la beauté est subjective.
00:11:52C'est vrai dans une certaine mesure.
00:11:54Il y a des choses qui sont objectivement belles devant lesquelles tout le monde s'extasie de manière naturelle.
00:11:59L'art contemporain a choisi un autre biais là-dessus.
00:12:02L'artiste est en effet au cœur et par ailleurs en France, c'était moins la repentance, la cérémonie d'ouverture,
00:12:09que cette espèce de lecture de l'histoire de France qui commence à la Révolution et qui s'arrête à la Révolution.
00:12:14Qu'ils ne connaissent pas par ailleurs parce qu'à mon avis ils seraient choqués.
00:12:16Et souvenez-vous de la critique des Italiens lorsque sur l'affiche des JO, on avait gommé la croix sur la croix ?
00:12:24Le dôme des Invalides.
00:12:25Sur le dôme des Invalides, ils ont dit mais qu'est-ce qui se passe en France ?
00:12:27Bien sûr.
00:12:28C'est un exemple.
00:12:29Et le directeur artistique n'a pas voulu polémiquer en amont de cette cérémonie,
00:12:34mais on a bien compris que c'était l'antithèse de ce que proposait Thomas Joly pour Paris.
00:12:40Et lorsque vous expliquez que vous aviez été heurté,
00:12:43cette scène qui a d'ailleurs n'a même pas été assumée après.
00:12:47mais en disant, ah bah non, on n'a pas voulu représenter la scène.
00:12:53C-E-N-E.
00:12:54Vous avez tout compris.
00:12:56Écoutez, visiblement certains, même au sein du service public, l'avaient présenté.
00:13:01Ça a heurté tous les chrétiens du monde, quoi.
00:13:03Les amis, parlons de l'actualité en France à présent et de cette insécurité grandissante
00:13:10où la fiction dépasse la réalité.
00:13:15Et c'est notamment à Grenoble.
00:13:17Et l'ancien patron du 36 cas des Orphèves que vous êtes, Christian Flèche,
00:13:21votre regard est essentiel parce que ce qui s'est passé à Grenoble,
00:13:24là aussi, fait froid dans le dos.
00:13:26Vous avez six personnes qui ont été blessées à cause d'une grenade lancée
00:13:30à l'intérieur d'un institut de beauté.
00:13:33Les auteurs sont toujours en fuite.
00:13:35Moi, j'ai entendu le procureur qui nous explique qu'il y a des degrés de grenade.
00:13:37Ce n'était pas une grenade offensive, mais défensive.
00:13:42Et j'ai eu la sensation que, finalement, non pas on essayait d'étouffer l'affaire,
00:13:47c'est le point de là, mais qu'on essayait de se dire,
00:13:49dans l'horreur, il y a un grade.
00:13:51Et finalement, là, c'était plus un objectif de sidérer, de faire peur
00:13:57et de prévenir plutôt que d'attaquer.
00:14:00Force est de constater que ce qui se passe à Grenoble,
00:14:02on aurait pu le voir dans un film de Scorsese,
00:14:04dans les films de la mafia, en Amérique du Sud.
00:14:08Là, ça se passe, encore une fois, à Grenoble.
00:14:10Un an après, une utilisation d'une grenade dans un bar associatif
00:14:13qui avait fait plus de 15 blessés.
00:14:16Voyez le sujet de la rédaction de ces news,
00:14:18parce qu'on a besoin aussi de comprendre ce qui se passe.
00:14:20Sur cette vidéo postée sur les réseaux sociaux,
00:14:25un homme vêtu de noir, une capuche sur la tête, le visage dissimulé,
00:14:30des goupilles, une sorte d'engin explosif
00:14:32et ouvre la porte d'un institut de beauté.
00:14:35Des témoins racontent.
00:14:36J'entends une explosion énorme, en fait.
00:14:40Moi, j'étais peut-être à 2 mètres, 2,5 mètres de l'explosion,
00:14:43puisque j'étais de l'autre côté du mur.
00:14:45Et là, il y a une femme qui était légèrement blessée au visage,
00:14:50donc en fait, on lui a porté les premiers secours.
00:14:53Un bruit énorme, mais vraiment énorme.
00:14:55Et là, j'ai vu les filles en face de chez nous,
00:14:58à l'institut, sortir en panique, mais vraiment en panique.
00:15:00La scène se déroule en pleine après-midi.
00:15:03Six personnes sont légèrement blessées, dont un enfant de 5 ans.
00:15:07Pour le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteau,
00:15:10l'engin explosif n'était pas destiné à tuer.
00:15:13Les secours ont considéré qu'aucune personne
00:15:15ne justifiait d'une prise en charge hospitalière.
00:15:19Donc voilà, ce qui confirme qu'on n'est pas sur un engin,
00:15:21une grenade offensive classique.
00:15:24On est plus sur une action d'intimidation.
00:15:27L'institut de beauté se trouve à proximité du quartier Hoche,
00:15:30connu pour son important point de deal,
00:15:32et où des violences et des règlements de comptes
00:15:34se sont produits ces dernières années.
00:15:37Alors, il y avait dans le sujet, normalement,
00:15:40parce que la séquence a été relayée sur les réseaux sociaux
00:15:43par les auteurs.
00:15:44Et on entend un procureur qui nous parle d'actes d'intimidation.
00:15:48Donc moi, Christian Flaech, ex-directeur de la police judiciaire de Paris,
00:15:51ancien patron du 36 quai des Orfèvres,
00:15:53comment vous décodez ce qui est en train de se passer ?
00:15:56Alors d'abord, il faut la replacer dans une vision historique,
00:15:58parce que Grenoble, depuis des dizaines d'années,
00:16:01pose un vrai sujet.
00:16:02Donc je parle à côté d'un juge d'instruction de Lyon.
00:16:05Il y a une délinquance qui est liée à la possibilité,
00:16:09avec les frontières, d'avoir le milieu,
00:16:11ce qu'on appelait Italo-Grenoblois,
00:16:12qui s'était d'abord spécialisé dans la prostitution,
00:16:15et qui maintenant, comme d'ailleurs dans beaucoup de villes en France,
00:16:18se met sur les stupéfiants.
00:16:20Il faut rappeler aussi qu'il y avait des sujets
00:16:23qui avaient amené le président Sarkozy, je crois, en 2009,
00:16:26à faire son fameux discours de Grenoble,
00:16:28qui était aussi un sujet qui était lié à la délinquance.
00:16:30Et puis récemment, vous l'avez dit, il y a eu d'autres actions.
00:16:33Donc cette action-là, elle est assez spectaculaire,
00:16:37parce qu'elle a été filmée.
00:16:38C'est-à-dire que non seulement il y a une action,
00:16:40mais en même temps, il y a quelqu'un qui est là pour la filmer,
00:16:42et pour pouvoir en attester et le distribuer sur les réseaux sociaux.
00:16:45Et ça, c'est aussi assez courant sur cette nouvelle délinquance,
00:16:48c'est-à-dire qu'il y a des contrats, et pour prouver l'exécution du contrat,
00:16:51on le filme.
00:16:52Et on l'assume ensuite dans d'autres vidéos qui restent à confirmer.
00:16:56Vous parlez d'une grande délinquance italo-grenobloise.
00:16:59Là, on a traversé la Méditerranée,
00:17:01puisque ceux qui se revendiquent être les auteurs
00:17:04se présentent, je mets vraiment beaucoup de guillemets et de précautions,
00:17:08comme une sorte de groupe de délinquants
00:17:12venus non pas d'Italie ou de Grenoble,
00:17:16mais Fenech 38 avec...
00:17:19Non mais c'est effectivement, Georges, et ce n'est pas en votre nom,
00:17:24puisque c'est plutôt lié visiblement à l'Algérie,
00:17:27comme la DZ Mafia.
00:17:29Donc on est bien loin, finalement, de cette délinquance.
00:17:31Peut-être que vous avez dû gérer il y a plusieurs années.
00:17:35Alors, il y a des marques maintenant qui sont en train de se développer.
00:17:38Marseille a sa DZ Mafia,
00:17:39qui amène un certain nombre de franchises ailleurs.
00:17:42Peut-être que Grenoble, justement,
00:17:43pour montrer sa spécificité historique, je dirais,
00:17:46veut mettre elle-même sa marque.
00:17:48En tout cas, il est clair que c'était une...
00:17:51Comment dire ?
00:17:53Une action dans un milieu confiné, ça fait beaucoup de bruit.
00:17:55Il n'y a pas eu beaucoup de blessés.
00:17:57Il y a sans doute un lien qu'on va trouver assez vite
00:17:59avec cet établissement.
00:18:01Qu'est-ce que c'était du racket ?
00:18:02Est-ce qu'il y a un conflit lié à l'utilisation
00:18:05de l'établissement pour d'autres actions
00:18:08que l'Institut initial ?
00:18:10C'était passé l'année dernière quasiment jour pour jour.
00:18:1312 février 2025, il y a un bar associatif qui est visé.
00:18:16Là, ce n'est pas une grenade défensive, mais offensive.
00:18:19Et ça fait plus de 15 blessés, dont 6 extrêmement graves.
00:18:23Et quand on est allé voir et qu'on est allé creuser un peu plus
00:18:26sur ce bar associatif, on s'est rendu compte
00:18:29que les propriétaires avaient aussi des CV et des casiers judiciaires
00:18:36assez étoffés.
00:18:37Ce sont des méthodes mafieuses.
00:18:39Georges Fenech.
00:18:39C'est-à-dire qu'on occupe un territoire, on menace, on prévient,
00:18:45on en fait la promotion, la publicité de ce qu'on est capable de faire.
00:18:49Donc c'est certainement, sans aucun doute, lié au grand trafic de stupéfiants,
00:18:53et d'une manière générale à toute la criminalité.
00:18:55Donc il y a certainement ou du racket, ou l'utilisation de fonds de commerce,
00:19:00on le sait maintenant, pour du blanchiment.
00:19:02Christian Flaesch.
00:19:04Juste, maintenant, on est obligé de dire que ce n'est pas forcément
00:19:06du grand trafic de stupéfiants, mais un trafic implanté localement
00:19:10avec des guerres de territoire, parce que malheureusement,
00:19:12et c'est un vrai sujet, le trafic de stupéfiants n'est plus
00:19:15un grand trafic international, il est localisé dans des villes.
00:19:19Vous parlez donc de narco-territoires sur le sol français.
00:19:22Oui, bien sûr.
00:19:23Mais vous dites bien sûr comme si c'était une évidence.
00:19:25Est-ce que vous, l'ancien patron de la police judiciaire, à votre époque,
00:19:28vous avez été patron de quelle heure ?
00:19:30De 2007 à 2013.
00:19:31Donc de 2007 à 2013.
00:19:33Est-ce que vous voyez déjà à cette époque venir cette menace existentielle,
00:19:39ce n'est pas moi qui le dit, c'est le patron des renseignements territoriaux,
00:19:42existentielle pour notre pays, du narco-terrorisme ?
00:19:46Alors du narco-banditisme.
00:19:48Oui, et maintenant on parle de narco-terrorisme.
00:19:50Oui, alors...
00:19:50Parce qu'il y a une forme, pardonnez-moi, il y a une forme de terreur dans ces attaques.
00:19:53Il y a une forme de terreur, et puis le stade ultérieur,
00:19:56ce sera au moment où le narco-banditisme, terrorisme et tout ça,
00:20:00voudra prendre pied dans les institutions, avec la corruption,
00:20:03qui est un sujet montant que tout le monde reconnaît maintenant.
00:20:06La différence entre, je dirais, la police qui le vit au quotidien,
00:20:09et puis vous-même, c'est qu'il faut du temps avant que ça arrive à s'extérioriser,
00:20:15à ce que ce soit pris en compte comme un phénomène de société.
00:20:17Mais pour tous les policiers qui travaillent, alors moi j'étais sur la région parisienne,
00:20:20pour tous les policiers de banlieue, il y a eu ces phénomènes de cités qu'on a vus,
00:20:24mais qui étaient loin, évidemment, ne serait-ce que des villes,
00:20:27et qui étaient un peu localisées dans les grands territoires urbains.
00:20:31Et maintenant, on voit que ce trafic arrive un peu partout,
00:20:35lié aussi à le phénomène de confinement,
00:20:38qui a amené des livraisons avec ce qu'on a appelé l'ubérisation.
00:20:40Donc tout ça, c'est des phénomènes nouveaux.
00:20:43Il y a un vrai trafic de stupéfiants qui s'est implanté en France,
00:20:47avec une, on le voit maintenant, on le dit avec la cocaïne aussi, qui remonte.
00:20:52On était sur du cannabis, maintenant la cocaïne aussi fait largement son trou,
00:20:56avec des dizaines de millions d'argent liés à ce trafic qui sont mis dans l'économie.
00:21:06Donc ça, ces phénomènes-là, pour répondre à votre question, on le voyait.
00:21:10D'accord, mais c'est une question, effectivement, peut-être sur le temps long, à moyen ou à long terme.
00:21:16En revanche, la sensation qu'on peut avoir lorsqu'on décode ou qu'on décrypte ces faits-là,
00:21:21c'est que les criminels n'ont plus aucune limite.
00:21:25Si, parmi les six blessés, moi je ne dirais pas blessés légers,
00:21:28parce que je ne suis pas dans la tête des personnes qui ont été victimes de ce qui s'est passé hier à Grenoble.
00:21:33Par adécence et par respect, je ne veux pas dire six blessés légers.
00:21:36Il n'y a pas de blessures physiques importantes, mais qu'en sera-t-il dans les prochaines semaines
00:21:41pour le gamin de cinq ans qui a été blessé hier alors qu'il était dans l'Institut de beauté ?
00:21:45On a la sensation qu'ils n'ont plus aucune limite, les criminels d'aujourd'hui, Christian Fleury.
00:21:49Oui, bien sûr, il n'y a plus qu'une limite.
00:21:52Il y a une violence qui monte, bien sûr, qu'on voit monter depuis des années,
00:21:56avec des attaques qui visent des personnes âgées.
00:21:59Ça, c'était déjà le cas.
00:22:01Là, on en parlera peut-être avec des familles aussi, sur la crypto-monnaie.
00:22:06Et cette volonté de filmer pour, encore une fois, être payé sur l'action qu'on a pris.
00:22:14Et tout cela s'inscrit, pardonnez-moi, dans tous les règlements de compte,
00:22:18à la coup de Kanachnikov, qu'on voit à Marseille et ailleurs,
00:22:21et l'assassinat du frère de Kénessy.
00:22:23Oui, Kénessy, Mehdi Kénessy.
00:22:25Un assassinat qui a pour but de terroriser, alors qu'il était innocent.
00:22:30Donc tout ça s'inscrit, si vous voulez, dans des méthodes mafieuses
00:22:32qui gangrènent aujourd'hui notre pays.
00:22:34Rapidement, Charlotte Dornelas, peut-être sur ce qui s'est en train de se passer,
00:22:37notamment à Grenoble.
00:22:38Oui, en effet, c'est un des...
00:22:39Bon, là, on voit institut de beauté, règlement de compte,
00:22:43apparemment, dans ce que dit le procureur.
00:22:46En effet, il y a beaucoup de mots qui clignotent,
00:22:47narcotrafic, blanchiment, règlement de compte entre bandes,
00:22:50guerre de territoire.
00:22:52Donc, bon, l'enquête nous dira ce qui se passe,
00:22:54mais enfin, c'est des choses qui arrivent extrêmement régulièrement
00:22:55dans ce qu'ils appellent les petits commerces,
00:22:57qui sont désormais partie prenante, on va dire,
00:23:01de ce trafic, et parfois à leur corps défendant, d'ailleurs.
00:23:04Simplement, la radicalisation, il y a une chose qui devrait nous alerter
00:23:07et qui avait été dite par la patronne de la DGSI,
00:23:11c'est que désormais, les réseaux de criminalité organisés
00:23:14cherchent à recruter des mineurs.
00:23:16Alors, évidemment, parce qu'ils sont protégés, d'une certaine manière,
00:23:20par le système judiciaire à leur encontre,
00:23:22mais également parce qu'ils sont tellement vides de tout
00:23:26qu'il est possible, il est facile, on va dire,
00:23:29de générer chez eux un sentiment d'appartenance
00:23:31qui permet de faire ce que veut le commanditaire.
00:23:34Alors, c'est un piège, évidemment, qui se referme sur eux très rapidement,
00:23:37mais à la fin, vous avez quand même des gamins de 14 ans
00:23:38qui sont capables de tuer.
00:23:39– Je veux dire, donc là, moi, je ne suis pas très étonnée.
00:23:42– Sur l'utilisation des mineurs, moi, j'ai vécu les mineurs roumains dans le métro.
00:23:46Pas les Roms, pas forcément roumains.
00:23:48Mais donc, c'est là, ils utilisaient le fait qu'ils étaient mineurs
00:23:51pour échapper à la sanction.
00:23:53Donc, c'est un sujet qu'on connaît bien.
00:23:55Après, ce que disait la patronne de la DGSI,
00:23:57et ce qui se voit, c'est que la part le plus en plus importante
00:24:00des mineurs dans les affaires de terrorisme.
00:24:01Il y a les pourcentages qui ont été donnés qui sont assez incroyables.
00:24:06– On revient dans un instant, puisqu'on parlera,
00:24:09vous souhaitiez l'évoquer, ce qui s'est passé toujours dans la région de Grenoble,
00:24:14l'enlèvement et la séquestration d'une femme d'une trentaine d'années magistrate
00:24:19ainsi que de sa mère, parce que cette femme est la compagne
00:24:21d'un dirigeant d'une société de crypto-monnaie.
00:24:26On sera avec Pierre Noisa.
00:24:27Ce nom ne vous dit peut-être plus rien,
00:24:29mais il est le père d'une femme qui a été justement victime
00:24:35d'une tentative d'enlèvement en plein cœur de la capitale.
00:24:39C'était en mai dernier, Pierre Noisa, qui est le fondateur de Peignum,
00:24:43une société justement liée à la crypto-monnaie.
00:24:46Restez avec nous parce que là aussi, c'est important de donner la parole
00:24:50à ceux qui ont vu leur vie basculer au gré de cette insécurité,
00:24:57de cette délinquance grandissante.
00:24:58On reprend sur CNews et on poursuit l'heure des pros week-end matin,
00:25:05toujours avec Georges Fenech, Charles Dornelas, Alexandre Devecchio,
00:25:08Christian Flaich, qui est avec nous, ancien patron du 36K des Orfeuves,
00:25:12et nous a rejoint sur le plateau Pierre Noisa.
00:25:15Merci d'être avec nous.
00:25:16Vous êtes fondateur de Peignum, qui est spécialisé dans la crypto-monnaie,
00:25:20et vous êtes une cible pour la grande délinquance.
00:25:22Et si ce n'est pas vous la cible, on va privilégier vos proches et on va vous menacer.
00:25:27Vous avez été victime de cela il y a quelques mois.
00:25:30On va y revenir dans un instant.
00:25:31Et malheureusement, ces affaires se répètent.
00:25:34Et j'imagine que quand vous avez eu vent de ce qui s'était passé du côté de Grenoble hier,
00:25:39ça vous a bien évidemment ramené à votre histoire.
00:25:43La séquestration aura duré près de 30 heures.
00:25:47Une magistrate grenobloise et sa mère ont été retrouvées ligotées hier matin dans un garage de la Drôme.
00:25:54Un enlèvement qui pourrait être lié au travail de son conjoint dans la crypto-monnaie.
00:26:00Voyez le sujet de Fabrice Elsner et Sarah Varni.
00:26:03Dans la nuit de mercredi à jeudi, une magistrate de 35 ans et sa mère de 67 ans qu'elle hébergeait
00:26:10ont été enlevées vers 3 heures du matin.
00:26:12La magistrate est la compagne d'un dirigeant d'une société spécialisée dans le secteur des crypto-monnaies,
00:26:19absent au moment de l'enlèvement.
00:26:21Jeudi, vers 9h30, l'homme alerte les forces de l'ordre.
00:26:25Après avoir reçu un message ainsi qu'une photo de sa compagne,
00:26:28les ravisseurs réclament une rançon en bitcoin
00:26:31et menacent de mutiler les deux victimes si cette rançon n'est pas versée rapidement.
00:26:36Ce vendredi matin vers 8h,
00:26:38les deux femmes ont été découvertes légèrement blessées par un voisin
00:26:42dans un garage au pied d'un immeuble de Bourg-les-Valences,
00:26:45à une centaine de kilomètres du lieu de l'enlèvement.
00:26:48Elles ont profité de l'absence des ravisseurs pour se détacher et appeler à l'aide
00:26:52tout en frappant sur la porte du garage.
00:26:56Les victimes ont été prises en charge par les secours.
00:26:59La séquestration aura duré près de 30 heures.
00:27:01Le procureur de Lyon précise qu'aucune rançon n'a été versée.
00:27:05Et je me tourne vers vous, Pierre Noisa, parce qu'on va basculer en mai 2025
00:27:12et vous allez apprendre que votre fille, si je ne m'abuse de 34 ans,
00:27:19est alors victime d'une tentative d'enlèvement alors qu'elle était avec son fils.
00:27:26Ça s'est passé en plein Paris, dans le 11e arrondissement.
00:27:28Et maintenant, revoyons la séquence qui a été filmée au moment des faits.
00:27:52Le 17, le 17, oui.
00:27:56Le 17.
00:27:58Et par pudeur, par respect, je ne vais même pas vous demander ce que vous ressentez
00:28:09lorsque vous revoyez ces images, Pierre Noisa.
00:28:13Mais force est de constater qu'aujourd'hui, vous, patron de société de crypto-monnaie,
00:28:20vos proches et tous les autres sont aujourd'hui des cibles privilégiées.
00:28:24Tout à fait. En tout cas, c'est l'impression qu'on a maintenant,
00:28:27puisque ce n'est pas seulement cet événement à Grenoble,
00:28:30c'est toute une succession de fêtes du même genre qui se sont déroulées récemment.
00:28:35Et ça ne concerne pas que la crypto-monnaie, je le précise.
00:28:38C'est à peu près tous les gens qui ont une présomption d'avoir de l'argent ou des liquidités chez eux.
00:28:44En fait, c'est à peu près ça la définition de la cible aujourd'hui.
00:28:46Donc, les crypto-monnaies, c'est juste le révélateur d'un état de la société.
00:28:52Ce n'est pas en soi quelque chose qui va faciliter, contrairement à ce qui est parfois dit,
00:29:00faciliter la tâche des ravisseurs.
00:29:02Parce qu'après, s'ils touchent une rançon, on sait la tracer.
00:29:06Et si on sait la tracer, on sait la confisquer.
00:29:08Après, il y a des choses à dire sur ce que font les autorités par rapport au gel des avoirs.
00:29:15Effectivement, sur des plateformes, il y a le GAFI, notamment, qui est un organisme international,
00:29:21qui est chargé de coordonner l'action des gouvernements en matière de lutte contre le blanchiment.
00:29:24Il semble que le GAFI soit plus intéressé par la lutte contre la fraude fiscale que contre la criminalité.
00:29:28parce que je n'ai pas vu, moi, en tout cas, le GAFI s'intéresser explicitement à ce problème de gel des avoirs des activités criminelles.
00:29:37Pierre Noisa, la réponse me paraît évidente, mais j'imagine que votre vie a basculé depuis ce 13 mai 2025,
00:29:48que vous ne vivez pas de la même manière.
00:29:50Alors, ça, évidemment, ça m'a touché différemment, mais je ne peux pas dire que j'étais surpris.
00:29:55Je l'avais dit d'ailleurs à l'époque.
00:29:56Donc, je n'étais pas surpris, quand il y a eu de l'état de la société et de l'état de la justice en France.
00:30:00Je ne suis pas surpris, puisqu'il n'y a plus de place dans les prisons.
00:30:03Donc, les gens sont relâchés.
00:30:04Quand je dis les gens, ce sont des mineurs à 16-17 ans, dans les affaires dont on parle.
00:30:09Ce sont des mineurs qui sont donc relâchés.
00:30:11On a vu ce que ça donnait, d'ailleurs, dans l'histoire.
00:30:14Alors, quand ils sont relâchés, j'ai vu ce que disaient les juges qui ont décidé de relâcher,
00:30:19notamment dans mon affaire, un des intervenants, donc un mineur.
00:30:25Ils sont relâchés dans l'attente du procès, vous voulez dire ?
00:30:27Oui, ils sont relâchés.
00:30:28Ils sont sous contrôle judiciaire ?
00:30:30Oui, alors, ce fameux contrôle judiciaire, je vois le juge qui écrit,
00:30:35voilà, on va éviter qu'il se concerte, qu'il recommence, etc.
00:30:38Sauf que, après, je vois qui est chargé de faire ça.
00:30:41Ça s'appelle un UEMO, je découvre les acronymes de l'administration.
00:30:46C'est-à-dire l'éducation en milieu ouvert.
00:30:49Et donc, le rôle de ces entités, c'est la protection de l'enfance en danger.
00:30:54Oui, c'est la science-là.
00:30:55Alors, l'enfance en danger, ce sont donc les ravisseurs.
00:30:58Et les enfants qui sont visés par ces ravisseurs, eux, par contre,
00:31:03on a en face de nous, en fait, dans le processus judiciaire,
00:31:06on a ces gens qui sont spécialisés dans l'éducation en milieu ouvert.
00:31:10C'est-à-dire, en fait, des criminels qui sont censés être éduqués par ces gens-là.
00:31:16Donc, les mesures, si vous voulez, pour les empêcher de récidiver,
00:31:19me paraissent totalement décalées par rapport à la réalité.
00:31:22Je pense qu'ils se concertent.
00:31:24On l'a vu, malheureusement, dans l'affaire Elias, dont vous avez parlé aussi.
00:31:28C'est des gens qui ne sont censés pas se concerter, sauf qu'ils se sont concertés.
00:31:32Et pourquoi ? Parce qu'il n'y a aucune garantie.
00:31:33Quand le juge prononce cette peine, il n'a aucune garantie qu'il ne peut pas assurer, en fait,
00:31:38ce qu'il est en train d'écrire dans le jugement.
00:31:40Pierre Noizat, je découvre à l'instant ce qui se passe plusieurs mois après cette tentative d'enlèvement.
00:31:46Déjà, un, que parmi les ravisseurs, certains sont mineurs.
00:31:50Ensuite, est-ce que parmi ceux qui ont été interpellés,
00:31:52qui sont suspectés de s'en être pris à votre fille, ainsi qu'à votre petit-fils,
00:31:57qui ont tenté de les enlever, est-ce que parmi ces gens-là,
00:32:00il y en a quand même en détention provisoire ?
00:32:02Alors oui, heureusement.
00:32:04Heureusement que la plupart sont quand même en détention provisoire.
00:32:07Heureusement.
00:32:08Là, je parle de...
00:32:10Il se trouve que l'un d'eux a été récemment fait l'objet, bénéficié d'une libération.
00:32:16Et ça me laisse vraiment très, très perplexe par rapport au sérieux de la justice,
00:32:21par rapport à ces affaires, parce que ce n'est pas un mineur,
00:32:24c'est en fait la majorité des gens qui sont mineurs.
00:32:27Au tout cas, au niveau du dernier kilomètre, de l'exécution de ces faits, ce sont des mineurs.
00:32:33Les commanditaires ne sont pas mineurs, mais les exécutants sont mineurs.
00:32:35Donc, si la justice ne prend pas la mesure du phénomène, comme maintenant on en a une affaire par semaine,
00:32:42ils vont recommencer.
00:32:43À chaque fois, c'est une prime pour recommencer,
00:32:44parce que pour eux, c'est comme s'ils n'avaient rien nul quand ils se sont relâchés.
00:32:47Les prisons en France, ce n'est pas du tout le Salvador.
00:32:51Ils ont la PlayStation et tout ça.
00:32:53Donc, ils considèrent qu'ils n'ont rien eu et ils vont recommencer,
00:32:56puisque rien n'est fait en pratique pour les empêcher de se concerter.
00:33:00Charles Fenec.
00:33:01Oui, c'est en train de dire une vérité que l'on constate chaque jour,
00:33:07rappelons, rien que cette semaine.
00:33:08Une enseignante poignardée par un mineur,
00:33:12un jeune lynché notamment par des mineurs également à Lyon.
00:33:16On en parlera dans un instant.
00:33:18Donc, on a une violence des mineurs qui savent pertinemment qu'ils ne risquent pas grand-chose.
00:33:24D'ailleurs, le lynchage à Lyon, ils ont tous été relâchés, vous vous rendez compte ?
00:33:29C'est une affaire de nature criminelle.
00:33:30Il y avait vraiment une intention de le laisser mort sur le carreau.
00:33:33Pas pour le procureur, puisqu'il a parlé de vols aggravés.
00:33:36Mais oui, vous voyez, donc il y a une minimisation des faits dans la qualification juridique
00:33:40et dans la décision que prennent les juges, on les remet en liberté immédiatement.
00:33:44Ce qui, évidemment, envoie un message terrible pour tous ces jeunes qui se disent
00:33:48qu'on ne risque rien.
00:33:49Quand je vous disais tout à l'heure à propos de la grenade qui a été lancée
00:33:52dans l'Institut de beauté de Grenoble,
00:33:54Christian Flaes, je rappelle que vous êtes l'ex-directeur de la police judiciaire de Paris,
00:33:57du 36 qui est des Orfeuves.
00:33:59Je vous disais, les criminels n'ont plus aucune limite.
00:34:02Ils n'ont plus aussi peur ni de la justice ni de la police.
00:34:06Ça se passe à Paris, dans le 11e arrondissement,
00:34:08cette séquestration en mai 2025.
00:34:10Là, vous allez vous en prendre à une magistrate ainsi qu'à sa mère de 66 ans
00:34:14que vous allez séquestrer pendant 30 heures.
00:34:18Donc là aussi, il y a quelque chose de vertigineux pour la France des honnêtes gens
00:34:22qui se disent, mais dans quel monde on est en train de grandir ?
00:34:26Oui, alors il y a plusieurs points.
00:34:28Sur les enlèvements, il y a eu de tout temps des affaires d'enlèvement
00:34:31qui ont été la facilité pour les voyous d'essayer de récupérer de l'argent.
00:34:35On a l'enlèvement du baron en pin, qui est le plus ancien dont on peut parler,
00:34:40et puis d'autres enlèvements que j'ai connus, moi, quand j'étais à la brigade criminelle,
00:34:43où on s'attaquait à des gens parce qu'on pensait effectivement qu'il y avait de l'argent.
00:34:47Mais c'était des voyous, c'était des vrais voyous,
00:34:49et ils étaient tous majeurs.
00:34:51La police les arrêtait et ça calmait un peu le phénomène.
00:34:55Là, sur la crypto-monnaie, il y a deux points que vous avez évoqués.
00:34:58Il y a le fait de recourir aux mineurs.
00:34:59Ça, c'est un sujet global en matière de criminalité organisée.
00:35:02C'est-à-dire que maintenant, il y a des contrats qui sont passés
00:35:06où les mineurs vont toucher de l'argent.
00:35:08Et c'est pour ça que c'est filmé, encore une fois,
00:35:10parce que ça permet d'avoir une preuve pour toucher l'argent.
00:35:13Et puis ensuite, on pense que la crypto-monnaie,
00:35:15et vous l'avez dit, on pense à tort,
00:35:17que la crypto-monnaie n'est pas traçable.
00:35:21Et donc, c'est beaucoup d'argent,
00:35:23et on pense que la police ne va pas réussir à la suivre.
00:35:27Donc, c'est tout le contraire.
00:35:29Ça laisse des traces et on peut les retrouver.
00:35:30Donc, j'incite les gens qui veulent se mettre dans ce créneau-là
00:35:33à ne pas penser qu'on ne peut pas les retrouver.
00:35:36Ils nous écoutent.
00:35:37Peut-être que certains les écouteront.
00:35:38Après, ce que je remarque aussi sur la situation qui a été filmée,
00:35:42c'est que les voyous sont partis
00:35:43parce qu'ils ont senti qu'il y avait une pression autour.
00:35:45Il y avait du monde et c'était à Paris.
00:35:47Et ils ont eu peur d'être finalement interpellés,
00:35:50ce qui a été le cas dans d'autres affaires, par des passants.
00:35:53Et je fais le parallèle avec ce qui se passe en province
00:35:55où c'est plus facile parce qu'il y a beaucoup moins de voisinage,
00:35:59il y a beaucoup moins de pression, on peut prendre plus de temps
00:36:01et c'est comme ça qu'on en arrive à opérer ailleurs.
00:36:04Quelques mois séparent seulement ce qui vous est arrivé, Pierre Noisard,
00:36:09du moins ce qui est arrivé à votre fille,
00:36:11de ce qui s'est passé cette semaine du côté de Grenoble.
00:36:14Et entre-temps, on a eu des déclarations, des promesses qui ont été faites
00:36:18et c'est des promesses qui sont pour l'instant non tenues.
00:36:22Est-ce que c'est la sensation également que vous avez ?
00:36:24C'est-à-dire qu'on a une impuissance au sommet de l'État
00:36:28pour régler cette grande criminalité.
00:36:33Je pense qu'il y avait une volonté politique,
00:36:35il serait possible de le régler en enfermant les gens,
00:36:37donc en nous protégeant.
00:36:39Moi, la promesse que je retiens,
00:36:41c'est les places de prison promises par Emmanuel Macron
00:36:43qui ne sont jamais arrivées, je crois.
00:36:45Aujourd'hui, j'ai vu les chiffres de la délinquance,
00:36:48ils ont en gros doublé depuis qu'il est arrivé au pouvoir.
00:36:53Et il y a eu, je crois, 5 000 places de prison au lieu des 15 000 promises.
00:36:56Et il en faudrait sans doute 100 ou 200 000 de plus.
00:36:59Donc effectivement, si on n'a pas de place de prison,
00:37:01c'est sûr que la seule chose qu'on peut faire, c'est relâcher les gens.
00:37:03Donc on est tous en danger à cause de cette idéologie
00:37:08qui consiste à dire qu'il ne faut pas mettre les gens en prison,
00:37:10donc on ne construit pas de place de prison.
00:37:12Alexandre Devecchio, je vais vous proposer d'écouter attentivement
00:37:15la réaction de Florence.
00:37:17Florence est la mère de Théo.
00:37:20Théo, vous le savez, et CNews suit cette agression barbare
00:37:24depuis qu'elle a été relayée dans les médias.
00:37:28Et on donne la parole et à Théo et à Florence
00:37:31parce que dans cette agression, il y a malheureusement tout.
00:37:36C'est-à-dire une victime qui s'est vue mourir
00:37:40alors qu'il rentrait de son travail et de son job étudiant.
00:37:44Une semaine où il s'est senti profondément seul
00:37:47parce qu'il n'a pas été accompagné pour trouver un avocat,
00:37:51parce qu'il n'y a pas eu d'accompagnement également solide médical,
00:37:57parce qu'il n'y a eu une absence de réaction au plus haut sommet de l'État.
00:38:01Ce n'est pas compliqué de prendre un téléphone
00:38:03quand vous êtes collaborateur à Matignon, Beauvau ou même à l'Élysée
00:38:07pour dire que ce fait-là est dramatique.
00:38:10On va évidemment le suivre attentivement
00:38:13et on va régler, du moins tenter de régler cette situation.
00:38:17Les agressions, zéro agression, c'est le monde de oui-oui, bien sûr.
00:38:21Mais on nous a tellement promis plus jamais ça
00:38:23qu'aujourd'hui on se rend compte que tout ce qui a été promis
00:38:26était finalement des paroles en l'air.
00:38:29Et hier, j'ai été bouleversé par le témoignage de Florence
00:38:33qui a le courage de prendre la parole
00:38:34et qui interpelle le président de la République
00:38:36qui nous explique dans un autre média
00:38:38que finalement on a tenu, qui est plutôt satisfait de son bilan.
00:38:41On m'a posé mon enfant sur le ventre
00:38:46et je me suis promis de le protéger jusqu'à sa mort
00:38:48et je ne pensais pas.
00:38:50Vous voyez, on a eu un enterrement familial hier
00:38:51et on a eu cette cérémonie difficile.
00:38:54En fait, mon fils, pendant tout l'enterrement de son cousin,
00:38:57m'a dit « Maman, ça devrait être moi là »
00:38:59et je suis là.
00:39:00Voilà la réponse de mon fils de 19 ans
00:39:02et après il est allé sur la radio
00:39:04et il a eu le courage de dire « il ne faut pas de haine ».
00:39:07Il ne faut pas de haine donc.
00:39:08Ce n'est pas un fait divers.
00:39:09Je suis brisée, on est brisés.
00:39:12M. Macron, c'est une honte.
00:39:13C'est une honte, votre réponse.
00:39:15J'attends un appel et des excuses.
00:39:17Alexandre Devecchio, il faut écouter aussi la colère de cette mère
00:39:21et souvent, on parle des mères courage depuis quelques années
00:39:24et notamment depuis Harmonie Comine,
00:39:27la femme du gendarme Comine qui avait dit
00:39:30« La France a tué mon mari ».
00:39:32Vous avez des familles de victimes,
00:39:34des victimes qui prennent la parole pour dire
00:39:36« Mais quand est-ce que vous allez prendre conscience
00:39:39que dans « responsable politique » il y a le mot responsabilité ? »
00:39:43Oui, il y a la mère d'Elias aussi qui a pris la parole courageusement.
00:39:47Je crois que c'est très important
00:39:49et que les médias avaient peut-être une responsabilité
00:39:52de ne pas assez donner la parole aux victimes
00:39:55ou presque de les faire taire.
00:39:57Pendant des années, le discours médiatique autorisé,
00:39:59c'était effectivement « Vous n'aurez pas ma haine, pas d'amalgame ».
00:40:04Aujourd'hui, les victimes demandent des comptes à l'État
00:40:07et je crois qu'elles ont raison.
00:40:09En réalité, ça ne devrait pas se produire dans un pays comme la France.
00:40:13Ça révèle une tiers-mondisation de la France,
00:40:16un ensauvagement.
00:40:17Je crois que malheureusement, il faudra des décennies
00:40:19pour redresser le pays, mais il va falloir commencer
00:40:21par ouvrir les yeux.
00:40:23Et on voit que l'absence de réaction politique
00:40:26laisse penser que la classe dirigeante
00:40:27n'a toujours pas pris la mesure de ce qui est en train de se passer
00:40:31ou alors est totalement impuissante et accepte son impuissance.
00:40:34Pierre Noisa, si vous aviez la possibilité d'échanger
00:40:36avec le président de la République,
00:40:39vous lui direz quoi aujourd'hui ?
00:40:42Je lui dirais que je comparerais notre situation
00:40:46à celle du Salvador.
00:40:47Je lui dirais peut-être de faire un voyage,
00:40:48de rencontrer Naïb Boukele, le président du Salvador,
00:40:51qui a réglé le problème dans son pays
00:40:53du narcotrafic et de la criminalité.
00:40:56Je pense qu'il faut regarder ce qui se fait à l'étranger
00:40:58et ce qui marche.
00:40:59Je crois que la cote de popularité de Naïb Boukele,
00:41:02c'est 92%.
00:41:03Celle de Macron, la dernière fois que j'ai regardé,
00:41:04c'était 16%.
00:41:06Les gens ne se trompent pas, en tout cas,
00:41:09sur l'action des présidents dans ce domaine.
00:41:11Et si ce n'est pas le président qui donne une ligne politique
00:41:15à l'action de la justice,
00:41:17on ne peut pas demander aux juges.
00:41:20Moi, j'apprends qu'il y a 30% des juges
00:41:22qui sont au syndicat de la magistrature.
00:41:24Ceux-là, je ne compte pas sur eux,
00:41:25mais ça veut dire qu'il y en a 70% qui sont...
00:41:2730% des magistrats syndiqués.
00:41:29Oui, ce qui fait encore moins.
00:41:30Ce qui fait sans doute moins.
00:41:32Mais ça fait sans doute ce qu'on appellerait,
00:41:33dans une entreprise, la minorité de blocage.
00:41:35C'est-à-dire que vous avez suffisamment de gens
00:41:37pour bloquer toute évolution d'une organisation
00:41:40quand elle est assez grande,
00:41:41quand vous avez ce type de pourcentage.
00:41:43En tout cas, voilà l'état du pays.
00:41:47Le président, il a l'air de s'intéresser
00:41:48à vouloir défendre les frontières de l'Ukraine
00:41:50ou d'autres sujets,
00:41:51alors qu'il n'est même pas capable
00:41:52de défendre les frontières de la France.
00:41:54Donc, je pense qu'on a effectivement,
00:41:55à l'Élysée, on a un vrai problème
00:41:57avec la personne qui est à l'Élysée aujourd'hui.
00:41:59Oui, c'est clair.
00:42:00Christian Flach, je vous souhaiterais...
00:42:01Non, je voudrais juste dire
00:42:01qu'entre le président et les juges,
00:42:02il y a le Parlement
00:42:05et qu'il y a des textes à revoir,
00:42:07notamment l'ordonnance de 45
00:42:08sur la situation des mineurs
00:42:10où là, ça a été de multiples fois amendé
00:42:14mais il faut reposer le principe
00:42:15sur les problèmes de minorité.
00:42:17Oui, mais il y a l'application.
00:42:18Si vous voulez, on peut rajouter des lois aux lois
00:42:19mais il y a l'application des lois.
00:42:21Bien sûr, bien sûr.
00:42:22Tout ça reste une volonté politique.
00:42:24S'il y a une volonté politique,
00:42:25on le voit au Salvador,
00:42:26les problèmes sont...
00:42:27Mais il va falloir une volonté politique
00:42:28tout de même immense.
00:42:30Dieu sait si je ne suis pas complaisant
00:42:31avec Emmanuel Macron
00:42:33et s'il a un vrai problème
00:42:34avec toutes les questions régaliennes.
00:42:36Mais il n'empêche que ça fait
00:42:3730 ans en réalité que ça dure.
00:42:3930 ans que les politiques reculent
00:42:42devant les juges,
00:42:43reculent devant la pression médiatique,
00:42:45devant les associations.
00:42:47Donc la volonté politique
00:42:49devra se traduire
00:42:50par un changement de système.
00:42:53Sans doute une construction massive
00:42:54de place de prison,
00:42:55sans doute une refonte complète
00:42:57de l'état de droit
00:42:59pour mettre un état de droit
00:43:00au service des victimes
00:43:01et non pas des coupables
00:43:04ou des bourreaux.
00:43:06Donc voilà, Emmanuel...
00:43:08Tout se réglera pas...
00:43:09Tout se réglera pas
00:43:10avec la fin d'Emmanuel Macron,
00:43:12malheureusement.
00:43:13Vous avez raison, Alexandre Devecchio,
00:43:15mais quand vous passez 10 ans
00:43:16à la tête d'un pays,
00:43:17vous pouvez changer les choses.
00:43:19Peut-être que la politique
00:43:21ultra radicale,
00:43:24de Naïb Goukele,
00:43:26quand on vous répondra,
00:43:27Pierre Noizat,
00:43:28l'état de droit, bien sûr,
00:43:29l'état de droit, l'état de droit.
00:43:30Il y a peut-être un juste milieu
00:43:32entre l'impuissance
00:43:33et l'action extrêmement ferme,
00:43:38ultra ferme,
00:43:39de Naïb Goukele.
00:43:40Mais force est de constater
00:43:40que vous êtes allé sur les chiffres.
00:43:42C'était un pays ultra dangereux
00:43:45il y a encore de cela quelques mois.
00:43:48Et force est de constater
00:43:48que la criminalité
00:43:50et le narcotrafic
00:43:51a fortement chuté au salaire.
00:43:53– Non, simplement,
00:43:54je voudrais rappeler à Mitué,
00:43:55M. Christian Frèche,
00:43:57que l'ordonnance de 45
00:43:58a été revue.
00:43:59– Plusieurs fois.
00:43:59– Non,
00:44:00elle a été réformée complètement
00:44:02en 2021.
00:44:03Ce n'était pas un amendement
00:44:04ou quoi que ce soit.
00:44:05On a refondu complètement
00:44:07l'ordonnance de 45.
00:44:08Sauf qu'au lieu de serrer la vis,
00:44:10je dirais,
00:44:11contre les mineurs,
00:44:12on a augmenté les largesses
00:44:13et la bienveillance
00:44:14puisqu'on a créé
00:44:15la césure du procès pénal
00:44:17pour les mineurs
00:44:17qui ne sont même plus condamnés
00:44:19le jour de leur jugement.
00:44:20Il faudra attendre plusieurs mois.
00:44:21Et on a supprimé les courtes peines.
00:44:23Donc,
00:44:24on s'est trompé,
00:44:24mais complètement.
00:44:26Et le président
00:44:26n'assumera jamais
00:44:27ces erreurs-là
00:44:28qui sont,
00:44:29mais vraiment fondamentales.
00:44:31Et quand il nomme
00:44:32Mme Belloubet
00:44:33ou M. Éric Dupond-Moretti
00:44:35pour prendre
00:44:35la succession
00:44:36très digne
00:44:37de M. Robert Badinter
00:44:39qui se sont inscrits
00:44:40dans cette tradition
00:44:40de la culture d'excuse
00:44:41et surtout
00:44:42que de l'éducatif
00:44:43pour les mineurs,
00:44:44jamais de répressif,
00:44:46vous avez le résultat
00:44:47que nous avons aujourd'hui.
00:44:48Donc,
00:44:48ça a été fait,
00:44:49mais je dirais,
00:44:50à contre-sens historique.
00:44:51Et quand vous avez
00:44:52un homme politique
00:44:52qui entend réformer
00:44:53aussi la justice des mineurs
00:44:55et je pense à Gabriel Attal,
00:44:56vous avez à côté
00:44:57le Conseil constitutionnel
00:44:58qui détricote
00:44:59une large partie
00:45:00du projet de loi.
00:45:01Charlotte Dornelas.
00:45:02Mais parce que le problème
00:45:02est bien plus large.
00:45:03La question,
00:45:04c'est de savoir,
00:45:05en fait,
00:45:05la question fondamentale
00:45:06dans la justice,
00:45:07à l'école,
00:45:07vis-à-vis des familles
00:45:08et vis-à-vis des mineurs
00:45:09de manière générale,
00:45:11c'est de savoir
00:45:11quelle est notre vision
00:45:13anthropologique
00:45:14de l'éducation
00:45:15de l'enfant.
00:45:17Vous dites,
00:45:17on a préféré
00:45:18l'éducation aux répressifs.
00:45:19Je leur dénie
00:45:20le fait de s'être occupés
00:45:21de l'éducation
00:45:22de ces enfants.
00:45:23Ça n'est pas vrai.
00:45:24Ils n'ont pas préféré
00:45:25l'éducation à la répression
00:45:26parce qu'éduquer un enfant,
00:45:28c'est précisément
00:45:29lui apprendre
00:45:30à gérer sa frustration,
00:45:32à connaître les limites
00:45:33pour pouvoir devenir
00:45:34libre de ses pulsions
00:45:35et notamment
00:45:36de ses pulsions
00:45:37de violence
00:45:37et de mort.
00:45:38Ils ne l'ont pas fait.
00:45:39quand vous dites
00:45:40je ne vais pas punir
00:45:42pour préférer éduquer,
00:45:44ils ont abandonné
00:45:45ces gamins
00:45:46à la criminalité.
00:45:47C'est tout ce
00:45:48qu'ils ont réussi à faire.
00:45:49Je leur dénie
00:45:50ce droit là, franchement.
00:45:51On revient dans un instant.
00:45:52On remercie
00:45:53Pierre Noisa
00:45:54d'être venu
00:45:55sur le plateau
00:45:56et on a une pensée tendre
00:45:57évidemment pour votre fille
00:45:59ainsi que votre petit-fils.
00:46:00On remercie également
00:46:01Christian Flaech,
00:46:02ex-directeur
00:46:02de la police judiciaire de Paris.
00:46:04On revient dans quelques instants.
00:46:05On va recevoir
00:46:06Lino Delacroix,
00:46:07journaliste frontière
00:46:08qui a été
00:46:09agressé
00:46:10alors qu'il tentait
00:46:11de débattre
00:46:11dans une université.
00:46:12Ça s'est passé à Caen.
00:46:14Applaudit cette agression
00:46:15par certains responsables
00:46:16de la France insoumise.
00:46:17On en parle dans un instant.
00:46:2110 heures quasiment
00:46:22sur ces news.
00:46:23On poursuit l'heure des pros 2
00:46:24dans un instant.
00:46:26Mais avant cela,
00:46:27c'est le point
00:46:27sur l'information
00:46:28avec Marine Sabourin.
00:46:30Rebonjour Marine.
00:46:31Rebonjour Eliott.
00:46:32Bonjour à tous.
00:46:32La ville de Grenoble
00:46:33se réveille ce matin
00:46:34sous le choc.
00:46:35Hier, six personnes
00:46:36dont un enfant de 5 ans
00:46:38ont été blessées
00:46:38par une grenade
00:46:39lancée dans un institut
00:46:40de beauté
00:46:41en plein centre-ville.
00:46:43Les auteurs des faits
00:46:43ont posté la vidéo
00:46:44de l'attaque
00:46:45sur les réseaux sociaux.
00:46:46Le procureur estime
00:46:47qu'il s'agit certainement
00:46:48d'un acte d'intimidation.
00:46:50Après l'agression
00:46:51de Théo, 19 ans à Lyon,
00:46:53on apprend qu'un autre étudiant,
00:46:54Ethan, avait été tabassé
00:46:56un mois plus tôt
00:46:57par une bande de mineurs
00:46:58âgés de 14 à 15 ans
00:47:00qui avaient essayé
00:47:01de le jeter dans le Rhône.
00:47:02L'information est révélée
00:47:03par nos confrères du Figaro.
00:47:05Le jeune a pu être sauvé
00:47:06grâce à une passante
00:47:07qui avait hurlé
00:47:08sur la bande de jeunes.
00:47:09Je rappelle qu'une marche citoyenne
00:47:10est organisée mardi à 15h
00:47:12au métro de Bourg
00:47:13par la famille de Théo.
00:47:14Un réseau international de drogue
00:47:16démantelé en Loire-Atlantique
00:47:17et Maine-et-Loire,
00:47:18les perquisitions ont permis
00:47:19la saisie de stupéfiants,
00:47:21dont de la cocaïne.
00:47:22Le bilan de cette saisie
00:47:23est estimé à 1,4 million d'euros.
00:47:26Dans le reste de l'actualité,
00:47:27Jacques Lang et sa fille Caroline
00:47:29visaient par une enquête
00:47:30du PNF pour leurs liens supposés
00:47:31avec le criminel sexuel
00:47:33Jeffrey Epstein.
00:47:34L'ancien ministre de la Culture
00:47:35est convoqué demain
00:47:36par le ministère des Affaires étrangères.
00:47:38Mercredi, il avait formellement exclu
00:47:40l'idée de démissionner de son poste
00:47:42à la présidence de l'Institut du Monde Arab.
00:47:44Actualité internationale,
00:47:46Donald Trump salue
00:47:46de très bonnes discussions
00:47:47avec l'Iran.
00:47:48Des pourparlers,
00:47:49pour trouver un accord
00:47:49entre les deux pays
00:47:50ont débuté hier à Omane
00:47:52et ils se poursuivront dès lundi.
00:47:54Et puis la France et le Canada
00:47:55ouvrent des consulats à nuque
00:47:57au Groenland.
00:47:58Des ouvertures qui marquent
00:47:59leur soutien à l'autonomie
00:48:00du territoire
00:48:00face aux ambitions
00:48:01de Donald Trump.
00:48:02La décision de cette ouverture
00:48:04avait été annoncée
00:48:05le 15 juin dernier.
00:48:06Voilà pour l'essentiel
00:48:07de l'actualité
00:48:08à 10h, Elliot.
00:48:10Merci Marine Sabourin
00:48:11pour le point sur l'information.
00:48:12Georges Fenech,
00:48:13Charlotte Dornelas,
00:48:13Alexandre Devecchio,
00:48:14c'est le trio du samedi
00:48:15et nous a rejoints
00:48:16sur le plateau
00:48:16Lino Delacroix.
00:48:17Vous êtes journaliste
00:48:18à Frontières.
00:48:19Merci d'être avec nous
00:48:20cher Lino.
00:48:22Et cette semaine
00:48:22vous avez été agressé
00:48:24parce que vous avez
00:48:24le malheur d'aller
00:48:25dans les universités,
00:48:28de challenger
00:48:28en quelque sorte
00:48:29parce que vous avez
00:48:30le goût pour le débat,
00:48:32les étudiants,
00:48:34de parler de toutes
00:48:35les questions
00:48:35qui parfois dérangent.
00:48:37Et vous avez été
00:48:38agressé par des
00:48:40dits antifascistes
00:48:41sous l'œil bienveillant
00:48:44de certains responsables
00:48:45de la France insoumise.
00:48:47Et puisque personne n'en parle,
00:48:49nous en parlerons ce matin.
00:48:50Mais avant cela,
00:48:51je voudrais qu'on revienne
00:48:52sur l'actualité nationale.
00:48:54Et vous savez,
00:48:55quand on commence une histoire,
00:48:56on veut la poursuivre.
00:48:57Vous avez un maire
00:48:57qui a décidé
00:48:58de ne pas marier
00:49:00en région parisienne
00:49:01à Chessy,
00:49:02un homme
00:49:03qui était anciennement
00:49:04sous le coup
00:49:04d'une obligation
00:49:05de quitter le territoire français,
00:49:07de nationalité algérienne,
00:49:08qui comptait se marier
00:49:09avec une finlandaise,
00:49:12si mes souvenirs sont bons.
00:49:13Et aujourd'hui,
00:49:14la ville
00:49:15doit payer
00:49:17500 euros
00:49:18d'amende jour
00:49:19jusqu'à ce que,
00:49:21finalement,
00:49:21ce maire
00:49:22daigne
00:49:22marier
00:49:23ces deux personnes.
00:49:26Eh bien,
00:49:27heureusement qu'il y a aussi
00:49:28l'Association des maires de France
00:49:30pilotée par David Lysnard
00:49:32pour se mobiliser,
00:49:33alerter,
00:49:34secouer ce cocotier
00:49:35qui parfois
00:49:36n'avance pas
00:49:38et refuse de bouger.
00:49:40L'Association des maires de France
00:49:41réclame
00:49:41une modification législative
00:49:43pour les maires.
00:49:44David Lysnard,
00:49:44le président de l'AMF,
00:49:46veut clarifier
00:49:46les obligations des maires
00:49:47alors qu'un élu
00:49:48de Seine-et-Marne
00:49:49continue de s'opposer
00:49:50au mariage
00:49:51d'un Algérien
00:49:52visé par une QTF
00:49:54dans sa commune.
00:49:55Voyez le sujet
00:49:57de Sharon Camara.
00:50:00Il réclame
00:50:01un cadre législatif
00:50:02mieux défini.
00:50:03Dans un courrier
00:50:04adressé au Premier ministre,
00:50:06le président
00:50:06de l'Association des maires
00:50:07de France
00:50:08demande une modification
00:50:09législative
00:50:10visant à clarifier
00:50:11les obligations
00:50:12des maires
00:50:12concernant les mariages
00:50:14impliquant une personne
00:50:15sous OQTF.
00:50:16Pour remédier
00:50:17à ces situations,
00:50:18plusieurs initiatives
00:50:19parlementaires
00:50:20ont été proposées
00:50:21sans qu'elles aient pu
00:50:22être définitivement adoptées.
00:50:24C'est pourquoi
00:50:24il nous semble indispensable
00:50:25de faire adopter
00:50:26au plus tôt
00:50:27une modification législative
00:50:28permettant d'apporter
00:50:30une réponse claire
00:50:31et de bon sens
00:50:32à cette situation
00:50:33incompréhensible
00:50:34pour de nombreux maires.
00:50:36Une requête
00:50:37qui fait suite
00:50:37au conflit judiciaire
00:50:38en plusieurs épisodes
00:50:39qui a opposé
00:50:40le maire de la commune
00:50:41de Chécy
00:50:42à la justice
00:50:42ces derniers mois.
00:50:43L'Etat prend des décisions
00:50:45qu'il ne se donne pas
00:50:46la peine
00:50:46ou les moyens d'exécuter
00:50:47et en laisse
00:50:48la charge aux communes.
00:50:49L'Association des maires
00:50:50de France
00:50:51déplore un cadre législatif
00:50:53encore flou.
00:50:53Selon la loi,
00:50:54les édiles bénéficient
00:50:55d'une liberté d'appréciation,
00:50:57de la validité
00:50:58d'une demande de mariage
00:50:59impliquant un étranger
00:51:00en situation irrégulière.
00:51:02Mais dans les faits,
00:51:04cette décision
00:51:04s'avère plus difficile
00:51:05à mettre en pratique
00:51:06et peut parfois
00:51:07les conduire
00:51:08devant la justice.
00:51:10Toute la clé,
00:51:11c'est l'arsenal législatif.
00:51:12Georges Fenech,
00:51:13je me tourne vers
00:51:14l'ancien député.
00:51:15Réveillez-vous.
00:51:16Pas vous,
00:51:16mais vos collègues.
00:51:17Moi, je suis réveillé,
00:51:19rassurez-vous.
00:51:19Non, mais vous,
00:51:20vous êtes en pleine forme.
00:51:20Je pense que c'est l'amour
00:51:21et c'est le mariage.
00:51:23Et c'est le talent aussi.
00:51:24Mais en revanche,
00:51:25Georges Fenech,
00:51:26pardonnez-moi,
00:51:26vous avez des maires
00:51:27qui sont en grande difficulté
00:51:28et un maire
00:51:29d'une commune,
00:51:29la commune de Chécy,
00:51:31qui paye 500 euros
00:51:32d'amende jour
00:51:32parce qu'il refuse
00:51:35de marier un individu
00:51:36qui est en situation
00:51:37irrégulière en France.
00:51:37Moi, je comprends parfaitement
00:51:39les refus des maires
00:51:39qui ont le sentiment
00:51:40d'être complices,
00:51:42finalement,
00:51:42d'un maintien illégal
00:51:44sur le territoire national
00:51:45en prononçant
00:51:46cette célébration.
00:51:48Mais il me semble
00:51:49quand même
00:51:49que lorsque le président
00:51:50de la République
00:51:51a été interpellé
00:51:52par Robert Ménard,
00:51:53vous vous souvenez ?
00:51:54Bien sûr.
00:51:55Dans une interview,
00:51:55il s'était effectivement
00:51:56ému de cette situation
00:51:57et engagé
00:51:58à ce qu'il y ait
00:51:59une modification législative.
00:52:00On l'attend toujours.
00:52:01On l'attend toujours.
00:52:02Charlotte Dornelas,
00:52:03vous levez les yeux au ciel
00:52:04un peu désabusée
00:52:05parce que vous savez
00:52:05qu'effectivement...
00:52:06Le temps de promesses
00:52:08qui ne sont pas tenues.
00:52:10Non, mais Emmanuel Macron,
00:52:11il a un peu la pensée magique.
00:52:12Vous savez,
00:52:12il répond des 100%
00:52:13de QTF exécutés
00:52:14dans quelques années.
00:52:15Bien sûr,
00:52:16il faut changer la situation.
00:52:20Par exemple,
00:52:20je ne sais pas,
00:52:21moi, Emmanuel,
00:52:21la chose qui me choque le plus,
00:52:23c'est que le président
00:52:23de la République
00:52:24a évoqué le mot
00:52:25de décivilisation
00:52:26qui devrait mettre
00:52:27le vertige
00:52:28à n'importe quel président
00:52:29de la République
00:52:29parce que je pense
00:52:30que c'était le bon mot
00:52:31et derrière,
00:52:33il n'y a pas tellement
00:52:35de conséquences
00:52:35ni de réflexions
00:52:36par rapport
00:52:36à ce qu'est
00:52:37une décivilisation,
00:52:39c'est-à-dire
00:52:40un retour
00:52:40à l'état de barbarie,
00:52:41ce qui est quand même
00:52:41relativement inquiétant.
00:52:43Donc, bon,
00:52:44les promesses
00:52:44d'Emmanuel Macron,
00:52:45c'est pour ça
00:52:45que je soupire un peu,
00:52:47malheureusement,
00:52:48mais en effet,
00:52:48Robert Ménard
00:52:49avait déjà soulevé
00:52:49ce problème,
00:52:50plusieurs mères
00:52:50y ont été confrontées
00:52:51et on a un problème
00:52:53aujourd'hui
00:52:53de définition déjà
00:52:55de ce que nous supportons
00:52:56ou non
00:52:56du séjour illégal
00:52:58qui n'est plus un délit
00:52:59aujourd'hui
00:53:00dans nos textes
00:53:01et par ailleurs,
00:53:02en effet,
00:53:02on a aujourd'hui
00:53:03un droit constitutionnel
00:53:05qui est celui du mariage
00:53:06et une OQTF
00:53:07qui est une décision
00:53:08administrative.
00:53:09dans leur pays.
00:53:10Mais bien sûr,
00:53:11vous n'avez pas à me convaincre,
00:53:13mais vous voyez bien
00:53:13que la jurisprudence
00:53:14accorde en permanence
00:53:16le droit à des individus
00:53:18contre la nécessaire protection
00:53:19du bien commun,
00:53:20en l'occurrence
00:53:21de la souveraineté
00:53:22de la France
00:53:22par rapport à qui rentre,
00:53:23qui sort sur son territoire.
00:53:25Ce débat,
00:53:26personne n'a l'air
00:53:27de vouloir vraiment
00:53:28le trancher,
00:53:28or c'est évidemment
00:53:29celui qu'on retrouve
00:53:30dans cette histoire
00:53:31et dans beaucoup d'autres,
00:53:32d'ailleurs.
00:53:33Et puisqu'on parle
00:53:34de la question migratoire,
00:53:36quand vous avez
00:53:36les députés
00:53:39donc élus de la nation
00:53:40qui n'écoutent pas
00:53:41les Français
00:53:42puisque vous avez
00:53:42une grande majorité
00:53:43des Français
00:53:43qui sont en attente
00:53:44d'une politique migratoire
00:53:46bien plus ferme,
00:53:47vous avez une institution
00:53:49qui en revanche
00:53:50fait de la politique,
00:53:51c'est le Conseil d'État.
00:53:52Et eux,
00:53:53je peux vous dire,
00:53:54plus on avance,
00:53:55plus on élargit.
00:53:56Les Français demandent
00:53:57de restreindre,
00:53:58protéger,
00:53:59limiter les flux migratoires.
00:54:01Le Conseil d'État
00:54:01voit les choses différemment.
00:54:03Hallucinant
00:54:03ce qui est en train
00:54:04de se passer.
00:54:05Le Conseil d'État
00:54:05a donc élargi
00:54:06l'accès aux soins gratuits.
00:54:08Dans une décision
00:54:09du 2 février,
00:54:10le Conseil d'État
00:54:10étant au réfugié
00:54:12la possibilité
00:54:12d'accéder
00:54:13au titre de séjour
00:54:14pour soins.
00:54:15La plus haute juridiction
00:54:15a décidé d'élargir
00:54:16encore l'accès aux soins,
00:54:17je le disais.
00:54:18La France était déjà
00:54:19le seul pays d'Europe,
00:54:20je crois,
00:54:20avec la Belgique,
00:54:22à proposer spécifiquement
00:54:24des titres de séjour
00:54:25pour soins.
00:54:26Ces titres de séjour
00:54:27pour soins
00:54:27permettent d'accueillir
00:54:28légalement des migrants
00:54:29dès lors qu'ils nécessitent
00:54:31une prise en charge médicale
00:54:32sans laquelle ils courraient
00:54:33un risque critique
00:54:34pour leur état de santé.
00:54:35Mais on voit aussi
00:54:36que cette mesure
00:54:36est dévoyée.
00:54:38Et aujourd'hui,
00:54:39qu'est-ce qui se passe ?
00:54:40Tout a commencé
00:54:41lorsqu'un ressortissant
00:54:43de la République démocratique
00:54:44du Congo,
00:54:45accueilli comme réfugié
00:54:46en Grèce,
00:54:47a immigré en France
00:54:48et a émis une demande
00:54:49de titre de séjour
00:54:49pour soins
00:54:50au motif qu'il souffrait
00:54:51de stress post-traumatique,
00:54:54d'un état dépressif sévère
00:54:55et de risque suicidé.
00:54:57Il y a même pire que ça.
00:54:58Moi, j'avais traité le sujet
00:54:59dans un édito
00:55:00avant la décision
00:55:01du Conseil d'État
00:55:01parce que déjà,
00:55:02le titre de séjour
00:55:03pour soins
00:55:04me choquait.
00:55:05Et il y avait une femme,
00:55:06je ne sais plus
00:55:07quelle était son origine,
00:55:08mais qui avait déjà
00:55:08cinq enfants
00:55:09et qui en voulait
00:55:09un sixième
00:55:10et qui avait obtenu
00:55:12un titre de séjour
00:55:12pour soins
00:55:13pour faire une PMA.
00:55:15Donc, vous voyez
00:55:16à quel point
00:55:16le dispositif
00:55:17qui, au départ,
00:55:18était prévu
00:55:19pour les gens
00:55:20qui avaient le SIDA,
00:55:22je crois que c'était
00:55:22pour répondre
00:55:24à la situation sanitaire
00:55:25de l'Afrique du Sud,
00:55:26combien ce dispositif
00:55:29a été dévoyé,
00:55:31si vous voulez.
00:55:32Mais ça pose encore une fois
00:55:33la question
00:55:33du coup d'État
00:55:34des juges
00:55:34et du gouvernement
00:55:35des juges.
00:55:36C'est pour ça
00:55:36que tout à l'heure,
00:55:37Emmanuel Macron,
00:55:40malgré toute la sévérité
00:55:41que j'ai envers lui,
00:55:43ça ne suffira pas.
00:55:44Il faut bien
00:55:44que les Français
00:55:45comprennent
00:55:46qu'élire un homme
00:55:48ne suffit pas.
00:55:49Il faut que cet homme
00:55:50soit prêt à assumer
00:55:51un changement de politique
00:55:52et à affronter
00:55:53tout un système
00:55:54bureaucratico-juridique.
00:55:56Vous parlez d'Emmanuel Macron,
00:55:57pardonnez-moi,
00:55:57ce n'est pas lui
00:55:58qui nous envisageait
00:55:59un référendum
00:56:00sur la question migratoire ?
00:56:02C'est lui qui fait
00:56:02les nominations,
00:56:03il pourrait les envisager.
00:56:04Non mais,
00:56:04Emmanuel Macron
00:56:05n'a pas eu de courage,
00:56:06mais j'estime en fait
00:56:07que la page d'Emmanuel Macron
00:56:08est tournée.
00:56:09C'est ça que j'essaie
00:56:09d'expliquer.
00:56:11On va encore subir ça
00:56:12pendant un an,
00:56:13mais j'aimerais bien
00:56:13qu'après,
00:56:14on prenne la mesure
00:56:15que c'est une politique
00:56:17globale
00:56:18qu'il va falloir mener
00:56:18et un bras de fer
00:56:19qu'il va falloir assumer.
00:56:21Vous ne pouvez pas
00:56:21exonérer non plus.
00:56:22Mais je ne l'exonère pas.
00:56:24Je dis que c'est un homme fini
00:56:25qui a un bilan désastreux.
00:56:27Mais je veux pour la suite
00:56:30que les gens soient bien conscients
00:56:32qu'il va falloir élire
00:56:33un homme capable
00:56:34d'affronter un système.
00:56:35On est entièrement d'accord,
00:56:35mais on ne peut pas
00:56:36exonérer l'exécutif
00:56:37parce que c'est une décision
00:56:39du Conseil d'État.
00:56:39Parce que le Conseil d'État,
00:56:40il s'engouffre dans quoi ?
00:56:41Dans un vide législatif.
00:56:43Et ce sont des juges
00:56:44qui n'ont aucune légitimité
00:56:45pour définir ce qu'est
00:56:46une filière migratoire.
00:56:48Donc la responsabilité,
00:56:49elle reste politique.
00:56:50Il suffit, enfin il suffit,
00:56:51il faudra bien un jour ou l'autre
00:56:53qu'il y ait une grande loi
00:56:54sur l'immigration
00:56:55qui prévoit toutes ces situations.
00:56:57Marine Le Pen a réagi
00:56:58cette décision du Conseil d'État
00:57:00ouvre littéralement
00:57:00les vannes à des migrants
00:57:01intra-européennes,
00:57:03des migrations intra-européennes futures.
00:57:05Désormais un réfugié reconnu
00:57:06par l'Espagne ou l'Allemagne
00:57:07peut demander en plus de cela
00:57:09un titre de séjour
00:57:11pour raison médicale en France
00:57:12alors que notre situation budgétaire
00:57:13est catastrophique
00:57:14après dix ans de macronisme,
00:57:16alors que les Français constatent
00:57:17l'effondrement de leur pouvoir d'achat
00:57:18et des services publics.
00:57:20C'est une véritable honte,
00:57:22dit-elle.
00:57:22Nous rendrons la parole au peuple
00:57:24par référendum
00:57:24pour mettre un terme
00:57:26à cette folie.
00:57:28Et nous allons vraiment creuser
00:57:29sur ce sujet
00:57:30parce qu'il faut bien comprendre
00:57:32ce qui est en train de se passer.
00:57:35Quand vous voyez aussi
00:57:36le nombre de migrants illégaux
00:57:38que vous pouvez avoir
00:57:39au sein de l'Union européenne
00:57:41et des personnes qui peuvent se dire
00:57:42attendez, en France,
00:57:44je pourrais être soigné
00:57:45de manière gratuite
00:57:48100% de soins
00:57:50pour post-troubles.
00:57:53Oui, mais je vous dis,
00:57:54il y a même des cas
00:57:54de PMA
00:57:55pour des gens
00:57:56qui ont déjà des enfants.
00:57:58Donc,
00:57:58c'est très important
00:57:59ce qui est en train
00:58:00de se jouer
00:58:01du côté du Conseil d'État
00:58:02sur les questions migratoires
00:58:03et je suis curieux
00:58:04de voir
00:58:04quels sont les responsables politiques
00:58:06qui vont prendre ce dossier en main.
00:58:08J'ai vu Bruno Rotaillot,
00:58:09Éric Ciotti,
00:58:10Marine Le Pen.
00:58:11Ce serait intéressant
00:58:11de voir ce que vont dire.
00:58:13La psychiatrie
00:58:13pour les ressortissants français,
00:58:15pour les nationaux.
00:58:16C'est déjà difficile.
00:58:17C'est plus que difficile.
00:58:19C'est le désert médical,
00:58:20vraiment.
00:58:21Il est 10h10 sur CNews.
00:58:23Lino Delacroix est avec nous.
00:58:24Vous êtes journaliste
00:58:25à Frontières,
00:58:27Lino Delacroix.
00:58:28Et pourquoi vous êtes avec nous ?
00:58:29Parce que j'ai vu
00:58:30ces séquences se multiplier
00:58:31cette semaine.
00:58:33Vous,
00:58:33ainsi que certains
00:58:34de vos confrères,
00:58:34vous êtes violentés,
00:58:36agressés,
00:58:37malmenés
00:58:37sur le terrain.
00:58:39Donc,
00:58:39vous avez une grande difficulté
00:58:40à pouvoir faire
00:58:41votre travail de journaliste
00:58:42dans l'indifférence médiatique
00:58:44et politique,
00:58:45bien sûr,
00:58:45pire parfois
00:58:46la complaisance
00:58:47de certains médias.
00:58:48Ça s'est passé
00:58:49cette semaine
00:58:50sur le campus de Caen.
00:58:52Est-ce que vous pouvez
00:58:52nous raconter
00:58:53le contexte ?
00:58:54Peut-être voir
00:58:54très rapidement
00:58:55la séquence
00:58:56parce que vous êtes
00:58:57dans un campus,
00:58:58vous voulez débattre
00:58:59avec des étudiants
00:59:01et vous avez
00:59:02des gens
00:59:02qui ont vraiment
00:59:03du courage.
00:59:04Encagouler,
00:59:05bien sûr,
00:59:05une petite dizaine
00:59:06et qui vont s'en prendre
00:59:07physiquement à vous
00:59:08ainsi qu'à votre matériel.
00:59:09Et avant de vous donner
00:59:29la parole,
00:59:29ce qui est intéressant,
00:59:30c'est de voir
00:59:30que vous avez
00:59:30deux députés
00:59:31de la France insoumise
00:59:32qui ont finalement
00:59:34applaudi
00:59:35ce qui s'était passé.
00:59:36Thomas Porte
00:59:37pour la première réaction
00:59:40et on va la découvrir
00:59:41ensemble.
00:59:42L'université de Caen
00:59:43sera toujours antifasciste.
00:59:45Voilà comment
00:59:45il vous présente.
00:59:47Et il y a une seconde
00:59:48députée
00:59:48de la France insoumise,
00:59:50Emma Fourreau.
00:59:50Des étudiants ont été
00:59:51placés en garde à vue
00:59:52pour s'être mobilisés
00:59:52à l'université de Caen
00:59:53contre le torchon
00:59:54raciste frontière.
00:59:56J'ai usé de mon droit
00:59:56de visite,
00:59:57soutien aux camarades,
00:59:58stop aux garde à vue abusives
01:00:00et à cette répression
01:00:01policière au service
01:00:02de l'extrême droite.
01:00:03Maintenant,
01:00:03c'est à vous
01:00:04de nous raconter,
01:00:04Lino.
01:00:04Oui, vous le voyez bien,
01:00:06ces images font peine à voir
01:00:07à l'instar de ces réactions
01:00:08d'ailleurs.
01:00:09En fait, nous avons un format
01:00:10qui s'appelle
01:00:11Pilule Rouge
01:00:12dans lequel nous nous rendons
01:00:13dans diverses universités.
01:00:15Ça avait été le cas
01:00:15à Amiens,
01:00:16à Avignon,
01:00:17à Aix-en-Provence
01:00:17ainsi qu'à Strasbourg.
01:00:18Et jusque-là,
01:00:19les choses pouvaient
01:00:19tout de même se dérouler.
01:00:20Il y avait une présence
01:00:21de factions d'extrême gauche
01:00:23évidente,
01:00:24mais le débat et l'échange
01:00:25pouvaient tout de même
01:00:26se réaliser.
01:00:27Et in fine,
01:00:27ça faisait partie
01:00:28finalement un petit peu
01:00:29du format,
01:00:29mais nous pouvions poursuivre.
01:00:31Cette fois-ci,
01:00:31ça a été un petit peu différent
01:00:32puisque pour une raison
01:00:33qu'on ignore encore aujourd'hui,
01:00:35certains groupes,
01:00:36à l'instar de Solidaires,
01:00:37l'Union Pirate,
01:00:37savaient que nous allions venir
01:00:39et donc nous nous sommes installés
01:00:41en parfaite légalité.
01:00:42J'étais mis de ma carte de presse.
01:00:43Les responsables
01:00:43avaient vu que nous étions présents
01:00:45et avaient dit
01:00:46que la chose était possible.
01:00:47Et nous commencions
01:00:48un débat autour
01:00:49d'une problématique simple.
01:00:50La haine dont sont victimes
01:00:51les forces de l'ordre
01:00:52sont et est injustifiée.
01:00:54On voulait un petit peu réagir
01:00:55sur ce qui s'était passé
01:00:56durant les manifestations
01:00:57de samedi dernier
01:00:58dans la capitale
01:00:59autour de la problématique
01:01:00de l'ordre.
01:01:01Quoi qu'il en soit,
01:01:02nous étions sur place
01:01:03comme dit
01:01:03et il y a une horde
01:01:04de plusieurs dizaines,
01:01:06une trentaine de militants
01:01:07qui ne faisaient que crier,
01:01:10scander leurs slogans.
01:01:11Jusque là,
01:01:12nous pouvions tout de même
01:01:13démarre malgré
01:01:13des problèmes de son.
01:01:14Ils ont abîmé
01:01:15notre matériel,
01:01:17caméra, micro,
01:01:18des bonnettes ont été volées.
01:01:20Notre caméraman, Romain,
01:01:21que je salue d'ailleurs
01:01:22pour tout son travail,
01:01:23a été agressé.
01:01:24Il y a eu un coup
01:01:24qui est justement filmé.
01:01:26Et la grande surprise
01:01:26que j'ai,
01:01:27c'est qu'en fait,
01:01:27nous avons toutes les images.
01:01:28En fait, tout est là.
01:01:29La violence,
01:01:30elle est de leur côté.
01:01:30Nous n'avons pas de réaction,
01:01:31malheureusement.
01:01:33Donc ce qui est compliqué,
01:01:33c'est que nous avons deux réactions.
01:01:35Il y a eu Thomas Porte,
01:01:35comme vous l'aviez cité,
01:01:36qui se félicite de la chose
01:01:37et même pire,
01:01:38Emma Fourreau,
01:01:39qui est eurodéputée
01:01:40de la France Insoumise,
01:01:41qui se félicite de la chose,
01:01:42qui dit que la violence,
01:01:43elle était de notre côté,
01:01:44que nous sommes un torchon,
01:01:44etc.
01:01:45Et qui rend même visite
01:01:46aux assaillants
01:01:47que nous avons justement filmés.
01:01:49Et en fait,
01:01:49ce qui est malheureux,
01:01:50c'est qu'il y a une inversion
01:01:50inquisatoire, en vérité.
01:01:52Et donc nous avons évidemment
01:01:53porté plainte.
01:01:54Nous sommes quatre à l'avoir fait.
01:01:55Une personne du collectif Nemesis,
01:01:57un représentant du RN,
01:01:58ainsi que moi et mon caméraman.
01:02:00Et comme dit,
01:02:01vous l'aviez très justement souligné,
01:02:02il y a une indifférence,
01:02:03en fait, médiatique,
01:02:04qui soit occulte
01:02:05de ce qui s'est passé,
01:02:05soit renverse complètement
01:02:06l'accusation
01:02:07et inverse ce qui s'est passé.
01:02:10Et alors,
01:02:10c'est l'indifférence
01:02:11qui est aujourd'hui
01:02:13épouse aussi l'intolérance,
01:02:15l'intolérance dans les universités,
01:02:17parce que ce que vous faites,
01:02:20c'est lié aussi
01:02:20à ce militant
01:02:22qui a été tué aux Etats-Unis,
01:02:25qui allait dans les universités,
01:02:27Charlie Kirk,
01:02:28avec ce slogan
01:02:28« Prouve me, I'm wrong »,
01:02:30« Prouvez-moi que j'ai tort »,
01:02:31et il allait dans les universités
01:02:32pour débattre avec ces personnes,
01:02:36tous les étudiants.
01:02:36J'allais dire que finalement,
01:02:37les universités...
01:02:38Alexandre Devecchio !
01:02:39Ça m'inspirait que finalement,
01:02:41les universités américaines
01:02:42apparaissent presque
01:02:44plus démocratiques
01:02:47que les universités françaises.
01:02:48En tout cas,
01:02:49il y avait un moyen de discussion.
01:02:50Je ne sais pas comment...
01:02:51Charlie Kirk est mort.
01:02:52Oui, Charlie Kirk est mort.
01:02:53Il s'est assassiné
01:02:53dans une université.
01:02:54C'est vrai.
01:02:55Non, non, mais je pense
01:02:57que la situation
01:02:58dans les universités américaines
01:02:59est très grave,
01:03:00mais il y avait un dialogue possible
01:03:02avec certains étudiants.
01:03:03Quand je vois les énergumènes là,
01:03:05je me dis qu'il n'y a pas
01:03:06de dialogue possible.
01:03:07Et ce qui se passe,
01:03:08c'est aussi un abétissement général.
01:03:10Le niveau des gens
01:03:11qu'on recrute à l'université
01:03:12devrait y avoir maintenant
01:03:13de la sélection à l'entrée.
01:03:15D'ailleurs, sans doute,
01:03:16la sélection des professeurs aussi,
01:03:18éviter de recruter
01:03:19des militants
01:03:21comme universitaires.
01:03:23Ce que je vois,
01:03:23c'est l'université
01:03:25qui, pour les familles modestes,
01:03:26parce que c'est gratuit,
01:03:27devrait être un lieu
01:03:28d'émancipation
01:03:30qui permette à leurs enfants
01:03:31d'avoir un avenir meilleur,
01:03:33est devenue une décharge.
01:03:35Ce sont des poubelles.
01:03:37Les universités de sciences humaines
01:03:38trouvent que c'est dramatique
01:03:40parce que ça devrait justement
01:03:41être le temple du savoir.
01:03:42L'île de la Croix.
01:03:43Et ce qui est peut-être
01:03:44encore plus grave,
01:03:44c'est qu'il y avait
01:03:45des exhortations directes
01:03:47de la part de ces factions
01:03:48de saboter notre travail.
01:03:49En fait, il y avait des messages
01:03:50qui circulaient
01:03:51la veille de notre venue
01:03:52pour expliquer une chose.
01:03:54Il ne fallait pas faire
01:03:54acte de violence.
01:03:55Alors, non pas parce que
01:03:56le principe de non-violence
01:03:57dans un débat,
01:03:58absolument pas,
01:03:58c'est que nous pourrions
01:03:59filmer la chose
01:03:59et en faire un argument
01:04:00de communication.
01:04:02Mais ils appelaient tout de même
01:04:03à saboter notre matériel,
01:04:04à crier pour que la chose
01:04:05en fait ne se déroule pas.
01:04:07Quelque part,
01:04:08ils ne s'en cachent plus.
01:04:09Récemment,
01:04:09il y a quelques jours,
01:04:13c'est un parti d'extrême-gauche.
01:04:14Enfin, j'ai presque envie
01:04:15de dire enfin,
01:04:16puisque là,
01:04:16on en a une représentation directe
01:04:18à l'instar de ce qu'on a pu dire avant.
01:04:19Et Maffourot,
01:04:20Thomas Porte,
01:04:20ils s'en félicitent.
01:04:21Et même hier,
01:04:22je salue aussi le travail
01:04:23de mon collègue Jordan Florentin
01:04:24qui s'était rendu en Avignon
01:04:26lors d'un meeting insoumis
01:04:27où ça a été la même chose.
01:04:29En fait,
01:04:29il s'était fait enfariner,
01:04:30il y a eu des intimidations
01:04:31et sans la caméra,
01:04:32je ne sais pas
01:04:33ce qui se serait passé en vérité.
01:04:34C'est qu'en fait,
01:04:35la caméra peut,
01:04:37selon vous,
01:04:38être un moyen aussi
01:04:39de vous protéger
01:04:39parce que vous ne savez pas
01:04:42jusqu'où pourraient aller
01:04:44ces militants d'extrême-gauche.
01:04:46Je veux qu'on reste,
01:04:47alors qu'on voit les images
01:04:48de l'enfarinage
01:04:49de Jordan Florentin,
01:04:51qu'on reste sur les images de camp.
01:04:52Est-ce que la direction
01:04:53de l'université
01:04:54vous a apporté
01:04:55un message de soutien ?
01:04:56Est-ce que le ministre
01:04:57de l'Enseignement supérieur
01:04:58vous a contacté
01:04:59pour essayer de prendre
01:05:01aussi le pouls
01:05:03et de prendre
01:05:04votre version des faits ?
01:05:05Non, non, du tout.
01:05:06Les soutiens ont été
01:05:07assez chétifs,
01:05:08mais malgré tout,
01:05:09ce que je salue pourtant,
01:05:10ça a été le soutien
01:05:11des étudiants.
01:05:11J'ai eu beaucoup
01:05:12de messages d'étudiants,
01:05:12mais pas forcément
01:05:13de l'université de camp,
01:05:14de toutes les universités
01:05:14qui ont tout de même
01:05:15salué notre travail
01:05:16et salué, loué la démarche
01:05:18malgré les images
01:05:19que l'on peut voir.
01:05:20Mais ce que je tenais
01:05:21tout de même à rappeler,
01:05:22c'est que de par
01:05:23mon appartenance à Frontière,
01:05:24on a l'impression
01:05:24que le débat
01:05:26serait biaisé à droite
01:05:26et que notre public
01:05:28in fine se tourne que
01:05:28vers les étudiants
01:05:29de la même obédience
01:05:30politique que nous.
01:05:31En vérité, pas du tout.
01:05:32Lorsque je suis à Paris
01:05:34ou dans d'autres métropoles
01:05:34en France,
01:05:35il y a une certaine partie
01:05:37des gens qui m'arrêtent
01:05:37dans la rue
01:05:38qui sont de gauche,
01:05:39de diverses opinions
01:05:41et d'obédience politique
01:05:42d'ailleurs,
01:05:42qui saluent en fine
01:05:43l'initiative
01:05:44puisque des débats
01:05:45à la faculté,
01:05:46il y en a très peu
01:05:46pour une raison très simple,
01:05:47c'est que lorsque,
01:05:48généralement,
01:05:48on demande à ces universités
01:05:49concernées,
01:05:50elles refusent la chose
01:05:51puisque ce serait
01:05:51un trouble à l'ordre public,
01:05:52très bien,
01:05:53donc on se met en bordure,
01:05:54mais cette fois-ci,
01:05:55on est agressé,
01:05:55il n'y a pas de soutien.
01:05:57Est-ce qu'il n'y a pas
01:05:57de Charlie Kirk en France ?
01:05:59Il ne faut pas s'en étonner,
01:05:59on n'en a pas les moyens.
01:06:01Eh bien, écoutez,
01:06:01merci d'être venu
01:06:02parce que j'ai bien vu
01:06:03cette indifférence médiatique
01:06:05et quand les médias
01:06:06ne veulent pas en parler,
01:06:08ça peut être intéressant aussi
01:06:09d'avoir le témoignage
01:06:10de la personne
01:06:10qui a été victime
01:06:11de ces agressions
01:06:13ou de ces intimidations
01:06:14alors que l'objectif
01:06:17est de débattre
01:06:18qu'importent d'ailleurs
01:06:19les idées des uns
01:06:20et des autres
01:06:20et il n'y a rien
01:06:22de plus important
01:06:22que le débat.
01:06:23Un grand merci,
01:06:24Lino Delacroix,
01:06:25merci à tous les trois
01:06:26pour cette émission.
01:06:27Merci à toutes les équipes
01:06:28en régie.
01:06:29Dans un instant,
01:06:30c'est Dr Millot
01:06:31qui nous parlera
01:06:33de quoi va nous parler.
01:06:36Brigitte,
01:06:36elle m'a envoyé
01:06:36un petit message.
01:06:38On va parler
01:06:38de l'Andropause
01:06:39dans un instant
01:06:40et nous donnera
01:06:41des conseils
01:06:41pour les vivre au mieux
01:06:42et il paraît
01:06:43que chez les hommes
01:06:44ça commence
01:06:44dès 40 ans.
01:06:47Restez avec nous
01:06:48sur CNews.
01:06:49J'ai senti
01:06:50que ça a commencé
01:06:51à intéresser
01:06:51un certain Alexandre
01:06:52Dévêque.
01:06:53Allez, à tout de suite.
01:06:56Sous-titrage
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