00:00Au départ, j'avais prévu de consacrer mon tumeur à une autre tragédie.
00:03Ce sont ces terroristes islamistes de Daesh qui se sont libérés parce que la Syrie attaque le Kurdisquant.
00:10On les a laissés s'échapper, puis j'ai changé mon fusil d'épaule.
00:16Je reviens sur l'affaire Epstein, parce qu'au début on s'est dit, est-ce que c'est un fait divers, est-ce que c'est un ragot ?
00:21Ça prend des proportions de scandales, peut-être pas encore d'État, de scandales internationaux.
00:27Tout le monde est touché, la famille royale d'Angleterre.
00:30Et on s'étonne au vu, on a vu dans l'interview de Jack Lang, dont la fille Caroline a pris partie dans un montage financier.
00:37Lui déclare qu'il n'était pas au courant qu'il était dans le montage financier, admettons.
00:42Ce que révèle cette affaire Epstein d'une façon générale et qui est inquiétante, on va me dire ça a toujours existé.
00:48C'est la porosité de nos élites, la promiscuité avec laquelle il peut l'aller.
00:52Il y a toujours eu des personnages troubles dans l'histoire de France et même récemment dans les cabinets et dans les couloirs d'Elysée.
00:58On voyait des gens, des hommes d'affaires plus ou moins douteux.
01:01Mais là on a quelqu'un qui a, c'est un génie, cet Epstein, il arrivait à savoir le centre d'intérêt de chaque individu.
01:08Il allait parler à des personnes qu'il ne connaissait pas.
01:09Je prends l'exemple de Cédric Villani, qui est un mathématicien qui a fait la politique avec Macron, mais qui est vraiment quelqu'un de génial.
01:18Et Epstein, ce que l'on sait des textes, Epstein le contacte et lui dit je connais un mathématicien formidable dont il sait que Cédric Villani vous l'a rencontré.
01:26Il lui dit je peux vous organiser la rencontre.
01:29Villani tombe des nuits en disant mais comment c'est-il ?
01:31Et voilà, Epstein avait son carnet d'adresses, des réseaux, des informations sur chacun, comme si l'intelligence artificielle le guidait et qu'il pouvait frapper à toutes les portes avec des gens qui lui ouvraient.
01:41Et même dans les textes qui sont sortis, les faïs, tout ça est à vérifier évidemment avec extrême prudence.
01:46Il dit le président de la République française m'appelle pour un oui, pour un non, pour avoir un avis, je suis en contact avec lui.
01:51Bon, on va savoir ce qui est vrai, ce qui n'est pas vrai.
01:54Alors, ne tombons pas non plus dans la, j'allais dire, l'obsession, le complot.
01:59Peut-être qu'il y a des connivences et des alliances illicites, mais les faits, tenons-en aux faits, le réel.
02:05Le réel, aujourd'hui, c'est qu'un mec comme Epstein, avec, j'allais dire, les facéties de sa vie privée, les activités sentimentales et sensuelles, je suis prudent et pudique sur mes mots, qu'il organisait,
02:18avait la possibilité d'accéder à toutes les élites de tous les pays politiques, économiques, culturels, universitaires, qui sont si pas prévus, et que visiblement, tout le monde a répondu.
02:30Tout le monde ne s'est pas forcément compromis, tout le monde n'est pas tombé dans le panneau, mais il avait accès.
02:34On aimerait bien un petit peu plus de transparence, et surtout, on aimerait que nos élites, qui sont très informées, on sait qu'il y a des réseaux sociaux, qu'il y a l'intelligence artificielle, qu'on est sur écoute,
02:43qu'aujourd'hui, il y a des formants qui profitent de cette facilité de communiquer, de manipuler les informations pour contacter.
02:50On aimerait bien de leur part un peu plus de prudence, un peu plus de méfiance, un peu plus d'invigilance, peut-être un peu plus de pudeur, quand ils ont un doute, mais qui consultent autour d'eux.
02:59Parce que cette image-là, une de plus, la conséquence, ça peut être quoi ? Un peu plus d'abstention, c'est-à-dire que les gens vont se dire, tous pourris, tous compromis,
03:09nous ne croyons plus dans la classe politique, nous ne croyons plus dans nos élites, nous ne croyons plus dans les institutions, ni dans l'éducation nationale, ni dans l'autorité, ni dans la presse, ni dans les médias.
03:19Voilà, donc voilà, rendons confiance, rendons confiance à nos concitoyennes et à nos concitoyens, voilà, disons toujours la vérité,
03:26et c'est pour ça que sur Sud Radio, notre thème conducteur, c'est le parlant.
Commentaires