00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:05La France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:35En novembre 1918, 1 250 000 hommes valides, 80% de paysans, un traumatisme démographique, historique, sociologique, bien entendu.
00:48Ça, c'est la vraie guerre. La guerre terrible, elle va se reproduire en 1940, on imagine avec le peu de ferveur qu'on avait pour reconstruire, refaire cette boucherie, la boucherie de Verdun, le souvenir de la guerre de 14-18.
01:01Et aujourd'hui, nous célébrons demain et après-demain d'autres tragédies dans la barbarie terroriste.
01:07Se souvenir de nos morts parce qu'on a tendance, on va y revenir, je l'ai dit tout à l'heure dans le sommaire, on va y revenir avec Maud Coffler et puis un officier de gendarmerie.
01:17N'oublions pas ces garçons, ces jeunes hommes dans la fleur de l'âge, dont certains, c'est terrible à dire, sont peut-être morts pour rien.
01:26Il y avait des généraux qui étaient dans leur état-major, dans les châteaux, en région parisienne, à l'arrière du front, vous savez, habillés avec, quelquefois le soir, une coupe de champagne, des fumes cigarettes.
01:36Et puis allez, envoyés, envoyés, envoyés, on va en parler de régiment, de division, envoyés.
01:41Général Nivelle, chef d'état-major des armées en 1916, l'offensive Nivelle, 250 000 morts.
01:46Allez, envoyés, à tel point qu'il y a eu une mutillerie en 1917.
01:49Et puis Pétain, qui est chef, le général Pétain, qui est chef des armées, c'est lui qui en 18 est chef des armées françaises.
01:54Le maréchal Fos, c'est chef d'état-major inter-allié, il commande les groupes alliés.
01:58Mais le chef des armées françaises, c'est le général Pétain, qui dit, mais pourquoi les envoyer à la mort pour rien ?
02:03Ça n'a aucune idée. Si les Américains ne viennent pas, on risque même de perdre la guerre.
02:07Et c'est ça qui avait fait que le maréchal Pétain avait gardé l'aura et le respect des anciens combattants.
02:13Donc, aujourd'hui, 107 ans après, le dernier poilu, Lazare Ponticelli, est mort en 2007.
02:19Il avait 110 ans, je crois qu'il est mort en 2008. C'était le dernier témoin.
02:23Il n'y en aura plus. Nous sommes, nous, nous restons avec les monuments aux morts, nous restons les témoins de cette tragédie,
02:30la plus immoble et noble boucherie moderne, avec pour rien, cette guerre n'a finalement servi à rien.
02:37Et la suivante, parce que le traité de Versailles était tellement dur, quelque part, ça a créé des clivages politiques entre l'Allemagne et le reste de l'Europe.
02:45L'Allemagne n'a pas remboursé les dégâts de guerre de 1914-1918. Elle n'a pas remboursé les dégâts de guerre de 1939-1945.
02:53Elle est aujourd'hui la première puissance européenne et elle est là.
02:57Donc, on est devant une situation non pas similaire, mais enfin, on est dans l'attention, on est dans l'expectative, on est dans l'interrogation.
03:03Souvenons-nous de ces morts qui ne soient pas morts pour rien, il y a 107 ans.
03:06Et commémorons le souvenir de ces héros, de ces jeunes hommes, qui nous manquent aujourd'hui, créellement,
03:12la population française de Saint-Nermis, la démographie en 1963.
03:16Heureusement qu'il n'y a pas eu la même boucherie en 1940.
03:18Le devoir de mémoire est essentiel et on va aujourd'hui le cultiver toute la journée, notamment dans cette émission.
03:23Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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