Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 heures
Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Stéphanie de Muru pour débattre des actualités du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1 Soir Week-end, 19h, 21h, Stéphanie Demuru.
00:04En compagnie de Raphaël Stainville et Antonin André.
00:08Antonin André, vous avez suivi les voeux du Premier ministre.
00:11Un Premier ministre soulagé, enfin délesté de ce budget.
00:14On va délester.
00:16Alors il était à Vermont dans l'heure où il avait été élu en 2014
00:19et qui reste sa terre où il sera d'ailleurs 3ème de liste aux élections municipales.
00:25Et c'est intéressant de voir Sébastien Lecornu dans ce cadre-là
00:27parce qu'il est en famille, il est chez lui.
00:30Les gens l'appellent Mont-Sébastien, lui tapent sur l'épaule,
00:33il claque la bise à tout le monde.
00:34Il accueille un à un, un millier de personnes qui font la queue
00:37pour le saluer à l'entrée de la salle de voeux.
00:39Donc c'est 1h45 de serrage de main.
00:42En dehors de cette carte postale, il y a dans ses propos
00:45une sorte de ras-le-bol vis-à-vis de politiques politiciens
00:50qu'ils jugent déconnectés, souvent qui n'ont pas d'ancrage local,
00:54qui sont une partie des élus de l'Assemblée nationale,
00:56ou bien qui n'ont pas eu de carrière professionnelle,
00:58qui n'ont pas eu d'expérience dans l'entreprise,
01:00pas eu d'expérience dans le syndicalisme,
01:02et qui, à ce titre, font de la politique politicienne.
01:06Et lui dit, c'est très simple, j'ai 15 mois devant moi,
01:08je ne vais pas passer 15 mois à rien faire.
01:09Donc il faut qu'on fasse des choses qui soient utiles pour les Français,
01:12on ne fera pas de grandes réformes,
01:13mais de la simplification, mais de la police de proximité.
01:17C'est ça, c'est priorité ?
01:18Oui, la loi justice de Gérald Darmanin, on peut faire des choses.
01:25On peut faire des choses si tant est que les élus sont d'accord
01:27pour enlever un peu de leur étiquette politicienne
01:29et essayer de trouver des compromis sur des sujets
01:32qui sont des sujets qui touchent le quotidien des Français.
01:34Et ce qui est intéressant, c'est que son ras-le-bol
01:36et sa mise en demeure du personnel politique
01:38s'adressent autant à une partie de l'Assemblée nationale
01:40qu'aux candidats à la présidentielle.
01:42Il dit, en substance, j'en ai ras-le-bol,
01:44que les candidats à la présidentielle,
01:47suivez mon regard Edouard Philippe,
01:48suivez mon regard Gabriel Attal,
01:49disent qu'on ne peut rien faire dans l'année et demie qui viennent,
01:51de toute façon, tout ce que fait le Corneux ne sert à rien.
01:53D'une certaine façon, ça sape le travail
01:56et l'espoir qu'on peut avoir dans l'utilité encore
01:58d'avoir des députés qui travaillent.
02:01Et il s'affranchirait bien de toutes ces pesanteurs.
02:04Donc ce sera aussi le sens, à la fois,
02:05des réunions qu'il va faire cette semaine,
02:06qui va réunir les chefs de partis
02:08et les chefs de groupes à l'Assemblée nationale.
02:11Et il va aussi faire un remaniement ministériel
02:15qui sera aussi l'occasion de dire à chaque ministre,
02:17voilà, qu'est-ce que tu veux faire pendant 15 mois ?
02:19Est-ce que tu veux être un ministre en mission
02:20et agir concrètement pour les Français ?
02:23Ou est-ce que tu sens que ce n'est pas ton truc,
02:24que tu es un peu lessivé par le débat budgétaire ?
02:27Mais à ce moment-là, tu me le dis et puis tu t'en vas.
02:29Il évoque les municipales aussi ?
02:31Il évoque assez peu les municipales,
02:32si ce n'est que, par exemple,
02:35si Rachida Dati effectivement partira du gouvernement
02:37parce que la campagne à Paris est un pince-homme,
02:41il n'exclut pas que la ministre des Sports,
02:45Madame Ferrari, ou bien le ministre de la Ruralité
02:48restent en poste tout en faisant campagne,
02:50considérant que ce n'est pas plus mal
02:52que les ministres aient se frotter à des élections locales
02:55et qu'ils perdent ou qu'ils gagnent.
02:57C'est un gage de courage
02:58et au moins de lien avec le pays profond.
03:01Justement, je voulais m'arrêter quelques instants
03:03sur les municipales et notamment à gauche,
03:05parce que j'aimerais bien vos lumières,
03:07parce que moi, je n'y comprends pas grand-chose
03:10entre les alliances qu'appelle de ses voeux,
03:13apparemment, Pierre Jouvet,
03:14qui dit « vous êtes libre, finalement ».
03:17Et puis, un double jeu peut-être que joue,
03:20par exemple, Sophia Chikirou,
03:22la candidate insoumise à la mairie de Pau,
03:25qui s'en est donnée à cœur joie hier
03:26lors de son premier grand meeting.
03:28La candidate à la mairie de Paris.
03:29Oui, pardon.
03:30Qu'est-ce que j'ai dit ?
03:30Pau.
03:31Oh, excusez-moi.
03:33François Bayrou m'obsède, vous voyez.
03:36Sophia Chikirou qui n'a pas hésité à attaquer
03:37le bilan du Parti Socialiste.
03:39Merci, Antonin, de la correction.
03:41Nous le connaissons très bien, ce bilan,
03:43parce que nous le subissons.
03:44Et c'est pour ça que nous existons.
03:47Eh bien, je vais vous dire une chose.
03:48Moi, maire de Paris, j'agirai.
03:51Et j'agirai dès la première semaine.
03:54Le premier texte que nous ferons adopter
03:56et que nous publierons en tant que Conseil de Paris
03:59sera un texte qui déclarera
04:01l'état d'urgence dans le logement à Paris.
04:04Nous utiliserons tous les moyens légaux
04:07et la désobéissance civile
04:09pour contrôler et pour réquisitionner.
04:15C'est le sens de la nuance de Mme Chikirou,
04:18Raphaël Stainville ?
04:19Oui, mais qui est dans la droite ligne
04:20de ce que LFI, depuis des mois,
04:24promet à la gauche,
04:26et notamment aux Parti Socialiste.
04:27Ils sont à l'offensive.
04:28Ils veulent faire de ces municipales
04:29un terrain de conquête
04:31et donc fragiliser encore davantage
04:34le Parti Socialiste
04:35qui, en tout cas numériquement,
04:38compte davantage de mairies, de municipalités
04:41que n'en a LFI.
04:42Donc c'est pour ça qu'il faut bien comprendre
04:44pourquoi il y a d'un côté
04:46une offensive à tout crin
04:47de LFI sur le Parti Socialiste
04:50quand le Parti Socialiste,
04:52d'une certaine manière à l'envers,
04:56cherche à maintenir la possibilité
04:58d'une alliance au second tour
05:00pour faire face à ce qu'il présente
05:02comme d'habitude,
05:03parce que c'est une règle non écrite,
05:05mais au danger que représenterait
05:07l'extrême droite, le Rassemblement National,
05:09ou même une droite un peu dure.
05:11Et donc, il compte sur ces alliances,
05:14ce Front Républicain,
05:15pour finalement maintenir leur position.
05:17Alors justement, à propos du Front Républicain,
05:20je ne résiste pas à l'envie
05:22de vous faire écouter Benabar.
05:23Vous savez, ce chanteur
05:24qui est plutôt classé à gauche,
05:26il le dit lui-même.
05:27Écoutez, en pleine promo
05:28de son nouvel album,
05:30il a eu un certain courage,
05:31en tout cas le courage de la franchise
05:33dans l'émission Le Figaro,
05:35la nuit, il fucige ce fameux
05:36barrage républicain.
05:38Moi, je suis un homme de gauche,
05:39j'ai toujours été,
05:41je le resterai,
05:42mon grand-père communiste,
05:43enfin bon, c'est comme ça,
05:44mais encore une fois,
05:45j'ai qu'un vote,
05:46beaucoup de mes meilleures amies
05:48sont de droite,
05:49et on s'engueule quand on parle de politique,
05:51mais moi, je n'ai pas de problème avec ça,
05:52je ne trouve pas que la politique
05:53soit quelque chose de malsain.
05:54Je trouve que ce qui est malsain,
05:55c'est de prétendre interdire
05:57à un tel d'avoir un avis.
06:00Moi, par exemple,
06:00je suis très emmerdé
06:01par le fait de dire
06:03qu'il ne faut pas voter
06:03pour un tel ou pour un tel,
06:05faire un barrage,
06:06le soi-disant barrage républicain,
06:08qui pour moi,
06:09n'est pas du tout républicain,
06:10parce que la République,
06:11c'est que chacun vote
06:12pour qui il veut.
06:12Il n'y a pas des bons votes
06:13et des mauvais votes.
06:14Chaque vote existe
06:15et je pense qu'il ne faut jamais
06:17retirer la parole
06:18à qui que ce soit,
06:19y compris notamment,
06:20c'est Voltaire qui le disait,
06:22à ceux qui ne pensent pas comme toi.
06:23Tout le monde doit pouvoir parler
06:25et souvent,
06:25il y a des énervements
06:26parce qu'on empêche les gens de parler
06:28ou on leur dit
06:28« mais non, ton vote,
06:29il n'est pas bien ».
06:30Dans un autre son,
06:31il tacle France Inter et Télérama.
06:33C'est rare quand même,
06:34Antonin André,
06:35d'entendre un homme de gauche
06:36parler comme ça.
06:36C'est rare qu'un artiste
06:38en pleine promotion
06:39prenne partie sur un sujet
06:40qui est aussi sensible que ça.
06:41Mais c'est sans doute
06:43le signe
06:45qu'aujourd'hui,
06:47il est difficile de considérer
06:48qu'on doit exclure
06:49ou bannir
06:49ou jeter un anathème
06:51sur un parti
06:52qui a
06:53cent et quelques représentants
06:54à l'Assemblée nationale
06:55et...
06:5611 millions d'électeurs
06:58et on ne peut pas dire non plus
07:00que...
07:01Enfin, je veux dire,
07:01je n'ai pas vu ces gens-là
07:02se comporter plus mal
07:05qu'une partie de l'hémicycle
07:06de l'autre côté
07:07de l'Assemblée.
07:08Donc, de toute façon,
07:10combattre politiquement un parti
07:12en l'excluant du champ politique
07:15a priori,
07:16n'est à mon avis
07:16pas la meilleure façon
07:17de le combattre.
07:17Non, mais effectivement,
07:18mais c'est rare.
07:19Vous vous souvenez d'Alain Souchon ?
07:20Oui, mais en fait,
07:21je pense qu'il sera intéressant
07:22de voir comment
07:23ces propos de Benabar
07:25seront accueillis
07:27par la gauche
07:28et notamment
07:29par un certain nombre
07:30d'intellectuels de gauche
07:31qui considèrent
07:32qu'on ne peut pas débattre
07:33avec des gens de droite.
07:35Et donc,
07:35le simple fait
07:36de considérer
07:36le champ démocratique
07:37ouvert à la gauche
07:39et à la droite
07:40dans la bouche de Benabar
07:41doit être une incongruité
07:43pour ceux qui défendent
07:46au contraire
07:46une sorte d'entre-soi
07:47où il y aurait d'un côté
07:49les républicains
07:50et tous ceux qui le savent.
07:51Ils ne sont plus très nombreux,
07:52ces gens-là,
07:53ils sont assez marginalisés aujourd'hui.
07:54Oui, mais ils sont toujours,
07:55ils ont toujours
07:55un micro ouvert
07:56à France Inter.
07:57Et oui,
07:58Alain Souchon,
07:58c'était en l'occurrence
07:59de mémoire sur RTL,
08:00mais vous savez,
08:01il avait,
08:02quoi,
08:03parlé de cons
08:03qui votaient
08:04le Rassemblement National.
08:06Bon, voilà,
08:06ça tranche.
08:06C'est une forme de mépris
08:07germano-pratin.
08:08Bon, mais c'est pour ça,
08:09c'était rigolo de l'entendre.
08:10On va voir,
08:11on vaёт,
08:11on va voir,
08:11on vacyclé en France.
08:12.
08:13On va voir,
08:14on va mieux,
08:14on va grâce avec
08:16la respuesta des solutions.
08:17On va voir,
08:18on va verser
08:31un renze.
08:32Alors,
08:32on va voir,
08:34on va voir ça.
08:34On va voir,
08:35on va voir,
08:36on va voir,
Commentaires

Recommandations