- il y a 3 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
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00:00Sarah Salman est avec nous, Fabien Antoniente est avec nous, Gauthier Lebrecht, Olivier Guenec et puis une personnalité qu'on remercie d'être avec nous aujourd'hui, Jean-Marie Rouard.
00:10Bonjour cher Jean-Marie Rouard parce que vous êtes académicien et vous allez nous parler dans un instant de l'écrivain franco-algérien Boilem Sansal qui est devenu hier un immortel.
00:19Fabien Antoniente est là également mais j'ai oublié Gérard Carréroux.
00:22J'ai oublié Gérard Carréroux et pourquoi je salue Gérard Carréroux devant vous en dernier ? Parce qu'il a l'habit vert.
00:29Il est venu aujourd'hui pour vous rendre hommage avec un pull au verre vert si j'ose dire.
00:36Et vous-même êtes un peu en verre cher Jean-Marie Rouard. Comment allez-vous d'abord ?
00:40Très bien, surtout quand je viens ici. Je m'attends à tout.
00:43Non, vous avez tort. D'abord ça me fait plaisir que vous soyez là.
00:46Moi aussi.
00:47Parce que vous êtes un bel esprit. Vous avez réparé en plus une faute, l'académie française parce que vous n'aviez pas élu lorsqu'il était en prison.
00:56On est là pour ça.
00:57Je crois que vous avez fait un article sur la conversation.
00:59Ça c'est très intéressant.
01:00Mais la conversation, c'est parler avec des gens qui ne sont pas forcément d'accord avec vous.
01:05Mais moi je ne considère pas que la conduite de l'académie est une faute.
01:11Je considère que l'académie, c'est...
01:14Elle peut se tromper.
01:15La preuve, c'est qu'il a fallu que je me présente à cinq reprises.
01:20Donc, vous voyez qu'elle a pu commettre des erreurs.
01:22Elle s'est trompée quatre fois.
01:23Et elle s'est trompée quatre fois.
01:25À moins qu'elle ne se soit trompée qu'une fois.
01:28Oui.
01:29Je me pose la question.
01:31Mais vous savez, vous ne le croyez pas si bien dire.
01:34Le jour où j'ai été élu, tout le monde s'était fichu de moi.
01:37Sauf que le jour où j'ai été élu.
01:38Et j'ai dit, vous savez, on m'a dit que vous êtes inquiet.
01:40J'ai dit non.
01:41Je suis terriblement inquiet.
01:43Parce que j'ai eu 16 voix de plus que Maljac.
01:46J'entends bien, mais...
01:47Donc, elle peut se tromper.
01:48Revenons sur le problème de son salle.
01:49En l'occurrence, en l'occurrence...
01:50L'académie de Belgique l'avait élu.
01:52Est-ce que vous voulez comparer l'académie de Belgique à l'académie française ?
01:55Non.
01:55Je veux bien.
01:56C'est vrai qu'elle vous prendra tout de suite, l'académie de Belgique.
01:59Ah bon...
01:59Mais c'est pas...
02:00Non !
02:01Non !
02:01Non !
02:01Non !
02:03Non !
02:04Mais non !
02:04C'est l'humour !
02:06Vous parlez de la conversation, il faut de l'humour aussi.
02:08Bon, alors, 25 voix sur 26.
02:1025 voix sur 26, c'est-à-dire que vous, vous avez voté pour Boislem sans salle.
02:16Attendez, c'est un bulletin secret.
02:18Non, mais je vous...
02:18Vous avez le droit de ne pas répondre, mais moi j'ai le droit de poser la question.
02:21Non, mais...
02:21Parce que...
02:22Mais vous avez voté pour lui ?
02:23Il faut faire très attention avec vous.
02:24Non, mais...
02:25Parce que vous avez dit...
02:26Vous avez dit quelque chose qui était une erreur.
02:29Vous avez dit qu'il y avait une voix contre.
02:31Oui.
02:31C'est pas vrai.
02:32Mais il y a quelqu'un qui n'a pas voté pour lui.
02:33Mais...
02:34Il y a une abstention.
02:36Oui.
02:37Et vous savez de qui vient l'abstention ?
02:38Non.
02:39Mais il devait être quelqu'un qui était d'accord avec vous.
02:42C'est-à-dire ?
02:42Qui trouvait qu'on...
02:43Il faut se méfier.
02:45Vous êtes très très rapide.
02:46C'était Jean-Christophe Ruffin qui, parce que vous n'aviez pas...
02:49Vous ne l'avez pas élu au printemps dernier.
02:52C'est ce que vous me dites.
02:53C'est ce que je comprends.
02:53Je ne veux pas dénoncer.
02:55Ah bah si, vous dénoncez.
02:55Je ne dénonce pas.
02:56Si, si, si.
02:58Vous venez de le dire.
02:59Si, je ne comprends pas.
03:00C'est Jean-Christophe Ruffin qui était à l'initiative au printemps 2025.
03:04Pas seulement.
03:04Donc il n'a pas voté.
03:05Il n'était pas le seul.
03:06Il y avait un certain nombre d'académiciens qui étaient favorables à son élection.
03:11Donc quand il était en prison, parmi lesquelles c'était une initiative de Jean-Christophe Ruffin.
03:16Je dis, il est possible...
03:17Vous étiez plus ou contre ?
03:19Comment ?
03:19Vous étiez plus ou contre ?
03:20Alors moi, au départ, j'étais favorable.
03:22Et puis, quand il y a eu une discussion...
03:24Vous avez tourné la tête ?
03:25Non.
03:26Une discussion...
03:27Vous savez, ce serait intéressant de contextualiser.
03:40Et en général, les bons journalistes se renseignent.
03:44Vous êtes un bon journaliste, vous devriez vous renseigner.
03:46Vous n'avez pas le droit de ne pas être très courageux.
03:50Mais ce n'est pas vrai !
03:50Mais c'est faux !
03:52Mais si, vous n'avez pas le droit de ne pas être très courageux.
03:54Vous avez un certain panache.
03:55Mais peu importe.
03:56Boilem sans ça lui-même, vous dirait qu'il ne voulait pas.
04:00Bien sûr.
04:00Non, mais il ne voulait pas parce qu'il n'avait pas envie d'être élu comme otage.
04:04Il a envie d'être élu comme écrivain.
04:07Cet argument s'entend.
04:08En revanche, ce qui m'a étonné, c'est que...
04:10Je sais que vous n'êtes pas des rapides à l'Académie française,
04:14mais je ne savais pas que c'était à ce point-là.
04:16Jean-Denis Brunet est mort en 2021.
04:18Il vous faut cinq ans pour remplacer un siège ?
04:21Oui.
04:21On fait très attention.
04:22Ah bah oui, ça pour faire très attention.
04:23Parce qu'on peut se tromper.
04:24Mais il y a eu plusieurs élections.
04:26Sans doute.
04:26Mais il y a eu plusieurs élections pour ce fauteuil numéro 3, par exemple.
04:29Moi, je suis fasciné par l'Académie française.
04:31J'adore cette institution.
04:32Oui, on sent ça.
04:33Mais je vous jure, c'est vrai en plus.
04:34Je le dis sincèrement, je trouve que ça ne sert à rien et c'est merveilleux.
04:38Et ça sert à rien.
04:39Mais oui, ça a un poids intellectuel, culturel.
04:41Mais ça sert à rien.
04:42C'est très intéressant ce que vous venez de dire.
04:44Ça sert à rien, mais comme tous les symboles.
04:48Mais c'est un formidable symbole.
04:50Et c'est le symbole de la France.
04:51Je suis d'accord.
04:52Parce que la France, c'est une idée.
04:53Et dans cette idée, il y a quelque chose de très important.
04:56Il y a la littérature.
04:58Et ça veut dire, la création de l'Académie française veut dire que
05:02il y a la politique, il y a tout le caractère, disons, très terre à terre de la politique.
05:09Et puis il y a quelque chose qui élève la politique au-dessus des hommes.
05:13C'est un idéal artistique et moral.
05:16Parce que la littérature, ça contient aussi la morale.
05:17Il n'y a pas que des littéraires non plus.
05:19Il n'y a pas que des littéraires.
05:21Oui, mais ça a été créé, bien sûr.
05:23Mais ça comporte toujours les trois fondamentaux.
05:28Jusqu'à très récemment, les trois fondamentaux de la France,
05:31c'était l'État, vous aviez des hommes politiques,
05:33c'était la religion, vous aviez à un moment 5 écrivains catholiques
05:38qui étaient vraiment militants.
05:40Et puis, on avait fait les écrivains.
05:43Bon.
05:44Et alors c'est vrai qu'il y a des gens qui n'y sont pas,
05:45Maudiano n'y est pas.
05:47Mais il ne veut pas venir.
05:48Ah oui, bien sûr.
05:48Il n'est pas enchaîné.
05:50Il est écrivain.
05:51Oui, mais...
05:52Alors, si vous voulez qu'on...
05:54Alors, moi je veux bien qu'on parle.
05:56Bon, non, je t'attends.
05:57Ce qui m'intéresse, il y a eu plusieurs élections pour ce fauteuil numéro 3.
06:01Alors, j'ai été surpris.
06:02Vous savez combien de personnes ont occupé ce fauteuil numéro 3 depuis 1635 ?
06:09Alors, je veux dire, 25.
06:1019.
06:12À mon fauteuil, il y en a encore moins.
06:14Il y en a 15.
06:1415 ? On vit vieux dans votre fauteuil.
06:16Ah, mais très vieux dans mon fauteuil.
06:18C'est pour ça que j'ai choisi...
06:19Vous, c'est le fauteuil combien, c'est le...
06:2226.
06:23Bon, et...
06:23Le fauteuil n'est pas donné au hasard.
06:25Et je vais y être...
06:26Je vous donne une information exclusive.
06:29Ça fait 29 ans que j'y suis.
06:31Ah ouais.
06:32Vous êtes le plus vieil académicien vivant ?
06:34Non, je suis battu par Pierre Rosembert qui était élu deux ans avant moi.
06:37Bon.
06:37Ce fauteuil numéro 3.
06:39Chaque fauteuil, c'est pas un hasard.
06:42Vous, le fauteuil 26, c'était pas un hasard pour vous ?
06:45Ou c'est au hasard ?
06:46Quelqu'un se présente et on lui donne le fauteuil qui...
06:48Vous savez, quand on se présente à l'académie, en général, on fait pas trop le difficile.
06:53On dit pas, je veux le fauteuil de Corneille, je veux le fauteuil de...
06:56Mais personnellement, j'aurais beaucoup aimé le fauteuil de Brodin, parce que c'est
07:01le fauteuil du carnéal de Bernice, et que j'ai écrit sur le carnéal de Bernice.
07:03Et ce fauteuil, il a une matérialité, c'est un vrai fauteuil.
07:06Ah bah oui.
07:07Ah oui.
07:07Il est à la coup de bol.
07:09Par exemple, si vous allez sur le fauteuil 3, il va dire t'as pris ma place.
07:12Oui, et puis vous avez un buva avec votre nom inscrit, personne peut prendre votre place.
07:16On peut pas.
07:17C'est génial.
07:17Franchement, moi je suis fan.
07:19Je trouve que c'est une belle fiction.
07:21Il y a peu de fiction, j'ai l'impression, sur l'académie française.
07:25J'ai peu...
07:26L'habit vert, c'est un livre ?
07:29L'habit vert, c'est une presse du théâtre ?
07:30C'est merveilleux, très amusant.
07:31Ah bah écoutez, je connais pas ce que...
07:33L'habit vert, c'est un parfum d'habit vert de Guerlain, d'ailleurs.
07:37Mais bien sûr, l'habit vert de Guerlain, c'est ça.
07:39Comment ?
07:40C'est de Caillavet.
07:41Le flair, c'est Caillavet.
07:42Oui, Caillavet qui était un auteur du 19ème.
07:45Oui, et qui était élu d'ailleurs à l'académie.
07:46Après avoir écrit cette pièce, c'est une pièce très amusante.
07:49C'est un beau sujet de film.
07:50Moi je trouve que la coupole...
07:52Moi ça me fascine.
07:53Quand je vous ai vu débarquer,
07:55je me suis dit, il y a une connivence entre hommes d'esprit.
07:59Moi qui ai fait des films sur les gens en maillot de bain,
08:01j'ai tout de suite senti une filiation.
08:05Et quand je vous ai vu débarquer avec votre chapeau,
08:08je me suis dit, ça sent la chasse,
08:11le pantalon en velours, la terrine de lièvre.
08:13Fabien par exemple, est cinéaste, metteur en scène.
08:18Il y a eu quelques metteurs en scène.
08:23Je ne sais pas si aujourd'hui,
08:25je ne crois pas qu'il y ait de metteurs en scène.
08:27C'est dommage, ils ont leur place.
08:28Il y a eu René Clair.
08:31Aujourd'hui il y a Jean Clair.
08:32Oui, il y a Jean Clair, mais qui n'est pas...
08:33Mais bien sûr, pourquoi pas ?
08:37Mais c'est vrai que ce n'est pas traditionnellement...
08:42Mais c'est vrai qu'il y aurait pu y avoir Jean Renoir,
08:46François Truffaut, c'est évident.
08:48Mais il y a aussi une chose,
08:50c'est qu'ils ne se sont pas présentés.
08:52Parce qu'il y a des gens qui n'ont pas envie.
08:53Oui, mais parce que c'est humiliant si vous êtes battus.
08:55Alors là, je suis très content que vous disiez ça.
08:58C'est humiliant.
08:59Parce que l'humiliation, c'est le sel de la vie.
09:03L'humiliation, moi j'ai été humilié.
09:05Mais il y a des gens qui sont engrueilleux.
09:06Mais si on a vraiment de l'orgueil,
09:10il faut souhaiter l'humiliation.
09:11Parce que quand vous êtes un artiste,
09:14quand vous êtes un artiste,
09:15au fond, toute votre vie,
09:16il faut voir la vie des artistes,
09:18ce n'est qu'humiliation.
09:19Vous imaginez bien,
09:21Zola s'est présenté 23 fois à l'Académie,
09:24il a toujours été battu.
09:25Mais ce n'est pas grave.
09:27L'important, c'est qu'à partir du moment
09:30où vous êtes humilié,
09:31vous rejoignez les plus grands.
09:32Parce que les plus grands,
09:33toute l'histoire de l'art,
09:35c'est une histoire de l'humiliation.
09:36Alors, 25 voix,
09:38là, il y a 35 académiciens en ce moment.
09:4035 ?
09:41Non, il y en a 26.
09:42Ah bon ?
09:43Il n'y a pas 35.
09:44Non, mais hier, il y a 26.
09:47Il y en a 35.
09:48Il y a 35 vivants.
09:49Mais il y a des gens malades.
09:51Il y en a beaucoup quand même.
09:52Vous verrez, quand vous serez vieux,
09:54vous n'irez pas.
09:54Je suis d'accord, mais les neufs qui n'ont pas voté,
09:56si tu ne viens pas, tu ne peux pas voter.
09:58Tu ne peux pas voter par procuration.
09:59Non, non, non.
10:00Bon, mais alors pourquoi ils ne sont pas venus,
10:01les neufs, ils sont malades,
10:03ou ils ne voulaient pas venir ?
10:04Interrogez-les.
10:05Il y a des gens.
10:06Et 25 sur 26,
10:07ça, c'est une élection de maréchal.
10:08Vous, vous aviez combien de voix ?
10:10Moi, je n'ai eu 17, je crois.
10:1417 sur combien ?
10:15C'est pour ça que j'ai dit.
10:1617 sur combien ?
10:17À l'époque, je crois qu'il y en avait 30, voilà.
10:21Ah oui, il y a 13 personnes qui ne voulaient pas tout.
10:23Non, mais bien sûr !
10:24Quand vous rentrez là-dedans,
10:25vous allez qui ne voulez pas.
10:27Vous êtes assez de meufs,
10:28mais franchement,
10:29à vous, vous êtes...
10:31C'est limite.
10:32Et puis, la cinquième fois,
10:34quand je viens chez vous,
10:35je ne me dis pas que vos collaborateurs,
10:36il y a peut-être des gens
10:37qui auraient préféré
10:37de voir Patrick Modiano
10:39ou quelqu'un d'autre.
10:40Non, non, non.
10:40Olivier Guenec.
10:42Olivier Guenec,
10:42il ne connaissait même pas la quête.
10:44D'abord, il est venu avec son maillot de Lorient,
10:46aujourd'hui, je ne sais pas pourquoi.
10:47Oui, bonjour.
10:47Bonjour Olivier Guenec.
10:48Hier, il connaissait mal l'Académie française.
10:50Oui, il connaissait mal le fonctionnement.
10:52Demain, il s'est bon.
10:53Bon, on va marquer une pause.
10:54Ça t'apprend tous les jours.
10:55C'est ta chance.
10:56C'est vrai que...
10:58Alors, chacun, c'est marrant.
11:00D'abord, j'aime beaucoup Jean-Marie Roy.
11:01Je le trouve très intelligent.
11:03Je trouve qu'il a une culture historique, littéraire.
11:06C'est un Français.
11:09Il est la synthèse de ce qu'est la France.
11:12Un mélange de légèreté,
11:14de profondeur d'esprit,
11:15de...
11:16Comment dire ?
11:17On vous imagine dans un salon au XIXe siècle ou au XXe siècle
11:21autour de Proust
11:22et de parler de littérature.
11:25Vous traversez comme ça la vie comme un artiste.
11:27Bon, la vie, elle est parfois plus rude, forcément, que...
11:30Oui, ici, par exemple.
11:32Non, mais la vie, elle est...
11:33Vous avez un rapport esthétique au monde.
11:35C'est vrai.
11:36C'est vrai.
11:36Et hélas, on aimerait tous avoir ce rapport,
11:39mais convenez que la vie est parfois plus rude.
11:42Il y a des choses plus prosaïques.
11:42Justement, les artistes sont faits pour apporter,
11:45si vous donnez la légèreté au monde,
11:47de l'esprit,
11:48et surtout une distance.
11:50Moi, c'est ce que je crois.
11:50Et c'est ce que vous disiez dans votre article sur la conversation,
11:53que je l'ai lu très attentivement.
11:54Eh bien, c'est vrai que c'est important, la conversation, c'est ça.
12:00La conversation française.
12:01Parce que la France est le seul pays à avoir une conversation.
12:05Les Allemands n'en ont pas.
12:06Ce sont des...
12:06Ils parlent pas.
12:07Ben non, mais ils parlent, mais ils parlent pour...
12:10Par l'allemand.
12:12Et surtout, pour défendre une thèse.
12:15Ils sont pas là pour jouer.
12:17En France, on sait jouer avec la vérité.
12:18On va mettre une pub et on salue nos amis allemands qui nous écoutent
12:22et qui n'ont pas de conversation.
12:24Donc, si...
12:25Vous savez parler allemand.
12:28Mais...
12:28Et là, ils ont compris ce que je voulais leur dire.
12:34Je sais jamais s'ils parlent vraiment allemand.
12:36Non, mais j'ai parlé à mes amis allemands.
12:39Les Anglais n'ont pas de conversation.
12:41Les Anglais n'ont pas de conversation.
12:43Allez, on voit vous.
12:44Les Anglais n'ont pas du tout le sens de notre conversation pour s'amuser.
12:54C'est un élément de civilisation française.
12:56Et bien nous, c'est...
12:57Alors, écoutez, je suis content que vous disiez ça.
12:59Parce qu'hier, on a eu une émission de deux heures.
13:00Et nous sommes un élément de civilisation française.
13:03On est tous sortis du studio.
13:05Et c'est la réflexion qu'on s'est fait.
13:07On a fait avancer la civilisation.
13:09On est vraiment un élément de la civilisation française.
13:11Croyez-moi !
13:13Et on a eu des appels en haut lieu !
13:15Il est 16h16.
13:17A tout de suite.
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