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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00:01Bonjour à tous et ravi de vous accueillir sur CNews, canal 14 de la TNT désormais.
00:00:07Et plus que jamais, première chaîne info bien évidemment.
00:00:09Vous êtes dans Midi News avec nous, avec toute l'équipe jusqu'à 14h.
00:00:13Et durant cette première heure, on va parler tout d'abord de ces témoignages écœurants.
00:00:17Ceux de femmes victimes de violences lors de la finale de la Ligue des Champions.
00:00:21On ne va pas se mentir, ces violences-là, c'est l'angle mort de ce qui s'est passé lors de cette soirée chaotique samedi dernier.
00:00:26Les langues se délient, notamment sur les réseaux sociaux, dans la presse également.
00:00:30On en parle sur mon plateau avec mes invités, et notamment avec Alice Cordier du collectif Némésis.
00:00:37On évoquera aussi notre politique pénale dans l'impasse, avec des peines dérisoires prononcées justement contre ceux qui ont cassé, agressé, pillé lors de la finale de la Ligue des Champions.
00:00:46Essentiellement du sursis, des travaux d'intérêt général.
00:00:50Les policiers n'en peuvent plus, et les Français non plus d'ailleurs.
00:00:52On parlera enfin de ces milliards d'euros déversés chaque année pour les quartiers prioritaires de la ville.
00:00:58Et faut-il arrêter la gabegie de ces mesures sociales inefficaces, ou poursuivre justement dans la prévention ?
00:01:05François Bayrou tient aujourd'hui un comité interministériel de la ville à Montpellier, accompagné de sept ministres, dont Juliette Méadelle.
00:01:12Elle sera avec nous d'ailleurs en duplex à 12h30.
00:01:14Mais tout d'abord, avant de commencer ces débats, le journal de Somaya Labidi.
00:01:18Bonjour Somaya.
00:01:20Bonjour Anthony, bonjour à tous.
00:01:21On commence ce journal par ce drame à Reims.
00:01:24L'incendie d'un immeuble a fait quatre morts, dont un enfant, un autre, et toujours porté disparu.
00:01:29Et deux adultes gravement blessés, classés en urgence absolue, ont été transportés à l'hôpital.
00:01:34Les riverains sont encore sous le choc, écoutez.
00:01:36On a vu qu'il y avait de la fumée qui sortait du bâtiment, et au fur et à mesure, il y avait des flammes de plus en plus importantes qui sortaient.
00:01:47Et donc on a appelé les pompiers, parce qu'ils étaient déjà en route, ils ont mis six, sept minutes à peu près à arriver.
00:01:54Et on voyait tout le monde qui criait, qui était sur les fenêtres de l'immeuble, en train d'appeler à l'aide.
00:02:02Jusqu'au dernier étage, il y avait des personnes en danger. C'était assez impressionnant.
00:02:07Emotionnellement, j'ai vu quelqu'un que je connais, qui est du quartier aussi, il m'a dit que je ne pensais pas qu'il y avait des morts.
00:02:13Je suis un peu sans embête.
00:02:16Il y avait un gamin qui a un enfant qui a disparu, sans le comprendre encore.
00:02:20Je ne pensais pas qu'il y avait des morts.
00:02:21J'ai vu sortir sur des bancards, je ne pensais pas qu'il était décédé.
00:02:24On passe à présent à cette marche blanche organisée ce dimanche à Marseille par la famille d'Ichem Mirawis.
00:02:30Ce ressortissant tunisien assassiné le week-end de dernier devant son domicile par son voisin à Puget-sur-Argence.
00:02:37Voisin qui a été mis en examen et écroué pour assassinat terroriste en raison de l'origine.
00:02:43Le maire revient pour nous sur l'hommage à venir et sur cet acte qui a profondément bouleversé ses administrés.
00:02:48Nous avons un petit peu travaillé sur la préparation de la marche blanche.
00:02:55C'est quelque chose d'essentiel pour rendre hommage à la victime qui a été assassinée de manière atroce
00:03:02et qui a profondément choquée la population bugétoise et la mairie en particulier.
00:03:11Parce que j'ai toujours défendu au niveau de la mairie une conception même politique et tout de refus des extrêmes.
00:03:21Et j'ai pour habitude d'aller dans le sens commun et d'aller vers l'amitié et le rapprochement des gens.
00:03:34L'actualité c'est aussi la réélection d'Olivier Faure à la tête du parti socialiste.
00:03:39A noter ce scrutin serré pour le patron du PS qui a obtenu 50,9% des suffrages exprimés
00:03:45contre 49,1% pour Nicolas Maillot-Rossignol.
00:03:50Olivier Faure qui après sa victoire a appelé, je cite,
00:03:52« à amplifier la dynamique avec un parti socialiste ancré au cœur de la gauche ».
00:03:58Et puis au cœur de l'actualité internationale, le torchon brûle entre Elon Musk et Donald Trump
00:04:03« Depuis quelques heures, les deux hommes règlent leurs comptes sur les réseaux sociaux ».
00:04:07Précision sur ce feuilleton qui ne fait que commencer de notre correspondant aux Etats-Unis, Ramzi Malouki.
00:04:13C'était le 30 mai dernier.
00:04:15Elon Musk et Donald Trump, souriant devant les caméras,
00:04:17semblait alors afficher une alliance solide.
00:04:20Mais cette image appartient aujourd'hui au passé.
00:04:22Et c'est justement au passé que Donald Trump fait désormais référence lorsqu'il parle d'Elon Musk.
00:04:27Trump qui se dit, je cite, « très déçu du comportement d'Elon Musk ».
00:04:31Elon Musk qui s'était, jusqu'ici, contenté de critiquer la réforme budgétaire proposée par Donald Trump.
00:04:37Pas un mot contre le président, seulement contre la politique.
00:04:40Mais ça, c'était avant.
00:04:42Aujourd'hui, sur sa propre plateforme X,
00:04:44Elon Musk n'épargne plus Donald Trump.
00:04:46Il y a les critiques ouvertes.
00:04:47Il y a aussi les accusations directes, des affirmations, attention, impossibles à vérifier.
00:04:52Donald Trump, qui, on le sait, est rarement tendre avec ceux qui le défient publiquement,
00:04:55menacent à présent de retirer à Elon Musk tous les contrats fédéraux,
00:05:00y compris celui de SpaceX, cette société spatiale qui appartient à Elon Musk
00:05:04et qui est chargée de transporter les astronautes vers la station internationale.
00:05:09D'un côté, on a l'homme le plus puissant du monde.
00:05:11De l'autre, l'homme le plus riche au monde.
00:05:14Un face-à-face qui dépasse maintenant la politique
00:05:16et qui se suit ici comme une série à suspens.
00:05:19Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à midi, Anthony.
00:05:24Merci beaucoup, Soumaïa Labidi.
00:05:25A tout à l'heure.
00:05:26Je vous présente le plateau qui va m'accompagner tout au long de cette émission.
00:05:29J'ai le plaisir d'avoir Madi Seydi.
00:05:31Bonjour.
00:05:31Bonjour.
00:05:32Communicante avec nous jusqu'à 14h.
00:05:34Tout comme Catherine Rambert.
00:05:36Bonjour.
00:05:36Bonjour.
00:05:37Vous êtes journaliste, co-présidente de l'association pour les femmes dans les médias.
00:05:41Les femmes, il va en être question justement dans un tout petit instant.
00:05:44Et Amine Elbaï.
00:05:45Bonjour, Anthony.
00:05:46Bonjour, mon cher Amine.
00:05:47Vous êtes juriste aussi, je le précise.
00:05:49Et on va évoquer cette réalité bien malheureuse dans notre pays.
00:05:54Ce sont ces femmes aujourd'hui menacées dans l'espace public.
00:05:58C'est le cas partout et surtout le soir venu.
00:06:00De ce point de vue-là, la nuit blanche qui aura lieu à Paris dans quelques jours
00:06:04va présenter des dangers pour les femmes du pays.
00:06:08Ce sera à Paris.
00:06:09Tout comme la finale de la Ligue des Champions samedi dernier.
00:06:12Puisque ce soir-là, et là on en a assez peu parlé,
00:06:14on en a parlé avec vous, Catherine Rambert, sur notre antenne.
00:06:17Mais les violences faites aux femmes lors de cette soirée, elles ont été nombreuses.
00:06:21Agressions sexuelles, insultes, menaces.
00:06:24Plusieurs victimes prennent la parole dans le journal Le Parisien, mais pas que beaucoup sur les réseaux sociaux également.
00:06:30Et vous allez le voir, leur témoignage est absolument sidérant.
00:06:33Les précisions de Marine Sabourin.
00:06:35Et on fait un tour de plateau juste après.
00:06:39Ces scènes étaient déjà désolantes.
00:06:41A celles-ci s'ajoutent les menaces et violences subies par les femmes.
00:06:45Des femmes qui pour beaucoup avaient anticipé en s'habillant de façon ample par exemple,
00:06:49afin d'éviter toute agression verbale, voire physique.
00:06:52C'est le cas de Douna, qui s'exprime dans les colonnes du Parisien.
00:06:55Un homme d'une quarantaine d'années s'approche de moi, une flasque d'alcool à la main.
00:07:00Je le vois qui s'approche et brusquement, je sens sa main qui m'agrippe les fesses.
00:07:04Il m'a insultée et violemment poussée.
00:07:06Autre exemple d'un agresseur lui aussi alcoolisé,
00:07:09raconté cette fois-ci par une jeune femme qui vit au nord de la capitale.
00:07:13Au moment de sortir ses poubelles, deux hommes l'invectivent brutalement.
00:07:17Et voici ce qu'ils lui disent.
00:07:18Tu n'as rien à faire là, encore moins habillée comme ça.
00:07:21C'est quoi ce legging encore ?
00:07:23Terrorisée face à leur agressivité, elle déplacera un meuble pour bloquer sa porte d'entrée
00:07:27et s'endormira avec un spray lacrymogène à portée de main.
00:07:31Des cas comme ceux-ci se sont reproduits par dizaines le soir de la victoire du PSG.
00:07:36Pour ces victimes, il est aujourd'hui nécessaire de parler,
00:07:39afin que l'espace public n'appartienne pas qu'à une minorité de la population.
00:07:45Écœurant ces témoignages qui remontent peu à peu.
00:07:48Ces stratégies d'évitement aussi qui sont évoquées, on met des vêtements amples.
00:07:51Fais attention.
00:07:52Mais c'est la vie des femmes dans l'espace public aujourd'hui ?
00:07:54Non, non. Malheureusement, c'est la vie de quelques femmes.
00:07:57Mais il faut lutter pour que ce ne soit pas la vie des femmes, justement.
00:08:00Moi, j'avais bien noté que lors de ces manifestations spontanées ou pas pour la victoire,
00:08:05c'était censé être des manifestations de joie.
00:08:07Mais des manifestations collectives auxquelles tout le monde est censé participer,
00:08:13y compris les femmes.
00:08:14Et quand vous regardez les images, vous voyez bien que les 90% ou 95% ou 98% des gens qui étaient présents dans ces manifestations étaient des hommes.
00:08:24Ça veut dire que lorsqu'aujourd'hui il y a une manifestation collective, les femmes en sont exclues parce qu'elles ont peur.
00:08:30Et elles ont bien fait puisqu'on voit maintenant qu'il y a eu des agressions contre plusieurs femmes, ce qui est un vrai scandale.
00:08:36L'exclusion de la sphère publique des femmes serait dramatique.
00:08:40Alors vous allez me dire, la violence envers les femmes, elle est à la fois endémique et historique.
00:08:43Mais il faut lutter contre ça et il est parfaitement anormal aujourd'hui.
00:08:47Moi, je représente une association de femmes de médias qui veille à la présence des femmes dans les médias,
00:08:51qui s'appelle PFDM.
00:08:53Eh bien, il faut veiller à la présence des femmes parce que c'est une question d'équité et d'équilibre de société.
00:08:59Mais en tout cas, effectivement, notez en ce moment que dès qu'il y a une manifestation publique,
00:09:03qu'elle soit organisée ou spontanée, les femmes en sont souvent exclues et elles y sont en danger.
00:09:09Madi Saïdi.
00:09:11Je trouve que ce qui est dommage, c'est que la réalité, c'est que les femmes vivent ce qu'on vit.
00:09:16En fait, on vit ce qui se passe en France.
00:09:19Le problème d'insécurité n'est pas nouveau.
00:09:20Malheureusement, c'est de plus en plus et c'est le cas de beaucoup de femmes.
00:09:22Aujourd'hui, c'est partout.
00:09:24Peu importe d'où vous soyez, que ce soit en banlieue, que vous soyez à Paris, dans les quartiers chiques ou pas,
00:09:28la délinquance se déplace et donc elle arrive à vous.
00:09:31Et ça, c'est scandaleux.
00:09:32Juste une petite précision sur le football, je crois que les femmes, on est moins nombreuses
00:09:36parce qu'on n'est pas beaucoup, comme moi, à adorer le footballer.
00:09:39Vous avez raison, mais néanmoins, ce n'est pas les seules manifestations.
00:09:42Oui, bien sûr.
00:09:43C'est que quand il y a un mal dans la société, pour les femmes, c'est la double ou la triple peine systématiquement.
00:09:49Systématiquement.
00:09:50Donc là aussi, il faut se lever et agir parce qu'il n'est pas tolérable que cette société
00:09:54devienne de plus en plus violente d'une part et de plus en plus violente à l'égard des femmes d'autre part.
00:09:58Ça, c'est incontestable. Et puis sur le fait que les femmes s'habillent ample, moi, je suis contre cela.
00:10:02Parce que quelque part, c'est un aveu d'échec.
00:10:05C'est de dire que finalement...
00:10:06Oui, ça, on ne s'habille pas comme on veut, en fait.
00:10:08C'est ça, qu'on s'habille ample ou pas, on s'en fiche.
00:10:10Mais les femmes ne s'habillent pas comme elles veulent.
00:10:11Il faudrait que les femmes, justement, assument, qu'on assume le fait qu'on soit féminine ou pas,
00:10:16qu'on ait envie de s'habiller en cours ou pas, et qu'on assume.
00:10:18Parce que de fait, si on accepte cette injonction qui nous est faite par certains hommes de nous dire
00:10:22« Eh bien, il ne faut pas porter de legging, il ne faut pas porter de cours, il ne faut pas que ça soit serré »,
00:10:25eh bien, on accepte quelque part cette injonction.
00:10:27Mais la réalité, elle est là, ce n'est pas le cas aujourd'hui, ce n'est pas possible.
00:10:29Amine Elbaï ?
00:10:30Ce qu'il y a de pire dans tout cela, c'est évidemment la négation de leur souffrance,
00:10:34de la souffrance des femmes qui ont été victimes de violences, violences sexuelles, violences sexistes.
00:10:43On l'a vu ce soir-là, on le voit également au quotidien dans l'espace public.
00:10:48Moi, ce qui m'insupporte, c'est d'avoir entendu de la part de responsables publics,
00:10:53y compris dans la communication publique institutionnelle de la préfecture de police de Paris,
00:10:58en nous expliquant que ce n'était pas nécessairement lié au football,
00:11:02mais à des comportements individuels,
00:11:04et qu'il fallait aussi distinguer le comportement de racailles et de barbares dans la rue de supporters.
00:11:10Sauf qu'on le constate aussi bien dans le sport, aussi bien dans les tribunes que dans l'espace public,
00:11:16il y a une culture de l'impunité qui s'est installée depuis tant d'années.
00:11:20Et cette culture de l'impunité, elle est imprégnée de jeunes issus d'une socialisation violente,
00:11:26souvent dans des quartiers populaires où règne l'impunité, où l'autorité a disparu.
00:11:33Et aujourd'hui, moi, je suis indigné de la façon dont ces femmes sont reléguées au second plan
00:11:41et dont leurs témoignages ne sont absolument pas entendus.
00:11:44On en parle ici et là, dans Le Parisien, une semaine après les émeutes,
00:11:50sans que l'attention et sans que la captation de la société soient ici maîtrisées.
00:11:58J'ai même l'impression que, quelque part, leurs paroles s'est un peu évaporée,
00:12:02puisqu'elles arrivent à la fin du match, elles arrivent à la fin de la partie.
00:12:05Or, ces témoignages-là auraient dû être entendus dès le départ.
00:12:10Dès le départ.
00:12:11Et donc, elle est là, la double peine pour ces femmes qui ont été victimes.
00:12:13Je voudrais qu'on regarde une séquence absolument choquante de femmes agressées dans leur voiture.
00:12:17On est aussi avec Alice Cordier, présidente du collectif Nemesis,
00:12:20qui interviendra juste après.
00:12:21Regardez.
00:12:21Il y avait ce mot employé par Bruno Retailleau de « barbare »
00:12:42qui, je trouve, est approprié quand on voit la situation.
00:12:46Il n'y a rien d'autre à dire.
00:12:47J'ai entendu, pendant que ces images étaient diffusées,
00:12:50quelqu'un dire « sauvage » autour de la table.
00:12:51C'est aussi le mot « barbare », vous avez dit.
00:12:53Oui, bien sûr.
00:12:54Donc, c'est le mot.
00:12:56On est avec Alice Cordier qui nous écoute.
00:12:58Bonjour Alice Cordier, présidente du collectif Nemesis.
00:13:01J'ai envie de dire quelque part,
00:13:03est-ce que finalement ce qui s'est passé samedi soir,
00:13:05ces images qu'on vient de voir à l'instant,
00:13:07est-ce qu'elles vous surprennent véritablement ?
00:13:10Écoutez, je suis désolée, en tout cas je suis en pleine rue
00:13:12parce que je sors justement d'un procès extrêmement intéressant
00:13:15qui a un lien direct avec votre sujet.
00:13:18On s'attend à ces violences-là, à ce qui s'est passé lors de la victoire du PSG,
00:13:24tout simplement parce que ce sont des choses que l'on vit de plus en plus au quotidien.
00:13:29Dans l'espace public, les femmes ne sont plus en sécurité.
00:13:32Et lors d'événements qui rassemblent un certain nombre d'hommes,
00:13:34et je ne dis pas que ce sont tous les hommes,
00:13:35ce sont souvent des hommes issus de quartiers populaires,
00:13:38qui ont un rapport aux femmes qui est extrêmement violent.
00:13:41Désolée de le dire ainsi, mais c'est réel.
00:13:43On a énormément d'hommes aussi issus de l'immigration
00:13:45qui sont violents dans l'espace public.
00:13:47Les chiffres, malheureusement, du ministère de l'Intérieur le montrent tous les jours.
00:13:50Et c'était très intéressant ce que vous disiez avant,
00:13:51et notamment vos collègues qui expliquaient que la voix des femmes aujourd'hui
00:13:56n'est plus représentée quand elles disent ça,
00:13:57ou alors c'est même pire, elles sont taxées de racistes.
00:14:00Moi je sors d'un procès aujourd'hui d'une de nos activistes,
00:14:03on est une association féministe, on organise des happenings régulièrement.
00:14:05C'est tout simplement parce qu'elle a déployé une banderole à Besançon
00:14:09exigeant l'expulsion automatique des violeurs de nationalité étrangère.
00:14:15Ça ne signifie pas qu'elle ait dit que les étrangers sont tous des violeurs,
00:14:18elle a simplement dit que les violeurs qui n'ont pas la nationalité française
00:14:21doivent être, après la casse-prison, expulsés.
00:14:24Ça me semble être logique.
00:14:26Et bien figurez-vous que Anne Vigneault, la maire de Besançon,
00:14:29a fait un procès suite à ça,
00:14:31et suite, alors il y a eu un certain nombre de choses qui se sont passées après,
00:14:34parce qu'elle expliquait que les paroles et les propos de notre militante Yona
00:14:37étaient racistes.
00:14:39Et bien non, je suis désolée, ces violences existent.
00:14:42Ce n'est pas du racisme que de le dire,
00:14:44c'est malheureusement la réalité des faits,
00:14:46la réalité des statistiques, mais la réalité du terrain.
00:14:49Il ne faut pas s'étonner qu'on assiste à des scènes comme ça
00:14:51lors de soirs de victoire,
00:14:53où on a un condensé d'hommes
00:14:55qui sont violents dans l'espace public
00:14:56et qui se retrouvent ensemble.
00:14:58Et quand on est une jeune femme, malheureusement, on est une proie,
00:15:00mais on n'est pas uniquement les soirs de victoire du PSG, malheureusement.
00:15:03– Merci Alice Cordier.
00:15:05Je vous laisse, si vous voulez rester un petit instant
00:15:07et intervenir dans le débat, n'hésitez pas à faire signe à la régie.
00:15:10Je continue mon tour de table.
00:15:12Catherine Rambert,
00:15:14Alice Cordier met quelque chose sur la table.
00:15:17Elle parle d'hommes de quartier populaire
00:15:19issus de l'immigration qui a un rapport aux femmes différent.
00:15:22– C'est vrai, il faut le dire.
00:15:23C'est pour ça que quand on parle d'intégration
00:15:26et d'expliquer la société française aux gens qui arrivent,
00:15:29c'est pour ça, pour leur expliquer tout ça.
00:15:31Voilà, il y a de la tolérance, il faut respecter les femmes.
00:15:35Je note qu'aujourd'hui, finalement, on n'a plus le droit d'être raciste,
00:15:39c'est très bien, mais on a le droit d'être sexiste
00:15:42et d'être anti-féministe.
00:15:43Ça, il n'y a pas de problème, ça ne gêne personne.
00:15:45On a tellement intégré la violence des femmes dans notre histoire
00:15:47que ça ne gêne personne.
00:15:49Pendant qu'Alice parlait, il m'est revenu en mémoire une anecdote.
00:15:52Pendant l'élection présidentielle, je crois que c'était de 2007,
00:15:55donc ça date un peu, pardon, de 2012, pardon, ça date un peu.
00:15:57Je crois que c'était Benoît Hamon qui était candidat
00:16:01et à qui on faisait remarquer qu'il y avait certains quartiers
00:16:03où dans les cafés, il n'y avait que des hommes.
00:16:05Donc on partait des quartiers populaires.
00:16:07La réponse a été édifiante, il a dit
00:16:08oui, mais c'est la tradition des cafés ouvriers du 19e siècle.
00:16:12C'est-à-dire que quelqu'un de gauche nous expliquait
00:16:14que là où les femmes étaient exclues,
00:16:16c'était une tradition du 19e siècle
00:16:18et ça ne choquait personne.
00:16:19Oui, bien sûr, bien sûr.
00:16:19C'était hallucinant.
00:16:20Donc il n'y a pas que dans les violences,
00:16:22dans les manifestations où elles sont exclues les femmes,
00:16:24il y a des tas de lieux dans les quartiers,
00:16:25dans certains quartiers, je ne veux pas forcément aussi bien
00:16:27les quartiers populaires, mais dans les quartiers populaires
00:16:29où les femmes sont exclues et ça ne dérange personne.
00:16:32Amine Elbaï et Madi Saïdier,
00:16:34est-ce que vous êtes d'accord sur cette interprétation,
00:16:36en tout cas sur ces hommes de quartiers populaires
00:16:38issus de l'immigration qui ont un rapport un petit peu différent aux femmes ?
00:16:41Est-ce que c'est quelque chose que vous retrouvez ?
00:16:43Vous êtes d'accord sur cette description qui est faite de certains profils ?
00:16:45Ce qui est extrêmement intéressant dans le témoignage de Mme Cordier,
00:16:49c'est qu'on retrouve évidemment ces faits de violence
00:16:52à l'égard des femmes, aussi bien à l'occasion de rassemblements festifs
00:16:55que de rassemblements à caractère revendicatif.
00:16:59Aujourd'hui, moi je tiens d'abord à saluer
00:17:01l'exceptionnel courage du collectif Némésis.
00:17:05Ce sont des jeunes femmes qui n'ont pas peur d'aller sur le terrain,
00:17:08d'aller au front, d'aller affronter aujourd'hui
00:17:11un certain nombre d'officines d'extrême gauche
00:17:13qui contribuent par leur discours
00:17:14à reléguer la place des femmes dans la société.
00:17:17Et puis il y a aujourd'hui un deuxième volet,
00:17:20un deuxième volet qu'on a totalement dénié
00:17:22sur la place des femmes dans l'espace public,
00:17:23c'est qu'il n'y a pas seulement un problème sociologique,
00:17:28ce n'est pas seulement un fait individuel,
00:17:30ce n'est pas seulement un comportement,
00:17:32on doit intégrer aujourd'hui dans la logique politique
00:17:34qu'il y a un problème culturel, sociétal et migratoire.
00:17:39Aujourd'hui, dans certains quartiers où règne l'impunité,
00:17:42où il n'y a pas de règles, où il n'y a pas d'autorité,
00:17:45eh bien c'est souvent la coutume qui dicte la règle,
00:17:48c'est souvent la culture qui dicte le comportement
00:17:51et c'est aussi la loi du plus fort
00:17:53qui fait qu'un certain nombre de voix de femmes
00:17:57sont totalement réduites à néant.
00:17:59Voilà comment nous devons retrouver cette autorité
00:18:01dans l'espace public
00:18:02et je trouve également que ce discours
00:18:06qui consiste à priver au nom de la liberté d'expression
00:18:08des femmes victimes de viol,
00:18:10de violences sexuelles, même conjugales,
00:18:13de dire que tu es étranger,
00:18:15tu es condamné pour des violences sexistes et sexuelles,
00:18:18eh bien tu n'as rien à faire en France,
00:18:20nous ne voulons pas vivre avec vous,
00:18:21ce n'est pas ça de vivre ensemble.
00:18:23Mais totalement, ce discours doit pouvoir être soutenu
00:18:27sans que, et ce n'est pas être raciste que de dire cela,
00:18:31c'est simplement créer les bases et les conditions
00:18:34d'une société où on appelle très largement
00:18:36à vivre ou à faire ensemble.
00:18:37Une réaction d'Alice Cordier et Madi Saïdi derrière.
00:18:41Merci beaucoup à Catherine et à Amine
00:18:43de soutenir mon propos
00:18:45parce que c'est un travail qu'on fait depuis longtemps
00:18:46au sein de l'administration
00:18:47et Dieu sait qu'on essuie énormément de procès
00:18:51alors qu'on gagne à chaque fois
00:18:52et aujourd'hui n'a pas fait exception.
00:18:54S'il y a une persécution judiciaire derrière
00:18:56de la part d'une partie de la justice en tout cas,
00:18:58mais aussi d'acteurs politiques,
00:19:00ne laisse pas les femmes s'exprimer là-dessus.
00:19:01Et je voudrais revenir aussi sur un point,
00:19:03on parle beaucoup des hommes issus de l'immigration
00:19:05et qui vivent notamment dans des quartiers populaires.
00:19:07Énormément d'études venant de pédo-psychiatres
00:19:10expliquent qu'en fait,
00:19:12énormément de cultures qui nient l'égalité aux femmes,
00:19:14ce sont des cultures où il y a plus de violences conjugales,
00:19:17où les jeunes hommes, mais les jeunes femmes aussi,
00:19:19mais surtout les jeunes hommes,
00:19:20sont confrontés à voir leur mère se faire frapper
00:19:22très tôt par leur père
00:19:23et reproduisent ces mêmes gestes
00:19:25dans l'espace public auprès de femmes
00:19:26parce que si leur père frappe leur mère,
00:19:28évidemment qu'eux peuvent très bien frapper
00:19:29des inconnus dans la rue,
00:19:30il n'y a aucun lien qui va les empêcher.
00:19:32Et donc il y a une vérité par rapport à ça,
00:19:35il y a des sociétés qui vivent en France
00:19:37qui ne reconnaissent pas l'égalité hommes-femmes comme nous
00:19:39et cela se traduit par des faits de violence
00:19:41notamment dans l'espèce publique.
00:19:42Le docteur Maurice Berger en parle encore mieux que moi
00:19:45et je vous remercie beaucoup
00:19:46de nous avoir fait intervenir aujourd'hui,
00:19:47c'est très important.
00:19:50Madi Saïdi.
00:19:50Alors évidemment, je partage tout ce qui a été dit,
00:19:53nier qu'il y a un vrai problème dans nos quartiers
00:19:55dans le rapport filles et garçons,
00:19:57ce serait vraiment être malhonnête.
00:19:59Moi qui ai grandi dans un quartier,
00:20:00alors c'était évidemment une autre époque,
00:20:01ce n'était pas forcément ce qu'on connaît aujourd'hui,
00:20:04mais évidemment c'est une réalité qui existe.
00:20:06Et ces jeunes en question,
00:20:08tout à l'heure on parlait de jeunes qui viennent,
00:20:10c'est d'autant plus terrible
00:20:10parce que ce n'est pas des gens qui viennent d'ailleurs.
00:20:12Leurs parents viennent sans doute d'ailleurs,
00:20:14mais eux sont nés en France,
00:20:15donc ils ont béni dans cette culture française
00:20:17que quelque part ils réfutent et qu'ils rejettent.
00:20:19Ça c'est un scandale,
00:20:20personne n'ose le nommer.
00:20:22Et malheureusement,
00:20:23beaucoup de politiques ferment les yeux dessus
00:20:25parce que tout simplement,
00:20:26ces jeunes pourraient représenter
00:20:28ou les parents de ces jeunes
00:20:28une manne électorale,
00:20:30c'est un scandale.
00:20:31Et je trouve qu'effectivement,
00:20:32sur la question du viol,
00:20:34évidemment le viol n'a pas d'identité culturelle,
00:20:36mais il y a cette réalité qui existe
00:20:38et le lanier ce serait être malhonnête.
00:20:40D'ailleurs nous le voyons aujourd'hui,
00:20:42il ne se passe pas un jour
00:20:43où une femme n'est pas agressée
00:20:44pour sa tenue,
00:20:45pour ce qu'elle représente,
00:20:46parce qu'elle a une vie de femme libre,
00:20:48si je pourrais dire ça comme ça.
00:20:50Et ça c'est un scandale.
00:20:51Et malheureusement,
00:20:52ça fait trop longtemps que ça existe
00:20:54et les gens le nient,
00:20:55le nient soit par peur,
00:20:56soit par malhonnêteté.
00:20:57Et comment on change les choses
00:20:58maintenant qu'on a dit ça ?
00:20:59Eh bien je crois qu'aussi les politiques,
00:21:01en tout cas ceux qui sont capables
00:21:02de faire changer les choses,
00:21:03doivent prendre des choses à bras le corps.
00:21:05C'est plus possible d'avoir des gens
00:21:06qui sont condamnés pour viol
00:21:07et qui ne vont même pas en prison.
00:21:09C'est plus possible d'agresser des femmes
00:21:11dans la rue
00:21:11et qu'on prend un rappel à l'ordre
00:21:13ou un stage civique.
00:21:15Si un stage d'éducation civique
00:21:16d'un mois sur les droits des femmes,
00:21:18ça avait une vraie répercussion,
00:21:20ça se saurait.
00:21:21Donc à un moment,
00:21:22à la hauteur de ce qui se passe dans notre pays.
00:21:24On parlera effectivement
00:21:25des peines prononcées à l'encontre
00:21:26de ceux qui ont cassé,
00:21:28violenté, pillé
00:21:29au cours de cette soirée.
00:21:30Et c'est vrai que c'est assez dérisoire.
00:21:32Catherine Rambert.
00:21:32Vous avez raison,
00:21:33la réponse pénale doit être à l'auteur.
00:21:35Une des solutions, cher monsieur,
00:21:36c'est aussi la parité en politique.
00:21:37C'est-à-dire que quand il y a des femmes
00:21:38à équiter avec les hommes en politique,
00:21:41eh bien comme elles ont davantage conscience
00:21:42des violences qui touchent les femmes,
00:21:44elles sont plus à même à agir.
00:21:45Donc nous, on se bat aussi pour ça,
00:21:47pour qu'il y ait une parité
00:21:47dans le monde des médias
00:21:48et dans le monde de la politique.
00:21:50Deux petits chiffres
00:21:51qui sont très intéressants.
00:21:52Dans les armuries,
00:21:53les ventes de bombes lacrymogènes
00:21:56sont principalement faites
00:21:57achetées par les femmes.
00:22:00Et également,
00:22:01il y a une augmentation assez forte
00:22:03de cours de femmes
00:22:05dans les cours d'autodéfense,
00:22:07de self-défense.
00:22:08Je ne sais pas comment on appelle ça.
00:22:08Moi, j'en fais d'ailleurs.
00:22:09Donc les femmes,
00:22:09elles ont conscience du danger.
00:22:11Elles s'équipent,
00:22:12mais il faudrait que la force publique
00:22:13soit au niveau,
00:22:14la réponse de la force publique
00:22:16soit au niveau.
00:22:16Mais comme elle était au niveau
00:22:17souriène en ce moment,
00:22:18malheureusement,
00:22:19on n'est pas encore
00:22:20sortis des ortiches.
00:22:21On va marquer une courte pause.
00:22:22On revient dans un instant.
00:22:23On parlera.
00:22:24Je remercie Alice Cordier
00:22:24qui a accepté notre invitation
00:22:26aujourd'hui,
00:22:27présidente du collectif Némésis.
00:22:29On va marquer une courte pause.
00:22:30Dans un instant,
00:22:31on va évoquer ce comité interministériel
00:22:32des villes présidé par François Bayrou
00:22:34avec sept ministres
00:22:35parmi lesquels Juliette Méadelle
00:22:36qui sera mon invitée
00:22:37dans un tout petit instant.
00:22:39On va parler justement
00:22:39de ces milliards d'euros
00:22:40déversés depuis des décennies
00:22:43pour la politique de la ville.
00:22:44Je sais que ça vous parle
00:22:45autour de la table.
00:22:46Vous connaissez la question.
00:22:47Voilà.
00:22:47On va l'évoquer.
00:22:48On parlera à Juliette Méadelle,
00:22:50justement,
00:22:50la ministre déléguée chargée
00:22:52des villes
00:22:52qui sera mon invitée
00:22:53juste après la pause.
00:22:54Dans quelques minutes,
00:22:55vous restez avec nous
00:22:56sur CNews,
00:22:56Canal 14 de la TNT.
00:23:0212h29 de retour
00:23:03dans Midi News.
00:23:04Avant de poursuivre
00:23:05nos débats tout de suite,
00:23:06le rappel de l'actualité
00:23:07avec vous,
00:23:07Soumaïa Labidi.
00:23:08Et à la une de l'actualité,
00:23:09Anthony,
00:23:10trois hommes de nationalité serbe
00:23:12mis en examen
00:23:12et écroués hier soir à Paris.
00:23:14Ils sont suspectés
00:23:15d'avoir dégradé
00:23:16des lieux juifs
00:23:17avec de la peinture verte
00:23:18le week-end dernier
00:23:19dans le but
00:23:20de servir les intérêts
00:23:22d'une puissance étrangère.
00:23:23Et selon les premiers éléments
00:23:24de l'enquête,
00:23:25la Russie serait derrière
00:23:27ces opérations
00:23:28destinées à déstabiliser le pays.
00:23:31Désormais,
00:23:32sept départements
00:23:32d'Auvergne-Rhône-Alpes
00:23:33peuvent placer
00:23:34en vigilance orange
00:23:35pour orage.
00:23:36Une vigilance
00:23:36qui entrera en vigueur
00:23:37dès 7h cet après-midi,
00:23:39heure à laquelle
00:23:40devrait débuter
00:23:40cet épisode pluvieux
00:23:41orageux
00:23:42selon Météo France.
00:23:43Un épisode
00:23:44qui s'accompagnera
00:23:46de grêles
00:23:46et de fortes rafales de vent.
00:23:49Et puis au moins
00:23:494 morts
00:23:50et une vingtaine
00:23:50de blessés
00:23:51dans des frappes russes
00:23:52sur Kiev.
00:23:53C'est ce qu'indique ce matin
00:23:54le maire de la capitale
00:23:55ukrainienne
00:23:55qui précise
00:23:56que de nombreuses
00:23:57infrastructures
00:23:57ont également été
00:23:59endommagées
00:23:59et les autorités
00:24:00et les autorités
00:24:00de plusieurs autres régions
00:24:02du pays
00:24:02font état
00:24:03d'importants
00:24:03bombardements.
00:24:05Merci beaucoup
00:24:08Somaïa.
00:24:08A tout à l'heure
00:24:09je vous présente
00:24:10à nouveau
00:24:11mes invités
00:24:11sur ce plateau
00:24:12surtout qu'il y en a
00:24:12un qui est arrivé
00:24:13un petit peu plus tard
00:24:14coincé dans les embouteillages
00:24:16on est ravis
00:24:17de vous avoir
00:24:17mieux vaut tard
00:24:18que jamais
00:24:18mon cher Mathieu
00:24:19Bonjour
00:24:20Bonjour Anthony
00:24:21Secrétaire général
00:24:22du cercle de réflexion
00:24:23de le millénaire
00:24:25Oui
00:24:26toujours la circulation
00:24:27compliquée dans Paris
00:24:28c'est un grand classique
00:24:29on ne va pas disserter
00:24:31là-dessus aujourd'hui
00:24:32on va parler
00:24:33de la politique
00:24:35de la ville
00:24:35avec Amine Elbailly
00:24:38avec Madi Saïdi
00:24:39et Catherine Rambert
00:24:41qui a repris
00:24:42sa respiration
00:24:42J'ai éternué
00:24:44excusez-moi
00:24:45Mais je vous en prie
00:24:46à vos souhaits
00:24:46Près de deux ans
00:24:47après les émeutes
00:24:48de 2023
00:24:49un comité interministériel
00:24:50des villes
00:24:51présidé par François Bayrou
00:24:52se tient en ce moment même
00:24:54à Montpellier
00:24:55le gouvernement
00:24:56se veut au chevet
00:24:56des quartiers populaires
00:24:57et la question se pose
00:24:58ce matin
00:24:58dans ces quartiers populaires
00:24:59qui défient sans cesse
00:25:00la République
00:25:01alors que l'on déverse
00:25:03déjà des milliards
00:25:04et des milliards d'euros
00:25:05pour la politique
00:25:05de la ville chaque année
00:25:06en quoi ce comité
00:25:07interministériel
00:25:08va-t-il faire la différence
00:25:10ou va encore partir
00:25:12l'argent du contribuable
00:25:13sera-t-il une nouvelle fois
00:25:15brûlé dans des médiathèques
00:25:16gaspillé dans des associations
00:25:18pour lesquelles l'action
00:25:19n'est pas véritablement fléchée
00:25:20on en parle sur ce plateau
00:25:22mais je voudrais tout d'abord
00:25:23qu'on fasse le point
00:25:24sur l'argent
00:25:24que coûte à tous les Français
00:25:25la politique de la ville
00:25:26depuis près de 20 ans déjà
00:25:27sans le moindre résultat
00:25:29et on voit cela
00:25:30avec Michael Dos Santos
00:25:31En France métropolitaine
00:25:35plus de 1300 quartiers prioritaires
00:25:38bénéficient de la politique
00:25:39de la ville
00:25:40Selon l'INSEE
00:25:41ils se trouvent principalement
00:25:42dans les Hauts-de-France
00:25:43en Auvergne-Rhône-Alpes
00:25:44mais surtout en Ile-de-France
00:25:46Au total
00:25:47plus de 5 millions de personnes
00:25:48sont concernées
00:25:49c'est environ 8%
00:25:51de la population française
00:25:52En 2024
00:25:53l'État a consacré
00:25:55639 millions d'euros
00:25:56à la politique de la ville
00:25:57un chiffre sous-évalué
00:25:59qui ne comprend pas
00:26:00des enveloppes
00:26:01allouées par d'autres organes
00:26:02Vous avez aussi
00:26:03des financements
00:26:03des collectivités locales
00:26:05via des subventions
00:26:06aux associations
00:26:06via des financements
00:26:08d'équipements publics
00:26:09et puis vous avez aussi
00:26:10des agences d'État
00:26:11qui financent
00:26:12la rénovation des bâtiments
00:26:13et enfin des fonds européens
00:26:15qui fait qu'on arrive
00:26:16à peu près
00:26:16à un coût d'environ
00:26:1810 milliards par an
00:26:19De l'argent
00:26:19qui n'améliore pas
00:26:20la vie de ces quartiers
00:26:21Difficile néanmoins
00:26:23d'en tirer un bilan
00:26:24la faute notamment
00:26:25à un manque de suivi
00:26:26Depuis les années 70
00:26:27on a dépensé
00:26:28énormément d'argent
00:26:30plus de 200 milliards
00:26:31et on s'aperçoit
00:26:32que l'insécurité
00:26:33est croissante
00:26:34que le taux de chômage
00:26:35est important
00:26:35que les équipements urbains
00:26:37sont dégradés
00:26:38On reconduit les budgets
00:26:39d'année en année
00:26:40sans en fait
00:26:41se poser la question
00:26:42de l'efficacité
00:26:43de l'efficience
00:26:44de la dépense publique
00:26:45Pour faire des économies
00:26:46l'État a réduit
00:26:47le budget de la politique
00:26:48de la ville
00:26:48de 14% cette année
00:26:50Il était en constante
00:26:52augmentation
00:26:52depuis 2018
00:26:53après l'arrivée
00:26:54au pouvoir
00:26:55d'Emmanuel Macron
00:26:56La question c'est de savoir
00:26:59si ce comité interministériel
00:27:01de la ville
00:27:01va changer quelque chose
00:27:03Je vous donne
00:27:04la priorité
00:27:05qui a été établie
00:27:05par Juliette Méadelle
00:27:06elle-même
00:27:07ministre déléguée
00:27:08chargée de la ville
00:27:08qui sera notre invitée
00:27:09tout à l'heure
00:27:09Elle dit la priorité
00:27:11c'est l'enfant
00:27:12dans la ville
00:27:12Elle dit
00:27:14c'est de mettre
00:27:14oui ça vous fait sourire
00:27:15c'est de mettre
00:27:15plus de moyens
00:27:16dans l'éducation
00:27:17dans la santé
00:27:18le maître mot
00:27:19c'est la prévention
00:27:19on préviendra
00:27:21si on s'occupe
00:27:21enfin du destin
00:27:22des enfants
00:27:22et des adolescents
00:27:23la ministre veut investir
00:27:25dit-elle
00:27:25dans l'épanouissement
00:27:26de l'enfant
00:27:27qui permet
00:27:28dit-elle
00:27:28une meilleure réussite scolaire
00:27:30Alors pardon
00:27:31est-ce que c'est pas
00:27:32complètement illusoire
00:27:33est-ce que ce qu'on attend
00:27:34pas plus tôt
00:27:35et j'ai envie de dire
00:27:36tous les habitants
00:27:37de ces quartiers
00:27:37eux-mêmes
00:27:38probablement en priorité
00:27:39c'est plus de fermeté
00:27:40envers les jeunes
00:27:40plus une politique pénale
00:27:43plus ferme bien évidemment
00:27:43mais plus de responsabilité
00:27:44aussi de la part des parents
00:27:46avec des actions concrètes
00:27:48pour je sais pas
00:27:48supprimer par exemple
00:27:49les aides sociales
00:27:50ou les logements sociaux
00:27:51des parents de délinquants
00:27:52par exemple
00:27:52Catherine Rambert
00:27:53Je pense qu'un enfant
00:27:54la première chose
00:27:55qu'on doit lui promettre
00:27:56c'est la sécurité
00:27:56donc avant de dire
00:27:58n'importe quoi
00:27:59et de parler de prévention
00:28:00et tout
00:28:00d'abord il faut installer
00:28:01la sécurité
00:28:02dans ces quartiers
00:28:03et plus la sécurité
00:28:04sera présente
00:28:05plus les mères des enfants
00:28:06seront sécurisées
00:28:07plus elles pourront
00:28:08les accompagner à l'école
00:28:09plus il y aura
00:28:09de centres éducatifs
00:28:11des bibliothèques
00:28:12des médiathèques ouvertes
00:28:13voilà donc
00:28:13il faut prendre le problème
00:28:14au début
00:28:15non pas à l'envers
00:28:15comme il a toujours été pris
00:28:16et commencer par
00:28:17la sécurité
00:28:18un enfant
00:28:19et tout le monde le dit
00:28:20tous les pédopsychiatres le dit
00:28:22la première chose
00:28:23dont il a besoin
00:28:24pour évoluer
00:28:25c'est la sécurité
00:28:26et de l'amour
00:28:26voilà
00:28:27oui incontestablement
00:28:28un enfant a besoin
00:28:29de sécurité
00:28:29les quartiers ont besoin
00:28:30des habitants des quartiers
00:28:31ont droit à la sécurité
00:28:33au même titre
00:28:33que l'ensemble des français
00:28:34ça c'est incontestable
00:28:36et malheureusement
00:28:36les politiques ont du mal
00:28:38alors évidemment
00:28:39j'ai bien
00:28:39pardon
00:28:40j'ai bien l'impression
00:28:41c'est pas une impression
00:28:42d'avoir
00:28:42ils sont complètement hors sol
00:28:43ils ne comprennent pas
00:28:44les attentes des français
00:28:45après sur la question
00:28:47de l'éducation
00:28:48oui il y a un problème
00:28:49d'éducation
00:28:49c'est incontestable
00:28:50sauf que l'éducation
00:28:51c'est pas forcément
00:28:52l'épanouissement
00:28:52ça je pense que c'est
00:28:53le rôle des parents
00:28:54donc il faut aussi redonner
00:28:55aux parents leur rôle
00:28:57qu'ils assument pleinement
00:28:57leur rôle
00:28:58mais honnêtement
00:28:59j'ai bien l'impression
00:28:59que ça va être
00:29:00un énième comité théodule
00:29:02où on va nous dire
00:29:03vous savez
00:29:03les profs gens dans les quartiers
00:29:04il faut mettre de l'argent
00:29:05sauf qu'on n'arrête pas
00:29:06de mettre de l'argent
00:29:07on abreuve ces quartiers d'argent
00:29:09ce n'est que ça
00:29:10et on l'avait déjà fait
00:29:11après les émeutes de 2005
00:29:13c'est limite
00:29:14c'est eux qui détériorent
00:29:15leur quartier
00:29:15parce que la vérité c'est ça
00:29:16quand ils sont arrivés
00:29:17ils ne sont pas arrivés
00:29:17dans des poubelles
00:29:18ça fait des années
00:29:19qu'on met de l'argent
00:29:20pour la rénovation urbaine
00:29:21des immeubles sont rénovés
00:29:22et malheureusement
00:29:23ils sont complètement
00:29:24délabrés après
00:29:26saccagés par les habitants
00:29:27eux-mêmes
00:29:28alors c'est pas tout
00:29:29non non pas par les habitants
00:29:30par les dealers
00:29:30par le trafic
00:29:31qui parfois habitent le quartier
00:29:32pour surveiller leur organisation
00:29:34absolument
00:29:34qui défoncent des portes
00:29:35pour pouvoir partir en courant
00:29:36quand les flics arrivent
00:29:37alors oui il y a ça
00:29:38mais il n'y a pas que ça
00:29:39il faut vraiment aller
00:29:39dans les cages d'escalier d'immeubles
00:29:41vous voyez par exemple
00:29:41des parents qui ont la flemme
00:29:42d'aller jeter la poubelle
00:29:43qui la donnent à des gamins de 6 ans
00:29:44qu'est-ce qu'ils font
00:29:45de la balance dans les escaliers
00:29:46l'urine dans les escaliers
00:29:48dans les ascenseurs
00:29:48c'est plus possible
00:29:49donc je crois qu'il faut
00:29:50d'abord accepter
00:29:51de regarder en face
00:29:52la réalité des quartiers
00:29:53écouter ce que veulent
00:29:54les gens des quartiers
00:29:55arrêter de déverser de l'argent
00:29:56donc honnêtement
00:29:57on ne sait pas
00:29:57à quoi ça sert
00:29:58est-ce qu'il ne va pas
00:30:00finalement servir aux élus
00:30:01à acheter la paix sociale
00:30:02via des associations
00:30:03depuis des années
00:30:05c'est ça
00:30:05les élus achètent la paix sociale
00:30:07les jeunes ont voulu
00:30:07se faire ce que vous voulez
00:30:08il n'y a pas de soucis
00:30:09on met une petite MJC
00:30:10où plus personne ne va
00:30:12parce que les parents ont peur
00:30:13de laisser leurs enfants y aller
00:30:14donc il y a plein d'infrastructures
00:30:15qui à la prochaine émeute de banlieue
00:30:17vont se faire cramer
00:30:18brûler
00:30:19détériorer
00:30:20donc ça ne sert absolument à rien
00:30:21je crois qu'à un moment
00:30:22il faut regarder la réalité en face
00:30:23et se dire
00:30:24sécurisons les quartiers
00:30:26faisons en sorte
00:30:27que dans les quartiers
00:30:27les gens puissent vivre
00:30:28à peu près correctement
00:30:30et ensuite
00:30:30il y a d'autres problèmes
00:30:31sanitaires, éducatifs
00:30:33culture et tout ça
00:30:34il y a quand même la base
00:30:35et je crois que c'est assez
00:30:35et de plus cet argent
00:30:36c'est quand même
00:30:37l'argent des impôts
00:30:39c'est l'argent du contribuable
00:30:40qu'on déverse par dizaines
00:30:42de milliards
00:30:43de manière complètement inefficace
00:30:45c'est l'argent de ceux qui travaillent
00:30:46c'est ça qui est hallucinant
00:30:47et je pense aux français
00:30:48qui nous écoutent ce midi
00:30:50pourquoi en est-on là ?
00:30:52on en est là parce que
00:30:53on a fait de la politique de la ville
00:30:55une politique de subvention
00:30:57on a arrosé les quartiers populaires
00:31:00d'argent public
00:31:0190 milliards d'euros
00:31:03ont été injectés
00:31:04dans les quartiers populaires
00:31:06au titre de la politique de la ville
00:31:08on a fait de la politique de la ville
00:31:11une politique d'assistanat
00:31:13c'est simple
00:31:14on a accueilli
00:31:17énormément de populations dites immigrées
00:31:20à l'époque d'une immigration
00:31:21dite du travail
00:31:22on a les chiffres
00:31:23du profil des habitants
00:31:26de ces quartiers
00:31:27on continue d'accueillir
00:31:28des populations immigrées
00:31:29alors qu'on n'a plus de travail
00:31:31à leur proposer
00:31:3228% d'immigrés
00:31:33je fais juste un petit encart là-dessus
00:31:3528% d'immigrés en 2024
00:31:37dans ces quartiers prioritaires
00:31:38de la ville
00:31:3916% de familles monoparentales
00:31:4128% également de chômeurs
00:31:45ou encore des quartiers jeunes
00:31:48puisque 39% ont également
00:31:50moins de 25 ans
00:31:51et je vous laisse poursuivre Amine
00:31:52j'aime énormément cette analyse
00:31:55parce qu'elle me permet d'embrouiller
00:31:57de vous dire que la politique de la ville
00:31:59a été une politique dévoyée
00:32:00les chiffres aujourd'hui sont parlants
00:32:03ils sont même alarmants
00:32:05la politique de la ville
00:32:06a toujours été une politique
00:32:07de subvention
00:32:08versée souvent
00:32:09de manière clientéliste
00:32:10parfois à des associations
00:32:12qui ne partagent absolument pas
00:32:13les valeurs de la République
00:32:14d'autres associations
00:32:15on l'a vu dans certains quartiers
00:32:16séparatistes
00:32:17où on a fait croire
00:32:19que sous prétexte
00:32:20de culturel
00:32:22on ne faisait pas de culturel
00:32:23alors qu'on sait pertinemment
00:32:24à quoi servent ces subventions
00:32:26on sait pertinemment
00:32:27que l'Etat ferme les yeux
00:32:28dans certains quartiers populaires
00:32:29on sait pertinemment
00:32:30que c'est parfois même
00:32:31la loi de l'islam
00:32:33qui règle dans un certain
00:32:34nombre de quartiers
00:32:35moi je l'ai dénoncé
00:32:36à Roubaix
00:32:36j'ai été menacé de mort
00:32:37sur ce sujet
00:32:38pour avoir dénoncé
00:32:39le fait que l'argent public
00:32:40aille aujourd'hui
00:32:41dans les poches
00:32:42d'associations
00:32:43qui sous prétexte
00:32:44de culturel
00:32:45font de l'islam
00:32:46font du culte
00:32:47aujourd'hui
00:32:48la politique
00:32:49de la ville
00:32:50est dévoyée
00:32:50elle est dévoyée
00:32:51au profit
00:32:52d'une immigration incontrôlée
00:32:53des fonctionnaires
00:32:54de l'Etat
00:32:54sont formés
00:32:55à l'école
00:32:56des hautes études
00:32:57en santé publique
00:32:58à Rennes
00:32:58pour devenir inspecteurs
00:33:00de l'action sanitaire
00:33:01et sociale
00:33:01et chargée
00:33:03de mettre en oeuvre
00:33:04la politique
00:33:04de l'hébergement
00:33:05d'urgence
00:33:06aujourd'hui
00:33:07les politiques
00:33:07d'hébergement
00:33:08d'urgence
00:33:08qui sont conduites
00:33:09par tous les préfets
00:33:09elles servent
00:33:10vous savez
00:33:11ce fameux numéro 115
00:33:12Samus Social
00:33:12c'est pas forcément
00:33:13pour les SDF
00:33:14ce numéro 115
00:33:16Samus Social
00:33:16hébergement d'urgence
00:33:17cette politique là
00:33:18elle est dévoyée
00:33:19au profit
00:33:19de tous les clandestins
00:33:20que vous voyez
00:33:21en particulier
00:33:22malheureusement
00:33:22dans les rues de Paris
00:33:23notamment
00:33:24les demandeurs d'asile
00:33:26qui sont exclus
00:33:27du dispositif
00:33:28demandeurs d'asile
00:33:28qui sont aujourd'hui
00:33:29accueillis
00:33:29avec vos impôts
00:33:31dans les centres
00:33:32d'hébergement d'urgence
00:33:32avec l'argent
00:33:33de la politique
00:33:34de la ville
00:33:35avec l'argent
00:33:35des français
00:33:36mettez-vous un instant
00:33:38à la place
00:33:39d'un habitant
00:33:40des campagnes
00:33:41qui lui n'a pas
00:33:43le droit au logement
00:33:43social
00:33:44qui lui n'a pas
00:33:46de transport public
00:33:47qui lui n'a pas
00:33:48de service public
00:33:49qui vous demande
00:33:501%
00:33:51de ce que vous versez
00:33:53au quartier populaire
00:33:54pour améliorer
00:33:54son quotidien
00:33:55mettez-vous
00:33:56à la place
00:33:57de ces français
00:33:57qui travaillent
00:33:58et qui n'ont droit
00:33:59à rien
00:34:00qui n'ont pas le droit
00:34:01à la prime d'activité
00:34:02qui n'ont pas le droit
00:34:02à la complémentaire
00:34:03santé solidaire
00:34:04qui n'ont pas le droit
00:34:05à la prime de Noël
00:34:06qui n'ont droit à rien
00:34:07donc voilà pourquoi
00:34:08on marche sur la tête
00:34:09et voilà pourquoi
00:34:10on crée du mécontent
00:34:11et à la fin des fins
00:34:13les habitants
00:34:14issus des quartiers populaires
00:34:15et même
00:34:15ceux qui comme moi
00:34:17sont issus d'immigration
00:34:18vous savez
00:34:19la première
00:34:19deuxième vague d'immigration
00:34:20et bien ces gens-là
00:34:21vous disent
00:34:22ne vous étonnez pas
00:34:23si le rassemblement national
00:34:25gagne les prochaines élections
00:34:27parce que
00:34:27à force
00:34:28de mettre
00:34:29la poussière sous le tapis
00:34:31et de ne pas régler
00:34:31ce problème
00:34:32cette pompe à fric
00:34:34que représente
00:34:35la politique de la ville
00:34:36et bien
00:34:37effectivement
00:34:38oui
00:34:38le rassemblement national
00:34:40et bien
00:34:40récolte des voix
00:34:41même dans les quartiers
00:34:43populaires
00:34:44parce qu'il ne règle pas
00:34:45le problème
00:34:45Mathieu qui n'a pas encore
00:34:45eu la parole
00:34:46depuis le début
00:34:47de cette émission
00:34:48Amine Albaï
00:34:48a soulevé un point
00:34:49intéressant
00:34:49c'est vrai qu'on a
00:34:50entre 100 milliards
00:34:52et 200 milliards
00:34:53d'euros
00:34:54qui ont été dépensés
00:34:55ces dernières décennies
00:34:56pour la politique
00:34:57de la ville
00:34:57ça concerne
00:34:59bon peu ou prou
00:35:001600 quartiers
00:35:01prioritaires
00:35:02de la politique
00:35:02de la ville
00:35:03à peu près 6 millions
00:35:04un peu moins de 6 millions
00:35:05d'habitants
00:35:06et de l'autre côté
00:35:07on a des milieux ruraux
00:35:09des villes moyennes
00:35:10qui sont elles aussi
00:35:11confrontées à l'insécurité
00:35:12à la désertification
00:35:14des services publics
00:35:15à moins de transport
00:35:17qui rencontrent
00:35:18à la même délinquance
00:35:19parfois même
00:35:19au narcotrafic
00:35:20qui connaissent à peu près
00:35:21les mêmes problématiques
00:35:22aujourd'hui
00:35:22de plus en plus
00:35:23et qui voient
00:35:24tout cet argent
00:35:25déversé pour ces quartiers
00:35:26et pas pour eux
00:35:27effectivement
00:35:28vous mettez la comparaison
00:35:29au bon endroit
00:35:30c'est à dire que
00:35:31aujourd'hui
00:35:31si vous comparez
00:35:32la politique de la ville
00:35:33et la pompe afrique
00:35:34si je reprends
00:35:35l'expression
00:35:35d'Amine Elbeil
00:35:36versus le plan ruralité
00:35:38et donc l'argent
00:35:39qui est donné aux campagnes
00:35:40et bien vous avez
00:35:40un chiffre qui est simple
00:35:41c'est que par an
00:35:42la politique de la ville
00:35:43vous l'avez dit
00:35:44et c'est le contribuable associé
00:35:47qui l'a formulé
00:35:48c'est 10 milliards d'euros
00:35:49par an
00:35:50Benoît Perrin
00:35:51Benoît Perrin
00:35:52pardon excusez-moi
00:35:52Benoît Perrin
00:35:5410 milliards d'euros par an
00:35:55contre 5 milliards d'euros
00:35:57sur 5 ans
00:35:58pour le plan ruralité
00:35:59donc vous voyez bien
00:36:00qu'il y a un décalage énorme
00:36:01aujourd'hui
00:36:01de moyens financiers
00:36:02alloués par l'Etat
00:36:04au sein des territoires
00:36:05et ça suppose en fait
00:36:06un vrai problème structurel
00:36:07de la politique de la ville
00:36:08la politique de la ville
00:36:09lorsqu'elle a été faite
00:36:10dans les années 70
00:36:11sous Valéry Giscard d'Estaing
00:36:12on a travaillé dessus
00:36:13on a sorti un rapport
00:36:14sur un bilan
00:36:14de la politique de la ville
00:36:15c'était acté le fait
00:36:17qu'il y avait
00:36:17une spécificité
00:36:19des quartiers populaires
00:36:20de la ville
00:36:21qui reposait
00:36:21sur la chose suivante
00:36:23en France
00:36:24on a fait
00:36:24dans les années 60-70
00:36:25ce qu'on appelle
00:36:25la métropolisation
00:36:27en France
00:36:28la plupart des richesses
00:36:29aujourd'hui
00:36:29sont créées par les villes
00:36:3070 à 80% du PIB
00:36:32est créée par les villes
00:36:34et donc
00:36:35il fallait
00:36:35résoudre un problème
00:36:36qui était que
00:36:37alors qu'il y avait
00:36:37de la richesse
00:36:38dans les métropoles
00:36:39des quartiers étaient pauvres
00:36:41ce qu'on appelle
00:36:43les quartiers prioritaires
00:36:43de la ville
00:36:43avaient 30-40%
00:36:45de taux de chômage
00:36:46et donc
00:36:47le logiciel
00:36:47a été le suivant
00:36:49et c'est ça
00:36:50le sujet pour moi
00:36:51phagocité par les socialistes
00:36:54c'est qu'en fait
00:36:54on a utilisé
00:36:56la doctrine
00:36:56du plus de moyens
00:36:57plus on met de l'argent
00:36:58dans les quartiers
00:36:58moins les gens vont être pauvres
00:36:59il n'y a pas que les socialistes
00:37:00au niveau national
00:37:02ce sont les socialistes
00:37:03qui ont encouragé cela
00:37:04je vous invite à regarder
00:37:05notre étude
00:37:05Jacques Chirac
00:37:07il y a des affaires
00:37:07dans sa droite
00:37:08n'a rien changé
00:37:08Jacques Chirac
00:37:09ne revient
00:37:09Jacques Chirac
00:37:11essaye de revenir dessus
00:37:12en introduisant
00:37:14des critères
00:37:15de pacte du travail
00:37:16mais effectivement
00:37:16il n'est pas allé
00:37:17suffisamment loin
00:37:18je vous rejoins tout à fait
00:37:18et puis au niveau local
00:37:19les élus de droite
00:37:20comme de gauche
00:37:21ont pratiqué le clientélisme
00:37:22que vous avez très bien décrit
00:37:23il n'y a aucun sujet dessus
00:37:24en revanche
00:37:25moi je veux pointer un point
00:37:26sur le niveau national
00:37:26c'est qu'à partir
00:37:28notamment de l'an 2000
00:37:29on a eu une rupture
00:37:30dans la politique de la ville
00:37:31c'est la loi sur le renouvellement urbain
00:37:33c'est-à-dire
00:37:34la solidarité sur le renouvellement urbain
00:37:36donc une loi
00:37:36sous Lionel Jospin
00:37:37qui considère
00:37:38qu'il faut mettre
00:37:3820% de logements sociaux
00:37:40dans toutes les villes de France
00:37:41de la même façon
00:37:42après François Hollande
00:37:43en 2012
00:37:44rehausse le critère
00:37:45à 25% de logements sociaux
00:37:46dans toutes les villes de France
00:37:47qu'est-ce que vous avez en résultat ?
00:37:49Vous avez finalement
00:37:49les problématiques
00:37:50de la Seine-Saint-Denis
00:37:51élargie, étalée
00:37:55à Bordeaux, à Limoges
00:37:56à Angers, à Nantes
00:37:58à Quimper etc
00:37:59vous avez les mêmes problématiques
00:38:00puisque vous avez entretenu
00:38:01le même sujet
00:38:02qui est construire
00:38:02des légitimements sociaux
00:38:03et donc après avoir
00:38:04les problèmes de délinquance
00:38:05et de manque de moyens
00:38:08de l'Etat
00:38:09dans ces quartiers-là
00:38:09et donc à partir du moment
00:38:10où on a étalé
00:38:11sur le territoire national
00:38:12une problématique
00:38:13qui était ôtée par local
00:38:14et bien effectivement
00:38:15les pouvoirs publics
00:38:16sont dans la difficulté
00:38:16Que est-ce qu'on doit attendre
00:38:18du comité ?
00:38:18Et après on revient
00:38:19sur le comité interministériel
00:38:20de la ville
00:38:21parce que moi j'attends quand même
00:38:22de savoir
00:38:22quelles vont être
00:38:23les solutions proposées
00:38:24ou quelles sont celles
00:38:25que vous attendriez-vous ?
00:38:26Très rapidement
00:38:26par rapport aux gens masculins
00:38:29qui sont présents
00:38:30sur ce plateau
00:38:31et qui parlent beaucoup
00:38:32non, la gap J
00:38:33et bim messieurs
00:38:34et de l'utilisation
00:38:35de l'argent public
00:38:37elle existe depuis des années
00:38:38alors c'est vrai
00:38:39que la gauche
00:38:40l'a souvent initiée
00:38:41mais que la droite
00:38:42ne l'a jamais arrêtée
00:38:43donc tout ça participe
00:38:44d'une lâcheté collective
00:38:45de nos dirigeants
00:38:45qui ont tous
00:38:46je dis bien tous
00:38:47à droite comme à gauche
00:38:48la même responsabilité
00:38:50et la même irresponsabilité
00:38:52par rapport à ce qui est fait
00:38:53il y a une chose
00:38:54qui est également absurde
00:38:55vous savez que
00:38:56toutes ces associations
00:38:57qui reçoivent des subventions
00:38:58elles sont parfois contrôlées
00:38:59par la cour des comptes
00:39:00ou par des commissions
00:39:01d'enquête parlementaire
00:39:02du Sénat
00:39:02ou de l'Assemblée nationale
00:39:03donc on contrôle
00:39:04on regarde comment
00:39:05l'argent est utilisé
00:39:06moi qui suis une grande lectrice
00:39:08de ces rapports
00:39:09qui sont passionnants
00:39:10et très faciles à lire
00:39:11c'est aberrant
00:39:12l'argent est très mal utilisé
00:39:13donc on fournit des rapports
00:39:15à ces associations
00:39:15on leur dit
00:39:16voilà ça c'est pas bien
00:39:17c'est pas bien
00:39:17c'est pas bien
00:39:18mais il n'y a aucun moyen
00:39:20de les sanctionner
00:39:21c'est-à-dire que l'année d'après
00:39:22elles reçoivent
00:39:23les mêmes subventions
00:39:23c'est-à-dire qu'elles se fichent
00:39:24elles font un bras d'honneur
00:39:25pardonnez-moi
00:39:26au rapport parlementaire
00:39:27et au rapport
00:39:28de la cour des comptes
00:39:29et ça continue
00:39:30à être dépensé
00:39:31avec l'argent public
00:39:32voilà
00:39:32donc franchement
00:39:34dans le privé
00:39:34quand on investit
00:39:35on regarde toujours
00:39:36c'est un retour
00:39:37sur l'investissement
00:39:37dans le public
00:39:38on balance l'argent
00:39:39et puis de toute façon
00:39:39comme 5 ans a pris
00:39:40à d'autres dirigeants
00:39:41tout le monde s'en fiche
00:39:42le débat il est polarisé
00:39:43entre ceux qui prônent
00:39:45une réorientation
00:39:46de ces fonds
00:39:47de la politique
00:39:47de la ville
00:39:48vers
00:39:49non mais
00:39:50Catherine Rambert
00:39:50va parler davantage
00:39:52c'est à vous
00:39:52que pose la question
00:39:53je ne vais pas parler
00:39:54trop vite
00:39:54pour défaut
00:39:54quand je n'en parle
00:39:55c'est parler trop vite
00:39:56et tout le monde me dit
00:39:57ralentir
00:39:57Mathieu Roque aussi
00:39:58parle vite
00:39:58vous inquiétez pas
00:39:59vous n'êtes pas
00:40:00ralentir
00:40:00le débat est polarisé
00:40:02entre ceux qui veulent
00:40:03une réorientation
00:40:04des fonds
00:40:04de cette politique
00:40:05de la ville
00:40:06vers plus de répression
00:40:07et de responsabilité individuelle
00:40:10et puis ceux qui appellent
00:40:11un renforcement
00:40:12des politiques sociales
00:40:13et éducatives
00:40:14moi j'ai le sentiment
00:40:14de ce qui est annoncé
00:40:15par la ministre
00:40:16et de ce qui va être dit
00:40:17parce que c'est dans
00:40:17quelques minutes
00:40:18François Bayrou est en train
00:40:19de prendre la parole
00:40:19je crois en ce moment même
00:40:20pour évoquer cette politique là
00:40:23qu'est-ce qu'il faut faire
00:40:25justement
00:40:26est-ce que c'est
00:40:26alors franchement
00:40:27moi je ne me risquerais pas
00:40:28à faire un pronostic
00:40:29et à dire
00:40:30il faut investir
00:40:31ou désinvestir
00:40:32c'est un sujet
00:40:32trop compliqué
00:40:33je pense juste
00:40:34qu'il faut faire quand même
00:40:35un état des lieux
00:40:35et qu'il faut arrêter
00:40:36et d'arrêter
00:40:41de pomper
00:40:41dans l'argent public
00:40:42on cherche des économies
00:40:43à faire en ce moment
00:40:44il y a peut-être
00:40:45pour que ça aille mieux
00:40:45dans nos quartiers
00:40:46il y a peut-être
00:40:47un peu des économies à chercher
00:40:47Madi Saïdi
00:40:48et Amine Elbaï
00:40:48je pense que l'état des lieux
00:40:50on le connait tous
00:40:51on connait la réalité
00:40:52je crois qu'il faut repenser
00:40:53la ville complètement
00:40:54comment est-ce qu'on veut vivre
00:40:55comment on vit dans ces quartiers là
00:40:57tout à l'heure
00:40:57on parlait du fait
00:40:58que l'espace public
00:40:59n'était pas en tout cas
00:41:00était limité pour les femmes
00:41:02il faut repenser tout ça
00:41:02dans les cités
00:41:03si on construit
00:41:04il faut construire autrement
00:41:05il ne faut plus que ce soit
00:41:06des grandes tours
00:41:07ou honnêtement
00:41:07quand on construit
00:41:09c'est détruit
00:41:09à chaque et demi
00:41:10parce qu'encore une fois
00:41:12c'est intéressant
00:41:13ce qu'on dit
00:41:14pardon
00:41:14mais dans les cités
00:41:15il y a de la violence
00:41:15il y a des gens qui cassent tout
00:41:17on commence par repenser
00:41:18en sortant ces gens-là
00:41:19des cités
00:41:20parce que vous n'aurez pas
00:41:21repensé mettre de l'argent
00:41:22le problème
00:41:23de là où il est
00:41:26donc ça veut dire
00:41:27on enlève les logements sociaux
00:41:28par exemple
00:41:29les logements sociaux
00:41:29des personnes qui posent problème
00:41:31il faut arrêter d'en construire
00:41:32il faut les construire autrement
00:41:33il faut que la vie
00:41:34il faut qu'ils soient vus autrement
00:41:35est-ce qu'on responsabilise pas
00:41:36les familles
00:41:37il faut absolument les responsabilités
00:41:38d'ailleurs dans les quartiers
00:41:39on voit bien qu'ils vivent
00:41:40entre eux
00:41:41par exemple en Seine-Saint-Denis
00:41:42là où on est à la limite
00:41:43parfois du 18ème arrondissement
00:41:45vous voyez qu'il y a
00:41:46une espèce de gentrification
00:41:47qui est telle
00:41:48que le gamin n'ose pas
00:41:49traverser le périph
00:41:49pour aller à Paris
00:41:50ils n'y vont pas
00:41:51donc le quartier est fait
00:41:53de telle sorte
00:41:53parce qu'ils restent entre eux
00:41:55ils vivent entre eux
00:41:56et qui parfois
00:41:56ça donne ce que ça a donné
00:41:59aujourd'hui
00:41:59on a quand même des villes
00:42:00en Seine-Saint-Denis
00:42:00où il y a 80%
00:42:01de logements sociaux
00:42:02et à une époque
00:42:03ces logements sociaux
00:42:04étaient assez représentatifs
00:42:05de la France
00:42:05et quand je dis
00:42:06assez représentatifs
00:42:07c'est vraiment culturellement
00:42:08vous y avez de tout
00:42:09aujourd'hui
00:42:10c'est complètement enclavé
00:42:11c'est les mêmes
00:42:12moi je sais que
00:42:13quand je regarde
00:42:14mes photos de gamines
00:42:14et moi j'ai grandi
00:42:15en Seine-Saint-Denis
00:42:16à Aulnès-Soubois
00:42:16dans ma classe
00:42:17et bien il y avait tout
00:42:18il y avait des blancs
00:42:19des noirs
00:42:20des grands
00:42:20des petits
00:42:20des maghrébins
00:42:21des indiens
00:42:22des antillais
00:42:22aujourd'hui vous voyez
00:42:23des photos
00:42:24aujourd'hui vous retrouvez
00:42:25des photos
00:42:26c'est que les mêmes
00:42:27donc c'est des gens
00:42:28qui sont enfermés
00:42:29dans leur quartier
00:42:29dans leur ville
00:42:30et ils ont l'impression
00:42:31et ils vivent d'ailleurs
00:42:32avec des règles très différentes
00:42:33et là où les politiques
00:42:34ont une vraie responsabilité
00:42:35c'est que je trouve
00:42:36que les politiques
00:42:36pendant longtemps
00:42:37et ils continuent à le faire
00:42:38ils assignent les gens
00:42:40à ces quartiers-là
00:42:41en leur disant
00:42:41c'est là
00:42:42vous ne pouvez vivre que là
00:42:43et eux dans leur tête
00:42:44sont convaincus
00:42:44que c'est comme ça
00:42:45et on leur donne de l'argent
00:42:46chaque fois qu'ils cassent
00:42:47on leur redonne de l'argent
00:42:48ça on l'a dit
00:42:49d'ailleurs ils exigent
00:42:50cette demande d'argent
00:42:51ils exigent en disant
00:42:52oui mais on ne fait rien pour nous
00:42:53mais ce n'est pas vrai
00:42:53ils ont plein d'infrastructures
00:42:54et tout à l'heure
00:42:55ça a été dit
00:42:56justement en province
00:42:57ils n'ont pas de transport
00:42:59ils sont enclavés
00:42:59ils n'ont pas de médecins
00:43:01pourtant ils se travaillent
00:43:02ils se débrouillent
00:43:02ils n'ont pas de moyens
00:43:03mais ils se débrouillent
00:43:04on ne les entend pas se plaindre
00:43:05Amine Elbaï
00:43:06c'est très intéressant
00:43:07ce qu'il y a dit
00:43:08depuis tout à l'heure
00:43:09mais en fait
00:43:09tout cela vient résumer quoi
00:43:11cher Anthony ?
00:43:12cela vient résumer
00:43:13que la politique de la ville
00:43:14en fait c'est un ministère
00:43:15régalien à part entière
00:43:16mais uniquement
00:43:17pour les quartiers populaires
00:43:18et il y a un sentiment
00:43:19d'injustice
00:43:21qui peut naître
00:43:22et qui peut émerger
00:43:23notamment chez les français
00:43:24qui n'habitent pas
00:43:24dans les banlieues
00:43:25et qui eux ont le sentiment
00:43:27d'être totalement abandonnés
00:43:28de payer
00:43:28et de ne rien avoir en retour
00:43:30en fait le problème
00:43:31de la politique de la ville
00:43:32c'est qu'on a imbriqué
00:43:33dans la politique de la ville
00:43:34plusieurs sujets
00:43:35la santé
00:43:36le logement
00:43:37la sécurité
00:43:38l'aménagement
00:43:39de l'espace public
00:43:40et donc en fait
00:43:41les français à la fin
00:43:41n'y comprennent plus rien
00:43:42mais sur la politique
00:43:45en particulier
00:43:45de répartition de la population
00:43:47alors quand vous entendez
00:43:48un élu vous dire ça
00:43:49c'est un faux cul
00:43:50ça veut dire
00:43:51la politique migratoire
00:43:52cette politique migratoire là
00:43:53aujourd'hui
00:43:54elle est paralysée
00:43:55par la politique
00:43:56du logement
00:43:57pourquoi ?
00:43:59d'abord parce que
00:43:59il faut aujourd'hui
00:44:00mettre fin au logement social
00:44:01à vie
00:44:02et la deuxième chose
00:44:03c'est le mot de la fin
00:44:04on arrive à la pause
00:44:04la deuxième chose
00:44:05c'est qu'Emmanuel Macron
00:44:05a une grande responsabilité
00:44:07les gens entrent
00:44:08dans le logement social
00:44:08mais n'en sortent pas
00:44:09il a supprimé
00:44:11la paix et l'accession
00:44:11on a créé une société
00:44:13de locataires
00:44:13il n'y a plus aujourd'hui
00:44:15de société
00:44:16imaginez pour 2050
00:44:18par exemple
00:44:19une société de propriétaires
00:44:20donc à force d'avoir paralysé
00:44:22le système du logement social
00:44:23les gens entrent
00:44:25et personne n'en sort
00:44:26donc on se retrouve
00:44:27avec une grande misère sociale
00:44:29voilà ce qui pourrait aussi
00:44:31demain ouvrir
00:44:31un vrai débat
00:44:32sur la politique migratoire
00:44:34dans les cas
00:44:34on va continuer
00:44:35à en parler tout à l'heure
00:44:36puisque je vais avoir
00:44:37en direct
00:44:38Juliette Méadelle
00:44:39qui est à Montpellier
00:44:40avec François Bayrou
00:44:41pour ce comité
00:44:42interministériel des villes
00:44:44je vais réussir à le prononcer
00:44:45correctement
00:44:46elle nous présentera
00:44:48son plan
00:44:49ses mesures
00:44:50qui sont annoncées
00:44:51en ce moment même
00:44:52et vous me direz
00:44:53si vous avez été aussi convaincu
00:44:54par ce qu'elle nous a dit
00:44:55on marque une coup
00:44:57on a déjà la réponse
00:44:57on va voir
00:44:58écoutez
00:44:59on ne fait pas
00:45:00de procès d'intention
00:45:01on écoutera ce qu'elle a
00:45:02à nous dire
00:45:02Juliette Méadelle
00:45:03et on se fera notre opinion
00:45:05et on en rediscutera
00:45:06ce sera juste après la pause
00:45:08à tout de suite
00:45:08CNews
00:45:13première chaîne info
00:45:14et désormais
00:45:15sur le canal 14
00:45:16de la TNT
00:45:17merci de continuer
00:45:18à nous suivre
00:45:19on est dans Midi News
00:45:21avec tous mes invités
00:45:22jusqu'à 14h
00:45:23voici le sommaire
00:45:25de cette deuxième heure
00:45:26d'information
00:45:27on s'inquiète
00:45:27de la toute puissance
00:45:28des grands narcotrafiquants
00:45:29jusque dans les prisons
00:45:31leurs moyens de pression
00:45:32sont tels
00:45:32que même à l'isolement
00:45:33certains parviennent
00:45:34à obtenir dans leurs cellules
00:45:35des téléphones portables
00:45:36c'est le cas par exemple
00:45:37à Arles
00:45:38on essaiera de comprendre comment
00:45:39on parlera de cet élu
00:45:41roué de coups
00:45:41dans le Gers
00:45:42simplement parce qu'il a demandé
00:45:44à un voisin
00:45:44de baisser le son de sa musique
00:45:45triste réalité
00:45:47de la violence au quotidien
00:45:48dans notre pays
00:45:49vous verrez les images
00:45:49vous entendrez le témoignage
00:45:50de cet élu
00:45:51contraint de vivre
00:45:51juste à côté
00:45:52de son agresseur
00:45:53enfin on reviendra
00:45:55sur les homejackings
00:45:56ces cambriolages
00:45:57ultra violents
00:45:57triste phénomène
00:45:58que subissent
00:45:59certaines célébrités
00:46:0043% des individus
00:46:01impliqués dans ces homejackings
00:46:03en Ile-de-France
00:46:04sont mineurs
00:46:05symbole là encore
00:46:06de l'impasse
00:46:07de notre politique pénale
00:46:08avant de parler
00:46:09de tous ces sujets
00:46:10tout d'abord
00:46:10le journal de Somaia
00:46:12Bonjour à tous
00:46:14à la une de l'actualité
00:46:15le drame à Reims
00:46:17l'incendie d'un immeuble
00:46:18a fait 4 morts
00:46:19dont un enfant
00:46:20un autre
00:46:20est toujours porté disparu
00:46:22et 2 adultes
00:46:23gravement blessés
00:46:24classés en urgence absolue
00:46:25ont été transportés
00:46:26à l'hôpital
00:46:27selon la préfecture
00:46:28de la Marne
00:46:29retour sur les faits
00:46:30avec Alice Sommerer
00:46:31c'est ici
00:46:34dans le quartier
00:46:35Croix-Rouge de Reims
00:46:36que l'incendie
00:46:36s'est déclaré
00:46:37aux alentours
00:46:38d'une heure du matin
00:46:39au quatrième étage
00:46:40de cette tour d'habitation
00:46:41les flammes
00:46:41se sont très vite propagées
00:46:43par la façade
00:46:43jusqu'au huitième étage
00:46:45une scène de cauchemar
00:46:46pendant laquelle
00:46:46des témoins racontent
00:46:47avoir entendu
00:46:48des explosions
00:46:49les flammes commençaient
00:46:50à traverser
00:46:51je suppose le plafond
00:46:52et aussi les fenêtres
00:46:54et au bout d'un moment
00:46:56il y avait des explosions
00:46:57je suppose le gaz
00:46:58qui ont retenti
00:47:00et là
00:47:01les flammes étaient énormes
00:47:03on voyait
00:47:04tout le monde
00:47:05qui criait
00:47:06qui était sur les fenêtres
00:47:07de l'immeuble
00:47:09en train d'appeler à l'aide
00:47:10jusqu'au dernier étage
00:47:11il y avait des personnes
00:47:13en danger
00:47:13sur place
00:47:14les sapeurs-pompiers
00:47:15ont pu sécuriser
00:47:16une quarantaine
00:47:16de personnes sinistrées
00:47:17dans un gymnase
00:47:18situées à proximité
00:47:19une solution temporaire
00:47:21pour le maire de la ville
00:47:22dont la priorité
00:47:23est de reloger
00:47:23ces personnes rapidement
00:47:24l'immeuble est inhabitable
00:47:26il y a 4 à 5 logements
00:47:27qui sont totalement détruits
00:47:28et les autres
00:47:29de par la fumée
00:47:30et également
00:47:31de par les inondations
00:47:33dues à l'eau
00:47:37les appartements
00:47:38sont inhabitables
00:47:39donc l'objectif
00:47:40est bien évidemment
00:47:40de reloger ces personnes
00:47:41le plus rapidement possible
00:47:43dans des conditions dignes
00:47:44pour l'instant
00:47:45les causes de l'incendie
00:47:46n'ont pas encore
00:47:47été déterminées
00:47:48selon les locataires
00:47:49l'immeuble était en bon état
00:47:50et ne présentait
00:47:51aucun signe d'insalubrité
00:47:52le quartier
00:47:53fait actuellement
00:47:54l'objet d'une vigilance
00:47:55particulière
00:47:56l'actualité de ce vendredi
00:47:58c'est aussi la réélection
00:47:59d'Olivier Fort
00:48:00à la tête du parti socialiste
00:48:02à noter
00:48:03ce scrutin serré
00:48:04pour le patron du PS
00:48:05qui a obtenu
00:48:0650,9%
00:48:07des suffrages exprimés
00:48:08contre 49,1%
00:48:10pour Nicolas Maillard-Rossignol
00:48:12Olivier Fort
00:48:13qui après sa victoire
00:48:14a appelé
00:48:14je cite
00:48:15à amplifier
00:48:16la dynamique
00:48:16avec un parti socialiste
00:48:18ancré
00:48:18au coeur de la gauche
00:48:19et puis
00:48:21à la une
00:48:21de l'actualité internationale
00:48:23le Kremlin
00:48:23qualifie
00:48:24le conflit en Ukraine
00:48:25je cite
00:48:26d'existentiel
00:48:27pour la Russie
00:48:27déclaration
00:48:28qui intervient
00:48:29après une nuit
00:48:30de bombardements
00:48:30qui ont fait
00:48:31au moins
00:48:314 morts
00:48:32à Kiev
00:48:32des bombardements
00:48:34que la Russie
00:48:34justifie
00:48:35par les récentes
00:48:36attaques ukrainiennes
00:48:37menées en territoire russe
00:48:39voilà pour le tour d'horizon
00:48:41de l'actualité
00:48:41à 13h
00:48:42Anthony
00:48:42merci beaucoup
00:48:43Somaia
00:48:44à tout à l'heure
00:48:44je vous présente
00:48:45ceux qui commentent
00:48:46avec moi
00:48:46l'actualité
00:48:47sur ce plateau
00:48:47Catherine Rambert
00:48:48Madi Seidi
00:48:49Mathieu Hoc
00:48:50Amine Elbaï
00:48:51et nous a rejoint
00:48:52également
00:48:53Pascal Bito Panelli
00:48:54expert en sécurité
00:48:55bonjour
00:48:56et merci infiniment
00:48:56d'être avec nous
00:48:57on va commencer
00:48:58tout d'abord
00:48:59par ce comité
00:49:00interministériel
00:49:01des villes
00:49:01François Bayrou
00:49:02président
00:49:02en ce moment
00:49:03ce comité
00:49:04depuis Montpellier
00:49:04le gouvernement
00:49:05veut relancer
00:49:06une politique
00:49:07à destination
00:49:08des quartiers
00:49:09nous sommes en direct
00:49:10avec Juliette Méadelle
00:49:11bonjour
00:49:12vous êtes ministre
00:49:13déléguée chargée
00:49:15de la ville
00:49:15merci d'être avec nous
00:49:16sur CNews ce midi
00:49:18vous êtes justement
00:49:20sur place
00:49:20avec le premier ministre
00:49:21vous êtes sept ministres
00:49:23à être présent
00:49:24aujourd'hui
00:49:25on a commencé
00:49:26tout à l'heure
00:49:27sur ce plateau
00:49:27à débattre
00:49:28de la politique
00:49:29de la ville
00:49:29je dois admettre
00:49:30et je dois vous dire
00:49:31qu'on n'a pas forcément
00:49:32été tendre
00:49:32sur les milliards d'euros
00:49:33qui ont été déversés
00:49:34jusque là
00:49:35à destination
00:49:35des quartiers prioritaires
00:49:37de la ville
00:49:37donc ma question
00:49:38que je voulais vous poser
00:49:39tout d'abord
00:49:40est-ce qu'il faut vraiment
00:49:41continuer à mettre
00:49:42autant d'argent public
00:49:43dans ces quartiers
00:49:44ces quartiers
00:49:45qui ont été abreuvés
00:49:46je le disais
00:49:46de dizaines de milliards
00:49:47d'euros
00:49:47depuis le début
00:49:48des années 2000
00:49:49qui est aussi l'argent
00:49:50de ceux des impôts
00:49:51de ceux qui travaillent
00:49:53dans ces quartiers
00:49:54en plus d'avoir
00:49:55un taux de chômage élevé
00:49:55on a ça et là
00:49:56des commissariats
00:49:57attaqués
00:49:57des bibliothèques
00:49:58ou des médiathèques
00:49:58incendies
00:49:59est-ce que la priorité
00:50:00et j'en finis avec ma question
00:50:02la priorité n'est pas
00:50:02le retour au travail
00:50:03et à l'ordre public
00:50:05vous avez le retour
00:50:09à l'ordre public
00:50:10en fait c'est le retour
00:50:11de l'état
00:50:11et nous venons
00:50:12d'inaugurer précisément
00:50:13un commissariat
00:50:14un commissariat
00:50:15avec un partage
00:50:16des moyens
00:50:16entre la police municipale
00:50:18et la police nationale
00:50:19parce que les habitants
00:50:20des quartiers
00:50:21la première chose
00:50:22qu'ils me demandent
00:50:22c'est de la sécurité
00:50:23la sécurité
00:50:25ça signifie des moyens
00:50:26vous voyez l'état
00:50:27le service public
00:50:28et moi je plaide
00:50:29pour des limites claires
00:50:31pour de la sécurité
00:50:32pour de la justice
00:50:33pour de l'éducation
00:50:34et bien ça
00:50:35c'est le service public
00:50:36à la française
00:50:37et ça demande des moyens
00:50:38je voulais juste corriger
00:50:40ce que vous disiez
00:50:41sur les moyens
00:50:41qui sont consacrés
00:50:43à ces territoires
00:50:43qui sont les territoires
00:50:44de la république
00:50:45au fond
00:50:46vous savez je suis ancienne
00:50:47magistrate de la cour des comptes
00:50:48je veux qu'un euro dépensé
00:50:50soit un euro utile
00:50:51et je peux vous dire
00:50:52que par exemple
00:50:53sur la question éducative
00:50:55on dépense moins
00:50:56dans les quartiers politiques
00:50:57de la ville
00:50:57que dans certaines zones rurales
00:50:59je ne les oppose pas
00:51:00mais je veux simplement
00:51:02remettre les choses en place
00:51:03remettre la mairie
00:51:04au milieu du village
00:51:05et vous dire que
00:51:07quand il y a des territoires
00:51:08qui échappent au droit
00:51:09et qui hélas
00:51:10ne bénéficient pas suffisamment
00:51:12de la présence de l'état
00:51:13il faut plus d'état
00:51:15donc plus d'état
00:51:16c'est plus de sécurité
00:51:17c'est plus d'éducation
00:51:19c'est plus de santé
00:51:20pour que tout le pays
00:51:21soit à un niveau comparable
00:51:24pour garantir la stabilité
00:51:25et la cohésion du pays
00:51:26Alors qu'est-ce que ce comité
00:51:30interministériel des villes
00:51:32et ce que vous allez annoncer
00:51:34va apporter de plus
00:51:35que ce qui a déjà été fait
00:51:37depuis plusieurs décennies
00:51:39je parlais quand même
00:51:40de l'argent dépensé
00:51:41qui est considérable
00:51:42avec une efficacité
00:51:44qui est encore approuvée
00:51:46qu'est-ce que ça va apporter
00:51:48de plus que vous êtes
00:51:48en train de faire aujourd'hui
00:51:49et d'annoncer aujourd'hui
00:51:51très concrètement
00:51:52Bien sûr
00:51:53juste une précision
00:51:55très concrètement
00:51:56mon budget
00:51:56c'est 600 millions d'euros
00:51:57vous voyez
00:51:58600 millions d'euros
00:51:59c'est pas du tout
00:52:00des milliards
00:52:00Deuxième sujet
00:52:02il y a en revanche
00:52:03des investissements lourds
00:52:04et c'est vrai
00:52:05qu'il y a des investissements
00:52:06notamment dans le logement
00:52:08et ça c'est fondamental
00:52:09Aujourd'hui
00:52:10on a trois priorités
00:52:11avec le Premier ministre
00:52:12Première priorité
00:52:13l'enfance
00:52:13parce que nous voulons
00:52:14prévenir
00:52:15prévenir
00:52:16ça veut dire
00:52:17prévenir la souffrance
00:52:18prévenir la déscolarisation
00:52:20c'est aussi
00:52:21prévenir la délinquance
00:52:22pour éviter précisément
00:52:23que des jeunes
00:52:25et des enfants
00:52:25ne soient happés
00:52:26par des réseaux
00:52:27ça peut être des réseaux
00:52:27de trafiquants de drogue
00:52:28des réseaux
00:52:29de l'islamisme fondamentaliste
00:52:30il faut qu'ils aient
00:52:32une autorité
00:52:32il faut qu'ils aient
00:52:33un cadre
00:52:33un cadre éducatif
00:52:34à la hauteur
00:52:35et donc le premier volet
00:52:36de notre comité
00:52:37interministériel
00:52:38c'est mettre le paquet
00:52:40sur l'enfance
00:52:41et l'adolescence
00:52:42pour leur permettre
00:52:43de bien grandir
00:52:44d'être bien éduqués
00:52:46et aussi supplé
00:52:47à ce qui se passe
00:52:49dans les quartiers
00:52:49c'est à dire
00:52:50des enfants
00:52:50qui sont pour beaucoup
00:52:51livrés à eux-mêmes
00:52:52livrés à eux-mêmes
00:52:53parce que beaucoup
00:52:54de familles parentales
00:52:55beaucoup de femmes seules
00:52:56qui font tout
00:52:57pour élever correctement
00:52:58leurs enfants
00:52:58mais quand on est seul
00:52:59à élever 3 ou 4 enfants
00:53:01on a plus de difficultés
00:53:02donc il faut que
00:53:03l'éducation fasse son travail
00:53:05que les mères
00:53:07M-A-I-R-E
00:53:09puissent être présents
00:53:10et tout ça
00:53:10ça demande une mobilisation
00:53:12donc 1
00:53:12la prévention
00:53:132
00:53:14l'entretien
00:53:15le bon entretien
00:53:16des logements sociaux
00:53:17je pilote
00:53:18moi
00:53:18une aide
00:53:20qui est donnée
00:53:20aux bailleurs sociaux
00:53:21et j'ai plus de résultats
00:53:23sans dépenser un euro
00:53:24puisque les bailleurs sociaux
00:53:26ont bien joué le jeu
00:53:27et que maintenant
00:53:27ils entretiennent
00:53:28correctement
00:53:29à 85%
00:53:31d'entre eux
00:53:31correctement
00:53:32les parties communes
00:53:33dans les quartiers
00:53:33et le troisième volet
00:53:35c'est le volet
00:53:36de l'économie
00:53:37parce que nous misons
00:53:38avec ce gouvernement
00:53:39et tout le gouvernement
00:53:40est au travail là-dessus
00:53:40nous misons
00:53:41sur l'activité économique
00:53:42légale
00:53:43dans les quartiers
00:53:44donc nous allons annoncer
00:53:45un certain nombre
00:53:46de réformes
00:53:47pour refaire venir
00:53:48de l'économie légale
00:53:49et pour lutter
00:53:49évidemment
00:53:50contre l'économie
00:53:51illégale
00:53:52un petit mot
00:53:53pour vous dire
00:53:54quand même
00:53:55que le gouvernement
00:53:56est présent
00:53:57je veux vraiment
00:53:58féliciter
00:53:59entièrement
00:54:00tous mes collègues
00:54:02qui sont là
00:54:02aujourd'hui
00:54:03qui sont au nombre
00:54:03de 7 ou 8
00:54:05et qui vraiment
00:54:06ont engagé
00:54:06un travail considérable
00:54:08Merci Juliette
00:54:10Méadelle
00:54:10un mot quand même
00:54:11pour préciser
00:54:12que quand je parlais
00:54:13de dizaines
00:54:14et de dizaines
00:54:14de milliards d'euros
00:54:15je parlais
00:54:16depuis le début
00:54:17des années 2000
00:54:17je l'ai bien précisé
00:54:18et c'est d'ailleurs
00:54:19un rapport
00:54:19de la Cour des Comptes
00:54:20qui le précise lui-même
00:54:21puisque vous êtes
00:54:22ancienne magistrate
00:54:23de la Cour des Comptes
00:54:24datant de 2020
00:54:25qui précisait
00:54:25que depuis le début
00:54:26des années 2000
00:54:26c'était en moyenne
00:54:27chaque année
00:54:2810 milliards d'euros
00:54:29qui étaient dépensés
00:54:30pour la politique
00:54:31de la ville
00:54:32et j'entends que le plan
00:54:33que vous présentez
00:54:34actuellement
00:54:35est à hauteur
00:54:36d'un peu plus
00:54:36de 600 millions d'euros
00:54:38mais je tenais
00:54:38à être clair
00:54:39sur les choses
00:54:40qui avaient pu être dites
00:54:41avant votre intervention
00:54:42je vous remercie infiniment
00:54:44madame la ministre
00:54:45d'avoir accepté
00:54:45de réagir
00:54:46sur notre plateau
00:54:47juste une précision
00:54:50juste une précision
00:54:51les milliards
00:54:52dont vous parlez
00:54:52sont les milliards
00:54:53de chaque service public
00:54:54c'est les milliards
00:54:55de l'éducation nationale
00:54:56aussi consacrés
00:54:57à ces quartiers
00:54:57ce sont les territoires
00:54:59de la République
00:54:59ce sont aussi
00:55:00les milliards déversés
00:55:01que l'Etat déverse
00:55:03comme subvention
00:55:04aux associations
00:55:04là on parle vraiment
00:55:06de la politique de la ville
00:55:07ce sont les milliards
00:55:08injectés chaque année
00:55:09sans contrôler
00:55:09vous vous trompez madame
00:55:11non vous vous trompez
00:55:12ce sont des
00:55:13non c'est une erreur
00:55:14de votre part
00:55:14il n'y a jamais eu
00:55:1610 milliards d'euros
00:55:17déversés aux associations
00:55:18non je crois
00:55:19qu'il faut dire
00:55:20à nos spectateurs
00:55:20des faits exacts
00:55:22l'argent
00:55:23qui est l'argent
00:55:25versé aux associations
00:55:25c'est quelques centaines
00:55:27de millions d'euros
00:55:27chaque année
00:55:28vous parlez probablement
00:55:30des milliards
00:55:30que sont
00:55:31par exemple là
00:55:32nous venons d'inaugurer
00:55:33un commissariat
00:55:34ce commissariat
00:55:35il doit être
00:55:36sur ce territoire
00:55:37comme sur tous les territoires
00:55:39de la République
00:55:39c'est la fonction même
00:55:42du ministère de l'Intérieur
00:55:43et bien entendu
00:55:44pour inaugurer ce commissariat
00:55:45il y a eu des moyens
00:55:46du ministère de l'Intérieur
00:55:47dans votre calcul
00:55:49des 10 milliards
00:55:49vous intégrez la part
00:55:51de chaque ministère
00:55:52mais souffrez
00:55:53que l'état soit présent
00:55:54partout
00:55:55et il ne s'agit pas
00:55:57d'exclure
00:55:58de la République française
00:55:595,8 millions
00:56:01de français
00:56:02et 1600 quartiers
00:56:03politiques de la ville
00:56:04qui sont au fond
00:56:05des zones
00:56:07urbaines
00:56:08avec un fort taux
00:56:09de pauvreté
00:56:09merci infiniment
00:56:10Juliette Méadelle
00:56:11je le rappelle
00:56:12vous êtes ministre
00:56:12chargée de la ville
00:56:13vous faites partie
00:56:14de cette délégation
00:56:15ministérielle
00:56:16de ces ministres
00:56:177 ministres
00:56:17qui sont venus
00:56:19ici à Montpellier
00:56:20avec François Bayrou
00:56:20pour ce comité
00:56:21interministériel
00:56:22des villes
00:56:23merci d'avoir accepté
00:56:23de réagir
00:56:24et de répondre
00:56:25à mon interview
00:56:25sur CNews
00:56:26merci à vous de vos questions
00:56:29je vous en prie
00:56:30on va réagir
00:56:31maintenant autour de la table
00:56:32maintenant Catherine
00:56:33je vous laisse réagir
00:56:34si vous le souhaitez
00:56:35à ce que vous avez entendu
00:56:36et Madi Saidi
00:56:37et probablement
00:56:39vous tous
00:56:39vous aurez un petit mot
00:56:40à dire là-dessus
00:56:41mais très rapide
00:56:41ce qu'elle a dit
00:56:42est quand même intéressant
00:56:43on ne va pas revenir
00:56:44polémiquer sur les chiffres
00:56:45je note que si
00:56:46l'investissement en état
00:56:47ça consiste à mettre
00:56:48plus de moyens
00:56:49pour que le personnel
00:56:50chargé d'assurer
00:56:50la sécurité
00:56:51soit plus nombreux
00:56:52et qu'il y ait plus
00:56:53de commissariat
00:56:54je trouve ça bien
00:56:54je trouve ça un bon point
00:56:55pour donner quittus
00:56:57à la ministre
00:56:57d'une des actions
00:56:58qu'elle a engagée
00:56:58très rapidement
00:56:59simplement
00:57:00on pose le problème
00:57:02à l'envers
00:57:02la politique de la ville
00:57:05ça n'a pas de coût
00:57:06mais ça a un prix
00:57:07aujourd'hui
00:57:08la vraie question
00:57:09qui est posée
00:57:11c'est de savoir
00:57:12si la politique de la ville
00:57:13elle permet
00:57:14d'enrayer
00:57:15trois problèmes
00:57:16d'abord
00:57:17l'explosion
00:57:18de l'insécurité
00:57:19ensuite
00:57:20l'explosion
00:57:21de l'immigration
00:57:22incontrôlée
00:57:22on continue d'accueillir
00:57:23des populations
00:57:24immigrées
00:57:25alors qu'on n'a plus
00:57:26du tout
00:57:26de travail
00:57:27à leur offrir
00:57:28comme on l'a accueilli
00:57:28il y a 30 ans
00:57:29et trois
00:57:30le problème
00:57:31de l'islamisme
00:57:32parce qu'aujourd'hui
00:57:33de ce point de vue là
00:57:33vous avez été convaincu
00:57:34ou pas par la ministre
00:57:34c'est ça
00:57:35ma question
00:57:36je n'ai pas eu
00:57:37de réponse
00:57:38en tout cas
00:57:38la question tant attendue
00:57:40c'est où va réellement
00:57:41l'argent
00:57:42parce que l'argent
00:57:43aujourd'hui
00:57:43la politique de la ville
00:57:44qui est une politique
00:57:45de subvention
00:57:45elle subventionne
00:57:47notamment des acteurs
00:57:48politiques et associatifs
00:57:50qui portent
00:57:51un discours
00:57:52anti-républicain
00:57:53des associations séparatistes
00:57:55des associations islamistes
00:57:56qui sous prétexte de culture
00:57:57font l'islam
00:57:58et ça c'est un vrai problème
00:58:00parce qu'on a plein de sujets
00:58:01à évoquer
00:58:02et on a beaucoup parlé
00:58:03de la politique de la ville
00:58:04Mathieu Ock
00:58:04le problème de ce que propose
00:58:06la ministre
00:58:07et on peut lui donner
00:58:08acte de sa bonne volonté
00:58:09mais c'est qu'en fait
00:58:10avec le comité
00:58:11interministériel de la ville
00:58:12c'est quelque chose
00:58:13que l'on fait
00:58:13depuis les années 80
00:58:14nous quand on a regardé
00:58:15dans l'historique
00:58:16de la politique de la ville
00:58:17chaque année
00:58:18il y a un nouveau comité
00:58:19théodule
00:58:20une nouvelle proposition
00:58:22de loi
00:58:22une nouvelle réforme
00:58:23une nouvelle agence
00:58:24qui est créée
00:58:25l'ANRU
00:58:25etc.
00:58:26et pour quels résultats
00:58:27aujourd'hui
00:58:27les résultats ne sont pas satisfaits
00:58:28puisqu'il y a toujours
00:58:29autant de pauvreté
00:58:29toujours autant d'insécurité
00:58:31et toujours autant de ruptures
00:58:33on va dire
00:58:33avec le modèle républicain
00:58:34moi je pense qu'il faut
00:58:35revenir à quelque chose
00:58:35qui est clair
00:58:36et un des exemples
00:58:37qui est important
00:58:37qui est intéressant
00:58:38c'est de regarder
00:58:39désolé pour les gens
00:58:40qui ne sont pas franciliens
00:58:41mais en fait
00:58:41la différence de trajectoire
00:58:44entre les départements
00:58:45de la Seine-Saint-Denis
00:58:46et des Hauts-de-Seine
00:58:47qui étaient dans le même cas
00:58:48dans les années 60-70
00:58:49avec le même niveau
00:58:50de richesse par habitant
00:58:52et vous regardez aujourd'hui
00:58:53ce que sont devenus
00:58:54les Hauts-de-Seine
00:58:54le département le plus riche
00:58:56de France
00:58:57et ce qui est devenu
00:58:57la Seine-Saint-Denis
00:58:58avec le département
00:58:59quasiment le plus pauvre
00:59:00et puis avec 30 à 40%
00:59:02d'étrangers dans le banc
00:59:03Madi Seidi
00:59:03le mot de la fin
00:59:04et on parle des prisons
00:59:05Sur ce qui a été dit
00:59:06je pense que
00:59:07ce que je retiens
00:59:08c'est qu'elle a quelque part
00:59:09Madame la Ministre
00:59:10a conscience
00:59:11de l'exigence de sécurité
00:59:13ça l'a dit tout de suite
00:59:14et ça c'est très bien
00:59:15en revanche
00:59:15j'ai bien l'impression
00:59:16que ça va être
00:59:17comme ça s'est toujours passé
00:59:19c'est toujours cet oeil
00:59:20compassionnel
00:59:21qui regarde la banlieue
00:59:22en se disant
00:59:22les pauvres
00:59:23il faut les aider
00:59:24en fait je pense
00:59:26qu'il faut arrêter
00:59:26de concevoir le rapport
00:59:27à la banlieue
00:59:28avec un regard
00:59:29de compassionnel
00:59:30il faut les aider
00:59:31comment on fait
00:59:32pour faire en sorte
00:59:32que dans ces banlieues
00:59:33ça fonctionne
00:59:34et je crois que
00:59:35la question d'éducation
00:59:36qui pour moi est chère
00:59:37je crois que ça va être
00:59:38encore la même chose
00:59:39c'est toujours
00:59:39les associations
00:59:41qui vont se substituer
00:59:42quelque part aux parents
00:59:43il faut remettre l'éducation
00:59:45mais dans le sens noble
00:59:46du terme
00:59:47l'éducation c'est les parents
00:59:48Allez on avance
00:59:48on va parler de la corruption
00:59:50qui semble inévitable
00:59:50dans nos prisons
00:59:51tant les narcotrafiquants
00:59:52sont puissants
00:59:53vous allez le comprendre
00:59:54à Arles
00:59:54on a retrouvé
00:59:556 téléphones portables
00:59:56en l'espace de 7 mois
00:59:57dans la cellule
00:59:58d'un cadre de la DZ Mafia
00:59:59c'est ce gang marseillais
01:00:01dont on vous parle
01:00:01assez souvent
01:00:02sur nos antennes
01:00:03or l'individu
01:00:04était placé
01:00:05à l'isolement
01:00:06comment a-t-il pu
01:00:07se procurer ce matériel
01:00:08y a-t-il eu corruption
01:00:10dans ce cas précis
01:00:10ce qui est sûr
01:00:11c'est que ces criminels
01:00:12ont d'énormes moyens
01:00:12de pression
01:00:13sur les surveillants
01:00:14pénitentiaires
01:00:15et pas que
01:00:15regardez ce reportage
01:00:16de Stéphanie Rouquier
01:00:17et on en discute
01:00:18sur ce plateau
01:00:19notamment avec
01:00:20Pascal Vito Panelli
01:00:20qui est avec nous
01:00:21Depuis novembre dernier
01:00:24la maison centrale d'Arles
01:00:25héberge un détenu
01:00:27particulièrement surveillé
01:00:28et dangereux
01:00:29l'un des cadres
01:00:30de tout premier plan
01:00:31de la DZ Mafia
01:00:32ce surveillant
01:00:33témoigne anonymement
01:00:35par crainte
01:00:35pour sa sécurité
01:00:36Oui il est très dangereux
01:00:38on lui impute à lui
01:00:38d'être le commanditaire
01:00:40des menaces
01:00:41qui portaient
01:00:41sur le chef d'établissement
01:00:42et le joint
01:00:43chef d'étention
01:00:44au CP Marseille
01:00:45quand vous mettez
01:00:46120 000 euros
01:00:46sur la tête
01:00:48de deux personnes
01:00:48ils ont des moyens
01:00:49financiers hors normes
01:00:50donc de ce fait
01:00:51avec on peut se permettre
01:00:53beaucoup de choses
01:00:53En l'espace de 7 mois
01:00:556 téléphones portables
01:00:57et 5 cartes SIM
01:00:58ont été saisies
01:00:59dans sa cellule
01:01:00l'homme est pourtant
01:01:01placé au quartier d'isolement
01:01:02il ne croise
01:01:03aucun autre détenu
01:01:04deux systèmes
01:01:05de sécurité
01:01:06ont été installés
01:01:07à sa fenêtre
01:01:07rendant impossibles
01:01:09les livraisons
01:01:09par drone
01:01:10ou par yo-yo
01:01:11c'est à dire
01:01:12par projection d'objets
01:01:13depuis d'autres cellules
01:01:14Forcément ça peut rentrer
01:01:16que là maintenant
01:01:16par la porte de la cellule
01:01:17il doit menacer
01:01:19des personnels
01:01:19il y a de la corruption
01:01:20on ne va pas se mentir
01:01:21non plus
01:01:22mais clairement
01:01:22si demain
01:01:23on vous menace
01:01:24ou lui vous menace
01:01:25en disant
01:01:25je sais où tu habites
01:01:26tes enfants
01:01:27je sais où ils sont à l'école
01:01:28et là c'est même plus
01:01:29question de payer
01:01:30c'est de la corruption
01:01:31mais on vous menace
01:01:32de votre vie
01:01:33et si tu parles
01:01:33c'est pire
01:01:34Ce détenu doit être placé
01:01:36cet été
01:01:37dans l'une des deux prisons
01:01:38de haute sécurité
01:01:39mais en attendant
01:01:40le syndicat
01:01:41UFAP
01:01:42une sage justice
01:01:43demande son transfert
01:01:44immédiat
01:01:45loin des Bouches-du-Rhône
01:01:46afin de garantir
01:01:48la sécurité
01:01:48des surveillants
01:01:49Pascal Bito-Panelli
01:01:51on a le sentiment
01:01:52qu'on est finalement
01:01:52peu de choses
01:01:53face aux grands
01:01:54narcotrafiquants
01:01:55on se met à la place
01:01:56d'un surveillant
01:01:56qui voit sa femme
01:01:57ses enfants
01:01:58son domicile
01:01:59finalement menacé
01:02:01comment réagir
01:02:03face à cela
01:02:03finalement ?
01:02:05Oui c'est une problématique
01:02:06de plus en plus marquée
01:02:08et de plus en plus difficile
01:02:09à travers plusieurs fonctionnaires
01:02:12plusieurs ministères
01:02:13mais bien sûr
01:02:14vous l'avez dit
01:02:15notamment les gens
01:02:15de l'administration pénitentiaire
01:02:17sont les plus exposés
01:02:19parce qu'ils sont
01:02:20au contact quotidien
01:02:21avec la grande délinquance
01:02:22à travers une médaille
01:02:24à double face
01:02:25c'est-à-dire qu'ils peuvent
01:02:26tomber dans la corruption
01:02:27avec l'argent
01:02:28mais aussi beaucoup
01:02:29avec la menace
01:02:30vous l'avez dit
01:02:31parce qu'ils ont extrêmement peur
01:02:32on menace la famille
01:02:33on menace les cercles
01:02:36les premiers et deuxièmes
01:02:37cercles familiaux
01:02:38donc c'est un problème
01:02:39extrêmement complexe
01:02:41face à des gens
01:02:41qui ont de plus en plus
01:02:43de puissance
01:02:44qui leur donnent
01:02:45de plus en plus de pouvoir
01:02:46et qui au final
01:02:47ont une équation
01:02:48dans le milieu du narco
01:02:50tout le monde a un prix
01:02:52et tout le monde
01:02:52a une fragilité
01:02:53donc au bout d'un moment
01:02:55je peux arriver
01:02:56en direct
01:02:57ou avec des interlocuteurs
01:02:59à corrompre les gens
01:03:00c'est qu'ils peuvent
01:03:02mettre
01:03:03sur la tête des gens
01:03:04un prix
01:03:04parce qu'ils ont
01:03:05une puissance
01:03:07de frappe financière
01:03:08finalement
01:03:08de fonds
01:03:09qui leur permettent
01:03:11de menacer
01:03:12à l'extérieur
01:03:13les surveillants pénitentiaires
01:03:14et leurs familles
01:03:15et ce qui est effarant
01:03:16c'est qu'aujourd'hui
01:03:17cet individu
01:03:18il est à l'isolement
01:03:20finalement
01:03:20Catherine Rambert
01:03:21oui alors
01:03:22bien sûr
01:03:23on parle de corruption
01:03:24des surveillants
01:03:24moi je préfère
01:03:25employer
01:03:25de surveillants menacés
01:03:28oui parce qu'il y a
01:03:29des mises en danger
01:03:30voilà
01:03:31bien sûr
01:03:32et c'est pour ça
01:03:33qu'on est corrompus
01:03:35on sait parce qu'on a peur
01:03:36et qu'on est menacés
01:03:37je suppose
01:03:38donc oui oui
01:03:39c'est pour ça
01:03:40que moi j'ai les plus grandes réserves
01:03:41alors je ne suis pas une experte
01:03:42du sujet
01:03:42mais sur la proposition
01:03:44de Gérald Darmanin
01:03:44de regrouper
01:03:45tous les narcotrophicants
01:03:46dans un même centre
01:03:48je trouve que c'est
01:03:48je ne suis pas sûre
01:03:49que ce soit
01:03:50la meilleure solution
01:03:51quand on voit les moyens
01:03:52qu'ils ont
01:03:52si on le regroupe tous
01:03:53dans un même centre pénitentiaire
01:03:55je me demande
01:03:56ce que ça va donner
01:03:57c'est vrai que c'est une bonne question
01:03:58Pascal Bito Panelli
01:03:59puisqu'on veut faire
01:04:01des prisons de haute sécurité
01:04:02et que l'enjeu
01:04:04de ces pressions
01:04:04qui sont exercées
01:04:05sur les surveillances pénitentiaires
01:04:06se fait à l'extérieur
01:04:07finalement
01:04:08par le biais
01:04:09de relais
01:04:10qui vont mettre pression
01:04:12sur les familles
01:04:13de ces surveillants pénitents
01:04:14finalement qu'ils soient
01:04:15gardés dans des prisons
01:04:17de haute sécurité
01:04:18est-ce que ça va changer
01:04:19quelque chose
01:04:19de ce point de vue-là ?
01:04:20par rapport aux menaces ?
01:04:21oui par rapport aux menaces
01:04:22est-ce que finalement ça va ?
01:04:23non je ne pense pas
01:04:24je ne pense pas
01:04:25est-ce que demain
01:04:26quelqu'un dans une prison
01:04:27de haute sécurité
01:04:27va pouvoir continuer
01:04:29à faire pression
01:04:29sur les surveillants pénitentiaires
01:04:30pour obtenir ça et là
01:04:31un téléphone portable
01:04:32une carte SIM
01:04:33une télévision
01:04:33ils suivent les surveillants
01:04:35et leurs voitures
01:04:36pour repérer leur matriculation
01:04:38une fois qu'ils les ont
01:04:39ils ont tout
01:04:39alors il y a un risque
01:04:40quand même dans tout cela
01:04:41et Gérald Darmanin
01:04:42a eu raison de changer
01:04:43la doctrine
01:04:43et de dire qu'effectivement
01:04:45on va regrouper les détenus
01:04:46par dangerosité
01:04:47vous ne savez pas
01:04:48ça lui a raison
01:04:48c'est une proposition
01:04:49on verra s'il a raison
01:04:50c'est en cours
01:04:51avant d'un leveil
01:04:52dans ma région
01:04:53haute-france
01:04:54il y a effectivement
01:04:55des aménagements
01:04:55qui sont en cours
01:04:56le vrai problème
01:04:58est le suivant
01:04:59c'est que
01:05:00très souvent
01:05:01il y a un lien
01:05:01de corrélation
01:05:02entre longue peine
01:05:02et condition de détention
01:05:03et pour ceux
01:05:05qui connaissent très bien
01:05:06le système du milieu pénitentiaire
01:05:07plus vous êtes condamné
01:05:09à une longue peine
01:05:09mieux vous êtes loti
01:05:10par l'administration pénitentiaire
01:05:12et moins vous êtes condamné
01:05:15à une longue peine
01:05:16c'est-à-dire pour les peines
01:05:16inférieures à 5 ans
01:05:17vous allez classiquement
01:05:18en maison d'arrêt
01:05:19où là on rencontre
01:05:20effectivement des taux
01:05:21de surpopulation
01:05:22assez énormes
01:05:23très récemment
01:05:23j'ai été visiter
01:05:24la prison de Fresnes
01:05:25vous avez aujourd'hui
01:05:27des détenus
01:05:27qui dorment par terre
01:05:28avec des matelas au sol
01:05:293 à 4 détenus
01:05:30par cellule
01:05:31de moins de 9 mètres carrés
01:05:32enfin voilà
01:05:33on en est là aujourd'hui
01:05:34parce qu'il y a un problème
01:05:35de surpopulation carcérale
01:05:36qui fait que tout le monde
01:05:38tout le monde
01:05:39veut l'enfermement
01:05:40on est le pays
01:05:40en Europe
01:05:41qui enferme le plus
01:05:42c'est vrai
01:05:42il faut de l'enfermement
01:05:43sauf qu'aucun maire
01:05:45y compris de droite
01:05:46n'accepte de délivrer
01:05:47vous savez ce fameux permis
01:05:48de construire
01:05:49pour construire plus vite
01:05:50des places de prison
01:05:51donc on a un problème
01:05:52en termes de construction
01:05:53on a un problème
01:05:54en termes de conditions
01:05:54de détention
01:05:55et on a surtout
01:05:56un problème de sécurité
01:05:57alors moi je n'excuserai
01:05:58jamais la corruption
01:05:59il y a de la corruption partout
01:06:00et il y a de la corruption
01:06:01y compris dans l'administration
01:06:03pénitentiaire
01:06:03y compris dans les maisons d'arrêt
01:06:05qui accueillent
01:06:05les courtes peines
01:06:06en particulier
01:06:07liées au narcotrafic
01:06:09mais il y a également
01:06:11d'autres moyens
01:06:11de rétorsion
01:06:12pour les plus récalcitrants
01:06:13et pour les détenus
01:06:14qui ne respectent
01:06:15absolument pas
01:06:16les règles
01:06:17et bien il faut durcir
01:06:18les conditions de détention
01:06:19l'isolement à lui seul
01:06:20ne suffit pas
01:06:21puisqu'ils ont le droit
01:06:22au parloir
01:06:23ils ont le droit
01:06:24ils peuvent échapper
01:06:26à tout moment
01:06:26à la surveillance
01:06:26du personnel pénitentiaire
01:06:28mais on peut activer
01:06:29un régime exorbitant
01:06:30du droit commun
01:06:31c'est à dire
01:06:32les fouilles à nu
01:06:33c'est à dire
01:06:35la palpation
01:06:36y compris
01:06:36les portiques de sécurité
01:06:37mais je vous rappelle
01:06:38que la convention européenne
01:06:40des droits de l'homme
01:06:41nous interdit
01:06:42en fait de fouiller à nu
01:06:43systématiquement
01:06:45les détenus
01:06:45à peine de devoir payer
01:06:48et l'état a déjà été condamné
01:06:50à payer 100 euros
01:06:50par fouille à nu
01:06:52dite illégale
01:06:53c'est dans le code pénitentiaire
01:06:54on ne peut pas fouiller à nu
01:06:55un détenu
01:06:56on peut le fouiller à nu
01:06:57que si c'est
01:06:59la dernière solution possible
01:07:01donc l'administration pénitentiaire
01:07:03doit d'abord prouver
01:07:04que le portique
01:07:05est insuffisant
01:07:06elle doit prouver
01:07:07que la fouille par palpation
01:07:08est insuffisante
01:07:09pour envisager
01:07:10une fouille à nu
01:07:11la réglementation
01:07:12est trop longue
01:07:13elle est beaucoup trop complexe
01:07:14ce qui fait qu'on mélange
01:07:15les détenus
01:07:16les plus dangereux
01:07:17avec les moins dangereux
01:07:18donc je pense que
01:07:19le travail entrepris
01:07:21par Gérald Darmanin
01:07:21n'est pas inintéressant
01:07:22en termes de dangereux
01:07:23on va marquer une courte pause
01:07:24et on reviendra justement
01:07:25sur cette question
01:07:26de la surpopulation carcérale
01:07:28notamment
01:07:28parce que c'est
01:07:29l'argument qui est avancé
01:07:30à travers les condamnations
01:07:31qui ont été faites
01:07:32à l'égard de ceux
01:07:33qui ont commis des méfaits
01:07:34samedi dernier
01:07:35on a vu ces condamnations
01:07:36absolument dérisoires
01:07:37des peines de prison
01:07:38avec sursis
01:07:39des peines de travaux
01:07:42d'intérêt général
01:07:43évidemment
01:07:44les policiers
01:07:45sont un petit peu dégoûtés
01:07:47on peut les comprendre
01:07:48quand ils voient
01:07:49qu'ils arrêtent
01:07:50finalement toujours
01:07:50les mêmes personnes
01:07:51qui ressortent immédiatement
01:07:52de garde à vue
01:07:53ou de prison
01:07:54sur les 500 personnes
01:07:56qui ont été interpellées
01:07:57en région parisienne
01:07:58il y a moins de 5%
01:07:59d'entre elles
01:08:01qui ont été
01:08:01condamnées
01:08:03voilà
01:08:03on y revient
01:08:04juste après la pause
01:08:05avec mes invités
01:08:06sur ce plateau
01:08:07quasiment 12h30
01:08:12sur CNews
01:08:13de retour
01:08:14dans Midi News
01:08:14jusqu'à 14h
01:08:15quasiment 13h30
01:08:16pardon je me trompe
01:08:17le rappel de l'actualité
01:08:18avec vous
01:08:19Somaïa Labidi
01:08:19une de l'actualité
01:08:21Anthony
01:08:21l'incendie meurtri à Harin
01:08:23serait très probablement
01:08:24d'origine accidentelle
01:08:25selon le parquet
01:08:26un incendie
01:08:27qui je vous le rappelle
01:08:28a fait 4 morts
01:08:29dont un enfant
01:08:30un autre
01:08:30est toujours porté disparu
01:08:32et 2 adultes
01:08:33gravement blessés
01:08:33classés en urgence absolue
01:08:35ont été transportés
01:08:36à l'hôpital
01:08:37selon la préfecture
01:08:38de la Marne
01:08:38désormais
01:08:407 départements
01:08:41d'Auvergne-Rhône-Alpes
01:08:42placés en vigilance
01:08:43orange aux orages
01:08:44une vigilance
01:08:45qui entrera en vigueur
01:08:46dès 16h
01:08:47cet après-midi
01:08:48heure à laquelle
01:08:48devrait débuter
01:08:49cet épisode
01:08:50pluvieux
01:08:50orageux
01:08:51selon Météo France
01:08:52un épisode
01:08:53qui s'accompagnera
01:08:54de grêle
01:08:54et de fortes rafales
01:08:55de vent
01:08:56et puis le torchon brûle
01:08:58entre Elon Musk
01:08:58et Donald Trump
01:08:59depuis quelques heures
01:09:00les deux hommes
01:09:01règlent leur compte
01:09:02sur les réseaux sociaux
01:09:03le locataire
01:09:04de la Maison-Blanche
01:09:05a qualifié
01:09:05son ex-allié de fou
01:09:06tandis que le patron
01:09:07de Tesla
01:09:08a accusé
01:09:09le dirigeant républicain
01:09:10d'être impliqué
01:09:11dans l'affaire Epstein
01:09:12entre autres
01:09:12un constat insupportable
01:09:16pour ceux qui nous écoutent
01:09:17ce midi
01:09:17mais également
01:09:18pour les policiers
01:09:19de l'administration pénitentiaire
01:09:20c'est ce contraste
01:09:21entre les images
01:09:21des violences commises
01:09:23le week-end dernier
01:09:24pour la finale
01:09:24de la Ligue des Champions
01:09:25et les peines
01:09:26finalement prononcées
01:09:27elles semblent dérisoires
01:09:29de l'aveu même
01:09:29d'ailleurs
01:09:30du ministre de la Justice
01:09:31Gérald Darmanin
01:09:33je voudrais qu'on fasse
01:09:34le point tout d'abord
01:09:35avec Régine Delfouré
01:09:36Maxime Legay
01:09:36et on en débat
01:09:37sur ce plateau
01:09:38un pompier agressé
01:09:41des commerces caillassés
01:09:43ou encore
01:09:44des forces de l'ordre
01:09:45prises à partie
01:09:46ces scènes de violence
01:09:47qui ont émaillé
01:09:48les rues parisiennes
01:09:49après la victoire
01:09:50du Paris Saint-Germain
01:09:51en Coupe d'Europe
01:09:51ont donné lieu
01:09:52à près de 500 interpellations
01:09:54jugées en comparution immédiate
01:09:56la plupart des auteurs
01:09:57ont écopé
01:09:58de travaux d'intérêt général
01:09:59ou de peines de prison
01:10:00avec sursis
01:10:01On a tous
01:10:02la sensation
01:10:04qu'il y a une impunité
01:10:06galopante
01:10:07dans ce pays
01:10:07et qu'il faille
01:10:09absolument
01:10:09inverser
01:10:10le logiciel
01:10:11pour restaurer
01:10:12l'autorité de l'Etat
01:10:13Argument souvent invoqué
01:10:14pour éviter l'emprisonnement
01:10:16celui de la surpopulation
01:10:17carcérale
01:10:18un raisonnement
01:10:19contesté
01:10:20par ce syndicat pénitentiaire
01:10:22Dès l'instant
01:10:22où le jugement
01:10:23est rendu
01:10:24où la personne
01:10:24est incarcérée
01:10:25à partir de là
01:10:27nous on fait notre job
01:10:27même si effectivement
01:10:29il y a la surpopulation
01:10:30on ne va pas afficher complet
01:10:34en disant
01:10:34non on ne peut pas les prendre
01:10:35parce que si on commence
01:10:37à ne plus incarcérer
01:10:38parce que les prisons
01:10:40sont surpeuplées
01:10:41à ce moment là
01:10:42on perd l'essence
01:10:43complète des peines
01:10:45Au total
01:10:46sur les près de 500 interpellations
01:10:48moins de 5%
01:10:49des interpellés
01:10:50ont été condamnés
01:10:51Mathieu
01:10:54on a une politique pénale
01:10:55aujourd'hui dans l'impasse
01:10:56Oui on est dans l'impasse
01:10:57et on va prendre un exemple
01:10:58qui est assez illustrant
01:10:59c'est la réponse
01:11:00qui a été faite
01:11:00en termes de politique pénale
01:11:02par rapport aux émeutes de 2023
01:11:03sur lesquelles nous
01:11:04on avait travaillé
01:11:05et en fait ce qu'on peut dire
01:11:06tout de suite
01:11:06c'est qu'on voit bien
01:11:07que c'est toujours
01:11:07la même sociologie
01:11:08des jeunes qui viennent
01:11:09moins jeunes d'ailleurs
01:11:10qui viennent foutre le bordel
01:11:12saccager, casser, piller
01:11:13à chaque fois qu'il y a
01:11:14une manifestation sportive
01:11:15ou effectivement
01:11:16la question des émeutes
01:11:18en 2023
01:11:18or ce que l'on voit
01:11:19c'est que quand on regarde
01:11:20le bilan des émeutes de 2023
01:11:21on avait déjà ce même problème
01:11:22même qui était moins grave
01:11:24puisque aux émeutes de 2023
01:11:25souvenez-vous
01:11:26à l'été dernier
01:11:26on avait dit
01:11:27c'était bien
01:11:28parce que la réponse
01:11:28de la justice
01:11:29avait été rapide
01:11:30et effectivement
01:11:30elle avait été rapide
01:11:31puisque 60% des gens
01:11:33qui ont été condamnés
01:11:34sont passés
01:11:35en compagnie
01:11:36immédiate
01:11:36or ce que l'on voit
01:11:37ensuite après
01:11:38c'est que quand on regarde
01:11:39dans le détail
01:11:39des peines qui ont été
01:11:40prononcées par les juges
01:11:41on était en peine de prison
01:11:43en moyenne à 8,9 mois
01:11:45qu'est-ce qu'il se passe
01:11:46quand vous avez une peine de prison
01:11:47moins d'un an de prison
01:11:47vous n'allez pas en prison
01:11:48vous n'allez pas en prison
01:11:49exactement
01:11:49résultat
01:11:50les gens se retrouvent
01:11:51dans la rue
01:11:51donc c'est pas étonnant
01:11:52que l'on retrouve
01:11:53les mêmes aujourd'hui
01:11:54qui saccagent
01:11:54après le match
01:11:55contre le PSG
01:11:56deuxième point
01:11:57c'est en quelque sorte
01:11:58un peu une invitation
01:11:59à recommencer
01:11:59et donc c'est toujours
01:12:00le même sujet
01:12:00sur la politique pénale
01:12:01et j'en terminerai dessus
01:12:02c'est que la peine encourue
01:12:04vous brûlez une école
01:12:06vous brûlez un magasin
01:12:07vous brûlez
01:12:08dans la rue
01:12:10des choses etc
01:12:10la peine encourue
01:12:12ça devrait être
01:12:12admettons 3, 4, 5, 6, 7 ans
01:12:14de prison
01:12:15et pour autant
01:12:16la peine prononcée
01:12:16il y a déjà un écart
01:12:17puisque les juges prononcent
01:12:18des peines qui sont inférieures
01:12:19aux peines encourues
01:12:20et puis ensuite après
01:12:21la peine exécutée
01:12:22ce qui est réeffective
01:12:23soit les gens ne vont pas en prison
01:12:25soit effectivement
01:12:25ça a été dédié dans votre reportage
01:12:26sur population carcérale
01:12:28donc on n'incarcère pas
01:12:29et c'est pour ça
01:12:29qu'on a 100 000 peines de prison
01:12:31qui ne sont pas exécutées
01:12:32et le vrai problème aujourd'hui
01:12:33que soulèvent les policiers
01:12:34je comprends leur problème
01:12:35c'est qu'ils attrapent
01:12:36des délinquants
01:12:36à 9h le matin
01:12:38et à 17h, 18h
01:12:39voire même à midi
01:12:41ils les retrouvent en bas des blocs
01:12:42en train de refaire leurs méfaits
01:12:43Oui le message envoyé
01:12:45est le message de l'impuissance
01:12:47100 000 peines de prison inexécutées
01:12:51dont 16 000 peines de prison ferme inexécutées
01:12:55vous avez aujourd'hui
01:12:5516 000 personnes en France
01:12:57qui attendent d'exécuter
01:12:59leurs peines de prison ferme
01:13:01mais le vrai sujet
01:13:02c'est aussi le sujet politique
01:13:04vous avez ici des peines de prison
01:13:07avec sursis
01:13:08avec une particularité
01:13:09pour avoir assisté
01:13:11à ces audiences
01:13:11de comparution immédiate
01:13:13ici
01:13:14d'avoir des profils
01:13:15de primo délinquants
01:13:16c'est-à-dire qu'on avait face à nous
01:13:17des individus
01:13:18qui n'avaient pas non plus
01:13:19un casier long comme Lebrun
01:13:20et bien le message
01:13:21doit être très ferme
01:13:23dès le premier acte
01:13:25à chaque fois
01:13:26qu'on s'en prend
01:13:27un uniforme de la République
01:13:28et bien il faudrait
01:13:30en France
01:13:31envisager
01:13:32le rétablissement
01:13:33des peines planchers
01:13:34alors à l'époque
01:13:35les peines planchers
01:13:36comment on fait avec 83 000 personnes en prison
01:13:38et 62 000 places ?
01:13:39le problème c'est qu'à l'époque
01:13:41des peines planchers
01:13:42il y avait une dérogation
01:13:43qui était devenue la norme
01:13:45les juges n'appliquaient pas
01:13:46l'application
01:13:47de ces peines planchers
01:13:48de ces peines minimales fermes
01:13:50qui étaient à l'époque
01:13:51en principe automatique
01:13:53il faut aujourd'hui
01:13:54le rétablissement
01:13:55de ces peines planchers
01:13:55de ces peines planchers
01:13:56non pas en cas de récidive
01:13:58mais dès
01:13:59la première atteinte
01:14:01envers un agent
01:14:02de la fonction publique
01:14:03parce que sans prendre
01:14:04un uniforme de la république
01:14:06toucher à un pompier
01:14:07toucher à un douanier
01:14:08toucher à un policier
01:14:10un gendarme
01:14:11y compris à un élu
01:14:12dans le Gers
01:14:12et bien c'est sans prendre
01:14:14à la France
01:14:14donc tu touches
01:14:15à un uniforme de la république
01:14:16le message doit être le suivant
01:14:18le soir même
01:14:19tu dors en prison
01:14:20et aujourd'hui
01:14:21donc des peines effectives
01:14:22et plus courtes
01:14:23il faut construire
01:14:23des places de prison
01:14:23mais il faut des peines effectives
01:14:25et des places de prison aussi
01:14:26aujourd'hui les peines
01:14:27de moins d'un an ferme
01:14:28elles sont toutes aménagées
01:14:29aménagées par un brassé électronique
01:14:32elles ont même été en soi
01:14:33diluées
01:14:34par la réforme Taubira
01:14:35de 2014
01:14:36puisqu'aujourd'hui
01:14:37avec ce principe
01:14:38d'individualisation
01:14:39des peines
01:14:40et bien vous avez droit
01:14:41à tant d'aménagements
01:14:43l'obligation de trouver
01:14:44un travail
01:14:44une formation
01:14:45qui fait que
01:14:46en fait vous n'allez jamais
01:14:46en prison
01:14:47Gérald Darmanin évoquait
01:14:48quelque chose
01:14:49c'est les prisonniers étrangers
01:14:50qui sont en France
01:14:5118 à 19 000 personnes
01:14:52si on enlève
01:14:53les prisonniers étrangers
01:14:54de nos prisons
01:14:55qu'on les renvoie
01:14:56dans leur pays
01:14:57ça fait 19 000 places supplémentaires
01:14:59c'est Gérald Darmanin
01:15:00qui l'a dit lui-même
01:15:01il faut aller là-dessus
01:15:02et c'est exactement
01:15:03l'équivalent
01:15:04de notre surpopulation carcérale
01:15:05il manque des places de prison
01:15:07pour deux raisons
01:15:08un, il y a des gens
01:15:09qui sont en prison
01:15:09alors qu'ils ne devraient pas être
01:15:10et moi je suis d'accord
01:15:12avec Gérald Darmanin
01:15:13aujourd'hui
01:15:13lorsqu'on est un ressortissant étranger
01:15:15et qu'il fout le bordel en France
01:15:17et bien écoutez
01:15:18on n'est pas incarcéré en France
01:15:19mais vivement qu'il soit ministre
01:15:20on va être incarcéré
01:15:21dans un autre pays
01:15:23dans son pays d'origine
01:15:24et moi je dis par exemple
01:15:26aussi un autre point
01:15:27c'est que
01:15:27lorsqu'on a par exemple
01:15:28une surreprésentation
01:15:29de certaines nationalités
01:15:31dans nos prisons
01:15:32en l'occurrence
01:15:33par exemple la nationalité roumaine
01:15:34la nationalité algérienne
01:15:36et bien on peut considérer
01:15:37aujourd'hui
01:15:37que ces pays-là
01:15:38ne nous en voient pas les meilleurs
01:15:39et à partir de ce moment-là
01:15:41considérer que
01:15:41ce sont aussi à ces pays-là
01:15:43s'ils ne veulent pas récupérer
01:15:45les criminels étrangers
01:15:47dans nos prisons
01:15:47et bien c'est eux
01:15:48qui payent les frais d'incarcération
01:15:49et moi je pense
01:15:50qu'un principe simple
01:15:51qu'il faut poser
01:15:51en termes de diplomatie
01:15:52notamment avec l'Algérie
01:15:53par exemple
01:15:54et ça représente 700 millions d'euros
01:15:55quand on avait fait les calculs
01:15:56c'est de dire
01:15:57vous ne voulez pas récupérer
01:15:58les criminels étrangers
01:15:59et on vous comprend
01:15:59parce qu'effectivement
01:16:01ces gens qui sont non désirables
01:16:02et pour vous
01:16:02et pour nous
01:16:03et bien vous payez au moins
01:16:04les frais d'incarcération
01:16:05parce que ça reste quand même
01:16:05vos ressortissants
01:16:06et ce ne sont pas aux Français
01:16:07de subir la double peine
01:16:08à la fois le prix du crime
01:16:10le prix du sang
01:16:11et le prix économique
01:16:13et le prix financier
01:16:13on va parler à présent
01:16:15des home jacking
01:16:15de plus en plus fréquents
01:16:17beaucoup de personnalités
01:16:18en sont victimes
01:16:20la dernière en date
01:16:20était l'animateur
01:16:21Christophe Beaugrand
01:16:22on en a beaucoup parlé hier
01:16:23dont le mari Gislain
01:16:24était frappé
01:16:25à coups de club de golf
01:16:26avant de tomber de son balcon
01:16:27résultat une opération du bras
01:16:29plusieurs points de suture
01:16:29à la tête
01:16:30et je le disais
01:16:30ce couple
01:16:32le couple Beaugrand
01:16:32est loin d'être le seul
01:16:34à subir cela
01:16:35à avoir subi cela
01:16:36je vous propose
01:16:37de faire le point
01:16:38avec Maxime Leguet
01:16:39et on en discute
01:16:39sur ce plateau
01:16:40juste après
01:16:40il est aux alentours
01:16:42de 4h du matin
01:16:43lorsque l'intrusion
01:16:45a eu lieu
01:16:45l'animateur Christophe Beaugrand
01:16:47a été victime
01:16:48d'un home jacking
01:16:49à son domicile
01:16:49dans la nuit
01:16:50de mercredi à jeudi
01:16:52j'ai entendu
01:16:52une espèce de boum
01:16:53j'ai compris tout de suite
01:16:54en fait je pense
01:16:55qu'on a une espèce
01:16:56de réflexe de survie
01:16:57je suis monté
01:16:58dans la chambre
01:16:58de mon petit garçon
01:16:59qui dort au deuxième étage
01:17:00on a trois niveaux
01:17:01dans notre maison
01:17:02et je l'ai pris
01:17:05dans son lit
01:17:06il ne comprenait rien
01:17:06et je ne savais pas
01:17:09quoi faire
01:17:09parce que je me dis
01:17:10si je redescends
01:17:11je vais me retrouver
01:17:11nez à nez
01:17:12avec les malfaiteurs
01:17:13comme lui
01:17:14Jean-Luc Rechman
01:17:15la chanteuse
01:17:15Ayana Kamoura
01:17:16ou encore le chef cuisinier
01:17:17Cyril Lignac
01:17:18ont été visés
01:17:19par ses cambriolages
01:17:20avec séquestration
01:17:21les célébrités
01:17:22cibles non exclusives
01:17:24mais privilégiées
01:17:24par les ravisseurs
01:17:25qui disposent
01:17:26d'un mode opératoire
01:17:27bien rôdé
01:17:28ce sont des auteurs
01:17:29qui agissent souvent
01:17:30masqués
01:17:30et cagoulés
01:17:31ils rentrent
01:17:32dans les habitations
01:17:34par ruse
01:17:34ou par effraction
01:17:35avec du matériel adapté
01:17:37ils ont des armes
01:17:39de poing
01:17:39ils ont des marteaux
01:17:40ils ont des serflex
01:17:41l'action dure entre 3 à 5 minutes
01:17:44c'est très rapide
01:17:45mais c'est d'une extrême violence
01:17:47une violence
01:17:48et des méfaits
01:17:48commis par des profils
01:17:49de plus en plus jeunes
01:17:51ce sont souvent des jeunes
01:17:52âgés de 14 à 20 ans
01:17:53issus de banlieues
01:17:55ou de milieux défavorisés
01:17:56souvent connus
01:17:57des services de police
01:17:59notamment pour des infractions
01:18:00de droits communs
01:18:01selon la préfecture
01:18:02de police de Paris
01:18:03en 2023
01:18:0443% des home jacking
01:18:06commis en Ile-de-France
01:18:07impliquaient des mineurs
01:18:0843% des home jacking
01:18:12en Ile-de-France
01:18:13qui impliquent des mineurs
01:18:14une violence
01:18:15de plus en plus forte
01:18:17et de plus en plus précoce
01:18:18aujourd'hui
01:18:18alors déjà moi
01:18:19je voudrais adresser
01:18:20des mots de compassion
01:18:21et de bon rétablissement
01:18:22à Christophe
01:18:22à son mari
01:18:23parce que le traumatisme
01:18:24quand on subit
01:18:25une agression
01:18:25ou une telle violence
01:18:26il est à vie
01:18:26je pense qu'ils vont le porter
01:18:28pendant des années
01:18:29mais ce qui est dramatique
01:18:30aussi c'est que
01:18:31moi il se trouve
01:18:32que je me suis renseignée
01:18:32auprès d'une société
01:18:33de protection
01:18:33dans mon appartement parisien
01:18:35alors ils proposent
01:18:36des tards d'artifice
01:18:37on a un code contraint
01:18:38c'est-à-dire qu'on fait un code
01:18:39quand on rentre chez soi
01:18:39puis si quelqu'un vous menace
01:18:40vous pouvez faire un faux code
01:18:41et la société comprend
01:18:43que vous avez un souci
01:18:43je vais revenir après
01:18:44sur l'efficacité de ces mesures
01:18:45en tout cas c'est une sécurité
01:18:46vous avez aussi
01:18:47ils vous donnent aussi
01:18:48des petites
01:18:49des genres de montres
01:18:50que vous mettez
01:18:50dans toute la maison
01:18:51notamment dans vos tables de nuit
01:18:52et si vous entendez quelqu'un
01:18:53vous avez fait une étude de marché
01:18:54ils vous proposaient tout ça
01:18:56et je l'ai pris en plus
01:18:58et donc vous appuyez en urgence
01:19:00et ils comprennent
01:19:01que vous avez un souci
01:19:02vous avez aussi des mots de passe
01:19:05si vous ne dites pas le mot de passe
01:19:06ils comprennent qu'il y a un souci
01:19:07mais ils m'ont dit aussi
01:19:08vous savez c'est tellement rapide
01:19:09et tellement sur un délai assez court
01:19:12ces agressions
01:19:13que le temps qu'on soit prévenu
01:19:14on arrive souvent trop tard
01:19:15donc les gens ont le temps
01:19:16de se faire tabesse
01:19:17c'est très rapide
01:19:17c'est-à-dire 3-5 minutes
01:19:18alors ils restent environ
01:19:19même 20 minutes dans la maison
01:19:21mais le temps qu'ils viennent
01:19:22que les secours viennent
01:19:23les agresseurs ont le temps
01:19:25de faire leur méfait
01:19:25et de traumatiser
01:19:27les gens qui vivent dans la maison
01:19:29et de les agresser
01:19:30et qui trouvent une place
01:19:31de ça seulement à Paris
01:19:32vous parlez de qui ?
01:19:34des agresseurs ?
01:19:34des agents de sécurité
01:19:35ils partent en courant
01:19:36les agresseurs
01:19:37ils sont en sécurité
01:19:37ils peuvent se garer n'importe où
01:19:38ils ont des badges pour ça
01:19:40Pascal Vito Panelli
01:19:41alors dans ma carrière de policier
01:19:45j'ai connu bien avant le homejacking
01:19:48ce n'est pas nouveau ce phénomène
01:19:50on les appelait dans les années 99
01:19:52les saucissonneurs des beaux quartiers
01:19:54qui était le grand banditisme
01:19:57qui s'attaquait
01:19:58particulièrement dans le 7e
01:20:00et dans le 16e arrondissement
01:20:01à des gens extrêmement riches
01:20:03on n'avait pas les réseaux sociaux
01:20:06pour les cibler
01:20:06on les ciblait à travers
01:20:084 moyens
01:20:09vous vous rappelez
01:20:10le Wouz Wouz
01:20:10le Botin Mandat
01:20:12les voyous faisaient des planques
01:20:15devant les restaurants chics
01:20:16et au champ de course
01:20:17on faisait un suivi collé
01:20:19notamment de femmes très riches
01:20:21et âgées
01:20:21et on les attaquait à domicile
01:20:23leurs 3 armes
01:20:24c'était le fusil à pompe
01:20:25calibre 12
01:20:25les passes monseigneurs
01:20:27à l'époque
01:20:27et du sparadrap des ménageurs
01:20:29on est sur une nouvelle version
01:20:32il y a 10 ans
01:20:33c'était le car jacking
01:20:34les voyous rentraient
01:20:35dans les maisons
01:20:37pour prendre les voitures
01:20:38or le grand banditisme
01:20:40avec la difficulté
01:20:41de casser les fourgons bancaires
01:20:43et les banques
01:20:43où il n'y a plus d'argent
01:20:44s'est mis à attaquer
01:20:45les particuliers
01:20:46on a un home jacking
01:20:48de célébrités
01:20:48puis un home jacking
01:20:50d'anonymes
01:20:51friqués
01:20:51qui ont de l'argent
01:20:52et qui ne sont pas toujours
01:20:54forcément prudents
01:20:55sur les réseaux
01:20:56notamment dans les stories
01:21:01où on voit la fortune
01:21:03où on est
01:21:03où je suis
01:21:04où sont mes enfants
01:21:05où ils ne sont pas
01:21:06c'est une catastrophe
01:21:07à ne jamais faire
01:21:07et qui par ailleurs
01:21:09dans leur domicile
01:21:10n'ont pas toujours
01:21:11un équipement
01:21:12de sécurité
01:21:13et de sûreté
01:21:14à hauteur de leur fortune
01:21:15et de leur résidence
01:21:16donc tout ça
01:21:17ça permet
01:21:18à des gangs
01:21:19d'intervenir
01:21:20quand je vous parlais
01:21:22des saucissonneurs
01:21:23et c'est là aussi
01:21:23une hybridation
01:21:24ils avaient de 22
01:21:25à 50 ans
01:21:26c'est ce qu'on appelait
01:21:27en PJ
01:21:28des beaux mecs
01:21:28des grands voyous
01:21:29aujourd'hui
01:21:30ils sont très jeunes
01:21:31avec un commanditaire
01:21:32qui est souvent
01:21:33un voyou aguerri
01:21:34qui commande
01:21:35des petites mains
01:21:36et ce qui est étonnant
01:21:37c'est qu'on a une double chose
01:21:39on repère les victimes
01:21:40les cibles
01:21:41sur les réseaux
01:21:42et on recrute aussi
01:21:43les petites mains
01:21:44sur les réseaux
01:21:44on peut se prémunir
01:21:45comment aujourd'hui
01:21:46de ça
01:21:46qu'est-ce qui est le plus efficace
01:21:48l'hyper visibilité
01:21:49c'est l'hyper danger
01:21:51moi je conseille
01:21:51la prudence
01:21:52pour vivre heureux
01:21:53vivons cachés
01:21:54voilà
01:21:54avoir des protocoles
01:21:56de prudence
01:21:57s'équiper chez soi
01:21:58et bien sûr
01:21:59quand on est quelqu'un
01:22:00qui est une grande star
01:22:01les joueurs de football
01:22:02sont ciblés
01:22:03pendant qu'ils jouent au foot
01:22:04les stars de la télé
01:22:06sont ciblés
01:22:06quand ils sont sur les plateaux
01:22:07c'est prendre du personnel
01:22:09de sécurité à la maison
01:22:10quand on en a les moyens
01:22:11parce que quand on touche
01:22:12vous l'avez dit
01:22:13c'est très juste
01:22:14à sa famille
01:22:15à ses enfants
01:22:16c'est un très très gros
01:22:18traumatisme
01:22:19parce qu'on a
01:22:19hyper violence
01:22:20hyper scélération
01:22:21ça va très vite
01:22:22et ça
01:22:23c'est des cicatrices
01:22:24qui restent à vie
01:22:25on va finir avec
01:22:26cet élu roué de coups
01:22:27par son voisin
01:22:28dans le Gers
01:22:28le premier adjoint
01:22:29au maire de Montferrand
01:22:30Saves
01:22:30avait simplement demandé
01:22:32à ce que ce voisin
01:22:33baisse le son de la musique
01:22:34la situation a dégénéré
01:22:36une enquête pénale
01:22:37a été ouverte
01:22:37mais en attendant
01:22:38la victime doit vivre
01:22:39juste à côté de son agresseur
01:22:40les explications
01:22:41une scène d'une grande violence
01:22:46dans une petite commune
01:22:48du sud de la France
01:22:49je filme
01:22:50ces images ont été filmées
01:22:51par l'épouse de la victime
01:22:53on y voit un homme
01:22:54torse nu
01:22:55frapper à plusieurs reprises
01:22:56un autre individu
01:22:58la victime
01:22:58est le premier adjoint au maire
01:23:00il s'était rendu sur place
01:23:02pour demander à son voisin
01:23:03de baisser le volume
01:23:04de sa musique
01:23:05diffusée sur la voix publique
01:23:07le ton est monté
01:23:08relativement rapidement
01:23:09et puis il a fini par se jeter sur moi
01:23:13il m'a roué deux coups
01:23:14moi heureusement
01:23:14j'ai essayé d'esquiver un maximum
01:23:16l'homme mis en cause
01:23:17est connu de la municipalité
01:23:18pour des faits d'incivilité répétés
01:23:21un climat de tension
01:23:22qui cette fois
01:23:23a dégénéré
01:23:24l'agression c'est compliqué
01:23:25parce qu'il n'habite pas
01:23:27très très loin
01:23:27c'est compliqué
01:23:29d'avoir quelqu'un comme ça
01:23:30juste à côté de chez vous
01:23:31qui est toujours en liberté
01:23:32mardi le parquet
01:23:34a dit que c'était juste
01:23:36une purelle de voisinage
01:23:37et du coup
01:23:39madame la maire
01:23:39qui n'était pas d'accord
01:23:40dit qu'effectivement
01:23:41c'est dans le cadre
01:23:42de notre mandat
01:23:43puisque de toute façon
01:23:44il connaît très bien
01:23:45notre statut d'élu
01:23:46il le sait très bien
01:23:47qu'on est élu
01:23:48si la procureure d'Auch
01:23:50précise que la qualité
01:23:52d'élu n'a à ce stade
01:23:53pas été retenue
01:23:54une enquête a été ouverte
01:23:56pour violences volontaires
01:23:57ayant entraîné
01:23:58deux jours d'ITT
01:23:59et pour nuisances sonores
01:24:0061% des maires
01:24:03aujourd'hui ont été victimes
01:24:04d'incivilité
01:24:05depuis 2020
01:24:07une étude Sévipof
01:24:07qui est parue début avril
01:24:09alors là il ne s'agit pas
01:24:10d'un maire
01:24:10mais d'un élu municipal
01:24:11et ils sont confrontés
01:24:13de toute façon
01:24:14aux mêmes problématiques
01:24:15oui absolument
01:24:15malheureusement
01:24:16depuis quelques années
01:24:17maintenant
01:24:17les élus
01:24:18sont victimes
01:24:19de violences
01:24:20en fait les élus
01:24:21ils n'échappent pas
01:24:22à la crise de l'autorité
01:24:23ce qu'on a en France
01:24:24de plus en plus
01:24:26et je crois
01:24:27qu'il faut trouver
01:24:28les moyens
01:24:28d'accompagner ces élus
01:24:29qui malheureusement
01:24:30font le choix
01:24:31de servir
01:24:32et ça c'est plutôt noble
01:24:33comme cause
01:24:34et ils sont victimes
01:24:35dans l'exercice
01:24:36de leurs fonctions
01:24:37et il faut les accompagner
01:24:38donc déjà
01:24:39du point de vue judiciaire
01:24:40alors évidemment
01:24:41ils ont la protection
01:24:42juridique
01:24:43ils se font payer
01:24:44par le conseil municipal
01:24:45mais je crois
01:24:45qu'il faut aussi
01:24:46s'appuyer sur l'innovation
01:24:49je sais qu'il y a
01:24:50un dispositif
01:24:51qui a été créé
01:24:52par une start-up
01:24:53qui est plutôt intéressant
01:24:54qui s'appelle
01:24:54Mon Chérif
01:24:55c'est un petit bouton
01:24:56minuscule
01:24:56que vous portez sur vous
01:24:57et quand vous êtes victime
01:24:59d'une agression
01:24:59vous appuyez
01:25:00alors vous avez la possibilité
01:25:01soit de faire sonner
01:25:02une alarme
01:25:03soit d'appeler la police
01:25:05soit de prévenir
01:25:07un de vos proches
01:25:08et ce qui est bien
01:25:09c'est que c'est géolocalisé
01:25:10donc on sait
01:25:10que vous êtes en danger
01:25:11et à tel endroit
01:25:12et je sais que ça commence
01:25:13à décider
01:25:14C'est bien
01:25:15mais c'est vrai
01:25:15que c'est triste
01:25:15de se dire
01:25:16qu'on est obligé
01:25:16de faire ça
01:25:16dans notre société
01:25:17aujourd'hui
01:25:17Pascal
01:25:18le mot de la fin
01:25:20il nous reste 30 secondes
01:25:20Oui
01:25:21l'application
01:25:22Mon Chérif
01:25:22c'est vraiment
01:25:24la sécurité mobile
01:25:25connectée
01:25:26c'est quelque chose
01:25:27de très efficace
01:25:28qu'invitait
01:25:28Dominique Brogy
01:25:29il faut équiper les maires
01:25:31il faut les protéger
01:25:32il faut en même temps
01:25:34qu'on respecte
01:25:35le public
01:25:35c'est plus possible
01:25:36de voir ces images
01:25:37On arrive à la fin
01:25:39de cette émission
01:25:4013h47 sur CNews
01:25:42Merci à tous mes invités
01:25:43Catherine Rambert
01:25:43Amine Elbaï
01:25:44Madi Saidi
01:25:45Mathieu Hoc
01:25:46et Pascal Bito
01:25:46Panelli
01:25:47vous restez avec nous
01:25:48sur CNews
01:25:49première chaîne info
01:25:49canal 14
01:25:50désormais
01:25:51de la TNT
01:25:52vous retrouvez
01:25:52toutes vos émissions
01:25:53en replay
01:25:54avec le code barre
01:25:55qui s'affiche à l'écran
01:25:56et vous ne bougez pas
01:25:57puisque dans un instant
01:25:58vous allez retrouver
01:25:59Elodie Huchard
01:25:59pour 180 minutes info
01:26:01très bon après-midi
01:26:02très bon week-end
01:26:03à tous sur CNews
01:26:04je vous retrouve demain matin
01:26:05pour la matinale
01:26:05à 5h55
01:26:06Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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