00:00Il me semble qu'il y a deux paramètres à prendre en compte qui n'étaient pas présents il y a une vingtaine d'années.
00:06C'est tout d'abord qu'on a une génération biberonnée aux jeux vidéo et aux réseaux sociaux,
00:11et donc une jeunesse qui supporte de plus en plus mal la frustration.
00:15Et les chiffres, on les explique aussi avec plus d'impulsivité, parce que les gens ne supportent plus rien.
00:21Alors c'est les jeunes, mais c'est aussi entre guillemets les moins jeunes.
00:24Donc il y a quand même une violence intrinsèque à l'homme qui vraiment déborde maintenant complètement dans la société.
00:29C'est aussi un phénomène de décivilisation.
00:32La civilisation, par essence, c'est être capable quand même de dompter son cerveau archaïque,
00:37d'avoir tous les mêmes usages, les mêmes civilités pour arriver à vivre ensemble.
00:43On se rend bien compte que c'est de moins en moins le cas.
00:46Et le deuxième paramètre, c'est quand même l'explosion du narcotrafic avec son corollaire de l'ultra-violence,
00:52que ce soit à Marseille, que ce soit ailleurs.
00:54Il y a une moyenne.
00:55Ça a un impact évidemment sur la jeunesse.
00:57Par exemple, le fait d'hiver de Nice, quand on voit la façon dont ça a été fait,
01:05comme les gens de toute façon reçoivent des images de plus en plus violentes,
01:08où le cerveau de toute façon, d'une façon subliminale, est de plus en plus impacté par un mode opératoire
01:14qui est celui de grands criminels,
01:16il y a évidemment une duplication ensuite sur le terrain,
01:19même quand il s'agit de petites frappes.
01:21Donc même les petites frappes sont de plus en plus violentes.
01:23Donc voilà où on en arrive.
01:24Donc le déni dans lequel est Laurent Nunez est plutôt inquiétant
01:27parce qu'on se rend bien compte qu'il ne va absolument rien régler.
01:30On sait bien, et c'est bien le drame de ces dernières années,
01:33que les ministres de l'Intérieur qui ont essayé, devraient, pour que ça change,
01:37malheureusement n'ont pas eu beaucoup de résultats.
01:39Que ce soit Bruno Retailleau, que ce soit Gérald Darmanin.
01:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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