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L’eurodéputée et présidente du mouvement Identité Libertés, Marion Maréchal était l’invité de #LaGrandeInterview de Sonia Mabrouk dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00La grande interview sur CNews et Européens, mon invitée ce matin est la présidente du mouvement Identité et Liberté,
00:06également eurodéputée. Bonjour et bienvenue Marion Maréchal.
00:08Bonjour.
00:09Merci d'être notre invitée ce matin. Vous êtes également l'auteur de ce livre publié chez Fayard,
00:13« Si tu te sens Le Pen », une autobiographie très politique.
00:17« Si tu te sens Le Pen », c'est d'ailleurs ce que vous écrit votre grand-père, Jean-Marie Le Pen,
00:21pour vous convaincre d'être candidate, c'est en 2012, pour les législatives.
00:25Et tout au long de ce livre, c'est un cheminement pour expliquer cet héritage et comment aussi,
00:29on parlera de la suite, porter vos idées au pouvoir.
00:32Tout d'abord sur l'héritage, Marion Maréchal, dans toutes les successions, vous le savez, il y a le passif,
00:36il y a l'actif, le passif, ce sont des condamnations pour antisémitisme et racisme.
00:41Il y a l'actif, évidemment, que vous détaillez, vous reconnaissez beaucoup, beaucoup de choses,
00:45une vision prophétique également à votre grand-père.
00:48Mais est-ce que vous assumez tout ? Est-ce que vous prenez tout, l'actif et le passif ?
00:51Comme vous l'avez dit, dans ce livre, je reviens nécessairement,
00:53puisque lorsque j'écris ce livre, intervient, entre autres choses, le décès de Jean-Marie Le Pen,
00:57qui mécaniquement me conduit à interroger cet héritage, en quoi je le perpétue,
01:02en quoi je le réinterprète aussi à ma manière, en quoi je le dépasse.
01:05Je parle évidemment d'un certain nombre de désaccords que j'ai pu avoir avec Jean-Marie Le Pen à l'époque,
01:09que je n'ai pas hésité à exprimer publiquement et face à lui,
01:12ce qui était plus compliqué en 2015 qu'en 2026, vous vous en doutez.
01:15Mais je rappelle aussi un certain nombre de choses sur le fait que, oui,
01:18Jean-Marie Le Pen a été un précurseur, je veux dire, aujourd'hui des sujets qui font consensus,
01:22au-delà même d'ailleurs de l'immigration ou de l'islamisation,
01:24sur la mondialisation sauvage, sur la désindustrialisation,
01:27sur le désarmement militaire, sur même l'Union européenne et la perte de souveraineté,
01:32sur tous ces sujets.
01:33Il a été longtemps seul, voilà, et il a porté, et il a, à certains égards,
01:36réhabilité l'idée de patriotisme, qui était considérée comme ayant des relents fascistes
01:40à une certaine époque, et en cela portait l'espoir de millions de Français.
01:44Donc oui, en cela, je revendique aussi fièrement d'être dans la continuité de cet héritage,
01:49et je tâche à mon niveau de le perpétuer et de l'adapter aux défis nouveaux.
01:52Et on se souvient du communiqué de l'Élysée après la mort de Jean-Marie Le Pen,
01:56selon qui, je cite, l'histoire jugera, vous avez été peut-être heurtée ou pas,
02:02par une telle déclaration, est-ce que vous estimez que c'est à l'histoire de juger ?
02:05Vous savez, je crois qu'à certains égards, la mort de Jean-Marie Le Pen,
02:09lui a rendu justice, si on peut dire ainsi,
02:12puisque, à ce moment-là, il y a eu beaucoup d'analyses, quand même,
02:16qui ont, c'est vrai, ont admis que l'homme, dans la complexité de sa vie,
02:21parce qu'on parle de 60 ans de vie politique, ne pouvait pas être réduit aux polémiques,
02:26et qu'il y avait, à travers aussi sa capacité à voir loin,
02:30quelque chose qui sortait, malgré tout, un peu de l'ordinaire.
02:33Et donc, moi, c'est ça, ce que j'essaie d'expliquer à travers ce livre aussi,
02:36qui, vous le dis, est un livre très incarné,
02:38c'est que le combat civilisationnel que je porte,
02:39ce ne sont pas seulement des notions conceptuelles,
02:41la civilisation, la lignée, l'héritage, la tradition, la conservation, la transmission,
02:45ce sont des visages, voilà, et c'est le visage aussi de mes ancêtres,
02:48c'est le visage de mes filles,
02:49et j'essaye de raconter cela à travers ce livre,
02:51parce que, pour moi, évidemment, c'est un combat existentiel.
02:53Oui, d'ailleurs, il n'y a, non pas une contradiction,
02:55mais beaucoup de ceux qui nous regardent et nous écoutent ce matin,
02:57se disent, le titre, c'est « Si tu te sens, Le Pen »,
02:59et on parle de Marion Maréchal.
03:01Que signifie, en 2026, porter le nom Le Pen,
03:04que vous ne portez plus d'ailleurs ?
03:06Est-ce qu'il y a une culpabilité héréditaire,
03:07ou est-ce qu'il y a, comme vous le dites depuis le début,
03:09une forme de fierté malgré tout ?
03:11Alors, cette phrase « Si tu te sens, Le Pen » est une citation,
03:14puisque c'est la dernière phrase, en effet,
03:15que de la lettre, en fait, que mon grand-père m'adresse en 2012,
03:18pour m'enjoindre de m'engager en politique
03:20et d'être candidate à la députation à Carpentras.
03:22Moi, je comprends, en fait, à travers cette phrase « Si tu te sens, Le Pen »,
03:26qui m'a un peu piqué au vif, piqué mon orgueil
03:28et qui en appelait à mon sens du devoir,
03:30c'était « Si tu en as le courage »,
03:32en fait, « Si tu te sens, Le Pen »,
03:33c'est une attitude face aux événements, pour moi,
03:35c'est-à-dire le fait de ne pas avoir peur du politiquement correct,
03:37de sortir des modes et des conventions du moment,
03:40d'être capable de regarder loin,
03:42d'être toujours et avant tout soucieux des intérêts des Français.
03:45En cela, beaucoup de militants et d'électeurs
03:48se sont sentis Le Pen, si je puis dire, bien avant moi.
03:50Donc, ça va au-delà de ça.
03:52Quant à ce nom, en réalité, j'en parle longuement dans le livre,
03:56j'ai un rapport très intime à ce nom,
03:58puisque j'en parle, mon histoire personnelle
04:02et l'histoire de ma naissance fait que je me suis appelée
04:04pendant trois ans Marion Le Pen,
04:06avant d'être adoptée par mon père actuel
04:09et de devenir Marion Maréchal.
04:10Donc, ces deux noms ont toujours fait partie de ma vie.
04:12Et ce nom, moi, j'en suis fière,
04:14pour toutes les raisons que je viens d'évoquer,
04:17et il a longtemps été, et peut-être encore aujourd'hui,
04:19une forme d'étendard.
04:21Voilà.
04:21Et donc, à ce titre,
04:23bon, moi, j'ai pas dit...
04:24Comme mes adversaires, vous savez, régulièrement sur les plateaux,
04:26essayent de me mettre mal à l'aise en m'appelant Marion Maréchal Le Pen.
04:28Mais enfin, ils perdent leur temps,
04:29parce qu'objectivement, ça me pose...
04:30Mais vous dites, c'est une attitude.
04:31C'est une attitude.
04:32Et même un étendard, vous assumez tout.
04:35Vous dites aussi d'un autre personnage, d'ailleurs,
04:37et on va y venir.
04:38Vous avez créé la polémique en début de semaine,
04:41un autre personnage qui est Donald Trump,
04:42au risque de choquer,
04:43jusqu'à qualifier d'accident malheureux,
04:46je cite la mort d'opposant à la controversée politique de l'immigration aux Etats-Unis.
04:50Vous avez provoqué un tollé.
04:52Est-ce que vous assumez, là encore, une attitude, une provocation ?
04:55Moi, j'ai pas du tout, contrairement à ce qui peut être dit,
04:57un tempérament provocateur.
04:59J'aime pas la polémique pour la polémique.
05:01En revanche, quand j'aime pouvoir dire les choses,
05:03et je n'ai pas peur de dire les choses,
05:04quand bien même cela pourrait-il déplaire sur le plateau de France Inter,
05:07ce qui a été le cas,
05:09je parle dans ce livre de Donald Trump,
05:10je parle de la leçon politique qu'il donne et qui devrait nous inspirer,
05:13non pas d'ailleurs sur l'affaire, en l'occurrence,
05:15relative à la politique d'immigration,
05:17mais, on va dire, sur une forme de réhabilitation de la volonté
05:20et de l'efficacité politique sur la technobureaucratie,
05:22sur le gouvernement des juges.
05:25C'est ce dont je parle dans le livre.
05:26Maintenant, en ce qui concerne...
05:27Vous regrettez les propos sur un accident malheureux ?
05:29Non, je regrette pas les propos.
05:30Je vais vous redonner le contexte de tout cela,
05:32qui est très simple, en fait.
05:33Déjà, premièrement, qu'est-ce que je dis sur France Inter ?
05:36Je commence par dire que je vois une sorte de manœuvre de diversion.
05:39Ça veut dire que depuis maintenant quelques jours,
05:41on est tous devenus chroniqueurs de l'actualité américaine,
05:43comme si ce qui se passait à 7000 kilomètres de chez nous
05:45devait davantage nous occuper que les drames qui se déroulent sous nos yeux.
05:50Voilà, et je disais à Benjamin Duhamel, en l'occurrence,
05:52que je trouvais très étonnant de passer quasiment l'intégralité de l'interview
05:55sur un drame tout à fait regrettable,
05:57personne ne remet ça en cause,
05:58qui se passe aux États-Unis,
06:01alors même que quelques jours auparavant,
06:02une vieille femme de 90 ans, vous imaginez, l'horreur a été violée.
06:05Vous êtes sur deux antennes où on a parlé des deux événements.
06:08Est-ce que ce matin, vous regrettez quand même le mot d'accident malheureux ?
06:10Je finis là-dessus et je vous réponds.
06:12Une femme de 90 ans à Nice, il y a quelques jours de ça,
06:14qui a été violée par un clandestin sous OQTF,
06:16qui était pourtant assigné à résidence.
06:17Voilà, et donc, ce que je n'aime pas, si vous voulez,
06:20c'est l'impression, pas l'impression d'ailleurs,
06:22parce que c'est assez grossier, disons-le,
06:23d'utiliser la polémique aux États-Unis
06:26pour, en fait, culpabiliser les Français de vouloir réguler l'immigration.
06:30En fait, ce qu'on essaie de dire aux Français,
06:31c'est, regardez, si vous voulez réduire l'immigration
06:33ou organiser l'expulsion de clandestins,
06:34en fait, ce que vous voulez, c'est tirer sur les gens dans la rue.
06:36Voilà, et moi, je refuse...
06:37Non, je sais que ce n'est pas la vôtre responsable politique
06:39qui dit un accident malheureux de la mort
06:41et qui est une tragédie, évidemment,
06:43et un drame d'une personne,
06:45donc un responsable politique,
06:46est-ce que vous avez assumé ces mots ?
06:47J'assume tout.
06:48Vous assumez tout ?
06:49Oui, oui, mais ce que je suis en train de vous dire,
06:51c'est qu'on regarde ces événements, d'ailleurs,
06:53avec le filtre, disons-le, du regard français,
06:55ce qui est tout à fait normal,
06:56et même, à l'heure, le filtre de la propagande du service public.
07:01Pourquoi ?
07:01Parce qu'une fois de plus,
07:02je ne suis pas en train de vous dire que cet accident
07:04et ce drame, d'ailleurs,
07:05parce que quand je parle d'accident,
07:06je parle, en l'occurrence, du dernier événement,
07:08puisque manifestement, il y a une confusion,
07:09il y a deux versions qui s'opposent,
07:11puisque cet homme qui a été dramatiquement abattu,
07:15mais une fois de plus,
07:15moi, je ne me vois pas du tout
07:16pour importer les méthodes américaines,
07:17et je ne suis pas en train de défendre cela.
07:18Ce que je suis en train de vous dire,
07:19c'est que nous sommes face à une police
07:21qui est présentée comme quasiment une milice de Trump,
07:23alors qu'elle existe depuis 2003,
07:25dont le dirigeant, je le rappelle quand même,
07:26a été, à l'époque, récompensé par Barack Obama,
07:30et face à une police qui intervient
07:33dans 70% des interpellations de clandestins,
07:35face à des gens qui sont des criminels
07:37ou des gens dangereux.
07:38La dernière affaire qui nous occupe,
07:39il voulait interpeller un homme
07:40qui était accusé de violences conjugales.
07:43Et on a face à cela,
07:45et on a face à cela,
07:45l'organisation de toute une méthode,
07:48finalement, très bien huilée,
07:50disons-le, de la gauche et de l'extrême-gauche,
07:51avec d'ailleurs la complicité
07:52des États fédérés démocrates,
07:54pour bloquer cela.
07:55Vous-même, vous parlez beaucoup de cet événement
07:57en entrant dans les détails.
07:59Oui, non, mais il y a probablement
08:01des éléments d'extrême-gauche.
08:02Voilà, et parce que je veux vous dire que...
08:04Faut-il pour autant ne pas condamner
08:05Non, mais je veux dire,
08:06bien sûr que moi, je regrette ce qui se passe,
08:08et tout doit être évité.
08:09Je veux dire, la mort d'un homme,
08:10quelle qu'elle soit, est dramatique, d'ailleurs.
08:12Mais j'essaye de recontextualiser
08:13pour sortir un peu, si vous voulez,
08:14de l'émotion, et une fois de plus.
08:16Et vous avez raison de le dire,
08:17on passe beaucoup de temps sur cette affaire,
08:18mais moi, ce qui m'intéresse,
08:20c'est d'abord et avant tout de dire
08:21que nous sommes en France,
08:22et que je ne suis pas...
08:23C'est pas un alignement sur...
08:24Mais la question, je ne suis pas la police,
08:26et puis que je ne suis pas la police
08:26de la police américaine, si vous voulez.
08:28Est-ce qu'on peut défendre une ligne ?
08:30Est-ce qu'on peut défendre la souveraineté
08:32en étant dans une position aussi,
08:34certains diraient, atlantiste ?
08:36Écoutez, moi, je n'ai aucun problème
08:38de cohérence de ce point de vue-là.
08:39C'est d'ailleurs ce que j'expliquais
08:40sur le plateau de vos concurrents.
08:42C'est très simple.
08:43Moi, j'ai des combats communs
08:44avec Donald Trump,
08:44ce serait ridicule de le nier,
08:46qui sont des combats très actuels
08:47contre le wokisme,
08:48face à l'immigration de masse,
08:50face au grand remplacement,
08:51face aux dérives aujourd'hui
08:52de l'islamisme, le narcotrafic.
08:54Je pourrais vous en citer beaucoup.
08:55Ce sont des défis communs, d'ailleurs,
08:56aux États-Unis et aux Européens.
08:57Et je constate,
08:58on le voit notamment dans son discours à Davos,
09:00que Donald Trump est parfois plus lucide
09:02lorsqu'il dit qu'on ne reconnaît plus
09:03certaines villes européennes
09:04que nos propres dirigeants européens.
09:06Donc ça, il n'y a pas de débat.
09:07Maintenant, moi, je ne découvre pas,
09:08si vous voulez, que les Américains,
09:10que ce soit des administrations
09:12de gauche ou de droite,
09:13sont des concurrents géopolitiques
09:15et économiques, parfois féroces.
09:17Je veux dire, j'ai dénoncé l'accord
09:19que je considérais inique à notre égard
09:21avec les États-Unis en juillet dernier.
09:23Je n'ai pas oublié, sous Obama,
09:25les affaires Alstom, les affaires d'espionnage.
09:28Comme le disent certains de vos détracteurs,
09:30je n'ai pas oublié, par exemple,
09:31Laurent Joffrin ou d'autres,
09:32qui parlent d'apologie de Trump,
09:33de relativisation des crimes policiers,
09:37de tournant autoritariste.
09:38Oui, on a bien compris qu'on a aujourd'hui
09:40des gens de gauche qui essayent,
09:42comme d'habitude, d'ailleurs,
09:44de caricaturer, de mentir
09:45et d'être dans l'outrance
09:46pour tenter de diaboliser une position
09:48qui, me semble-t-il, a une vraie cohérence,
09:49c'est-à-dire d'abord et avant tout
09:50la défense des intérêts français et européens.
09:53Moi, je ne reproche pas Donald Trump
09:54de défendre les intérêts américains.
09:56Je demande simplement aux dirigeants français
09:57de défendre les intérêts français.
09:59Et je dis simplement
10:00que quand il y a des combats communs
10:01à travailler ensemble,
10:02quand il y a évidemment des combats divergents,
10:04avant d'abord et avant tout
10:06la défense de la souveraineté française et européenne.
10:07Alors, quand il y a des combats communs
10:08à travailler ensemble,
10:09d'ailleurs, ça vaut peut-être aussi
10:10pour certains partis politiques en France,
10:12peut-être aussi autour de vous
10:14et votre propre famille.
10:15Parce que vous écrivez,
10:17c'est ce que je disais,
10:17c'est parfois intime,
10:19on reviendra sur votre enfance dans ce livre,
10:21mais sur la partie familiale et politique,
10:23vous parlez de moments de joie,
10:25comme dans toute famille,
10:25mais aussi de scandales,
10:27de séparations.
10:27Et vous dites, dans ce clan,
10:29on sème d'un amour noueux,
10:30rugueux, mais enraciné.
10:32À la manière des vieux chênes,
10:33chez nous, le lien compte plus
10:34que l'ambition, la fierté ou l'argent.
10:37Et après la tempête,
10:37il est toujours possible
10:38de réparer les corses brisées.
10:40On pense bien sûr à la relation
10:42entre Marine Le Pen et son père,
10:44avant de parler avec vous,
10:45au conflit ouvert,
10:46à son exclusion à lui, du FN.
10:48Et vous êtes à ce moment,
10:49Marion Marchal,
10:50totalement prise en étau,
10:52en tenaille,
10:53d'un point de vue affectif,
10:54mais politiquement,
10:55est-ce que vous comprenez
10:56à ce moment-là
10:56que Marine Le Pen,
10:58elle veut acter
10:58de la dédiabolisation,
11:00de ce qu'on avait appelé
11:00la notabilisation ?
11:02Oui, en l'occurrence,
11:05merci de citer ce passage,
11:06puisque c'est vrai que moi,
11:07j'ai la chance d'appartenir
11:07à une famille assez atypique
11:08et bien des égards.
11:09Et parmi cette particularité,
11:11en effet,
11:11une certaine propension au pardon,
11:13ce qui n'est pas donné
11:13à toutes les familles
11:14qui parfois se sont amenées
11:15à se déchirer publiquement,
11:16même parfois malgré nous.
11:18Le pardon peut durer,
11:19et il arrive après quand même
11:20des années assez rudes.
11:21Oui, mais il advient,
11:23quoi qu'il arrive.
11:24Et c'est vrai qu'à la fin,
11:25je l'explique longuement dans le livre,
11:26moi, j'ai eu un certain nombre
11:27de désaccords politiques,
11:28qu'en l'occurrence stratégique
11:29et que Marine Le Pen fut un temps
11:30lorsque j'étais députée
11:31du Front National.
11:32Ça ne nous a pas empêchés
11:33aujourd'hui de trouver le chemin
11:34pour travailler ensemble
11:35et préparer l'élection présidentielle
11:37à venir,
11:37qui est une échéance
11:38évidemment extrêmement importante.
11:40Je me retrouve
11:41à un certain moment,
11:42on va dire,
11:42de la vie du parti,
11:43en effet, prise en étau
11:45politiquement,
11:46effectivement,
11:47entre cette affaire
11:48de Jean-Marie Le Pen
11:49et Marine Le Pen.
11:51Donc c'est vrai que c'est
11:51un moment extrêmement compliqué
11:52pour moi.
11:53Ce que je reconnais
11:53à Marine Le Pen,
11:54indépendamment des différences
11:55que nous pouvons avoir,
11:56c'est d'être
11:57un grand chef politique.
11:58Personne ne pourra lui enlever ça.
11:59C'est une femme
11:59d'une grande pugnacité,
12:01d'un grand courage,
12:02qui a des convictions sincères
12:04et c'est ce qui nous rassemble aussi
12:06et durement ancrée
12:08et c'est ce qui fait
12:09que aussi parfois
12:10nous avons tenu
12:11sur nos positions
12:11et ce qui a pu conduire
12:13parfois à quelques incompréhensions
12:14mais je crois qu'aujourd'hui
12:15et c'est d'ailleurs
12:16tout l'objet de la présence
12:18me semble-t-il hier
12:19à la soirée de lancement
12:19de Jordan Bardella,
12:20d'Éric Ciotti,
12:21et même le lancement
12:22de votre livre.
12:22Exactement.
12:23Jordan Bardella était présente,
12:24Marine Le Pen
12:25a réagi sur
12:27X,
12:27elle s'est excusée
12:28mais on a vu évidemment
12:29tout ce qu'elle...
12:30Exactement.
12:31Et puis Nicolas Dupont-Aignan
12:32était là,
12:32Éric Ciotti était là.
12:34Vous y avez vu
12:35l'union des droits.
12:36Symboliquement,
12:37j'ai été heureuse
12:38de voir que le fait
12:39d'être présents tous
12:40dans cette salle
12:41puisse être peut-être
12:42le prémis
12:43à ce que nous pourrons faire
12:44très intelligemment,
12:44je l'espère,
12:45ensemble à l'occasion
12:46des élections à venir
12:47pour faire en sorte
12:47de faire 50 plus 1
12:49le jour venu.
12:49Alors on voit les présents,
12:51il y a aussi les absents,
12:52je vais parler de ceux-là,
12:54notamment d'Éric Zemmour.
12:56D'ailleurs,
12:57vous dites cette phrase,
12:59vous avez acté
13:00de la séparation,
13:02la cohérence,
13:02la vision,
13:03la stratégie
13:03font que je penche
13:05pour Éric Zemmour.
13:06Ça c'était quand
13:06vous l'avez rejoint,
13:07c'était dans le Figaro
13:08il y a quelques temps.
13:09C'est certain
13:10mais il y a un sujet familial.
13:12Vous êtes alors là encore
13:13à la croisée des chemins,
13:14prise dans un tourbillon
13:15de sentiments contradictoires
13:16auxquels s'ajoutaient,
13:17je le dis,
13:18les émotions fluctuantes
13:20liées à votre grossesse
13:21à ce moment-là.
13:22Ce n'est jamais anodin
13:23mais c'était comme si
13:24vous passiez
13:24dans le camp adverse.
13:25Aujourd'hui,
13:25c'est digéré,
13:26c'est derrière vous ?
13:27Oui,
13:27je parle de tout ce moment
13:29qui a été très compliqué
13:29lorsque j'ai décidé
13:30de soutenir Éric Zemmour
13:31en 2022.
13:33Je parle de toutes
13:34les complications
13:34que ça représente
13:35personnellement,
13:36politiquement pour moi
13:36étant justement
13:37à certains égards
13:38une Le Pen
13:39et venant bien sûr
13:40à l'époque du Front National
13:41même si j'avais quitté
13:42la vie politique
13:42depuis quelques années.
13:44C'est vrai que c'est
13:44une décision compliquée
13:45mais c'est une décision
13:46cohérente sur le plan idéologique
13:47parce que moi d'ailleurs
13:48je n'ai pas changé d'avis.
13:48Il y a évidemment
13:49énormément de choses
13:50dans ce que je défends
13:51et ce que je défendais
13:52même depuis longtemps
13:53déjà au Front National
13:54qui me rapprochait
13:56de la ligne d'Éric Zemmour
13:57et donc je raconte
13:58y compris d'ailleurs
13:59ce moment où
14:00jusqu'à mon exclusion
14:01de Reconquête
14:01parce que nous avons
14:02une divergence stratégique.
14:03Moi je suis rentrée
14:03sur la promesse
14:04de l'union des droites
14:05et je constate factuellement
14:07lorsque je suis dans Reconquête
14:08que tout n'est pas fait
14:09pour permettre
14:10cette union des droites
14:11avec la tentation permanente
14:12de vouloir en priorité
14:13attaquer le Rassemblement National
14:15alors que moi
14:16j'ai des différends.
14:16Je ne suis pas
14:16au Rassemblement National
14:17aujourd'hui je suis un allié,
14:18j'ai mon propre mouvement
14:19Identité et Liberté
14:20mais pour autant
14:21ce n'est pas mon adversaire
14:23principal
14:23et je considère
14:24qu'on doit travailler ensemble.
14:25Vous dites ma relation
14:26personnelle avec Éric Zemmour
14:27est devenue à ce moment-là
14:28de plus en plus froide
14:28et difficile
14:29écrivez-vous
14:30et vous expliquez
14:31que chaque jour
14:31démontrera par la suite
14:32que le seul objectif
14:33d'Éric Zemmour
14:34c'est de prendre sa revanche
14:35sur Marine Le Pen
14:36Éric Zemmour vous a répondu
14:37ces derniers temps
14:38il vous qualifie
14:39d'opportuniste
14:40qui a savamment préparé
14:41sa trahison
14:41pour retourner au Berca
14:42et au RN
14:43qui vous a d'ailleurs
14:44rejeté
14:44affirme-t-il.
14:45Est-ce là la politique
14:48que vous défendez
14:49parce que je trouve
14:50que c'est en contradiction
14:51avec tout ce que vous dites
14:52dans votre livre ?
14:52Non mais je vais vous dire
14:53très franchement
14:53pour quiconque a lu le livre
14:55et lira
14:55j'espère me fera l'honneur
14:56de lire le livre
14:57vous verrez que ce n'est pas
14:57un livre qui règle des comptes
14:59voilà
14:59j'explique des différences
15:00mais je ne rentre pas
15:02dans le détail
15:02je ne suis pas dans l'attaque
15:03à Dominem
15:03moi je vais vous dire
15:04et je vous mets très à l'aise
15:05malgré tout cela
15:06et malgré ce qui a pu
15:07me séparer
15:08même stratégiquement
15:09en l'occurrence
15:09de la position d'Éric Zemmour
15:11je plaide pour que
15:12demain Reconquête
15:13puisse aussi faire partie
15:14d'une grande coalition
15:15donc voilà
15:16je dépasse on va dire
15:17ce qu'il a pu vous poser
15:18Et cette phrase
15:19il vous dit
15:19Marion avec Bardella
15:20tu as le syndrome
15:21de la femme battue
15:21qu'est-ce que ça veut dire ?
15:22Oui il ne le nie pas d'ailleurs
15:23quand on lui en parle
15:25oui très simplement
15:26qu'il considérait
15:27que j'étais trop tendre
15:28comme il le disait
15:29avec Jordan Bardella
15:29que j'aurais dû d'abord
15:30et avant tout
15:31concentrer mes attaques sur lui
15:32ce que je ne croyais pas
15:33durant les élections européennes
15:34puisque je savais
15:35que nous serions amenés
15:36à travailler ensemble
15:37demain au Parlement européen
15:37ce que nous faisons aujourd'hui
15:38si nous obtenons des victoires
15:39aujourd'hui au Parlement européen
15:40Donc c'est vous qui avez
15:40la vision prophétique
15:41c'est vous qui avez
15:42j'ai pas cette emblutite
15:44sur l'union des droites
15:45j'ai pas cette prétention
15:47de vision prophétique
15:48en tout cas ce qui est sûr
15:48c'est qu'on ne pourra pas
15:49m'enlever déjà depuis 2012
15:51d'avoir m'être battu
15:52pour défendre cette coalition
15:53des droites
15:54Et pourquoi ne l'ont-ils pas compris ?
15:55Je vous fais réagir
15:56une question sur Sarah Knafo
15:57qui réussit les premiers pas
15:59de sa campagne à Paris
16:00mais délesté des polémiques
16:01de sujets clivants
16:03comme le grand remplacement
16:04ou les vocations de Pétain
16:07C'est une autre candidate
16:09ou c'est un bloc
16:11avec les mêmes idées comme vous ?
16:12Ce sera à elle de le dire
16:14et de le démontrer
16:15dans les années à venir
16:16je ne sais pas exactement
16:18ce qu'elle a en tête
16:18ni pour les élections
16:21présidentielles à venir
16:21ni pour l'après
16:22on ne pourra pas enlever
16:24à Sarah Knafo son dynamisme
16:25ça c'est une absolue évidence
16:27maintenant c'est vrai
16:28que je ne suis pas très au clair
16:30sur ce qu'elle compte faire
16:31de cette candidature à l'issue
16:32puisqu'elle laisse entendre
16:32qu'elle pourrait in fine
16:33peut-être même se désister
16:34pour Rachida Dati
16:36si elle était qualifiée
16:37au second tour
16:37moi je vais vous dire
16:39quand je vois ce que fait
16:41Rachida Dati
16:41ou plutôt ce qu'elle ne fait pas
16:42au ministère de la Culture
16:43quand je vois le bilan
16:44qui a été le sien
16:44en tant que garde des Sceaux
16:45j'ai du mal à considérer
16:46que Rachida Dati
16:47est la garantie
16:48qu'une vraie politique de droite
16:49soit conduite
16:50demain à Paris
16:52donc je ne voudrais pas
16:53que les électeurs de droite
16:54se fassent avoir
16:55et c'est pourquoi d'ailleurs
16:55personnellement
16:57je soutiens la candidature
16:58de Thierry Mariani
16:58et je considère qu'il faut
17:00que le camp national
17:01rentre au conseil de Paris
17:02précisément
17:03pour être un empêcheur
17:04de tourner en rond
17:05et pour s'assurer
17:05qu'une vraie politique de droite
17:06soit assurée
17:07et contraindre finalement
17:08Rachida Dati
17:09de devoir composer
17:10avec cette branche-là
17:10pour permettre
17:11qu'il y ait un vrai changement
17:12dans cette capitale
17:13qui est tant attendue
17:14politique de droite
17:15on interroge souvent
17:17d'ailleurs le bilan
17:17des responsables de droite
17:18au gouvernement
17:19c'est le cas pour Bruno Rotaillot
17:21on a eu les chiffres
17:22récemment de l'immigration
17:23avec une hausse
17:25de la délivrance
17:25des titres de séjour
17:26de 11%
17:28ce qui a abouti
17:29à un record absolu
17:30lui se défend
17:30affirmant qu'il y a
17:32une véritable offensive
17:33il y a eu une offensive
17:34contre sa politique
17:35depuis le ministère
17:36des affaires étrangères
17:37qu'en pensez-vous
17:38à ce qu'il a fait
17:38ce qu'il a pu
17:39là où il était ?
17:41Je pense que
17:42Bruno Rotaillot
17:43en fait a été prisonnier
17:44si je puis dire
17:45du gouvernement
17:46qui était le sien
17:47c'est-à-dire
17:47un gouvernement macroniste
17:48avec une incapacité
17:50à avoir une ligne directrice
17:51et une vision
17:51si on veut avoir
17:52une réponse structurelle
17:53efficace sur l'immigration
17:54ce qui est l'urgence absolue
17:55ce qui pour moi
17:56est le sujet central
17:57parce que l'impact
17:57en réalité est massif
17:58sur tous les sujets
17:59notamment budgétaires
17:59on aura peut-être
18:00le temps d'en parler
18:00il faut qu'il y ait
18:02une vision globale
18:05la limite de l'exercice
18:06y compris pour les républicains
18:07à imaginer pouvoir peser
18:09dans un gouvernement
18:09qui en fait est tenu
18:10aujourd'hui par les socialistes
18:11et qui est dirigé
18:12par les macronistes
18:13et donc moi
18:13ce que j'espère
18:14la culture du compromis
18:16pour vous
18:16c'est de la compromission
18:17quand on dit faut
18:18un budget à la France
18:19et malgré tout
18:19on se met autour d'une table
18:20ce qu'ils appellent
18:21en fait du compromis
18:22aboutit à de l'impuissance
18:23et en réalité même
18:24à ce qu'une politique
18:25de gauche soit menée
18:25on le voit avec le budget
18:26donc j'espère que
18:27cette leçon sera tirée
18:28et qu'ils sauront choisir
18:29davantage leurs alliés
18:31dans les semaines à venir
18:31pour espérer
18:32parce que moi
18:33je ne remets pas en cause
18:33la sincérité de Bruno Retailleau
18:35je pense simplement
18:36que malheureusement
18:37il ne s'est pas donné
18:37les moyens
18:38pour être un des acteurs
18:39de l'union des droites
18:40je l'espère
18:41en tout cas vous savez
18:41que je plaide pour cela
18:42depuis longtemps
18:42mais c'est intéressant
18:43vous parler des différences
18:44qu'on peut avoir
18:45des compromissions
18:46ou du compromis
18:47vous-même
18:47puisque tout à l'heure
18:48on a parlé de Marine Le Pen
18:49vous avez des différences
18:50avec elle assez importantes
18:51sur les thèmes sociétaux
18:53je pense notamment
18:53à l'euthanasie
18:55vous avez une position
18:56qui est celle
18:58que l'on connaît
18:58depuis longtemps
18:59Marine Le Pen
19:00est certains diront
19:01plus nuancée
19:02elle est opposée
19:03à l'euthanasie
19:03en l'occurrence
19:04elle l'a dit publiquement
19:05oui oui
19:05elle l'a dit publiquement
19:06tout comme Jordan Bernella
19:07en l'occurrence
19:08donc ça ne fait pas partie
19:08des points d'hypergénération
19:09mais reconnaissant
19:09qu'ORN comme Sébastien Chenu
19:11c'est une autre opposition
19:12ah oui mais c'est le principe même
19:14si vous voulez d'une coalition
19:14c'est quand même
19:15d'être capable d'additionner
19:16des gens qui ont des sensibilités
19:17différentes mais qui sont
19:18quand même disons-le
19:19d'accord sur le choc
19:19des civilisations
19:20sur le grand remplacement
19:21on ne le reconnaît pas
19:21mais qui sont quand même
19:22contrairement à vous
19:23vous comprenez bien
19:23qu'ils sont quand même
19:23d'accord sur l'essentiel
19:25et en l'occurrence
19:26je pense que Bruno Retailleau
19:27a des différences majeures
19:30avec les macronistes
19:31et avec les socialistes
19:32et on le voit notamment
19:32sur les questions économiques
19:33donc à un moment donné
19:34il faut quand même
19:35faire la différence
19:35entre les alliés potentiels
19:36et les adversaires existentiels
19:38et je pense qu'une fois de plus
19:39l'alliance avec la Macronie
19:40adversaire existentiel
19:41à ce point
19:41ah bah je pense
19:42vous ne trouvez
19:43rien de commun
19:44dans ce que vous êtes
19:45dans la manière
19:46avec laquelle vous faites
19:46vous appréhendez la politique
19:48avec Emmanuel Macron
19:49et d'autres
19:50rien ?
19:50rien de commun
19:52je pense qu'il y a
19:53par exemple
19:54je devais aller un peu
19:54dans le détail
19:55je pense par exemple
19:55qu'il y a un certain nombre
19:56de personnalités
19:56chez Horizon
19:57avec lequel il y aurait
19:58peut-être des choses à faire
19:59beaucoup d'ailleurs interpellés
20:00quand vous avez parlé de cela
20:01certains se sont dit
20:01mais quel rapport
20:02entre Marie-Anne-Marie
20:03et Edouard Philippe
20:04non mais alors l'occurrence
20:05je ne parlais pas
20:06forcément d'Edouard Philippe
20:07mais je pense par exemple
20:08à une présidente de région
20:09comme celle des Pays-la-Loire
20:09Christelle Morancet
20:10qui a eu des résultats significatifs
20:12notamment sur les questions économiques
20:14et dans la lutte contre
20:15on va dire les dérives
20:17aujourd'hui
20:17du financement
20:22de dialoguer avec des gens
20:23avec qui on partage des choses
20:24qu'est-ce que j'ai en commun
20:24en effet avec Emmanuel Macron
20:25aujourd'hui quand je vois son bilan
20:26non objectivement
20:28pas grand-chose
20:28voilà parce que derrière les mots
20:29vous l'avez dit
20:30le résultat c'est celui
20:31que vous venez de donner
20:32c'est-à-dire une explosion
20:32de l'immigration
20:33il n'y a jamais autant d'immigrés
20:34qui sont rentrés sur le sol français
20:35qui sont présents sur le sol français
20:36nous sommes complètement désarmés
20:38aujourd'hui sur le plan géopolitique
20:40parce qu'il a fait des embardés
20:42si je peux dire
20:42dans ces positions
20:43qui sont absolument dramatiques
20:44le résultat économique
20:45est un drame un volontarisme
20:47sur l'Ukraine et d'autres
20:48y compris à l'international
20:49oui enfin un volontarisme changeant
20:51et qui aboutit
20:51à ce que nous soyons
20:52totalement marginalisés
20:53et aujourd'hui on découvre
20:54ce qui fait quand même
20:55extrêmement mal au cœur
20:56que les français sont en moyenne
20:57plus pauvres
20:58que la plupart des européens
21:00donc non je ne peux pas
21:01aujourd'hui me sentir
21:02une quelconque proximité
21:03avec ce bilan
21:04d'où le fait une fois de plus
21:05qu'il faut un changement radical
21:07au-delà de la politique
21:08mais d'hommes
21:09parce qu'on voit bien
21:09qu'aujourd'hui nous arrivons
21:10au bout de cette génération
21:11qui nous a emmenés dans le mur
21:13génération vous en parlez
21:14là je vais revenir au livre
21:15pour conclure
21:16vous avez un petit peu évoqué cela
21:18tout à l'heure
21:19par pudeur
21:20je vais laisser les lecteurs
21:21découvrir
21:22cet épisode fondateur
21:24de votre vie
21:24où vous parlez
21:25et je crois
21:26quelles que soient
21:26les opinions
21:27les convictions politiques
21:28avec vraiment
21:29beaucoup d'émotion
21:30comment dire
21:32quand vous savez
21:34qui est votre père biologique
21:35en réalité
21:37le journaliste
21:38et reporter de guerre
21:39Roger Hauck
21:40et lorsque Samuel Maréchal
21:41décide aussi de vous élever
21:43vous consolant du fait
21:44que votre géniteur
21:45n'a pas souhaité
21:46vous reconnaître
21:47et Samuel Maréchal
21:48vous reconnaît devant la loi
21:50donc on laissera au lecteur
21:51découvrir ce moment
21:53où on est la femme
21:56que vous êtes
21:56pourquoi je parle de cela
21:57parce que j'essaye de faire en sorte
21:58que le personnel alimente
21:59la genèse finalement
22:00de l'explication de la genèse
22:01de mes convictions
22:01et en fait là
22:02c'est simplement pour expliquer
22:03aussi le regard que je porte
22:04sur un temps de sujet
22:05relatif notamment à la famille
22:06et à la filiation
22:07mais voilà
22:07conclusion
22:08Maria Marchal
22:09votre parcours politique
22:10est aussi guidé par votre foi
22:11vous n'en avez jamais fait mystère
22:13est-ce qu'il vous arrive
22:14d'être tiraillé
22:15sur des sujets
22:16entre votre foi
22:16et votre conviction politique
22:18je pense notamment
22:18à l'accueil des migrants
22:19à l'aide à son prochain
22:21l'accueil des migrants
22:22n'est-il pas un impératif biblique
22:24vous qui êtes une admiratrice
22:25du pape Léon XIV
22:27vous avez d'ailleurs reçu
22:28lui-même dénonce
22:29la politique migratoire de Trump
22:30mais au-delà de Trump
22:31comment est-ce qu'on peut être
22:32autant guidé par la foi
22:34et mettre de côté
22:36certains impératifs
22:37écoutez je me suis justement
22:38longuement interrogé
22:38sur ces questions
22:39et j'y réponds dans le livre
22:40précisément
22:41puisque ça fait partie
22:42des questionnements
22:42que tout à chacun doit se poser
22:43et vous verrez en réalité
22:45pour ceux qui me feront l'honneur
22:46de me lire
22:46que ce qui est prévu
22:47dans le catéchisme
22:48de l'église catholique
22:49est plus nuancé
22:49que ce qu'on peut entendre
22:50et que si nous sommes tous
22:51astreints à une charité individuelle
22:53ce qui paraît logique
22:53en tant que responsable politique
22:54nous sommes tenus
22:55à la défense du bien commun
22:56et le bien commun
22:57c'est d'abord de garantir
22:58l'harmonie
22:59et le bien-être de son peuple
23:01qui ne peut pas être compatible
23:02avec une politique d'immigration
23:03complètement chaotique
23:04telle que nous la connaissons aujourd'hui
23:05donc quand on est terré
23:06entre ses convictions
23:07et un intérêt personnel
23:10c'est d'abord
23:10les convictions qui comptent
23:11non non
23:11c'est pas ce que je suis en train de dire
23:12ce que je veux dire
23:13c'est que nous n'avons pas
23:14comment dire
23:14la même responsabilité
23:15de ce que dit d'ailleurs
23:16le catéchisme de l'église catholique
23:17j'y reviens
23:18c'est intéressant
23:18qu'est-ce qu'il dit ce catéchisme
23:19il dit d'ailleurs
23:20que tout immigré
23:21est tenu de respecter la loi
23:22et qu'il a un devoir
23:23de reconnaissance
23:24à l'égard du pays d'accueur
23:25en aucun cas
23:26il n'est dit
23:26que tout devait être accueillir
23:28sans conditions
23:29et sans limites
23:30donc à partir de là
23:31il est autorisé
23:31il est même
23:32un devoir du responsable politique
23:34de faire en sorte
23:35qu'il y ait une politique d'immigration
23:36qui soit respectueuse
23:37des arrivants
23:38mais aussi de ceux qui accueillent
23:39et bien tout est dit
23:40merci
23:40si tu te sens le peine
23:41chez Fayard
23:42Marion Maréchal
23:43je vous dis à bientôt
23:44bonne journée
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