00:00Oui, il serait temps d'élaguer notre éventail d'aides sociales.
00:03Vous savez, la France consacre un tiers de la richesse créée à la protection sociale, c'est 800 milliards.
00:09Alors en Allemagne, c'est pas mieux, vous avez 502 prestations sociales mises bout à bout selon l'Institut de Recherche Économique, IFO,
00:16et ça coûte 250 milliards.
00:18Et le chancelier Merz estime que tout ça, c'est trop, il faut tailler dans ses aides.
00:22Alors Eric, on parle bien de la même chose que dans les 800 milliards, il y a une retraite en France.
00:27Oui, effectivement, c'est vrai. C'est difficile de comparer les deux chiffres.
00:29C'est vrai. Mais dans les aides sociales purement et simplement, c'est 250 milliards pour l'Allemagne.
00:34Pour l'Allemagne, d'accord. Et le chancelier allemand veut serrer la vis, hein ?
00:38Oui, alors ce qui est intéressant, c'est la méthode allemande.
00:41Parce que plutôt que de demander l'avis à la Cour des comptes, vous savez, en France qui fait des rapports
00:45et qui sont rarement suivis des faits, là, l'Allemagne demande aux landers, c'est-à-dire aux régions,
00:50d'analyser la situation. Elle demande aussi aux communes et aux ministères concernés de faire des propositions
00:56et tous sont tombés d'accord pour un certain nombre de mesures, comme par exemple fusionner des aides.
01:01Les allocations familiales, par exemple, seraient versées avec l'allocation au logement.
01:05Il y aurait même un forfait qui serait proposé, qui tiendrait compte d'autres aides,
01:09comme l'aide au logement ou le chauffage.
01:11Parce qu'il y a des rives.
01:12N'oubliez pas que l'immigration a été massive en Allemagne avec Mme Merkel.
01:16On parle de 2 à 3 millions de réfugiés en l'espace de 10 ans, ce qui explique en grande partie l'accélération de ces aides sociales.
01:22Et d'ailleurs, ce qu'avait dit au mois de janvier, au mois de décembre Friedrich Merz, c'est intéressant.
01:27Il avait dit, l'immigration, l'intégration, on n'y est pas arrivé.
01:30D'ailleurs, ça avait créé un tollé là-bas en Allemagne.
01:33Donc, ils veulent, par exemple, baisser l'allocation citoyenne, qui est leur RSA à eux,
01:37et le rebaptiser en assurance de base, pour ne pas donner l'impression que c'est un droit acquis.
01:42Les chômeurs aussi, qui oublieraient deux fois de se rendre à un rendez-vous pour un emploi,
01:46perdraient 30% d'allocation.
01:48Vous voyez, ça devient très concret.
01:50L'Allemagne passe aux actes. Pourquoi ?
01:52Parce que c'est un peu comme en France.
01:54C'est pour ça qu'on ferait bien de regarder en direction de l'Allemagne.
01:57Elle est au bout du rouleau.
01:58Elle le dit vraiment.
01:59Les industriels sont au bout du rouleau.
02:01Personne n'a digéré l'afflux de cette immigration massive,
02:04qui ne s'est pas intégrée.
02:05Même si on a une partie, bien sûr, qui a trouvé un emploi.
02:08Mais l'économie allemande est en chute libre.
02:10Il faut voir quand même ce qu'était l'économie allemande il y a quelques années.
02:13C'était un modèle.
02:13Et le patronat l'a dit.
02:14C'est la plus grave crise de notre histoire.
02:17En France, que faudrait-il faire pour qu'on prenne enfin conscience de cette situation ?
02:20En France, on vient d'emprunter encore au mois de janvier 310 milliards d'euros.
02:24Je ne sais pas si vous imaginez.
02:26En grande partie, pour financer justement les aides sociales,
02:28et puis rembourser les intérêts de la dette.
02:30Puisque plus vous empruntez, plus il y a des intérêts.
02:32Donc on est obligé d'emprunter à chaque fois pour rembourser aussi les intérêts.
02:36Mais on reste incapable jusqu'à maintenant de serrer les vis.
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