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  • il y a 2 semaines
Ce lundi 26 janvier, la véracité du discours du Premier ministre canadien à Davos concernant les agissements des États-Unis a été abordé par Emmanuel Combe, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à la Skema Business School, Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, et Olivier Lluansi, professeur au CNAM et auteur de "Reindustrialiser, le défi d'une génération", dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Allez, pour parler de tous ces sujets, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau Emmanuel Combe.
00:03Bonjour Emmanuel.
00:04Bonjour Raphaël.
00:05Professeur à l'université Panthéon-Sorbonne-Paris 1, Panthéon-Sorbonne et à l'ASKEMA Business School.
00:11Face à vous Olivier Lanty, bonjour Olivier.
00:13Bonjour.
00:13Professeur Okna, auteur de « Réindustrialiser le défi d'une génération »
00:18et Léonidas Calogéropoulos, bonjour Léonidas.
00:20Bonjour.
00:21PDG de Médiation et Arguments et délégué général de l'Open Internet Project.
00:26On va avoir l'occasion d'en parler ce matin.
00:30D'abord, premier sujet pour commencer, on va tout dire, c'est un sujet que vous souhaitiez aborder Emmanuel,
00:37on en a parlé ce week-end, c'est ce discours peut-être le plus remarqué de Davos,
00:43le discours du Premier ministre MacCarnay, le Premier ministre canadien,
00:47qui, en un mot commençant, on va résumer un peu, m'a expliqué que si vous n'êtes pas à la table, vous serez au menu.
00:54Il a fait le constat peut-être le plus lucide et le mieux dit, le mieux éclairé de la situation dans laquelle on se trouve face aux États-Unis aujourd'hui.
01:04Oui, ce que j'ai trouvé passionnant dans son discours, c'est que non seulement il y a le constat, qu'on connaissait à vrai dire un peu tous,
01:09même si on était un peu dans le déni, je vais y revenir, mais au-delà du constat, il propose des solutions.
01:14C'est surtout ça qui est intéressant.
01:16Alors le constat, vous l'avez dit Raphaël, je ne vais pas y revenir trop longuement,
01:19ce qu'il dit grosso modo, c'est qu'en effet, on a changé de monde.
01:22C'est la fin d'un monde qui est né après 1945.
01:25J'y réfléchissais, finalement ce monde-là, c'est un monde américain, c'est ça le paradoxe.
01:30Si vous prenez par exemple le GATT, ancêtre de l'OMC, c'est bien les Américains qui ont porté cela.
01:36Si vous prenez d'autres institutions, c'est amusant.
01:39Ce monde multilatéral qui a été quand même voulu par les États-Unis est entre guillemets mort.
01:43Mais ce que je trouvais intéressant, déjà le refus du déni de réalité, on dit les choses, on nomme les choses.
01:49Mais ce que j'ai trouvé intéressant, c'est qu'il vous dit, la solution, il dessine un horizon et après il donne des mesures.
01:54L'horizon c'est, vous n'avez pas le choix, vous n'êtes pas obligé de tomber dans le choix binaire entre se soumettre à un empire,
02:00quel qu'il soit, ou la guerre de tous contre tous et le repli sur soi.
02:04Il vous dit qu'il y a une troisième voie, j'ai trouvé ça intéressant, l'idée des alliances de circonstances
02:08entre les puissances moyennes au gré des sujets.
02:11Il propose notamment une alliance Europe-Canada.
02:14Mais on va y revenir, il peut y avoir d'autres alliances sur d'autres sujets.
02:19J'aime bien cette idée qui consiste à dire, en réalité, face aux empires, les puissances moyennes,
02:24si elles jouent de manière plastique, de manière elles-mêmes opportuniste, peuvent recréer un monde de règles.
02:30Il ne vous dit pas que la règle est morte, il vous dit la règle multilatérale.
02:33Mais entre la règle multilatérale qui est morte et la guerre de tous contre tous,
02:38il y a des règles au gré des circonstances.
02:39Et je veux bien y revenir d'ailleurs tout à l'heure, je pense que typiquement sur l'OMC,
02:42il y a un beau sujet à mon avis qui n'est pas encore adressé, il n'en a pas parlé dans son discours,
02:45c'est que l'OMC est entre guillemets morte.
02:47Oui, l'OMC est un état mort cérébral.
02:49Oui, pas tout à fait.
02:50Emmanuel.
02:51Pas tout à fait, j'y reviendrai si vous voulez tout à l'heure.
02:52Il y a un organe de règlement des différents qui s'est construit en parallèle,
02:57qui a l'air plutôt de fonctionner.
02:58D'ailleurs la Chine a perdu sur un dossier au mois de juillet.
03:02Et donc c'est intéressant de dire, voilà, il n'y a plus le multilatéralisme à 180 ou 183 pays.
03:06Néanmoins, que ceux qui croient encore que les règles à plusieurs, c'est mieux que la guerre de tous contre tous,
03:12et bien ceux-là, acceptent ces règles-là en créant un organe un peu parallèle, une sorte d'OMC bis.
03:19Donc vous voyez, c'est intéressant, le choix n'est pas entre le repli, la guerre et le multilatéralisme,
03:23il peut y avoir du plurilatéralisme.
03:25Et j'ai bien aimé cette idée d'alliance au gré des circonstances.
03:28Léonidas.
03:28Écoutez, moi je trouve que c'est effectivement, d'ailleurs on écho quand même un peu à ce que l'Europe propose.
03:36C'est tout de même un dialogue, on n'a pas inauguré une vision révolutionnaire.
03:42En revanche, c'est très intéressant.
03:43On est totalement d'accord, mais c'est vrai que le Canada pèse lourd dans les potentiels d'alliance.
03:53Je trouve qu'on parle de l'Asie, on parle du Canada, de l'Amérique, de la Russie.
03:58Il y a un continent qui est à nos portes, qui ne demande qu'à travailler avec nous,
04:03c'est également le continent africain, avec lequel je pense qu'on ne fait pas suffisamment de projections et de projets.
04:13On s'est même aidé d'or ces dernières années, notamment la France.
04:16Oui, alors c'est le point que je voulais rajouter à l'exposé d'Emmanuel,
04:20c'est que c'est effectivement des dialogues entre puissances gouvernementales, étatiques.
04:27Je trouve qu'il y avait un grand absent à Davos sur les entreprises.
04:31C'est passé complètement en second plan.
04:35Le côté économie, ce n'est plus un forum économique, c'est un forum diplomatique, géopolitique.
04:39Il n'y aura pas du tout d'alliance, de rien, si on n'a pas des acteurs puissants économiquement.
04:48Et la seule puissance que l'on est capable d'opposer à ce jeu géopolitique, c'est la puissance de nos économies.
04:55Et d'ailleurs, ce à quoi nous sommes en train d'assister d'un point de vue géopolitique et dans les discours de Trump,
05:02ce n'est que la continuation dans le politique de ce à quoi nous assistons dans le numérique,
05:07avec la politique de domination et d'abus de position dominante systématique de tous les GAFAM.
05:15Donc nous connaissons ce phénomène.
05:17Et la réponse que nous pouvons y apporter, on a essayé avec beaucoup de régulations et il en faut,
05:23mais la seule véritable réponse, c'est de la puissance économique, la puissance technologique.
05:28Et là, il y a tout un chemin à faire.
05:30Et je sais que c'est la bataille qu'il a raison de mener, celle de mon ami Loindy, qui va prendre la parole dans une chose.
05:36Voilà.
05:37Très bien, c'est mon place à la place d'animateur.
05:39Léonides, il sait tout faire.
05:41C'est la réorganisation.
05:41Le problème, c'est qu'il faudrait une Europe forte, unie, un marché unique pour ça et qu'on n'y ait pas.
05:46On voit des alliances qui sont même en train de bouger au sein même de l'Europe.
05:51Jusqu'à présent, c'est le moteur franco-allemand qu'on avait l'habitude de mettre en avant pour tirer l'Europe.
05:57Là, on voit que les lignes bougent un peu.
06:00Friedrich Merz, le chancelier allemand, était à Rome pour voir Giorgia Meloni et se rapprocher un peu de l'Allemagne.
06:07Est-ce que c'est ça, le nouveau moteur européen aujourd'hui ?
06:11Alors, premier point dans le discours du Premier ministre canadien.
06:13Vous avez souligné, il était exceptionnel, ça il faut vraiment le reconnaître.
06:1715 minutes, condensé, clair.
06:19Il y a un point que j'ai peu entendu souligner, c'est que la première priorité des gouvernements aujourd'hui dans le monde qu'il est,
06:27c'est de construire des économies domestiques fortes.
06:30Et c'est exactement ce qui vient d'être dit.
06:32Et quand on voit ce qui se passe en France aujourd'hui avec le budget,
06:35on peut un peu se poser la question de savoir si on n'est pas dans l'incantation,
06:40ou on est dans l'action par rapport à ce point-là.
06:42Je me permets de le souligner, et en creux, ça donne exactement le résultat qui vient d'être présenté.
06:48C'est-à-dire qu'il y a deux économies qui fonctionnent bien,
06:50parce qu'elles sont restées industrialisées, parce qu'elles savent exporter,
06:54enfin ce n'est pas les deux seules, mais c'est deux principales dans l'Europe de l'Ouest,
06:57c'est l'Allemagne et l'Italie, à peu près 20% d'industrie dans le PIB,
07:01des soldes commerciaux conséquents.
07:03C'est quelque part un peu normal qu'avec un des incantations, deux pas d'action,
07:08on se fasse mettre un peu de côté de ce qui est en train de se passer dans l'Europe.
07:12Là, ça veut dire qu'on a une alliance des deux principaux exportateurs européens
07:16qui prennent une forme de leadership politique.
07:19Je rappelle que l'Amagne numéro un,
07:21mais l'Italie est le quatrième exportateur mondial,
07:25elle est repassée devant le Japon.
07:27Je pense que ce qui a fait vraiment du mal,
07:28c'est la posture française à nouveau sur le Mercosur,
07:31qui est absolument incompréhensible,
07:32et ça, ça a contribué aussi à créer des fractures,
07:35au moins entre l'Allemagne et la France.
07:37Mélanie s'est en ralliée d'ailleurs au dernier moment au soutien de l'accord,
07:40mais ça, ça va laisser des traces, cette espèce d'entêtement.
07:44Et je reviens sur MacCardet,
07:46il y a quand même cette idée aussi de la diversification,
07:48ce n'est pas nouveau, j'en conviens,
07:49mais de dire, si vous voulez être moins dépendant des empires,
07:52diversifiez-vous.
07:53Il y a aussi un autre point qu'on n'a pas assez souligné,
07:55c'est la riposte commune.
07:56Je suis désolé, quand Trump nous a menacé de droit de douane,
07:59ça avait été envisagé à l'époque.
08:00Pas seulement une riposte européenne,
08:01une riposte coordonnée.
08:03On avait 93 milliards de rétorsions commerciales.
08:05Au-delà de l'Europe, qu'est-ce qui nous empêchait de nous coordonner
08:07avec d'autres pays, ce que j'appelle des alliances de circonstances ?
08:10Au-delà de l'Europe.
08:11Il nous met au pied du mur.
08:13Vous savez, dès le mois d'avril, je l'avais dit,
08:15face à Trump, de toute façon, il faut répondre par...
08:17En plus, on a des instruments juridiques.
08:19Juste une petite nuance par rapport à Léonidas.
08:23Oui, l'économie dicte tout, on est d'accord,
08:25des entreprises fortes.
08:26Moi, je pense qu'il faut aller au-delà.
08:28Les puissances moyennes, ce n'est pas seulement des puissances
08:30qui sont fortes économiquement,
08:31c'est qu'elles font valoir, elles portent des valeurs.
08:34Ce que je veux dire par là, c'est que c'est là où j'ai un peu de mal
08:36avec cette opposition.
08:37Je sais que tu n'es pas allé jusqu'à ce point-là,
08:38mais il n'y a pas d'un côté l'économie,
08:40et puis les règles qui étouffent.
08:41Moi, je suis fier qu'en Europe, on ait le 10 mai,
08:43et on ait le 10 mai.
08:44Tout ça...
08:45Mais est-ce qu'on peut défendre nos valeurs ?
08:46Il y a le prix de nos valeurs aussi.
08:47À nouveau, qu'est-ce qui vous empêche d'exporter le 10 mai
08:51avec d'autres pays qui ont le même interdiction ?
08:53On l'a fait avec le RGPD.
08:54Regardez sur l'interdiction des réseaux pour les mineurs.
08:57L'Australie l'a fait, la France va peut-être le faire.
09:00Qu'est-ce qui empêche, à nouveau, des alliances autour de valeurs ?
09:05Olivier et après Léonidas.
09:05Sur cet accord, moi, je voudrais revenir à un point
09:07sur cet accord du Mercosur,
09:08parce que justement, vous venez de le dire,
09:10le Premier ministre canadien l'a dit,
09:12ces alliances, elles doivent être faites sur un nombre de valeurs.
09:14L'intégration économique que pour l'économie
09:16n'est pas suffisamment porteuse de valeurs
09:18dans le monde de demain.
09:19Et donc, il faut se poser la question,
09:21quand on fait ce type d'accords,
09:23qui sont essentiellement économiques,
09:24quelles sont les valeurs qu'on met derrière ?
09:26On voit très bien que ça ne passe pas
09:28sur un certain nombre de choses,
09:30comme des valeurs de santé, d'environnement,
09:32qui font partie du cœur du projet européen.
09:35Et donc, je pense que là-dessus,
09:36il y a un biais que l'on donne dans ces accords de libre-échange,
09:39qui sont promus notamment par Mme Van Derrière.
09:41Mais on est totalement d'accord sur le fait que les valeurs
09:44sont inassantes,
09:45mais les valeurs sans muscles économiques,
09:49pardon, mais c'est malheureusement l'incantation.
09:51Mais Olivier, c'est le wishful thinking.
09:53D'ailleurs, ce que l'on reproche à l'incantation française,
09:56c'est finalement le résultat de là où on en est,
09:58c'est qu'on est condamné à l'incantation,
10:01parce qu'on n'a pas suffisamment de muscles économiques.
10:03Mais on reviendra tout à l'heure sur les questions de numérique.
10:07Les architectures que nous bâtissons en France et en Europe
10:10pour avoir du numérique souverain,
10:14en protégeant nos données de l'extraterritorialité
10:18de la justice américaine,
10:20elles sont by design,
10:21c'est-à-dire qu'on a intégré nos valeurs
10:23dans nos modèles industriels.
10:25Mais c'est avec les deux qu'on arrive à se défendre.
10:27On n'oppose pas les deux, je dis simplement...
10:29Je suis d'autant plus attaché à ce que l'on le ramène
10:33à la réalité industrielle,
10:35qu'on a, durant des années,
10:37essayé de combattre les GAFAM
10:38avec des actions devant les autorités de la concurrence,
10:42qu'elles soient nationales ou européennes.
10:44Et on voit bien que des années et des années d'instruction
10:47pour arriver à avoir un ou deux milliards d'amende à la fin,
10:50c'est juste quelque chose qui a été intégré dans les GAFAM
10:53dans leur plan stratégique.
10:56Ils écrasent de son rapport.
10:56On a une vraie puissance au niveau européen
10:58avec la DG Concurrence.
10:59Il y a un véritable respect pour le coup.
11:02C'est pour ça qu'ils nous attaquent énormément aussi,
11:05Washington, sur l'administration européenne.
11:05On a des règles et on n'est pas en train de dire
11:08qu'il n'en faut pas.
11:09Je suis simplement en train de dire
11:10qu'on ne peut pas se contenter de dire
11:12tout va bien, on est derrière un imagino
11:15de règles qui fonctionnent.
11:16Ça ne fonctionne pas
11:18si on n'a pas notre industrie souveraine.
11:20Trois éléments de réponse.
11:21Premièrement, des réponses,
11:22quel est le contrefactuel ?
11:23S'il n'y avait pas eu ces amendes,
11:24il y aurait eu quoi ?
11:25Il y aurait un monde encore pire, premièrement.
11:27Secondement, c'est vrai qu'il faut faire
11:28encore mieux, on est d'accord, oui.
11:30Non, ça aurait été encore pire.
11:31Non mais d'accord, faisons mieux, Emmanuel.
11:33Secondement, il n'y a pas de mesures conservatoires
11:34en Europe, je ne veux pas être trop technique,
11:36c'est un problème, c'est-à-dire des mesures d'urgence.
11:37C'est-à-dire ?
11:37Très compliqué.
11:38En France, on peut ordonner à une entreprise,
11:41quand j'étais à l'autorité de la concurrence,
11:43on avait ordonné à Google et à Meta
11:46d'arrêter provisoirement.
11:48En trois mois.
11:49C'est très difficile à mettre en œuvre en Europe.
11:50Donc ça, c'est quand même un...
11:52C'est difficile parce que l'Europe ne veut pas le faire.
11:54Troisième sujet, je ne veux pas se m'entendre à expliquer,
11:56mais visiblement, on a du mal à comprendre
11:58que le but des autorités de la concurrence,
11:58la répétition et le premier pilier de la pédagogie...
12:00Ça n'est pas de mettre des sanctions.
12:02La vraie décision Google Shopping,
12:04ce n'est pas la sanction, c'est l'injonction.
12:06Et je peux vous dire, quand il y a une injonction,
12:07en général, vous vous y soumettez.
12:10Et d'ailleurs, le DMA, qu'est-ce que c'est ?
12:11Le DMA, c'est bien du compliance by design.
12:14Il faut qu'on rappelle en deux mots ce qu'est le DMA.
12:17Effectivement, vous avez un certain nombre d'interdictions et d'obligations.
12:19Par exemple, vous devez donner le choix à vos utilisateurs
12:23de changer de plateforme.
12:24Vous ne devez pas mettre d'obstacle à l'accès à votre plateforme
12:27pour des concurrents, etc.
12:29Tout cela, c'est by design.
12:30Meta, souvenez-vous, il y a quelques...
12:32C'est-à-dire que ça doit être dès l'origine dans le produit,
12:35dans le service proposé.
12:35Il n'y a même plus besoin de démontrer qu'à position dominante,
12:38qu'à but de position...
12:38Vous êtes un contrôleur d'accès,
12:41vous avez des interdictions et des obligations.
12:43Moi, je trouve, je suis fier de faire partie d'un continent
12:45où on vous dit le numérique, oui,
12:48mais avec des règles.
12:49Règles.
12:49Non règles.
12:50Mais pardon Emmanuel, on est d'accord.
12:51Attention de ne pas caricaturer cette idée.
12:53Les autorités de concurrence, elles ont un train de retard.
12:57Non Emmanuel.
12:58Prenons le problème à l'envers.
12:59S'il n'y avait pas d'autorités de concurrence,
13:00le monde serait pire.
13:01Après, je ne vous dis pas que la politique de concurrence
13:04règle tous les problèmes.
13:05Je pense que l'Europe souffre de manque de politique industrielle.
13:09Mais nous ne posons pas.
13:10On est à 100% d'accord.
13:12Oui, c'est important de le dire.
13:13Non, mais on ne peut pas s'en contenter.
13:14Je suis l'aveu.
13:15On ne peut pas s'en contenter.
13:16Ce n'est pas la musique qu'on entend.
13:17La musique qu'on entend, c'est que la politique de la concurrence européenne
13:19nous a empêchés d'avoir des champions.
13:20Ce n'est pas ça le sujet de l'Europe.
13:21Non.
13:22Le sujet de l'Europe, c'est qu'il n'y a pas de politique industrielle.
13:24Et l'un et l'autre vont très bien ensemble.
13:26Olivier.
13:27Olivier Lanty.
13:28Exemple d'absence de politique industrielle en Europe.
13:30Vous parlez du numérique.
13:31Donc, vous parlez des softwares, des plateformes.
13:33Moi, je vais vous parler des infrastructures, des data centers.
13:36On parle de souveraineté numérique.
13:38On a accueilli grand ouvert des data centers en France
13:41parce qu'ils trouvent une superbe prise électrique.
13:44On a des centrales nucléaires qui ne sont pas à saturation.
13:48Pour eux, on a trouvé du foncier qu'on ne trouve pas
13:50pour le petit artisan qui va créer sur 2000 m² 30 emplois.
13:54J'étais dans le Nord il y a 15 jours.
13:56Il y avait des témoignages, mais cinglants comme ça.
13:59Pour eux, on a trouvé.
13:59Et derrière, nous n'avons mis aucune condition de contenu made in France.
14:04Alors, c'est vrai que des puces européennes,
14:06ou made in Europe pour être plus exact,
14:07c'est vrai que des puces européennes, on n'en aura pas tout de suite.
14:09Mais qu'on impose une trajectoire,
14:12qu'on commence à faire en sorte que le design de ces centres
14:14soit fait avec des équipes mixtes, qu'on ait du transfert,
14:17qu'on s'assure d'un certain nombre de choses.
14:19La souveraineté, ce n'est pas que des flux,
14:21c'est aussi la détention capitalistique d'infrastructures.
14:25C'est ce que vous nous expliquez, Olivier Lanty,
14:27c'est qu'on a uniquement cherché les investissements.
14:30A tout ce que c'était ça, c'est mettre des milliards,
14:32mais qu'on n'a pas pensé souveraineté européenne derrière.
14:35Et on dit qu'on le fait, et on ne le fait pas.
14:38C'est ce qu'on fait avec l'Urique France Garantie,
14:40peut-être qu'on y reviendra, c'est en tous les cas là des objectifs.
14:42Enfin, ne jouons pas sur les mots.
14:43Emmanuel et on y vient, oui.
14:44Ne jouons pas sur les mots, quand on dit en réalité
14:46produisons français, produisons européens,
14:49en matière de puces, l'essentiel des investissements,
14:51c'est quand même TSMC taïwanais,
14:53qui s'implante en Europe, avec bien sûr des conditions,
14:55des engagements d'approvisionner des territoires européens.
14:58Mais ne rêvons pas.
14:59On a ST micro, Emmanuel Combe.
15:01C'est très bien, c'est très bien.
15:02Mais pour le Chiefs Act, d'ailleurs,
15:03non mais les Européens sont raisonnables.
15:04Le Chiefs Act, je crois que l'objectif, c'est 10%,
15:0610% de production européenne.
15:08Donc à nouveau, ne rêvons pas.
15:10Et c'est quelque chose de long terme encore.
15:11Qu'est-ce qu'on appelle produire européen ?
15:14Ça restera quand même beaucoup dans le numérique,
15:16malheureusement, des investissements non européens.
15:18Et c'est très bien.
15:20Voilà, mais il ne faut pas se tromper de débat.
15:22Le concurrent de TSMC,
15:24je ne le vois pas demain sur le marché européen.
15:26Oui, mais pardon, si on utilise des puces
15:28qui, effectivement, viennent de l'extérieur,
15:30mais qu'on bâtit des solutions
15:31qui sont souveraines, effectivement,
15:34par design, par les investissements,
15:35par les emplois créés
15:36et par les valeurs qui sont,
15:39comment dirais-je, intégrées dans leur architecture,
15:42c'est ce qu'on a lancé avec Numérique France Garantie.
15:45Numérique France Garantie est adossée à...
15:47Qu'est-ce que c'est, Léonis ?
15:49Olivier, on dit que c'est très bien.
15:51C'est Origine France Garantie,
15:52qui est une certification.
15:54Elle est, comment dirais-je,
15:56calée sur des points très, très précis
15:58à vérifier sur la valeur ajoutée
16:01qui est créée en France
16:02pour 3 800 produits.
16:03Une sorte d'AOP numérique.
16:05Alors, Origine France Garantie
16:07et Service France Garantie,
16:08c'est pour les produits et les services.
16:10Et Numérique France Garantie,
16:11qui vient d'être lancée la semaine dernière,
16:14a pour objectif de vérifier
16:15que la valeur ajoutée est bien créée en France
16:17et que l'architecture de ces solutions
16:20protège la souveraineté des données.
16:23C'est absolument indispensable
16:24parce qu'il y a un tas de labels.
16:26Donc, on avance quand même
16:27sur le sujet de la souveraineté.
16:27Et c'est une association qui le fait.
16:29Origine France Garantie a été créée
16:31il y a 15 ans.
16:32C'était sous la pulsion
16:33de Nicolas Sarkozy
16:34et ça devait être adossé
16:36au ministère de l'Économie.
16:38Sauf que Bruxelles l'interdit
16:39parce qu'on n'avait pas le droit
16:41de se prévaloir
16:42d'un fabriqué en France.
16:44Et donc, c'est une association,
16:46Origine France Garantie,
16:47qui l'a mis en place
16:48avec des certifications vérifiées
16:51par Bureau Veritas,
16:52par l'AFNOR.
16:53Et c'est véritablement enquêté.
16:55Ce n'est pas déclaratif
16:56ce que font tous les autres labels.
16:58Donc, on va pouvoir,
16:59dans les marchés publics
17:00et marchés privés,
17:01pour les grandes entreprises
17:02et pour l'État,
17:04s'assurer que les solutions
17:05que l'on peut privilégier
17:07sont bien des solutions
17:08qui ont été conçues,
17:10réalisées et architecturées
17:12sur la base des valeurs
17:14qui sont les nôtres.
17:15C'est absolument fondamental
17:16et c'est ce qui va permettre
17:17de progresser,
17:19notamment parce que
17:20dans l'État,
17:21la machine étatique
17:22et dans des très grandes entreprises
17:25qui doivent protéger
17:27leurs données sensibles,
17:28on n'arrivera pas
17:29à garantir
17:30la souveraineté industrielle
17:32si tous nos concurrents américains
17:34peuvent savoir
17:35ce que l'on produit
17:36et ce qu'on a comme stratégie
17:37grâce au réseau numérique
17:39que l'on utilise.
17:39C'est justement le sujet
17:40du ministre de la Fonction Publique,
17:42David Amiel,
17:42qui a publié hier
17:45dans La Tribune dimanche,
17:46qui annonce le lancement
17:48de Visio,
17:49qui est un système
17:50de Visio Conférence
17:51pour éviter de passer
17:53par tous les systèmes américains
17:55qu'on utilise tous
17:56au quotidien.
17:58Ça fait vraiment de la peine.
18:00C'est une solution française.
18:01Non, ça fait de la peine.
18:02On a pas parlé de souveraineté.
18:02Pourquoi ça fait de la peine ?
18:04Non, mais le sujet n'est pas...
18:06Non, mais justement...
18:08D'abord, il faut qu'on explique
18:10à ceux qui nous écoutent
18:11la DINUM,
18:12donc la Direction de l'État
18:14chargée du numérique,
18:15a créé son propre système
18:17de Visio Conférence
18:19pour que nos datas,
18:20nos échanges,
18:20ne partent pas aux États-Unis,
18:22justement,
18:22chez Google,
18:23chez Microsoft.
18:24Alors, c'est utilisé par un nombre...
18:26C'est utilisé par un nombre
18:27infime d'utilisateurs
18:29qui, bien entendu,
18:30pour communiquer entre eux,
18:31doivent être
18:32sur les mêmes services.
18:35Que l'on veut que l'État
18:36veuille se protéger
18:37de...
18:38Comment dirais-je ?
18:40De la perméabilité
18:41de ces discussions
18:41avec ses propres agents
18:44ou avec l'extérieur,
18:45c'est totalement légitime.
18:46Mais il y a des solutions
18:48formidables.
18:49Vous avez Olvide
18:49qui est utilisé
18:50au sein de l'Élysée
18:53et vous avez des entreprises
18:55qui, pour avoir
18:56un levier de croissance,
18:58peuvent être utilisées
19:00par l'État
19:00et ça leur permettra
19:01de se développer,
19:02d'aller chercher
19:03de nouveaux clients,
19:04de devenir européens.
19:05Et là, l'État...
19:06Il faut regarder
19:07un ministère
19:09comme l'Éducation nationale.
19:10Il y a un million
19:11d'utilisateurs
19:11au sein de l'Éducation nationale.
19:13Vous imaginez
19:13l'effet de levier
19:14pour une ou plusieurs entreprises
19:16françaises ou européennes
19:18de pouvoir travailler
19:20avec l'Éducation nationale.
19:21Ça veut dire que
19:22sur ce levier-là,
19:23elles peuvent croître
19:24comme l'ont fait
19:24tous les acteurs américains
19:25qui tous,
19:27sans exception,
19:28ont d'abord travaillé
19:29avec le public.
19:29Donc on va pas se protéger
19:31des gaffables
19:32avec un col-cause numérique.
19:34Le col-cause numérique
19:35n'est pas la solution
19:36d'avenir.
19:37pour être capable
19:38de bâtir
19:38une industrie nationale
19:39qui est apte à...
19:42Pardon,
19:42on utilise le levier
19:43de l'Éducation
19:43et en même temps,
19:44il faut utiliser
19:45le levier du public
19:46mais en même temps,
19:46on peut pas...
19:47Mais pour des entreprises,
19:49Raphaël Lejean,
19:50pour des entreprises
19:51qui sont capables
19:52de se développer
19:52et qui sont capables,
19:54grâce à la commande publique,
19:56d'avoir un...
19:58Comment dirais-je ?
19:59Une rampe de lancement
20:00pour aller conquérir
20:01de nouveaux marchés.
20:02L'administration
20:03qui a bâti
20:04cette solution,
20:05c'est une micro-solution
20:07qui enferme
20:08en autarcie
20:10l'administration
20:11non pas vis-à-vis
20:11des GAFAM,
20:12mais vis-à-vis
20:13de la totalité
20:14des acteurs privés.
20:15Je souhaiterais
20:15qu'il y ait
20:16un véritable partenariat
20:17public-privé
20:18pour aller affronter
20:19une stratégie
20:21de riposte aux GAFAM.
20:22d'être d'accord
20:23avec ça, Emmanuel ?
20:24On ne peut pas être court.
20:24Il faut de la concurrence.
20:26Là où le discours
20:27de Léon Léon Léas
20:28me gêne un peu,
20:29c'est que vous êtes
20:3027 pays en Europe,
20:31enfin 28 maintenant
20:31je crois,
20:32puisqu'il y a un 28ème.
20:34Si 28 font leur marché numérique,
20:37on n'est pas prêt
20:37de faire l'Europe de Draghi.
20:39Moi, je pense que
20:39la bonne échelle,
20:40surtout en matière numérique
20:41où il y a des coûts fixes
20:42absolument gigantesques,
20:43la bonne échelle,
20:44c'est l'Europe.
20:45Donc, je n'ai rien
20:46contre le made in France
20:47et ça, c'est très bien.
20:48Mais je pense qu'au bout
20:49d'un moment,
20:52c'est industriellement
20:53est-ce que des choses
20:54positives peuvent venir ?
20:54Je n'ai pas terminé.
20:55Et à la fin,
20:56le numérique,
20:56pour arrêter de se raconter
20:57des histoires,
20:57c'est des histoires
20:58de politique industrielle,
20:59c'est-à-dire de milliards d'euros
21:01que l'on met sur la table.
21:02Pourquoi ?
21:02Mais c'est important
21:03pour nos auditeurs.
21:04Pourquoi Meta
21:05a une telle part de marché ?
21:06Pourquoi Google ?
21:07Sans doute parce qu'ils sont performants,
21:08mais surtout parce qu'ils bénéficient
21:10de ce qu'on appelle
21:10les effets de réseau croisé.
21:11En deux secondes,
21:12pourquoi j'ai l'application Uber
21:13pour ne pas la nommer ?
21:14Parce qu'il y a beaucoup
21:22la barrière à l'entrée
21:23la plus formidable.
21:24Je vais le dire autrement.
21:25Vous pouvez me présenter
21:26tous les super produits
21:27made in France
21:28si je suis tout seul
21:28à les utiliser.
21:29J'attendrai que les autres
21:30l'utilisent comme les autres.
21:32Vous avez compris l'histoire.
21:33Donc le vrai sujet,
21:34c'est qui à un moment donné dit
21:35il faut pousser.
21:37Il faut qu'il y ait
21:37une taille critique
21:37dès le départ d'utilisateurs
21:39sinon vous n'y arriverez pas.
21:40Donc moi malheureusement,
21:41je trouve que ce que fait
21:42Léonidas est super.
21:44Mais honnêtement,
21:45j'y crois moyennement
21:46parce que je pense
21:47que ce n'est pas la bonne échelle
21:47et ce n'est pas le vrai sujet.
21:48Le vrai sujet,
21:49c'est combien de milliards
21:50à la fin vous mettez
21:51sur le numérique.
21:52Regardez,
21:53il n'y a pas de véritable
21:53politique industrielle
21:55en matière numérique.
21:56Il y a de la régulation
21:57et tant mieux
21:57mais ça ne suffit pas.
21:59Il y a deux réponses rapides.
22:00La première,
22:01c'est qu'on a désormais
22:01un allié extraordinaire
22:03qui fait que tout le monde
22:04écoute
22:04quelles sont les solutions
22:05souveraines
22:06et cet allié
22:07il s'appelle Donald Trump.
22:08À chaque fois qu'il ouvre la bouche,
22:09il y a un nombre d'entreprises
22:11qui vont se tourner
22:11vers les solutions souveraines.
22:13C'est extraordinaire
22:14depuis à peu près
22:15trois mois
22:16et encore plus
22:17depuis le début du mois de janvier
22:18ces entreprises souveraines
22:20elles sont prises d'assaut.
22:22Les entreprises stratégiques
22:24ont soudain réalisé l'enjeu
22:26et pour ce qui est
22:27de numérique France garantie
22:29c'est un modèle
22:30comment dirais-je
22:32de certification
22:33qui est adossé
22:34à une association
22:35et c'est duplicable.
22:36C'est-à-dire qu'on peut
22:37le proposer comme modèle
22:38pour arriver à l'européen.
22:40Si on voulait aller
22:40à l'européen tout de suite
22:42c'est mort
22:43en tous les cas
22:43on peut prendre rendez-vous
22:44dans dix ans.
22:45Le chemin que l'on a pris
22:46c'est d'abord
22:47de réussir en France
22:47et de le dupliquer
22:49le multiplier ensuite
22:50ça c'est effectivement
22:51à portée de base.
22:52Le cloud est quand même spécifique
22:53à des raisons d'impératifs
22:54de sécurité pour une boîte.
22:56Moi je généralisais le propos
22:57pardon le numérique
22:58c'est pas que le cloud
22:58c'est les réseaux sociaux
23:00c'est les moteurs de recherche
23:01pardon Quant
23:01j'ai le plus grand respect
23:02pour Quant
23:03pour lequel d'ailleurs
23:04j'ai travaillé
23:04ça marche pas
23:06j'en suis désolé
23:06enfin au bout d'un moment
23:07pourquoi vous ne l'utilisez pas
23:08pour la raison que j'ai évoqué tout à l'heure.
23:09Et Dieu sait que ça a été porté
23:10par les pouvoirs publics.
23:11Et Dieu sait que si ça a été
23:11regardez même le moteur
23:12de recherche européen
23:13il y a un moteur de recherche européen
23:15Ecosia je crois
23:15c'est compliqué
23:16donc le cloud
23:18j'en conviens
23:19il y a des enjeux
23:19de souveraineté
23:20de transfert de data
23:21je suis assez d'accord avec vous
23:22là on peut faire quelque chose
23:23mais me dire que le numérique
23:25va basculer
23:26parce qu'on va faire
23:27des labels nationaux
23:28d'abord c'est
23:29il y a l'ANSI
23:30qui est déjà
23:30j'ai du mal à vous croire
23:32j'aimerais vous croire
23:32mais j'ai du mal à vous croire
23:33moi je voudrais proposer
23:34une façon de voir les choses
23:35peut-être qui va vous rapprocher
23:37c'est que sur beaucoup de sujets
23:38qui sont des sujets de souveraineté
23:40on voit bien que les discussions
23:41au niveau européen
23:42patinent
23:43n'aboutissent jamais
23:44il y a une raison évidente
23:46c'est que les institutions européennes
23:47n'ont pas été conçues
23:49avec un ADN de souveraineté
23:50même exactement l'inverse
23:51c'était contre le nationalisme
23:53et donc on a plein de discussions
23:55qui patinent
23:56la politique industrielle
23:57on vient de l'évoquer
23:58et on est d'accord là-dessus
23:59il y a un exemple
24:00qui a marché
24:00et qui n'utilise pas
24:02directement les procédures européennes
24:03c'est l'histoire
24:05des médicaments critiques
24:06la France fait une liste
24:08la commission européenne s'émeut
24:09mais comment ça
24:10des médicaments critiques
24:11que vous voulez faire en France
24:13mais quid du marché unique
24:14elle prend le mort aux dents
24:16et elle réussit à faire en 9 mois
24:18ce qu'elle n'a pas fait
24:18après le Covid
24:19c'est publier sa propre liste
24:21de médicaments critiques
24:22je pense que sur ces sujets-là
24:24on a un ADN de souveraineté en France
24:26on n'en a peut-être pas les moyens
24:27on reviendra dessus
24:27mais en tous les cas
24:28on a cet ADN
24:29prenons des initiatives nationales
24:31qui vont peut-être faire réagir
24:33nos voisins
24:33sur la liste des médicaments critiques
24:35quand elle a été publiée en France
24:36on a eu un coup de fil de l'Irlande
24:38et de la Belgique
24:38qui ont dit
24:39c'est intéressant votre truc
24:40on fait un groupe de travail
24:41et derrière on a emmené
24:42toute l'Europe
24:43en 9 mois
24:44là où les processus
24:46de la comitologie
24:47avaient échoué
24:473 ans après le Covid
24:48soyons réalistes
24:51et pragmatiques
24:52si tu fais numérique
24:53France garantie
24:54je suis allemand
24:54je vais dire très bien
24:55je vais faire numérique
24:55Allemagne garantie
24:56vous changez les sujets
24:57le médicament est un cas
24:59qui n'est pas transposable
25:00dès lors que tu mets
25:00à la base nationale
25:02ça marche
25:02à part tout ça
25:02parce que c'est une légende
25:03parfaitement transposable
25:05et que dire qu'elle ne l'est pas
25:06c'est pas très pragmatique
25:07pourquoi elle ne le serait-elle pas ?
25:09c'est pas pragmatique
25:09ça marche pas
25:09à la fin vous aurez 27
25:11vous aurez 27
25:13labels numériques garantie
25:14mais c'était exactement
25:15la même chose
25:16on n'aura plus dire
25:16on n'aura pas
25:1727 médicaments critiques
25:18ça n'a pas été le cas
25:19il y a eu une liste
25:20et on mettra
25:21un label désignant un pays
25:22allez voir les allemands
25:24pour leur dire
25:24j'ai fait un super truc
25:25ça s'appelle
25:25numérique France garantie
25:26si vous pouvez l'adopter
25:28ils vont dire
25:28écoutez on va faire numérique
25:29Allemagne garantie
25:29et vous aurez 27 pays
25:31c'est intéressant
25:33est-ce qu'on fait quelque chose
25:34à 2 ou à 3 ou à 5
25:35je dis pas qu'il ne faut pas le tenter
25:36je dis que j'y crois modérément
25:37oui mais ça ne fonctionne pas
25:39les trucs européens
25:40à 27 ou à 28
25:41il y a quand même un truc
25:42qui marche bien
25:43et c'est un vieux principe
25:44d'entrepreneur
25:46c'est que pour commencer
25:47il faut commencer
25:48et je suis désolé
25:49mais les stratégies
25:51qui consistent à dire
25:52je ne démarre pas
25:53tant que je ne serai pas
25:53à l'objectif
25:54je préfère avoir démarré
25:55et on tend vers l'objectif
25:57et on fera numérique
25:58France et Europe garantie
25:59et numérique France et Europe garantie
26:01je vous souhaite de réussir
26:01forcément marchera très très bien
26:03avec tous les pays
26:04je vous souhaite de réussir
26:05et bien je ne doute pas
26:06que la voie pragmatique
26:08est plus
26:08comment dirais-je
26:09atteignable
26:10que
26:10comment dirais-je
26:12je crois qu'il y a une très bonne expression
26:13qui est que le mieux
26:14est l'émis du bien
26:14merci beaucoup
26:16c'est la fin de cette première partie
26:17voilà pour une bonne conclusion
26:18on se retrouve tout de suite après
26:19pour parler budget
26:21et puis industrie
26:22avec l'état de nos ETI
26:23faut-il sonner
26:24tirer la sonnette
26:26d'alarme
26:27ne quittez pas
26:27on revient après une très courte
26:29pause publicitaire
26:30merci à vous
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