- il y a 6 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.
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00:00Europe 1, Eliott Deval et vous.
00:03Bientôt midi et demi sur Europe 1, bienvenue chez vous nous rejoignez, c'est Eliott Deval et vous jusqu'à 13h.
00:08Et on va parler d'Emmanuel Macron qui souhaite interdire les réseaux sociaux dès 15 ans avec une procédure accélérée.
00:14Alors pour en parler, on a nos deux éditorialistes, Eric Revelle, journaliste, et Sébastien Ligné, chef du service politique de Valeurs Actuelles.
00:21Le texte arrive à l'Assemblée demain, mais le chef de l'État veut engager une procédure accélérée
00:27pour aller encore plus vite et rendre cette interdiction applicable dès la rentrée.
00:33Écoutons les explications de Laura Legault et puis Sébastien Ligné, vous qui êtes le chef du service politique de Valeurs Actuelles,
00:39vous allez nous expliquer ce que c'est la procédure accélérée.
00:42C'est pas très compliqué.
00:43Bah écoutez, si c'est pas très compliqué, il faut l'appliquer plus souvent.
00:47Et notamment sur la justice des mineurs, sur la question migratoire et notamment le prolongement de la détention
00:54pour les criminels ou délinquants qui sont dans les centres de rétention administratifs.
00:59Il y a peut-être d'autres priorités avant les réseaux sociaux, du moins c'est ce que je me dis
01:03et peut-être que c'est ce que les auditeurs pensent ou ne pensent pas.
01:07Et d'ailleurs, si vous souhaitez réagir, 01, 80, 20, 39, 21.
01:11Laura Legault sur l'interdiction des réseaux sociaux.
01:15Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le chef de l'État hausse le ton.
01:19Le cerveau de nos enfants et de nos adolescents n'est pas à vendre.
01:22Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler.
01:26Ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois.
01:29On interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
01:32Une interdiction à deux niveaux.
01:34Le premier concernerait les réseaux sociaux jugés dangereux par l'ARCOM,
01:38ceux dont l'algorithme constituerait un danger pour l'épanouissement physique, mental ou moral des plus jeunes.
01:43Ces réseaux sociaux seraient alors totalement interdits à l'accès au moins de 15 ans.
01:47Deuxième cas de figure, certaines plateformes pourraient être accessibles aux mineurs
01:51à la condition qu'au moins l'un des deux parents ait donné son accord.
01:55La proposition de loi ne fait pas consensus.
01:58La France Insoumise a d'ores et déjà annoncé une motion de rejet
02:01jugeant l'interdiction paternaliste.
02:03Le Rassemblement National Horizon et les Républicains devraient eux soutenir le texte.
02:07Mais en cas d'adoption, une question reste en suspens.
02:10Comment vérifier l'âge des utilisateurs ?
02:12Et puis chez nos confrères de France Info, le sénateur PS du Nord et président du groupe socialiste au Sénat,
02:17Patrick Cannaire, explique qu'il y a urgence à réguler l'utilisation des réseaux sociaux.
02:22Il y a urgence.
02:24C'est un sujet de société qui est majeur.
02:26Et on voit bien aujourd'hui les dérives, les dégâts sur l'esprit de beaucoup de nos jeunes.
02:32Simplement, et ce sera sûrement l'interrogation que nous porterons au Sénat quand le texte arrivera,
02:37c'est comment mettre en œuvre, comment on les accompagne, comment on prévient les dérives.
02:42L'État doit avoir cette mission de régulation.
02:45Tout cela doit s'écrire dans la loi, en tout cas s'inscrire dans une démarche positive pour les jeunes.
02:51Puisque aujourd'hui, c'est vrai que passer des heures sur les réseaux sociaux,
02:56c'est une porte ouverte à tous les risques, à tous les débordements.
02:59Donc il est important que le Parlement s'en saisisse.
03:02Voilà pour la déclaration de Patrick Cannaire.
03:04Je me tourne vers vous Sébastien Ligny, j'ai besoin de comprendre,
03:07parce que je ne suis pas un spécialiste de la spécialité comme vous.
03:10Qu'est-ce que c'est que cette procédure accélérée ?
03:13Puis après on ira sur le fond du sujet, c'est-à-dire les réseaux sociaux.
03:17Alors, il faut savoir que dans le droit français et dans la constitution française,
03:21il y a un côté un peu professeur.
03:24D'ailleurs attendez, je prends des notes.
03:28C'est pas sorcier.
03:29On a déjà expliqué des trucs beaucoup plus compliqués.
03:33Là, c'est très simple.
03:35Dans la constitution française, il y a une règle,
03:36qui est d'ailleurs totalement ridicule, entre parenthèses,
03:38qui fait qu'entre le moment où vous déposez ou vous proposez une loi
03:42et le moment où elle commence à être discutée au Parlement,
03:45il y a un délai minimum de six semaines.
03:48C'est ridicule.
03:49Cette procédure accélérée permet et fait en sorte que ce délai est totalement raccourci.
03:53Ce qui fait que vous pouvez déposer un projet de loi le vendredi
03:58et vous pouvez en débattre dès le lundi ou le mardi suivant au Parlement
04:01si le calendrier parlementaire le veut.
04:03Donc ça raccourcit grandement les délais.
04:05Et la deuxième chose, c'est que ça raccourcit la fameuse navette parlementaire.
04:09Vous savez, ces échanges entre Assemblée, Sénat, Sénat, Assemblée, Assemblée, Sénat.
04:12Là, ça réduit.
04:13Vous n'avez besoin que plus d'une lecture au lieu de deux minimums dans les projets traditionnaux.
04:18Là, une lecture suffit.
04:19Donc une lecture à l'Assemblée, une lecture au Sénat, terminée.
04:21Donc on réduit drastiquement le temps des débats pour avoir un vote rapide à l'Assemblée nationale.
04:29J'ai envie de vous dire, mais attendez, excusez-moi, on ne peut pas le faire plus souvent ?
04:32En théorie, vous pouvez le faire sur tous les textes.
04:34Le problème, c'est qu'en pratique, vous avez un calendrier parlementaire qui est déjà extrêmement chargé.
04:38Mais arrêtez avec votre calendrier parlementaire.
04:40Ils ont passé 350 heures sur le budget pour être votés en 49 points.
04:44C'est justement parce qu'on passe...
04:45Et donc on faisait un budget Frankenstein validé par le vice-premier ministre Olivier Faure.
04:50Eliott Deval, c'est justement parce qu'on a passé beaucoup trop de temps sur ce budget insupportable
04:54qu'on a perdu des semaines de débat sur d'autres questions.
04:57Par exemple, le projet de loi judiciaire de Gérald Darmanin.
05:00On va sûrement l'examiner en mai ou en avril.
05:03Alors qu'en théorie, on aurait pu déjà l'appliquer dès janvier.
05:07Vous imaginez, Eric Revelle.
05:09Alors, revenons maintenant sur le fond du sujet.
05:12Est-ce que vous êtes favorable à ce qu'on interdise les réseaux sociaux ?
05:17Alors, c'est pour les mineurs de moins de 15 ans ou pour les mineurs de moins de 18 ans ?
05:21Non, moins de 15 ans.
05:23Moi, je pense que le président de la République et le sénateur Caner ont tout à fait raison.
05:28D'ailleurs, peut-être qu'une partie de la violence dont on parlait débridée, des incivilités...
05:34Ah non, vous n'allez pas nous faire le coup, c'est de la faute des réseaux sociaux.
05:36Ah bah attendez !
05:37Vous regardez les réseaux sociaux de temps en temps ?
05:40Oui, un petit peu, pardonnez-moi, je suis j'ai été mi-bronné...
05:44Regardez les vidéos qui sont mises à disposition.
05:48Pardonnez-moi, c'est l'art qui cache la forêt.
05:50Vous êtes en train de me dire que certains ont sorti cet étendard-là pendant les émeutes.
05:54Je ne vous ai pas dit que toute la forêt était cachée derrière un seul arbre.
05:59Je vous dis simplement que peut-être une partie vient de la violence qui est...
06:03Et puis en plus, ce qui est très intéressant, pourquoi des mineurs en dessous de 15 ans ?
06:07Moi, j'adhère tout à fait à cette idée, parce que c'est justement là où les jugements, la personnalité, les repères se mettent en place.
06:16Alors quand, d'un côté, vous avez souvent une cellule familiale défaillante,
06:20et que vous êtes abreuvé, laissé à vous-même devant des vidéos d'une violence incroyable,
06:27pardonnez-moi, Elliot, mais je défends ce point de vue qu'une partie de l'effondrement de l'autorité,
06:34du respect des cadres vient de là.
06:35Donc c'est une question d'éducation, ce n'est pas la question des réseaux sociaux.
06:38Vous êtes parent, vous dites à votre enfant, quand à moins de 15 ans...
06:41Ce n'est pas si simple que ça, c'est pas si simple.
06:43Ce n'est pas si simple d'interdire, même si vous mettez des temps d'écran,
06:47que vous mettez un contrôle parentel, ce n'est pas si simple,
06:50parce que souvent, les gamins sont plus digitaux natifs que nous.
06:53Ah, c'est ça, c'est ça ?
06:54Digitaux natifs ?
06:55Oui, digitaux natifs, on dit, oui, oui.
06:57Eh bien, moi, je ne suis pas digital natif, vous non plus, visiblement,
07:00parce que vous ne connaissez pas le terme.
07:01Mais en réalité, quand vous posez des cadres, souvent, ils sont plus habiles que nous.
07:06Donc oui, c'est un vrai poison pour la formation de l'esprit de nos enfants et de leur cerveau.
07:12Oui, le président de la République a raison.
07:14Guy est en direct avec nous.
07:16Guy nous appelle de Paris.
07:18Et si vous souhaitez réagir, 01, 80, 20, 39, 21,
07:21souhaitez-vous interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans ?
07:26Cher Guy, bonjour.
07:28Bonjour, Eliott.
07:29Tous mes voeux pour cette année, et puis il y a tous mes voeux aussi à vos invités.
07:33Oui, moi, j'ai 75 ans.
07:35Dans les années 95,
07:37non,
07:40j'étais président d'une association de parents d'élèves.
07:43Ah, ça, c'est intéressant.
07:46Oui, j'étais représentant l'une des deux plus grosses associations de parents d'élèves de France.
07:50Ah, écoutez, mais bon, c'est dans les années 80,
07:53donc autre temps, autre mœur.
07:54Non, non, c'est quand même 95,
07:5697,
07:5795 ou 80 ?
07:59Mais parce que...
08:00Non, non, c'est pas un lien.
08:01C'est quand même des années 80 à 90.
08:04Non, non, non.
08:05Dans 5 minutes, vous allez me dire que c'était en 2018, Guy.
08:08Eh bien, c'est comment ?
08:09Dans 5 minutes, vous allez me dire que c'était en 2018.
08:11Non, non, non, non.
08:12Je vous taquine.
08:13Je vous taquine.
08:14Donc, nous, on en était arrivés à éduquer les parents.
08:21C'était en accord avec les professeurs pour tout ce qu'il fallait, la conduite des enfants, éduquer les parents,
08:28qui pour la plupart ne parlaient pas français pour beaucoup.
08:30Donc, ça, c'est un gros problème.
08:32Comment voulez-vous que des enfants soient suivis par des parents qui ne parlent pas la langue ou qui ne sont pas éduqués ?
08:39Les parents ne sont pas éduqués eux-mêmes.
08:41Laissent les enfants regarder n'importe quoi sur leur téléphone, sur les réseaux sociaux.
08:45Moi, je suis pour l'interdiction de ces réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans.
08:50Je comprends.
08:51Mais, enfin, tout le monde a saisi le danger qu'il pouvait y avoir avec les réseaux sociaux, effectivement,
09:00où il y a tout et n'importe quoi qu'on peut découvrir.
09:02Quand on a moins de 15 ans, on pouvait avoir des images violentes sur les réseaux sociaux.
09:08Bon, ça, c'est parfait.
09:08Mais, moi, ce qui m'étonne, c'est qu'on fasse de ce sujet une sorte de cheval de bataille pour commencer l'année.
09:16Enfin, pardonnez-moi, on commence l'année avec la loi sur la fin de vie, donc l'euthanasie, et les réseaux sociaux.
09:22Est-ce que c'est les priorités des priorités aujourd'hui ?
09:25Non, ce sont des travaux à faire tous azimuts.
09:33Entre autres, la pourriture amenée par les réseaux sociaux.
09:37Il y a différentes activités à mettre tous azimuts.
09:40On doit fonctionner à 360 degrés, que ce soit la fin de vie, que ce soit aussi d'autres choses.
09:46Donc, ce sont des problèmes inhérents dans chaque nation.
09:49Oui, mais sauf que, Guy, pardonnez-moi, les Français, ils ne veulent pas de l'euthanasie, ils veulent des soins palliatifs.
09:53Et aujourd'hui, on va vous rendre en urgence...
09:56On ne parle pas des soins...
09:58Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez entendu Emmanuel Macron nous dire
10:01que la priorité des priorités pour les Français, c'est la sécurité ?
10:04Vous savez ce qu'on va faire ?
10:05On va lever l'excuse de minorité pour les criminels et les délinquants ?
10:09En procédure accélérée.
10:10En procédure accélérée.
10:11Est-ce qu'on vous a dit qu'on va remettre les frontières ?
10:14Parce que ça, depuis 1992 et Maastricht, on n'existe plus.
10:17Nous avons une faiblesse, ce qu'on doit faire, c'est balancer un coup dans la fourmilière
10:22représentée par la Commission européenne et par les députés,
10:26qui ne veulent pas prendre les décisions essentielles, nécessaires, pour la survie de chaque nation.
10:32Et c'est aussi à chaque présidence de nation de dire non, on refuse ça.
10:36Tout comme on aurait dû refuser ce principe sur le partage du nucléaire.
10:40Pendant des dizaines d'années, la France a investi dans le nucléaire...
10:42Effectivement, on s'égare, on s'égare, vous avez raison.
10:45C'est de ma faute, c'est de ma faute.
10:46Mais on se fait torcher.
10:48Bon, bon, bon, bon, hop !
10:49Attention, quand même.
10:51Mais on se fait, non, non, non, on se fait...
10:55Ouf ! Non, non plus !
10:57Écraser, pardon.
10:58On se fait écraser.
10:59Écraser, ça va.
11:00On se fait écraser, écraser par des personnes qui n'ont pas de problème
11:06ou qui ne regardent pas les conséquences.
11:09C'est tout.
11:09de dire l'OQTF, il a une OQTF
11:12il ne veut pas partir, on le prend de force
11:14et on le dépose sur le rivage de son pays
11:16on va avoir une pénalité
11:18à cause de ça, on aura une pénalité
11:20mais ça nous coûtera moins cher
11:22d'avoir cette pénalité que de
11:24subir les actes de cet OQTF
11:26qui continuent à sévir dans notre pays
11:28Cher Guy, merci
11:30pour votre témoignage, on ira voir
11:32Pascal dans un instant
11:34qui nous appelle de Montpellier, on a fait le tour de la France
11:36Ah oui c'est super
11:38C'est le tour de France, Sébastien Ligné
11:41Non, là où vous avez raison Elliot, c'est que
11:42Emmanuel Macron essaye de se redorer
11:44la pilule avec des thèmes
11:46et des grands sujets sociétaux
11:48qui sont partagés par une majorité de français
11:50parce que oui, vous avez raison, le fait que
11:52Pas la fin de vie, pardonnez-moi. Non mais la fin de vie, le problème c'est que
11:54les sondages sont tronqués parce qu'on pose mal la question
11:56mais il y a une majorité de français qui aujourd'hui souhaite
11:58qu'on statue sur la fin de vie et vous avez une majorité
12:01de français qui est favorable
12:03à ce qu'on statue sur les réseaux sociaux. Le problème
12:04c'est qu'Emmanuel Macron il fait ça pour se redorer
12:06la pilule parce qu'il se dit quoi de plus
12:08super pour remettre un peu de popularité
12:11autour de mon nom que faire des lois sociétales
12:13le problème c'est qu'on ne lui demande pas ça
12:14on ne lui demande pas de statuer sur les réseaux sociaux
12:16on ne lui demande pas de statuer sur la fin de vie. Avant cela
12:18on lui demande de statuer sur l'insécurité
12:21sur le pouvoir d'achat, sur le prix de l'électricité
12:23sur l'immigration, sur le commercial
12:25etc. Mais sur le référendum
12:26quand Emmanuel Macron l'année dernière nous dit
12:28on va faire des grandes consultations citoyennes
12:31qui d'ailleurs on n'a jamais vu la couleur
12:33de ces consultations citoyennes. Quand
12:34ses proches nous disent, parmi les priorités
12:37de ces référendums, il y a la question des réseaux sociaux
12:39et ben là oui, là je suis d'accord avec vous
12:41c'est ridicule. Je ne suis pas certain que la question
12:43des réseaux sociaux
12:45devait être statuée par référendum
12:46je préférais qu'on fasse un référendum sur l'immigration
12:49mais ce n'est pas un problème de popularité
12:49mais non, c'est qu'il a reculé
12:53sur la réforme des retraites
12:54il n'y aura pas un niveau de chômage
12:57bas comme il l'avait promis en 2027
12:59donc il n'a rien à afficher au crédit
13:01c'est dans le double quinquennat
13:02sur double quinquennat
13:05donc il essaie de s'accrocher en disant
13:06j'ai quand même un bilan et voici mon bilan
13:08mais Eliott a raison, ce n'est pas la priorité des français
13:1101, 80, 20, 39, 21
13:13Pascal nous appelle
13:15depuis Montpellier
13:17bonjour Pascal
13:18comment allez-vous chère Pascal ?
13:21je vais très bien, merci
13:22alors c'est une maman qui nous appelle
13:24une maman d'un ado
13:26et ça c'est intéressant
13:27alors la maman de l'ado
13:29il a quel âge votre enfant ?
13:32oui, alors c'est une adolescente
13:33une ado, elle a 14 ans
13:35crise d'adolescence ou ça va ?
13:38ça va
13:39bon, alors sur les réseaux sociaux
13:44comment vous appréhendez les réseaux sociaux avec elle par exemple ?
13:48alors écoutez déjà
13:49ce que je peux vous dire
13:51c'est que j'utilise un contrôle parental
13:53que je paye mensuellement à l'année
13:57donc ce qui me permet effectivement
14:00de régler le temps d'écran sur son téléphone
14:04et d'autres appareils tels que les tablettes
14:08et donc bon
14:10mais c'est vrai que c'est très compliqué
14:12parce qu'ils ont tendance à en vouloir plus
14:15à négocier
14:16voilà donc aujourd'hui
14:18je tenais vraiment
14:20et je vous en remercie
14:20de me donner la parole sur ce sujet
14:23qui me tient vraiment à cœur
14:24parce qu'effectivement
14:26on connaît les effets maintenant
14:30des dévastateurs
14:32des réseaux sociaux
14:33TikTok, etc
14:34et c'est un vrai fléau
14:39c'est complètement addictif
14:41donc on connaît les impacts
14:44sur le sommeil
14:44sur la tension
14:45sur la
14:46excusez-moi
14:47sur le comportement
14:49et malgré ma vigilance
14:52en utilisant les réseaux sociaux
14:53c'est un combat en fait
14:55au quotidien
14:56et donc
14:59par rapport à l'interdiction
15:01des réseaux sociaux
15:02que monsieur Macron
15:03voilà je suis complètement favorable
15:06alors sachez que ma fille
15:07va avoir 15 ans
15:08courant septembre
15:11donc
15:12si cette mesure
15:14aurait intervenu
15:16bien avant
15:16je pense que
15:17pour les parents
15:18en tout cas moi
15:19en ce qui me concerne
15:20c'est un soutien
15:22un réel appui
15:23parce que tout simplement
15:25je peux dire à ma fille
15:26bon ben voilà
15:27je peux pas
15:28c'est Macron qui veut
15:28voilà
15:30non mais
15:31vraiment
15:31je souris
15:32mais Pascal
15:33j'ai bien compris
15:34et je vais vous dire
15:35c'est pour ça que c'est intéressant aussi
15:37d'entendre la parole
15:39des auditeurs
15:40vous êtes une maman
15:41avec une adolescente
15:42de 14 ans
15:43vous vivez ça
15:44au quotidien
15:46moi je
15:47je
15:47donc
15:48votre parole
15:50c'est une parole
15:50qui est essentielle
15:51c'est vous qui avez les mains
15:53vous êtes au coeur du réacteur
15:54bien sûr
15:55moi ce qui me dérange
15:57c'est pas forcément
15:57d'interdire pour les mineurs
15:59il y a plein de choses
16:00qui me dérangent
16:01première chose
16:02est-ce que c'est la priorité
16:03des priorités
16:04visiblement vous vous dites
16:05c'est quand même
16:05salvateur pour les parents
16:06qui sont en difficulté
16:07puisque les enfants
16:08sont surconnectés
16:09quasiment
16:10il y a une addiction
16:11au téléphone
16:12et aux réseaux sociaux
16:14ça c'est le premier point
16:15vous avez raison
16:16deuxième point
16:17c'est de se dire
16:18pourquoi il le fait maintenant
16:19est-ce qu'on est encore
16:21dans la surcommunication
16:22mais là
16:23c'est un tout autre sujet
16:24et finalement
16:26ça ne vous concerne
16:27pas forcément
16:28et je trouve
16:29et ça c'est le dernier point
16:31que
16:31déjà
16:33pour le mettre en application
16:35c'est extrêmement compliqué
16:36je peux vous dire
16:36que les
16:37nouvelles générations
16:38qui sont surconnectées
16:39en deux temps
16:40trois mouvements
16:42ne vous inquiétez pas
16:43qu'ils vont trouver le moyen
16:43d'utiliser les réseaux sociaux
16:45et dernière chose
16:46on décrit
16:48les réseaux sociaux
16:49souvent en mal
16:50il faut aussi
16:51voir
16:52qu'à travers
16:53par exemple
16:54les réseaux sociaux
16:55vous avez parfois
16:56des lanceurs d'alerte
16:57et ça change
16:59ça peut changer
16:59la face
17:00d'une société
17:02ou du moins
17:04d'un sujet
17:05qui était sous-traité
17:06je pense par exemple
17:07que via les réseaux sociaux
17:09on parvient
17:10à avoir
17:11des images
17:13des révoltés
17:14du peuple iranien
17:17sans les réseaux sociaux
17:18on serait incapable
17:18de les avoir
17:19et d'ailleurs le premier réflexe
17:20du peuple iranien
17:22du régime iranien
17:23pardonnez-moi
17:24c'est de couper internet
17:25donc il ne faut pas tout mélanger
17:27mais j'entends
17:28honnêtement
17:30vous m'avez quasiment convaincu
17:31cher Pascal
17:32sur l'impact
17:34et l'apport
17:35que pourrait avoir
17:35l'interdiction des réseaux sociaux
17:36pour les parents
17:38qui ne savent pas
17:39comment faire
17:39quand on a un gamin
17:40de 14-13 ans
17:41qui a la tête accrochée
17:43à son téléphone
17:43mais vous savez
17:44cher Pascal
17:45vous n'avez pas forcément
17:47besoin d'avoir des enfants
17:48pour avoir des personnes
17:49en face de vous
17:50qui sont surconnectées
17:51à votre téléphone
17:52moi c'est ce que j'allais vous dire
17:53Sébastien Ligné
17:53depuis le début de l'émission
17:54ils sont nés
17:55et sur l'écran
17:56non mais c'est ce que j'allais vous dire
17:57non moi comme j'ai vu
17:59que vous me regardiez
17:59que vous alliez faire la remarque
18:00je l'ai caché tout de suite
18:01vous ne voyez pas ça Pascal
18:03mais c'est un enfer
18:03mais vous savez que vous avez
18:05j'ai deux adolescents
18:06je suis perdu
18:08mais justement
18:08ce n'est pas les adolescents
18:09le problème
18:09c'est que ça commence
18:10à l'adolescence
18:12et aujourd'hui
18:13c'est une addiction
18:14même pour moi
18:15qui n'est plus en adolescence
18:16c'est une vraie addiction
18:17et je le vois
18:18dans mon comportement
18:19dans ma capacité d'attention
18:21l'écran a changé
18:22ma manière de travailler
18:23etc
18:24et encore
18:25j'ai été la dernière génération
18:26où on avait des écrans
18:27à 12, 13, 14 ans
18:28les premiers écrans
18:29aujourd'hui
18:30vous vous baladez
18:30dans des écoles primaires
18:31à 7 ans
18:32les nouveaux enfants
18:34ils ont des smartphones
18:35et ça ça change totalement
18:36ça détruit le cerveau
18:37Merci cher Pascal
18:38on vous embrasse chaleureusement
18:40depuis qu'il nous appelait
18:41depuis Montpellier
18:43on va revenir dans un instant
18:44avec quelques informations
18:45je voudrais vraiment
18:46qu'on revienne
18:47sur les déclarations
18:47de François-Xavier Bellamy
18:49concernant la menace
18:51des frères musulmans
18:52et revenir sur le temps fort
18:53de la semaine
18:54l'Assemblée Nationale
18:54qui a voté cette semaine
18:55une proposition de résolution
18:56visant à inscrire
18:58la mouvance des frères musulmans
18:59sur la liste européenne
19:00des organisations terroristes
19:01ça s'est passé
19:02à l'Assemblée Nationale
19:03qui a voté contre
19:04la France Insoumise
19:05rien de neuf sous le soleil
19:06le PS
19:06et qui a voté contre
19:07le Parti Socialiste
19:09François Hollande
19:10où était François Hollande ?
19:11exceptionnel
19:12François Hollande
19:13il était là en première partie
19:14de débat
19:14le matin
19:15et puis l'après-midi
19:16quand il a fallu voter
19:17il avait piscine
19:18François Hollande
19:18selon mes sources
19:19et c'est
19:20source fiable
19:21source label de confiance
19:23il avait piscine
19:24François Hollande
19:25donc
19:26on va revenir
19:27sur les déclarations
19:28de François-Xavier Bellamy
19:29mais vous imaginez
19:30Olivier Faure
19:31le vice-premier ministre
19:32aujourd'hui
19:34qui a
19:35apporté
19:36en quelque sorte
19:36qui a tapé
19:38dans la main
19:38de M. Lecornu
19:39pour le budget
19:40budget de gauche
19:41accepté
19:42adoubé
19:43par M. Olivier Faure
19:44Olivier Faure
19:45qui ne vote même pas
19:46cette résolution
19:47quelle tristesse
19:48Eliott de Vallée-Vous
19:49ça continue jusqu'à 13h
19:50et pour réagir
19:51au 0-1
19:5280-20
19:5339-21
19:54le standard
19:54vous attend
19:55à tout de suite
19:55après la pause
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