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  • il y a 2 jours
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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00:00Europe 1
00:01Europe 1
00:0411h-13h, Eliott Deval et vous
00:07Il est midi sur Europe 1, merci d'être avec nous et de poursuivre votre journée à nos côtés, à nous écouter en direct sur Europe 1 pour Eliott Deval et vous.
00:18Je rappelle que, chers auditeurs, c'est vous qui donnez le tempo de cette émission avec une parole libre, une parole plurielle, un numéro 01 80 20 39 21.
00:29On est toujours avec Marie Linero, avec Georges Fenech et Thomas Bonnet, nos deux chroniqueurs du samedi.
00:37On va parler d'un sujet ô combien lourd, dramatique et ce qui est insupportable aussi, c'est ce silence assourdissant.
00:45Terrifiants sont les actes, sidérantes et l'indifférence des médias après cet acte barbare hier à Nice.
00:51Une femme de 90 ans a été violée chez elle, à son domicile.
00:55Le suspect a été interpellé dans la matinée hier, dans un appartement voisin, visiblement un appartement squatté.
01:04L'homme a été arrêté, tout comme trois autres individus présents dans cet appartement squatté.
01:10Ce qui est là aussi saisissant, c'est que les trois autres individus interpellés sont sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français.
01:18Je vous propose d'écouter les précisions de Jean-Baptiste Marty.
01:22Derrière la porte, un homme qui pousse violemment la femme âgée de 90 ans dans sa chambre sur son lit,
01:27puis la viole avant de se servir une bière dans la cuisine comme si de rien n'était.
01:31L'agresseur quitte ensuite l'appartement.
01:33La victime, choquée, contacte sa fille qui prévient les policiers.
01:36Le suspect est rapidement retrouvé dans le même immeuble, comme l'explique Jean-Luc Bragateau, policier du syndicat Alliance.
01:42Les collègues, quand ils sont arrivés, sont montés directement au quatrième étage.
01:45Ils ont repéré un appartement, ils ont cru que c'était un squat en fait.
01:47Et quand ils sont rentrés, il y avait six hommes à l'intérieur.
01:50Parmi les hommes, il y a la mamie qui a identifié formellement l'auteur du viol.
01:54Comme il parlait en arabe, un des hommes qui était à l'appartement qui a dit au collègue,
01:57il vient de me dire qu'il est allé voir la mamie du rez-de-chaussée.
02:00L'agresseur présumé est interpellé, il s'agit d'un homme en situation irrégulière.
02:04C'est un individu qui est tunisien, qui a une fiche Schengen.
02:07C'est-à-dire qu'il a ou une fiche de reconduite frontière, une OQTF, ou alors c'est un individu qui est peut-être recherché sur un autre pays en Europe.
02:14Trois autres personnes dans l'appartement, tous sous OQTF, sont aussi interpellés.
02:19Le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, sur son réseau Socialix, dénonce une horreur absolue
02:23et demande à la justice d'être impitoyable à l'encontre de l'agresseur.
02:27C'est évidemment insupportable lorsqu'on entend les précisions de Jean-Baptiste Marty.
02:32Je n'arrive toujours pas à comprendre, et je le dis aux auditeurs, pourquoi nous sommes les seuls sur Europe 1 et sur CNews ce matin à parler de ce drame à Nice.
02:42On a une femme de 90 ans qui ouvre la porte en pensant que c'est son infirmière qui vient.
02:48Elle est agressée, violée par un individu, visiblement sous le coup d'une fiche Schengen.
02:54On découvre peut-être ça, les fiches Schengen, ce qui voudrait dire que soit il a été sous le coup d'une QTF dans un autre pays de l'Union Européenne,
03:02soit il est recherché dans un autre pays de l'Union Européenne, fiche Schengen.
03:06Donc dans ce drame, il y a malheureusement tout, Thomas Bonnet.
03:11C'est un récit assez terrifiant qui nous renvoie aussi à ce qu'on est, à nos proches et aux gens que ça pourrait concerner.
03:18Donc c'est très difficile d'avoir des mots, je trouve, juste sur ce drame qui est d'une horreur absolue.
03:24J'ai honnêtement rarement entendu quelque chose d'aussi horrible.
03:27Je pense ce matin, ce midi, à cette femme, à ses proches.
03:30Et j'espère en effet que la réparation de la justice, d'abord la réparation médicale, puis la justice sera implacable.
03:36J'espère vraiment et je le souhaite de tout mon cœur.
03:39Ensuite, effectivement, ça nous plonge face à l'inconséquence de nos politiques publiques.
03:43Un individu qui n'aurait pas dû être présent, encore une fois, j'allais dire, en fait c'est tout le temps quasiment,
03:47enfin pas tout le temps, mais très très souvent.
03:49Et ça rend l'affaire encore plus dramatique, parce que quand vous avez impliqué dans l'affaire
03:54quelqu'un qui n'a rien à faire en France,
03:57et bien forcément, quand j'imagine, vous êtes de la famille, vous vous dites
04:00« Attendez, là il y a une forme d'injustice, parce que cet individu-là n'aurait jamais dû croiser cette route. »
04:04Et puis, dernier commentaire, c'est le hasard de l'actualité,
04:07mais Nice, cette semaine, a été frappée par deux drames.
04:09Ce drame, bien sûr, aussi cette femme de 25 ans qui a été tuée à côté de son bébé de 6 mois.
04:14Qu'est-ce que les politiques attendent avant de réagir, en fait ?
04:16Je pense que là, on atteint chaque semaine des paliers, on franchit des paliers dans l'innommable,
04:22et il y a un silence, il y a une forme de fatalité qui s'abat,
04:24et on n'a aucune réaction ferme.
04:27Je veux vraiment penser ce matin aux victimes,
04:29et à me dire « Mais les respectes politiques devraient être pleinement engagées,
04:31il faut qu'il y ait un sursaut, un choc d'autorité,
04:34appelez ça comme vous voulez, mais il faut vraiment une prise de conscience collective majeure. »
04:36– C'est dans votre émission, cher Elliot, qu'on a appris ce matin, l'émission sur CEDEWS,
04:41qu'on a appris ce matin que cet individu était sous OQTF,
04:45qu'on ne savait pas encore.
04:46– Ou d'une fiche Schengen, du moins il était recherché soit par un…
04:49– Le syndicaliste nous a clairement dit.
04:51– Oui, mais là, le syndicaliste nous parle d'une fiche,
04:53l'autre syndicaliste, Alliance pour Europe 1, nous parle d'une fiche Schengen.
04:56– Oui, on te reste à confirmer, toujours est-il,
04:59qu'il y a un problème sur son statut administratif et que c'est un étranger,
05:03mais permettez-moi de vous faire une critique quand même, mon cher Elliot,
05:06c'est que depuis ce matin, vous faites du brainwashing, méfiez-vous,
05:10c'est-à-dire que vous êtes en train de nous rabâcher
05:12ce qui est un simple fait divers, qui ne mérite pas, même pas deux ou trois lignes ailleurs.
05:16D'ailleurs, personne ailleurs n'en parle.
05:18– Voyez-vous, moi je trouve que nous avons raison d'en parler,
05:22parce que c'est, Thomas l'a très bien dit, à chaque fois,
05:24c'est la démonstration de l'impuissance de nos politiques publiques.
05:27Ce n'est pas uniquement un fait criminel,
05:29c'est aussi un fait qui signe l'impuissance de nos politiques publiques
05:33en matière de sécurité, d'immigration et de justice.
05:37– Alors, il faut rappeler que la presse régionale en a parlé,
05:43et notamment Nice Matin bien sûr,
05:44il faut rappeler que la presse web de certains grands médias,
05:48eh bien, les grands médias se sont intéressés.
05:51Mais moi, ce qui me sidère, c'est que ce matin,
05:54dans les matinales des chaînes d'information,
05:56ou au 20h hier de TF1 ou de France 2,
05:59je ne sais pas si ce sujet a été massivement traité.
06:04On parle d'une femme de 90 ans,
06:07d'une femme de 90 ans qui a été violée.
06:09Donc, je vais même vous dire,
06:11hier après-midi, puisque ça s'est passé hier matin,
06:14et tous les médias étaient au courant
06:16des premières informations qui étaient relayées
06:19par leurs sources policières,
06:20c'est le service police-justice.
06:23De hier matin jusqu'à hier soir,
06:25je me suis dit, évidemment,
06:27ce sujet va être traité.
06:29Quand je voyais qu'il n'était pas traité
06:30sur les chaînes d'information
06:33ou sur les chaînes nationales,
06:35j'ai appelé des sources policières à Nice
06:37en me disant, mais est-ce que vous êtes sûr
06:40des faits qui ont été produits ?
06:44Est-ce que vous êtes certain ?
06:45Ou est-ce qu'on est face à une sorte
06:46de fausse information ?
06:47Vous imaginez à quel point ?
06:50Et j'avais par exemple une source policière,
06:52je lui disais sur une échelle de 1 à 10,
06:54à quel point vous êtes certain
06:57de ce qui s'est passé ?
06:59Et il m'a dit 9 sur 10, 10 sur 10.
07:01Donc, moi je suis sidéré de voir que les médias,
07:05tout en restant prudents bien sûr,
07:06parce qu'il y a une enquête qui est en cours,
07:09mais à quel point les médias ne veulent pas
07:10parler de ce sujet ?
07:12Donner à ce drame la place qu'il mérite
07:15dans les médias, c'est accepter de questionner
07:17énormément de questions taboues
07:19dans un certain nombre de médias,
07:21c'est-à-dire, effectivement,
07:22le lien entre une partie de l'immigration,
07:24la délinquance, la criminalité,
07:26lien établi statistiquement,
07:28mais rappelez-vous, cette émission du service public
07:30qui disait qu'il n'y a pas de lien
07:31entre l'immigration et les délinquances,
07:33c'est la science qui le dit.
07:34Donc en fait, ils sont dans un déni total,
07:35et mettre ce sujet-là en avance,
07:37c'est questionner cette réalité-là.
07:40C'est questionner aussi la réalité
07:41de l'ensauvagement de notre pays,
07:43où ces faits-là ne se produisaient pas,
07:44pardon, il y a 50 ans,
07:45il n'y avait pas des affaires comme ça
07:46qui se déroulaient en France.
07:47Donc c'est questionner aussi
07:48l'évolution de notre pays,
07:51l'absence en effet de réponses politiques,
07:53tout ça, c'est encombrant,
07:54vous vous rendez bien compte
07:55que pour des médias qui n'ont pas forcément
07:58envie d'aller sur ces sujets-là,
08:00ça devient problématique.
08:00Et pour les politiques,
08:01je rappelle que la promesse du premier quinquennat,
08:03c'est de lutter contre les violences faites aux femmes.
08:06Vous imaginez ?
08:08Et que cette promesse-là,
08:12cet enjeu national,
08:13a été prolongé pour le second quinquennat.
08:17Mais attendez,
08:17comment se fait-il aujourd'hui
08:19qu'au plus haut sommet de l'État,
08:21on ne prenne pas ce drame à bras-le-corps,
08:24en se disant,
08:25mais évidemment qu'il faut se mobiliser ?
08:28J'ai vu que Christian Estrosi,
08:30le maire sortant de Nice,
08:32a réagi,
08:32Éric Ciotti également,
08:34mais ça reste à l'échelle régionale.
08:37Alors, encore une fois,
08:38sur le web,
08:39il y a des papiers,
08:41je vois BFM,
08:42France Bleu,
08:4320 minutes,
08:44France Info,
08:45Nice Matin,
08:45Le Figaro.
08:46Mais moi,
08:46je pense à la famille de la victime ce matin,
08:49la famille qui doit se dire,
08:50mais attendez,
08:50comment se fait-il qu'aujourd'hui,
08:53on ne parle pas de ce drame ?
08:54Isabelle nous appelle
08:55et elle nous appelle depuis Nice.
08:56Bonjour Isabelle.
08:57Bonjour Eliott.
08:59Merci d'être en direct avec nous.
09:02Je suis ravie de vous avoir au téléphone.
09:05Moi aussi,
09:06même si cette actualité,
09:07elle est dramatique,
09:07moi ça me fait une...
09:09Évidemment,
09:10ça nous déchire le cœur
09:11de parler de ce sujet.
09:13Oui.
09:14Alors,
09:14je ne dirais pas
09:15qu'on atteint les sommets,
09:17mais plutôt qu'on atteint
09:18les bassons de l'horreur.
09:19avec ces agressions commises par des gens
09:23qui n'ont rien à faire
09:24sur le territoire français.
09:29Rendez-vous compte,
09:30violer une dame de 90 ans,
09:32non mais c'est monstrueux quoi.
09:34C'est...
09:35Et même pas un animal
09:36pourrait se conduire comme ça.
09:38Et moi,
09:40ce que je pense,
09:43ce qui me vient à l'esprit,
09:44c'est qu'avec la non-exécution
09:47des expulsions des OQTF,
09:50l'État met en danger
09:51le pote de Français.
09:54Qu'en est-ce qu'ils vont
09:54nous rendre des comptes ?
09:56L'État,
09:57les juges,
09:58qui jugent,
09:59certains juges de gauche,
10:02qui jugent avec complaisance,
10:04parce qu'on en a vu,
10:05ce n'est pas la première fois,
10:06malheureusement,
10:07qu'ils passent une horreur pareille.
10:09Ils ont été condamnés
10:10à quoi, les gens ?
10:11Ils sont où, maintenant ?
10:13Qu'est-ce qu'ils font ?
10:14Rien.
10:15Rien n'est fait.
10:16Ils sont toujours là
10:18et ça continue.
10:19Et comme disait
10:20Thomas Bonnet tout à l'heure,
10:23que je salue
10:23et que j'aime beaucoup,
10:24que je suis sur ces news
10:25et compagnie,
10:26j'adore.
10:28Merci.
10:28Voilà,
10:29c'est dans le silence
10:31et dans l'indifférence
10:33quasiment...
10:35C'est fort le mot indifférence,
10:37peut-être,
10:37je ne devrais pas employer ce mot-là,
10:39mais quasiment
10:39l'indifférence générale, quoi.
10:41C'est effrayant
10:44de voir ça.
10:46Alors, il faut,
10:47encore une fois,
10:49être très prudent
10:50parce qu'il y a l'enquête
10:52qui est en cours
10:54et qui va nous apporter
10:55tous les éléments
10:56dans les prochaines heures,
10:58bien sûr,
10:59mais vous pouvez
11:02prendre à bras-le-corps
11:04ce sujet médiatiquement,
11:05prendre à bras-le-corps
11:06ce sujet politiquement
11:08et vous poser
11:09toutes les questions
11:10et apporter,
11:10évidemment,
11:11tendre le micro
11:12pour récolter
11:14tous les témoignages
11:16et traiter ce sujet
11:18qui est un sujet,
11:19je le rappelle,
11:20dramatique.
11:22Le suspect s'est introduit
11:24chez elle,
11:25titre Nice Matin,
11:26une femme de 90 ans,
11:27violée à Nice,
11:29un homme interpellé,
11:30une non-ingénieur,
11:31aurait été violée
11:32par un individu
11:32qui se serait introduit
11:33chez elle
11:34dans le quartier
11:34de la Madeleine,
11:35à Nice,
11:36ce vendredi 23 janvier 2026.
11:39Terrible,
11:40terrible drame
11:41et on espère
11:42que toute la lumière
11:43sera faite
11:44sur ce sujet
11:46dans les prochaines heures.
11:47Georges Fenech,
11:48rapidement.
11:48– Je vais vous permettre
11:48d'ajouter une petite réflexion.
11:50Le crime est consubstantiel
11:52dans toute société,
11:53toute époque,
11:53il y aura toujours,
11:54malheureusement,
11:54des viols,
11:55des crimes,
11:56etc.
11:56Mais ce qui est insupportable
11:58dans l'opinion,
11:58c'est lorsqu'on connaît
11:59la dangerosité
12:00d'un individu
12:01et qu'on ne se vit pas
12:03des moyens
12:03pour l'empêcher d'agir.
12:05C'est la malheureuse Philippine
12:07qui va mourir
12:08parce qu'on n'a pas été capable
12:09d'expulser l'auteur
12:11qui avait déjà été condamné
12:12pour des faits
12:13de même nature,
12:13de viol.
12:14C'est ici le cas
12:15de ce viol sordide
12:17d'une pauvre dame
12:18de 90 ans
12:19par un étranger
12:20qui manifestement
12:21n'avait rien à faire
12:22sur le territoire.
12:23Donc c'est ça
12:24qui est insupportable
12:24dans l'opinion,
12:25c'est qu'on les connaît,
12:26on les a identifiés,
12:27on les a localisés,
12:29mais on n'a pas été capable
12:30de les empêcher d'agir.
12:31– Sous-titrage Société Radio-Canada
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