00:00Dmitri Kazali est également dans le studio d'Europe 1.
00:03Bonjour.
00:04Cher Dmitri, c'est un plaisir de vous avoir.
00:07Je rappelle que vous êtes président fondateur, créateur du spectacle Histo-Rock.
00:13Vous êtes spécialiste du Premier Empire, vous êtes un ancien enseignant en zone éducative, en ZEP.
00:20Tout à fait.
00:21Et vous êtes auteur de « Quand la France perd la mémoire ».
00:24Et il y a une certaine gauche qui ne vous supporte pas.
00:27Je dis tout aux auditeurs d'Europe 1.
00:30Tout à l'heure, c'est Marilyn qui se dit « Mais je vous présente comment ? »
00:34Et vous avez dit « Je suis historien-rockeur ».
00:36C'est magnifique comme présentation.
00:39C'est vrai, ce n'est pas faux, ça fait 40 ans que je me bats justement pour la défense de notre histoire par la musique et surtout la musique rock.
00:47On va parler d'Histo-Rock, c'est un spectacle là aussi, c'est génial.
00:51C'est-à-dire que vous faites le tour de France, vous allez voir les enfants, vous parlez de l'histoire de France en musique.
00:57C'est un spectacle rock'n'roll bien sûr.
01:00Et vous êtes désormais un…
01:01Drôle et rigolo en plus, c'est pour ça que je ne comprends pas.
01:03Et vous êtes un danger public pour une certaine gauche, pour la gauche radicale qui aime la censure, qui aime le boycott.
01:10Vous vous rendez compte qu'ils chantent la marseillaise dans leur spectacle ?
01:12Vous vous rendez compte pour la gauche, c'est insupportable.
01:14La marseillaise rock, ouais.
01:15Et donc aujourd'hui, ça fait combien de temps que vous avez ce spectacle, l'histoire ?
01:18Dix ans.
01:19Dix ans.
01:20On a joué dans 43 villes, ça s'est toujours très bien passé, avec des milliers, plus de 20 000, on a compté, enfants, avec des étoiles dans les yeux,
01:29à chaque fois qu'on leur chante l'épopée de Jeanne d'Arc ou l'histoire de Napoléon.
01:32Mais là, aujourd'hui, la gauche, LFI, mais aussi alliée aux écolos et aux socialistes, ne nous supporte plus.
01:40Ils ne supportent pas qu'on apprenne les grandes figures de notre histoire à nos enfants.
01:44Et donc, on boycotte, on appelle au boycott de votre spectacle.
01:48Et vous avez des villes qui sont à annuler, finalement.
01:51Alors, non seulement qu'on a un nouveau spectacle le 6 février à la Garenne-Colombe,
01:55là, toute l'équipe LFI passe dans les écoles pour dissuader les professeurs d'amener leurs élèves à notre spectacle le 6 février à 14 heures.
02:04Mais ils passent dans des écoles publiques, ils ont le droit de faire ça ?
02:06Alors, comme ils font partie souvent de Sud Éducation, ce sont des délégués syndicaux, ils ont le droit.
02:13Et ensuite, ça vient après Valence, la semaine dernière, où là, ils ont bloqué le concert de Valence.
02:18150 manifestants LFI, écolos, socialistes, qui ont empêché les spectateurs de rentrer dans la salle.
02:26Dingue ! Et surtout, ça vient après le 18 décembre dernier, où là, les élus du conseil municipal de Montrouge ont réussi à faire annuler un concert pour 1600 enfants.
02:37Ils ont privé d'un beau spectacle, 1600 enfants, surtout parce qu'on commence par les cathédrales, Jeanne d'Arc, et qu'on parle de Saint-Louis.
02:45Vous voyez, on en est là. C'est vraiment les ayatollahs de la pensée.
02:49C'est d'une violence dingue. Et là, ils menacent de lancer des boules puantes durant le spectacle.
02:54Mais moi, j'ai besoin de comprendre. Par exemple, à Valence, vous avez pu vous produire ou pas ?
02:58Eh bien, heureusement, le maire était fantastique. Il a fait appel à deux cordons de CRS qui ont pu dégager l'entrée du théâtre.
03:06Mais vous voyez, on en est là. On en est à la violence, à l'intimidation.
03:09C'est vraiment le dernier pays soviétique au monde. Je le dis toujours. La France, c'est un pays soviétique qui a réussi.
03:16Mais dans l'éducation nationale...
03:17Enfin, qui a réussi, qui a réussi. C'est compliqué de faire ça en ce moment.
03:21Mais dans l'éducation nationale, je le dis toujours, et c'est pour ça que j'ai de nombreux ennemis,
03:25c'est vraiment un vrai monde soviétique, encore dans leurs esprits et dans les programmes scolaires notamment.
03:32Mais attendez, Dimitri Casali, est-ce que vous avez des médias qui relaient ce qui vous arrive aujourd'hui ?
03:37Et c'est ça le problème. Heureusement que Europe 1, le JDD et CNews sont là parce que vous êtes les seuls à relayer ce beau spectacle
03:45qui est quand même un spectacle corrigé par Jean Tullard de l'Académie française avec extrêmement équilibré.
03:51Et bien sûr, tous les médias publics, bien sûr, nous boycottent.
03:56Mais surtout, il faut dire que le monde du spectacle est majoritairement à gauche.
04:00Et on a aussi des problèmes avec les directeurs des théâtres qui retraînent les pattes.
04:04C'est vraiment difficile de faire jouer le programme Histo-Rock, l'Opéra-Rock, l'Histoire de France,
04:10parce que vraiment, ça déplait à toute une partie de la population française.
04:13C'est toujours le même argument, mais imaginez juste 150 militants du RN qui bloquent un spectacle quelque part en France.
04:19Vous avez une semaine de breaking news sur toutes les chaînes de télévision en France.
04:23Mais là, ça passe. C'est le privilège rouge, comme d'habitude.
04:26C'est une vie de vous devant le siège du Rassemblement National.
04:27Mais bien sûr, mais là, franchement, si nous on n'en parle pas, personne n'en parle. C'est sidérant.
04:31Est-ce que vous avez déposé des plaintes ?
04:32Georges Fenech ?
04:33Non, non, pas encore.
04:35Parce que c'est une entrave, hein. C'est une entrave, la liberté de travailler.
04:38Voilà, d'expression, la liberté de création.
04:41Bien sûr.
04:41Ça met au chômage à chaque fois 12.
04:43Nous sommes 12 dans le spectacle Histo-Rock.
04:45Donc des comédiens, des chanteurs.
04:48C'est fou, quoi. On en est là.
04:50Il faut absolument que les Français se mobilisent.
04:53Ils viennent justement soutenir le 6 à la Garine-Colombe.
04:58Et le ministère de la Culture, Rachida Dati, par exemple, vous êtes en contact avec la ministre ?
05:02Alors, j'habite...
05:05Ne donnez pas votre adresse.
05:06Ça y est, ça commence.
05:07Vous voulez des problèmes ?
05:08Déjà que vous avez un problème avec votre spectacle, vous voulez des problèmes ?
05:11Non, je veux dire que je connais Rachida Dati dans notre arrondissement.
05:15Puisque, effectivement, elle a soutenu Histo-Rock, Napoléon l'Opéra-Rock.
05:19Et le premier Opéra-Rock que j'ai écrit, elle est venue à deux concerts pour les enfants.
05:24D'ailleurs, elle a bien vu que ça se passait très très bien.
05:27Là, depuis, je n'ai plus de nouvelles.
05:29Je ne sais pas pour quelles raisons.
05:31J'ai essayé quand même de l'alerter.
05:33Et je n'ai aucune réponse de sa part.
05:35Alors, la bataille culturelle, la gauche entend la mener.
05:38C'est très intéressant de voir ce qui est en train de se passer.
05:41François Ruffin, qui rêve d'un Puy-du-Fou de gauche.
05:45Le député de la Somme appelle à la création d'un parc de gauche
05:48sur le modèle du Puy-du-Fou, soutenant la nécessité, pour son camp,
05:53de développer un récit culturel.
05:56Qu'en pensez-vous, chers auditeurs d'Europe 1 ?
05:5801-80-20-39-21.
06:01Et quand on parle du Puy-du-Fou, on va avoir le président du Puy-du-Fou,
06:06Nicolas Devilliers, qui sera en direct dans un instant avec nous.
06:09C'est génial. C'est-à-dire que de 10h à 11h, j'étais avec Philippe.
06:13Et de 11h à 11h30, je serai avec Nicolas pour parler du Puy-du-Fou.
06:17François Ruffin d'abord.
06:19On n'a pas de volonté politique qui vient dire
06:22« Voilà la direction dans laquelle on veut aller ».
06:24Il n'y a pas de discours politique sur la culture.
06:26Ce qui fait que chaque secteur travaille bien,
06:29chaque acteur travaille bien localement,
06:31mais ça ne porte pas, ça ne contribue pas à une fierté
06:35ou à un récit national.
06:36Et à mon sens, si on veut rattacher les gens...
06:39Alors, des fois, je dis « Il nous faut un Puy-du-Fou de gauche ».
06:41Non, mais voilà.
06:43Et les gens se marrent.
06:45Il faut un Puy-du-Fou.
06:45Alors qu'il est 100% sérieux.
06:47Il a bien compris que le Puy-du-Fou était vecteur d'un récit national,
06:54d'une idée de se rattacher à nos valeurs,
06:57à notre histoire,
06:59et de faire aimer, en quelque sorte, la France.
07:02Nicolas Devilliers est avec nous.
07:03Cher Nicolas, bonjour.
07:04Bonjour.
07:05Ravi de vous retrouver, Nicolas Devilliers, président du Puy-du-Fou.
07:08Alors, vous répondez quoi à François Ruffin ?
07:12Ce serait quoi un Puy-du-Fou de gauche, Nicolas Devilliers ?
07:15D'abord, il faut préciser que le Puy-du-Fou n'est justement ni de gauche ni de droite
07:20parce qu'il est universel.
07:21C'est-à-dire qu'il considère, comme François Ruffin lui dit très bien
07:25dans son tweet ou dans son discours,
07:26que nous avons besoin d'un horizon commun.
07:30Et donc, nous avons besoin de souvenirs communs.
07:33Il n'y a pas, vous savez, dans une famille, la possibilité d'un ciment familial
07:36si l'on passe son temps à parler des querelles qui ont pu exister dans le passé.
07:42On doit d'abord se tourner, non pas vers les pages sombres,
07:45mais on doit tourner notre regard vers le passé glorieux.
07:48Et c'est en cela, en fait, que des hommes politiques comme M. Ruffin
07:52voudraient catégoriser le Puy-du-Fou d'un côté ou d'un autre,
07:56je dirais, de l'idéologie qu'il porte.
08:00En réalité, nous, précisément, nous sommes des guérisseurs.
08:05C'est-à-dire que nous cherchons à unir, à unifier.
08:08Là où, précisément, M. Ruffin citait, par exemple, la cérémonie des JO,
08:12il cite un événement qui divise.
08:15Je crois que le rôle de l'artiste, c'est précisément de guérir les plaies,
08:18les blessures par la lumière,
08:20de transformer, finalement, ces douleurs anciennes en lumière
08:23en montrant les pages glorieuses.
08:25Donc, il faut avoir un regard sur le Puy-du-Fou
08:27qui n'est pas un regard idéologique,
08:30mais, simplement, il faut considérer que le succès du Puy-du-Fou
08:33est seulement le fait de cette célébration
08:37d'un passé commun, d'un patrimoine commun
08:40qui peut faire notre fierté à tous,
08:42d'où que nous venions et qui que nous soyons.
08:44Et c'est un mariage exceptionnel entre l'histoire de France et l'art, bien sûr.
08:48Je vais vous donner mon témoignage, mon expérience du Puy-du-Fou.
08:53Philippe, depuis qu'on travaille ensemble,
08:56me disait, les deux premières saisons,
08:58il faut absolument que tu viennes au Puy-du-Fou
08:59parce qu'en venant au Puy-du-Fou,
09:01tu vas comprendre aussi qui je suis.
09:03Et il me le disait chaque semaine, chaque semaine.
09:05Je disais, oui, mais quand j'aurai le temps, je viendrai.
09:08Finalement, je trouve un moment pour y aller
09:10avec l'un de nos collaborateurs, Benjamin Nau,
09:13qui travaille pour l'émission face à Philippe Devilliers.
09:15Et je découvre un univers extraordinaire
09:18je me rends compte qu'aussi Philippe avait raison.
09:22Et puis surtout, je me dis,
09:23mais il faudrait un Puy-du-Fou dans chaque région de France
09:25parce que c'est une cure de bonheur.
09:30Ce mariage, je le disais, entre l'art et l'histoire,
09:34c'est aussi ce qui fait la réussite du Puy-du-Fou
09:37parce que vous avez une réussite historique,
09:40Nicolas Devilliers, pour l'année 2025.
09:42Oui, nous avons plus de 3 millions de visiteurs.
09:45C'est la première fois qu'un site privé,
09:47en dehors, bien sûr, du site américain
09:49qu'on connaît à Marne-la-Vallée,
09:50mais c'est la première fois qu'un site privé français
09:52accueille, dépasse la barre des 3 millions de visiteurs.
09:55Je voudrais d'ailleurs rassurer Dimitri Cazali
09:56en disant, vous voyez, le monde du spectacle
09:58n'est pas nécessairement idéologisé
10:01dans sa majorité,
10:02puisque nous, 3 millions de visiteurs,
10:04c'est probablement plus que l'ensemble des théâtres de France.
10:05Donc, finalement, ça veut dire que les Français
10:07ne s'y trompent pas
10:09et qu'ils choisissent le grand spectacle,
10:11mais un spectacle dont tous les visiteurs du Puy-du-Fou
10:14peuvent témoigner qu'il n'est pas un spectacle
10:16qui provoque ou qui divise.
10:17J'insiste là-dessus,
10:18parce que quand M. Ruffin parle de faire un récit national
10:22qui mette en lumière les pages sombres,
10:23c'est un peu paradoxal, vous voyez,
10:25où lorsqu'on nous propose,
10:27pour guérir la dépression de notre pays,
10:28de nous concentrer sur ce qui, justement, provoque,
10:32je crois que ça n'est pas ça la solution
10:33et je crois que le Puy-du-Fou en est simplement la démonstration.
10:36En tout cas, je suis très heureux
10:37que le Puy-du-Fou soit pris en exemple
10:39par des hommes politiques aussi brillants.
10:42Cela veut dire que nous sommes maintenant devenus
10:44la référence française
10:45et c'est une loi
10:46parce que nous sommes entrés dans le cœur de tous les Français.
10:49Mais vous avez entièrement raison
10:51et ça change aussi des déclarations,
10:53parfois des attaques caricaturales
10:54qu'on peut retrouver,
10:55notamment Alexis Corbière,
10:58mais n'est pas François Ruffin qui veut.
11:02François Ruffin, c'est aussi un contre son camp,
11:03parce qu'il dit, en quelque sorte,
11:06qu'il faudrait faire un Puy-du-Fou de gauche
11:08comme la cérémonie des Jeux Olympiques.
11:10Donc, pour François Ruffin,
11:12la cérémonie des Jeux Olympiques
11:13était une cérémonie de gauche.
11:16Quel aveu !
11:17Quel réquisitoire !
11:19J'imagine Thomas Jolie entendre François Ruffin
11:21et se dire « Eh mince, moi qui voulais ! »
11:23et qui ait défendu cette cérémonie
11:25en disant que c'était une cérémonie
11:26qui réunissait un maximum de personnes
11:28et qu'on voulait unir à travers cette cérémonie
11:31force est de constater qu'elle a plus divisé qu'autre chose.
11:33Nicolas Devilliers, un grand merci,
11:35président du Puy-du-Fou.
11:37On vous souhaite une merveilleuse année 2026
11:39pour le Puy-du-Fou.
11:41Qui rouvre ses portes quand ?
11:42Eh bien, qui rouvre ses portes tout début avril,
11:44le premier week-end d'avril.
11:46Et j'en profite pour féliciter
11:48le jeune marié sur votre plateau.
11:49Oh !
11:50En lui proposant de venir faire son voyage de noces
11:54au Puy-du-Fou en avril prochain.
11:55Mais c'est une excellente idée
11:56et je n'y manquerai pas
11:58parce que j'avoue que je ne suis pas encore allé...
12:01Au Puy-du-Fou ?
12:01Oui, oui, il faut absolument que cette fois-ci...
12:03Mais vous êtes si jeune, Georges Fennac,
12:04il y avait toute la vie devant vous.
12:05Peut-être que Nicolas Devilliers aurait pu rappeler aussi
12:07le succès à l'international.
12:09Le Puy-du-Fou s'expatrie également ailleurs.
12:12Bien sûr, je crois en Espagne, si je ne m'abuse.
12:16Et puis, le Puy-du-Fou, chaque année quasiment,
12:19du moins ces derniers temps,
12:21reçoit des prix mondiaux aux Etats-Unis,
12:25notamment Nicolas Devilliers.
12:27Oui, absolument.
12:28Nous avons la joie d'accueillir en fait
12:29près de 5 millions de visiteurs dans nos deux parcs.
12:32Donc en effet, nous sommes en France, en Espagne,
12:34aux Pays-Bas également.
12:35Et puis nous préparons des développements au Royaume-Uni.
12:38Donc le Puy-du-Fou s'exporte comme un floron français
12:40avec la joie de recevoir, vous l'avez dit,
12:42des prix dans le monde entier,
12:44spécialement à Las Vegas, à Los Angeles,
12:45pour nos toutes dernières créations.
12:47C'est donc une reconnaissance non seulement du travail
12:49de toutes les équipes du Puy-du-Fou,
12:51mais en fait, c'est une reconnaissance du patrimoine français,
12:53d'une France qui est capable de créer
12:55et de montrer au monde qu'elle a encore
12:57de très belles choses à offrir, plus que jamais aujourd'hui.
12:59Eh bien, un grand merci Nicolas Devilliers.
13:01J'imagine que vous ouvrez les portes à François Ruffin aussi.
13:04Mais bien sûr, bien sûr.
13:06Mais merci de me le rappeler.
13:08Je l'invite en profitant de votre antenne,
13:09bien sûr qu'il vienne voir que le Puy-du-Fou
13:12n'est ni de gauche ni de droite,
13:14mais qu'il est un Puy-du-Fou qui le touchera
13:15tout autant que tous les Français qui viennent nous voir.
13:1811h17 sur Europe 1.
13:19Grand merci Nicolas Devilliers.
13:20On continue d'en parler parce que ça passionne, bien sûr.
13:23Et j'ai hâte d'avoir les auditeurs d'Europe 1 sur ce sujet.
13:2501-80-20-39-21.
13:28Restez avec nous.
13:28Merci.
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