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  • il y a 5 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00On va suivre attentivement parce que d'un instant à l'autre, chers amis,
00:03il y aura donc ce vote, cette motion de censure déposée par la France Insoumise.
00:10Sans suspense.
00:10Sans suspense, vous dites Pierre Lelouch, donc on n'en parlera que très peu.
00:14Ce qui est intéressant, c'est de voir que certains députés préfèrent les sièges avant la France.
00:19C'est rejeté, me dit-on dans l'oreillette, c'est rejeté à l'instant.
00:23Et je vous donnerai les votes.
00:26Mais avant peut-être de vous donner la parole sur ce sujet,
00:29écoutons Marine Le Pen qui explique que la confiance est érompue
00:33et que les députés sont en train de s'organiser par crainte, bien sûr, de retourner aux urnes.
00:39Nous voilà arrivés au bout de la farce parlementaire.
00:43Cette parodie humiliante dont, monsieur le Premier ministre,
00:46vous avez donné le spectacle depuis des semaines avec ce qui reste du bloc LRO, socialo-macroniste.
00:53Tout aurait dû vous conduire à démissionner.
00:55L'honneur tout d'abord parce que quand on a, avec grandiloquence expliqué, je cite,
00:59« Renoncer à utiliser l'article 49.3 de la Constitution, c'est la garantie pour l'Assemblée nationale
01:05que le débat, notamment budgétaire, mais pas seulement, dans tous les domaines,
01:10vivra et ira jusqu'au bout, jusqu'au vote. »
01:14L'annonce de mardi dernier sonne comme la trahison du pacte solennel que vous aviez conclu.
01:19Vous avez échoué politiquement car la seule majorité que vous avez trouvée
01:23est une majorité de députés qui tremblent de retourner aux élections.
01:28Votre démarche est purement politicienne, je dirais même dramatiquement politicienne.
01:32Est-ce que, Pierre Lelouch, on a une majorité, pardonnez-moi d'utiliser cette expression,
01:39de trouillard ?
01:40C'est-à-dire, faute de compromis politiques,
01:45le seul compromis qu'ils ont réussi à trouver, c'est de se dire
01:47« Il ne faut surtout pas faire tomber ce gouvernement, parce que les législatives anticipées,
01:52et si les législatives anticipées, la sanction, c'est la sanction des Français. »
01:56Pierre Lelouch.
01:56Ce qui se passe, c'est le retour à la Quatrième République, à la République des partis.
02:04Et c'est ça qui est profondément grave.
02:08De Gaulle lui-même, d'ailleurs, l'avait prévu.
02:11Après lui, les institutions n'empêcheraient pas le retour des partis.
02:15Il disait « Moi, j'ai sorti le diable du confessionnal, il est en train d'y retourner. »
02:20Et on y est.
02:21Il faut comprendre que le cœur de la démocratie,
02:24c'est le principe sur lequel le premier pouvoir d'un Parlement, c'est de voter le budget.
02:29C'est la tradition, depuis l'invention de la démocratie par les Anglais,
02:33« No taxation without representation ».
02:35Le budget, il n'est pas voté.
02:38La France a un budget, mais il n'est pas voté.
02:41Il n'a pas fait l'objet d'un débat réel.
02:43Donc le résultat, c'est quoi ?
02:44C'est que les 44 milliards d'économies, souvenez-vous,
02:49cet été, Beyrou disait « On va faire 44 milliards d'économies ».
02:52Zéro économie, augmentation des dépenses, augmentation des impôts,
02:57qui vont frapper les entreprises qui créent de la richesse en France.
03:00Donc ça va ruisseler sur les sous-traitants, ça va ruisseler sur l'emploi.
03:04C'est une très mauvaise affaire pour le pays.
03:06Le pays a été incapable de voter un budget,
03:10mais les mêmes restent en place.
03:11C'est ce que vous disiez, Eliott,
03:13c'est le budget de tous ceux qui ne sont pas changés.
03:17Voilà, personne n'est changé.
03:18Macron reste, le cornu reste,
03:20de ce point de vue, contrairement à ce que dit Marine Le Pen,
03:22il a été habile, il reste.
03:24Ses ministres restent, les députés restent,
03:27les caucus sont les Français.
03:28Parce que les impôts et les dépenses continuent à monter.
03:32qui allaient les subir, bien sûr.
03:33La première motion de censure, c'est l'information qui vient de tomber,
03:36donc rejetée.
03:37La motion de censure déposée par la France Insoumise,
03:40donc a été rejetée.
03:42Il fallait, une majorité requise, c'était 288 voix.
03:46Il y en a eu 269.
03:48Ça se joue à rien.
03:50Et c'est cet accord entre le PS et M. Le Cornu
03:55qui a permis à M. Le Cornu,
03:58avec le regard bienveillant des Républicains,
04:01Alexandre Devecchio,
04:02c'est le retour historique de l'UMPS.
04:04Oui, tout à fait.
04:05C'est une crise de régime.
04:06Parce qu'en réalité, ce que vous appelez l'UMPS
04:09gouverne le pays depuis quasiment maintenant
04:11une trentaine d'années.
04:13On l'avait vu d'ailleurs au moment du référendum de 2005
04:16où la même tendance qu'il a, gouverne le pays,
04:20était favorable au oui.
04:21Ensuite, ils ont tous été d'accord
04:23pour trahir le vote des Français
04:25qui avaient dit non.
04:27Donc si vous voulez, ce sont des sortants
04:30qui ne veulent pas sortir,
04:31et qui s'accrochent au pouvoir
04:33comme la moule ou le crabe
04:35à son rocher.
04:37Maintenant, on les sent plus fragilisés
04:39que jamais.
04:40On sait bien que la seule issue
04:42à cette situation,
04:43puisqu'ils ont refusé la dissolution,
04:45ce sera l'élection présidentielle.
04:47Maintenant, la crainte,
04:48c'est qu'est-ce qu'ils vont pouvoir inventer
04:50pour rester malgré tout.
04:52S'ils étaient d'aventure,
04:53ils restaient,
04:54avec quelle légitimité ?
04:55Parce que le problème,
04:56c'est qu'ils n'ont plus de crédibilité
04:58ni de légitimité,
04:59donc ce n'est pas comme ça
04:59qu'on redresse un pays
05:00et notre pays a besoin d'urgence
05:02d'être redressé.
05:02Et bien sûr,
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